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Prozac : autorisation de castrer dès 8 ans

L’AFFSAPS vient d’autoriser les prescriptions de Prozac aux enfants à partir de 8 ans. Etrangement, c’est elle-même qui décrit les effets ravageurs de ce médicament dangereux, tant sur les tendances suicidaires de nos enfants que sur le développement de leurs organes sexuels.

Pourquoi s’inquiéter ? Ils doivent bien connaître leur affaire ces gens-là...

Eh oui, ils connaissent bien leur affaire, ils savent qu’avec les millions dont ils disposent grâce à la manne des lobbies pharmaceutiques, peu importe le scandale, tout sera justifié et rentrera dans l’ordre.

Le Prozac est l’un des antidépresseurs les plus dangereux actuellement sur le marché. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est eux !

Dans sa brochure Le Bon Usage des antidépresseurs chez l’enfant et l’adolescent, dont le titre même me fait froid dans le dos, l’AFSSAP décrit les risques du Prozac (qu’elle conseille quand même).

Tout d’abord, l’augmentation des tendances suicidaires :
"L’utilisation des autres antidépresseurs ISRS et apparentés est déconseillée pour cette classe d’âge dans le traitement de la dépression, en raison du risque de comportement suicidaire (idées suicidaires, tentatives de suicide) et de comportement hostile (agressivité, comportement d’opposition, colère) mis en évidence chez des enfants et adolescents traités par ISRS au cours d’essais cliniques. Le risque de comportement suicidaire et de comportement hostile identifié avec la fluoxétine (Prozac) lors des essais cliniques, n’est pas différent de celui observé avec les autres ISRS."

Si cela vous paraît un tant soit peu compliqué, je traduis : nos enfants sous antidépresseurs risquent fortement de se suicider ou de devenir violents et dangereux, et c’est la même chose avec le Prozac.

Mais visiblement, cela n’inquiète pas l’AFSSAPS.

Et qu’en est-il du développement sexuel de nos enfants ? Eh bien comme à l’accoutumée, on a fait quelques tests sur des rats... c’est si ressemblant. Et on s’est rendu compte que les jeunes rats drogués au Prozac souffraient d’atteintes testiculaires irréversibles.

Je cite toujours l’AFFSAP :
"Cette demande fait suite aux résultats d’une étude pré-clinique chez le rat juvénile montrant des effets délétères de la fluoxétine sur la croissance, sur la maturation sexuelle, sur la fonction sexuelle et sur les organes sexuels, en particulier des atteintes testiculaires irréversibles."

En bref, si votre enfant survit au suicide, il n’aura pas de développement sexuel normal, sera impuissant, voire castré.

Et la solution : demander des études complémentaires pendant qu’on autorise la prescription aux bambins et que l’on place l’enfant sous suivi médical. Eh oui, il ne s’agit plus d’expérimentations sur des rats, mais bien sur nos enfants.

Mais tout de même le contrôle est sévère, puisque seuls les psychiatres auront le droit (théoriquement) de prescrire du Prozac aux enfants. Outre le fait que je préférerais donner mon corps à la science que de prêter mon petit doigt à un psychiatre, il nous faut savoir sur quels critères le psychiatre est enjoint de se baser quant au diagnostic dépressif. Il doit se conformer au manuel appelé le DSM IV.

Et que nous dit le manuel ?
Qu’au moins 5 des 9 symptômes de dépression doivent être présents pendant au moins 2 semaines.

Allez, choisissons 5 symptômes d’après le DSM IV :
1. Humeur irritable ou revendicante. Préoccupations morbides envahissantes - par exemple par des paroles de chansons nihilistes.
2. Perte d’intérêt dans le sport, les jeux vidéo et les activités entre amis.
3. Perte ou gain de poids significatif en absence de régime (ex : modification du poids corporel en mois excédant 5 %) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
4. Regarde la TV excessivement tard dans la nuit. Refus de se lever le matin pour aller à l’école.
5. Comportement d’opposition et/ou négatif.

Vous l’avez compris, il ne fait pas bon faire sa petite crise d’adolescence. Outre la stupidité de demander à un enfant de 8 ans de ne pas prendre de poids (5 % si votre enfant pèse 40 kg, cela fait 2 kg...), chacun des autres symptômes peut décrire tellement d’enfants qu’on se demande quel est le véritable objectif poursuivi par l’AFSSAPS et ses commanditaires  : la lutte contre la surpopulation ?

Moi, si j’étais la défenseure des enfants (qui n’est autre que l’ancien directeur de la communication des laboratoires Servier, et qui a ses entrées dans le monde de la pharmacie), je défendrais nos enfants.

Et si le vôtre a des symptômes correspondant à ceux qui sont décrits dans la bible DSM IV, cachez-le, protégez-le des psychiatres, aidez-le à comprendre ce qu’il étudie et assurez-vous qu’il mange de manière équilibrée. Au moins, il restera en vie et aura une chance de vous offrir une vie de grand-mère... ou de grand-père.

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    Par Mango (xxx.xxx.xxx.4) 13 février 2008 16:28
    Mango

    Vous êtes bien optimiste ou d’une naïveté qui vous honore !

    Je travaille en établissement spécialisé en tant qu’enseignante : nous y accueillons des enfants souffrant de trouble de la conduite et du comportement dans des classes à effectif très réduit, mais aussi en internat , semi internat. Ils peuvent également bénéficier sur place de prise en charges thérapeutiques ou rééducatives. 

    Eh bien vous seriez abasourdi de voir de quelle façon ces enfants ont été drogués, dès le plus jeune âge, au point parfois de devoir être hospitalisés (chutes de tension, comas...), et pas toujours au sein de familes plus ou moins responsables, mais hélas aussi dans des foyers d’accueil.

    Souvent, la première préoccupation de l’équipe médicale est de procéder au sevrage. Certains n’ont pas encore 6 ans, mais sous camisole chimique depuis l’âge de 12 ou 18 mois, ils ont "zappé" un nombre impressionnant d’étapes déterminantes dans le développement intellectuel et affectif. C’est une véritable catastrophe.

    Certains s’en remettent mais d’autres restent définitivement brisés, dépendants et terriblement vulnérables et manipulables.

    Et encore ne s’agit il pas là de prozac, mais ces "calmants" qui sont capables d’empêcher un enfant de faire les expériences de son âge, de gérer ses frustrations, son agressivité, ses angoisses, d’inhiber son expression et sa curiosité, il a bien fallu que des médecins les prescrivent !

    Ne croyez pas que je tire à boulets rouge sur tout ce que la pharmacologie peut offrir : loin de moi cette idée car j’ai beaucoup voyagé dans des pays qui n’y ont pas accès et j’en ai vu les conséquences.

    Je suis seulement très inquiète par cette médicalisation de "confort" à outrance, relayée par des pubs télévisées et des opérations de séduction organisées par les grands groupes pharmaceutiques.

    J’étais récemment chez une connaissance, mère d’une ravissante enfant de 7 ans qui venait de se gaver de pistaches, noix de cajou et autres biscuits salés qu’elle avait fait glisser à grandes lampées de soda (au moins 4 verres). La maman l’avait mise en garde à plusieurs reprises, mais sans conviction, laissant le tout à la portée de la gamine. La petite chérie s’étant plainte de l’estomac, elle obtint que son grand frère descende immédiatement à la pharmacie car il n’y avait plus de "Rennie", ou un truc du genre ! Même pas un "je te l’avais bien dit" et encore moins d’un "bien fait pour toi !" Rien... Je suppose que si la chérie n’arrive pas à dormir le jour où elle aura décidé de vider 3 bols de café en regardant un film gore à la télé, on sortira des "calmants".

    Cordialement

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    Par bipdan (xxx.xxx.xxx.60) 13 février 2008 16:44

    Malheureusement, il y en a et il y en aura encore.

    L’expérience que je peux décrire est celle de mon frêre qui s’est vu prescrire des antidepresseurs a 11 ans.

    Plusieurs psychiatre n’ont pas hésité a prescrire plusieurs traitement sans tenir compte (et meme en refusant de tenir compte) de traitements déja prescrit par leur confrere. Je ne vous dit pas les mélanges !

    Bilan, une adolescence gachée, ses camarades, tres compréhensifs a cet age, le traitaient de zombie ou de trysomique.

    Comment il s’en est sorti : En se sevrant tout seul vers 21 ans. Ca lui a prit deux ans et il était obligé de caché cet etat de fait au "médecins" qui le suivaient et l’encourageait sans cesse a revoir les doses a la hausses.

    Bref cet annonce va de paire avec la campagne sur la dépression nerveuse :

    1) On nous martelle a grand coup de spot audio ou vidéo que la dépression est une vraie maladie (ce que je ne nie pas) et qu’il ne faut pas hésiter a consulter et se "soigner".

    2) On rabaisse gentilement la limite d’age pour prendre des actifs surpuissants afin de devenir accro au plus vite. Soit dit en passant le canabis reste interdit en france, meme a usage thérapeutique. A ce jeux les lobbys du tabac n’ont pas fait mieux et doivent presque jalouser l’industrie pharmaceutique.

    Ce qu’on omet de préciser c’est que la dépression n’est pas une maladie mais bien un symptome, d’un mal etre du a une mauvaise passe familiale, a une perte d’emploi ou autre, mais dans la plupart des cas, a un motifs concret et identifiable.

    Conclusions 1 : ne cherchons pas d’ou vient le mal etre de notre société cela nous amenerait a trop de réflexions n’allant pas dans la direction ou on souhaite nous emmener, faire de nous des consommateurs bien calme, de médicament, série B et musique et aliments prémachés.

    Conclusion 2 : Boire pour oublier c’est mal. Masquer les symptomes de notre mal etre derriere un voile artificielle c’est mieux, c’est légal, c’est remboursé et c’est a partir de 8 ans.

     

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    Par docdory (xxx.xxx.xxx.212) 13 février 2008 13:28
    docdory

     @Eric Roux

    Excellent article . J’ose espérer qu’il n’existera pas de psychiatres assez idiots pour prescrire des antidépresseurs en général , et du prozac en particulier , à un enfant de huit ans . Ou alors , il faudrait revoir sérieusement la façon dont ils sont formés !

  • 0 vote deja vote forum
    Par Mango (xxx.xxx.xxx.4) 13 février 2008 19:59
    Mango

    @ Bipdan.

    Je suis heureuse de lire votre témoignage.

    En effet, des gosses dépressifs à 5 ans et demi (le plus jeune que je connaisse), ça existe.

    Les petites pilules ou gélules du bonheur, ça évite de se poser des questions douloureuses.

    Chez les "pauvres" - j’ironise, bien sûr...-, ça passe par parents chômeurs, puis accessoirement alcoolos ou toxicos, on vous colle une assistante sociale sur le paletot, plus une assistante familiale du style "dame patronesse" qui roule en Mercedes et se distrait avec "ses pauvres", qui rapportera que les gosses étaient encore en pyjama, mercredi à 11 heures, ce qui est "profondément déstructurant"... A ce compte là, ça fait longtemps qu’on m’aurait retiré mes trois gosses, dont l’aîné, normalien, a passé de nombreux mercredis et même des week-ends en pyjama. Que le môme déprime après avoir vu ses parents paniquer, sombrer, et pour finir se retrouver dévalorisés sur le plan social ET familial, ça étonne quelqu’un ? E pourtant, c’est le gosse qu’on assomme pour qu’il "se calme" !

    Pendant ce temps, le mec qui a délocalisé pour faire plus de bénéfices alors qu’il faisait déjà des bénéfices, et mis les parents au désespoir, on s’en occupe pas.

    Chez les classes moyennes on a deux options : la famille monoparentale avec la mère faiblarde et geignarde pas foutue de se faire respecter : dans ce cas, pas de soucis... On traite la mère et les enfants, d’autant qu’ils ont une bonne mutuelle : on voit pas pourquoi on se priverait.

    Il y a aussi la famille qui a un complexe d’infériorité : ils ont des thunes mais ils le doivent à papa, à maman, ou parfois seulement à leur astuce ou à leurs mains... C’ est mal vu. Il en faut un dans la famille qui fasse des étincelles dans un domaine encore inexploré : études, arts, sports, littérature... Et vas-y que je te colle une pression monstrueuse sur le gamin qui se retrouve à 5 ans avec un emploi du temps de ministre. Maman pleure quand il n’est pas premier au conservatoire, papa le boude quand il n’a pas ratatiné son adversaire sportif, la (le) prof n’est qu’un nul s’il ne sait pas débusquer l’étincelle de génie qui couve chez l’enfant...Il craque ? "Non, vraiment Docteur, on ne sait plus que faire ! Il a tout, TOUT !" . Pas de panique : quelques gélules..

    Les classes supérieures supportent mieux la dépression de leurs rejetons. D’abords, ce n’est pas une honte, c’est presque un rituel de passage. On peut payer une armée de psys, éloigner la marmaille dans un internat deluxe, et au pire, s’il s’en met plein le pif, quelle que soit la substance, il n’est pas obligé d’arracher le sac des vieilles dames pour s’en procurer. C’est la dépression chic et romantique , celle qui booste la créativité, car nul doute que le fruit de vos cafards sera publié, exposé, édité... Il est certes plus facile de valoriser vos idées noires et vos désintox successives en tant que fils ou fille de... qu’en tant que SDF cinquantenaire dans un carton sous le périph’...

    Et puis c’est connu : les gens riches travaillent beaucoup ! Nous n’avons aucune idée, nous, pauvres cloportes, de leurs responsabilités, de leurs obligations... Comme, par exemple, essayer de gagner plus en mettant au chômage une famille entière, qui sombrera, et dont les enfants... etc

    Mais heureusement, on pourra prescrire du Prozac dès huit ans !

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