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Polonium radioactif dans vos assiettes : l’industrie du tabac et les mass-médias savaient

Un précédent article nous informait du scandale de la présence d’un élément radioactif, le 210Po, dans le tabac. Cet élément radioactif provient effectivement, selon Le Figaro, des engrais phosphatés extraits de mines d’apatites, une roche qui contient du radium et du polonium. Ces produits sont aussi les engrais de synthèse couramment utilisés en agriculture conventionnelle. Cette découverte effectuée par les fabricants de tabac depuis plusieurs décennies a pourtant été cachée jusqu’alors au grand public pour préserver les intérêts de leur industrie. Cependant elle concerne également l’ensemble de l’agriculture et aussi notre alimentation !

L’information est énorme et vient seulement de sortir. Si un élément radioactif dangereux se trouve présent dans les cultures de tabac à raison de 0,01 becquerel par gramme de tabac, et ce qui était su dès 1960 par les fabricants de tabac comme Philip Morris, les autres cultures agricoles qui utilisent également des engrais phosphatés contiennent également cet élément radioactif. Il apparaît de plus que l’industrie du tabac a menti en 1997, toujours selon Le Figaro, en déclarant ne pas savoir que du polonium se trouvait dans les feuilles de leur tabac, alors que cette dernière était vraisemblablement au courant depuis plusieurs décennies !

Les engrais phosphatés industriels sont des engrais de synthèse issus de la réaction d’un acide avec un minerai. Ils sont couramment utilisés en agriculture, mais interdits en agriculture biologique. La plante absorbe le phosphate et d’autres éléments nécessaires à sa croissance par les racines. Le polonium radioactif déposé dans le sol est ainsi absorbé par la plante et se retrouve alors dans le tissu végétal même de celle-ci.

Selon le ministère de l’Agriculture du Canada, le phosphate est utilisé en agriculture car le phosphore est nécessaire à la prolifération des racines et à la maturation hâtive des fruits, particulièrement des céréales. Aussi, les graines et les fruits renferment de grandes quantités de phosphore. Il est plus qu’évident que, si le tabac est contaminé au polonium radioactif dû à l’utilisation de phosphate, toute l’alimentation de l’agriculture conventionnelle l’est aussi et de manière significative.



Selon un document datant de 1970, Philip Morris indiquait que l’utilisation d’un solvant pour nettoyer les feuilles de tabac ne réduirait que de 10 à 40 % la quantité de polonium dans les feuilles de tabac. Autant dire que, même en lavant bien ses légumes cultivés en conventionnel, ces derniers contiennent également une quantité non négligeable de cet élément radioactif dangereux.

Les engrais de synthèse utilisés en agriculture sont composés d’azote, de phosphate et de potassium. Selon une dépêche de mai 2008, la consommation mondiale d’engrais est en pleine explosion, dépassant les 160 millions de tonnes contre 120 millions de tonnes en 1994, la France se félicitant pour 2007/2008 d’une hausse de 10 % des livraisons sur les trois éléments fertilisants. D’autre part, un sac de 50 kg d‘engrais contient 20 kg d’éléments, composés de 7,5 kg d’azote, 2,5 kg de phosphate, et de 10 kg de potassium. En d’autres termes, la quantité de phosphates, contenant du polonium radioactif, utilisée dans le monde est aujourd’hui de plus de 160 millions *2,5/50 = 8 millions de tonnes, contenant cet élément dangereux pour la santé, et répandues sur les surfaces agricoles de la planète.

Les éléments radioactifs comme le 210Po ont une durée de vie longue et s’accumulent dans les organismes vivants. Lorsque vous ingurgitez sur de longues périodes des aliments contenant des éléments radioactifs, ceux-ci se stockent et s’accumulent nécessairement dans vos organes. Il existe des incertitudes toujours ouvertes sur la question des faibles doses en ce qui concerne les radiations nucléaires, et le polonium radioactif présente à la fois un risque de toxicité chimique et un risque lié à la radioactivité. Nous étions avertis du danger des pesticides couramment utilisés en agriculture conventionnelle, mais voilà que nous apprenons également que les fertilisants chimiques couramment utilisés contiennent des éléments hautement nocifs, absorbés par les plantes et se retrouvant dans nos organismes.

L’épidémie de maladies et notamment le nombre de cancers que connaît la société moderne ne serait-elle pas due, en partie, à ce cocktail explosif de pesticides et d’élément radioactif que nous absorbons via l’agriculture chimique sur de très longues périodes ? Le microbiologiste Claude Bourguignon constatant l’état de dégradation avancée des sols agricoles dû à l’utilisation intensive d’engrais s’interrogeait déjà il y a quelques années sur la qualité de l’agriculture chimique moderne dans cette vidéo.


La gravité semble extrême, car si les médias relatent comme une « révélation » la présence de cet élément radioactif dangereux dans le tabac et issu des engrais chimiques, aucun d’entre eux ne fait apparemment le lien avec l’alimentation et l’agriculture conventionnelle qui utilise ces mêmes engrais chimiques ! Ce qui nous fait poser cette question d’une grande gravité : les journalistes professionnels ont-ils un cerveau, et défendent-ils encore de nos jours les intérêts des citoyens ?

Les réactions les plus appréciées

  • plume (---.---.---.228) 1er septembre 2008 14:44
    plume

    "les journalistes professionnels ont-ils un cerveau, et défendent-ils encore de nos jours les intérêts des citoyens ?"
    cette question est à mon avis devenu la QUESTION
    au vu des évènements et des articles ou émission qui sont diffusés à tous va

    on peut se demander si les journaliste français sont :

    a nul et incompétent
    b corrompu
    c sous influence
    d aveugle
    e les 4 possibilité en même temps

    je ne serrai pas contre d’avoir l’avis d’un vrais journaliste sur cette question !

  • Abolab (---.---.---.105) 1er septembre 2008 12:37

    Pour aller plus loin, l’état du Delaware informe dans une brochure sur le 210Po que l’on est exposé au Polonium soit en mangeant, soit en fumant, même s’il insiste sur l’idée de "faibles doses". Le 210Po est donc présent de manière significative dans l’alimentation conventionnelle et indique clairement la nature agricole de cette exposition au 210Po, liée aux pratiques de l’agrochimie.

    Le 210Po est un élément radioactif très nocif émettant des ondes alpha, et des études ont indiqué que les travailleurs longtemps exposé aux fertilisants chimiques présentent des risques de développement de cancer. 

    D’autre part l’industrie du phosphate américain génére par son activité d’importantes quantités d’uranium, du fait de l’extraction du phosphate dans les mines, et en 1997, cette production d’uranium représentait 16% du marché de l’uranium domestique américain.

    Autant dire que l’industrie du nucléaire et celle de l’agrochimie ont des intérêts communs qui dépassent les considérations environnementales et de pollution de l’environnement et y compris de l’alimentation humaine.

    Certaines personnes veulent faire croire que tout cela est connu depuis longtemps, voulant faire taire le questionnement sur ces questions. Or tout cela n’est pas connu du grand public et il s’agit clairement de taire des informations et empêcher aux citoyens de prendre connaissance des rouages du sytèmes agrochimique industriel et de toute la pollution qui y est associée.
     

  • Cassandre (---.---.---.96) 1er septembre 2008 15:06

    Pour sortir du n’importe quoi habituel, voici un peu de précision, issu du site de l’IRSN (ça remonte à l’attentat sur Litvinenko). A part ça, ça doit faire 20 ans que je sais qu’il y a du 210Po un peu partout, et spécialement dans le tabac. Qui cherche trouve... Mais n’en concluez pas que fumer du tabac bio est inoffensif : on surestime le danger des radioéléments, et on sous-estime celui des hydrocarbures (benzène, goudrons...), pour la plupart cancérigènes.

    "Découvert en 1898 par Marie Curie, le polonium 210 (210Po), produit de filiation de l’uranium 238, est un radionucléide naturel omniprésent à l’état de traces dans l’environnement, avec ses précurseurs, le radon 222 et le plomb 210. C’est le plus abondant des 29 isotopes du polonium, avec une période radioactive de 138,4 jours (ce qui est plutôt court, en 4 ans il ne reste rien, ndr).
    Son activité spécifique est très élevée : 1,66.1014 Bq par gramme de 210Po. Il émet à 99,999 % des particules alpha d’énergie égale à 5,304 MeV et à 0,001 % des rayonnements gamma d’énergie égale à 0,80 MeV, et se transforme en plomb 206 stable.
    Le radon 222, gaz radioactif précurseur du 210Po, est à l’origine d’une présence permanente du 210Po en suspension dans l’atmosphère (aérosols). Sa concentration dans l’air est de l’ordre de 50 mBq/m3 mais peut varier en fonction de l’importance locale de l’exhalaison du radon et de la présence d’activités industrielles favorisant son émission (activités minières, industrie des phosphates, etc.). Il est également émis en abondance par l’activité volcanique.
    On trouve également le 210Po dans les premiers centimètres des sols, sous l’effet de la décroissance radioactive du radon 222 dans les couches superficielles du sol et des retombées atmosphériques du 210Po en suspension dans l’air. Il se fixe alors sur les particules du sol de façon quasi irréversible, par co-précipitation avec des hydroxydes métalliques ou sous forme de sulfure. C’est un élément peu mobile, dont la concentration dans les sols varie de 10 à 200 Bq/kg (sol sec). Sa concentration peut être nettement plus élevée dans les résidus d’exploitation des mines d’uranium (15 000 à 22 000 Bq/kg).
    Dans les océans, il est émis directement dans l’eau ou par échange avec les formes volatiles de l’air. Il se présente généralement sous forme insoluble et associée à la phase particulaire ou colloïdale. De ce fait, il se retrouve piégé dans les sédiments lié à d’autres phases minérales ou précipité sous forme de sulfure.
    Le 210Po a également une origine artificielle : il peut être produit dans un réacteur nucléaire par bombardement neutronique de bismuth 209, générant ainsi du bismuth 210 qui se transforme alors, par émission bêta, en polonium 210 selon une période physique de 5 jours. Dans l’industrie, le polonium peut être utilisé dans les appareils qui ionisent l’air pour éliminer l’accumulation de charges électrostatiques produites, par exemple, lorsque l’on enroule du papier, des fils ou des feuilles métalliques.
     

    Comportement du polonium 210 dans l’environnement

    La voie d’entrée majoritaire du 210Po dans les végétaux terrestres est le transfert foliaire qui n’est pas, ou peu, suivi d’incorporation ni de translocation ; il reste principalement concentré sur les feuilles(*).

    Le transfert du 210Po aux animaux s’effectue principalement par ingestion. Les facteurs de transfert sont relativement importants mais varient en fonction du mode de vie des animaux (quantités ingérées) et des organes cibles. Ainsi, la concentration du 210Po varie entre 3,7.10-2 Bq/kg (produit frais) dans le muscle de bœuf et 332 Bq/kg dans le foie de Caribou.

    Les organismes aquatiques, en particulier le plancton et les invertébrés, ont la capacité de concentrer le 210Po présent dans l’eau, dans les tissus mous et les viscères pour les animaux. La capacité de concentration est moindre chez le poisson, les activités massiques les plus faibles étant observées au niveau de la chair, qui constitue la partie consommée par l’homme.

    Dans les eaux marines, le 210Po présente une forte affinité pour les matières en suspension. La voie principale d’entrée chez les animaux est l’ingestion. Le 210Po se concentre fortement dans les animaux marins où des activités beaucoup plus importantes que dans le milieu ambiant peuvent être observées dans certains organes, glande digestive des mollusques, hépatopancréas des crustacés, foie des poissons. A titre d’illustration, la concentration du 210Po habituellement observée dans les moules se situe entre 150 et 600 Bq/kg (produit sec). Dans le poisson, les concentrations sont plus faibles, de l’ordre de quelques Bq/kg (produit sec). Ainsi, le 210Po contribue à une part importante des doses reçues par les êtres humains du fait de la consommation de produits de la mer.


    (*) Le polonium 210 est notamment présent dans les feuilles de tabac, ce qui explique qu’il est retrouvé en plus grande quantité chez les fumeurs.

     

     

    Comportement du polonium 210 chez l’Homme

    Le parcours dans l’air des particules alpha émises par le 210Po est très court (inférieur à quelques centimètres). Pas conséquent, ce radionucléide n’est susceptible d’exposer l’organisme qu’en cas de contamination interne (incorporation par ingestion, inhalation ou injection) ou de contact cutané direct.

    De part sa présence dans l’environnement, l’homme est exposé en permanence au polonium 210, par inhalation et par ingestion. Ainsi, la dose efficace annuelle due à ce radionucléide est en moyenne d’environ 0,07 mSv pour un adulte. Le polonium 210 incorporé par l’homme est naturellement excrété dans les urines et les selles dans des quantités variables, les mineurs d’uranium et les fumeurs éliminant des quantités plus importantes que les non fumeurs. Du fait de l’équilibre qui s’établit entre l’incorporation et l’excrétion, l’activité totale présente en permanence en moyenne chez un adulte est estimée à environ 30 Bq (soit 0,18 picogrammes).

    Proche du soufre et du sélénium, le comportement biologique du polonium 210 est voisin de celui des terres rares. Une fois incorporé dans l’organisme, le polonium 210 se distribue rapidement dans les tissus mous via la circulation sanguine. Après ingestion, son absorption varie entre 10 % et environ 50 % en fonction de la forme physico-chimique sous laquelle il est administré. Dans le sang et dans le plasma, il présente une très forte affinité pour les hématies (90 % du polonium 210 contenu dans les éléments figurés du sang est lié aux globules rouges) et pour les protéines plasmatiques. Après ingestion ou injection, environ 30 % du polonium 210 incorporé se distribue dans le foie, la rate et les reins. Des concentrations supérieures à la moyenne des autres tissus (exceptions faites du foie, de la rate et des reins) sont par ailleurs observées dans la moelle osseuse et les ganglions lymphatiques, ainsi que dans les poumons, ces derniers étant l’organe cible du polonium 210 inhalé. Le radionucléide est alors éliminé dans les selles et les urines selon une période biologique d’environ 50 jours (temps au bout duquel la moitié de la quantité de 210Po a été excrétée de l’organisme), les quantités retrouvées dans les selles étant en moyenne 9 fois supérieures à celles mesurées dans les urines. Quelques études ont montré que le polonium 210 pouvait être également retrouvé dans les cheveux des personnes exposées.

    Le devenir du polonium 210 et sa toxicité ont fait l’objet de nombreux travaux expérimentaux menés dans les années 1940 à 1970 chez la souris, le rat, le lapin, le chat, le chien, le tamarin et le babouin. Ces études montrent qu’après injection ou ingestion de polonium 210 sous forme de citrate, chlorure, hydroxyde colloïdal ou nitrate (le citrate de polonium 210 semblant être le mieux absorbé), les animaux développent des signes cliniques et biologiques tels que, perte de poids, asthénie, état léthargique, dysfonctionnement des fonctions hépatique, rénale, splénique, pulmonaire, pancréatique, et hématopoïétique, atrophie des ganglions lymphatiques, sclérose des vaisseaux sanguins (notamment au niveau des reins et des testicules), l’ensemble de ces symptômes s’accompagnant d’une disparition quasi-totale des lymphocytes, avant que le décès n’intervienne généralement par collapsus cardiovasculaire. Les doses conduisant à la mort de 50 % des animaux dans un délai de 20 jours après l’intoxication sont de l’ordre de 18 nanogrammes/kg de poids corporel chez la souris, le lapin, le chat et le chien, et de 9 nanogrammes/kg de poids corporel chez le rat. Ces données expérimentales laissent présager que des quantités très faibles de polonium 210, de l’ordre de quelques microgrammes, seraient suffisantes pour se traduire par l’apparition d’effets délétères aigus chez l’homme.

    Quelques études menées chez le rat contaminé par injection d’une solution de nitrate de 210Po ont montré qu’une accélération de l’excrétion pouvait être obtenue après une administration rapide par voie intramusculaire ou sous-cutanée d’agents chélateurs présentant des groupements thiols, tels que le HOEtTTC (N,N’-di(2-hydroxyethyl)ethylenediamine-N,N’-bisdithiocarbamate) et le BAL (British Anti Lewisite ou 2,3-dimercaptopropanol). Avec ce dernier composé (traitement de référence en France), les rats traités présentaient une survie moyenne de 82 jours, contre 21 jours pour les rats non traités. Néanmoins, aucune étude validant ces données chez l’homme n’a été publiée à ce jour.

    Peu de données relatives à des expositions accidentelles au polonium 210 chez l’homme sont disponibles. Les cas connus à ce jour concernent des personnes exposées suite à un contact avec une source fuyarde de Po-Be : seules quelques perturbations transitoires sans conséquence clinique des fonctions hépatique (augmentation de la concentration plasmatique de bilirubine) et rénale (diminution de la perfusion) ont été observées chez ces personnes, dont l’activité incorporée en polonium 210 au niveau du corps entier variait de 0,034 à 2,41 nanogrammes.

  • Abolab (---.---.---.250) 1er septembre 2008 16:46

    Merci pour ces informations qui éludent cependant le fait que l’agriculture conventionnelle utilise des intrants contaminés par ce produit radioactif très toxique comme l’indiquent ce document que vous copiez-collez ici en commentaire.

    @ Pierre, on a bien compris que vous défendez le modèle agroindustriel actuel ultra-polluant.


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113 réactions à cet article

  • Abolab (---.---.---.105) 1er septembre 2008 12:37

    Pour aller plus loin, l’état du Delaware informe dans une brochure sur le 210Po que l’on est exposé au Polonium soit en mangeant, soit en fumant, même s’il insiste sur l’idée de "faibles doses". Le 210Po est donc présent de manière significative dans l’alimentation conventionnelle et indique clairement la nature agricole de cette exposition au 210Po, liée aux pratiques de l’agrochimie.

    Le 210Po est un élément radioactif très nocif émettant des ondes alpha, et des études ont indiqué que les travailleurs longtemps exposé aux fertilisants chimiques présentent des risques de développement de cancer. 

    D’autre part l’industrie du phosphate américain génére par son activité d’importantes quantités d’uranium, du fait de l’extraction du phosphate dans les mines, et en 1997, cette production d’uranium représentait 16% du marché de l’uranium domestique américain.

    Autant dire que l’industrie du nucléaire et celle de l’agrochimie ont des intérêts communs qui dépassent les considérations environnementales et de pollution de l’environnement et y compris de l’alimentation humaine.

    Certaines personnes veulent faire croire que tout cela est connu depuis longtemps, voulant faire taire le questionnement sur ces questions. Or tout cela n’est pas connu du grand public et il s’agit clairement de taire des informations et empêcher aux citoyens de prendre connaissance des rouages du sytèmes agrochimique industriel et de toute la pollution qui y est associée.
     

    • lolet (---.---.---.244) 16 septembre 2008 14:16
      lolet

      Bonjour
      Dans la foulée, vous auriez pu parler des 400 tonnes d’huile de tournesol frelatée, contenant de L’HUILE DE MOTEUR et qui a été vendue avec la bénédiction des plus hautes instances françaises et européennes !!!!!
      Cette huile ukrakinienne traffiquée apparemment par la maffia a été distribuée dans toute l’europe. Seul le "Canard enchaîné" en a parlé : 3 articles dans 3 journaux qui se suivaient ...

      Qui en a entendu parler ????
      Le salarié qui rentre le soir de son boulot et qui ingurgite de l’info en veux tu en voilà, est en fait lobotomisé par un système soit disant démocratique, informé ...etc .... mes fesses....
      Même Noam chomski finit par penser à un complot .... après plus de 40 ans de réflexion, de combats, il commence à ouvrir les yeux ....
      Regardez aussi le foin qui a été relayé dans la presse à propos des pesticides que l’on allait retirer de la vente : en réalité, pendant ce temps, l’europe venait d’augmenter les taux de pesticides "admissibles" PAR 20 !!!!

      Au fait : l’europe, c’est une démocratie ? 

    • Abolab (---.---.---.101) 17 septembre 2008 10:27

       Monsieur,

      La thématique de l’huile frelatée a été abordée par un rédacteur Agora Vox dans cet autre article Agora Vox :
      Le scandale du siècle

      D’autre part, pourriez-vous m’indiquer une source fiable quant à l’affirmation de nouveaux propos de Noam Chomsky concernant le 11 septembre, ou bien s’agirait-il d’une rumeur ?

      Cordialement

      PS : Pour les lecteurs Agora Vox suivant régulièrement mes articles, depuis le retour de la publicité sur le média, mes articles ne sont plus publiées. Sans parler de cause à effet, il est peu probable que je propose de nouveaux articles à la publication dans le futur.




    • Abolab (---.---.---.101) 17 septembre 2008 16:06

      Essai avec un nouvel article aujourd’hui.

  • cathy30 (---.---.---.135) 1er septembre 2008 12:57
    cathy30

    Merci abolab pour cet article constructif
    on comprend mieux avec ça les lobbies contre le tabac et l’alcool, seuls donneurs du cancer.
    Pour la vidéo proposée, elle est très interessante. Longtemps je me suis posée la question sur la cause des innondations, je n’ai pas pensé une minute à la culture intensive des sols dans l’agriculture.
    M bourgeron se demande jusqu’à quand l’équilibre va tenir ?J En quelques phrases il parle des sols qui meurent, des cancers, de la sécurité sociale, de l’obésité, de la population vieillisante et tout cela se tient, un seul fil conducteur, le profit.

    • Abolab (---.---.---.105) 1er septembre 2008 13:06

      Les inondations sont plus affaire de traitement des sols, comme le compactage du sol dû au labourage. L’industrie du tabac a dit avoir eu peur de "réveiller un géant" en taisant l’existence de polonium radioactif dans le tabac. Effectivement, cela concerne l’industrie du phosphate, l’industrie agrochimique et l’industrie du nucléaire, soit un vaste complexe industriel.

      Aussi, on comprend pourquoi l’information que des éléments radioactifs sont présents dans les engrais chimiques utilisés en agriculture conventionnelle esst soigneusement tenue à l’écart de l’opinion publique ou encore marginalisée et limitée à la seule industrie du tabac (qui n ’est pas à ces premiers scandales sanitaires).

      La présence de 210Po dans les engrais chimiques est un fait touchant également l’alimentation, tous comme les pesticides. Il s’ajout d’un rajout d’éléments radioactifs dans l’environnement en provenance de mines de minerais et notamment d’uranium.

  • Abolab (---.---.---.105) 1er septembre 2008 14:23

    Il est assez étonnant et révélateur de l’état déplorable de la presse générale actuelle, incapable de la moindre investigation, de faire une recherche Google News sur la question du polonium suite à cette information.

    Aujourd’hui, 01/09/08, absolument aucun organisme de presse ne fait état de la problématique agricole générale liés aux engrais phosphatés radioactifs :

  • plume (---.---.---.228) 1er septembre 2008 14:44
    plume

    "les journalistes professionnels ont-ils un cerveau, et défendent-ils encore de nos jours les intérêts des citoyens ?"
    cette question est à mon avis devenu la QUESTION
    au vu des évènements et des articles ou émission qui sont diffusés à tous va

    on peut se demander si les journaliste français sont :

    a nul et incompétent
    b corrompu
    c sous influence
    d aveugle
    e les 4 possibilité en même temps

    je ne serrai pas contre d’avoir l’avis d’un vrais journaliste sur cette question !

    • Pierrot (---.---.---.48) 1er septembre 2008 15:41
      Pierrot

      à @ Plume,

      Vous avez raison, ce journaliste du FIGARO qui publie une information connue depuis plus de 50 ans est malhonnête et recherche essentiellement l’appat du gain en diffusant une information peu précise et inutilement anxiogène.

      Il est incompétent.

      A recycler dans l’agriculture !

      Bonne journée.

    • Abolab (---.---.---.250) 1er septembre 2008 16:42

      Votre arrogance est exemplaire monsieur. L’information n’a clairement jamais été publiée en France dans la presse. 

    • plume (---.---.---.159) 1er septembre 2008 16:45
      plume

      je ne parle pas de CE journaliste en particulier mais du journalisme en général

      CE journalisme qui ne nous montre souvent une seule facette du monde et qui de temps à autre découvre (par oubli ou omission )que le problème est plus complexe que ça.
      Ce journalisme qui ne supporte pas d’être remis en question et qui nous imposes ça façon de voir le monde
       avec d’un cotés ses bonnes idées (d’expert et de professionnel ) et les gentils et de l’autre les méchants qui ne comprennent rien à rien .

      et ma question vise CE journalisme et ces journalistes

    • Abolab (---.---.---.250) 1er septembre 2008 16:54

      Plume, je partage votre point de vue. Ce journalisme même qui ressemble de plus en plus à du copié-collé très conformiste

    • Pierrot (---.---.---.48) 1er septembre 2008 18:10
      Pierrot

      à @ abolab,

      mais si plusieurs centaines d’articles scientifiques ce n’est pas rien.

      Mais peut être n’étiez vous pas né en 1960 ou gardez vous la tête dans le sable.

      Le polonium 210 est un radiotoxique extrêment radiotoxique.

      C’est un des principaux responsable (avec plus de 50 autres substances cancérigènes chimiques) des cancers des fumeurs.
      Ce n’est pas une découverte récente sauf pour les journalistes incultes, probablement à la suite de l’assassinat récente du russe L. par injection de 210 Po.
      Dire et redire constemment une stupidité sur une pseudo découverte récente ne changera jamais la vérité.

      Les faits sont là, les documents existent.

      Dites simplement : je ne savais pas et je vous croirais.

    • sisyphe (---.---.---.215) 1er septembre 2008 19:28
      sisyphe

      @ Pierrot

      Le problème n’est pas qu’il ou que je ne savais pas. 
      Le problème est que, à part quelques informés, PERSONNE ne le savait, et que l’information n’ a jamais été diffusée à grande échelle. 
      Autant, pour le tabac, le polonium ne fait que se joindre à d’autres éléments cancérigènes, et le danger est (maintenant) signalé sur les paquets,
      autant pour sa présence dans la nourriture de l’agriculture industrielle, les consommateurs n’en sont pas avertis. 
      Alors, au lieu de jouer les je-sais-tout, et de prendre de haut ceux qui n’en savent rien, que n’avez vous vous-même, puisque vous êtes dans le secret des dieux, contribué à répandre l’information ? 

      Non assistance à personnes en danger : pas de quoi venir rouler les mécaniques !

    • Abolab (---.---.---.56) 1er septembre 2008 19:31

      @ Pierrot, je ne nie pas l’existence de recherches scientifiques sur le 210Po. Je remarque que la question de la présence de cet élément dans les engrais phosphatés de l’agrochimie n’a jamais été abordée par la presse francophone, et la question ne semble pas non plus avoir été débattue par les autorités publiques.

      La preuve en est que les seules documents publics sur internet sur la question sont en anglais.

      D’autre part, considérant les articles scientifiques sur le 210Po, il en existe effectivement, car il s’agit d’un élément présent à l’état naturel en petites quantités dans la croûte terrestre et à certains endroits particuliers.

      Cependant, en ce qui concerne son utilisation spécifique de fait dans la fabrication des intrants agricoles, il ne semble pas que la question soit largement étudiée, ce qui pose comme tout ce qui a attrait à l’alimentation des questions sanitaires et environnementales à ne pas éluder.

    • krolik (---.---.---.195) 1er septembre 2008 20:02
      krolik

      Mais vous ne savez pas faire un plus un égale deux ma parole.

      Il est bien connu que les phosphates marocains contiennent de grande quantité d’uranium, puisque cette quantité au Maroc est estimée à 25 milions de tonnes d’uranium soit plus que les réserves exploitables facilement connues actuellement d’uranium dans le monde : 17 millions de tonne.

      Dans la mesure où il a été annoncé que AREVA allait commencer à étudier avec les Marocains un process d’extraction d’uranium de ces phosphates cela veut dire que le process technologique n’existe pas...
      Vous avez écrit qu’aux USA on extrayait de l’uranium des phosphates américains j’aimerais avoir plus de détails sur le process...

      L’uranium conduit immuablement à la chaîne de décroissance expliqué par Pierrot avec les éléments clés que sont le 210Po et le 210Pb.
      Le 210Po est présent sur tous les terrains, y compris bassin parisien à raison de 10 000Bq/m2, le 210Pb également pour la même valeur. Et en sus on oublie la décroissance du throrium qui conduit également à une gaz lourd le thoron..etc...

      Lisez un bouquin de radioprotection édité chez Lavoisier, ça existe...

      La composition des cendres de cigarettes est publiée régulièrement, Science et Vie c’était en 1965, mais depuis ils ont du replacer l’article régulièrement comme un marronier ils sont à l’affût de ce genre de trucs à mettre la frousse (et dans ce cas c’est justifié).
      La frousse anti-nucléaire a monté sous l’impulsion des anti-électronucléaires.
      A une époque la nucléaire avait "bonne presse", les Belges construisaient l’Atominium à Bruxelles pour leur exposition universelle. La pub de l’eau de Plancoët était "l’eau la plus radioactive de France", et c’était vrai, le Ministère de la santé l’a interdit à la vente, et maintenant l’eau de Plancoet existe toujours mais c’est une autre source..

      Comme le souligne Pierrot : Ne fumez pas...C’est écrit sur les paquets de cigarettes. La présence de polonium n’y change rien à pas grand’chose.
      Maintenant si vous pensez que la "frousse anti-polonium" peut convaincre des fumeurs d’arrêter alors qu’ilslisent que c’est dangereux sur chaque paquet depuis des années et qu’ils continuent.. pourquoi pas...
      Mais ce n’est pas parce que vous ne saviez qu’il faut accuser ceux qui savent. Des publications dans des congrès sur le sujet phospahte / uranium / polonium / agriculture il y en a eu des paquets. Si les journalistes "people" auprès desquels vous cherchez votre enseignement n’ont pas fait le relais c’est que le public n’était pas en mesure de s’intéresser encore à ce sujet et ne formait pas un "espace clients" suffisant. Maintenant que vous êtes bien demandeurs ils vous servent.
      Et à lire ce qu’on lit sur ces fils ils ont gagné...

      @+

    • Abolab (---.---.---.56) 1er septembre 2008 20:03

      Un esul exemple, une étude anglaise parle de la contamination radioactive des produits agricoles par le 210Po et le 210Pb, en l’assimilant à une radioactivité naturelle sans le moins du monde évoqué son origine humaine via les engrais phosphatés.

      Elle indique pourtant que des concentrations élevées, bien sûr cela varie entre les sites, ont été retrouvées dans les abats et les céréales :
      "Higher concentrations were typically found in offal and cereals."

      Elle estime par ailleurs que la dose maximale autorisée ou recommandée serait de 120 μSv par an et par adulte.

      An assessment of 210Pb and 210Po in terrestrial foodstuffs from regions of England and Wales 
      P. McDonalda, D. Jacksona, D. R. P. Leonardb and K. McKay*, a



    • krolik (---.---.---.195) 1er septembre 2008 21:42
      krolik

      Avec une alimentation ordinaire, non spécifiquement bio on se prend naturellement 1millisieverts/ an ou environ 0,1microsievert/heure
      Ce qui intègre notre propre rayonnement, celui sur lequel on vit, ce que l’on mange.

      Il n’y a pas de norme spécifique pour le polonium c’est le total annuel qui compte qui est un compromis de "tout".
      Dans le Delaware, de même que dans toute la Nouvelle Angleterre, qui est située sur un massif granitique (le même que le massif armoricain) ils sont sensibles au radon. Si l’on veut faire construire une maison dans ces régions il y aura obligation d’installer un aspirateur à radon dans le "basement".
      Donc au Delaware vous avez trouvé quelques informations.
       A titre indicatif pour recevoir 1mSv en une année il faut ingérer soit :

       800Bq de 210Po

       4000Bq de plutonium 239

       4500 Bq de thorium 232

       22000 Bq d’uranium 238

       76900 Bq de césium 137

       55 000 000 Bq de Tritium

      A titre indicatif en Bretagne on prend environ 0,5µSv/heure
      Mais dans le Kérala en Inde cela monte jusqu’à 5µSv/h
      Le reconrd référencé absolu se trouvant dans la ville de Ramar en Inde près de la Caspienne où cela peut monter jusqu’à 150µSv/heure soit 1500 fois plus qu’à Paris !!!

      Ce sont surtout les ordres de grandeur qu’il faut avoir en tête.

      @+

    • krolik (---.---.---.195) 1er septembre 2008 22:09
      krolik

      Rectificatif la ville de Ramar est en Iran sur les bords de la Caspienne et pas en Inde, mais vous aurez corrigé.
      Des réserves d’uranium importantes en Iran ce qui fait d’ailleurs que les Iraniens tiennent tant à un programme nucléaire "civil" mais ça c’est un autre problème.
      @+

    • Abolab (---.---.---.56) 1er septembre 2008 22:36

      Je ne vois pas où vous voulez en venir Monsieur.

      Avez-vous des références quant à la quantité de polonium présente dans les engrais du commerce ? 

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