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 Accueil du site > Actualités > Santé > Notre santé est en danger !

Notre santé est en danger !

Depuis vingt ans notre système de santé se dégrade...

 Il est loin le temps où des résistants élaboraient un programme adopté par le Conseil National de la Résistance et établissant avec la naissance de la sécurité sociale, une santé accessible à tous dans le cadre de la mise en vie de la Solidarité et dans l'application d'« un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail... »

Ces vingt dernières années ont été jalonnées de mesures dites économiques qui ont limité l'accès aux soins pour tous et pour toutes :

- l'augmentation permanente des restes à charge ;

- la remise en cause des prises en charge des 100% pour des affections de longue durée :

- la multiplication des franchises et des déremboursements.

 De puis l'élection de Nicolas Sarkozy, il ne s'est plus agi pour la droite de « rentabiliser » un système de santé public mais de le démanteler afin de donner la part belle au secteur privé.

 Les services hospitaliers de proximité sont fermés : des maternités, des urgences chirurgicales, des centres IVG, des unités psychiatriques disparaissent !

  Les opérations de fusion privé public se multiplient avec le même scénario : les collectivités territoriales fournissent le terrain, les travaux sont effectués par le privé qui loue très cher au public, l'hôpital public est « invité » à laisser au privé toute une partie des soins hospitaliers.

 Cette politique contribue très largement à empêcher l'application du principe républicain précisé par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 :

« "A chacun selon ses besoins, chacun doit y contribuer selon ses moyens »

 Pour se faire soigner certaines maladies, voire pour se faire opérer, il faudra passer par les dépassements d'honoraires.

Parallèlement à ces mesures de fermetures et de soutien aux cliniques privées, existent des menaces pour la santé, pour l'accès de tous aux soins.

De nombreux médecins libéraux adressent leurs patients vers les cliniques pour faire des examens existant pourtant à l'hôpital public.... Les malades devront souvent payer plus pour des soins identiques : comment refuser un « petit » dépassement d'honoraires quand une hospitalisation s'impose ?

Il y a là matière à mener une campagne d'éducation populaire et d'interpellation publique des médecins !

Des hommes et des femmes ne se soignent plus... De plus en plus de jeunes font de même et aujourd'hui si un coup d'arrêt n'est pas donné à cette politique de destruction de la santé publique, il sera minuit dans le siècle.

La La précarité, c'est-à-dire l’instabilité économique et sociale, est le quotidien de millions de personnes en France.

Les jeunes sont les plus touchés par la précarité : leurs préoccupations sont plus tournées vers l’emploi et surtout la reconnaissance sociale, mais leur état de santé les préoccupe peu.

Or la santé est au cœur du risque social pour les jeunes : addictions, MST, conduites à risques ont des conséquences humaines et sociales considérables.

Il est temps d'élargir le combat nécessaire et indispensable pour un service de santé, solidaire, de proximité, accessible partout.

Jean-François Chalot



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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

  • Par Bulgroz (---.---.---.181) 12 avril 2012 11:15

    Quelques chiffres en passant, puisque Chalot n’en donne aucun.

    Déficit Cumulé de la SS à fin 2011 : 200 Milliards

    Déficit prévu 2012 : 20,2 Milliards (dont 9,6 milliards pour la seule branche maladie)

    Dépenses de SS 2012 : 442 Milliards

    Les dépense de la SS représentent 1,6 fois celles de l’Etat (275,6 milliards).

    Les prélèvements obligatoires en France sont les plus élevés des pays de l’OCDE.

    Mais pour Chalot, ces chiffre ne sont pas un problème dans la mesure où l’auteur s’est spécialisé (c’est son fond de commerce) dans la dépense de l’argent des autres.

    • Par chapoutier (---.---.---.182) 12 avril 2012 11:30

      les mensonges habituels de la droite .

      en 19 ans, les gouvernements successifs ont fait cadeaux de 316 milliards de cotisations sociales aux patrons.

      qu’ils rendent cet argent et la sécu ne sera pas en déficit !

  • Par FERAUD (---.---.---.228) 12 avril 2012 11:20

    Bulgroz, la sécurité sociale c’est aussi des cotisations non réglées par les employeurs
    cela vous l’oubliez, c’est délibéré chez les réacs

  • Par Nautile (---.---.---.239) 12 avril 2012 15:53

    Notre sécu c’est aussi cette pompe à finances grace à laquelle s’enrichit cette caste particulière de « fonctionnaires » qui se disent libéraux !
    Mais ils oublient que sans la sécu, eux aussi sont morts !

  • Par paul (---.---.---.114) 12 avril 2012 17:53

    Pour le trou « abyssal » de la sécu - expression qui permet de culpabiliser tout le monde - le gouvernement et les médias balancent des chiffres sans les expliquer .

    - premier élément, il faut relativiser les chiffres, parmi les tous les déficits :
    La cour des comptes indique pour 2010 un déficit de 29,8 M, soit 1,5 % du PIB, alors que l’ensemble du déficit public est de 7,7 % . Il y a donc au moins 6% qui ne sont pas dû à la sécu . La sécu gère 50 % de la dépense publique, son déficit en représente 20 %

    - deuxième élément, le budget de la sécu dépend des cotisations ( c’est bête hein !) et par conséquent de la masse salariale : chômage = moins de cotisations .A partir de 2001 où les comptes étaient encore à l’équilibre, ils ont commencé à plonger .

    - troisième élément : les niches fiscales, les exonérations,les réductions de cotisations, au nom de la sacro sainte compétitivité : 30 milliards dont 10 n’ont pas été compensés par l’état .Les cotisations patronales , au niveau du smic, depuis les années 90 sont passées de 30 % du salaire brut à 4,5 % .
    Alors qu’en 1991 les cotisations sociales représentaient 87% des ressources de la sécu, elles n’en représentent plus que 67 % .Et ce n’est pas la CSG-rustine qui permet de combler suffisamment ce déficit .

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