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Accueil du site > Actualités > Santé > Quand la science perd sa crédibilité… devons-nous continuer à avoir (...)

Quand la science perd sa crédibilité… devons-nous continuer à avoir confiance ?

Après avoir émis de virulentes critiques à l’égard d’une etude très controversée, l’EFSA (European Food and Safety Authority) a fait volte-face. En effet, cette institution de sécurité sanitaire a, le 31 Juillet 2013, indirectement validé les travaux du Pr. Gilles-Eric Seralini portant sur l’évaluation du risque toxique potentiel associé à la lignée de maïs NK603, tolérante à l’herbicide RoundUp ainsi qu’au RoundUp lui-même, seul, ou associé à cette même lignée de maïs.

Comme rapporté par le site www.gmoseralini.org, cette approbation indirecte de l’étude du Pr. Seralini est en réalité donnée au travers d’un rapport commandé par la commission européenne au sujet des risques de toxicité de la consommation d’OGM sur le long court. Comment est-ce possible ? A la suite de la polémique lancée par les résultats alarmants de l’étude Seralini montrant des tumeurs inflammatoires terrifiantes faisant suite à l’ingestion prolongée de cette lignée de maïs NK603 développée par Monsanto, l’autorité sanitaire européenne avait pourtant bien écarté d’un revers de main ces résultats. Jugeant la méthodologie de cette étude insuffisante car elle ne « réunissait pas des standards scientifiques acceptables », l’EFSA concluait qu’il n’était pas nécessaire de ré-examiner l’évaluation de sécurité alimentaire du maïs génétiquement modifié NK603 (voir l’article publié par l’EFSA en réaction à la parution de l’étude Seralini du 28 Novembre 2012). Etonnamment, cette instance sanitaire semble avoir la mémoire bien courte car les recommandations méthodologiques pour l’étude toxicologique sur le long terme des aliments OGM, reprennent quasiment exactement le protocole défini par le Pr. Seralini pour la réalisation de l’étude publiée le 19 Septembre 2012 (voir l’abstract de cette fameuse etude).
 
Il est possible de vérifier soi-même cette situation aberrante qui semble invalider d’un trait la crédibilité de l’EFSA en lisant le rapport émis le 31 Juillet 2013 (recommandations émises par l’EFSA pour l’établissement de protocoles pour l’étude de toxicité et/ou carcinogénicité chronique chez les rongeurs avec des aliments complets). Les similarités avec la méthodologie utilisée par l’équipe du Pr. Seralini sont également mises en avant dans un article sur le site GMOSeralini.org ("Seralini validé par les nouvelles recommandations de l’EFSA concernant les études portant sur les OGM à long terme"). 
 
Une nouvelle dans la saga de l’étude Seralini vient de défrayer la chronique. L’étude aurait été frauduleusement retractée du journal scientifique Food and Chemical Toxicology. Effectivement, comme mentionné dans un article de l’éditrice de GMOSeralini, l’étude n’a fait l’objet d’aucun manquement aux 3 principes qui pourraient justifier une rétractation : aucune preuve de fabrication de données ou d’erreur honnête, aucune preuve de plagiat ou de publication redondante et aucune preuve d’un manque d’éthique relatif à l’étude. L’éditeur en chef du journal scientifique, Dr. A Wallace Hayes, admet, dans un courrier à M. Seralini, qu’il n’a rien « d’incorrect » à propos des données présentées dans l’étude. La raison invoquée est que les résultats ne sont pas concluants. Toutefois, Seralini n’emet pas de conclusions et présente simplement les résultats. Concernant l’argument du trop petit nombre d’animaux étudiés, cela non plus ne tient pas la route car il s’agissait d’une étude toxicologique et non de carcinogénicité et n’implique donc pas une grande population d’animaux testés car les résultats toxiques obtenus avec cette population sont si prononcés qu’ils sont statistiquement significatifs. Ainsi, on s’aperçoit que le Dr. Hayes contredit la revue réalisée un an auparavant par ses pairs scientifiques de manière assez irrégulière. Si la méthodologie et les résultats avaient été précédemment acceptés et si aucune nouvelle information n’est venue mettre le doute sur la validité des éléments présentés dans l’étude, rien ne semble justifier sa rétractation.
 
Par ailleurs, l’indépendance de cette décision est remise en cause par l’intégration d’un nouvel éditorialiste au journal scientifique Food and Chemical Toxicology au début de l’année 2013. Le Pr. Richard E. Goodman a été nommé éditorialiste adjoint surtout sur les sujets portant aux biotechnologies. Sachant que ce scientifique a travaillé pendant 7 ans auprès de Monsanto, il semble qu’il y ait un conflit d’intérêt évident. Ajoutant encore du poids à l’hypothèse d’un manque d’indépendance, une autre étude brésilienne démontrant des effets toxiques d’un insecticide similaire à ceux produits par les semences génétiquement modifiées Bt a été rétractée du journal Food and Chemical Toxicology pour être publiée immédiatement après dans un autre journal scientifique (voir l’article "La rétractation de l’étude de Seralini n’est pas légale, pas scientifique et pas éthique")
 
Cet article fait suite à un précédent article proposé par un autre rédacteur d’Agoravox qui, il me semble, n’avait pas présenté l’intégralité des informations concernant ce dossier, notamment en ce qui concerne les recommandations de l’EFSA au sujet des études toxicologiques sur le long-terme. (voir l’article "L’affaire Seralini rebondit")
J’espère que cet article vous permettra de réunir tous les éléments et d’aller consulter les documents (en anglais, malheureusement) relatifs à cette histoire.
 
Pour appuyer le manque de transparence des sociétés à l’origine des semences génétiquement modifiées, on peut également souligner qu’il est difficile pour un chercheur indépendant de se procurer les aliments qui lui permettraient de réaliser une telle étude. Plus encore, s’ils n’ont rien à cacher, alors, pourquoi ne pas étiqueter les aliments contenant des OGM ? 
 
Diffusons l’information de notre salut.

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58 réactions à cet article    


  • lionel 3 décembre 2013 09:48

    Merci pour cet article. La science est une méthode d’investigation, l’établissement scientifique est au service d’une poignée de multinationales qui se moquent ouvertement de cette méthodologie.


    • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2013 11:50

      Lorsque le profit IMMÉDIAT est au dessus de tout, on assiste à tous les abus imaginables. Le pire de l’être humain.

      Dans ce secteur où les enjeux économiques sont immenses, il est très courant que les « experts » qui influencent les décideurs aient des conflits d’intérêt. Il arrive même régulièrement qu’un, ou plusieurs, chercheur du groupe soit directement rémunéré par la société qui fabrique le produit à l’étude. Etre un scientifique n’est en aucun cas une garantie d’honnêteté.

      La communication et l’opération Monsanto pour dénigrer Seralini et rayer son travail des tablettes est en cours.

      Par conséquent, il nous faut chercher pour trouver une information objective. Merci à cet auteur d’y contribuer.

      On peut donc craindre que les OGM, tout comme l’amiante et d’autres, ne révèleront leur toxicité que dans des années, voire les générations suivantes. Je suis conscient que c’est une crainte sans argument scientifique, et certains vont venir attaquer cette « affirmation », alors je leur demande ... Vous avez fait des études sur 3 mois, prouvez moi que les OGM dans notre alimentation seront inoffensifs après 20 ans ou pour les enfants que nous aurons.


      • Ronny Ronny 3 décembre 2013 13:02

        Bon, je vais encore me faire moinsser, mais ce n’est pas grave...

        L’article n’a pas été frauduleusement retiré de la revue, mais retiré de facto par l’editeur en chef au motif que les conclusions de l’auteur n’étaient pas en accord avec ses données expérimentales. Ceci aurait du, en premier lieu, conduire à la non publication de l’article. Comme je l’expliquais dans un article récent (http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-affaire-seralini-rebondit-144403), l’analyse statistique des données publiées indique que l’on ne peut conclure comme le fait le groupe de Caen à un risque associé à la consommation d’OGM ou de RuunUp (je cite : « les perturbations biochimiques et les dysfonctionnements physiologiques décrits dans l’étude [note liées à la consommation de mais et/ou de glyphosate] confirment les effets délétères des OGM et du traitement au RoundUp sur les [rats] des deux sexes » . On en pas conclure non plus à leur inocuité. 

        De nombreux scientifiques ont suggéré à GES de conserver son étude en publiant un correctif sur les conclusions qu’il en tire. il a toujours refusé, probablement pour les raisons que j’expliquais dans l’article, raisons qui in fine nuiront à la cause qu’il défend !

        Il n’y a aucune honte à modifier un article à la vue de complément d’analyses. La science est faite come cela. La rétractation de fait par l’éditeur en regard de la non conclusivité n’est pas non plus limité à l’article de GES. D’autres revues la pratique de façon courante. Voici en anglais ce que dit l’éditeur de PLOSone "As editors and as a publisher we encourage the publication of studies that replicate or refute work we have previously published. We work with authors (through communication with the corresponding author) to publish corrections if we find parts of articles to be inaccurate. If a paper’s major conclusions are shown to be wrong we will retract the paper. By doing so, and by being open about our motives, we hope to clarify once and for all that there is no shame in correcting the literature.« 

        On peut se poser la question de savoir si l’arrivée d’un nouvel éditeur a pu changer la donne. C’est mal connaître le fonctionnement des revues que de croire qu’un éditeur »lambda" pourrait influencer tout le comité scientifique et les éditeurs seniors (je suis editeur senior dans une revue environnementale internationale et je sais de quoi je parle). Ce sont en général tous et toutes des personnalités fortes qui ne se laissent pas dicter leur comportement et c’est très bien comme cela. On na ainsi jamais commenté le fait qu’un proche de Seralini ait été membre du bureau éditorial de la revue !!!

        L’étude Seralini avait le mérite d’exister. Elle aurait pu rester dans les anales comme une étude d’orientation pour les nouvelles études en cours de définition. Malheureusement, la façon dont Seralini et ses collaborateurs agissent est incompréhensible pour le scientifique moyen, et le risque de décrédibiliser la science est bien là, au travers de son utilisation à des fins dogmatique.


        • lionel 3 décembre 2013 18:31

          Bonjour Ronny,

          Qu’est ce qu’un scientifique moyen ? Parce qu’il me semble que, si vous voulez parler de la majorité et bien nous savons bien qu’ils ne font que chercher des financement. ceux qui n’en cherche pas travail bien souvent pour des projets qui intéresse quelques agence militaire ou de sécurité. beaucoup de chercheurs travaillent directement les pieuvres multinationales.

          Séralini comme d’autres, cherche à nous protéger de la malfaisance d’une techno-science biocide. Leur rôle n’est pas aisé car ils risquent de perdre des financements, leur carrière, leur vie.

          En agronomie,les publications contre les OGM abondent...


        • lionel 4 décembre 2013 07:01

          Voici un article du plus grand intérêt au sujet des scientifiques (« moyens » ?), des revues de publications de travaux... :http://www.sott.net/article/269535-Monsanto-Targets-the-Heart-of-Science-The-Goodman-Affair

          En Chine, la mode est à acheter un espace parmi les noms des équipes de recherche sur les publications. La science agonise... Nous ne devons plus avoir confiance !!!


        • robin 9 décembre 2013 08:45

          Ronny,

          Je ne suis pas scientifique, alors évacuons rapidement la qualité ou la non qualité de l’Etude de Seralini qui est brandie comme un leurre.

          Le vrai problème que Seralini a eut le grand mérite de pointer (je le remercie beaucoup) c’est l’absence d’études d’inocuité longues par les organismes qui devraient être en charge de les faire, la question que je vous pose est POURQUOI ?


        • JL JL 3 décembre 2013 13:17


          ’’Le journal a donc pris la décision de lui-même. ( de retirer l’article).
           
          ’’Le modus operandi dérange les auteurs, qui se demandent pourquoi les problèmes soulevés à la première relecture mais pas jugés limitants deviennent soudainement trop gênants.
           
          ’’Ils y voient la patte de Richard Goodman, devenu en janvier dernier rédacteur en chef adjoint, responsable des questions de biotechnologies. Ce toxicologue affilié à l’université du Nebraska (États-Unis) est un ancien de Monsanto, qui commercialise le maïs OGM en question, puisqu’il y a travaillé entre 1997 et 2004. Depuis, il collabore souvent avec l’International Science Life Institute (ILSI), une association de promotion de la science financée par des grands groupes de l’agroalimentaire, dont Monsanto. ’’

          C’est , mais pas que.


          • alberto alberto 3 décembre 2013 13:25

            Bonjour,

            Et merci de remettre les choses en place !

            J’avais, moi aussi lu (bien trop tardivement pour y mettre mon grain de sel) l’article de Ronny qui dézinguait les travaux de Séralini.

            Ce qui m’avait laissé songeur, c’est un de ses commentaires à Ronny :" Je n’ai aucun lien financier avec l’industrie. Je suis fonctionnaire d’Etat. Je suis écologiste, et expert pour le ministère de l’écologie." 

            Expert pour le gouvernement ! Çà donne une idée de l’ambiance qui doit régner au sein de ces comités d’experts : Mort à Séralini !!!

            Ce qui me laisse dubitatif, c’est d’assister aux reptations, depuis des années, pour éviter de lancer une vraie étude, avec les moyens de l’État, en reprenant éventuellement les paramètres de Séralini, des rats, des OGM, et d’en publier les résultats : soit Séralini est une tanche et ses études ne valent pas un clou, soit, au contraire, il a raison et les OGM sont de la merde !

            Ca fait 30 ans que ces saloperies sont sur le marché et aucun labo étatique sérieux n’aurait entrepris ces travaux : plus facile d’attaquer Séralini et les faibles moyens du CRIIGEN que d’aller se frotter à Monsento ?


            • Ronny Ronny 3 décembre 2013 14:59

              @ alberto

              1. je ne dezingue pas Seralini, puisqu’à titre personnel j’aurais souhaité que l’étude soit maintenue mais assortie d’un addendum revenant sur les conclusions.

              2. Ce n’est pas de ma faute si ses résultats ne sont pas statistiquement significatif, et en tant que scientifique et expert, je ne vais pas dire que ceux-ci le sont !

              3. Il n’y a pas d’ambiance du style mort à Seralini. Toutes les donnés et toues les études de ce type sont analysées. Le problème est que GES donne le baton pour se faire battre et qu’il s’étonne ensuite de ce qui lui arrive. Je connais le poids des lobbys des industriels. Quand vous publiez une étude comme celle-ci, le minimum syndicale est de faire que vos conclusions soient en accord avec vos résultats et que ceux ci soient soigneusement étayés. Ce n’était pas le cas de ce travail. Et dans ce cas, il est facile pour les cabinet de spécialistes des entreprises de biotech. de démonter l’étude de GES alors que tout n’est pas à jeter dedans...

              4. Les « experts » sérieux n’ont pour la plupart pas d’état d’âme. A ce titre j’ai déjà fait parvenir aux ministères concernées plusieurs travaux dont certains n’allaient pas du tout, mais pas du tout dans le sens souhaité par les dits ministères et pas non plus par les industriels concernés. On en m’a jamais reproché cela, on ne m’a jamais menacé et on revient même me chercher justement parce que les avis que je donne, comme ceux de confrères, sont simplement appuyés sur des analyses solides, du moins je le pense. Plusieurs molécules agrochimiques ont ainsi fait l’objet de retrait...

              5. GES travaille dans une autre optique, celle de démontrer une toxicité, ce qui quelque part n’est pas l’attitude du scientifique mais celle du militant. Il se tire une balle dans le pied, et du coup il tire une balle dans le pied de tous les chercheurs qui évaluent les risques des OGM qui se verront facilement discrédités sur le motif « il font du Seralini » si leurs conclusions sont défavorables aux OGM et sur l’air du « Des copains à Monsanto » si leur conclusions ne leur sont pas défavorables ; C’est là que se trouve le risque premier et la perte de crédibilité de la science.

              6. Maintenant si vous voulez connaître mon opinion, elle est proche de celle de C. Villani dans son intervention à l’assemblée, à un ou deux détails près. Voir :
              http://www.youtube.com/watch?v=C7Fz4kUZLww
              et
              http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/11/affaire-s%C3%A9ralini-une-audition-%C3%A0-lassembl%C3%A9e-nationale-2.html


            • alberto alberto 3 décembre 2013 16:15

              Ronny :

              Dont acte...

              Mais, franchement, pourquoi depuis plus de 30 ans n’a-t-on pas fait d’études types Séralini avant Séralini ?


            • Bubble Bubble 3 décembre 2013 14:20

              Toutefois, Seralini n’emet pas de conclusions et présente simplement les résultats.

              Il serait donc bon que l’opinion publique ne conclue pas à sa place non plus, hmm ? Séralini reconnait effectivement que son étude ne présente pas de résultats statistiques parce que la méthodologie ne lui permettrait pas d’aboutir à des conclusions significatives. Je ne peux que remettre le lien vers les discussions vous que vous évitiez de parler à la place de l’auteur... lien


              • Julien Coblence Julien Coblence 3 décembre 2013 16:11

                @ Ronny


                Il semblerait que vous pointiez du doigt un manque de rigueur scientifique dans l’approche de Seralini qui aurait dû se contenter de réaliser son étude et de ne tirer aucune conclusion toxicologique de ces résultats. Bien sûr que cet indépendant est engagé et avait un but à cet exercice : alerter l’opinion publique ! Sur quoi ? Sur le manque de rigueur de nos instances sanitaires qui, si vous en faites partie, devraient avoir honte de laisser passer un tel doute ne serait-ce qu’au nom du principe de précaution. Ce maïs est autorisé à la consommation pour le bétail en France. Le simple fait que des tissus issus de cet élevage puisse nous être servi comme nourriture suffit à nous mettre les intestins en vrac.

                D’autre part, n’est-il pas statistiquement significatif lorsqu’on observe 2 à 3 fois plus de tumeures mammaires chez les populations nourries au NK603 et au Roundup ? Pour ma part, c’est autrement plus que significatif, c’est démonstratif ! 

                Il me semble pourtant comprendre, en lisant entre les lignes, que vous êtes du même bord que nous (écolos défenseurs d’une agriculture naturelle dans laquelle les OGM Monsanto et leur Roundup n’a pas sa place) mais que le manque de rigueur de GES donne prétexte à discréditer cette logique. Maintenant, ne serait-il pas plus intelligent de pointer du doigt le manque de publication des études réalisées par Monsanto pour faire valider ses « poisons » ? Si vous avez une telle influence auprès des ministères, ne pourriez-vous pas en user pour restaurer une logique à l’agriculture et faire en sorte qu’on ne parle plus de produits certifiés bios mais de produits certifiés chimiques ?

                Plus encore, l’anonymat ne vous sert en rien. Est-ce pour vous libérer du fardeau moral qui incombe à votre position délicate entre l’industrie et le bon sens que vous postez sur Agoravox ? Ou peut-être que si, l’anonymat vous est indispensable car si on apprenait au ministère que vous participiez à une revue aussi contestataire que la notre, vous seriez probablement excusé ?

                N’avez-vous pas d’enfants à nourrir et protéger ? N’avez-vous pas compris le message du documentaire « Tous cobayes » ? Il s’agit de technologies qui changent profondément la nature...sans appel, sans retour en arrière possible...

                Je veux bien croire que votre situation est délicate et je resterais convaincu que les semences kokopelli sont bien moins dangereuses et bien meilleures (nutritionnellement, gustativement et esthétiquement) que celles produites par Monsanto.

                @ alberto et lionel

                Tout le plaisir est pour moi smiley
                Diffusons l’information de notre salut ...

                • Ronny Ronny 4 décembre 2013 10:16

                  @ JC

                  Je pointe du doigt non pas un manque de rigueur global de l’étude, et surtout le fait que les résultats obtenus ne permettent absolument pas de conclure à un quelconque effet délétère. La puissance statistique de la manip présentée, compte tenu de son « dessin » est en effet faible. Derrière cela, ce que je dénonce, c’est l’’utilisation de la science à des fions partisanes, c’est de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas. C’est de la sorte que l’activité scientifique est décrédibilisée.

                  Concernant les test fait par les entreprises de biotechnologie, leur puissance statistique est un peu supérieure à la manip de Séralini. Pour cela, il faut revenir aux notions de risques alpha (conclure à l’existence d’un effet alors qu’il n’y en a pas) et beta (ne pas conclure à un effet alors qu’il y en a). De façon simple, les tests de validation de Monsanto permettent d’éliminer le fait que les produits mis sur le marché sont des poisons. En d’autres termes, ils permettent d’éliminer un effet toxique fort (qui serait dès lors facilememnt visible avec un nombre de rats réduits) mais ils ne permettent pas de mettre en évidence un effet faible, de type j’augmente le risque de maladie de 2%... Ceci a été dit et est connu des organismes certificateurs et il est probable que les normes en la matière vont évoluer.

                  Ainsi lrosque vous dites "D’autre part, n’est-il pas statistiquement significatif lorsqu’on observe 2 à 3 fois plus de tumeures mammaires chez les populations nourries au NK603 et au Roundup ? Pour ma part, c’est autrement plus que significatif, c’est démonstratif  ! « , Tout dépend du nombre d’animaux utilisés pour le test. Sur dix, l’analyse statistique inférentielle, qui recourt aux notions de risque alpha et beta, montre que cette augmentation n’est pas significative avec 95% de certitude de ne pas se tromper disant cela....

                   »Il me semble pourtant comprendre, en lisant entre les lignes, que vous êtes du même bord que nous (écolos défenseurs d’une agriculture naturelle dans laquelle les OGM Monsanto et leur Roundup n’a pas sa place) mais que le manque de rigueur de GES donne prétexte à discréditer cette logique.« Ce n’est pas tout à fait ma position. Je pense que les OGM végétaux actuels ne résoudront en rien le problème de la faim dans le monde, et que les lignées transgéniques utilisées (essentiellement tolérantes à des herbicides ou »Bt« ) ne constituent pas des avancées majeures en agronomie. Elles s’inscrivent dans le cadre d’un agriculture à très haut rendement mais aussi à très haut niveau d’intrants qui avait toute sa logique dans une période d’après guerre, mais qui ne correspond que de moins en moins à nos responsabilités environnementales et sociales.

                   Là où le problème se complique, c’est que nous avalons depuis 70 ans environ des lignées issues de mutagenèse, lignées qui sont donc des OGM au sens de la directive européenne, mais qui échappent à la réglementation sans doute en raison de leur existence antérieure à celle de la directive. En tant qu’expert du domaine, je n’ai aucun doute sur l’innocuité de ces lignées. De là, vous comprendrez que mon message n’est pas de savoir si c’est OGM ou non, c’est de savoir si le caractère introduit présente un intérêt agronomique dans un contexte d’usage particulier.

                   »Plus encore, l’anonymat ne vous sert en rien. Est-ce pour vous libérer du fardeau moral qui incombe à votre position délicate entre l’industrie et le bon sens que vous postez sur Agoravox ? Ou peut-être que si, l’anonymat vous est indispensable car si on apprenait au ministère que vous participiez à une revue aussi contestataire que la notre, vous seriez probablement excusé ?« Je me sens chargé d’aucun fardeau moral, au contraire. Mon emploi rémunéré sur deniers publics implique que je fasse bénéficier le public de ce que je sais, de façon à ce que les arguments de chacun s’en trouve affinés dans un débat plus juste autour de la question compliquée qu’est celle ds OGM végétaux. Les rapports que j’ai remis aux ministères ne sont bien sur pas présentés comme les articles d’avox, mais ils vont dans le même sens. Analyse aussi »scientifique" que possible de la situation, compilation des faits avérés, des incertitudes, et cela de façon aussi neutre que possible mais sans concession. Je pense que cela est apprécié puisque l’on vient me chercher assez régulièrement sur ces sujets. Je reste anonyme parce que j’écris et ai écris sur d’autres sujets sur avox, politiquement plus sensibles, en particulier sous l’ere de N. Sarkozy...


                • sirocco sirocco 5 décembre 2013 09:34

                  @ Ronny

                  "Je pense que les OGM végétaux actuels ne résoudront en rien le problème de la faim dans le monde, et que les lignées transgéniques utilisées (essentiellement tolérantes à des herbicides ou »Bt« ) ne constituent pas des avancées majeures en agronomie. Elles s’inscrivent dans le cadre d’un agriculture à très haut rendement mais aussi à très haut niveau d’intrants qui avait toute sa logique dans une période d’après guerre, mais qui ne correspond que de moins en moins à nos responsabilités environnementales et sociales."

                  Il est étonnant qu’en tant que scientifique, vous n’entrevoyez pas (ou alors vous cherchez à taire soigneusement) que le but à long terme des grands semenciers qui pratiquent des manipulations génétiques sur nombre d’espèces agricoles et dépensent des fortunes pour inciter les décideurs du monde entier à imposer progressivement les OGM aux humains, ce but n’est évidemment pas de résoudre le problème de la faim dans le monde (dont ils se fichent éperdument, les sommes qu’ils emploient à soudoyer les décideurs suffiraient à elles seules à résoudre en grande partie ce problème !)

                  Ce que ces grands semenciers (Monsanto, Syngenta, DuPont, Novartis...) visent à long terme, c’est d’aboutir à un contrôle total sur les semences agricoles du monde entier. Et à moins que tout le monde réagisse vite et résiste, ils y parviendront :
                  - du fait que les OGM contaminent les variétés naturelles présentes dans les environs et s’étendent de plus en plus ;
                  - en faisant imposer l’interdiction, pour les agriculteurs, d’utiliser leurs semences personnelles (on y arrive en Europe...) ;
                  - en rendant leurs semences stériles.

                  A terme, les agriculteurs du monde entier seront obligés d’acheter chaque année les graines qu’ils veulent planter à ces grands semenciers qui décideront de leur prix et tiendront alors dans leurs mains l’alimentation (mais pas que : les habits aussi avec le coton) des populations.
                   
                   


                • christophe nicolas christophe nicolas 3 décembre 2013 17:39

                  Je vais vous dire la vérité : l’article a été épluché par des gars qui voulaient le descendre, style la société qui a des intérêts. Du coup, ils ne recherchent pas la vérité et trouvent plein d’erreurs de méthodes mais ils ne cherchent pas le positif, ils ne font pas de la science mais du droit.

                  Quand on fait un article scientifique, la façon de le présenter est infinie donc les casses b... n’ont que l’embarras du choix pour vous noyer sous un déluge de questions. Qu’ils regardent leur chapelle des OGM, des agriculteurs ruinés en Inde, des taux de suicide qui augmentent comme les profits, des agriculteurs qui s’endettent, une pollution génétique incontrôlable, une complexité infinie, un brevetage du vivant inadmissible, etc... un comble.

                  Maman, maman... la police vient me voleur l’argent que j’ai braqué la semaine dernière... c’est pas juste...

                  Ce n’est pas de la science c’est du droit pour le pognon... Si elle quelque chose est vrai au niveau fondamental, vous ne pourrez jamais le démonter : théorie de l’intrication. Par contre moi, je peux soulever le tapis pour voir la poussière qu’on a caché et un contre exemple détruit une théorie. Evidemment si on commence à mentir, alors... Alors il faudra virer les connards qui mentent et qui se condamnent eux mêmes. et qu’ils ne viennent pas chialer qu’on les menace...


                  • kéké02360 3 décembre 2013 18:52

                    pendant ce temps Monsanto ne se gêne pas !!!!

                    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/form.php 


                      • Werner Laferier Werner Laferier 3 décembre 2013 22:05

                        Les Mais sont bons à manger OGM ou pas, tout ce qui est mangeable doit être mangeable, point barre !

                        La toxicité de l’OGM est encore un fourretout des plus accablant, les diffuseurs essayent de regner la modernité par des procédés plus qu’ambigus, si monsieur n’est pas content, qu’il retourne dans le tiers monde.
                        l’OGM est une véritable révolution, il est inconcevable que dans notre siècle, certaines brebis galeuse se posent encore des questions absurdes, les sociétés internationale travaillent pour le bien commun de tous, tout en recherchant à réduire les couts du mais dit « traditionnelle » qui est entrain de creuser les dettes européenne, des légumes à base d’OGM, c’est la solution.
                        Ça jacasse, ça jacasse, ça se tortille, mais ça n’apporte rien de concret, sauf des arguments populiste bas de gamme de véreux rejeté par la société pour extrémisme et qui sont nombreux ici, en attendant, j’ai des sources fiable qui contredisent Mr Seralini :

                        http://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-pointe-les-faiblesses-de-l%E2%80%99%C3%A9tude-de-s%C3%A9ralini-et-al-mais-demande-de-nouvelles

                        Nous nous préparons la société du futur, une société compatible avec le monde moderne et qui comprendrait l’Europe, Israël, les USA et certains états asiatiques moderne , démocratique et africain.


                        • Werner Laferier Werner Laferier 3 décembre 2013 22:09

                          En voici, en voila, une autre source qui nous montre que nous n’avons rien à craindre des OGM :

                          http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CDgQFjAB&url=http%3A%2F%2Fsocialactifcapitaliste.blogspot.com%2F2009%2F11%2Fles-bienfaits-des-ogm.html&ei=L0ieUu2eFYGs0QWWpYHQCw&usg=AFQjCNF7EJpClNpyn2CQn5qQQk-mS-XtJw&bvm=bv.57155469,d.d2k&cad=rja

                          Les inquiétudes doivent cesser, les doutes ne sont plus permis, nous devons rester solidaire dans une cause commune profondément humaniste et mondiale.


                        • Lecrabe 4 décembre 2013 00:04

                          Intéressant, et c’est qui ce « nous » ? smiley


                        • Werner Laferier Werner Laferier 4 décembre 2013 00:39

                          Vous, les européens, ainsi que le tiers monde et d’autres états dévellopé hors de l’UE.


                        • Lecrabe 4 décembre 2013 02:08

                          Sympa smiley
                          Une sorte d’apartheid planétaire en somme c’est ça ?
                          Nous le monde du futur qui a et fait plein de truc super comme les OGM et les ipad, et eux les dépassés, les archaïques qui peuvent bien croupir dans leur peurs et incapacités sans bouffe et eau courante ?
                          C’est drôle, en vous lisant on réalise qu’on est passé des quelques états voyous désignés comme axe du mal contre la multitude des bons états gentils, à un club un peu fermé de bons états face à une multitude de voyous.
                          En gros « on » ne serait plus que 3 et quelques retournés...
                          ben dites donc, ça s’annonce pas bon pour « vous » ça... smiley

                          Surtout qu’il va pas falloir compter sur « nous » pour collaborer à ce beau projet smiley


                        • Matthias24 Matthias24 4 décembre 2013 08:58

                          haha ! C’est ironique c’est ca ? Non parce que Monsento en entreprise philenthropique smiley
                          Dans la vie au sujet des OGM il y a 3 sortes de gens : ceux qui sont pro OGM pour le fric, ceux qui sont contre, au minimum, par principe de précaution à propos d’une technologie qu’on connait, en somme, très peut et les autres qui suivent l’autorité « bien pensante » en se disant que, de toute facon, si vraiment il y avait danger « ils » nous le diraient comme la si bien montré l’histoire à maintes reprises. Cette dernière catégorie de gens est la plus dangereuse parce qu’elle est composée de fanatiques qui ne prennent pas les décisions en tenant compte de la logique ou des principes élémentaires comme à qui profite le crime ou celui de précaution mais qui croient et suivent ce qui dit leur chef. Ils sont, de ce fait, très facilement manipulables et font de magnifiques soldats prêts à se battre jusqu’à la mort contre « l’ennemi ».
                          Enfin, c’est quand même le monde à l’envers ; ce n’est pas aux anti OGM de prouver que cette technologie est néfaste mais plutôt aux multinationnales de nous démontrer qu’elle n’est pas nocive. Mais bon, je dis ca, je dis rien hein. Je ne suis qu’un pauvre imbécile qui veut revenir à la bougie. smiley


                        • Julien Coblence Julien Coblence 4 décembre 2013 13:05

                          Monsieur Laferier, il me semble que vous devriez modérer vos propos. Vu le nombre de fautes de français que vous étalez dans votre message, il me semble que votre représentation de la modernité fait défaut à l’humanité, justement. Doit-on oublier les règles élémentaires de grammaire afin de pouvoir avancer tous ensemble vers une plus grande idiocracie ?


                          Il me semble justement que l’article auquel vous vous référez souligne l’importance de réaliser des études sur la toxicité à long terme des OGM. Chose qui n’a pas été réalisé par le fabricant. Le lien que vous présentez par la suite semble être écrit par le fabricant lui-même. Les OGM seraient parfaits. Il n’y aurait aucun risque et ils permettraient de résoudre tous les problèmes de faim dans le monde. C’est un peu gros quand même. Vous vous rendez bien compte que les brebis galeuses sont par nature sceptiques. Surtout quand on leur présente une telle panacée.

                          Quant au monde moderne, il présente une plus en plus grande proportion de malades chroniques que la modernité semble impuissante à soigner (sauf si vous considérez la chimio et les statines comme des méthodes de soin parfaites... smiley

                          Bref, vous n’arriverez à convaincre personne ici. Nous savons mettre les adjectifs au pluriel, nous.

                        • Ruut Ruut 9 décembre 2013 07:32

                          J’adore ton lien entre l’Europe et le tiers monde.
                          Quand aux OGM c’est surtout le gène Terminator qui m’inquiète.


                        • viva 3 décembre 2013 23:07

                          @Werner 

                          personne ne vous empêche de manger des OGM, permettez simplement à ceux qui n’en veulent pas de savoir si leur alimentation en contient ou non et d’en manger ou pas.
                          Parce que nous refiler des produits tout en cachant qu’ils contiennent des OGM est pour le moins malhonnête voir criminel.

                          • Werner Laferier Werner Laferier 4 décembre 2013 00:41

                            Qu’est ce qui vous gène à travers les OGM ?, il va falloir vous y habituer, le monde ne tourne pas autour de vous et de vos caprices, l’alimentation se modernise, ceci ne peut être qu’un bienfait commun à tous.


                          • Ollisters Ollisters 4 décembre 2013 11:11

                            Oui Mr Werner c’est un fait bien connu que les multinationales veulent le bien de l’occident et du monde, et pour faire le bien de l’occident il génèrent un max de profits sur son dos et corrompent nos institution pour arriver a ne quasiment plus payer d’impôts, cet argent ils savent bien mieux l’utiliser que le peuple de base en allant faire la guerre en son nom a d’autres peuples, pour des pretextes prétendument humaniste, mais ou un rapide coup d’œil sur l’histoire démontrent que tout n’est qu’histoire de profits toujours augmentés et de progrès négligeable pour l’humanité au final et que leur seul leitmotiv’ est toujours plus de profits et de pouvoir, l’un permettant d’acquérir l’autre dans nos sociétés actuelles...


                          • Christoff_M Christoff_M 4 décembre 2013 00:14

                            Est ce la sience qui est en cause ou les politiques et les élites européennes (et les notres englobées et serviles)... 
                            qui en sont a mentir sur tout pour des questions d’obeissance aux lobbies ( pour ne pas dire mafias mondialistes) et choisir ou payer des études qui peuvent afficher des résultats complètement opposés a la réalité !!

                            Nous sommes arrivés a un stade critique, d’ailleurs bcp de gens ressentent un malaise palpable, une fin de quelque chose... ou pour le profit d’une poignée de gens néfastes menteurs et adorateurs du veau d’or, on en vient a truquer la science, a bricoler le vivant de manière irrémédiable à foncer droit dans le mur... tout cela pour du profit a court terme !!

                            Il reste une solution l’eveil des masses mais les gens sont tellement abrutis d’infos truquées de pensées « positives » copiées collées et de vérités toutes faites, le niveau étant nivellé vers le bas et la surface des choses !! tout ceci est bien calculé et le reveil sera brutal pour une grande majorité de gens pour qui la manipulation n’existe pas...


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 décembre 2013 07:28

                              Christoff,

                              Vous, vous êtes bien réveillé, alors pourquoi continuer dans cette usine à gaz européenne qui a ouvert les portes toutes grandes à Goldman Sachs et Monsanto and Co ?

                              Rejoignez l’ UPR pour sortir de ce Titanic....

                              La minuscule Islande a réussit à mettre ses banquiers en prison, à redresser son économie, elle a renoncé à entrer dans l’ UE, et vient de décider d’aider les habitants à effacer une partie de leur dette. , au grand dam du FMI.

                              Si vous voulez que l’information arrive jusqu’au plus grand nombre, et que la population cesse d’être manipulée par les médias et les Institutions, il faut se regrouper pour sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, et remettre en place la démocratie et l’intérêt général.

                              On ne peut pas passer son temps à se plaindre de l’influence néfaste des multinationales et rester dans cette usine à gaz... Et nous n’avons pas encore tout vu !

                              On va attendre que les accords transatlantiques nous inonde de la malbouffe américaine ?


                              • Bubble Bubble 4 décembre 2013 09:23

                                Au final, je suppose que ce n’est pas la science qui perd de sa crédibilité mais les citoyens qui ne vont pas lire quand ça risque d’être compliqué...

                                Est ce que alberto et ses 7 plusseurs ont ouvert mon lien et ont constaté qu’il existe des études de toxicité sur les OGM depuis 25 ans ?

                                Est ce que cristophe nicolas et ses 3 plusseurs ont ouvert mon lien et ont pris connaissance des déclarations d’intérêts de chaque membre de l’équipe réunie pour l’occasion, et ont constaté que justement cette équipe a fait en sorte de reconnaître les cotés positifs de l’étude ?

                                Est ce que l’auteur et ses 8 plusseurs ont ouvert mon lien et a pu observer l’explication au sujet de la significativité des résultats ? S’il suffisait d’observer un triplement du nombre de décès pour conclure, alors oui, l’OGM NK serait nocif pour les rats femelles seulement et à dose intermédiaire seulement (pas à forte dose), mais aussi que l’OGM est bénéfique à forte dose pour les rats mâles pour lesquels il y a trois fois moins de décès que dans le groupe témoin !


                                • Julien Coblence Julien Coblence 4 décembre 2013 13:08

                                  Il me semble qu’il faudrait que vous sortiez de votre Bubble. Etes-vous en train d’affirmer que vous êtes plus valable en tant que scientifique que Mr Seralini ? Faites-vous connaître alors...


                                • Bubble Bubble 4 décembre 2013 13:41

                                  Il ne s’agit pas de moi, mais de l’équipe qui a fait les vérifications dont j’ai donné le rapport en lien, qui est indépendante de l’autorité sanitaire qui les convoque de milieux variés (prof de fac, directeurs de recherche de plusieurs centre, toxicologiste, etc...).

                                  Sinon, à propos du « faites vous connaitre »... est ce que vous respecteriez ce que je dis si je suis connu mais que je supporte des vues différentes de votre conviction, compte tenu de la confiance que vous pouvez avoir envers le monde scientifique en général, au vu du titre de votre article ? Pas franchement sur, vu ce que vous et d’autres commentateurs avez comme avis de l’expertise de Ronny, qui à 57 ans pourrait très bien être reconnu dans son milieu. Mais là encore, il s’agit de votre confiance et de votre capacité à lire ce qu’il écrit.
                                  Moi je vous fournis l’avis de Séralini lui même et de l’équipe de spécialistes en question, toutes les informations qui pourrait répondre à vos méfiances sur la probité ou l’inéquité de cette équipe, que l’ANSES se doit de donner par souci de visibilité ; et je vous demande de lire tout ça, et si vous n’avez pas le temps de lire tout ça de faire confiance à des gens qui l’ont lu.


                                • Julien Coblence Julien Coblence 4 décembre 2013 16:01

                                  Alors, j’ai ouvert votre lien mais je dois vous avouer que ces beaux discours bien organisés me font rire doucement. On ne condamne pas complètement l’étude de Seralini mais on indique que les conclusions sont trop hâtives. On nous indique qu’on en saura plus à la fin de l’année. Et bien, nous y sommes et nous n’avons toujours pas vu l’ombre du début d’une esquisse de projet d’étude sur les effets toxiques à long terme des préparations GM accompagnées de leurs spécialités phytopharmaceutiques. Or, cette variété de maïs ainsi que le Roundup sont en culture en Europe et se retrouvent donc probablement déjà depuis un certain temps dans nos assiettes. Pourtant, aucune étude de la sorte n’a été engagée par Monsanto. Quand on connait certains des mécanismes de cancérisation liés à la mutation GENETIQUE de l’ADN, on peut facilement envisager que le bombardement de gènes permettant la résistance à un herbicide ultra toxique n’est pas anodin. Enfin, bien entendu, vous allez me répondre que cet argument n’est pas scientifique car il ne se base pas sur des études approfondies. Le moins que l’on puisse faire serait d’indiquer si un produit de consommation courante contient des OGM ou non, afin de laisser le libre arbitre au consommateur final. 


                                  On voit déjà les prémices d’une affaire ressemblant à celle du Vioxx. Les autorités sanitaires ont l’impression d’avoir bien fait leur travail. Tout est en ordre et on ne comprend pas les sceptiques. Ces spécialités sont formidables. Mettez-vous donc à la place de ces gens qui souffrent. Il faudra attendre bien des morts pour que l’erreur soit reconnue.

                                  Il existe des études de toxicité sur les OGM depuis 25 ans ? Sur une période de 3 mois, bien entendu qu’on n’observera que peu de cancérisation et une toxicité réduite. Après, dans la vie réelle, il éxiste des naturopathes qui soignent les allergies et maux de leurs patients en leur prescrivant...l’arrêt de tous les aliments susceptibles de contenir des OGM. 

                                  On joue à la roulette russe génétique : http://geneticroulettemovie.com/

                                • Bubble Bubble 4 décembre 2013 20:12

                                  Bonsoir, je suis bien conscient que le résumé ne vous satisfait pas, vous n’auriez pas écrit cet article sinon. A la première phrase de ce résumé, il y a un lien vers le rapport complet en pdf, que je n’arrivai pas à copier jusqu’à maintenant ; le voilà. Vous y trouverez toutes les raisons chiffrées que les résultats de Séralini ne peuvent être séparés de la fluctuation statistique.

                                  En tout cas, avec le résumé vous aurez pu constater que ceux qui ont écrit le rapport n’ont pas de lien avec l’autorité sanitaire et ont été convoqués comme experts indépendants. Avez vous noté les deux autres études de deux ans, sur du soja GM, qui ont été considérées ? Les deux ne voient pas d’effets significatifs, l’une a autant de rats par groupe que Séralini mais l’autre a des groupes de 35 et 50 rats.

                                  Parmi les conséquences que vous attendiez, voilà par exemple un communiqué de l’EFSA qui porte à 2 ans les durées réglementaires d’études portant sur la toxicité et la carcinogénicité. 
                                  Ensuite, vous ne pouvez pas espérer voir de nouveaux résultats en un an pour une étude de deux ans... mais il y en a une financée par l’UE.
                                  A noter que conjointement, Monsanto à retiré ses demandes de mise en culture des autres OGM que le Monsanto 810 le 18 juillet 2013, donc non le NK603 n’est pas mis en culture en Europe et ne l’a jamais été. 

                                  Mettez-vous donc à la place de ces gens qui souffrent. Il faudra attendre bien des morts pour que l’erreur soit reconnue.
                                  Ecoutez, c’est marrant mais l’argumentaire de Monsanto, c’est (et vous pouvez le voir au travers du post du troll Werner Laferier) « Regardez tous ces gens qui souffrent de la faim dans le monde et qu’on nous empêche d’aller sauver. Il faudra attendre combien de morts avant que notre légitimité soit reconnue ? »
                                  Vous comprenez bien que c’est de l’éthique minimale d’éviter de prêter attention aux sentiments.

                                  Pour la validité des études de 3 mois, il s’agit d’études de toxicité sub-chronique. Je cite leur intérêt (wikipedia) : 
                                  Les études de toxicité subchronique présentent un grand intérêt pour le toxicologue alimentaire. En effet, l’expérience montre que la plupart des effets indésirables qui risquent d’apparaître sont détectés lors de ces études à court terme. L’intérêt est double. D’une part, les organes cibles sont identifiés, d’autre part, il est possible, à partir de ces études de déterminer les doses sans effet observable. 

                                  Quand on connait certains des mécanismes de cancérisation liés à la mutation GENETIQUE de l’ADN, on peut facilement envisager que le bombardement de gènes permettant la résistance à un herbicide ultra toxique n’est pas anodin.

                                  A vrai dire je n’en sais rien, mais je ne vois pas à première vue pourquoi une modification de l’ADN de la plante rendrait plus probable la mutation génétique de l’animal qui s’en nourrit. En revanche des molécules cancérigènes, ça oui on en connait. Mais donc rappelez vous que la portée de l’étude se limite au NK603 et au roundup, voir aux plantes résistantes au roundup si on trouve un rapport avec le cycle métabolique associé à cette résistance ; mais pas aux OGM en général.

                                  Le moins que l’on puisse faire serait d’indiquer si un produit de consommation courante contient des OGM ou non, afin de laisser le libre arbitre au consommateur final. 

                                  Oui, tout à fait, mais ce n’est pas si simple. C’est bien pour ça que les travaux sur la coexistence sont engagés depuis 15 ans en Europe, pour assurer la séparation et la traçabilité des OGM et des cultures conventionnelles du semis à l’assiette.

                                • sirocco sirocco 5 décembre 2013 09:54

                                  Ce qui est « amusant », c’est que les résultats de l’étude SERALINI ayant été descendus en flammes par l’EFSA (et par la Commission européenne) pour cause de manque de rigueur et d’incertitudes, les résultats auxquels l’EFSA et la Commission se réfèrent toujours actuellement sont ceux de l’étude, beaucoup moins rigoureuse et plus incertaine encore, menée par... Monsanto ! ça sent le pâté...


                                • Julien Coblence Julien Coblence 5 décembre 2013 12:05

                                  D’accord, le maïs NK603 n’est pas cultivé en Europe. D’accord, l’EFSA a commandé une étude sur les effets toxiques à long terme. En attendant, on continue de développer et vendre des ogm à travers le monde (brésil, inde, indonésie, afrique et bien sûr USA). Or, avec la globalisation des échanges commerciaux et l’évidente incapacité à contrôler la provenance de tous les ingrédients entrants dans la composition des aliments transformés, il se peut que des ogm se glissent dans notre boisson, dans notre viande, dans nos biscuits (d’où l’intérêt de consommer « bio », même si ce n’est pas forcément sain, au moins, on rajoute une couche de contrôle). 


                                  Plus encore, le parti pris est évidemment contre tous les OGM qui, en l’absence de preuves absolues, pourraient modifier le code génétique du vivant (celui des cultures contaminées - qui, au passage deviennent propriétés des compagnies biotech ce qui me semble un tantinet immoral - et éventuellement, notre code !). La base du problème, comme expliqué dans « Tous cobayes », c’est que ça se propage avec le vent. http://permaculturenews.org/2009/12/15/bayer-admits-it-is-unable-to-control-spread-of-gmos/ ou http://www.infogm.org/spip.php?article1306

                                  Ainsi, il me semble indispensable d’avoir une certitude avancée sur l’innocuité des OGM or, les études de toxicité qui ont été réalisées depuis 25 ans, ne le sont que sur de courtes périodes.

                                  En réalité, le titre de mon article, volontairement provocateur, aurait pu être le suivant : Quand la science des OGM perd sa crédibilité...devons-nous continuer à avoir confiance ?
                                  C’est qu’il y a tout de même de quoi s’affoler avec la nouvelle variété de saumon qui a récemment été approuvée (http://www.theguardian.com/environment/2010/aug/25/gm-salmon-us-fda-consultation). Surtout quand on reconnait le risque que cette variété se propage dans les océans de manière irréversible (le gros poisson mange toujours le petit... smiley

                                  Et pour reprendre les arguments de M. Laferier (le troll), je vous suggère de garder un esprit ouvert au sujet de la modernité et la philantropie des multinationales de la biotechnologie : http://survie.org/bpem/dossiers-thematiques/alimentation/revue-de-presse-309/article/ogm-le-rapporteur-de-l-onu-sur-le ou http://www.gmfreecymru.org/news/Press_Notice20bOct20011.htm ou http://www.corporatewatch.org/?lid=320 (là, c’est pas juste les OGM mais bon, ils en fabriquent aussi). Mais bon, vous allez me dire qu’il faut vivre avec son temps et que je devrais retourner dans le tiers-monde si je ne suis pas content. Après tout, business is business !

                                • Bubble Bubble 6 décembre 2013 10:48

                                  Bonsoir, désolé de la réponse tardive.

                                  D’accord globalement avec tout votre message cette-fois-ci.

                                  Quelques remarques cependant :
                                  -Les OGM continuent à se développer de façon intense dans le monde, mais très peu en Europe, depuis 30 ans d’existence des OGM et sachant que la durée juridique du principe de précaution est normalement de 2 ans ! Donc quelque part la méfiance vis à vis des institutions européennes, et en particulier de la recherche publique qui permet une certaine indépendance des spécialistes me parait un peu mal placée (sur ce dossier au moins). La convention mondiale sur les biotech repose sur le protocole Cartagena, mais il date et ne contient que des généralités...

                                  -A titre personnel, je pense que les certificats d’obtention végétale (qui permette notamment d’assurer une dépendance de l’agriculteur vis à vis du semencier) sont une aberration de la propriété intellectuelle, mais je ne pense pas que ce soit à une communauté scientifique de modifier le droit international.

                                  -La limite de toute recherche scientifique, c’est le besoin de financement. En recherche publique, la confiance de l’opinion publique et des institutions sont importantes, un thème qui n’est pas à la mode ne reçoit pas de sous. (aujourd’hui, l’agro-écologie piétine un peu faute de fonds par exemple) Et l’étude de Séralini, qui pourtant n’avait pas assez de rats, a couté selon ses estimations 1,6 million d’euros. Ceci devrait expliquer non seulement le faible nombre d’études disponibles, mais aussi pourquoi on fait sur du 3 mois si on sait que la majorité des effets biologiques seront visibles sur cette durée d’étude.

                                  -A propos de l’anecdote du saumon américain, dont je parlais dans l’article de Ronny, il est clair que c’est le risque de propagation non contrôlée qui est le plus dangereux sur le dossier des OGM. D’une part, parce qu’on n’est pas certain de l’innocuité de la technologie comme vous dites, mais c’est le cas de toute technologie, on est aussi cobayes sur la technologie internet ou sur les instruments tactiles, dont les effets psychologiques occasionneront peut être plus de dégâts que ne le feront les OGM sur le plan de la santé seulement (et seront tout aussi peu mesurables).
                                  D’autre part, surtout, à cause du fait que les OGM sont des clones génétiques et que au sens de la théorie de l’évolution, il faut de la compétition ET de la diversité pour que les espèces évoluent. Une espèce sauvage sans diversité génétique meurt à la moindre perturbation.
                                  De fait, le thème de la coexistence que je mentionnais dans mon dernier message comprend notamment une filière de modélisation de ce qu’on appelle les « flux de gènes », c’est à dire la diffusion du matériel génétique par reproduction. Dans le cadre du maïs par exemple, le pollen est très fragile, n’est diffusé que grâce au vent et n’est fécond que quelques heures, et il a été mesuré que presque toute la pollinisation se faisait sur 100 mètres autour de l’épi émetteur. Sachant qu’on peut décaler les périodes de floraison des cultures en retardant le semis, il est possible de cultiver du maïs OGM pas très loin de maïs conventionnel sans contamination. En France par exemple où il n’y a pas de maïs sauvage, le risque environnemental est de surcroit nul. Ceci associé au fait que le maïs Mon810 permet de réduire les épandages de pesticides plutôt que de les augmenter (comme le NK603 de l’étude, qui donne une résistance à l’herbicide) explique que ce maïs OGM soit le seul autorisé en culture en France.
                                  Pour le bouleau OGM, il faut compter des fécondations à plusieurs dizaines de kilomètres de l’arbre, ce qui ne permet pas de contrôler la contamination ; la stratégie dont nous parlait un professeur de l’université de l’Oregon consiste à développer des arbres OGM qui ne produisent pas de pollen (mais dépendance aux semences), ou à développer un résistance au froid pour pouvoir isoler les plantations d’OGM de plusieurs centaines de kilomètres.
                                  Pour le saumon OGM, les dégâts des saumons qui s’échappent des aquacultures et remontent les rivières canadiennes sont certainement lourds pour la diversité de la population sauvage. On a aussi le cas du soja et du coton OGM en Amérique du Sud dont les dégâts environnementaux et sur les cultures conventionnelles sont visibles.

                                  -Si vous allez relire le paragraphe de conclusion de l’article de Ronny, je pense que vous serez d’accord avec lui au final.

                                  @sirocco : C’est pour éviter de rentrer dans le débat de l’indépendance de l’EFSA que j’ai donné les résultats diffusés par l’ANSES et provenant de spécialistes indépendants, et pas ceux de l’EFSA.


                                • Arnaud69 Arnaud69 4 décembre 2013 10:34

                                  Les scientifiques sont tout autant fliqués et surveillés par l’oligarchie, celui qui ne collabore pas dégage immédiatement.

                                  Dans ces conditions n’avoir confiance en absolument personne est une simple mesure de bon sens.

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