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Accueil du site > Actualités > Santé > Parler du suicide, c’est tabou : Ne pas en parler c’est un (...)

Parler du suicide, c’est tabou : Ne pas en parler c’est un crime

Souvenez-vous !
A Coursan, une petite ville de l’Aude de 6000 habitants près de Narbonne, quatre enfants d’un même collège ont tenté de se suicider. Chloé, 15 ans, hospitalisée dans un état grave, est morte le jeudi 24 juin 2010 au matin.
A Evian-les-Bains (Haute Savoie) une fillette de 10 ans a été retrouvée pendue dans sa chambre mardi 10 août 2010 au matin.
Ce même jour, une fillette de 11 ans s’est suicidée mardi en se pendant à l’aide d’un foulard dans sa chambre à Cavaillon (Vaucluse).
Dans le post d’hier : Xavier Pommereau, psychiatre et auteur du livre « L’adolescent suicidaire » répond à la question : Un suicide à 10-11 ans est-ce un acte exceptionnel ?
« Oui, cela reste un acte rare. Il faut savoir que l’on compte entre 600 et 800 suicides par an chez les 0-25 ans. »
« Ainsi, chez les moins de 15 ans, le nombre de suicides est de 10 à 15 par an. C’est pour cela que l’on peut dire qu’une fillette de 10-11 ans qui se donne la mort reste un acte assez rare. Mais cette tendance risque de ne pas aller en s’améliorant. On observe depuis ces cinq dernières années un rajeunissement de l’âge des suicides. Le seuil baisse à 13 ans. Le curseur s’est déplacé et l’on rentre dans l’adolescence bien plus tôt qu’avant. Il est tout à fait probable qu’il y en ait d’autres. »
« La question du suicide est intimement liée à un sentiment de solitude. Par ailleurs, l’acte suicidaire est rarement prémédité depuis des mois chez les personnes jeunes. Ils ne macèrent pas longtemps leur suicide, mais macèrent depuis longtemps leur mal être »
« Une dispute, une mauvaise note peut constituer l’élément déclencheur, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais personne ne se suicide pour une dispute avec sa mère. Il y a toujours une cause plus profonde au suicide »
VOIR EN LIGNE :
Texte
Il n’y a rien de plus terrible pour un parent que de perdre son enfant…Mais perdre son enfant parce que comme le disait Soleen Poivre d’Arvor, il n’aime pas la vie, c’est se retrouver face à une réalité cruelle : je n’ai pas su lui faire aimer la vie.
Céline allait avoir 22 ans lorsqu’elle s’est pendue dans son petit appartement de Sallaumines. Elle ne m’a laissé aucun message sauf des vers griffonnés sur une page de cahier, le monologue d’Hamlet « Etre ou ne pas être ».
Lorsque j’entends la chanson d’Yves Duteil, mes larmes coulent. Je n’ai pas su prendre mon enfant par la main et l’emmener vers demain.
Une amie m’a dit : « Il te faudrait une tribune pour pouvoir exprimer ta souffrance ». Le Web est devenu cette tribune et au fil du temps ; des jours, des mois, des années, j’ai voulu raconter l’irracontable dans un blog : http://mon-impossible-reve.kazeo.com/
Puis un jour j’ai trouvé ce témoignage de Madame Agnès FAVRE qui, 10 ans après le suicide de sa fille Sarah, a eu le courage de venir témoigner face aux médias.
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Dailymotion - France 2 L’envol de Sarah - une vidéo Actu et Politique
Courage oui, car parler du suicide est tellement tabou. C’est un sujet qui fait peur. Il est plus facile de se dire que cela n’existe pas …ou que cela n’arrive qu’aux autres…
Pourtant, il faut en parler. C’est un véritable fléau de santé publique. En France, aujourd’hui, une adolescente sur huit fait une tentative de suicide. Chaque jour en moyenne, deux jeunes de 15 à 24 ans réussissent à mettre fin à leur vie.
Je parle essentiellement des jeunes en tant que maman, mais toutes les tranches d’âge sont concernées :
En 2009, le Professeur Michel DEBOUT, Président de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide déclarait :
 « Il y a urgence à réagir. Nous ne pouvons pas assister au délitement du lien social, au développement de la souffrance psychique sans réagir à la crise humaine qui s’annonce. »
« C’est pourquoi l’UNPS alerte les pouvoirs publics et tous les acteurs médicaux, sociaux et associatifs de notre pays pour la mise en œuvre d’un plan sanitaire et solidaire qui devra compléter le plan de relance économique et social proposé par le Gouvernement parce que nous ne nous résoudrons jamais, à ce que précarité et suicide soient considérés comme une fatalité. »
La souffrance qui mène au suicide ne se voit pas, ce qui rend le phénomène suicidaire d’autant plus difficile à appréhender et à prévenir.
Alors que sont dénombrés environ 195 000 cas d’hospitalisation par an liés à une tentative de suicide et qu’1 personne sur 4 déclare avoir été directement concernée par le suicide d’un membre de sa famille ou d’un ami proche, le fait suicidaire est encore sous-estimé par la société française et insuffisamment étudié.
Une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement (mai 2006) démontre que :
La France est l’un des pays industrialisés les plus touchés par le phénomène du suicide.
Avec plus de 11 000 décès par an en France, le suicide est la première cause de mortalité chez les 35-44 ans et la deuxième cause chez les 15-24 ans.
Ces chiffres, déjà considérables, ne prennent cependant pas en compte les suicides « déguisé » en accidents –conduites addictives, chutes et accidents de la route notamment.

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23 réactions à cet article    


  • jako jako 19 août 2010 10:56

    Bonjour Tichote, vaste sujet tellement proche de chacun , il arrive souvent de se demander « se lever ce matin ? à quoi bon »
    Les caractères en gras sont volontaires ?


    • dawei dawei 19 août 2010 11:41

      aujourd’hui, il n’y a plus de repère :
      on a anihilé
      - les valeurs familiales
      - les valeurs morales (aimer son prochain comme soi même, et donc s’aimer soi même.. )
      - les idéaux politique (toutes les idéologies politiques ont menées aux catastrophes que l’on connait...)
      - les valeurs sociales (l’interet collectif devrait primer sur l’interet individuel...)
      - les valeurs humanistes (chaque personne est unique et doit acceder à la connaissance universelle)
      - les valeurs du travail ou du merite (ascenseur social en panne , seuls les tricheurs gagnent ...)
      - les valeurs naturelles (l’homme ne doit pas détruire sa terre nouricière..)
      etc ...
      pour réduire l’homme à l’état d’un simple numéro qui consomme pour faire passer toutes ses angoisses et frustration sciemment crées et désirée par le marketing.
      forcément, c’est pas évident d’être bien dans sa tête , car l’Homme n’est pas fait pour ça, son destin est bien meilleur que celui là, c’est ma conviction


      • pierre60 pierre60 19 août 2010 11:56

        Parler du suicide, certes, mais pour en dire quoi ? Ça demeure pour moi un mystère.

        Ma femme s’est suicidée en 1980 : elle avait alors 33 ans, et mon fils 8 ans.

        Comment expliquer un suicide a en enfant quand on n’a rien compris soi-même ? Quoi lui dire ?

        Son suicide a coïncide avec la mort de sa grand-mère et l’agonie d’un mariage qui ne battait même plus de l’aile.

        En fait, et cela je ne l’ai compris que beaucoup plus tard, ce n’est pas tant le couple qui battait de l’aile, c’est elle qui était déjà en train de couler. Elle battait des bras.

        La mort de sa grand-mère a été le facteur déclenchant.

        J’ai déjà été mal dans ma vie, j’ai fait une dépression gratinée il y a 7 ans, mais l’envie de mourir ne m’a jamais effleuré.

        Dans une bonne dépression, on n’a plus envie de rien du tout : même pas de mourir.

        Je ne comprends toujours pas pourquoi on peut en arriver au suicide.

        Peut-être suis-je trop trouillard.  Si c’est ça, alors, tant mieux.

        Parler du suicide n’est pas tabou, et ne pas en parler, ça n’est pas un crime non plus.

        Il est préférable parfois de se taire plutôt que dire des bêtises.

        Le problème, ça n’est pas tant que le suicide soit tabou, c’est que c’est un mystère insondable.


        NOTA

        "Il vaut mieux se taire et passer pour un con plutôt que de parler et de ne laisser aucun doute à ce sujet." Pierre DESPROGES


        • Deneb Deneb 19 août 2010 12:28

          Un suicide est l’issue létale d’une maladie mentale. Sa prévention relève de la médecine, plus précisément de la psychiatrie.


          • jako jako 19 août 2010 14:01

            Bonjour Deneb, je ne suis pas persuadé que suicide corresponde toujours à maladie mentale.
            Cela peux résulter de l’accumulation de faits et de situations qui conduisent à se « débrancher », comme le fait un programme qui commet trop d’erreurs.
            Que pensez vous de ce bien peu médiatisé suicide en prison d’hier ?


          • Deneb Deneb 19 août 2010 14:41

            Faire plusieurs séjours en prison alors qu’un certificat médical règlerait l’affaire (mon ex s’en est faite faire sans problème pour la ceinture), entre les commis d’office qui sont obligés de vous informer et l’entourage.... Il y a tout de même quelque chose de pathologique.

            Un coup de blues, ça peut être chronique ou aigu. Dans le cas d’une crise isolée qui vous fait vous ôter la vie, il peut ne pas y avoir de signe avant-coureur. Mais ça ne change rien à la nature pathologique de l’acte.


          • Aafrit Aafrit 19 août 2010 22:31

            Un suicide est l’issue létale d’une maladie mentale. Sa prévention relève de la médecine, plus précisément de la psychiatrie.

            Pas forcément !
            Que dire des suicides qui relèvent de l’ordalie. Bien que les suicidés soient en pleine santé !

            Et les suicidés ayant une relation singulière à la mort. Chercher une jouissance suprême, marquer une rupture ou pour laisser quelque chose dans le silence, un grand point d’interrogation...etc



          • Halman Halman 20 août 2010 08:10

            Deneb, c’est une vision moyen ageuse de la dépression que l’on entendait encore dans les années 1950 chez les ploucs de la ville comme de la campagne.

            L’envie de suicide n’a rien à voir avec une pathologie, c’est une souffrance provoquée par la société et le comportement des autres dont on a un certaine lucidité.

            Comme on dit chez les dépressifs, les cons ne peuvent pas faire de dépression. Parce qu’ils comprennent mieux la société que les imbéciles.

            Il y a des gens parfaitement équilibrés et d’un très haut niveau intellectuel et social qui font des tentatives de suicides.

            Il y a eu un cas célèbre d’une ministre française il y a quelques années.


          • brieli67 20 août 2010 09:15

            parce qu’il faut être intelligent pour être ministre ?

            les Juppettes

            ou celle qui se fait engrosser par le Roy ou par son frère ?


          • jako jako 19 août 2010 14:15

            Superbe commentaire Vlane,


          • Deneb Deneb 19 août 2010 17:42

            « Le suicide ! ça devrait être un droit »

            Même si vous l’interdisez, comment comptez-vous punir les contrevenants ?


          • RoseAssec Rose49 19 août 2010 23:13

            Je ne pense pas que le suicide devrait être un droit, je ne pense pas non plus que les personnes qui passent à l’acte soient des être supérieurs.


            Est-ce que tu te rends compte de ce que tu écris ??? Faire une maison de repos pour emmener les gens au ciel ? Mais quelle poésie, j’avais encore jamais vu ça, je sais même pas par où commencer tellement tu m’as choquée avec tes propos pro-suicide.

            « pourtant quand on regarde ce monde, il y a plus de raison de partir que de rester » : Je trouve absolument lamentable de voir des personnes comme toi écrire de tels propos. Tu es pour la mort de personnes bien portantes qui veulent aller faire un tour du côté de Jésus, sans voir que des milliers d’autres se battent pour rester en vie.

            On a toujours quelque chose à faire sur cette terre, si on n’est pas foutus d’aimer sa vie, si on n’est pas capables de la rendre belle, alors rendons la belle à quelqu’un d’autre. Va faire de l’humanitaire avec ton esprit supérieur. Va voir le vrai malheur, les personnes qui se battent pour la vie, celles qui donneraient tout pour en profiter.
            Quand je vois des personnes comme toi, prôner cet acte que je considère comme lâche (parce qu’il n’y a rien de plus lâche, et égoïste parfois que de se donner la mort), ça me donne mal au coeur. Des personnes comme toi n’y ont rien compris à la vie justement, n’en ont pas saisi sa préciosité, sa valeur.

            La vraie énigme, à mes yeux, c’est de découvrir la Vie, en ce qu’elle a de plus beau, parce que je suis persuadée qu’elle est bien plus belle que la mort.


          • Halman Halman 20 août 2010 08:19

            Tout à fait Vlane.

            Quand on a des ambitions pour l’espèce humaine et que l’on comprend le fonctionnement de tout un chacun, que toute belle ambition est vaine à cause du vulgus quidam, comment blâmer ceux qui veulent partir ?

            Quand la maladie impose une trop grande souffrance, une lente descente vers la grabatisation, comment refuser à quelqu’un de partir ?

            Quand la société rend la vie totalement fade et sans le moindre intérêt, nous manipule comme un simple numéro, comme un simple lambda sans besoins, sans émotions, sans humanité, comment ne pas comprendre ceux qui refusent.


          • Halman Halman 20 août 2010 08:38

            Rose, c’est bien ce que je dis, pour les gens comme toi mais tout est tellement facile.

            Une fille qui a pour vocation profonde la danse et qui rate le concours des petits rats de l’Opera, mais tu vas lui faire trouver une vie de bureau ou d’usine supportable ?

            Des petits amis fades insipides supportable ?

            Tu te dis je ne vais tout de même pas supporter ça toute ma vie.

            Il y en a qui acceptent béats tout et n’importe quoi.

            Etre Humain ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi qui ramène à l’animal.

            Etre Humain c’est aussi refuser une vie de mort vivant.

            Faire de l’humanitaire, quand on est cloué au lit ou à mi temps thérapeutique par une pathologie qui peut te tuer n’importe quand ?

            Quand on voit des « adultes » ne pas dormir de la nuit pendant une semaine parce qu’ils ont 4 imprimantes à installer, qu’ils en sont encore là malgré leur forte personnalité.


          • Halman Halman 20 août 2010 08:42

            Rose, quand on a pas un corps qui te lâche de partout et qui te fait soufrir partout pour chaque geste, c’est tellement facile de parler comme ça.

            Tu n’as pas à nous donner de leçon, à nous qui luttons pour vivre à chaque seconde contre la souffrance et contre les risques d’avoir un accident.


          • RoseAssec Rose49 20 août 2010 13:11

            @ Halman.


            Je n’ai pas dit que j’étais contre l’euthanasie.
            Tu confonds tout.
            Quelqu’un de malade, dans un lit toute la journée ou qui a des problèmes de santé graves, qui n’est plus maître de son corps a selon moi, le droit de dire stop à la vie.
            Mais quelqu’un de bien portant, avec un mal-être intérieur, ne devrait pas, à mon avis, avoir le droit de mettre fin à ses jours.

            « Il y en a qui acceptent béats tout et n’importe quoi.

            Etre Humain ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi qui ramène à l’animal. »

            Ceux qui acceptent tout et n’importe quoi n’ont peut-être pas tout compris à la vie, mais n’en sont pas au point de ceux qui préfèrent mourir au lieu de se battre pour elle.


          • paul mohad dhib 19 août 2010 17:19

            Salut....

            un sujet dont je parle, jeune j’ai eu cette idée, vers 10 ou 11 ans, un mal être indicible profond, la vision d’un monde brutal,stupide, et pas une once de sens plus une hyper sensibilité m’y ont fait penser..... et puis je suis passé a 2 actes manqués vers 19 ans.., et puis l’idée m’est revenue...15 ans après ,et la j’ai compris..ce qui se passait en moi.....
            ...pour moi ce fut ..le début d’un commencement de changement radical..
            je connaissais pas mal de personnes de mon entourage qui sont partis de cette façon....
            le sujet est difficile , pas pour moi mais je fais un peu gaffe , car la tendance est a généraliser a partir d’un fait ou d’une expérience, et de ca ,évidemment je ne suis pas sur du tout...une expérience reste personnelle , et peut varier, c’est clair..cela dit le « mecanisme » risque d’être le même, les raisons différeront bien sur...
            pour moi ca a été simplement si je puis dire, la tentative de fuir une souffrance et un refus total de quelque chose ..derrière souffrance et .quelque chose vous pouvez mettre une situation a vous pour saisir ce que j’essaye de dire..
            l’idée de disparaître n’était même pas la motivation, mais bien l’idée de fuir une souffrance et un problème qui semblait insurmontable...
            il se trouve que a cet époque de suicide manqué j’ai rencontré d’autres personnes comme moi, nous avons parlé bien sur...fuir une souffrance ou un problème insurmontable était la motivation....la seule issue visible a ce moment..
            mais l’idée de mourir « semble » secondaire dans mon cas, pour moi ca l’était secondaire , et caché par une idée fixe, en finir avec le problème concerné et de suite...la nature du problème ne semble pas importante, mais plutot le mecanisme mental lui semble être la clé, une clé plutot.....bien sur on va parler de faiblesse ....ca ne m’intéresse pas...
            pour moi, et la c’est a prendre avec des pincettes ,en y allant doucement, cet état qui mène au suicide est une « amplification » d’un état mental assez courant ,voir banal et peut toucher pas mal de monde, il est la fuite de ce qui est, la fuite d’un fait....ce que chaque humain fait toute sa vie, soit totalement inconscient de cela, soit conscient et luttant contre...
            le problème est que dans mon cas , le dernier vers 34 ans , je ne savais pas ce qui n’allait pas, impossible de mettre le doigt dessus. et pourtant ma capacité a analyser est importante...voir énorme...
            il a fallut un rêve profond, intense qui m’a montre l’origine de cet état a tendance suicidaire, un état de fuite d’un problème..en 1 seconde 2 années d’état limite suicide qui fait souffrir psychologiquement a disparu.,et puis j’étais plein d’énergie étonnante..j’ai vu donc compris des mécanismes du cerveau etc etc......personnellement je rejette toute psychanalyse ou approche psy pour moi , le pour moi est important ici et je ne développerais pas plus...a chacun de voir...

            ce fut une tentative de mettre fin a une souffrance, avec un sentiment d’apaisement total en se disant : ca y est le problème est réglé avant de perdre conscience...mais c’est insuffisant de dire cela, il m’a fallu comprendre plus tard la nature de ce que souffrir psychologiquement signifie pour dépasser cela.....c’est tres riche en enseignements....
            mais j’arrête la , car mon expérience est particulière dans le sens ou j’ai de la chance ,si si...la première fois je n’aurais pas du survivre...et pourtant....
            de plus et surtout un texte ne contient pas du tout l’énergie que je peux donner en en parlant....l’écrit en plus sur internet est limité ...sur ce sujet , voir et communiquer en reel est de toute autre nature....c’est comme cela....les humains sont quand même plus fait pour parler en face a face....mais dans un monde compétitif, et violent ou réussir est si ....vital...il est des gens qui sont naturellement non compétitifs , coopératifs, sympa, hyper sensibles dans le sens sentir les énergies des autres, et c’est pas facile.....
            une fois de plus on rejoint encore le même sujet , l’humain et son comportement mental...
            .je dis souvent ici que les plus fragiles sont les plus ouverts et intéressants , je maintiens bien sur...mais c’est faire de la corde raide, avec du recul je me dis : qu’aurais je fait d’autre ? sans rien pouvoir changer : la même chose...maintenant c’est different...bien sur..
            Il y aurait énormément plus a développer, mais je ne le fais pas, sauf si je suis en contact direct...car en croyant faire bien, le contraire est possible...que ce soit moi ou un professionnel ...
             personne ne pouvait rien pour moi , ce fut a moi de m’emparer du sujet et d’avoir une chance incroyable....le facteur chance fut déterminant...mais pas seulement , la connaissance de soi est tres importante.......
            salut a tichotte l’auteur , voila..je ne puis rien dire de plus....car les mots ne servent plus a rien a un certain point..
            tres amicalement.....


            • pigripi pigripi 19 août 2010 19:07

              Il me semble qu’on ne peut pas parler de suicide sans en énoncer la cause principale : la souffrance.

              Beaucoup de gens se suicident à petit feu en utilisant des drogues, de l’alcool, des médicaments, le jeu et des conduites à risque.
              D’autre plus courageux, plus habiles, plus souffrants ou plus désespérés se suicident d’un coup.

              Au départ, je crois qu’il y a une grande souffrance qui dure et pour laquelle on ne trouve pas d’autre solution que de « se débrancher » comme a dit quelqu’un ici.

              La souffrance peut être physique ou morale ou physique et morale et personne d’autre que la personne concernée ne peut évaluer l’ampleur de cette souffrance, c’est un ressenti subjectif, personnel et intime.

              La souffrance a sa part d’inné et d’acquis.
              Nous ne naissons pas égaux, certaines personnes sont plus sensibles et vulnérables que d’autres. C’est le terrain.
              ensuite les épreuves, des expériences décevantes, des maltraitantes, des échecs répétés peuvent faire pousser la désespérance sur un terrain réceptif.

              Je crois ue nous n’avons pas le droit de juger les gens qui tentent de se suicider ou qui y réussissent car personne d’autre qu’eux mêmes sont en situation de sentir le degré de souffrance qu’ils endurent.

              On peut essayer de comprendre, on peut essayer de prévenir le suicide mais avons nous le droit de dire à quelqu’un qui est paralysé par sa propre souffrance : secoue-toi, la vie est belle ?


              • pigripi pigripi 19 août 2010 19:16

                Parler de « fuite » à propos du suicide est un jugement moral dicté par les religions qui refusent que l’être humain décide à la place de Dieu.

                Le tabou du suicide est lié aux croyances religieuses et aux églises qui condamnent les suicidés, les excommunient et mettent leur famille à l’écart. Famille pour laquelle il y a un deuil à faire comme pour toute disparition d’un proche. Il est cruel de culpabiliser une famille qui a avant tout perdu l’un des siens, quelle qu’en soit la cause.

                Le suicidaire fuit il la souffrance lachement ou tente t il raisonnablement d’y mettre fin ?

                Un parent qui se suicide soulage t il ses enfants en refusant de leur imposer le poids et les conséquence de sa souffrance ou les libère t il d’un fardeau qu’ils ne peuvent pas soulager ?


                • pigripi pigripi 19 août 2010 20:35

                  @Tichote

                  J’ai lu l’histoire de votre fille sur votre blog et je puis vous assurer que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour l’aider.
                  Malheureusement, malgré toute leur bonne volonté et leur amour, les parents ne sont pas des thérapeutes et ne peuvent pas faire grand chose pour leurs enfants sauf être là, leur tendre la main, leur exprimer tendresse et amour.
                  Vous l’avez fait.
                  Les parents ne peuvent pas guérir leurs enfants, ce n’est pas leur rôle et ils n’en ont pas les compétences.

                  Les professionnels auraient du prendre Céline sérieusement en charge. Par exemple, pourquoi ne lui a-t-on pas donné de sédatifs pour la calmer ? Elle était agitée et si on avait pu la calmer, il aurait été possible de discuter avec elle des solutions possibles, réfléchir aux choix acceptables pour elle.

                  On le sait, la camisole chimique a permis à beaucoup de patients de gagner de l’autonomie et de pouvoir faire une psychothérapie pour apprendre à vivre avec leurs problèmes.
                  Il existe aujourd’hui de nombreux psychotropes qui soulagent la souffrance sans trop d’efets secondaires. Il y a beaucoup de choix parmi les molécules existantes et une hospitalisation aurait permi d’établir le traitement qui convenait le mieux à votre fille ; Je ne comprends pas l’attitude de la psychiatre d’près votre récit< ;


                  • jjwaDal jjwaDal 19 août 2010 22:30

                    On ne devrait jamais oublier que tout ceux qui nous sont proches peuvent un jour décider de partir.
                    Personnellement j’avais choisis le révolver et aucun message d’alerte. Je me suis manqué et pour la petite histoire mes parents n’ont su que des années plus tard qu’ils étaient passés à côté du carnage...
                    Parfois c’est imparable, et dans mon cas l’angle de tir aurait été plus fermé, adios muchachos. Je n’avais envoyé aucun message d’alerte, tout le contraire...
                    J’ai eu trente ans de « rab » déjà et bien assez de recul sur moi et sur la vie pour vous assurer que souvent c’est bien plus la société qui est malade que ceux qui nous quittent. Beaucoup sont nos « canaris dans la mine ».
                    Une société qui n’a ostensiblement pas besoin de tout le monde et véhicule des valeurs de « fosse à purin » chaque seconde a du mal à aider ceux qui sont en souffrance. On a le même problème pour les handicapés mentaux (autistes par ex), il faut se « démerder » le plus souvent pour éviter la casse humaine. J’ai vu ça aussi.
                    Votre fille n’a « pas eu de chance » (ça se résume à ça pour moi) et d’autres la suivront malgré la vigilance de ceux qui savent un peu de choses sur le sujet.


                    • paul mohad dhib 20 août 2010 08:26

                      salut
                      juste pour dire que j’ai lu ton mot....
                      « société fosse a purin » est tres juste...comme le reste
                      rien a rajouter a ce que tu dis
                      amicalement...


                    • jjwaDal jjwaDal 20 août 2010 18:25

                      De même... Il faut avoir été « face aux ténèbres » et y avoir survécu, pour gagner en épaisseur humaine.
                      Le travail sur soi est important, mais pas à la portée immédiate de jeunes en souffrance massive.
                      D’expérience (aucun jugement sur l’auteur bien sûr) la majorité des adultes n’ont pas les connaissances en philosophie et psychologie pour désamorcer efficacement une spirale d’implosion.
                      Les thérapeutes non plus (je parle d’expérience) mais ils ont effectivement la chimie qui peut faire passer le cap de l’urgence.
                      Le degré de décadence de nos sociétés modernes est tel qu’il faut une inconscience de tous les instants ou une lucidité adossée à une philosophie solide, pour encaisser le choc du monde réel...
                      On consacre bien trop peu de temps à doter jeunes et adultes d’un bréviaire solide pour gérer cette jungle artificielle dont le mode d’emploi n’est nulle part. Nous vivons des temps précipités ou l’action prime toujours sur la réflexion, la « logique » sur la morale et ou les postures « ça passe ou ça casse » sont omniprésentes.
                      Des facteurs sociaux me semblent être des armes de destruction massive (le chômage de grande ampleur, la pub et la TV notamment).
                      On gagnerait à la veillée "même sans feu de bois) à parler d’amour et de mort aux jeunes générations.
                      Oui ce monde est monstrueux et oui la vie vaut vraiment la peine d’être vécue.
                      Disons que ceux qui vont nous remplacer ont du travail devant eux (évacuer la grosse bosse sous le tapis par ex...).
                      Il faut travailler (au pire bénévolement, au pire sur soi) pour comprendre comment faire refluer la barbarie qui avance.
                      Nous avons besoin de tout le monde disposant d’un cerveau et de temps libre pour changer ce monde. Pas le temps de mourir.

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