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Accueil du site > Actualités > Santé > Perdre de l’argent en mangeant « bio »

Perdre de l’argent en mangeant « bio »

La nature dépeinte par les écologistes est largement idéalisée. La nature, l’état sauvage – que le « bio » prétend prendre comme modèle et critère – montre avant tout, d’un côté, des bêtes malades, mal nourries, mal soignées, où une santé éclatante n’est l’apanage que de quelques exceptions, pendant peu de temps, de l’autre, des plantes rachitiques, médiocres, insuffisantes et souvent impropres à la consommation humaine.

Aujourd’hui, personne n’échappe à la propagande massive destinée à promouvoir le « bio » et le « naturel ». Et on ne se lassera jamais de répéter que « naturel » n’est pas synonyme de « bon ». Après tout, le venin du cobra est parfaitement naturel et tout aussi létal. Mais la mode et le libre marché font que de nombreuses personnes sont disposées à payer deux ou trois fois plus pour des produits « bio » ou « naturel » parce que « la santé et le bien-être n’ont pas de prix ». Les consommateurs qui optent pour un régime alimentaire incluant des produits catalogués « bio » espèrent – en payant plus – améliorer leur santé. Cependant, selon une nouvelle étude, il n’existe actuellement aucune élément solide prouvant la justesse de cette démarche. Les soupçons au sujet de l’« inutilité » alimentaire des produits « bio » ou même, pire, de certains dangers les concernant ne sont pas neufs.
 
Déjà, en 2005, une étude de l’Université de Berne réalisée sous la conduite du professeur Jürg Blum bousculait l’imagerie d’Épinal qui prête à tout ce qui serait « bio » une qualité supérieure aux produits alimentaires obtenus via l’industrie alimentaire classique. Basées sur une étude en profondeur de la qualité du lait « bio » et de la santé de la vache qui le produit, les conclusions de l’étude publiée dans le journal universitaire UniPress furent ravageuses. Tout d’abord, les vaches « bio » produisent, à cause de la faiblesse de leur alimentation, jusqu’à 12% moins de lait que les autres. Privées des compléments nutritifs, les bêtes manquent de protéines, de minéraux et de vitamines alors que les vaches laitières perdent leurs forces durant les premiers mois de lactation. Ceci n’a certes pas d’effets directs sur la qualité de la production, mais sur le bien-être des animaux. Surtout si l’on tien compte du fait que cet affaiblissement augmente les risques de maladie et les problèmes de fertilité. Le bilan sanitaire du lait « bio » est en revanche plus préoccupant. Parce que les éleveurs « bio » refusent d’utiliser les antibiotiques à titre préventif (notamment pour protéger les animaux sains qui ont côtoyés une bête malade), les pis des vaches sont plus fréquemment infectés. Ces infections, souvent impossibles à reconnaître à l’œil nu, font parfois arriver les germes dans le lait de consommation. Et contrairement à une idée reçue répandue, les restrictions médicamenteuses ne limitent pas le nombre de souches de germes résistantes aux antibiotiques dans le lait « bio ». Le professeur Blum et ses collaborateurs en détectèrent tout autant que dans le lait normal. Un an plus tard, une autre étude menée à la Strathclyde University et publiée dans l’International Journal of Food Sciences and Nutrition indiquait, quant à elle, que le poulet élevé en batterie est bien meilleur, à tous les points de vue, que le poulet « bio ». Mais il est vrai que le premier est nettement moins fashionable.
 
Aujourd’hui, c’est une étude menée en Grande-Bretagne par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Health et publiée par l’American Journal of Clinical Nutrition, qui arrive à des conclusions similaires. Dans cette étude, les chercheurs ont analysé des articles publiés par la littérature scientifique de ces 50 dernières années et n’ont trouvé aucune preuve de ce que les aliments « bio » et conventionnels diffèreraient significativement dans leur contenu nutritionnel. Par ailleurs, le docteur Alan Dangour et ses collègues pointent le nombre réduit et la mauvaise qualité des études censés démontrés les bienfaits des produits alimentaires de la filière « bio ». On découvre ainsi que ces études se concentraient majoritairement sur les effets à court terme de l’alimentation « bio » – essentiellement autour de l’activité des antioxydants dans le corps – au lieu d’étudier les conséquences pour la santé à long terme. Mais même ainsi, la majorité des études sur les antioxydants ne sont pas parvenues à détecter des différences entre les régimes alimentaires « bio » et conventionnel.
 
Au final, tous ces chercheurs n’ont rien découvert de bien révolutionnaire. Leurs recherches ont plutôt tendance à valider le sens commun et la logique, qui veulent que les contraintes idéologiques qui s’appliquent à la filière « bio » nuisent tant aux animaux qu’à la qualité de leurs produits. Une fois de plus l’idéologie sous-jacente à la production « bio » entre en conflit avec le monde réel. La nature dépeinte par les écologistes est largement idéalisée. La nature, l’état sauvage – que le « bio » prétend prendre comme modèle et critère – montre avant tout, d’un côté, des bêtes malades, mal nourries, mal soignées, où une santé éclatante n’est l’apanage que de quelques exceptions, pendant peu de temps, de l’autre, des plantes rachitiques, médiocres, insuffisantes et souvent impropres à la consommation humaine. Voilà la réalité de l’état de nature hors de la présence de l’homme, qui fait éclater l’absurdité de la filière « bio » au sujet de produits alimentaires qui sont pratiquement tous des créations artificielles de l’homme.
 

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848 réactions à cet article    


  • iris 26 mai 2010 10:20

    allez donc manger des légumes cultivés à tchernobyl !! il parait qu’il ya maintenant une végétation luxuriante !!et de très beaux végétaux


    • ccrriiccrrii 26 mai 2010 10:36

      Reportage intéressant sur Arte, hier soir par ailleurs...


    • brieli67 30 mai 2010 13:54

      désolé on ripoline sept couches


    • LeGus LeGus 26 mai 2010 10:23

      Rhalala, je vais vous énerver Lucilio, il y a pire que le bio, il y a le local...
      Par exemple, je n’achète pas spécialement du bio, sauf le poulet dont vous parlez qui est bien meilleur au gout que le batterie, mais surtout le plus grave à vos yeux, je fais mes courses à vélo.
      Affreux cycliste que je suis, non seulement j’insulte les pétroliers, mais en plus comme je dois porter moi-même mes courses je modère ma consommation. Économies et poubelles légères.
      Ah oui et j’évite autant que possible les supermarchés aux profit des marchés mouarf.
      Bon il est vrai que je triche un peu, pour ne pas sombrer dans la déprime, j’ai renoncé à la télévision, ce qui fait que je ne succombe pas à l’illusion d’exister à la mesure de mes achats.

      Alors on est copain-copain, ou vous allez me replier ?


      • katalizeur 26 mai 2010 11:09

        @ tous

        bonjour.....

        moi tout pareil que Le Gus....que du local , pas de super marché que les vide greniers, payement en espece...( le black a un bel avenir....il suffit de l’encourager...)etc.

        pour le jardin que des graines reproductibles (vive kokopeli...) du lombricompostage, du purin d’ortie.....etc...le moins de pognon possible pour nourrir la « bete »


      • katalizeur 26 mai 2010 11:16

        euh....

        pas de pharmacie aussi, pas de chimie...que la medecine par les plantes...cataplasmes et infusions....

        je suis aussi en constante recherche pour eliminer le peu que je depense chez le systeme edf et fai pour internet....si vous avec des conseil je suis preneur....merci d’avance

        vive la solidarité et le partage...


      • brieli67 30 mai 2010 13:54

        désolé on ripoline huit couches


      • Antoine 26 mai 2010 10:28

        A se demander comment la Nature a pu survivre jusqu’a l’arrivée de l’homo sapiens et de Monsanto...

        Pour ne prendre que cet exemple : Si le venin de cobra est totalement naturel et neanmoins mortel, les pesticides sont tout aussi dangereux et nettement moins naturel. Et les possibilités d’ingerer du venin de cobra en croquant une pomme sont, disons... reduites. Par contres les pesticides sont eux bien (trop) presents.

        Mais alors, questions betes : Pourquoi furent interdits les complements alimentaires a base de farine d’origine animal ??
        Pourquoi interdit-on l’utilisation du Roundup ?
        Etc.


        • Gollum Gollum 26 mai 2010 14:12

          Rappelons aussi que le venin de cobra est rapidement biodégradable, alors que pour les pesticides... Certains produits sont maintenants présents dans le sol et les eaux pour de nombreuses décennies... et personne ne sait comment nous en débarrasser..


          Mais Lucilio a la réponse.. Laissons faire le fameux « progrès »... Vous savez celui que l’on nous a vendu pendant deux siècles et dont de plus en plus de gens s’aperçoivent qu’il nous emmène en fait au fond du gouffre...


        • brieli67 30 mai 2010 13:55

          désolé on ripoline 9 couches


        • wperrad 3 mars 2013 01:09

          « Mais Lucilio a la réponse.. Laissons faire le fameux « progrès »... Vous savez celui que l’on nous a vendu pendant deux siècles et dont de plus en plus de gens s’aperçoivent qu’il nous emmène en fait au fond du gouffre... »


          Et qui a également doublé notre espérance de vie mais chut... faut pas le crier trop fort.

        • LE CHAT LE CHAT 26 mai 2010 10:37

          je préfère manger ces poulets  que ceux là  , enfin , si tu veux clamser plus vite de cholestérol , c’est ton choix , c’est ça le libéralisme ......


          • Immyr Immyr 26 mai 2010 13:35

            Il y a aussi ce poulet-là. En tant que médecin, je peux vous assurer le goût, mais pas son effet ni sur votre coeur, ni sur votre taux de cholestérol.


          • brieli67 30 mai 2010 13:55

            désolé on ripoline neuf couches


          • ccrriiccrrii 26 mai 2010 10:38

            Personne ne parle du « goût », de la « saveur »...


            • brieli67 30 mai 2010 13:56

              désolé on ripoline dix couches


            • Traroth Traroth 26 mai 2010 10:42

              "les chercheurs ont analysé des articles publiés par la littérature scientifique de ces 50 dernières années et n’ont trouvé aucune preuve de ce que les aliments « bio » et conventionnels diffèreraient significativement dans leur contenu nutritionnel" : Ça veut dire que les produits bio ont la même teneur en protides, glucides, lipides, vitamines et sels minéraux que les produits non-bio ? Excellente nouvelle !
              Ce qui est certain, c’est qu’ils ont une teneur bien moindre en produits phytosanitaires, résidus d’engrais chimiques, en médicaments vétérinaires et en additifs alimentaires. Et c’est ça qu’on recherche !


              • Traroth Traroth 26 mai 2010 10:55

                Vous repliez même les commentaires qui ne font qu’argumenter contre votre article. Je me sens triste pour vous, mon vieux...


              • Traroth Traroth 26 mai 2010 11:13

                Vous êtes pathétique, Lucilio...


              • Traroth Traroth 26 mai 2010 14:24

                Un petit message pour exprimer mon mépris de Lucilio. Tu es un minable, petit.


              • wesson wesson 26 mai 2010 10:42

                Bonjour l’auteur,

                franchement, je ne comprends pas. Si les consommateurs veulent payer 3 fois le prix comme vous l’écrivez, ou est le problème. N’est-on pas libre de faire ce que l’on veut de ses sous, dans votre courant de pensée ?

                Vous devriez au contraire vous féliciter de cette courageuse décision de certains consommateurs.

                Au détour, quelques sophismes de compétition :

                "Les consommateurs qui optent pour un régime alimentaire incluant des produits catalogués « bio » espèrent – en payant plus – améliorer leur santé.« 

                d’une part »payer plus« reste à démontrer, et à bien y regarder c’est parfois le contraire le produit pas farci au pesticides est moins cher. D’autre part, les consommateurs qui achètent BIO ne sont pas à la recherche d’un médicament pour »améliorer leur santé« , mais de nourriture qui ne vas pas trop la dégrader.

                Et c’est bien là toute la rouerie de l’étude à laquelle vous faites allusion. Il ne faut pas confondre bio et médicament.

                Au final, un texte habituel bourré de contre vérités, d’approximations, et de docte déclarations faites sous le sceau du »bon sang mais c’est bien sûr". Du lucilio dans le texte quoi !


                • Traroth Traroth 26 mai 2010 10:48

                  Pour comprendre les gens comme Lucilio, il faut comprendre que les libéraux ne sont en réalité que des conservateurs qui n’ont pas le courage de leurs opinions...

                  Chacun de ses articles le prouve : Lucilio milite activement pour un monde toujours plus horrible !


                • Traroth Traroth 26 mai 2010 10:54

                  Encore une censure d’opinions contraires, Lucilio ?

                  Faites comme moi : signalez comme abus tous les commentaires repliés abusivement. Peut-être que quelque chose finira par bouger...

                  C’est une attaque par la surcharge de travail contre les autorités d’Agoravox ? Parfaitement.


                • Philou017 Philou017 26 mai 2010 11:57

                  Parlons de l’article sur le lait. Un article rare soigneusement choisi par Lucilio.
                  Notons l’absence totale de références scientifiques dans cet article. Que dit-on dans ce truc rare qui date de 2005 et qui n’a guère fait école ?

                  Les mammites subcliniques (c’est-à-dire impossibles à reconnaître à l’œil nu) sont un peu plus fréquentes dans les fermes bio que dans les fermes avec production intégrée.

                  Une maladie serait plus présente dans les élevages bio. Mais on ne parle pas des autres maladies. Et peut-être qu’il est sain que cette maladie soit plus présente. Pas d’études sur l’effet de l’absorbtion massive de médicaments sur la santé des bovins, la qualité du lait, l’environnement etc..

                  Les chercheurs ont par ailleurs constaté que les vaches bio produisent 5% à 12% de moins de lait. Cela est probablement lié au fait que les paysans bio donnent moins d’aliments concentrés à leurs animaux.
                  Normal, quand on produit du lait de qualité, il y en a moins. On a moins besoin d’en consommer aussi. Le lait est naturel, et non pas « poussé » par des produits d’alimentation artificielle. Les avantages sont multiples :

                  Duel écologique : Lait standard vs Lait bio

                  Les bonnes vaches laitières perdent des forces pour la production surtout durant les premiers mois de lactation et auraient besoin de ces compléments.
                  On laisse les vaches se développer naturellement. Normal.

                  Sinon les risques de maladie et les problèmes de fertilité sont amplifiés, selon les chercheurs.
                  Aucun chiffre cité, ni la moindre référence. Bien des études montrent le contraire. Quid des maladies et problèmes posés par l’utilisation massive de composés chimiques ? la vache folle et tout le reste...

                  "L’élevage des veaux mâles -rejetons des laitières- est l’un des plus cruellement restrictif de l’élevage industriel. Arrachés à leur mère à peine quelques jours après la naissance, ils sont enchaînés dans des boxes de 22 pouces de large aux planchers de lattes qui leur causent de sévères douleurs aux pattes. Puisque le lait de leurs mères est usurpé pour la consommation humaine, ils sont alimentés d’un substitut aux hormones sans fer : l’anémie conserve leur chair pâle et tendre, mais affaiblit extrêmement les veaux. Quand ils sont abattus vers l’âge de 16 semaines, ils sont souvent trop malades ou estropiés pour pouvoir marcher. Un veau sur 10 meurt de confinement.(6) "
                  http://www.ass-ahimsa.net/ferme.html

                  On estime que 25% des vaches sont traitées pour boiteries et maladies des pattes, causées par la mauvaise alimentation et souvent aggravées par l’environnement des fermes industrielles, où de grands troupeaux passent de longues périodes sur le béton, avec leurs pieds immergés dans les excréments, foyer d’infection que seule une grande quantité d’antibiotiques, drogues et suppléments nutritionnels permet d’éviter les maladies, fièvres, pneumonies, etc..
                  http://biogassendi.ifrance.com/animaux.htm#DES

                  Les vaches subissant cette grande productivité présentent un risque accru de troubles métaboliques et de maladies infectieuses, comme les mammites (inflammations douloureuses des pis). Elles sont aussi souvent victimes de boiteries car le volume accru de leurs mamelles les contraint à une démarche déformée de leurs pattes arrière, imposant une pression excessive sur le rebord extérieur de leurs pattes. L’élevage permanent en intérieur et le manque de litière appropriée peuvent exacerber ces lésions
                  aux pieds.
                  http://www.animaux-de-ferme.com/pdf/elevages_industriels.pdf

                  Bref, rien de bien sérieux dans cet article. Lucilio cherche-t-il autre chose que de provoquer ?

                  Conseillons-lui de bonnes lectures :
                  Le lait biologique a des qualités nutritionnelles supérieures à celles du lait conventionnel

                  Le Lait Bio, issu de l’agriculture biologique : une meilleure alternative pour la santé


                • brieli67 30 mai 2010 13:56

                  désolé on ripoline onze couches


                • wperrad 3 mars 2013 01:16

                  « franchement, je ne comprends pas. Si les consommateurs veulent payer 3 fois le prix comme vous l’écrivez, ou est le problème. N’est-on pas libre de faire ce que l’on veut de ses sous, dans votre courant de pensée ? »


                  Tout à fait, mais le libéralisme ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit d’être informé sur les pratique de telle ou telle industrie, ainsi que ses conséquences. Ainsi, le consommateur a longtemps entendu des plaintes de toute part concernant l’agriculture conventionnelle, il est logique qu’il puisse également se faire une opinion en entendant la partie « adverse ». 

                  Le libéralisme n’est pas « je fais ce que je veux », mais plutôt « je fais ce que je veux, tout en respectant la liberté d’autrui et en assumant les conséquences de mes choix ». Tu as le droit de vendre du bio, mais d’autres ont également le droit de dire tout le mal qu’ils en pensent.

                • slipenfer 26 mai 2010 10:43

                  L’élimination d’un type de micro-organisme ne fait que créer une niche pour d’autres pathogènes. La science réductionniste ne se soucie que des nuisibles et non de leur écologie. La seule solution qui convienne à la fois à cette science et à l’industrie des pesticides est la production et la vente de poisons pour éliminer les nuisibles. De même que les mineurs et les défricheurs qui ont envahi l ’Ouest américain pensaient qu’ un bon Indien est un Indien mort, une compagnie de pesticides affirma dans une publicité à la télévision un bon cafard est un cafard mort.
                  Gardons Lucilio


                  • brieli67 30 mai 2010 13:57

                    désolé on ripoline douze couches


                  • sisyphe sisyphe 26 mai 2010 10:46

                    Lucilio a raison : la nature, c’est - pouah- rien que des cochonneries ; la mer, les poissons pissent et chient dedans, la terre, c’est plein de vers, d’insectes, et de cacas de toutes sortes de bestioles. 

                    Vivent les OGM et les pesticides ; rien que du bon élaboré dans des labos qui ne cherchent que notre santé et notre bonheur !

                    Merci, clown lucilio, de ce nouveau tour de piste ; et de tous ces repliements à venir ; finalement, tu es le parfait repoussoir des idées que tu défends ; travail utile !! 

                     smiley 


                    • Traroth Traroth 26 mai 2010 10:51

                      Oui, je me faisais la même réflexion : Lucilio ne serait-il pas des fois l’inverse de ce qu’il prétend être ? Comme j’ai déjà eu souvent l’occasion de le dire, si c’est le cas, c’est un jeu dangereux. On finit souvent par se tirer dans le pied...


                    • Voris 26 mai 2010 10:48

                      L’auteur ne nous renseigne pas sur sa bio...


                      • armand 26 mai 2010 11:33

                        Mais si Voris, il a dit : buveur... ce qui est confirmé par ses articles


                      • LeGus LeGus 26 mai 2010 11:36

                        mouarf...

                        Je vois bien un belge qui a les mêmes manies, mais bon je suis belge aussi donc c’est peut-être par tropisme...Bon je tente quand même.

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Corentin_de_Salle

                        Pure hypothèse bien entendu.


                      • LeGus LeGus 26 mai 2010 12:12

                        Je suis pas loin en tout cas...

                        L’article du jour est visible aussi ici :
                        http://www.contrepoints.org/Perdre-de-l-argent-en-mangeant-bio.html
                        Auteur Lucilio, alias at the brandy blogeur des chroniques patagones
                        http://chroniquespatagones.blogspirit.com/
                        Où dans les commentaires du dernier article Drieu et Vincent le saluent bien chaleureusement.
                        Et qui sont ces messieurs ?
                        http://www.wikiberal.org/wiki/Institut_Hayek

                        J’ai bon ?


                      • wesson wesson 26 mai 2010 12:23

                        Bonjour LeGus,

                        « Je vois bien un belge qui a les mêmes manies »

                        Effectivement, j’en était arrivé à la même conclusion. Ce n’est pas par condescendance ou racisme anti belge, mais par mémoire d’avoir lu sur un forum de la nébuleuse libérale une contribution de Lucilio faisant état d’une excellente connaissance du salaire, traitement et conditions sociales des fonctionnaires belges.

                        Alors c’est peut-être lui même un fonctionnaire Belge qui s’emmerde, ou un exilé fiscal Français qui s’emmerde aussi dans votre beau pays (de toute manière, l’exilé fiscal s’emmerde toujours là ou il échoue, quel que soit cet endroit ...)


                      • wesson wesson 26 mai 2010 12:24

                        « L’article du jour est visible aussi ici :
                        http://www.contrepoints.org/Perdre-... »

                        ben oui, il recycle en plus le cuistre !


                      • LeGus LeGus 26 mai 2010 14:21

                        Bonjour Wesson,

                        Je confirme c’est du belge, suivez les liens que j’indique, on tombe sur l’institut Hayek.
                        En fait j’ai le coco dans mon collimateur depuis un moment, en effet dans ma recherche des sources d’inspiration des trolls fascistes qui pourrissent Agoravox, le sieur de Salle est un présent un peu partout... Et en lisant un peu la production du docteur en philosophie (et oui), on trouve de vraies perles, lisez donc cette belle critique qu’en a fait l’asbl respire :
                        http://www.respire-asbl.be/Illusions-croissantes

                        Troublantes similitudes non ?

                        Bien à vous.

                        PS : Beaucoup de trolls qui tapent sur le « bougnoule », s’en prennent aussi aux marchés, alors que des coco comme de Salle qui les inspirent sont eux-mêmes à la botte du gros biz, les cons. Mais bon pour qui s’intéressent un peu à l’histoire des fascismes, ce n’est que répétition.


                      • kitamissa kitamissa 26 mai 2010 10:49

                        boooffff ...

                        y’a même un article qui propose de bouffer des courants d’air et du soleil ,c’est gratos,enfin non le stage c’est 200 €, mais au moins,economie de papier chiotte,....et plus de poubelles débordantes,.....

                        .si l’air et le soleil sont Bio ?,c’est pas précisé !


                        • Immyr Immyr 26 mai 2010 10:51

                           Je crois que beacuoup de gens, y compris vous, confondent ce qu’est le bio.
                           L’agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels, qui gère de façon globale la production en favorisant l’agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques. Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques s’interdisent (et excluent réglementairement) l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse, ainsi que d’OGM.

                           On ne consomme pas BIO pour soi, mais pour la nature. Il peut y avoir des gens qui croient le contraire mais ce n’est pas le but du jeu.

                           Pour ce qui est de la consommation de viande. Un poulet BIO met 3 fois plus de temps à grossir et a une qualité de vie meilleure que le poulet élevé en batterie. Si on mange un poulet BIO ce n’est pas pour la qualité de la viande, mais la qualité de vie du poulet en batterie qui n’a qu’une surface équivalent à une feuille format A4 pendant toute sa vie.

                           Pour ce qui est du qualité « Goût », je m’excuse, mais nous sommes dans un monde globalisé avec des goûts de plus en plus uniformisés par l’industrie du fast-food. Le goût est un qualité éminement subjectif.

                           Pour ce qui est de propension bactérienne, je ne sais pas pour le lait mais pour ce qui en est pour la viande, on sait qu’une alimentation dans laquelle l’herbe est exclue, comme dans les grands élevages industriels de bovins, favorise l’apparition de certaines souches d’e.coli (bactérie pouvant être cause de diarrhée infectieuse hémorragique). Que si on passe ces mêmes bovins à une alimentation herbivore « naturelle », ils éliminent leurs bactéries en quelques jours (différence d’acidité dans l’estomac selon l’alimentation). Que la production industrielle est conjointe à une diminution du nombre des abattoirs et qu’une bête malade peut contaminer des dizaines de tonnes de viande etc...

                           On sait par ailleurs que les antibiotiques dans les viandes passent aussi pour une part dans l’organisme de l’homme (ça dépend de la chronologie de l’administration de ces antibiotiques, le moment du passage en abattoir, et la pharmacodynamique des antibiotiques en question) et pouvant être cause de l’émergence de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

                           J’ai lu les divers articles que vous avez mis.
                           - Pour ce qui est du lait BIO, effectivement si on essaie de faire produire autant de lait de façon naturelle que de façon industrielle à des vaches, il y a un problème.
                           - l’article d’AMCN ne montre rien d’autre que ce que j’ai dit plus haut. Le BIO ce n’est pas pour VOTRE santé en premier lieu mais pour la santé de la panète et de ses autres habitants.
                           - l’article de Sunday Times : exactement comme ci-dessus.

                           Si je consomme BIO quand j’ai l’occasion, dans le cas des oeufs, c’est en me disant que si le poulet finit comme le poulet industriel à l’abattoir, au moins il a vécu une vie moins stressée et a pu bouger, profiter de l’air et du soleil pendant le temps qu’il a vécu. Et ainsi de suite.

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