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Accueil du site > Actualités > Santé > On vous ment sur le mécanisme du délai de carence

On vous ment sur le mécanisme du délai de carence

 Quelques fonctionnaires ont manifesté récemment pour demander, entre autres, que la décision de Nicolas SARKOZY d’instaurer, pour eux, un délai de carence d’une journée, en cas de maladie, soit rapportée. Cette mesure a pris effet au 1er Février 2013. Rappelons que les personnes salariées du secteur privé subissent, pour leur part, un délai de carence de trois jours quand elles se trouvent dans la même situation. Précisons aussi qu’une fois le délai de carence passé ces mêmes salariés du secteur privé passent sous le régime de la sécurité sociale qui leur verse alors des indemnités journalières (IJ) égales à 50% de leur salaire de base avec toutefois un plafond (fixé à 2574€ en 2012).

 

I Historique sommaire

C’est en découvrant, au fil des années, que le coût global des indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale pour des absences de courte durée, atteignait des sommets que les gouvernements successifs on petit à petit décidé d’instaurer un délai de carence qui atteint aujourd’hui trois jours. Donc les petits rhumes et la goutte au nez ne donnaient désormais plus lieu au versement de la moindre indemnité aux salariés du secteur privé. Par contre rien ne fut jamais entrepris pour aligner ce système de moindre protection en cas de courte maladie aux fonctionnaires de toutes sortes.

A peine ces mesures mises en place, les Entreprises riches ont commencé à accepter de signer des accords pour prendre elle-même en charge le maintien de l’intégralité des salaires pour ces trois jours. Elles ont été immédiatement suivies par des branches entières où les syndicats ont réussi à négocier les mêmes avantages pour les salariés de tout un secteur. Nul doute, qu’avec des trémolos dans la voix, les syndicalistes de tous bords ne vous expliquent qu’ils ont fait là une grande conquête sociale et que nous sommes désormais dans le domaine des droits acquis imprescriptibles.

Mais il faut avoir l’honnêteté de constater que de nombreuses branches d’activités, en général les plus pauvres, là où souvent l’on travaille toute sa vie au SMIC, sont restées évidemment sans le moindre accord d’Entreprise ou de branche. Evidemment aucun Gouvernement n’a jamais voulu passer dans le droit commun du Travail, l’instauration générale de la prise en charge par les Entreprises des 3 jours de carence en cas de maladie.

Il faut avoir été DRH dans ce genre d’Entreprise pour pouvoir témoigner et dire que l’on a vu habituellement des salariés très fiévreux et même gravement malades venir quand même au travail pour ne pas perdre de journées de salaire ! Quelqu’un osera-t-il me démentir ?

Cette évolution vers une meilleure protection de certains salariés seulement va non seulement à l’encontre de ce qui avait été voulu : à savoir la lutte contre un absentéisme de courte durée. Par ailleurs, elle a officialisé l’inégalité de traitement entre les salariés. C’est tout à fait anormal ! car, une fois de plus, ce sont les salariés des secteurs les plus en difficulté et percevant les plus bas salaires qui sont anormalement touchés. Comme par hasard ce sont encore les mêmes qui servent dans des Entreprises où il n’y a pas de mutuelle avec participation de l’employeur à la cotisation ( même si l’on nous a indiqué aller prochainement vers les mutuelles obligatoires partout avec des cotisations à 50% Employeur et 50% salarié)

II Le nouveau système

En créant, à partir de 2013, pour les fonctionnaires un délai de carence d’une seule journée seulement au lieu de trois, Nicolas SARKOZY a cru faire un progrès vers une égalité de traitement entre public et privé. Il s’est lourdement fourvoyé car, en principe aucun fonctionnaire ne bénéficie comme dans le privé, d’accords spécifiques de Branche ou d’Entreprise (70%environ) permettant de compenser la mesure en question.

Nous avons les oreilles rebattues de ces querelles public/privé animées par les syndicats, où chacun regarde en permanence dans la gamelle de l’autre pour dénoncer ensuite les inégalités de traitement. C’est très à la mode en ce moment ou certains estiment mériter plus que leurs petits camarades (cf : éducation nationale) au sein même de la fonction publique où la valeur du point est bloquée.

III Direction à prendre courageusement

Il est grand temps dans un souci d’égalité de traitement d’aligner totalement les régimes de la protection en cas de maladie du privé et du public. Je suggère que, pour ne pas grever le budget de la Sécurité Sociale, une loi pose le principe d’un délai de carence de 2 jours pour tous et interdise tout accord de branche ou d’Entreprise qui viendrait annihiler une telle mesure.

J’entends d’ici le cœur des vierges et les cris d’orfraies de certains de nos syndiqués (8% des travailleurs du privé) qui vont venir hurler contre un tel projet portant atteinte à leurs droits imprescriptibles acquis de haute lutte contre les patrons…évidemment toujours voyous ou assimilés.

Notre pays traverse une crise profonde c’est peut-être l’occasion de mettre fin à d’inacceptables inégalités dans notre pays… au moins dans ce domaine de la santé.

 


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34 réactions à cet article    


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 2 février 2013 12:23

    Mettre tout le monde au même régime sur ce plan serait une bonne chose si la mesure s’inscrivait dans une uniformisation générale de la Sécurité sociale et dans une réforme générale pour plus de justice, en tenant compte notamment des revenus (par exemple dans le versement des allocations familiales).


    • lemouton lemouton 2 février 2013 20:11

      Exact JJ Mourot


      il faudrait tout remettre à plat... et repartir à zero comme l’ a fait De Gaulle avec le CNR..
      Mais sans passer par la case Guerre Mondiale si possible..

      Recréer un système de santé conforme à l’esprit fondateur ,
       « Vous cotisez suivant vos moyens, vous êtes aider suivant vos besoins »
      et faire sauter toutes ces mutuelles, toutes ces assurances parasites, légiférer une bonne fois pour toute sur les honoraires medicaux, créer un vrai systeme de contrôle de tous les maillons..

      y a du boulot, mais aucune volonté.. smiley



    • cti41 cti41 2 février 2013 12:29

      En France nous sommes tous égaux, certains syndiqués plus que d’autres.

      Mon cher pandorerh il ne faut pas toucher à SAINT.... DYCAT


      • frugeky 2 février 2013 14:07

        Essayez voir de toucher aux syndicats dans la police...


      • lemouton lemouton 2 février 2013 19:50

        Qui vous empeche de vous syndiquer ??,


        Le patronat l’a bien compris lui....

      • heliogabale heliogabale 2 février 2013 13:06

        ça fait 20 ans que les politiques jouent aux pingres en ce qui concerne la sécurité sociale.

        En ce qui concerne l’assurance maladie, ce sont les maladies chroniques qui coûtent très chères. On a décidé de les sanctuariser.

        Alors, on s’attaque aux dépenses courantes du domaine de la bobologie. On dérembourse des médicaments en prétextant leur inefficacité (pourquoi ne pas les retirer du marché ?). On vous impose un médecin traitant par qui l’on doit passer si on veut consulter un médecin spécialiste si l’on veut être rembourser aux taux S.S (parfois, aller directement chez le spécialiste est source d’économie tant les généralistes brillent par leur manque d’acuité...). Et là, c’est le jour de carence. Votre proposition est intenable. Si ce ne sont pas les mutuelles de branches qui proposent de compenser les pertes de salaire, ce seront des assurances prévoyances privées à contrats individuels qui les proposeront, ce qui aura tendance à exclure les plus fragiles. Ensuite, perdre deux journées de salaire selon que vous êtes au SMIC ou à 10 000 euros n’a pas les mêmes conséquences.

        Par ailleurs, vous affirmez ceci :

        Il faut avoir été DRH dans ce genre d’Entreprise pour pouvoir témoigner et dire que l’on a vu habituellement des salariés très fiévreux et même gravement malades venir quand même au travail pour ne pas perdre de journées de salaire ! Quelqu’un osera-t-il me démentir ?

        Votre proposition ne mettra pas fin au constat juste que vous faîtes. Votre proposition ne réduira pas l’inégalité qu’il y a à imposer des jours de carence. Un remboursement dégressif (en fonction du salaire) des jours d’absence, et selon la gravité de la maladie qui a affecté le salarié me semble préférable


        • PANDORERH 2 février 2013 13:30

          Désolé cher Heliogabale, , je voudrais vous rappeler que les Indemnités Journalières (IJ) sont plafonnées même si vous avez payé des charges de SS au prorata de votre « gros » salaire. C’est donc déjà une mesure sociale qui tend à ne pas donner de vraies rentes de situation aux malades dont le salaire est élevé.. Aux ASSEDIC cf’est le même principe de plafonnement pour ceux qui auparavant avaient un très gros salaire. et ont pourtant payé des cotisations au prorata. Donc une partie des très bien lotis aide ainsi ceux qui le sont moins. Mais il ne faut cependant pas abuser de cette solidarité. Cordialement..


        • PANDORERH 2 février 2013 13:36

          Un petit mot de plus pour votre idée de remboursement dégressif et la gravité de la maladie. ?Nous aurions droit encore à une usine à gaz ! et à des passe-droits via les médecins souvent bien complaisants à l’égard de leurs patients. Voyez les abus manifestes des arrêts de travaii. D’ailleurs on ne piste pas assez ces médecins qui quelquefois sont réputés pour donner facilement des arrêts de travail. La SS a fait des efforts mais c’est encore insuffisant.


          • foufouille foufouille 2 février 2013 13:46

            si on etait mieux soigne, il y aurait moins besoin d’arret maladie
            le « repos » est encore considere comme une panacee


          • lemouton lemouton 2 février 2013 20:00

            exact foufouille..


            Tout comme l’appellation écoeurante de certain médicaments appelés « médicament de confort », 

            Comme si ne plus vouloir avoir mal à la tête , était un caprice d’enfant gaté, une fantaisie de superflu.....

            A vomir... smiley ... et zut gaffe au clavier... smiley


          • foufouille foufouille 2 février 2013 13:43

            pourquoi pas un jour pour tous ?


            • Shawford Shawford 2 février 2013 13:46

              Et pourquoi pas tous les jours pour nous ? smiley smiley


            • foufouille foufouille 2 février 2013 13:47

              essaye
              ca va etre tres chiant de rien faire ou presque


            • Irina leroyer Irina leroyer 2 février 2013 19:45

              tu en sais quelque chose, pas vrai foufouille ?


              irina

            • foufouille foufouille 2 février 2013 19:55

              pauvre irina
              ca t’arriveras aussi, quand tu seras vieille avec de la chance


            • lemouton lemouton 2 février 2013 19:46
              à l’auteur
              « ...Nous avons les oreilles rebattues de ces querelles public/privé animées par les syndicats... »

              elle est pas mal celle là... smiley
               c’est vrai que ce sont les syndicats qui pondent les lois iniques, celles qui sont en train de ramener les travailleurs à l’époque de Zola..

              Et surtout ne rien dire, ne pas protester, fermer sa gueule, parce que bien sûr, il y a toujours plus malheureux..

              Je n’ecrirais même pas les mots qui me viennent à l’esprit, car Ago me virerait aussi sec..
              mais vous laisse le plaisir de les imaginer.. smiley


              • Antoine 2 février 2013 20:58

                 Comme tout le monde, je regrette la belle époque pour tire-au-cul !


                • Antoine 3 février 2013 23:00

                   Bizarre, seulement deux AV concernés par le tirage au cul ?


                • tf1Goupie 2 février 2013 23:23

                  Je ne suis pas trop d’accord avec votre vision de l’égalité qui est en fait une régression pour pas mal d’employés du Privé.

                  Une autre vision de l’égalité serait que l’Etat contribue à la mutuelle de ses « salariés », et de façon générale qu’il s’intéresse à leur santé.


                  • PANDORERH 5 février 2013 12:25

                    Tout à fait d’accord avec vous sur la nécessité que l’Etat Employeur fasse comme les employeurs du privé une participation 60/40% pour les mutuelles des fonctionnaires. Quand je vois le coût des mutuelles de certains fonctionnaires, je constate l’énorme décalage qu’elles ont avec les niveaux pratiqués par celles du privé. C’est minable ! mais c’est conforme au regard du rapport Prestation/cotisation.


                  • JANCAP JANCAP 3 février 2013 06:06

                    Vous indiquez que 8 % des travailleurs du privé sont syndiqués. Pour vous, c’est ridiculement bas et non représentatif, ...en « oubliant » bien sûr les élections professionnelles. En ce qui me concerne, je trouve que ce % est énorme, dans un pays où les accords obtenus par l’action des syndiqués, à leurs risques et périls, s’appliquent à l’ensemble des salariés, contrairement à d’autres pays dans lesquels les accords signés par les syndicats ne s’appliquent qu’aux seuls syndiqués. On comprend alors pourquoi dans certains pays de l’Europe du nord, le % des syndiqués dépasse 50 % !

                    Dans certaines entreprises françaises, y compris les plus petites, il faut être réellement kamikaze pour OSER se syndiquer ! N’est-ce pas Monsieur l’ex-DHR ?

                    Pour son économie, la France souffre d’une carence récurrente : posséder, et de loin, le plus médiocre patronat d’Europe ! En majorité rétrograde, cupide, très peu innovant et annihilant toute créativité des salariés. D’autant plus regrettable pour nos performances, quand on sait que la main-d’oeuvre française est la plus performante du monde à l’heure travaillée (PIB/actif, hors produits financiers).

                    Il est très dommageable, pour les performances de notre économie, que la République ne soit toujours pas entrée dans l’entreprise et que les salariés français n’aient pas les entrepreneurs qu’ils méritent !

                    Quant aux délais de carence pour maladie, très inégaux il est vrai, pourquoi ne pas le porter à 15 jours par salarié et généraliser cette mesure ? ...tant qu’on y est, autant que ce soit toujours les mêmes qui trinquent !...


                    • PANDORERH 3 février 2013 08:28

                      V oila l’exemple type de réponse à laquelle je devais m’attendre. Le syndicalisme français est à la pointe de la recherche du consensus et n’a pas les patrons qu’il méritent. Quelle caricature quand on un isolé prône l’égalité de traitement 


                      • PANDORERH 3 février 2013 09:43

                        On tente, visiblement sans le moindre succès, d’attirer l’attention sur les salariés les plus en difficulté, à savoir ceux qui dépendent de conventions collectives bien minables de secteurs économiques eux-même en difficulté où évidemment rien n’est prévu pour eux....et on se voit répondre par quelques doctrinaires impénitents des « pleurnicheries » générales sur le thème « PAS NOUS ! PAS NOUS ! »

                        Qu’y a t il de choquant aussi à vouloir que le délai de carence soit le même pour tous le salariés de France !
                        Quant aux syndicats, ils portent une très lourde responsabilité dans la mesure où ils n’ont jamais pu obtenir de faire légiférer dans le sens de l’égalité de traitement.
                        Ces mêmes syndicats,, totalement doctrinaires pour certains sont aussi responsables par exemple de ce qui arrive à AMIENS chez GOOD YEAR. Autre exemple probant regardez de près comment ils ont tué nos ports marchands au bénéfice de ceux de pays voisins. A bloquer et à ne jamais vouloir vraiment négocier et surtout à ne jamais rien signer...ils contribuent à notre déclin. Personne ne leur demande de se soumettre servilement mais tout simplement d’avoir la hauteur de vue suffisante pour voir les situations sous leurs vrais jours= : ceux d’une crise très grave dont nous ne sortirons que par des réformes puissantes, Faute de quoi le radicalisme de certains nous enverra dans le mur pendant que dans d’autre pays d’Europe ce sont les salariés qui aident au redressement avec des clauses en cas de retour à meilleure fortune (Allemands, Suédois,Pays Bas, Danemark) Voyez comment VW , qui est devenu un empire, a d’abord réduit les salaires puis rendu dès le retour à meilleure fortune 
                        (deux mois de salaire versés en 2012 à titre compensatoire) . Chez nous il est considéré comme brillant de vouloir mourir debout....Le résultat incontournable est que l’on en meurt effectivement. 

                        • Fab81 4 février 2013 16:49

                          Tout ce baratin pour nous dire que le bon syndicat, à vos yeux, c’est le syndicat « réformiste » à la CFDT (qui selon les mot délicieux de Susan George « si on rétablissait l’esclavage négocierait le poids des chaînes »)... Autrement dit, le syndicat qui considère que tout est négociable, et que son rôle se limite à accompagner pour les adoucir à la marge les reculs sociaux imposés par le patronat ! En tant que mercenaire du patronat, vous préférez logiquement ce type d’organisations, dont les dirigeants fréquentent les même cercles mondains que ceux des grandes entreprises du CAC40.


                        • jaja jaja 3 février 2013 10:14

                          @ l’auteur : "Notre pays traverse une crise profonde c’est peut-être l’occasion de mettre fin à d’inacceptables inégalités dans notre pays… au moins dans ce domaine de la santé.« 

                          L’inégalité la plus manifeste des sociétés capitalistes c’est l’énorme inégalité des revenus au profit d’une richissime minorité... Sous prétexte d’égalité vous vous en prenez aux salariés et aux syndicats (par ailleurs bien critiquables) mais ne touchez pas un cheveu de ce patronat qui organise sciemment la division des salariés entre eux et à son profit....

                          Les inégalités doivent disparaître, toutes, y compris les inégalités salariales organisant la société en classes sociales antagoniques... Bien entendu on n’entendra jamais les gens comme vous se battre contre l’exploitation patronale et les inégalités de richesse entre disons les habitants de Neuilly et ceux de Saint -Denis....

                          Ni on ne vous entendra jamais pour interdire les contrats précaires, rendre obligatoire l’embauche en CDI et interdire les licenciements (pas que boursiers !).
                          C’est par le haut que les inégalités doivent être supprimées, non par le bas où l’on rogne les maigres » conquis " des travailleurs....

                          C’est à coups de fusil qu’on devrait les défendre et les étendre partout tant la morgue des tenants du capitalisme devient insupportable....

                          Quand à la santé qui vous est chère vous n’avez pas remarqué ces derniers temps que dans ce domaine aussi c’est cadeaux au patronat et austérité pour tous renforçant les inégalités entre travailleurs et riches parasites ?

                          http://www.npa2009.org/content/sant%C3%A9-cadeaux-au-patronat-aust%C3%A9rit%C3%A9-pour-tous


                          • jaja jaja 3 février 2013 10:25

                            Ah, j’allais oublier... Un salarié malade qui travaille est dangereux pour lui-même et pour ses collègues.... Donc partout suppression du délai de carence...

                            C’est ça l’égalité !

                            Ps : Qui paye ? Les profits colossaux des actionnaires parasites tout simplement....


                          • PANDORERH 3 février 2013 11:31

                            J’adore votre logo ! à la limite on n’aurait pas besoin de vous lire pour deviner aisément ce que vous avez écrit. Pour tenter de rester un peu sur le terrain permettez moi de vous raconter une anecdote. lorsque j’habitais BERLIN, bien avant la chute du mur, il nous était donné de pouvoir accéder à la télévision EST-Allemande. C’était un régal ! On pouvait ainsi couper le son et savoir ce que les journalistes évidemment membre du SED (Sozialistiche Einheihts Parteï DEUTSCHLAND) c’est à dire le parti socialiste de l’unité allemande, disaient. Ils avaient comme vous un vocabulaire militant qui ne dépassait pas 300 mots. Au début c’était fatiguant, puis au deuxième degré on finissait par en rigoler tellement c’était ridicule. Quand, à ma grande surprise de spécialiste des problèmes allemands (ou réputé tel), tout s’est écroulé comme un château de cartes, j’ai compris que ce peuple opprimé par 12 ans de Nazisme, puis 44 ans de communisme était malgré tout resté lucide. Je vous invite à y réfléchi. Même si j’ai le plus grand respect pour l’existence même de vos opinions, je suis de ceux qui pensent que l’avenir, en ces temps de plus en plus difficiles, est dans la prise de conscience et la négociation entre gens de bonne volonté. Je pense que vous êtes ravi de voir que ce petit bout d’article sur ce sujet précis est désavoué par une majorité de lecteurs. Je savais que je m’exposais en écrivant ce que je pensais....c’est la règle ! Il faudra toucher le fond du trou pour obtenir un réveil et là, il sera trop tard, Le train sera parti sans nous, pour cause de combats d’arrière garde avec les épouvantables conservateurs incapables d’accepter l’idée même du débat sur des sujets réputés Tabous. Allez encore une petite sur les salauds de patrons qui nous oppriment ! 

                            Si vous saviez quelque chose de moi, vous pourriez par exemple apprendre qu’il m’est arrivé à de nombreuse reprises, es qualité de DRH, d’être ouvertement en désaccord avec ceux qui me payent et se proposaient quelquefois de faire des choses que je désapprouvais tant juridiquement que socialement. J’ai souvent réussi à les convaincre de rengainer...Mais pas toujours !

                            • jaja jaja 3 février 2013 16:08

                              "Même si j’ai le plus grand respect pour l’existence même de vos opinions, je suis de ceux qui pensent que l’avenir, en ces temps de plus en plus difficiles, est dans la prise de conscience et la négociation entre gens de bonne volonté."

                              Au vu de votre réponse axée sur Berlin et le capitalisme d’État est-Allemand je pense que de mes opinions vous ne connaissez rien.... De plus la limite des 300 mots (même si ce ne sont pas les mêmes que ceux du SED) appartient aussi à votre profession de larbin du patronat....Les anciens chefs du personnel aujourd’hui devenus DRH sont toujours du côté du manche patronal même s’ils tentent (sans grand succès) de le dissimuler.....

                              Et comble de fumisterie ce sont celles et ceux qui veulent se débarrasser de l’exploitation et du totalitarisme que vous et les vôtres faites régner dans les entreprises qui seraient les conservateurs .... A mon tour de rigoler sans retenue....


                              • PANDORERH 3 février 2013 18:20

                                Je ne converse jamais plus avec une personne qui pratique l’insulte ; laquelle est un signe de faiblesse pour ceux qui sont à court d’argument.


                                • jaja jaja 3 février 2013 19:00

                                   « Ils avaient comme vous un vocabulaire militant qui ne dépassait pas 300 mots »

                                  Vous ne prétendez en fait que pratiquer l’insulte à sens unique comme le démontre la petite phrase ci-dessus tirée d’un de vos commentaires ci-dessus à mon égard ...et ne tolérez pas la réplique...

                                  Mais effectivement vous avez raison nous ne pouvons converser...nous n’appartenons pas au même camp !


                                • Fab81 4 février 2013 15:47

                                  Vous nous dîtes que, dans le secteur privé, seuls les salariés des petites entreprises souffrent vraiment du jour de carence, les autres bénéficiant de sa prise en charge. Vous indiquez que ce système conduit les salariés à venir travailler même quand ils sont malades. Juste constat. Quelle conclusion en tirez-vous ? Il faut selon vous supprimer toute prise en charge du jour de carence et en instaurer un second dans le public, afin que tout le monde souffre de la même façon !

                                  En bonne logique néo-libérale, vous prônez le nivellement par le bas de la condition des salariés. C’est inique, et dans le cas d’espèce parfaitement stupide. Car un salarié qui va travailler alors qu’il est malade, c’est un salarié qui risque de voir s’aggraver sa maladie, donc de coûter plus cher à la sécu et d’être arrêté plus longtemps. Et je ne parle même pas des effets pervers du style « tant qu’à être pénalisé, je vais me faire prescrire plusieurs jours d’arrêt » !

                                  Ce jour de carence est une ineptie. Il revient à punir tous les salariés pour les abus de quelques uns. Pourtant, les moyens existent pour lutter contre les arrêts maladie abusifs, et les employeurs, dans le privé comme dans le public, ne se privent pas pour les utiliser. En outre, vous devriez savoir qu’en matière de fraude à la sécu, les abus des employeurs coûtent bien plus cher que ceux des salariés...

                                  Par ailleurs, tout votre discours est fondé sur une vision de droite imprégnée de logique patronale. Ce n’est pas une tare, nous sommes en démocratie, vous avez le droit d’avoir vos opinions. Mais assumez-les, plutôt que de nous la jouer « gentil DRH à la retraite qui n’était pas toujours d’accord avec le patron et veut s’entendre entre gens de bonne volonté » !  smiley

                                  Enfin, vous reprochez à jaja de vous avoir traité de « larbin du patronat » , mais avouez que vous lui avez tendu la perche, vous qui vous revendiquez comme ancien DRH, et continuez à relayer le discours patronal (ou qui allez même parfois au-delà !).


                                  • PANDORERH 4 février 2013 16:05

                                    J’acte avec une certaine tristesse que vous me « catégorisez » de DRH de droite aux ordres du patronat. Libre à vous....C’est le risque que l’on prend en s’exprimant publiquement.

                                    Quant au reste continuons à rêver à ce que de droit tout soit gratuit et que personne n’ait jamais le moindre effort à produire, même en période de crise où seuls les aveugles et les sourds professionnels n’ont pas compris que nous allions vers l’auto-destruction de tout notre système de protection sociale. En échangeant avec quelques uns d’entre-vous je me revoyais, il n’y a au fond pas si longtemps, dans des circonstances difficiles,en face de certain= doctrinaire que la réalité vraie dérangeait beaucoup et qui était animé par un seul souhait...voir la boîte fermer. : Il a réussi...et tout le monde est allé au tapis. Alors des partenaires sociaux comme ceux là....heureusement j’en ai peu vu....mais ma religion est faite !

                                    • ecolittoral ecolittoral 5 février 2013 12:00

                                      Pourquoi s’inquiété ? 

                                      Il y a de moins en moins de salariés puisque les boîtes ferment les unes après les autres.
                                      Beaucoup me rejoignent à la CMU. 
                                      C’est bien quand on est malade parcequ’il n’y a pas de délai de carence.
                                      Les carences pour nous, c’est tous les jours.

                                      • PANDORERH 5 février 2013 12:46

                                        Triste sort que le vôtre « ecolittora »l. Je trouve que la CMU est une très bonne mesure à condition de ne pas laisser certains en abuser gravement comme on le constate concrètement trop souvent notamment par des myriades d’étrangers qui réussissent par ce biais à venir tout simplement se faire soigner« à l’oeil » sur le dos de notre collectivité..Savez-vous qu’il y a plusieurs milliers de carte vitale que de salariés ou retraités cotisants Le droit au suivi et à l’entretien de la santé doit être considéré comme un droit fondamental. L’égalité de traitement est un Droit constitutionnel qui est largement bafoué et ce sans que personne ne s’en offusque vraiment. MAIS MARRE DES IRRESPONSABLES QUI VEULENT TOUJOURS PLUS ET REFUSENT TOUJOURS LES EFFORTS MÊME QUAND ILS SONT CORRECTEMENT PARTAGES ET QUE NOS FINANCES NE PERMETTENT PLUS DE TENIR ( cf retraites, sécurité sociale,indemnités de chômage au prorata des cotisations, etc ...)

                                        NOUS AVONS EN FRANCE CETTE PARTICULARITE D’AVOIR BEAUCOUP TROP DE CITOYENS QUI S’ESTIMENT « PLUS EGAUX » QUE LES AUTRES (voyez les comportements actuels des Instituteurs qui vont visiblement avoir une prime....et que les autres vont évidemment regarder passer le train !)

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