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Accueil du site > Actualités > Santé > Quand l’État dénature la relation médicale

Quand l’État dénature la relation médicale

C’est dans un environnement de liberté entre médecin et patient que surgira le fameux serment d’Hippocrate. Parce que la responsabilité naît difficilement d’un milieu où les relations ne sont pas libres.

Ces dernières décennies s’est répandue l’idée que s’il devait y avoir une profession où la réglementation était indispensable, pour éviter de graves conséquences, c’est bien la médecine. Depuis les types de traitements légalement autorisés jusqu’à la sanction pénale de la mauvaise pratique en passant par l’information que le médecin peut fournir à son patient, tout est réglementé par l’État. Pour le bien des individus et de la société en général. Car, sinon, qui irait défendre les intérêts du patient ? Après tout, nous dit-on, le médecin en sait plus sur son état de santé que le patient lui-même et sur les traitement susceptibles de l’améliorer. Ainsi nous nous trouvons devant un déséquilibre dû à une disparité dans l’information : ce que la pédanterie néo-classique nomme « asymétrie de l’information ». Donc, le médecin se situerait dans une situation de supériorité qu’il faut corriger.
 
C’est suite à ce genre d’argumentation simplette que la médecine est devenue une activité où la relation directe et contractuelle entre le fournisseur de soins et le malade a été remplacée par une relation indirecte, conditionnée par un troisième acteur, l’État, qui empêche les libres accords au nom de la supposée protection de la santé des citoyens. Vu l’interventionnisme extrême et paternaliste où est plongé le monde de la santé, il apparaît hors de question – y compris pour de nombreux libéraux – de laisser les patients eux-mêmes rechercher, dans une libre relation avec les médecins, les meilleures formules pour se soigner sans devoir être soumis à une médecine corsetée et paralysée par une régulation sans fin. Toutefois, si l’on regarde en arrière, on pourra rapidement se rendre compte que l’État n’a pas toujours été là pour nous dire de quelle manière devaient être fournis les services médicaux ; et cela sans que, pour la plus grande surprise de beaucoup, les intérêts des patients soient spécialement lésés.
 
De fait, si nous remontons à la Grèce ancienne, nous découvrons une société où la relation entre le patient et le médecin était complètement libre. À cette époque, où la responsabilité des médecins n’étaient même pas codifiées par la loi, il existait cependant un puissant incitant pour toujours offrir le meilleur service au client. Ce principal incitant pour le développement de pratiques médicales qui protégeraient les intérêts du patient résidait dans l’évaluation que la population faisait du service médical fourni, une évaluation qui généralement se réalisait en fonction du curriculum professionnel des médecins. Jacques Jouanna, dans son livre Hippocrate, explique ainsi que le médecin hippocratique risquait d’être puni par une peine beaucoup plus sévère que les sanctions pénales qui seront établies postérieurement : la censure sociale. En l’absence de réglementations étatiques, le médecin qui proposait un mauvais service était marqué par une ruineuse mauvaise réputation. C’est donc ce marquage social qui poussait les médecins à offrir le traitement le plus adéquat et à minimiser au maximum les erreurs.
 
Et c’est précisément dans cet environnement de liberté entre médecin et patient que surgira le fameux serment d’Hippocrate, à travers lequel le médecin jurait devant ses collègues de placer la santé du patient au centre de ses préoccupations, d’aider le malade et d’éviter les maux intentionnels, de ne pas abuser de lui et de conserver le secret professionnel. Cela parce que la responsabilité naît difficilement d’un milieu où les relations ne sont pas libres. C’est donc le libre respect du serment dans la pratique quotidienne qui octroyait au médecin sa bonne réputation qui lui permettait de prospérer. L’inverse, en revanche, signifiait le discrédit social et la réprobation de la propre classe médicale. Que nous sommes loin, aujourd’hui, de ces relations libres qui formaient le cadre où se résolvaient les problèmes médicaux. En observant le chaos actuel de la santé publique, on peut se demander comment nous avons pu permettre que l’État dénature ainsi la relation entre le médecin et le patient en mettant le médecin à son service et le patient à sa merci. Qu’il serait salutaire de revenir sur une partie du chemin parcouru.
 

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116 réactions à cet article    


  • JL JL 25 août 2010 11:25

    Pour bâtir l’Europe, M. Delors a noué une alliance faustienne  : Triomphe de l’oligarchie. A Bruxelles, les lobbyistes sont « les garants de la démocratie » Les peuples ont le suffrage, les industriels ont le lobbying. Des groupes de pression qui instruisent les élus et inspirent la Commission européenne…Par François Ruffin juin 2010. Extrait : « le Parlement européen est connu, parmi les universitaires, pour être le pire de tous. Notamment parce qu’il n’y a pas d’œil public. Ici, il n’y a pas de peuple. Il n’y a personne pour dire : “Vous n’avez pas le droit.” Les députés sont laissés dans le vide, loin de leurs électeurs, adossés à rien. Et donc ce sont les lobbies qui remplacent le peuple ! »


    • JL JL 25 août 2010 12:25

      En repliant mon post, lucilio montre qu’il fuit les vrais débats : mon post était destiné à montrer que son texte appelle nécéssairement la question de l’influence des lobbies sur le pouvoir politique.

      Lucilio est un imposteur qui, sous le masque libéral est un ardent activiste qui oeuvre à la destruction de tout pouvoir démocratique, en l’occurence l’Etat.

      Au lieu de fuir lâchement la discussion, il devrait ici nous dire ici ce qu’il pense du pouvoir de la commission européenne !


    • liberta 25 août 2010 11:38

      La voyoucratie s’est installée aussi dans certains milieux médicaux (j’ai des exemples précis...)

      Ca commence déjà par la formation continue des médecins qui est assurée par les labos pharmaceutiques !!!!

      Plus que dans toute autre catégorie professionnelle, c’est le service public qui devrait assurer la formation continue des médecins

      Le médecin, dans notre imaginaire est incorruptible et entièrement au service des patients
      Heureusement c’est le cas pour majorité mais il y en a même qui vont (certains spécialistes) qui vendent les fichiers de leurs clients à des commerçants en prothèses et autres diversités !!!!!

      Il y a aussi des professeurs de CHU qui travaillent en duo avec les labos et proposent à des patients en fin de vie d’être cobayes pour un médicament à l’essai — ce cas est arrivé dans ma famille et après petite enquête, il s’est avéré que le chirugien était rémunéré par le labo pour sa « petite prestation »

      Comment, dans ces conditions considérer le milieu médical comme étant incorruptible !!!!!





      • foufouille foufouille 25 août 2010 11:49

        @ lucilio
        a part quelques oublis, bon article
        genre que le medecin peut etre juste interresse par le pognon
        et les patients idiots ou trop confiant dans le bac +10


        • JL JL 25 août 2010 12:28

          Pauvre foufouille, vous avez une fâcheuse tendance à prendre les vessies libérales pour des lanternes. La « science libérale » est à la science sociopolitique ce que l’alchimie est aux sciences naturelles : de la pensée magique qui n’impressionne que les naïfs. Désolé.


        • foufouille foufouille 25 août 2010 12:46

          @ JL
          j’ai bien sur moinsse
          lucilio est libertaryen


        • foufouille foufouille 25 août 2010 12:52

          de meme que pour le RU qui ne pourrait etre accepte sauf a dose homeopathique, du fait de la jalousie des travailliste
          par contre une ASU fondante laisserait une place au capital
          le « faineant » ne pouvant epargner ni etre « rentier »


        • foufouille foufouille 25 août 2010 12:53

          @ lucilio
          si tu remet ton bot, je pollue
          soit, au moins, un peu liberal


          • docdory docdory 25 août 2010 13:17

            @ Lucillo

            Rappelons un peu ce qu’était la médecine au début du siècle ( soit bien avant la convention entre les médecins et l’assurance maladie )
            Le médecin apposait une affichette libellée en francs qui aurait dit , en euros , quelques chose comme ça :
             honoraires des consultations :
            - patrons : 80 euros
            - employés : 40 euros
            - ouvriers : 20 euros
            ( C’était une époque ou l’on pouvait distinguer, du premier coup d’oeil, le patron de l’ouvrier et de l’employé ! )
            Il était sous entendus que les indigents ( que l’on appelerait maintenant RMI stes ) étaient soignés gratuitement, mais de toutes façons ne pouvaient pas se payer de médicaments chez le pharmacien )
            Les médicaments de cette époque étaient très peu chers, souvent tirés de plantes, faisaient l’objet d’expérimentations des plus sommaires, certains étaient efficaces , d’autres ne servaient à pas grand chose.
            Le médecin pouvait soigner ( un peu ) l’insuffisance cardiaque avec de la digitaline, l’angine de poitrine avec de la trinitrine, les crises de goutte avec de la colchicine, la douleur avec de l’aspirine , de la poudre d’opium ou de la morphine, la diarrhée avec de l’élixir parégorique , l’asthme avec de la théophylline, dont l’injection prenait 20 minutes, faire des anesthésies locales avec des dérivés de la cocaïne, ou des anesthésies générales au gaz hilarant ou au chloroforme. Il pouvait soigner les bronchites avec des sirops, la tuberculose au sanatorium, et il pouvait faire quelques vaccins ( tétanos, diphtérie, BCG ), l’insomnie avec du véronal, les troubles psychiques avec du bromure ou des plantes. Tout cela ne coûtait pas bien cher, ne soignait pas grand chose.
            L’espérance de vie ne dépassait guère une cinquantaine d’années, un bon quart des enfants n’arrivaient pas à l’âge adulte et bon nombre de femmes mouraient en couches. Il n’y avait pas d’antibiotiques, les gens mouraient souvent de pneumonies, de banales infections urinaires, les cancers étaient presque tous mortels car diagnostiqués avec un grand retard du fait de l’absence de moyens d’imagerie ( à l’époque , passer une radio simple était plus difficile que passer une IRM de nos jours ). La vie était un cauchemar de souffrances pour la moitié de l’humanité, et la mort était, pour presque tous, une délivrance.
            Pour ceux qui devaient s’arrêter de travailler pour cause de maladie grave, c’était la perte de ressources financières en quelques jours et la misère noire pour leur famille au bout quinze jours
            Mais, la médecine, à l’époque, était totalement « libérale », selon le modèle parfait de relation médecin-malade que vous ambitionnez de voir revenir .
            Ce « modèle » libéral de la relation médecin-malade existe encore de nos jours sous sa forme « parfaite » dans quasiment tous les pays d’Afrique intertropicale et dans bon nombre de pays d’Asie et d’Amérique du Sud, et bien entendu aux Etats Unis d’Amérique, sous une forme vaguement améliorée.
            Dans pays les plus sous-développés,, les pauvres qui veulent soigner leurs enfants peuvent toujours vendre leur rein,ce qui leur rapportera à peine de quoi soigner une tuberculose ou une appendicite chez leur progéniture, et qui est une pratique ignoble que pourtant vous encensiez dans un de vos mémorables précédents articles !
            Concrètement, dans ce « modèle » libéral, ne peuvent se payer des soins coûteux que les riches, ou que les gens qui peuvent se payer une « assurance » privée ( assurance privée qui est surtout une assurance de revenus confortables pour les actionnaires desdites assurances ), c’est à dire souvent les mêmes.
            Les trois quarts des citoyens, dans ce système, sont totalement exclus, de par leur situation financière, du bénéfice des principaux progrès médicaux.
            Pour illustrer le « bénéfice » du modèle libéral de la relation médecin malade, il n’est pas de meilleur exemple que l’incroyable baisse d’espérance de vie, la plus grande jamais observée et chiffrée dans l’histoire de la santé publique, qui a suivi le remplacement du système de santé étatisé de l’URSS par un système entièrement libéral, celui que vous préconisez, qui est celui de la Russie actuelle : une baisse de six ans de l’espérance de vie ! Qui dit mieux ???
            Par ailleurs, aux USA , la relation médecin malade est infiniment plus perturbée par les contrôles délirants et draconiens pratiqués par les assurances privées qu’elle ne l’est en France par ceux de la sécurité sociale . Ces contrôles, qui s’apparentent à un flicage permanent et qui nécessitent, pour mes homologues d’outre Atlantique, des heures quotidiennes de remplissage de paperasseries assurantielles , sont bien plus pesants et tâtillons que ne le sont, ici, les contrôles de la sécurité sociale. Si vous vous imaginez que mes confrères états-uniens jouissent d’une aussi grande liberté de prescription que la mienne, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !






            • titi 25 août 2010 16:58

              « Pour illustrer le » bénéfice« du modèle libéral de la relation médecin malade, il n’est pas de meilleur exemple que l’incroyable baisse d’espérance de vie, la plus grande jamais observée et chiffrée dans l’histoire de la santé publique, qui a suivi le remplacement du système de santé étatisé de l’URSS par un système entièrement libéral, celui que vous préconisez, qui est celui de la Russie actuelle : une baisse de six ans de l’espérance de vie ! Qui dit mieux ??? »

              Euh... personnellement je pencherai plutot :
              1- pour une amélioration de la rigueur statistiques ;
              2- pour une amélioration de la rigueur administrative. Il y a 20 ans, avoir 70-80 ans en Russie signifiait être né sous l’administration du Tsar, en plein conflit mondial et/ou en pleine guerre civile. Je suis pas bien sûr que les registres d’état civil aient été une priorite.

              D’ailleurs savez vous également que l’espérance de vie baisse actuellement au Japon ? En effet il y a de moins en moins de « super centenaires »... cela est du à la chasse aux fraudes sociales, certains « super centenaires » étant en réalité morts depuis des décennies et leurs ayant droits continuant à bénéficier de leurs aides sociales...
              Encore la faute du système capitaliste...


            • Annie 25 août 2010 17:48

              On pourrait prendre aussi comme exemple, et cela sans faire de prosélytisme ou entrer dans une polémique stérile, des pays comme le Nicaragua (j’ai évité de nommer C...) après la chute de Batista qui après avoir institué la gratuité des soins ont enregistré une forte hausse de l’espérance de vie. Cela dans des pays somme toute très pauvres, mais qui ont privilégié la gratuité et donc l’accès universel aux soins de santé. Il est tout à fait évident pour moi que l’état a un rôle primordial à jouer, non seulement à ce niveau, mais aussi pour orienter par exemple la formation des médecins vers des spécialités ou le traitement de pathologies de plus en plus prévalentes.


            • docdory docdory 25 août 2010 23:30

              @ Annie 

              Pour une fois , nous sommes d’accord sur un sujet ! 

            • docdory docdory 26 août 2010 10:40

              @ Titi

              N’êtes-vous pas un peu de mauvaise foi, là ? Une supposition que les statistiques russes aient montré une amélioration de 6 ans de l’espérance de vie après la chute du communisme, je suis persuadé que vous n’auriez, dans cette hypothèse, soulevé aucune contestation quant à la validité des statistiques de l’URSS !!!

            • JL JL 25 août 2010 14:01

              Je laisse à lucilio le soin de répondre directement sous l’intervention de Docdory, c’est pourquoi je poste ici.

              Si j’approuve ce commentaire, je voudrais y mettre un bémol que j’exprimerai simplement par un ajout en gras la phrase que j’y ai relevée :

              « Dans pays les plus sous-développés, les pauvres qui veulent soigner leurs enfants dans le cadre de Big Pharma et Big médica, peuvent toujours vendre leur rein, ... »

              A bon entendeur ...


              • foufouille foufouille 25 août 2010 14:28

                finalement, il me semble que plus il ya de commentaires
                plus ca monte en audience


                • Alpaco 25 août 2010 18:31

                  L’obsession anti-étatique de lucilio apparait de manière de plus en plus évidente.

                  La loi est-elle l’ensemble des régles humaines qui participent au bon fonctionnement de la société ?

                  Le pouvoir législatif, démocratiquement élu, qui participe à la définition de ces lois fait-il partie de l’Etat ?
                  Le pouvoir executif, qui les fait appliquer, fait-il partie de l’Etat ?
                  Le pouvoir judiciaire, qui controle et sanctionne leur non-application, fait-il partie de l’Etat ?

                  Lucilio dites-nous qui incarne ce fameux Etat qui nous veut du mal. Les élus, des mairies, conseils régionaux/départementaux, de l’assemblée nationale, le président ; les non-élus préfets, ministres, conseillers divers, policiers, gendarmes, magistrats, etc  ?

                  Lucilio, vous devez nous dire si la Loi est necessaire et dans ce cas l’Etat aussi, ou si elle ne l’est pas et donc l’Etat est inutile. Autrement dit : être libéral est-ce être « anti-loi » ?


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 25 août 2010 18:44

                     Autrement dit : être libéral est-ce être « anti-loi » ?


                    ben non c est tout simplement etre pour la loi de la jungle pour la loi du plus fort c’est cela le paradigme lucilien je conviens que nous avons ici une version plus edulcorée plus reveuse de libéraux pensez ils imaginent une« main invisible du marché regulatrice » hé hé .


                  • Le péripate Le péripate 26 août 2010 00:22

                    La réflexion libérale est d’abord une réflexion sur le Droit, qui n’a pas forcément besoin de la Loi. Ainsi, loi ou pas loi, chacun comprend qu’il ne faut pas tuer, voler, mentir et beaucoup d’autres choses. C’est d’abord la pression sociale, une sorte de main invisible, qui guide le sens du bon.

                    La question des lois, quand elles organisent la spoliation ou régimentent l’individu, est une toute autre question.


                  • foufouille foufouille 26 août 2010 09:28

                    peripate vit chez les bisounours
                    il sort jamais du chateau sauf avec la limo blinde


                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 11:13

                    C’est inconséquent et abstrait comme dogme. La loi du marché a besoin d’une loi pour être appliquée. L’exemple flagrant est le Glass Steagall Act. Après les libéraux se plaignent du renflouement des banques alors que sans loi pour séparer les activités vitales de dépôts et celle à laisser tomber d’investissement, il y a obligation de tout sauver. Ou laors les libéraux sont pour la destruction totale de l’économie à chaque fois qu’un acteur outrepasse ses prérogatives, ce qui revient à punir directement les tiers et à recommencer même l’économie qui était viable à zéro.


                  • Le péripate Le péripate 26 août 2010 11:20

                    Le Glass Steagal Act ? Ah oui, le truc qui avait ruiné les caisses d’épargne américaine, ce qui avait amené à la création de Fannie et de Freddie, ceux par qui la crise a commencé. Formidable. Vous en avez d’autres comme ça à Solidarité machin ?
                     smiley


                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 12:15

                    Quel anachronisme !!!!!!! Gros faux pas !!!!! (Je vois les limites de la science libéral qui évite le sujet qui ne rentre pas dans ses petites cases)

                    Hé bien, c’est beau la culture sur les mesures prises pour que 29 ne se reproduisent pas !!! et en plus tu rigoles de cette ignorance et te permet même de m’arranger sans savoir ???  

                    Feddie & Mac sont créés en 33 (DIRECTEMENT après l’élection de Roosevelt) pour éviter l’expulsion des maisons et donc préserver leur valeur contrairement à la politique d’Obama qui a détruit des millions de maisons. Depuis sous les coups de butoir des Larry Summers (j’en reparle dans 2 seconde) toujours plus haut conseiller, Feddi & Mac ont été transformer en rachat de crédit pourrie sans occupant des maisons. Bref ce n’est plus la même chose qu’au départ, c’est même l’opposé.

                    Le Glass Steagall Act (qui a tenu 60 ans et protégé d’une crise financière avec succès) est né à la même époque pour empêcher une prise d’otage de la finance. Ne pas connaître ça, c’est ne rien connaître à la finance. Pour laisser couler une banque, il faut que les activités de dépôts (vitale à l’économie et impliquant des tiers) soient séparée des activités d’investissement (non-vitale à laisser couler, retraites par capitalisation comprises pour responsabiliser les acteurs = la fameuses loi du marché qui en réalité a besoin d’une séparation pour s’appliquer).

                    Le seul autre président régional de la Fed qui se soit ouvertement exprimé est Richard Fisher de Dallas, qui a employé le terme « hyperinflation » pour qualifier la politique de Bernanke. Hoenig et Fisher sont tous deux des partisans avoués de la loi Glass-Steagall pour séparer banques d’affaires et de dépôt, et avaient soutenus contre la Maison Blanche et Wall Street, l’amendement de la député Blanche Lincoln pour interdire les produits dérivés.

                    http://www.solidariteetprogres.org/article6937.html

                    Te voilà + intelligent, fais en bonne usage et explique le bien autour de toi. C’est notre unique chance de sauver les activités productives avec... le crédit publique sans intérêts pour investir dans le long termes et retrouver un états entreprenants (mais bon à chaque jour suffit sa peine je suppose héhé)



                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 12:50

                    Mea Culpa sur Freedie & Mac qui ne sont pas contemporaine de Roosevelt je confond avec une autre institution HOLC qui a certainement été dénaturé par Freddie & Mac comme je le comprend :

                    Le précédent des années 1930

                    Le 13 avril 1933, le président Franklin Roosevelt déclara que « les intérêts globaux de la nation exigent d’ériger des sauvegardes spéciales autour de la propriété immobilière pour garantir la stabilité sociale et économique, et [que] protéger les propriétaires de logement d’une liquidation forcée inéquitable, dans une période de crise générale, est une préoccupation légitime du gouvernement ». C’est ce qu’il affirma lorsqu’il proposa la création d’un organisme de prêt bonifiés aux propriétaires de logement (Homeowners Loan Corporation - HOLC), qu’il fit adopter par le Congrès.

                    Roosevelt se trouvait confronté à une immense vague de saisies - plus importante que la vague actuelle, mais pas pour longtemps… A titre d’exemple, une étude publiée en janvier 1934 par le Twentieth Century Fund constatait que dans la moitié des vingt-deux premières villes d’Amérique en taille et en importance, le taux de défaut de paiement sur crédit hypothécaire était de 38 % ou plus. A Cleveland, il atteignait 62 %.

                    Contrairement à l’affirmation selon laquelle l’idée d’un moratoire sur les hypothèques proposée dans le HBPA serait une première dans l’histoire, à cette époque, les parlements de vingt-cinq des quarante-huit Etats de l’Union étudièrent ou adoptèrent, sous une forme ou une autre, un texte de loi destiné à imposer un moratoire partiel ou total sur les remboursements d’hypothèques, afin que les gens puissent conserver leur logement. On peut considérer certains cas représentatifs, y compris pour aujourd’hui.

                     http://www.solidariteetprogres.org/article.php3?id_article=3590&recalcul=oui

                    Reste que je ne vois pas la rapport entre une BadBank et la scission des banques par activités qui responsabilise les banques d’investissement. De plus l’abrogation du Glass Steagall Act date de 99 et le rachat de crédit radioactif par Freddie & Mac date de 2005 (bien que les facilités de crédits date d’avant mais quel rapport avec le Glass Steagall Act mystère !). 

                    Finalement je ne connais par grand chose à part le Glass Steagall Act et le crédit publique productif (donc sans inflation) sans intérêts mais c’est le plus important.


                  • Le péripate Le péripate 26 août 2010 13:02

                    Je crois que j’ai compris comment être plus intelligent : ne pas écouter les bobards des gauchos et des fachos.
                    Merci.
                    Bon, pour faire simple, des mauvaises lois entraînent en cascade toute une série d’effets pervers, qui appellent eux-mêmes d’autres mauvais textes, qui entraineront encore plus d’effets pervers.

                    C’est super le constructivisme.


                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 13:18

                    M’enfin pour laisser couler une banque (principe chère aux tenants de la loi du marché non ?), les dépôts doivent être protégés sinon l’économie tout entière coule = séparation des activités de dépôts de celles d’investissement.

                    C’est justement une mesure pour l’application de la loi du marché !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                    Quand a Hoenig et Fisher de la FED (cfr. l’article), ce sont vraiment des gauchos de vouloir laisser les banques faire faillites. 

                    Tu te rend compte que tu ne peux pas tenir un discours formaté de ton école sur le sujet ou pas ?


                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 13:26

                    Si tu veux pas comprendre et traiter tout le monde qui n’est pas comme toi de ce que tu veux dis le moi tout de suite.

                    Je te met devant l’inconséquence de base des libéraux. Pour que la loi du marché s’applique à la finance (qui par définition détient des dépôts) il faut séparer les activités.

                    Ta position pro-dérégulation = prise en otage des dépôts = obligation de renflouer.


                  • rastapopulo rastapopulo 26 août 2010 13:30

                    ou alors vive la banque de risque universelle et si elle coule, toute l’économie coule et tout repart de zéro. C’est donc sa ta position mordicus.

                    (OU alors tu n’y avais pas pensé, c’est pas grave, c’est pas la peine de traiter tout le monde comme des chiens pour un oublie de ton école de pensée qui est comme toutes les autres avec des défauts et des qualités.)


                  • Le péripate Le péripate 26 août 2010 13:30

                    Bof. Quand les ricains se colletaient avec les faillites des caisses d’épargne, le Canada qui n’avait pas suivi connaissait une embellie bancaire. Car il faut comprendre deux choses : le dépôt rapporte très peu, surtout si les taux sont reglementés comme c’était le cas avec le Glass machin. Ensuite les banques d’investissements se sont retrouvé sous-capitalisées, avec un risque accru par le manque de diversification des activités.
                    Et une troisième chose : ce système était déjà inopérant dans les faits quand il a été en partie abandonné. En partie seulement parce que la plupart de ces dispositions se sont retrouvé dans les textes suivants, et dans les 700 000 nouvelles pages de la très abondante réglementation bancaire US. 700 000.... Ca doit être ça la « dérégulation ». 700 000 pages, Bâle I puis Bâle II.


                  • ELCHETORIX 25 août 2010 21:03

                    à mon sens , ce n’est pas l’état qui dénature la relation médicale , ce serait plutôt l’avidité des compagnies pharmaceutiques , sans oublier les laboratoires pharmaceutiques !
                    les jeunes médecins et moins jeunes obéissent maintenant à la loi du marché et non à leur compassion envers le patient !
                    RA .


                    • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 25 août 2010 21:15

                      Quand tu vas en fac de médecine (mon cas), tu as envie de vomir tellement la proportion de gens qui font ça pour le fric est grande. Donc les médecins sont en partie responsables.


                    • sisyphe sisyphe 25 août 2010 23:07

                      De tous les continents américains, le pays à posséder le meilleur système de santé, et de très loin, (un des meilleurs du monde) est Cuba ; où le système est entièrement étatisé, et gratuit. 


                      Ils exportent leur savoir faire 


                      Cuba est reconnu mondialement pour son système de santé. Les chiffres le démontrent : 

                      La mortalité infantile à Cuba est de 5,3 pour mille habitants. Au Canada nous sommes à 5,5 et les États Unis sont à plus de 8 par mille naissances. 

                      L’espérance de vie des Cubains dépasse celle des habitants des Etats-Unis. À Cuba, le ratio de médecin par habitant est très élevé. 


                      Plusieurs hôpitaux à Cuba ont la reconnaissance ISO 14,001 et ISO 9001 qui sont des normes internationales d’excellence relatives à l’hygiène, à la sécurité et au contrôle globale de la qualité. Plusieurs hôpitaux de pays occidentaux n’offrent pas ces critères d’excellence. 

                      Les laboratoires de recherche à Cuba sont à la fine pointe de la dernière technologie et les études dans les domaines de la génétique, la microbiologie, et autres domaines placent Cuba parmi les mieux structurés et développés dans le domaine de la santé. Les recherches s’y font en toute liberté et selon les besoins. Ces laboratoires ne sont pas financé par les compagnies pharmaceutiques. Le système de santé Cubain offre des programmes médicaux nouveaux, et certains d’entre eux constituent des techniques et des procédés exclusivement cubains. 

                      Ces programmes sont élaborés par des équipes de recherches composées de professeurs, de spécialistes et chercheurs de haut niveau scientifique et de prestige international. 


                      • tchoo 25 août 2010 23:11

                        Si j’avais le talent d’écriture je vous conterais ce que peut-être le milieu médical en milieu hospitalier local,
                        mais si vous lisez les « romans » de Martin Winckler vous comprendrez ce qu’il en ait, et c’est terriblement d’actualité.
                        Ce milieu est d’un extrême violence entre collègue de travail, bien souvent parce que chacun reproduit ce qu’on lui a fait subir.
                        A la fois victime et bourreau ces personnels sont en train de tuer la médecine de proximité dans nos campagnes.

                        Et parfois, constatant leur animosité entre eux, je doute de leur capacité d’empathie envers les soignés.
                        Ils ne sont pas tous comme cela, heureusement, mais les gens dévoués et à l’écoute, respectueux et attentifs sont trop peu nombreux....


                        • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 25 août 2010 23:12

                          ya qy’à voir le bizuthage et la déco de la chambre des internes dans les CHU...


                        • sisyphe sisyphe 25 août 2010 23:41

                          Je demande à la rédaction comment un post comme celui-ci peut être replié par l’auteur : 

                          Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.69) 25 août 23:07

                          De tous les continents américains, le pays à posséder le meilleur système de santé, et de très loin, (un des meilleurs du monde) est Cuba ; où le système est entièrement étatisé, et gratuit. 


                          Ils exportent leur savoir faire 


                          Cuba est reconnu mondialement pour son système de santé. Les chiffres le démontrent : 

                          La mortalité infantile à Cuba est de 5,3 pour mille habitants. Au Canada nous sommes à 5,5 et les États Unis sont à plus de 8 par mille naissances. 

                          L’espérance de vie des Cubains dépasse celle des habitants des Etats-Unis. À Cuba, le ratio de médecin par habitant est très élevé. 


                          Plusieurs hôpitaux à Cuba ont la reconnaissance ISO 14,001 et ISO 9001 qui sont des normes internationales d’excellence relatives à l’hygiène, à la sécurité et au contrôle globale de la qualité. Plusieurs hôpitaux de pays occidentaux n’offrent pas ces critères d’excellence. 

                          Les laboratoires de recherche à Cuba sont à la fine pointe de la dernière technologie et les études dans les domaines de la génétique, la microbiologie, et autres domaines placent Cuba parmi les mieux structurés et développés dans le domaine de la santé. Les recherches s’y font en toute liberté et selon les besoins. Ces laboratoires ne sont pas financé par les compagnies pharmaceutiques. Le système de santé Cubain offre des programmes médicaux nouveaux, et certains d’entre eux constituent des techniques et des procédés exclusivement cubains. 

                          Ces programmes sont élaborés par des équipes de recherches composées de professeurs, de spécialistes et chercheurs de haut niveau scientifique et de prestige international. 

                          De quelle façon ce post peut-il être considéré comme contraire à la charte ? 

                          Il est TOTALEMENT DANS LE SUJET, ne comporte AUCUN manquement à la charte, sur aucun plan. 

                          Je demande donc à la rédaction, à la modération, d’intervenir auprès de l’auteur, qui se comporte contradictoirement à la charte ; une lettre suit.... 

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