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Accueil du site > Actualités > Santé > Rémunération des médecins hospitaliers : L’IGAS lève le voile sur les (...)

Rémunération des médecins hospitaliers : L’IGAS lève le voile sur les contrats avec l’industrie pharmaceutique

On a beaucoup parlé des disparités de rémunération entre les différents spécialistes à l’hôpital. Mais l’information intéressante est ailleurs.

Le rapport de l’IGAS sur la rémunération des médecins hospitaliers étudie les émoluments et rémunérations annexes des médecins hospitaliers.

L’enquête a permis d’avoir pour la première fois accès au sanctuaire des contrats médecins-industrie : les armoires du Conseil de l’Ordre des Médecins.

Tous les contrats qui lient financièrement les médecins aux acteurs industriels y sont soigneusement archivés, après "étude" et à l’abri des regards indiscrets.

La sélection très parcellaire des inspecteurs de l’IGAS lève le voile sur les montants de ces relations financières qui gagneraient à être plus transparentes, notamment au regard de l’obligation de déclaration publique de ces liens d’intérêt.

Le tableau de la page 73 est particulièrement intéressant :



Les montants les plus importants donnent le vertige, pour des médecins qui sont par ailleurs salariés à plein temps dans la fonction publique.

Qui peut bien assurer une mission de conseil pour 600000 euros ?

Cet aperçu donne envie d’en savoir plus. La Ministre serait bien inspirée de commander à l’IGAS un rapport spécifique sur ce sujet.

Rappelons l’article 5 du Code de déontologie médicale :

Article 5 (article R.4127-5 du code de la santé publique) 

Le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit. 

Cet article est en fait annulé par une loi improprement dénommée "Loi anticadeaux"

Nous vivons une époque moderne.


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22 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 5 février 2009 11:50

    Qui peut bien assurer une mission de conseil pour 600000 euros ?

     peut être que Kouchner a une idée ??? smiley


    • LaEr LaEr 5 février 2009 12:28

      600 000€ ? Allons, mon bon monsieur, le sieur K ne se penche pas pour un pourboire smiley


    • alberto alberto 5 février 2009 12:52

      Docteur Dupagne :

      Il convient de vous féliciter pour vos articles et vos dénonciations de ces pratiques à la marge de la corruption dont notre cher pays est si coutumier ! Et pas seulement dans le domaine médical !

      La confusion des genres a souvent été le sport favori de certaines de nos "élites" : voir Kouchner, ainsi que le faisait remarquer Le Chat un peu plus haut...

      On a encore besoin de l’aide de gens comme vous pour débusquer tous ces profiteurs confortablement installés dans leurs fromages et protégés paradoxalement par des vides juridiques plus difficiles à combler que de mettre la main au collet d’un sans abri chapardeur.

      Bien à vous.


      • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 5 février 2009 13:22

        @alberto
        Je ne suis pas contre ce type de collaboration (quoique..) mais j’aimerais que la nature et le montant de chaque contrat soit publics afin que chacun, confrère ou patient, sache à qui il a affaire.
        Sachez aussi que les pouvoirs publics ont cessé quasiment tout financement de la recherche. Ceci explique cela (mais pas uniquement).

        Mon but n’est pas de jeter l’opprobre sur mes confrères hospitaliers, mais de demander plus de transparence.


      • Jiache 5 février 2009 12:57

        Bizarre tout ça : ma femme est médecin hospitalier et il ne me semble pas qu’elle gagne tout ça, très loin de la.

        @alberto : vous parlez d’élites. Sachez que les médecins hospitaliers ne gagnent pas des salaires délites, loin de là. Vu le nombre d’heures fournies par rapport au salaire versé, jamais je ne ferai ce boulot ! Faut avoir la vocation.


        • foufouille foufouille 5 février 2009 14:43

          c’est combien, pas beaucoup ?


        • Jiache 5 février 2009 14:51

          @ foufouille
          Bac +12 (10 ans de thèse + SPEcialisation+ Diplome Universitaire) pour au bas mots 60 heures de boulot par semaine + astreintes le tout pour 2500 € net / mois, c’est quand même pas terrible. C’est le salaire d’un chef de clinique.
          D’ailleurs le numérus closus n’est plus rempli : plus personne ne veut faire ce boulot, ça recrute si vous êtes intéressé.


        • Marc P 5 février 2009 16:24

          Certes, pour un chef de clinique et soixante heures ce n’est pas beaucoup...
          Mais il serait dommage de taire les revenus d’un praticiens des hopitaux (ce qui n’est pas une fonction inaccessible) et n’oublions pas que sur les 12 années d’études quelques unes sont rémunérées, pas très bien,certes (puisque le médecin étudie en travaillant)...

          Enfin le coût de la formation d’un médecin est parmi les plus élévés qui se fasse ce qui est une des explications des dépenses supérieures dans les établissements publics par rapport au privé...

          Bravo à l’auteur pour l ensemble de ses articles, en effet, ces infos ont quelques chose d’apocalyptique... et méritent bien qu’on s’y attarde jusque z à plus ample informé.....

          Marc P


        • foufouille foufouille 5 février 2009 17:17

          2500 ca fait 5% des francais
          les etudes ne sont pas une excuse
          j’ai entendu bcp plus 6000 minimum
          la c’est le salaire d’un generaliste de campagne


        • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 5 février 2009 19:06

          @Cassandre
          Non, votre médecin ne se "fait" pas 10000 euros par mois. ll les encaisse. Ce qui est différent. Son revenu avant impôt, sachant que personne ne le paye pendant ses vacances, doit être dans la moyenne des généralistes c’est à dire 5000 euros par mois sur 12 mois. Bien sûr, cela fait de lui un français dans la tranche supérieure des revenus.
          Et si vous n’en trouvez pas pour venir exercer chez vous, c’est que cela ne doit pas être si agréable que cela. Des métiers bien moins payés sont beaucoup plus recherchés.

          Le rapport montre par ailleurs que la rémunération des médecins hospitaliers, en dehors de la manne pharmaceutique (qui touche aussi les médecins de ville), est très variable et ne dépend pas forcément de la pénibilité de leur poste.


        • appoline appoline 5 février 2009 20:53

          @ Jiacre,
          Le monde médical a bel et bien mangé son pain blanc. C’est une certitude. Il est regrettable que de jeunes médecins plein de fougue soient frappés de plein fouet mais le système est tellement gangrèné qu’il ne peut perdurer ainsi.

          Depuis des années, dans les hospitaux, médecins et administratifs se perdent en procédures ridicules, protocoles de soin qui ne le sont pas moins, déballage de matériel pour se sécuriser, et j’en passe. Ils ont perdu le patient de vue. Flop sur flop.

          On ne rentre pas dans un hospital mais dans une suite de petits royaumes où chacun délimite son territoire sans se soucier qu’il dépense l’argent du contribuable, c’est inadmissible. Quand il faut sanctionner médecins ou personnel paramédical, on fait la sourde oreille ; les incompétents restent, dans n’importe quelle entreprise, les mauvais, on s’en débarasse, mais à l’hospital, non. Croyez moi, cela existe et plus qu’il n’en faut. Nous avons trop tendance dans ce pays à confondre instruction et intelligence.

          Avec ces temps de crise qui nous rattrapent, il va falloir faire les bons choix. Les Peloux et consors devront laisser leurs syndicats de côté et faire du constructif. La gestion, c’est une des solutions et pas la moindre. Cela va faire grincer quelques dents, mais l’heure n’est plus à l’abondance, il faudra arrêter de jouer au faiseur de miracle pour sauver une vie alors que des milliers risquent de ne plus pouvoir manger.
          De grosses réformes sont nécessaires, sinon, quand la grande descente va commencer, le système va se casser la gueule.


        • Jiache 6 février 2009 11:31

          @foufouille
          6000 € pour un généraliste en campagne alors qu’en ville les médecins gagnent moins, vous en conviendrez. D’après vous pourquoi n’y a t-il plus de médecin à la campagne alors ?
          La plupart préféreraient gagner moins et avoir une vie après le travail.

          Les études ne sont pas une excuse ? Comme je vous le disais, le numerus closus n’est pas rempli, alors passez le concours !


        • Jiache 6 février 2009 11:37

          @ appoline

          Je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse. Les peloux et consort ont toute leur raison d’être aujourd’hui. En effet, de moins en moins d’étudiants s’inscrivent en médecine, car pour d’autres professions, à niveau d’étude égal, les salaires sont beaucoup plus motivants.

          On commence à réaliser qu’il n’y a plus de médecine de campagne, dans dix ans à ce rythme, il n’y aura plus de médecin hospitalier et en cas de problème vous pourrez crever, plus personne ne vous soignera.

          La santé en général devrait être un service public et gratuit dans tout pays qui se dit civilisé, à mon sens en tout cas.


        • foufouille foufouille 6 février 2009 13:38

          @ jiache
          2500 pour le generaliste de campagne, genre petite ville. et pour la plupart c’est pas assez
          6000 pour l’hopital environ, en tout cas pas 2500
          dans les salles d’attente ca se voit aux magazines

          je suis trop vieux et malade pour le concours
          en plus les etudes c’est pas gratuit, surtout medecin
          meme a mi temps ca fait plus que le smic 2500/2= 1250


        • foufouille foufouille 6 février 2009 13:41

          "C’est le salaire d’un chef de clinique."

          ridicule


        • Lapa Lapa 5 février 2009 14:00

          s’il est légitime de s’interroger sur les 600 000 euros, remarquons que la mediane s’élève à 2500 euros, c’est très raisonnable. Ca indique donc que la plupart des contributions sont payées correctement mais, vu les écarts types et le max, quelques contributions sont très très largement au dessus du plancher. La question est donc : pourquoi ?


          • Lapa Lapa 5 février 2009 14:04

            s’il est légitime de s’interroger sur les 600 000 euros, remarquons que la mediane s’élève à 2500 euros, c’est très raisonnable. Ca indique donc que la plupart des contributions sont payées correctement mais, vu les écarts types et le max, quelques contributions sont très très largement au dessus du plancher. La question est donc : pourquoi ?


            • Lapa Lapa 5 février 2009 14:05

              désolé du doublon, le site a buggué.


            • ALTER NAIF laxap 5 février 2009 14:24

              Il est frappant de constater que les contributions proprement cliniques sont les moins valorisées.
              Etant suivi depuis des années pour des pathologies nécessitant de la recherche en particules, dans des services délabrés, pour des maladies mortelles à 80% sur le long terme , je vais recommander à mon médecin qui mange son sandwich vite fait de se lancer dans les conférences, cela plaira à Starskizo.


              • NEM 6 février 2009 00:25

                Moyenne : 1217€. Ecart-type : 3295€.
                Comment est-il possible d’avoir un écart-type supérieur à la moyenne ?


                • NEM 6 février 2009 00:29

                  Ooups. Je viens de comprendre.
                  Du coup, ça fait une belle disparité dans les rémunérations. Ce que confirme les écarts importants entre la moyenne et le médian.


                • clostra 7 février 2009 02:40

                  Cette collusion médecine recherche industrie pharmaceutique est insupportable.

                  Que des "capitaux" entrent dans le financement de recherches (toutes les recherches : le sujet est d’actualité, vraiment d’actualité) : oui mais par le biais de l’impôt. Une recherche indépendante, "à la manière de" (avec la colère en plus de ces familles terriblement éprouvées obligées de tenir à bras le corps la recherche de capitaux privés : auprès des français, genre Téléthon avec l’assurance qu’elles tenteront au prix d’efforts surhumains que celà servent vraiment les malades. Impôt indirect puisque les dons sont déductibles. Inimaginable la colère des familles qui soutend ces manifestations destinées à soigner) Téléthon.

                  HONTE A L’ETAT !

                  HONTE A L’ETAT qui accepte sans sourciller que de vulgaires banquiers et autres PDG puissent avoir des rémunérations pareilles et que la recherche, toutes les recherches, soit financées par ces mêmes avides, pour leur rapporter toujours plus et en compromettant des gens qui ont prêté serment (les médecins).

                  On marche sur la tête !

                  La santé n’est pas une marchandise.

                  Si seulement des millions pouvaient avoir été dépensés pour avoir le droit de dire que telle ou telle molécule est dangereuse, ne devra jamais être produite, jamais administrée !
                  Seule une recherche sans collusion avec le monde du profit peut se le permettre.

                  Parce que c’est ce qui se passe également dans les laboratoires INSERM, CNRS...

                  C’est la quadrature du cercle.
                  Alors, soyons paisibles, taisons-nous...
                  Et encore, n’a-t-on pas parlé de collusion avec l’industrie alimentaire...

                  "Que ton premier remède soit ton alimentation" disait en substance Hyppocrate "surtout ne pas nuire"

                  N’est-ce pas là quelque chose de simple à comprendre.

                  Si notre Zébulon national pouvait fraternellement s’attaquer à ce monstre infâme qui nous rend la vie chère et dangereuse, alors que nous aimons tant les aliments naturels avec leurs constituants assimilables (pas du mélange des genres dextrogyre/lévogyre), nos yaourts faits maison etc

                  Faisons simplement le calcul de ce que serait la vie sans l’industrie pharmaceutique (c’est pas si loin...) et alimentaire et de combien nous aurions besoin pour vivre, en bonne santé.

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