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Accueil du site > Actualités > Santé > Proposition Massonneau : euthanasie et suicide assisté

Proposition Massonneau : euthanasie et suicide assisté

« Au crépuscule d’une vie d’ascète escarlapien, toute entière consacrée à soulager les souffrances des anciens du cours Simon, nominés pour les Sept d’Or, il avait découvert, après des nuits entières de veille au chevet des comateux du gratin, que ceux-ci ne souffraient plus dès qu’ils étaient morts. Partant de ce principe simple, il conçut l’idée révolutionnaire de finir lui-même ses patients par infection intraveineuse de jus d’amanite phalloïde. » (Pierre Desproges, "L’Almanach", février 1988).



On ne peut pas dire que le groupe écologiste à l’Assemblée Nationale a fait dans la finesse dans ses travaux parlementaires. Alors que le gouvernement s’est engagé, depuis juin 2014, dans la voie d’un consensus fort à propos de la fin de vie, basé sur le rapport Claeys-Leonetti remis le 12 décembre 2014, les députés sont en train de débattre, ce jeudi 29 janvier 2015 à partir de 9 heures 15 et le mardi 3 février 2015, de la proposition de loi n°2435 « visant à assurer aux patents le respect de leur choix de fin de vie » déposée par la députée EELV Véronique Massonneau le 9 décembre 2014.

En clair, ce court texte, qui fait seulement sept articles et huit pages en tout, veut instituer très imprudemment en France l’euthanasie et le suicide médicalement assisté. Au moins, contrairement à ses prédécesseurs pour ce genre de proposition, Véronique Massonneau n’a pas été dans l’habillage sémantique avec des expressions assez hypocrites de type "aide à mourir" etc.

En effet, elle évoque dans sa proposition clairement les deux expressions : « Toute personne majeure et capable, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, infligeant une souffrance physique ou psychique inapaisable ou qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier, dans les conditions strictes prévues au présent code, d’une euthanasie ou d’un suicide médicalement assisté. ». Et pour les questions d’assurance, une telle personne serait « réputée décédée de mort naturelle ».

Le texte a donc d’abord été débattu au sein de la Commission des affaires sociales dans la matinée du 21 janvier 2015, soit quelques heures seulement avant le débat sans vote sur la fin de vie voulu par le gouvernement (j’y reviendrai). Comme le gouvernement a décidé de soutenir la proposition Claeys-Leonetti qui sera débattue en principe au début du mois de mars 2015, la commission a rejeté complètement le texte de Véronique Massonneau.

Néanmoins, il est resté à l’ordre du jour, puisque chaque groupe a le droit de discuter du texte qu’il a choisi. Je propose de revenir sur le débat qui a eu lieu sur ce texte en commission.

Martine Pinville (PS) a ainsi été très claire dès le départ : « Compte tenu des travaux engagés et du dépôt annoncé de la proposition de loi de MM. Alain Claeys et Jean Leonetti dont nous pourrons débattre au mois de mars, le groupe socialiste ne votera pas pour celle qui nous est présentée ce matin. ».

Jean Leonetti (UMP), l’expert parlementaire en la matière, a ensuite tenu à faire le point avec la situation que connaît Vincent Lambert : « Permettez-moi de souligner que l’affaire Vincent Lambert n’a rien à voir avec le droit à l’euthanasie ou au suicide médicalement assisté : dans n’importe quel pays, quelqu’un qui n’a pas émis de directive pose un problème. Rappelons que la France est le seul pays à avoir inventé une procédure qui permet de mettre fin à ces prolongations artificielles de la vie. Dans les autres pays, y compris dans ceux qui ont légalisé l’euthanasie ou le suicide médicalement assisté, l’affaire Vincent Lambert ne se réglerait pas. (…) Sur les 30 000 à 50 000 arrêts de traitements de survie qui sont décidés chaque année en application de la procédure française, il pourra toujours y avoir un cas où la famille se déchire et qui est soumis aux tribunaux. ».

Opposé à la proposition, Jean Leonetti a parlé de la « rupture de digue » : « On part toujours d’un cadre extrêmement strict, et je ne remets pas en cause la sincérité de Véronique Massonneau quand elle veut réserver ce droit [à l’euthanasie ou au suicide médicalement assisté] aux seuls adultes. Pour autant, on constate qu’en Belgique, l’autorisation d’euthanasie existe pour les malades mentaux et les mineurs, et qu’en Suisse, 30% des suicides assistés concernent des personnes qui n’ont pas de maladies graves et incurables mais qui sont seulement âgées et lasses de vivre. Lorsqu’on ouvre un droit de ce type, il est extrêmement difficile de le circonscrire. ».

Par ailleurs, Jean Leonetti a rappelé aussi une évidence : « Il est difficile pour une société de combattre le suicide tout en l’autorisant pour certaines personnes. (…) Il faut respecter la volonté de l’individu, mais également protéger les personnes vulnérables. Lorsqu’une personne arrive à l’hôpital après une tentative de suicide, elle est réanimée. Toutes les sociétés essaient de lutter contre le suicide, le considérant davantage comme le signe d’une souffrance que comme l’expression d’une liberté individuelle. Comme Robert Badinter, je pense que lorsque l’on touche à des droits fondamentaux tels que le droit à la vie, on prend le risque de fragiliser les plus vulnérables. ».

Enfin, Jean Leonetti a voulu aussi reprendre correctement quelques résultats de sondages qui sont généralement brandis un peu rapidement : « Majoritairement, les Français préfèrent mourir tout de suite plutôt qu’après un mois de souffrance. En revanche, ils préfèrent des soins palliatifs qui atténuent la souffrance, quitte à ce qu’ils raccourcissent la vie, plutôt que la mort donnée. Attention aux réponses trop simples sur des problèmes éminemment complexes et divers ! ».

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Rémi Delatte (UMP) a souligné le manque de finesse de la proposition : « Plus que jamais, la sagesse doit primer. Or, je vois beaucoup d’imprudences dans cette proposition de loi. ». Selon lui, les experts ont tous été opposés à cette proposition : « Aucun de ces rapports ne préconise l’euthanasie et le suicide médicalement assisté, dispositions qui ont conduit les pays qui les ont adoptées à constater un accroissement des pratiques hors champ légal. » et en plus, la proposition est restée vague sur la responsabilité médicale : « Rien n’est précisé. Il y a manifestement un renoncement à la dimension collégiale, qui est pourtant primordiale car elle constitue un rempart à d’éventuelles dérives. ».

Fernand Siré (UMP) a parlé, lui, de sa longue expérience de médecin généraliste : « Parfois, un malade qui souffre me regarde comme si j’allais l’assassiner quand il voit la seringue de morphine que je m’apprête à lui administrer, à cause de cette légende sur l’injection du médecin qui provoque la fin de vie. C’est un regard difficile à supporter. Le rôle du médecin est de soigner, pas de tuer. Tant qu’il s’agit de soigner les patients pour les empêcher de souffrir jusqu’au bout, tous les médecins sont d’accord. Quand il s’agit d’arrêter la vie, c’est un autre problème. ».

De son côté, Bernard Perrut (UMP) est revenu aussi sur l’interdit de la mort : « La responsabilité du politique est de privilégier avant tout une approche palliative qui valorise le malade. En proposant de légaliser l’euthanasie et le suicide médicalement assisté, vous levez un interdit et ouvrez la voie à de plus en plus de transgressions. Il suffit d’observer l’escalade qu’ont connue la Belgique et les Pays-Bas pour s’en convaincre. Souhaitant créer un droit à la fin de vie, vous vous aventurez sur une pente glissante menant à la reconnaissance d’un droit à la mort. Au lieu de légaliser l’euthanasie, mieux vaudrait, au contraire, augmenter l’offre de soins palliatifs sur le territoire, et accompagner les mourants dans la dignité. Le médecin doit respecter le malade et le législateur doit garantir l’interdit, fondateur de toute société, du droit à la mort. Ces limites sont inhérentes à notre humanité, humble et fragile au soir de la vie, mais jamais dépouillée de sa dignité intrinsèque. ».

Jean-Pierre Barbier (UMP), pharmacien, s’est arrêté sur la seule expression du "suicide médicalement assisté" : « Selon moi, le suicide relève d’une décision individuelle, qu’il soit assisté ou pas. Il est vécu comme un constat d’échec, tant par la société que par les familles concernées. Pourquoi en serait-il autrement lorsqu’il s’agit d’une personne en fin de vie ou requérant une assistance ? Le deuxième terme, "médicalement", me rappelle que le médecin est là pour soigner, guérir et soulager, et non pas pour donner la mort. Quant au troisième terme, "assisté", c’est le plus important. L’euthanasie est aussi pratiquée (…) dans l’État d’Oregon, mais le suicide n’y est pas assisté : la personne concernée doit se procurer elle-même le sédatif nécessaire. On s’est aperçu que, dans ces conditions, 50% des personnes n’allaient pas jusqu’au bout de l’acte. L’assistance au suicide soulève donc la question du libre-arbitre, si la personne va jusqu’au bout, sera-ce par sa volonté ? ».

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Gilles Lurton (UMP) a pris la défense des médecins : « Vous considérez la possibilité de mettre un terme à sa vie comme un droit. J’estime, pour ma part, que le corps médical doit avoir le droit de refuser de mettre un terme à la vie. Car c’est lui qui, in fine, aura la responsabilité de commettre l’acte ultime. Il ne faudrait pas qu’il devienne l’otage de son malade. ».

Bernadette Laclais (PS), l’ancienne maire de Chambéry qui avait voté contre le mariage gay, s’est voulue plus consensuelle et a résumé les deux enjeux : « D’un côté, il y a le droit de l’individu de garder la maîtrise de son destin et de voir ses souhaits respectés au mieux. (…) De l’autre côté, il y a le devoir de la société de garantir la protection des plus vulnérables et de prévenir les excès. Or, en la matière, la frontière entre certitude et questionnement se révèle souvent fort fragile. ».

Annie Le Houérou (PS), enfin, a repris la contradiction sur le suicide : « Comment juger du caractère insupportable d’une souffrance liée aux maladies psychiques ? Le suicide médialement assisté est une violence pour certains d’entre nous, qui ne sont pas prêts à accepter cet accompagnement au passage à l’acte. La mortalité par suicide est un fléau, tout particulièrement en Bretagne (…). Alors, face à cette surmortalité persistante, la région a fait de la lutte contre le suicide une priorité sanitaire, le texte de Véronique Massonneau a de quoi interroger. ».

En raison de l’opposition du groupe socialiste et aussi des groupes UMP et UDI, la proposition de loi de Véronique Massonneau aura donc d’autant moins de chance d’aboutir que la plupart des députés préfèrent attendre le texte Claeys-Leonetti qui sera soutenu par le gouvernement et une grande partie de l’opposition dans un mois.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (29 janvier 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L'impossible destin.
Présentation du rapport Claeys-Leonetti (21 janvier 2015).
Le rapport Claeys-Leonetti du 12 décembre 2014 (à télécharger).
Vidéo de François Hollande du 12 décembre 2014.
Rapport du CCNE sur le débat public concernant la fin de vie du 21 octobre 2014 (à télécharger).
Le verdict du Conseil d'État et les risques de dérives.
Le risque de la GPA.
La décision du Conseil d'État du 24 juin 2014 (texte intégral de la déclaration de Jean-Marc Sauvé).
L'élimination des plus faibles ?
Vers le rétablissement de la peine de mort ?
De Michael Schumacher à Vincent Lambert.
La nouvelle culture de la mort.
La dignité et le handicap.
Communiqué de l'Académie de Médecine du 20 janvier 2014 sur la fin de vie (texte intégral).
Le destin de l'ange.
La déclaration des évêques de France sur la fin de vie du 15 janvier 2014 (à télécharger).
François Hollande.
La mort pour tous.
Suicide assisté à cause de 18 citoyens ?
L’avis des 18 citoyens désignés par l’IFOP sur la fin de vie publié le 16 décembre 2013 (à télécharger).
Le Comité d’éthique devient-il une succursale du PS ?
Le site officiel du Comité consultatif national d’éthique.
Le CCNE refuse l’euthanasie et le suicide assisté.
François Hollande et le retour à l'esprit de Valence ?
L’avis du CCNE sur la fin de vie à télécharger (1er juillet 2013).
Sur le rapport Sicard (18 décembre 2012).
Rapport de Didier Sicard sur la fin de vie du 18 décembre 2012 (à télécharger).
Rapport de Régis Aubry sur la fin de vie du 14 février 2012 (à télécharger).
Rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie du 28 novembre 2008 (à télécharger).
Loi Leonetti du 22 avril 2005 (à télécharger).
Embryons humains cherchent repreneurs et expérimentateurs.
Expérimenter sur la matière humaine.
La découverte révolutionnaire de nouvelles cellules souches.
Euthanasie : les leçons de l’étranger.
Euthanasie, le bilan d’un débat.
Ne pas voter Hollande pour des raisons morales.
Alain Minc et le coût des soins des très vieux.
Lettre ouverte à Chantal Sébire.
Allocation de fin de vie.

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11 réactions à cet article    


    • howahkan howahkan Hotah 29 janvier 2015 12:11

      On va y arriver à cela........soleil vert les cadavres humains des « suicidés » sont transformés en nourriture .

      ceci a déjà été fait avec des animaux........et les farines animales

      il ne tient qu’aux gens de bonne volontés de nous débarrasser de ces charognards....malades mentaux graves avant tout....

       y a t’ il une telle bonne volonté ? je n’en suis pas sur ??


      • Gnostic Gnostic 29 janvier 2015 13:31

        BRAVO Véronique MASSONNEAU pour votre courage

         

        Note : plus de 90% des français sont favorables à la légalisation de l’euthanasie (pour ceux qui la demandent). Sondage IFOP Octobre 2013

         

        Sylvain Rakotoarison lisez donc ça :

        http://www.bvoltaire.fr/eloisegloria/euthanasie-delivrez-nous-du-mal,143210

         

        Ça vous rendra plus humain

         

         

        A propos du fric :

        MAIS OUI IL FAUT GARDER LES MALADES INCURABLES et les VIEUX EN FIN DE VIE (même s’ils demandent à MOURIR) le plus longtemps possible et tant pis si ils souffrent car ça rapporte un FRIC incroyable aux labos pharmaceutiques  !

        Et il ne faut pas oublier le juteux business des maisons de retraites qui génère plus de bénéfices que l’immobilier de luxe !

        SURTOUT pas une LOI pour aider à mourir, on perdrait des clients qui nous rapportent tant de pognon. Gardons la loi LEONETTI qui ne change rien.

         

        Ah OUI SURTOUT PAS UNE LOI sur L’EUTHANASIE (qui signifie en grec la bonne mort) pour ceux qui en ont fait la demande anticipée (et SEULEMENT POUR CEUX-LA !) quitte à filer des enveloppes de CINQUANTE MILLE EUROS en cash aux députés pour qu’ils refusent une telle loi.

        AMEN.

         smiley


        • Gnostic Gnostic 29 janvier 2015 13:37

          Contempteurs de la mort douce, connaissez-vous la douleur inextinguible qui vous cloue au fond d’un lit, celle qui résiste à tous les espoirs et à toutes les médecines ?

          Connaissez-vous les couloirs feutrés des centres de soins palliatifs où la loi Leonetti vous octroie la permission de crever lentement de faim et de soif en silence, dans les ténèbres d’un corps qui se décharne, qui se couvre d’escarres puis de marbrures, dont on ne sait s’il perçoit encore la lumière du jour, le bruissement du monde qui s’éveille, le parfum de ceux qui veillent ?

          Connaissez-vous les cris des familles qui se fissurent de ne pas savoir où commence l’acharnement thérapeutique et où s’achève l’attente d’un miracle qui n’arrive pas ?

          Connaissez-vous l’abattement d’entrer en consultation avec une migraine et d’en ressortir avec une tumeur au cerveau et un sursis de six mois de souffrances à la clé ?

           

          Si l’on part du principe que la mort est un mauvais moment à passer, autant éviter qu’il s’éternise. Tout est affaire de moral. Et de morale. Mais « n’oubliez jamais que ce qu’il y a d’encombrant dans la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres ».

           

          Nier au patient son droit ultime à décider de l’issue qu’il choisit d’emprunter revient à le réifier et lui ôter par là même le peu de vie qui subsiste en lui. Et tandis qu’il s’étiole en attendant des fins meilleures, les commissions parlementaires et les comités d’éthique, plus soucieux de préserver les intérêts des laboratoires pourvoyeurs de molécules, décrètent qu’il pourra bien patienter encore un peu dans ses draps sales.

           

          On nous dit qu’il faudrait davantage d’unités de soins palliatifs et de prises en charge à domicile. C’est l’évidence. Mais le plus beau des mouroirs ne saurait magnifier le teint blafard d’une agonie et la douleur qui l’accompagne.

           

          On nous dit : « soulager ». Mais soulager quoi ? La douleur, le désespoir, l’attente interminable, la détérioration physique, mentale, la confiscation du libre arbitre, de l’amour-propre ? En deçà de quel seuil soulager est-il plus charitable qu’abréger ?

          Jusqu’à présent, la loi Leonetti prévoyait que l’arbitrage du médecin primait sur celui du malade, alors que ce dernier est quand même le principal concerné. 

          La fin de vie ne peut se réduire à un simple déballage de chiffres ; ceux-ci sont toutefois éloquents : 94 % des sondés se déclarent favorables à l’euthanasie active. Probablement sont-ils – et seront-ils – de plus en plus nombreux, du fait du vieillissement de la population et des pathologies incurables liées à l’âge, à y être confrontés.

          Accorder l’euthanasie active ou le suicide assisté à ceux qui veulent déposer les armes ne signifie nullement l’imposer à ceux qui, par religion ou philosophie, refusent d’abandonner le combat. C’est une question de liberté individuelle et de dignité, une dernière maîtrise de notre destin, quand le corps n’a pas tout à fait lâché mais que l’âme s’échappe déjà quelque part ailleurs.

           

          Ce texte sublime est de Eloise Gloria



          • foufouille foufouille 29 janvier 2015 14:43

            perso, j’ai pas vu la surmédicalisation et surtout la morphine en campagne.
            si je me souvient bien 80% des hôpitaux sont nul pour le soulagement de la douleur car c’est dans la tête.
            amélioré la formation continue des médecins serait beaucoup mieux.

            le dernier « suicidé » ADMD qui est passé à la télé avait pas trop l’air d’accord pour crever, truc définitif.


            • alain_àààé 29 janvier 2015 17:04

               attand demander aux personnes incurables ce qu ils y pensaient.on voit que vous melengez les malades mais aucun ne fait de cadeaux aux malades mentaux pouvez vous vous possez la question pourquoi ces medecins ou autres para medicaux ne font que repetez depuis le debut de l arriveé de l homme les malades mentaux posent problemes ?
              on crée des nouvelles formes de medecine tel« les pschy etc qui trouve une solution a tous vos problemes vous ne savez baisez je vais vous montrez comment on fait »
              quel dommage d enfermé cette population qui souffrent et sont obligé de se caché toute leur vie


              • Depositaire 29 janvier 2015 20:26

                En dehors des considération émotionnelles qui n’ont pas grande valeur, il y a un certain nombre de faits que manifestement on ne prend pas en compte.

                Tout d’abord, quoiqu’en pensent certains, il ne faut pas beaucoup de courage pour se suicider, au contraire. C’est la suprême lâcheté ! Admettre le suicide assisté médicalement c’est renoncer clairement à notre humanité ! D’un autre côté, il est évident qu’il ne faut pas non plus poursuivre dans l’acharnement thérapeutique.

                Mais si on va au fond du problème, on se rend compte que ce qui est en cause, c’est tout simplement la santé humaine. De nos jours, avec ce système aberrant de modèle de société, tout est source de profit. La nourriture qui est polluée empoisonnée par les pesticides, la terre brûlée par les engrais chimiques qui diminuent d’une façon drastique la valeur nutritive des aliments, une alimentation excessivement carnée et sucrée, une médecine plus préoccupée par le profit que par la guérison, une pollution des corps et des esprits, etc.

                Nous sommes dans une société en pleine décadence. On peut même dire que les sociétés humaines d’aujourd’hui sont en grande partie subverties. Le mensonge, l’hypocrisie, le conflit de tous contre tous, le consumérisme à outrance, l’exaltation des pires tares sont aujourd’hui montrés en exemple et présentés comme des modèles à suivre. Au contraire les valeurs de noblesse, de sagesse, de solidarité, de compassion, de miséricorde, de bien vivre ensemble, sont méprisées, rejetées comme des superstitions dont plus tôt on s’en débarrassera, mieux on pourra vivre, etc. Voilà la nature du problème de fond sur lequel on n’entend pas beaucoup de réactions.

                Si un nombre croissant d’individus arrivent en fin de vie dans des conditions atroces, quelle en est la cause, sinon ce que je dénonce plus haut ? Pourquoi n’y a t-il pas une réflexion profonde et fondamentale sur ce sujet ? Pourquoi devrions-nous considérer, devant l’aveuglante évidence de son contraire, que ce système d’économie de marché est le modèle par excellence et le seul valable pour l’humanité ? Alors qu’il n’est que aberration totale. Pour s’en convaincre qu’il suffise de regarder les dégâts qu’il cause. Ca se passe de commentaires. Et que peut-on attendre de politiciens menteurs et crapuleux ? Rien de bon. Inutile de leur faire confiance, ils ont plus que prouvés qu’ils en sont indignes.


                • sls0 sls0 30 janvier 2015 03:24

                  La moitié des dépenses de santé se fait pendant les trois dernières années de vie.
                  Je me suis expatrié dans un pays qui n’a pas les moyens pour les trois années, ouf un peu de normalité (disons ’’ma normalité’’)

                  Pour quelqu’un qui s’est fait une vie de merde à quoi servent ces trois années.
                  Pour celui qui s’est fait une vie intéressante et bien rempli il se dit pourquoi ces trois années de merde qui risque de foutre un bilan heureux en l’air ?

                  On est responsable de 90% des évènements qui font notre vie c’est pour cela que je me permet d’écrire ’’qui s’est fait une vie’’.
                  Il est facile de dire ’’c’est la faute de l’autre’’ mais l’autre ne représente que 10%.
                  J’aurai pu prendre les 80-20% de Pareto, ça ne change rien tant que l’on ne descend pas sous 50%.

                  Sans cet acharnement des trois dernières années, le problème du suicide se pose un peu moins.

                  Tant que ça n’a pas d’impact sur la vie des autres, les gens font ce qu’ils veulent de leur vie.
                  Le chagrin, les interdits religieux, c’est du privé je ne les mets pas dans la catégorie impact.


                  • fred.foyn Le p’tit Charles 30 janvier 2015 08:54

                    Une p’tite parenthèse sur ce douloureux sujet...Mitterant a eu droit a un suicide assisté avec son médecin il me semble..et a l’époque tout le monde était d’accord.. ?

                    Alors pourquoi cette régression aujourd’hui...seul les puissants ont droit à des privilèges.. ?

                    • astus astus 30 janvier 2015 12:17

                      Tous les opposants à ces avancées sociétales sont les mêmes qui s’opposaient aux droits des femmes, à la maîtrise de la conception, à la suppression de la peine capitale, à la diminution des douleurs de l’enfantement et de la mortalité infantile ou au mariage homosexuel.

                       
                      Ils nous répètent en boucle que les médecins sont là pour soigner non pour donner la mort comme si les meilleurs soins du meilleur médecin du monde ne se terminaient pas toujours par la mort du patient et comme si la cause réelle de celle-ci n’était pas la vieillesse, la maladie et la souffrance.

                      Il suffit à présent que les médecins, qui n’ont presque aucune formation à la douleur, physique et psychique, et qui se sont révélés impuissants à promouvoir partout des services de soins palliatifs, continuent de se comporter en supposés maîtres de la vie et de la mort comme s’ils étaient des dieux au lieu de se contenter d’être d’humbles passeurs au service du patient car rémunéré directement ou indirectement par celui-ci.

                      S’il faut accepter l’échéance inévitable de la mort il faut fermement refuser toute déchéance évitable. Euthanasie signifie « bonne mort ». Quant au cas Lambert, qui n’avait pas rempli les directives anticipées mais avait exprimé nettement de son vivant qu’il ne souhaitait aucun acharnement thérapeutique n’est-il pas vrai que si la famille avait dû payer les soins il y a longtemps que le cas serait réglé ? 

                      Une grande majorité de français est lasse de toutes ces hypocrisies rétrogrades.

                      • foufouille foufouille 30 janvier 2015 16:17

                        « Euthanasie signifie « bonne mort ». »
                        donc il y a une mauvaise mort ........
                        il faudrait songer à achever les blessés aux bords des routes car ça coutes cher à la sécu.

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