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Accueil du site > Actualités > Santé > Quand les génériques tuent la recherche médicamenteuse...

Quand les génériques tuent la recherche médicamenteuse...

Je m’inquiète régulièrement dans ce blog de la forte montée en puissance des génériques - ce qui en soit est plutôt positif pour l’équilibre de la Sécurité sociale -, mais surtout de l’effet pervers qu’elle entraîne en asséchant les ressources des sociétés pharmaceutiques pour financer leur recherche au moment même ou ces recherches deviennent plus longues et plus risquées. Mon dernier message sur le sujet qui date du 20 décembre 2007 rapportait justement la décroissance considérable des effectifs de ces sociétés qui, même si les licenciements n’affectent pas que des chercheurs, a forcément un impact sur leur nombre.

Un lecteur me signalait que ces médicaments étaient amortis depuis longtemps et que donc il n’y avait pas à s’inquiéter. Désolé mais une société commerciale finance l’avenir avec le présent et la disparition des revenus de ces ventes a et aura un impact direct sur leurs efforts de recherche.Canalblog309

Ci-contre une information complémentaire sur l’ampleur du problème : les médicaments dont les brevets vont arriver à expiration cette année, leurs chiffres d’affaire et les sociétés pharmaceutiques affectées par la fin de ces brevets. Rappelons que l’impact de l’apparition de génériques est finalement beaucoup plus fort que celui qui avait été anticipé et que le chiffre d’affaires du médicament "génériqué" diminue dans les 6 mois de 30 à 50 %. Aux Etats-Unis, les génériques représentent désormais suivant les classes de produits de 60 à 90 % des prescriptions nouvelles !!

Sur l’année 2008, ce sont donc 24 milliards de dollars de chiffre d’affaires qui vont se trouver ainsi soumis soudainement à la concurrence des génériques ce qui va se traduire par environ 10 milliards de revenus en année pleine qui vont disparaître à court terme. Et au-delà, sur les années 2009 à 2012, ce sera encore pire. Tous les grands de l’industrie pharmaceutique, dont le français Sanofi Aventis, vont voir, sur cette période, leur médicament le plus vendu tomber dans le domaine public alors qu’il représente parfois jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires de la société pharmaceutique concernée. Finalement sur dix ans ce sont 140 milliards de dollars de revenus qui vont disparaître.

Les nouveaux médicaments ne se bousculent pas au portillon et la seule voie de recherche dont on attend des médicaments nouveaux est celle des biotechnologies. Pas étonnant donc que vous voyiez les grands de la pharmacie acheter à prix d’or les start-up des biotechnologies. Chacun la sienne pourrait-on dire ! Mais leur réussite technique est loin d’être assurée... Dans ce domaine, les Français ont d’ailleurs déjà loupé le coche puisque sur les 20 sociétés de biotechnologie les plus importantes au monde, aucune n’est française et 18 sont américaines. Un domaine ou la recherche fondamentale est particulièrement importante.

Nous avons donc quelques soucis à nous faire pour l’avenir de la recherche médicamenteuse...

Autre poste touché par les génériques et la réduction des dépenses, celui de la production de médicaments ou nous, Français, sommes cette fois en pointe comme premier fabricant européen et troisième mondial. La baisse des revenus des laboratoires pharmaceutiques se traduit par de rationalisations de production et des implantations nouvelles dans les pays à bas coût de production, Europe centrale, Irlande ou Inde. Au point que 30 000 emplois sont menacés dans ce domaine d’ici 2015. Quant aux génériques, sept sont importés sur les dix les plus vendus en France à la place de médicaments précédemment fabriqués en France. A-t-on jamais pris en compte ce coût social avant de prendre le virage à 180 degrés en faveur des génériques ?


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42 réactions à cet article    


  • TImaniac 24 janvier 2008 12:47

    Tout votre article part du principe que le manque à gagner sur les produits vendus par ces firmes auraient été investi dans la recherche... Mais c’est quoi exactement le pourcentage de recherche à côté du budget marketing, du lobbying auprès des médecins et j’en passe ? Et dans la part qui revient à la recherche, qu’est ce qui est utilisé pour faire de la "vraie" recherche et non les recherches consistant à trouver une formule à peine modifiée d’une molécule existante ayant pour seul objectif de valider un nouveau brevet sans qu’il y est d’intérêt pour le patient ?

    Alors certes les génériques doivent rogner les marges des grosses firmes pharmaceutiques, mais il serait scandaleux que l’état participe au financement de firmes qui n’ont que des objectifs lucratifs. Ce serait beaucoup plus utile de financer des établissements de recherche publique qui n’auraient d’’autres objectifs que d’aider la médecine par exemple.


    • Mil 24 janvier 2008 13:10

      Il ne faut pas oublier non plus que certains labo de génériques sont contrôlés par les grandes sociétés pharmaneutiques (un peu comme les MDD qui sont fabriquées par de grandes boite IA)...

       


      • Castor 24 janvier 2008 13:48

        D’une part rien n’empêche ces labos de fabriquer eux-mêmes leurs génériques et de continuer à engranger des millions, d’autre part, il ne me semble pas que les comptes des dits labos soient à déplorer...

        Il me semble que la recherche est stimulée par la nécessité qu’ont ces labos de rester dans la course.

        Rien de tel que la perspective d’une chute de revenus pour avancer et trouver de nouvelles molécules.


        • Sébastien Sébastien 24 janvier 2008 14:10

          Je suis entierement d’accord avec votre analyse. La recherche necessite enormement d’argent, d’autant plus que l’on ne parle que des medicaments qui arrivent sur le marche mais jamais de ceux qui ne verront jamais le jour et qui necessite aussi des investissements colossaux.

          C’est le chiffre d’affaires genere par les medicaments "stars" qui financent d’autres medicament destines a soigner des maladies moins repandues.

          A mon sens, les generiques ne devraient etre vendus que dans les pays pauvres.


          • Djanel 28 janvier 2008 07:40

            Partout où vous allez on vous replie. Comme c’est bizarre. Votre photo est vraiment moche changer la et vous verrez, çà ira mieux après.


          • Djanel 28 janvier 2008 07:45

            Après lecture de votre commentaire, je me suis aperçu que vous méritiez ce repli parce que vous parlez doctoralement d’une chose que vous ne pouvez pas savoir. Vous manquez d’humilité mon brave.


          • JL JL 24 janvier 2008 14:37

            L’industrie pharmaceutique serait-elle devenue un cancer de notre société, toujours plus gros ? L’homme devrait-il être au service de cette industrie ? 

            C’est quoi ces trois milliards d’euros rien qu’en France pour faire la promo des nouveaux emballages auprès des médecins ? L’industrie de la santé vit sur notre peur d’occidentaux qui réclament toujours plus de soins, de technologie, pendant que des milliards d’êtres humains ne sont pas soignés, meurent de faim, de malnutrition, n’ont même pas l’eau courante.


            • JL JL 24 janvier 2008 18:28

              J’oubliais : on ne peut pas ne pas parler des pollutions qui sont une bombe à retardement. C’est le moment d’investir dans la recherche médicale pour ceux qui ont un tiroir caisse à la place du coeur.

              Parce que la prévention, personne ne la fera : les pouvoirs publics n’ont pas d’argent et ce serait pour les acteurs du marché, couper la branche sur laquelle ils assoient leur business. On comprend mieux où le libéralisme nous conduit : à la néo-croissance.

              La néo-croissance c’est : de plus en plus de chômeurs, des salaires en baisse, des profits en hausse. Pour résoudre cette quadrature du cercle il n’y a pas de mystère : la pompe à finance qui permet aux financiers de faire de l’argent sur la sueur et les inventions des non financiers depuis des lustres, marche dans les deux sens.


            • bouquie 24 janvier 2008 15:26

               

              Pauvre industrie pharmaceutique qui passe depuis plusieurs années une bonne partie de l’argent destiné à la recherche :

              - à développer des "me too"

              - à changer la mise en forme de ses molécules au brevet expirant bientôt, afin d’en expandre les droits et à dépenser un fric monstre pour inciter les prescripteurs à changer leurs habitudes . Par exemple : "plutôt la cette forme que l’ancienne, c’est mieux", car c’est tout nouveau et que ça bénéficie d’une extension de brevet, ce qui fut le cas pour l’oméprazole (Mopral)-> ésoméprazole (Inexium), le Prozac en comprimés plutôt qu’en gélule, le diamicron...etc

              - à inventer de nouvelles maladies pour lesquelles ils ont développer une molécule : la dernière en date : syndrome métabolique, qui vient juste après la dépression

              -à ne publier que les données qui sont en leur faveur et à cacher les autres : staltor pour le cholestérol et pour tuer précocement, antidépresseurs chez les enfant qui les poussent au suicide... antidépresseur tout court

               

              Sans parler de leur inertie face au nouvelles thérapeutiques potentielles. L’industrie préfère attendre que des domaines de pointes soient suffisamment développés par la recherche publique avant de s’y lancer .

              Non décidément, j’ai du mal à les plaindre

               bouquie


              • Annie 24 janvier 2008 15:31

                L’incohérence réside dans le fait que la plupart des médicaments faisant l’objet de recherches sont ceux qui traitent des maladies dîtes occidentales. Quelle est la part de la recherche pour trouver des médicaments qui traitent ou guérissent des maladies comme la tuberculose, le paludisme etc. ? Une portion congrue.

                Quant aux brevets, il y a longtemps que les industries pharmaceutiques ont trouvé des astuces pour contourner le réglement. Ajouter une pincée de vitamine C à un médicament, changer son nom et le brevet est reparti pour 20 ans. Lorsque les compagnies pharmaceutiques auront mis de l’ordre dans leurs affaires, et auront adopté des pratiques commerciales un peu plus éthiques, la question de la recherche pourra être abordée. Sinon, en attendant, je ne vois rien de mal à acheter des médicaments à l’Inde ou ailleurs. En outre, cela devrait permettre de réduire le déficit de la sécurité sociale.


                • luteola luteola 25 janvier 2008 12:33

                  Pfff n’importe quoi... Vous mélangez tout en fait. La recherche pharmaceutique à l’heure actuelle est assuée par des entreprises PRIVEES. Vous connaissez le principe ? Que cela nous plaise ou nous, elles doivent dégager des bénéfices pour assurer leur existence. Attendre d’une boite privée, cotée en bourse, qu’elle maintienne une activité couteuse et non rentable est franchement naif. Savez vous combien coute la R&D d’un médicament ? Environ un milliard de dollards US. Savez vous combien de molécules sont tuées avant d’etre commercialisés ? Pourquoi une entreprise irait elle financer de la rechercher sur une molécule qu’elle vendrait à perte ?

                  L’état et plus généralement la collectivité mondiale s’est désinterressé de cette recherche non rentable, pourquoi l’entreprise y pallierait ? Militez pour que les Etats, l’onu, l’oms etc financent cette recherche, mais arretez de cracher sur l’industrie pharmaceutique, qui fait elle ce qu’elle a faire : GAGNER DE l’ARGENT. Ca l’a l’air cynique, mais c’est juste la réalité. Sans le capital gagné par ces entreprises, où en serait la recherche actuelle ment ? Nulle part... Qui découvrirait de nouvelles molécules ? Les labo publiques ? J’ai travaillé dans les 2, laissez moi rire...

                  S’agissant de l’impact des génériques, si un jour on s’apercoit qu’à cause d’eux les big pharmas n’ont plus assez d’argent pour financer leur rechercher, et bien les Etats allongeront la durée des brevets voila tout...

                  J’ai jamais bien compris pourquoi on attendait des big pharmas de la philanthropie. Ces boites comme tout les autres sont là pour gagner de l’argent. Demande-t-on à Evian de vendre son eau gratuitement ? Pourtant l’eau c’est au moins aussi vital que les médocs nan ?

                  bref, les gens qui crachent sur les big pharmas devraient se méfier, à force d’espérer leur chute ils pourraient bien y assister... qui guérit les cancers actuellement ??

                   

                   


                • mat 26 janvier 2008 23:43

                  "J’ai travailél dans les deux"

                  Ca ne coute rie nde le dire complètement anonyme derrirèe votre clavier.

                  Je vois surtout que la recherche publique est disponible pour tous, alors que la recherche privée reste confidentielle, tout en ayant accès à la recherche publique. Superbe logique...

                  Cet article soulève au moins un probleme : le modèle de l’entreprise pharmaceutique 100% privé a peut etre vécu...

                   


                • Krokodilo Krokodilo 24 janvier 2008 15:39

                  Article de lobbying.

                   

                  Déjà, comment peut-on accepter de le classer dans le thème "santé", comme si la santé était liée au chiffre d’affaire des laboratoires pharmaceutique ?

                   

                  Rappelons que les labos mentent comme ils respirent, qu’ils ont parfois nui à la santé publique, en toute connaissance de cause (en poussant les médecins à prescrire à tout va les antibiotiques les plus récents sur des maladies virales pendant des années - ça s’améliore un peu maintenant- augmentant ainsi les résistances aux AB). Rappelons qu’ils font des recherches essentiellement sur des secteurs porteurs, par exemple les maladies chroniques des pays occidentaux, (l’hypertension par exemple), qu’ils ont souvent obtenu des prix très élevés pour des médicaments qui n’avaient pas prouvé un meilleur effet ou une meilleure tolérance que le précédent, grâce à du lobbying intense au niveau national.

                   

                  Rappelons que bien des actions independantes des médicaments et des labos peuvent améliorer considérablement la santé publique : diminution des pesticides, de la vitesse au volant, des toxicomanies, des accidents du travail (actuellement, on dérégule à tout va), dépistages, hygiène de vie, suppression de la pub pour les cochonneries alimentaires destinées aux enfants (refusé par les députés, merci le lobbying) etc., etc.

                   

                  Après tout ça viennent les médicaments, effectivmeent très utiles, mais pas seuls dans ce sujet complexe de la bonne santé.


                  • JL JL 24 janvier 2008 18:33

                     Krokodilo votre commentaire est incontournable dans ce fil.


                  • luteola luteola 25 janvier 2008 12:35

                    et moi je trouve qu’il est pitoyable ce commentaire... les labos font de l’argent, c’est leur raison d’etre. Je rappelle que ce sont des entreprises cotées en bourse, et comme toutes ces boites, elles ne sont pas là pour faire de la philanthropie. Si maintenant cela vous dérange, cessez de comsommer leur produits et utilisez les médicaments produits par les labos publiques... on en reparle dès le premier coup dur ok ?


                  • JL JL 25 janvier 2008 22:57

                    @Luteola, je refuse l’alternative du tout ou rien. Il n’y a que les intégristes pour penser ainsi, binaire. Tiens, binaire, ça vous dit quelque chose ?

                    Signé un ancien informaticien.


                  • mat 26 janvier 2008 23:46

                    Votre commentaire a le mérite de mettre les choses au clair : les entreprises pharmaceutiques privées ne sont pas là pour améliorer la santé publique. 

                    Il est peut etre temps de repenser tout ce système pourri...


                  • el bourrico 24 janvier 2008 16:10

                    Bah, réduisez la part des dividendes et vous aurez largement de quoi financer des années de recherche.

                    Ces labos sont des usines à fric, avec toutes les conséquences que ça implique, les recherches ne sont pas faites en fonction des besoins, mais des rentabilités, et ej dirais même des rentabilités à très court termes. Au pire, les besoins sont crées de toutes pièces, comme dans de nombreux domaines, c’est ça le dogme commercial aujourd’hui.

                    Autre question, quelle est la part de financement public la dedans ? Et qui bien sur aboutissent à des brevets privés ?

                    Hors de question que je pleure sur leur sort, et j’appuie les pays pauvres lorsqu’ils passent outre les brevets. En effet, laisser crever des gens parcequ’on refuse de baisser ses tarifs est tout simplement scandaleux, d’autant qu’au final, ils n’auront rien de toute façon, puisque ces pays ne peuvent payer à la base. Tout ce qu’ils gagnent, c’est une image exécrable.


                    • lola 24 janvier 2008 17:11

                      c’est tout a fait la réfléxion que je me suis faite récemment avant de prendre la decision (qui n’engage que moi) de ne plus prendre de génériques !

                      En fait un génériqueur n’est qu’un copieur ! et la politique actuelle est entrai de favoriser le copieur par rapport au chercheur, a l’inventuer, est-ce réellement le bon expemple a donner ??

                      De plus quand un génériqueur gagne 100 euro c’est 100 euros dans sa poche ! et hop ! alors que quand le laboratoire pharmaceutique gagne 100 euros il réinvestit entre 10 et 15 euros pour la recherche de nouveaux médicaments (vous savez ceux qui vont peut etre soigner non enfants et nos petits enfants !). A ce niveau là moins d’argent gagné par les grands labos veur forcément dire moins d’argent réinvesti et du coup moins de nouveaux médicaments !

                      Bon il est vrai que les grandes entreprises pharma se sont remplies les poches pendant des années ! mais savez-vous comment sont fixés les prix des médicaments remboursés (c’est ceux qui sont responsables du trou de la sécu) ? Et bien non, contrairement a ce que certains pensent peut etre ce n’est pas le labo qui applique les prix qu’il veut et essaye de se remplir les poches un maximum. Les prix sont fixés pour chaque pays. En france c’est une commission particulière composée de médecins et autres spécialistes travaillant pour tl’etat francais. Et oui c’est bien le gouvernement qui décide des prix et du remboursement ou non des produits !

                      Enfin rappelons juste une petite chose : un médicament générique est d’après sa définition "une copie du médicament princeps à l’excipient près". Ces trois derniers mots signifient que le génériqueur peut remplacer tous les excipients du produit original par d’autres à sa guise ! Sans parler des potentiels risque d’allerie dus a un changement de constituant par rapport au médicament original, ces changements de composition n’ont-ils réellement pas d’impact sur la qualité du médicament ???? Quand dans votre gateau vous remplacer la farine par de la maïzéna obtenez vous exactement le même résultat ????


                      • el bourrico 24 janvier 2008 17:51

                        Euh... la dernière comparaison me parait osée, et je dis ça pour rester poli.

                        La farine est dans le ces d’un gateau un des constituants fondamentaux, dans le cas d’un médicament, les composés actifs sont les constituants fondamentaux, les changer n’a aucun sens, donc la comparaison aussi. Après qu’il soit aromatisé à la fraise ou au nougat, ça n’a aucune importance.

                        Quant à cette commission de médecins et de spécialistes, quand on sait que les labos courtisent les médecins, on peut s’interroger sur ses motivations réelles. Je passe sur le terme "spécialiste" qui ne signifie absolument rien.

                        Mais quand on voit ce qui se passe parfois lors des achats des collectivités, et autres organismes publics, on se rends alors compte qu’il est aisé de leur faire avaler n’importe quoi, il suffit de se drapper du titre d’"expert".

                        Surtout, qui vérifie la pertinence des décision de cette commission ?

                        Et puisqu’on est dans les dérives de l’air du temps, le politique actuelle est également de faire toujours plus de fric, de raconter tous les bobards possibles et imginables.


                      • lyonnaise 24 janvier 2008 18:08

                        @ lola

                        une copie à l’excipient pres c’est justement le contraire : elle ne doit pas différer même d’un excipient


                      • JL JL 24 janvier 2008 18:40

                        Commentaire de Lola relève du micro-trottoir. Je veux dire : ce n’est ni du lobbying, ni de l’expertise. Lola n’y connait manifestement rien, ni en matière de propriété industrielle, ni en matière de médicament.

                        Lola, ceux qui paient la sécu ne vous disent pas merci.

                         

                         


                      • lola 24 janvier 2008 21:16

                        Regarde tes notices de plus prêt, tu risque d’avoir des surprises...
                        Il est en effet bel et bien possible de substituer un excipient par un autre, mais il faut tout de meme que ce soit des caractéristiques comparables.


                      • Bigre Bigre 28 janvier 2008 08:36

                        > mais savez-vous comment sont fixés les prix des médicaments remboursés (c’est ceux qui sont responsables du trou de la sécu) ?

                         

                        Pour trouver les responsables du trou de la sécu, lisez le rapport de la cour des comptes.

                         

                         


                      • Bobby Bobby 24 janvier 2008 18:49

                        Bonsoir,

                         

                        Tout d’abord, je ne suis pas sûr du tout que les sociétés pharmaceutiques soient près d " ’assècher " leurs profits... qui restent parmis les bons choix à faire lorsqu’il s’agit de choisir un investissement en actions

                         

                        On peut s’étonner de l’éthique en matière de "brevet" sur des pharmacopées, dont le rôle serait tout de même de soigner... et cette tendance monopolistique dans un combat n’ayant pas peur des paradoxes semble t’il.

                         

                        Bon commentaire de Lola, ce qui explique, par exemple, que le Paracétamol est vendu 3 à 5 fois plus cher en Belgique qu’aux Pays-bas !!!

                         

                        Ce qui n’aborde et n’explique évidemment pas la valse des fort importantes "primes" versées aux médecins par les firmes pharmaceutiques (voir les milieux des délégués médicaux)... payés... devinez par qui ?

                         

                        Pour se faire une idée, sur quelques aspectsde ce monde. Un livre qui m’a paru interessant : "La mafia médicale" de Ghislaine Lanctôt.

                         

                         


                        • Marc Bruxman 24 janvier 2008 19:46

                          Non ce qui tue la recherche médicale c’est le principe de précaution et les très nombreux tests obligatoire avant de lancer un nouveau médicament.

                          Pourquoi ?

                          • Parce qu’un médicament générique au contraire encourage à faire des recherches. Si le labo sait que son produit phare va expirer prochainement il a de la pression pour trouver de nouveaux médicaments à forte marge. Donc il doit déposer des brevets et chercher.
                          • Par contre le labo sait que tout nouveau médicament qui aurait des effets secondaires néfastes même sur un petit nombre de personnes va lui attirer des ennuis graves. Résultats il faut tester et retester ce qui augmente de beaucoup le coût des recherches. Et coute peut être plus cher en vies humaines si l’on considére les médicaments non trouvés ou non mis sur le marché à cause du surcoût des tests. Et encore on peut s’estimer heureux que les labos puissent outsourcer une partie de leurs tests dans d’autres pays.

                          L’histoire a prouvé que même malgré des tests rigoureux il y a parfois de gros échecs. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de tests du tout (cela serait condamnables) mais plusieures mesures seraient nécéssaires :

                          • Restreindre certaines obligations légales qui pèsent sur les tests.
                          • Rendre obligatoire une information détaillée du consommateur sur les tests réalisés avant la mise sur le marché d’un médicament. Ceci doit s’accompagner d’une explication claire des risques encourus.
                          • Rendre obligatoire une information détaillée du consommateur sur la morbidité de chaque médicament qui devrait être publiée tous les ans et comporter aussi le nombre de cas qui ont eu des effets secondaires génants. De bons résultats plusieures années de suite à cet indicateur pourrait être considéré comme un test validé.
                          • Limiter les indemnisations que le labo devra payer en cas de problème si et seulement si le devoir d’information énoncé précédemment a bien été respecté.

                          De cette façon :

                          • Un patient peut refuser tout médicament qu’il juge insuffisamment tester. Il peut également demander conseil à son médecin à ce sujet.
                          • Si la pathologie est très handicapante pour un patient celui-ci peut accepter de prendre un médicament peu testé dans l’espoir de voir un mieux sur ses symptomes.
                          • On abaisse énormément les coûts de la recherche médicale et on trouve des médicaments qui sauvent ou améliorent la vie. Je pense que le bilan sera positif sur ce point.
                          • En échange de ce cadeau il faudrait demander au labo de réduire la période d’indemnisation conférée par un brevet.
                          • Eventuellement (mais pas sur) : Forcer les labos à licencier leur brevet selon une méthode RAND (Random and Non Discriminatory). Ce qui permet au labo de toucher de l’argent sur son brevet mais permet à la concurrence de se faire sur la partie "production".

                          Quand aux génériques, il s’agit juste de fournir la santé au meilleur prix ce qui est une utilisation normale des forces du marché. Il est également parfaitement normale que l’assurance maladie qu’elle soit publique ou privé ne rembourse que selon le montant des génériques. La loi de l’offre et de la demande doit ici s’appliquer à plein rendement.

                          Sans cette mesure :

                          • Le consommateur qui ne payes pas le prix se moque et va garder ses mauvaises habitudes. Alors qu’il prendrait certainement le générique si il n’avait pas d’assurance santé.
                          • Le labo touche de l’argent sans avoir d’obligation (au sens marché et non légal du terme) de faire de la recherche.
                          • Les comptes de la sécu se retrouvent dans le rouge alors que le seul bénéficiaire aura finalement été le labo. Bingo l’état vient de subventionner une boite privée !

                          • wawa wawa 24 janvier 2008 20:09

                            une donnée à connaitre : assez reprise par la presse ces dernier temps : les labos depensent plus en "marketing" qu’en recherche, et cette somme attendrait 25000 euro par medecin
                             (il serait d’ailleurs interessant de diviser le montant national de la pub par les 70 millons de francais que nous sommes pour avoir une idée du cout generale de la pub dans notre vie quotidienne, et eventuellement de le comparer avec une moyenne mondiale ou d’autre région, je n’ai absolument aucune idée de se montant, ne sais même pas si il est calculable)

                            d’apres la revue prescrire, a laquelle je suis abonné et dont les conclusion me semble justifiées, les veritables inovations pharmaceutiques (celle qui apporte un apport mesurable en termes clinique ) sont de plus en plus rare : guère plus de deux par an
                            les nouveaux medicament sont en general des mee too pour prendre des part de marché sur un autre labo voire carremant pour conserver sa part quand les molecule de reference sont genericable : parmi les exemble les plus grotesque :
                            esomeprazole (INEXIUM) promu a la place de omeprazole (MOPRAL)
                            desloratidine (XYZALL) promu a la place de loratidine (CLARITINE)
                             Il faut déja quelque connaissance en chimie pour faire la différence entre ces molécules si semblables.
                             l’interet pour la collectivité de ces nouveaux produits me semble discutable.
                            les nouvelles molécules ne sont pas toujours plus efficaces en terme clinique que les ancienne et peuvent parfois reveler des surprise au niveau des effet indésirables.
                            on peut citer, pour les plus celebre les coxib (VIOXX et CELEBREX), la cerivastatine (STALTOR)
                            les prochaines sur la liste sera probablement la ketomycine (KETEK), qui n’apportent rien par rapport aux autre macrolides ( famille d’antibio) mais augmente le risque de fibrilation cardiaque et les glitazone ( antidiabetique oraux qui diminuent la glycémie mais augmente la tension arterielle et le poids, la somme des deux effet etant probablement negative au plan clinique : diminution de l’esperance de vie.

                            a vrai dire la recherche medicale est un domaine dont les retours sur investissement sont
                            incertains,
                            a long terme,
                            difficilement mesurable en terme financiers ( combien " vaut" une "année de vie en bonne santé" ? les tentatives d’evaluation sont contestables et contestées)

                            ces trois point font que pour moi la recherche médicale devrait gerée par l’etat, et meme plutot par l’OMS, pour mutualiser les moyens et parce qu’un etat isolé qui investirait seul serait "le dindon de la farce" copié par tout le monde lors de resultats interessants.



                             


                            • wawa wawa 24 janvier 2008 20:17

                              le meme texte avec des espaces

                               

                              une donnée à connaitre, assez reprise par la presse ces dernier temps : les labos depensent plus en "marketing" qu’en recherche, et cette somme attendrait 25000 euro par medecin

                               

                               (il serait d’ailleurs interessant de diviser le montant national de la pub par les 70 millons de francais que nous sommes pour avoir une idée du coût general de la pub dans notre vie quotidienne, et eventuellement de le comparer avec une moyenne mondiale ou d’autre région, je n’ai absolument aucune idée de se montant, ne sais même pas si il est calculable)

                              d’apres la revue prescrire, a laquelle je suis abonné et dont les conclusion me semble justifiées, les veritables inovations pharmaceutiques (celle qui apporte un apport mesurable en termes clinique ) sont de plus en plus rare : guère plus de deux par an

                               

                              les nouveaux medicament sont en general des "mee too" pour prendre des part de marché sur un autre labo voire carremant pour conserver sa part quand les molecule de reference sont genericable : parmi les exemble les plus grotesque :

                              esomeprazole (INEXIUM) promu a la place de omeprazole (MOPRAL)
                              desloratidine (XYZALL) promu a la place de loratidine (CLARITINE)

                               Il faut déja quelque connaissance en chimie pour faire la différence entre ces molécules si semblables.
                               l’interet pour la collectivité de ces nouveaux produits me semble discutable.
                              les nouvelles molécules ne sont pas toujours plus efficaces en terme clinique que les ancienne et peuvent parfois reveler des surprise au niveau des effet indésirables.

                              on peut citer, pour les plus celebre les coxib (VIOXX et CELEBREX), la cerivastatine (STALTOR)

                              les prochaines sur la liste seront probablement :

                               

                              la ketomycine (KETEK), qui n’apportent rien par rapport aux autre macrolides ( famille d’antibio) mais augmente le risque de fibrilation cardiaque

                               

                              les glitazone ( antidiabetique oraux qui diminuent la glycémie mais augmente la tension arterielle et le poids, la somme des deux effet etant probablement negative au plan clinique : diminution de l’esperance de vie.

                              a vrai dire la recherche medicale est un domaine dont les retours sur investissement sont :
                              incertains,
                              a long terme,
                              difficilement mesurables en terme financiers ( combien " vaut" une "année de vie en bonne santé" ? les tentatives d’evaluation sont contestables et contestées)

                              ces trois point font que pour moi la recherche médicale devrait gerée par l’etat, et meme plutot par l’OMS, pour mutualiser les moyens et parce qu’un etat isolé qui investirait seul serait "le dindon de la farce" copié par tout le monde lors de resultats interessants.



                               


                            • Bof 24 janvier 2008 21:54

                              @ wawa : vous écrivez : " pour moi la recherche médicale devrait gerée par l’etat, et meme plutot par l’OMS, pour mutualiser les moyens et parce qu’un etat isolé qui investirait seul serait "le dindon de la farce" copié par tout le monde lors de resultats interessants." et bien vous avez la mémoire très courte Monsieur car c’est ce qui devait être fait en 1981. Nous avions le premier laboratoire pharmaceutique du monde en fabrication et en recherche ...actuellement, il faudrait "rechercher" les produits qui devaient être brevetables en plus du laboratoire lui-même . Les chercheurs ont cherché mais ont cherché à glandouiller pour la plupart car plus de découvertes au nom de la France qui est passée à la 35ème place vers les années 1990 .....en mutualisant ,on semble mutualiser les envies de paresse et plus grave de détournements de fonds ,car notre justice a parlé d’industrie égarée en parlant de elf qui avait sanofi dans son giron. pour moi, il y a trop de zéro après les chiffres pour suivre ces pertes et égarements dus à la nationalisation.


                            • HELIOS HELIOS 24 janvier 2008 21:44

                              Superbe exemple de mauvaise foi, cet article.

                              Voila comment on justifie les rentes de situations.

                              Les medicaments mis sur le marché ont couté cher, c’est vrai et font l’objet d’un amortissement et d’une marge au fur et mesure de leur durée de vie. Les laboratoires, qui sont des entreprises privées gagnent de l’argent, beaucoup d’argent y compris avec les médicaments nouveaux.

                              Mettre les médicaments anciens, tombés dans le domaine public en fabrication simple, avec des marges normales n’est que justice et bonne gestion. les laboratoires qui fabriquent ces medicaments génériques gagnent bien leur vie mais ne font effectivement pas de recherche... on ne le leur demande pas.

                               


                              • Aspiral Aspiral 25 janvier 2008 03:23

                                Cherchez où est l’erreur : depuis que la merveilleuse science s’est emparée de la vie, on pulvérise les champs de pomme de terrre jusqu’à 20 fois par an, alors que dans les années 50, jamais. Je vais vous aider : la science est neutre ; elle cherche les lois de la nature. Les scientifiques pas ; ils cherchent les causes ; mais comme leur méthode, analytqiue, les rends myopes, ils ne voient que les premières causes. Ils travaillent pour des gens bien moins myopes qu’eux et qui ont bien compris comment "profiter" du mythe scientifique pour faire du pognon. Dans l’état actuel du tout au pognon, il n’y aura plus de nouveau médicament produit par les firmes pharmaceutiques. Ce n’est pas rentable. Ils suppriment déjà des médicaments utiles mais rarement utilisés. Voyez les antibiotiques : au nom de quel idéal vont-ils en chercher de nouveaux qui ne serviront qu’en second, rarement donc, quand les actuels ne sont plus efficaces. Ah, les miracles de la médecines ! Si je peux vous donneer un conseil, n’y croyez plus trop, et vivez caché, de la manière la plus paisible et la plus hygiénique qui soit. Cela vous évitera peut-être d’avoir recours à une médecine qui a ses heures de gloire derrière elle.


                                • Jacques 25 janvier 2008 09:26

                                  Les génériques auraient des effets négatifs sur les ressources allouables à la recherche pharmaceutique. J’ai quand même quelques doutes lorsqu’on voit les marges bénéficiaires de ces grands groupes pharmaceutiques. Ils ont de l a marge.

                                  Non, ce qui m’inquiète beaucoup plus c’est le coût explosif de la santé en général. Ceci pourrait bien sonner un jour le glas des soins accessibles à tous. A trop tirer sur la corde, en engrangeant des bénéfices délirants, ces grands groupes ne vont-t-ils pas finir par couler tout le système ? De plus et au risque d’être politiquement incorrect, on peut loger à la même enseigne les professions médicales : médecins, dentistes, spécialistes dont les revenus sont bien souvent stratosphériques.

                                  • mandrier 25 janvier 2008 09:47

                                    C’est comme le reste !

                                    Sous prétexte de socialisme anti-capitalisme, on a perdu depuis 20 ans la maitrise de la fabrication des molécules qui soignent. Tout est parti à l’étranger : Inde Chine, etc.... Maintenant il faut passer à la caisse pour acheter ces molécules à ces pays au prix où ils veulent bien le vendre !

                                    Regarder bien l’origine et le nom des produits que vous achetez en pharmacie : très rares sont les produits fabriqués en France.... On conditionne, on met en boite (cf la revu"Prescrire", mais on n’invente plus, on ne cherche plus ! ON administre , on commercialise : il y a plus d’"effet ecole de commerce" que d’effet ’ecole de pharmacie’ !

                                    Il n’y a plus d’innovation pbarmaceutique en France : les pharmaciens ont été transformés peu à peu en "servants" de l’Administration....

                                    Là dessus, sous prétexte de maîtrise comptable du cout des soins, est venu se greffer SESAM VITALE qui n’est en fait qu’un moyen de rationnement des soinss. Il y a derrière des compteurs individuels de santé qui ne sont pas encore mis en fonction. Ils existent dans la norme....

                                    Cela va faciliter la mise en place du rationnement des soins pour les plus de 60 ans comme le préconise Attali dans son rapport....


                                    • Nobody knows me Nobody knows me 25 janvier 2008 10:15

                                      Vous m’avez réellement touché. Je vais de ce pas faire un don chez Sanofi-Aventis afin de sauver leur entreprise en perdition...

                                      Vu votre présence dans le fil, je vais pas trop m’en faire pour la veuve que vous protégez, qui m’a plus l’air d’une veuve noire.

                                      Mon père est médecin. Depuis que je suis petit, je vois passer des tsunamis de produits marketing, publicité, échantillons,... Vous n’avez pas idée des conneries qu’ils peuvent vous refiler. Du stylo au réveil, tout y passe.

                                      Mon conseil : claquez moins d’argent dans les cols blancs et les VRP, claquez en plus dans les blouses blanches. Car un commercial, ça connaît que dalle en chimie. smiley


                                      • Trashon Trashon 25 janvier 2008 10:43

                                        Personnellement lorsque le débat sur les laboratoires pharmaceutiques est abordé je ne me pose pas trop de questions sur les génériques mais plutôt les suivantes :

                                        Pourquoi aucune recherche n’est effectuée sur le sujet des maladies orphelines ?

                                        Pourquoi la trithérapie n’est pas diffusée dans les pays qui en ont le plus fort taux de décès dû au sida ?

                                        Dans l’hypothèse ou un remède miracle serait découvert pour guérir définitivement le cancer par exemple, serait-il mise sur le marché par les labos au risque de voir leurs bénéfices s ‘effondrer ?

                                        La recherche de profit prime-t-elle sur la recherche de l’efficacité ?

                                        Soumettre la santé a la loi de l’offre et de la demande est-elle être une solution intelligente ?

                                        Est-il normal que la publicité des labos soit financée par la sécu ?

                                        En cas de baisse des bénéfices est-il imaginable que soient introduites sciemment de nouvelles affections ?

                                        etc…
                                         


                                        • JL JL 27 janvier 2008 17:00

                                          Tout est dit. En 2 minutes !

                                          Ps. Je ne crois pas que nos commentaires changeront les choses, mais peut-être que les lobbyistes y regarderont à deux fois avant de publier ici leurs articles de propagande, si nous restons vigilants.


                                        • Rétif 26 janvier 2008 20:51

                                          Comprend pas bien la question. Un brevet industriel détermine un temps pendant lequel l’ inventeur d’ un produit touchera des droits sur son invention et pourra légalement interdire qu’ il soit fabriqué sans que ces droits lui soit versés.C’ est déjà une restriction sur ce que, depuis Beaumarchais, on appelle les droits d’auteur dans tous les domaines intellectuels, lesquels droits ont été conçus en vue de permettre à tous les chercheurs de vivre de leur travail de recherche intellectuelle au moins pendant quelques temps avant que tout le monde et n’importe qui ait le droit de les copier ensuite à son seul profit sans désormais ne plus rien lui verser.(Et sans même le citer,ce qui, dans le domaine littéraire reste très mal vu).

                                          Ils peuvent donc vendre leur "production" le prix maximum qu’ ils pourront en tirer selon la demande.Et ni un romancier, ni un scientifique ne sont des ong ni des oeuvres de charité. Dans le domaine scientifique, la copie étant plus facile, l’inventeur a donc intérèt à vendre son produit, une fois le délai de brevet arrivé à échéance, au prix le plus juste, seule solution pour lui de se protéger des contrefacteurs, qui, sinon, auraient beau jeu de lui tailler des croupières et de le ruiner, en lui volant (légalement, alors), son invention.

                                          Ce qui veut dire que le prix qu’il se vendra sera censé tenir compte d’un certain amortissement de son travail et de son talent, (ce qui, dans le domaine intellectuel est difficilement évaluable), mais aussi de son niveau de frais futurs, en attendant sa prochaine production. Et on ne voit pas au nom de quoi ceux qui ne sont pas à sa place auraient un avis à donner sur cette question. Ceci sans oublier que, dans tous prix de vente de quelque produit que ce soit, est inclus le montant proportionnel des impôts que ce produit aura eu à supporter.

                                          Je ne vois donc pas sur quel concept, ni sur quelle nécessité est basée l’ idée de "génériques", sinon, d’une part sur une réduction de la durée des brevets pharmaceutiques(ce que cela est, dans la pratique), par rapport aux droit international ; d’autre part sur la constatation d’ un coût insupportable pour l’ensemble de l’économie, de notre système de sécurité sociale.

                                           


                                          • JL JL 27 janvier 2008 16:52

                                             

                                            Wikipédia : "Un médicament générique est un médicament identique ou équivalent à celui d’une marque (appelé médicament princeps), mais produit et vendu sous sa dénomination commune internationale (DCI, nom chimique de la molécule). "Avantage : La molécule active qui fait tout leur intérêt a été utilisée pendant de nombreuses années sur un très large panel de patients, ce sont des médicaments de confiance qui soignent bien, en toute sécurité, et ils ont l’obligation légale d’être aussi efficaces que l’original. "Ces médicaments génériques peuvent être produits après expiration du brevet, ou en l’absence de brevet".

                                            Google : "Apparus en 1996 dans le code de Santé publique, les génériques ne sont toujours pas parvenus à s’imposer. En France, ils représentaient 3,1 % des médicaments remboursés en 2001, avec des différences variant de un à trois en fonction des départements et des officines plus ou moins impliquées. La moyenne européenne s’établit quant à elle autour de 15 % et atteint près de 40 % en Allemagne et aux Etats-Unis. Comment expliquer que ces copies conformes de médicaments qui ne sont plus protégés par leur brevet, ne réussissent pas à trouver leur public, alors qu’ils sont moins chers, mais tout aussi efficaces ?"

                                            Qu’est-ce que l’evergreening ? Lorsque la durée de protection d’un brevet est échue, la société pharmaceutique jette sur le marché le même médicament sous une forme légèrement différente (nouvel emballage, nouvelle couleur, etc..) et le fait inscrire comme un produit nouveau protégé par un nouveau brevet, pour concurrencer les génériques, la molécule dont le brevet a expiré et est par conséquent tombée dans le domaine public.


                                            • ZEN ZEN 27 janvier 2008 17:43

                                              Des médecins réagissent :

                                              Se former au profit de l’industrie pharmaceutique
                                              Selon l’IGAS, les laboratoires déploient des moyens démesurés:3 milliards d’euros pour la promotion des médicaments (12% du chiffre d’affaires). Les 3/4 vont aux visites médicales (=25000euros par généraliste et par an.22702 visiteurs médicaux sur le terrain). Chaque médecin reçoit en moyenne 330 visites par an. Un tiers d’entre eux accueille plus de 7 visites par semaine d’une durée de 8 minutes environ. But : quadriller le territoire avec une stratégie promotionnelle, plus persuasive qu’informative...

                                              "Même le Sénat s’est inquiété de létat de dépendance de la médecine française face aux multinationales pharmaceutiques, qui ont tous les pouvoirs en France, sans aucun contrôle. Face à cette emprise tentaculaire, il y a des réactions qui méritent qu ’on en parle et qu’on les soutienne. Le mouvement FORMINDEP , lancé par des médecins, pour que la médecine serve l’intérêt du patient, pas celui financier et commercial des laboratoires. Leur site nous apprend beaucoup sur le retard français en matière de transparence médicale. Ils ont une CHARTE qui peut être signée par tout le monde "
                                              http://www.formindep.org/article.php3?id_article=6-1
                                              La Charte du Formindep

                                               

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