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Accueil du site > Actualités > Santé > Roselyne Bachelot nous offre la pierre de Rosette de la dés/organisation

Roselyne Bachelot nous offre la pierre de Rosette de la dés/organisation

Le plan de vaccination antigrippale de Roselyne Bachelot soulève de nombreuses critiques sur le fond, mais il a des effets latéraux inattendus. De l’intense production réglementaire qui l’entoure a émergé une perle, un document d’une qualité exceptionnelle pour comprendre les difficultés de notre système de santé.

Telle la pierre de Rosette permettant à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes, la procédure de vaccination des personnes non mobiles du Calvados contient tous les éléments pour décrypter la politique de réforme de la santé entreprise par Roselyne Bachelot et ses prédécesseurs.

Grâce à ce document exceptionnel, nous allons approfondir l’étude de la dés/organisation [1].
 
Cet article n’est pas une satire, il cherche vraiment à expliquer, à partir d’un exemple concret, comment les mirages de l’Organisation et de la Qualité sont en train d’aliéner notre système de santé et ses acteurs. Tous ceux d’entre vous qui travaillent dans une grosse structure retrouveront des éléments de leur quotidien.
 
Le texte en question est une procédure de vaccination contre la grippe A/H1N1 pour personnes "non mobiles" élaborée par la DRASS (agence sanitaire) du Calvados.
 
PDF - 239.8 ko
Procédure de vaccination des personnes non mobiles
 
Mon but n’est pas de me gausser de ce texte (absolument authentique). Il ne prête pas vraiment à rire. Je parlais plus haut de pierre de Rosette. Comme le fragment de pierre gravée étudiée par Champollion, ce court document contient les informations nécessaires et suffisantes pour décoder la dés/organisation. Nous allons pouvoir comparer une procédure traditionnelle (la vaccination saisonnière à domicile par les médecins et les infirmières) et la procédure « moderne », qui s’attaquent toutes les deux à la même mission au même moment.
 
Un matériel de cette qualité permet de comparer l’efficience de ces deux stratégies, comme dans une étude scientifique évaluant deux médicaments. Nous allons enfin comprendre avec cette comparaison pourquoi les hôpitaux ne fonctionnent plus, pourquoi on arrive à soigner moins et moins bien avec plus d’argent, et enfin comment on peut ruiner la productivité des soignants en prétendant améliorer la qualité de leur travail. Cette démonstration est universelle et peut être transposée dans d’autres domaines que la santé. Avec l’exemple simple et ponctuel de la vaccination des personnes isolées contre la grippe, passant brutalement de la version normale à la version normée, nous avons tous les éléments qui vous permettront de comprendre les mécanismes pervers et redoutables de la dés/organisation.
 

"Au commencement était le chaos"

 
Pour l’hiver 2009/2010, la vaccination contre la grippe saisonnière des personnes fragiles ayant du mal à quitter leur domicile fonctionne toujours :
- Les personnes à risque reçoivent un « bon » de vaccination de la sécurité sociale. Si elles ne reçoivent pas le bon, il suffit que leur médecin traitant leur prescrive le vaccin pour qu’il soit intégralement remboursé.
- Ce bon leur permet de retirer gratuitement en pharmacie et sans formalité le vaccin contre la grippe saisonnière.
 
Les pharmacies et leurs grossistes gèrent la logistique et le stockage des vaccins saisonniers. C’est leur métier, ils le font bien.
 
Les médecins ou les infirmières libérales réalisent l’injection chez leur patients. C’est leur métier, ils et elles le font bien.
 
 
Un tissu social solidaire permet de gérer tous les cas atypiques : tel pharmacien dépose le vaccin chez un client isolé et peu mobile. Un voisin joue les bons offices pour aller chercher ce vaccin à la pharmacie. Parfois, c’est l’infirmière ou le médecin qui prend les bons de ses patients isolés, retire les vaccins en pharmacie, et fait sa tournée de vaccination. Si un patient est absent, le médecin repasse un autre jour. Tous les cas de figure sont gérés au cas par cas avec succès. C’est toute la « magie du terrain » qui est à l’œuvre : chacun tente de résoudre les problèmes à sa façon, et y parvient parfaitement. Solidarité, responsabilité, désir de bien faire se conjuguent pour « faire le travail ». Chaque acteur de terrain développe des stratégies pour contourner les difficultés qui surviennent au gré des situations particulières, et tout se passe finalement bien car l’esprit humain est remarquablement apte à résoudre les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent.
 
Le coût de cette organisation spontanée est minime, à tel point qu’il n’est même pas chiffré par l’assurance maladie (en dehors du coût des vaccins eux-mêmes bien sûr). En quelques semaines, plus de 60% de la population cible est vaccinée. Cela représente plusieurs millions de personnes. Les 40% qui restent sont généralement des réfractaires au vaccin. Entend-on parler de problèmes liés à cette organisation spontanée ? De vaccins altérés ? D’accidents vaccinaux ? Non, tout se passe sans bruit et sans heurts. Dans l’optique de tracer un hypothétique problème de lot, ceux-ci sont identifiés grâce à l’étiquette présente sur le conditionnement, reportée sur un document de suivi qui est le plus souvent le dossier ou le carnet de vaccination du patient.
 
Aucune faute, aucune insuffisance, aucun surcoût ne justifie donc la moindre réorganisation. En privé, un confrère travaillant dans une DRASS me confiait qu’aucun système organisé ne pouvait atteindre la productivité et l’efficience de l’activité libérale, malgré ses abus et ses imperfections apparentes, d’où la timidité des autorités sanitaire à la réformer.
 
Mais telle une catastrophe naturelle, la grippe A/H1N1 arrive en 2009. L’ambiance rappelle alors celle de ces films américains, quand les agents du FBI viennent prendre en main l’affaire devenue trop complexe pour les policiers locaux, qui auront bien sûr leur revanche… Mais ne dévoilons pas la fin du film et voyons les « Feds » à l’oeuvre.
 
 
 

"Qu’il y ait une Organisation"

 
Je ne reviendrai pas sur les centres de vaccination tantôt vides, tantôt débordés [2]. Je suis passé par curiosité le 15 décembre, dans un centre : un gymnase désert dans le 15ème arrondissement, dans lequel une dizaine de personnes volontaires ou réquisitionnées s’ennuyaient ferme. Pas un seul candidat à la vaccination entre 14h50 et 15 heures bien que l’on accepte les gens sans bon de vaccination comme je m’en suis assuré.
 
C’est bien de la vaccination des personnes « non mobiles » à domicile que nous allons parler. Le document de la DRASS de Basse Normandie déjà cité comporte trois parties
- 2 pages sur les modalités techniques de la vaccination
- 3 pages sur la prise en charge et la liste du matériel
- 2 pages récapitulatives de la procédure, suivies des formulaires à remplir.
 
Rappelons qu’il s’agit de pratiquer une simple injection de vaccin… Commençons par la prise en charge
 
 
Je dois préciser tout d’abord que je ne tiens pas les concepteurs de ces procédures pour des idiots. Je sais que tout ce qu’elles contiennent est parfaitement logique. Par exemple, nous voyons dans le titre que cette procédure concerne des médecins volontaires, mais que la première chose qui sera nécessaire est leur réquisition. C’est tout simplement pour les couvrir juridiquement. Nous mettons néanmoins d’emblée un pied dans le royaume d’Ubu : on impose à des agents de terrain une méthode de travail qui n’est pas la leur, pour laquelle ils ne sont donc pas assurés, ce qui conduit à devoir réquisitionner des volontaires. Ce n’est qu’un début.
 
Encore une fois, je sais très bien que chaque ligne de ce document peut se justifier. Ce que ce document démontre, c’est que leur addition en un tout nommé procédure constitue un moyen sûr pour rendre la mission coûteuse et quasiment impossible. Telle la grève du zèle qui bloque toute activité utile en appliquant strictement les consignes, la procédure est un moyen efficace pour renchérir et bloquer la production.
 
Si vous analysez cette première page, vous n’y trouverez rien d’absurde en première lecture : le médecin identifie les patients susceptibles d’être vaccinés à domicile et prépare une liste à transmettre à l’administration. Pourtant, une première constatation saute aux yeux de l’homme de terrain : le médecin doit passer chez son patient deux fois, une première fois pour recueillir le bon reçu par la poste, et une deuxième fois pour le vacciner. Au contraire, lors de la vaccination contre la grippe saisonnière, le pharmacien remet directement le vaccin au patient ou à un proche en échange de son bon. Le médecin ne passe qu’une fois. Indépendamment de cette double visite inutile, il apparaît que cette contrainte de déclaration préalable aurait pu être simplifiée : le médecin passe au centre quand il a suffisamment de patients à vacciner pour lancer une tournée. Il donne ENSUITE au centre, à son retour, la liste des patients vaccinés, avec les bons ou les numéros de sécurité sociale qu’il a recueillis. Cela suppose de faire confiance à l’agent de terrain. Confiance est un mot inconnu des procédures.
 
On ne voit pas l’intérêt pour le chef de centre d’être prévenu à l’avance puisque les centres sont censés stocker des vaccins et les documents administratifs nécessaires. Tout au plus peut-on imaginer que le médecin réserve à l’avance son lot en cas de période de forte demande. Un coup de téléphone suffit dans le monde réel. Et quand bien même une rupture de stocks surviendrait, le médecin ferait sa tournée un autre jour, rien de dramatique dans un report.
 
 
Après le médecin volontaire réquisitionné, voici un autre exemple d’humour administratif : l’Equipe Mobile de Vaccination resserrée qui comporte… un seul médecin, que nous appellerons désormais EMVr . Dans son obsession de tout prévoir, la procédure indique au médecin qu’il doit se munir de sa trousse d’urgence. Il est bien connu que les médecins se déplacent habituellement chez leurs patients les mains dans les poches. Cette EMVr réduite à un individu nous ramène irrésistiblement à la fable des rameurs :
 
 
La société d’audit Mc Rockey Consulting organise une compétition d’aviron avec le syndicat des boulangers. Les deux équipes s’entraînent dur. Cette compétition a été organisée par les cadres de Mc Rockey qui cherchent à convaincre les boulangers de l’intérêt de les mandater pour améliorer la productivité de la boulangerie française. Lors de la première épreuve, les boulangers gagnent avec plus d’un kilomètre d’avance.

Les consultants en sont très affectés. Le management se réunit pour chercher les causes de cet échec. Une équipe d’audit composée de seniors managers est désignée. Après enquête, ils constatent que l’équipe est constituée d’un barreur, de cinq consultants qualité et de trois rameurs, alors que l’équipe adverse comporte un barreur et huit rameurs. La direction décide de lancer une réflexion pour la revanche, réflexion confiée à un board d’experts de haut niveau. Leur avis, entouré de précautions oratoires, est de procéder à une réorganisation. Il est décidé de rédiger un manuel qualité, des procédures d’application, des documents de suivi. Une nouvelle stratégie est mise en place, basée sur une forte synergie. Elle doit améliorer le rendement et la productivité grâce à des modifications structurelles. On parle de Zéro Défaut, de Qualité Totale. La nouvelle équipe Mc Rockey comprend désormais : un directeur général d’aviron ; un directeur adjoint d’aviron ; un manager d’aviron ; un superviseur d’aviron ; un consultant d’aviron ; un contrôleur de gestion d’aviron ; un chargé de la communication d’aviron ; un barreur et... Un rameur.

La course a lieu et l’équipe des consultants termine cette fois avec deux kilomètres de retard sur l’équipe des boulangers qui s’obstinent à fonctionner avec un barreur et huit rameurs ! Humiliée, la direction de Mc Rockey prend une décision rapide, mais courageuse : elle licencie le rameur, celui-ci n’ayant pas atteint ses objectifs, elle vend le bateau et annule tous les investissements prévus. Avec l’argent ainsi économisé, le pilote du projet récompense les managers et superviseurs, augmente les salaires des directeurs et s’octroie une indemnité exceptionnelle de fin de mission. 
 
La fidélité avec laquelle la DRASS du calvados a transposé l’histoire des rameurs est saisissante. Mais continuons l’étude de la nouvelle procédure pour la vaccination contre la grippe A/H1N1.
 
 
Dans cet inventaire à la Prévert, la plaque eutectique (pack réfrigérant) et la DASRI (boîte à déchets contaminés) méritent une mention spéciale. Cette liste illustre la débauche de moyens mis en œuvre par la nouvelle procédure et permet de constater le gâchis de temps et de matériel qui résulte généralement de l’application des directives.
- La pochette contient des documents en nombre égal à celui des patients à vacciner. Il faut donc qu’un fonctionnaire trie et compte à chaque fois les documents. Ce travail a un coût. Il serait plus simple de fournir au rameur à l’EMVr une liasse de documents que celui-ci rapporterait en fin de tournée.
- Le vaccin reconstitué (mélangé au squalène) est conservé dans une glacière. Pourquoi ? Nous apprenons à la lecture de la fiche officielle de ce vaccin qu’il peut être conservé à température ambiante pendant 24 heures. C’est plus qu’il n’en faut pour réaliser une tournée de vaccination.
- Il paraît clair que la plaque eutectique sera systématiquement sortie du congélateur du centre à la dernière minute, la procédure n’indique pas comment empêcher le contact entre le vaccin et cette plaque, au risque de congeler le vaccin, ce qui serait grave s’agissant d’une émulsion. Beaucoup plus grave qu’une exposition de 24 heures à une température de 25°C autorisée par le mode d’emploi du vaccin.
 
Les rameurs EMVr ne savent pas quelle chance ils ont. Habituellement, cette débauche de matériels est imposée par les procédures, mais NON FOURNIE !
 
Avec cette première étape, vous commencez à entrevoir d’où provient la ruine des hôpitaux : pour une piqûre de vaccin, la procédure impose donc :
- Des documents variés et le travail qui consiste à les concevoir, les imprimer, les gérer, les préparer, et enfin à les remplir (il semble que personne ne les lira, ce qui constitue une forme d’économie).
- L’embauche de personnels pour faire le travail pendant que ceux qui devraient le faire gèrent la documentation ou la remplissent, ou sont en formation à la procédure.
- Des précautions inutiles qui ralentissent le travail ou le rendent plus complexe, voire qui mettent en danger l’action (congélation du vaccin).
- L’organisation de formations à la procédure.
- La nomination de personnels responsables de la gestion, de la formation et du suivi des procédures. Gardez en tête l’image du bateau et des rameurs…
 
Vous noterez que cette liste ne mentionne pas de stylo, qu’il n’est pas précisé au rameur à l’EMVr qu’il doit s’en munir. Comment va-t-il remplir les documents ?
 
Suit la liste des tâches à accomplir
 
 
Avec quelques confrères, nous nous sommes inquiétés de la raison pour laquelle la procédure du Calvados insiste tant sur la chaîne du froid, alors que nous avons vu que le vaccin reconstitué peut être conservé à température ambiante. La raison est sans doute liée au fait que la procédure indique d’ouvrir la glacière, mais pas de la refermer. Il s’agit probablement d’étudier au passage à quelle vitesse se réchauffe une glacière ouverte contenant un pack réfrigérant.
 
Plus sérieusement, cet oubli illustre le côté vain d’une procédure qui veut tout prévoir et qui oublie souvent l’essentiel et toujours l’imprévu : nous abordons là un aspect fondamental des procédures : elles se noient dans les détails, mais oublient généralement ce qui est vraiment important.
 
Dans la dernière partie du document de la DRASS, deux diapositives synthétisent la procédure. La deuxième est la liste des documents établis pour cette vaccination :
 
 
Je rappelle qu’il s’agit toujours d’une simple piqûre chez une personne bloquée à son domicile, comme il s’en pratique des millions par an sans problème et sans histoire, pour un coût dérisoire et un taux d’accidents tellement faible qu’il est inconnu. Tentez de calculer mentalement quel peut être le facteur de surcoût de cette nouvelle procédure par rapport à la vaccination traditionnelle par les généralistes et les infirmières. Quel que soit le chiffre auquel vous ayez pensé, je crains que vous ne soyez en dessous de la réalité. Savez-vous que le coût d’une injection par une infirmière libérale à domicile est de 5,45 euros, déplacement compris ? La vaccination saisonnière est d’ailleurs le plus souvent réalisée sans surcoût à l’occasion d’un acte ou d’une consultation de routine.
 
Vous commencez à comprendre pourquoi les hôpitaux sont exsangues alors que leur dotation augmente régulièrement  ! Ce type de procédure est leur quotidien. Leur fonctionnement se résume finalement à trois règles :
- Le rameur soignant est un incapable désorganisé et dépensier qu’il faut à tout prix encadrer.
- Ce que coûtent l’encadrement du rameur soignant et la gestion de la procédure ne compte pas, puisque c’est le soignant qui coûte cher.
- La baisse de la productivité n’a aucune importance, puisqu’avant, on travaillait mal.
 
J’arrête là mon découpage de la procédure vaccination « personnes non mobiles ». Je pense que l’explication est suffisamment claire pour ceux qui ne sont pas rompus à la gestion de la Qualité dans le monde de la santé.
 
L’histoire du rameur est bouclée : le bateau n’avance plus, s’alourdit, le rameur unique est démotivé ; il devient nécessaire d’en importer. C’est lui qui est pointé par le doigt accusateur des gestionnaires. Les qualiticiens prennent le pas sur les acteurs du soin. Et comme cela marche de plus en plus mal on multiplie les réformes, la prochaine (HPST) risquant d’être fatale pour un système à bout de souffle.
 
 

Cette procédure est une version miniature de la réforme hospitalière

La dés/organisation par la Qualité a été tellement insidieuse depuis 20 ans dans les hôpitaux qu’il est difficile de démêler l’écheveau de l’échec organisé et planifié, de démontrer que l’encadrement du soin a fini par le paralyser. Ma première surprise a été la réaction de mes confrères hospitaliers à la lecture de la procédure du Calvados. Leur visage n’a pas tressailli, ils n’ont pas laissé vibrer un cil. L’explication de cette curieuse apathie est simple : ce type de procédure est leur quotidien, les plus jeunes d’entre eux n’ont d’ailleurs jamais rien connu d’autre. Comme anesthésiés, ils ne réagissent même plus.

 
D’ailleurs, ils avouent ne tenir le plus souvent aucun compte de ces directives, qui constituent néanmoins une épée de Damoclès pendue au-dessus de leur tête, prête à stigmatiser leur incompétence en cas d’accident.
 
Un ami qui travaille dans le bâtiment m’a tenu le même discours sur les DTU (Directives Techniques Unifiées). Au contraire, mes confrères généralistes de terrain ont presque tous cru à un canular, à une parodie particulièrement bien tournée. Lorsque ce document a été authentifié, les sentiments exprimés oscillaient entre la révolte et le désespoir [3]. La dés/organisation avait jusqu’ici relativement épargné la médecine de ville. Cette virginité explique sans doute pourquoi les généralistes sont les derniers à être encore choqués par la lecture de cette nouvelle version de la fable des rameurs.
 
Le PMSI et la Qualité ont mis des années avant d’investir l’Hôpital. Au contraire, l’organisation de la vaccination contre la grippe A/H1N1 a remplacé du jour au lendemain une procédure en place. Dans les hôpitaux, dont l’activité est entièrement régie par ce type de procédure, la vie quotidienne du personnel consiste à les contourner ou à les adapter à la vie réelle. Leur application stricte aboutirait à un désastre. Le spécialiste de la souffrance au travail Christophe Dejours le résume dans L’Évaluation du travail à l’épreuve du réel : "Le réel se fait connaître au sujet par sa résistance aux procédures, aux savoir-faire, à la technique, à la connaissance, c’est à dire par la mise en échec de la maîtrise." Ou encore "Bien travailler, c’est toujours faire des infractions" :
Mais je sens déjà poindre quelques objections auxquelles je vais tenter de répondre à l’avance :
« Tout cela peut paraître lourd, mais la santé est un gouffre financier que l’on ne peut laisser fonctionner sans contrôle. »
 
Certes la santé coûte cher, mais la suppression des procédures et du contrôle administratif, ruineux comme nous venons de le voir, diminuerait considérablement les coûts. Si l’on en croit notre exemple vaccinal, ces coûts pourraient être diminués d’un facteur trois, ce qui est énorme. Une autre organisation, non procédurale, inspirée du fonctionnement des hôpitaux magnétiques [4], pourrait être à la fois plus efficace et plus économique. Elle repose sur une forte délégation de pouvoir (et non de responsabilité comme on le lit trop souvent) à l’agent de terrain : une fois ses objectifs fixés, il devient maître de la méthode.
 
« Vous critiquez une organisation qui a permis d’améliorer la sécurité à l’hôpital. »
 
Je n’ai jamais été convaincu par cette affirmation qui ne repose sur rien de solide. Au contraire, les maladies nosocomiales flambent et le ressenti des patients et des médecins de ville ne va pas dans ce sens. L’évaluation de la Qualité à l’hôpital repose de plus en plus sur la mesure de la mise en application de ses propres procédures. Certains en viennent à proposer de doter les malades d’un bracelet d’identification pour éviter les erreurs. Loin d’être rassurante, cette mesure donne une idée de la chute qualitative de l’hôpital public, au moins sur le plan humain.
 
« Vous ne savez pas ce que c’est que de mettre en place une nouvelle vaccination au niveau national. Cela demande un minimum d’organisation »
 
Ce minimum d’organisation est en fait de la désorganisation. Une bonne organisation, comme cet article le prouve, comme le fonctionnements des hôpitaux magnétiques le démontre, ne vient pas du haut mais du bas de la pyramide. Les agents de terrain, si on leur fait confiance, trouvent presque toujours les bonnes solutions pour s’organiser et faire du bon travail. Le rôle du sommet de la pyramide hiérarchique est de fixer des objectifs et de fournir des moyens et du support. Elle doit résister à tout prix à la tentation d’organiser le travail
- car le travail résiste à l’organisation
- car le travail ne se présente jamais de la même façon partout
- car il est fondamentalement impossible de tout prévoir.
 
« A vous entendre, il faudrait baisser les bras et laisser la gabegie s’installer »
 
Il n’y a pas de pire gabegie que la situation dés/organisée actuelle, et c’est justement ce que démontre la campagne de vaccination et le document présenté dans cet article. J’aurais pu intituler cet article « Comment se ruiner en voulant faire des économies » ou « Comment effondrer votre productivité en une leçon ». Les pans de notre société les plus les plus productifs échappent à toute forme d’organisation. Le commerce alimentaire de détail par exemple, ne subit de contrainte (lourde également) que de la part des services d’hygiène. Personne n’explique à un boucher comment il doit découper ou vendre sa viande. L’absence d’organisation facilite également l’innovation : le monde du logiciel est révolutionné par le foisonnement du mouvement "open source" issu de la collaboration spontanée de milliers d’acteurs bénévoles. Internet lui même est dirigé par une organisation minimale qui se contente d’émettre des recommandations, refuse la certification, et laisse les opérateurs de terrain trouver les bonnes solutions techniques.
 
 
Au contraire, l’offre publique de soin, la Justice, l’Education nationale (l’Université notamment), mais aussi les sociétés privées ayant dépassé une taille critique, souffrent d’une dés/organisation évidente pour tous ceux qui les fréquentent ou tentent de les faire évoluer. L’image ci-dessous représente une boucherie (polonaise) intégrée dans une organisation planifiée :
 
 
Dans une version précédente de cet article, j’avais placé comme sous-titre "Donnez le Sahara à une DRASS, un an après, elle achètera du sable". C’était sans doute inutilement agressif [5], mais la comparaison de ces deux boucheries, pour deux pays dotés de ressources naturelles comparables, est tout de même saisissante et permet de réfléchir aux déterminants de la productivité du travail.
 
Ce qui est important, c’est n’est pas d’organiser le travail, mais de fixer des objectifs et de fournir aux agents des moyens et non des procédures qui les paralysent. Il est étonnant que dans une société qui se prétend libérale, l’approche collectiviste soviétique soit souvent érigée en règle de gouvernance. La santéstroïka sera d’autant plus douloureuse qu’elle sera tardive.
 
Pour terminer, et parce que l’humour est tout de même le meilleur exutoire pour supporter l’adversité, voici une histoire qui illustre la difficulté de la Démarche Qualité aveugle et qui pourrait presque être vraie.
 
Un homme dîne dans un restaurant appartenant à une enseigne célèbre. Il fait tomber sa cuillère en mangeant son dessert. Immédiatement, un serveur la remplace. L’homme le remercie et finit son dessert, mais, intrigué, il interroge le serveur qui lui apporte son addition.
- Excusez ma curiosité, mais vous avez pris une cuillère propre dans votre poche et j’ai remarqué que chacun des serveurs a une cuillère qui dépasse de la poche de son gilet, pourquoi cette cuillère ?
- Monsieur est très observateur ! répond le serveur. L’explication est simple. Nous avons eu un audit Qualité Totale par le cabinet Mc Rockey. Il est apparu que nous perdions beaucoup de temps à retourner chercher une petite cuillère en cuisine lorsque celle d’un client tombait par terre. Le fait d’en avoir une sur nous permet de gagner du temps et d’épargner de la fatigue.
- Pardonnez mon audace, mais je remarque aussi que vous avez tous un fin cordon qui dépasse de votre braguette, est-ce aussi lié à la Qualité ?
- Décidément, rien ne vous échappe ! En effet, le cabinet Mc Rockey a constaté que nous perdions un temps précieux à nous laver les mains après avoir été aux toilettes, ce qui nous arrive une ou deux fois pendant notre service. En attachant un cordon à notre verge, nous évitons de la toucher et le lavage des mains devient inutile.
- C’est fascinant… Mais, comment faites vous pour la remettre dans votre caleçon après avoir uriné ???
- Le serveur se penche vers l’oreille du client, et à voix basse, lui dit « Je ne sais pas trop comment font les autres, mais moi, j’utilise la cuillère. »

[1] Ce concept de dés/organisation est inspiré d’un article des pères de la Médecine Fondée sur des Preuves (Evidence Based Medicine) traduit ici.

[2] Lire à ce sujet le témoignage d’un confrère, très représentatif de ce qu’on peut lire un peu partout et particulièrement bien écrit.

[3] Cette procédure fait partie des éléments qui poussent les médecins généralistes français à signer massivement cette pétition ou cette lettre ouverte au Directeur Général de Santé.

[4] Il s’agit d’hôpitaux dont la caractéristique est de retenir leurs personnels. Cette caractéristique va de pair avec de nombreuses autres qualités, sans qu’une démarche Qualité soit nécessaire, bien au contraire.

[5] Cela dit, j’ai transmis l’article au Dr Alain Braillon, que je sais sensible à cette problématique. Cela m’a permis de découvrir que j’avais plagié involontairement une de ses lettres à l’éditeur Am J Med Qual. 2008 Sep-Oct ;23(5):404 ; author reply 404-5. Give the Sahara desert to a health care administrator and a few weeks later he will have to import sand. Braillon A. Pubmed.

Documents joints à cet article

Roselyne Bachelot nous offre la pierre de Rosette de la dés/organisation Roselyne Bachelot nous offre la pierre de Rosette de la dés/organisation

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78 réactions à cet article    


  • bo bo 24 décembre 2009 10:04

    Bravo !!!!!!!
    Rien à ajouter.... comme vous le dites cette méthode est utilisée depuis plus de 30 ans dans nos grandes entreprises pour les dés/organiser au nom de la rationalisation...
    Elle a été prodiguée par les grandes sociétés américaines style Mac Kinsey etc...à tous les grands groupes qui ont eu la malchance d’avoir un ou plusieurs « dirigeants » parfaitement incompétent et ne connaissant pas les sociétés qu’ils dirigent. Ces leaders nommés le sont selon le principe que certaines personnes ont la « science infuse » (exemple le pantouflage criminel socialement des énarques dans le privé ...).
    La réforme est mise en place dans le privé... et notre apprenti sorcier se sert en permanence de ces sociétés extèrieures pour justifier son action...
    Vous avez raison nous assistons grace aux multiples rencontres ou séminaires internationaux (style Davos et autres) à une gestion où la « mode des avocats et juristes américains » (il faut avoir lu un acte « commercial » rédigés par les juristes américains pour avoir la vision que cette égémonie « culturelle » nous prépare).
    L’exemple de traitement de cette grippe illustre parfaitement le « mal » dont souffre beaucoup de nos grands groupes où le « mal de vivre » de certains salariés se traduit par des suicides...


    • spartacus1 spartacus1 24 décembre 2009 12:07

      J’aimerais continuer dans la veine de la désorganisation des grandes entreprises et plus spécifiquement à l’entreprise qui prétendait vacciner la majeure partie des français contre la grippe A/H1N1.

      Je viens d’apprendre que les centres de vaccination travailleraient au ralenti durant les fêtes de fin d’année.

      Alors, de deux choses l’une :

      - La grippe A/H1N1 est la catastrophe sanitaire que l’on dit et alors c’est absolument criminel de travailler au ralenti, il faudrait au contraire accumuler les heures supplémentaires pour vacciner le plus possible de monde dans le minimum de temps.

      - La grippe A/H1N1 est une gripette, qui a 10 fois moins d’effets graves que la grippe saisonnière. Alors, c’est également criminel de faire prendre le risque vaccinal (même s’il est faible) à autant de gens, simplement pour camoufler son incompétence et, surtout, pour faire des cadeaux aux labos.

      Le tout sans préjudice du parfait merdier (navré d’être trivial) que représente l’organisation de la vaccination en France. Si la grippe a/H1N1 avait été, comme on a tenté de nous le faire croire, une grippe vraiment méchante, nous serions maintenant dans de beaux draps (à part les pompes funèbres qui se frotteraient les mains) avec moins de 6 % de la population française vaccinée au 15 décembre (selon l’ineffable Roselyne), après plus de 2 mois de campagne de vaccination.
      Cela démontre bien la totale inefficacité de l’organisation mise en place. Bon, il faut bien admettre que c’est à l’image du gouvernement français : tout dans la gueule et rien de réalisé.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 24 décembre 2009 18:49

      ... et encore, on ne parle pas ici des « débriefings », ni de la saisie des données (pauvres opérateurs...), ni des rapports, ni des stats à suivre... etc.
      Du taff pour 10 ans, merci Rosy, on en manquait dans les hôpitaux !


    • Neris 27 décembre 2009 13:13

      @LeManu

      Si vous saviez ce qu’une malheureuse association doit remplir comme tableaux, collecter comme données et tout recracher sous forme de statistiques, simplement parce qu’elle a la malchance de dépendre des subventions du Conseil Général.

      Et si je vous parlais des tableaux fournis directement, complètement verrouillés de partout, dans lesquels le petit robot que la secrétaire de l’asso est devenu, doit mettre des « X » dans les bonnes cases et attention ça bippe si c’est pas le bon « X » (eh oui, y’a minuscule et majuscule).

      Et puis tous les six mois, on vous les change les tableaux, et le petit robot secrétaire doit tout se retaper sous une autre forme.

      D’une mission d’accueil et de prestation de service, je suis devenue la reine des « X », des cases à cocher....

      Et vive les procédures et les jolis schémas explicatifs... Et malheur, si vous n’avez pas le bon outil ! l’affolement de votre interlocuteur quand vous annoncez que vous n’avez pas accès à internet mais que vous avez un fax !!!! c’est pas indiqué dans la procédure comment se servir d’un fax.


    • UnGeko 24 décembre 2009 10:22

      Excellente démonstration que tout à chacun peut constater chaque jour !

      Et ça ne risque pas de changer. Notre liberté est normée de toute part dans un monde procédurier pour le plus grand profit de quelques uns et le bien être des avocats ! Bienvenue dans un monde d’aliénés !



      • zelectron zelectron 27 décembre 2009 20:38

        Je rejoint UnGeko et rajoute 4 questions @ l’auteur
        - que va-t-on faire des 50 000 000 doses de vaccins inemployées ?
        - est-ce vrai que l’ancien métier de Roseline était celui de pharmacien ?
        - connait-elle les paradis fiscaux ?
        - comment ce fait-il que chez nos voisins (sans être subjectif) règne un calme de bon aloi ?


      • JL JL 24 décembre 2009 10:27

        Excellent article qui mérite d’être lu et exploité largement, merci Mr Dupagne.

        Il est clair que nous avons à faire au pire système qui soit : le mariage de la carpe communiste et du lapin capitaliste.

        Deux citations me paraissent appropriées :

        « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’Etat totalitaire. » (Noam Chomsky, cité là)

        « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. » (Benito Mussolini, cité là) Le fascisme est l’évolution naturelle du capitalisme.

        Ce gouvernement est ebn train de faire des ravages dans notre organisation sociale.


        • Papy 30 Papy 30 24 décembre 2009 10:45

          Article tout-à-fait génial et à l’image de tout ce qui se passe aussi bien dans les administrations que dans les entreprises ayant atteint une taille importante. 

          L’auteur a parfaitement illustré la situation ubuesque instaurée partout par les cabinets de (des)organisation. Il n’a oublié qu’un élément : le « reporting » qui oblige chacun à mettre par écrit ce qu’il a fait au cours du mois précédent. (Ce doit être nécessaire car un chef est certainement absolument incapable de savoir ce que font ses subordonnés !)

          • Neris 27 décembre 2009 13:20

            Ah c’est comme ça que ça s’appelle !!

            Notre obligation de tout noter. De noter chaque appel téléphonique et d’en faire le résumé, idem pour chaque personne qui se présente à l’accueil.

            Eh oui, parce qu’en plus des statistiques sur les locations (notre asso loue des scooters) et l’après-location (ce que deviennent les loueurs et ce qu’ils ont retiré de notre action), nous devons quantifier les demandes d’information etc.

            Bon, au moins, ça a créé de l’emploi. J’ai ainsi eu la joie d’avoir deux collègues pour m’aider à remplir tous les jolis tableaux.


          • parousnik 24 décembre 2009 11:12

            VIème journée des GROG Paris 15 novembre 2001

            Les virus grippaux ont circulé pendant une période très longue (cinq mois). Le niveau d’activité grippale est resté.........malgré le circulation concomitante de virus grippaux A(H1N1), A(H3N2) et B

            http://www.grog.org/documents/2001_grog_saison_plate.pdf

            Le virus A(H1N1) trés actif en 2000/2001.....
            http://www.grog.org/documents/jour_2006/bilan_0506.pdf

            Etonnant ... Pas un mot dans les médias de masse sur le grippe saisonnière...qui sévit inéxorablement tous les ans depuis la nuit des temps ... Est ce parce qu’elle est utilisé sous Sarkozy a des fins financière ? Il me semble que oui....
             


            • wesson wesson 24 décembre 2009 11:17

              bonjour l’auteur,
              franchement votre article est brillant, et transposable pratiquement partout !

              une petite info provenant du canard enchainé que je ne résiste pas à donner. Les lots de vaccins que l’état a acheté vont périmer en 2010 (avril-mai), pour un produit qui normalement reste bon pendant 5 ans. Traduction : on s’est fait refiler le stock de vieux vaccins, qui allaient périmer !

              Cette grippette va effectivement rester dans les annales !


              • pissefroid pissefroid 25 décembre 2009 07:26

                Il s’agit du médicament TAMIFLU.
                « des tonnes de tamiflu à bazarder »


              • John Lloyds John Lloyds 24 décembre 2009 11:31

                Je vous trouve peu indulgent, Mr Pagné. Un gouvernement qui installe progressivement son totalitarisme ne peut être parfait d’emblée. Laissez-les s’organiser, c’est la première fois, les pauvres, qu’ils délèguent une campagne de vaccination massive aux préfets et qu’ils réquisitionnent tout le personnel médical qui bouge avec un flingue sur la tempe, soyez certain que la prochaine fois ils seront mieux rodés.

                Un hopital aux mains SS, ça ne se fait pas du jour au lendemain, ils viennent de finir de fliquer les médias, peuvent pas quand même tout faire. Soyez certain qu’à la prochaine pandémie (qui ne saurait être si peu létale), ils seront suffisemment chauffés pour militariser le dispositif.

                Excellent article, magistral, merci.


                • John Lloyds John Lloyds 24 décembre 2009 11:47

                  Mr Pagné ====> Mr Dupagne, désolé


                • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 24 décembre 2009 11:34

                  Je dédie cet article à tous ceux dont la vie professionnelle a été aliénée par la dés/organisation, jusqu’à les rendre fous eux-mêmes.

                  Je le dédie à ceux dont le travail n’a plus aucun sens, englué dans des procédures tatillonnes et inadaptées, ralenti par un reporting (merci Papy30) stérile, paralysé par un contrôle qualité sclérosant.

                  Je le dédie au monde qui suivra celui du Roi Powerpoint, et qui verra un retour des vraies valeurs professionnelles : compétence, équipe, entraide, solidarité, courage, intelligence, créativité, autonomie. Cherchez ces mots dans la documentation de la Qualité, ils en sont absents.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 décembre 2009 11:43

                    Cher M. Dupagne, je m’associe à votre dédicace.

                    Une question importante, je vous la pose

                    Ce déroulement du plan pandémie 2009 justifie-t-il une enquête parlementaire ?

                    bonne fêtes


                  • Newby Newby 24 décembre 2009 11:59

                    Comme je regrette de n’avoir pas choisi la bonne voie, et ne pas avoir pu au cours de ma carrière etre confronté à ce genre de situation. J’ai toujours revé secretement de faire partie d’une grosse administration, et lisant cela je pense avoir raté ma vie.

                    Dans une prochaine vie j’essayerais. smiley


                  • MICHEL GERMAIN jacques Roux 25 décembre 2009 23:39

                    ...Partage des connaissances, écoute, doute, modestie, entrain, gaité...Qui sait les mots qui font un peu d’humanité et ne sont d’aucune des démarches (ISO et autres...) dites qualité ?...Bel article, analyse éclairante, humour aussi, merci.


                  • Roche 27 décembre 2009 19:32

                    « On parle de Zéro Défaut, de Qualité Totale »

                    Merci pour cet article, éclairant, j’ai une maladie chronique et j’ai décidé de ne pas me faire vacciner parce que je me suis interrrogée sur plusieurs points :
                    - la conséquence du tamiflu sur les maladies auto immune,
                    - l’utilité d’un vaccin lorsqu’on est plus ou moins isolé du reste de la population,
                    - les raisons de la propagande qui n’ont jamais été celles de maladies aussi mortelles comme les autres grippes saisonnières.

                    vous savez, j’ai étudié la mercatique, et on parle des trois P, Product, Price, Place Publicity...

                    On emprunte là carément un circuit de distribution, comme pour n’importe quel article de consommation courante, mais c’est grave ! 


                  • Roche 27 décembre 2009 19:32

                    4 P pardon !


                  • class 13 février 2010 20:22

                    T’es drole Dupagne, tu parles beaucoup et tu ne dis rien. Sinon que tu penses que les opposés au vaccin sont moins de 40 %. Tu te trompes lourdement car selon le taux de vaccinatuion actuelle (7 %) deux tiers de ceux qui croyaient encore que le gouvernement et des gros cons comme toi leur veulent du bien et se vaccinaient encore contre la grippe saisonnière (25 % en 2008) ont changé d’avis. Et si ce pourcentage est de 70 % parmi les gens crédules je te laisse immaginer le pourcentage parmi le reste de la population. Il sans doute plus grand.

                    Ainsi le pourcentage que t’estimes à moins de 40 % dépasse à mon avis largement 75 %.

                    Continue d’aboyer, tu fais du bon boulot !


                  • beuhrète 2 24 décembre 2009 11:36

                    Merci à l’auteur,
                    Malheur à celui ou celle qui touche a ma grippe, ça peut couler des flots de sangs et le reste c’est une question de mon imagination.

                     Si on arrive plus à vendre une guerre, autant ne vendre qu’une petite grippe de rien du tout.

                    Une grippe qui va faire la Une des journaux, une grippe qui va faire peur aux humains , une grippe qui va permettre d’instaurer un climat de peur au plus profond d’un citoyen.

                    Cette grippe n’est plus ni moins qu’un outil de stabilisation des hommes politiques dans le siège de Superman, le super-héros il doit en chier à force de se faire bloquer le train arrière.

                    Une pandémie est un plat béni pour les adorateurs des complots planétaires. H1N1 fait le tour du monde, c’est le genre d’événement que tu peux entendre a Manhattan le matin en parlant avec un Yankee sûr d’être bien protégé et un Mamadou de Yaoundé qui jure de la vaincre avec un grigri.

                    La question m’est posée : Est-ce que tu va te laisser faire si on rend obligatoire le vaccin contre la grippe H1N1 ? Je ne sais pas mais faut voir comment celà va être rendu obligatoire ?

                    Rien que le fait de savoir que ce vaccin serra une obligation me rend nerveux. Je n’ose même pas imaginer comment je vais réagir !

                    Toucher a ma santé n’est pas du ressort d’aucune institution et si je préfère mourir de cette grippe ? Allez savoir pourquoi je n’aime pas prendre le rendez-vous chez le dentiste et de là a venir me demander de prêter mes bras aux multinationales en est une autre question.


                    Comment vous me demandez maintenant de me faire piquer comme un vulgaire rongeur des champs !!! Vous savez quoi, je suis pour cette grippe ; elle rend con les gens qui y croit et comme j’y crois pas pourquoi donc m’obliger ?

                     Peut être que je suis amoureux de cette grippe, au moins elle est douce dans sa façon de faire : T’es vite mort et en plus ta mort est médiatisé, c’est tout bon de mourir célèbre dans la douleur éphémère certes .....

                    Je suis pour cette grippe, cette superbe appellation H1N1 est un concentré de geekerie sanitaire  en plus son nom sonne comme une application Ubuntu ou firefox et pas comme cette connasse de grippe des porcs.

                    La grippe H1N1 m’a permis de savoir beaucoup de choses . Oui, la grippe me permet entre autres de se moucher le nez avec les manches de ma veste, chose qu’on ne pouvait pas faire avec les costumes militaires russes, c’est pour cette raison qu’ils ont eu l’ingénieuse idée de mettre des boutons qui ne servent a rien sauf le fait d’interdire aux militaires de se moucher avec. Cette douce grippe m’a permis de savoir aussi que : Les mouchoirs jetables on les jette à la poubelle !! Wawww qu’est ce que on était cons avant quand on les remettait dans nos poches !! C’est interdit de se faire la bise, c’est risqué de toucher cette saloperie !! C’est bien de faire les salutations avec les yeux ???????

                    J’aime cette grippe ! Elle fait peur certes mais elle a d’autres atouts, lesquels ?

                    Les enfants apprennent l’hygiène a nos enfants, c’est dire que cette grippe n’est pas que du malheur ; c’est un bonheur d’éduquer les enfants sur l’importance de l’hygiène de vie.

                     Alors, si on cherche a me vacciner je serai malheureux. Oui, je vous le jure que je vais être dans le malheur d’une personne qui va perdre un instant de gloire médiatique.

                    Une personne a qui on va lui faire rater une occasion de passer de l’anonymat a celle d’une célébrité médiatique quoique ......... Moi ma grippe je l’aime alors si par malheur on s’y approche sachez que je vais la défendre bec et ongles.


                    • njama njama 24 décembre 2009 19:03

                      La vaccination pourrait être effectivement rendue obligatoire d’une façon législative, donc administrative, un peu comme le vote pourrait être rendu obligatoire, comme il l’est par exemple en Belgique.

                      Ne pas s’y soumettre est passible d’amende, mais après dans le bureau de vote, on dit oui, ou on dit non, ou on vote pour le candidat que l’on souhaite.

                      Pour la vaccination obligatoire se serait pareil. S’y soustraire administrativement serait passible d’amende (ou de je ne sais quoi ?), mais après, une fois franchi ce contrôle administratif, eh bien, vous dites oui, ou non au responsable « médical » du lieu. Les informations médicales sont censées être confidentielles, et un médecin n’est pas là pour vous coller un PV.

                      Vous pouvez relire l’avis 106 du CCNE, votre liberté doit être respectée dans tous les cas.
                      C’est écrit en long et en large, et clairement explicite dans la conclusion (point 4) :
                      4. Enfin, l’état d’urgence sanitaire ne saurait justifier, sauf circonstance d’une
                      exceptionnelle gravité, le sacrifice du respect de la vie privée des personnes et de la confidentialité des informations afférentes à leur santé.
                      Paris, le 5 février 2009

                      La seule obligation serait de s’engager à ne pas être contaminant pour son entourage, c’est tout.

                      C’est assez simple en fait ! Rien à craindre de ce côté-là.

                      J’espère que ça peut vous rassurer.


                    • njama njama 24 décembre 2009 19:27

                      L’ambiguïté subsiste sur ce que veut dire :
                      sauf circonstance d’une exceptionnelle gravité,

                      mais pour l’instant, rien ne justifie un état d’urgence ou des circonstances exceptionnelles. C’est une grippe, on ne peut plus ordinaire, assez douce même.

                      Je re-précise, je ne suis ni « pro » ni anti« vaccins, je suis pour la liberté vaccinale.
                      Ayant affaire à des libéraux, je suppose que cela devrait être compréhensible.

                      J’estime qu’en matière de biologie, qui est une science très approximative et encore très balbutiante, rien ne saurait justifier »scientifiquement" un quelconque absolutisme (ou totalitarisme).


                    • Neris 27 décembre 2009 13:28

                      @njama

                      Vous rigolez.

                      Une fois la vaccination rendue obligatoire pour tous, il n’y aura aucune échappatoire.

                      Parce qu’en France, on adore les reçus, les bons, les documents à présenter.

                      Celui qui dira non, devra présenter sa carte de déjà vacciné.
                      Sinon, il sera en « garde à vue » ou revacciné de force, dans le doute.

                      On ne le renverra pas avec une tapette sur la joue et en lui recommandant de bien faire attention à ne pas être contaminant.

                      Je connais des familles qui amenant des malades à l’hôpital (fièvre et toux) se sont fait vacciner de force au cas où... et tout blessé se fait obligatoirement vacciner parce qu’il entre dans une zone à risque.


                    • ZEN ZEN 24 décembre 2009 11:50

                      Vraiment, brillant diagnostic, Docteur !
                      Et quel humour distancié mais utilement cruel !
                      Tout à fait transposable
                      Le Royaume-Uni a ouvert la voie...

                      "un bracelet d’identification pour éviter les erreurs..." ?
                      Pourquoi pas une puce implantée et permanente, pour la gestion du troupeau humain ?


                      • millesime 24 décembre 2009 11:56

                        Madame La Ministre de la Santé ferait bien de lire cet article, ainqi que les « cranes d’oeuf » de son ministère, afin que tous, ministre et hauts fonctionnaires se remettent en cause...
                        (je ne me fais guère d’illusion hélas.. !).

                        http://millesime.over-blog.com


                        • njama njama 24 décembre 2009 12:01

                          « Ne faites rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande. »

                          Albert Einstein


                          • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 24 décembre 2009 12:04

                            @Millesime,
                            Pour l’enquête parlementaire, très certainement au vu des sommes engagées. Je pense que l’UMP va se réveiller de l’épidémie avec la gueule de bois.

                            Cela dit, la dés/organisation socialiste n’a rien à envier à celle de la droite. On peut simplement noter que le trio Douste Blazy, Bertrand et Bachelot l’on élevé au rang d’art.

                            Kouchner avait au moins Tabuteau pour l’empêcher de faire des conneries.


                            • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 24 décembre 2009 15:02

                              @Léon.
                              Vous écrivez "Pour autant, la question des coûts est ici traitée de manière un peu légère. Le centralisé a un coût, mais le libéral décentralisé aussi. Seul un calcul sérieux des deux situations permettrait de trancher de ce point de vue.".

                              C’est assez simple : le coût de la vaccination Bachelot, hors vaccin, est d’un milliard d’euros pour 5 millions de vaccinés. Il est à mon avis sous-estimé car de nombreux éléments ne sont pas pris en compte (occupation de locaux, gestion centrale, désorganisation du système de santé par les réquisitions).

                              Le coût de la vaccination libérale décentralisée est, à supposer que les patients ne consultent QUE pour le vaccin ce qui est rare, de 5 à 30 euros (de l’infirmière au médecin à domicile). Mettons 20 euros en moyenne. Soit pour 5 millions de vaccinés 100 millions d’euros. La réalité se situe sans doute entre le quart et la moitié de cette somme.

                              Donc, la vaccination libérale décentralisée coûte entre 10 et 40 fois moins cher.


                            • JL JL 24 décembre 2009 15:27

                              Pour une fois que léon essaie de comprendre un texte qui ne plaide pas, loin s’en faut, pour sa chapelle, il mélange les genres : et deux fois plutôt qu’une puisque le coût de l’assurance maladie n’est pas le coût de la santé. Ce qui est comparable c’est le coût de gestion des assurances privées et publiques d’une part, et le coût de la santé quel que soit le système d’assurance en vigueur d’autre part. D’ailleurs les deux coexistent.

                              Bien que, pour avoir lu que la médecine libérale et la sécurité sociale sont incompatibles, léon perçoive confusément un lien entre le coût de la santé et l’aspect public ou privé de l’assurance, il ne sait visiblement pas de quoi il retourne. Alors je vais le lui redire sur un cas d’école : Roselyne Bachelot n’aurait jamais pu faire payer cette gabegie dont profitent des agents privés, à savoir les labos par des assurances privées. L’Etat ne peut imposer au privé de payer pour le privé. En revanche, selon le principe de l’Etat incestueux que les pertes sont publiques et les profits privés ...

                              Volià qui démontre, en complément de l’article de Mr Dupagne, deux choses apparemment problématiques : la Sécurité sociale et la santé privatisée sont incompatibles ; la santé centralisée est une mauvaise chose.

                              Faudrait-il conclure que l’on doive laisser au privé, et la santé, et les assurances maladies ? Mais oui ! En revanche, l’Etat doit avoir ses propres experts chargés des autorisations de mise sur le marché. Non, je ne suis pas un ultra libéral, loin de là !

                              Concernant la vaccination de la grippe, il faut un gand débat national. Cette crise aurait pu en être l’occasion. Hélas, il est à craindre que ce débat n’ait jamais lieu : Big pharma est trop puissant et ses profits trop liés aux vaccins.


                            • JL JL 24 décembre 2009 18:04

                              @ Shawford : oui, effectivement. Joyeux Noël.


                            • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 25 décembre 2009 10:55

                              @Léon.
                              Vous me demandez mes sources pour le coût de la vaccination.

                              Pour la vaccination Bachelot, c’est là http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-vaccins-h1n1-comment-g%C3%A9rer-les-exc%C3%A9dents-_2400.htm&nbsp ; Soit au minimum 750 millions d’euros hors vaccins et sans doute beaucoup plus si l’on ajoute le temps-homme des fonctionnaires et l’immobilisation des gymnases, des pompiers, des agents de sécurité...

                              Pour le coût de la vaccination saisonnière, j’ai déjà détaillé le calcul. La notion de « triplement » par Roselyne Bachelot doit s’appliquer à la vaccination suivant la « procédure Calvados », mais certainement pas à la vaccination telle que la pratique habituellement les professionnels de santé.


                            • JL JL 27 décembre 2009 14:58

                              « La seule différence entre le coût de la santé et le coût global des assurances-santé, est le déficit qui peut exister entre les deux et la partie qui reste à la charge du patient. » (léon)

                              léon qui ne supporte matière de ton prétentieux que le sien à lui, qu’on se le dise, mélange ici encore une fois, les genres !

                              En effet, le coût de la santé est tout ce que l’on dépense, en cotisations comme en tiers payant. Cela correspond au CA des professions de la santé. En revanche, le coût des assurances santé ne concerne que la « plus-value » pour gérer les assurances. Léon en calculant une différence quantitative entre les deux coûts fait un amalgame qualitatif : c’est cela le mélange des genres.

                              Il commet un autre amalgame en mélangeant les coûts de gestion de la santé et les coûts de gestion des assurances !


                            • njama njama 24 décembre 2009 12:25

                              Quand seulement 13% environ de la population envisageait de se faire vacciner, que moins de 30 % des professionnels de santé l’envisageait ou y voyait une nécessité ...
                              Quand le corps politique se mêle de décider des choses sans aucune concertation démocratique, le flop était déjà écrit d’avance !
                              Il n’y a pas de surprise en fin de compte.


                              • pierrot123 24 décembre 2009 13:08

                                UBU...Sors immédiatement du corps de Roselyne Bachelot !!!


                                • Boduacus 24 décembre 2009 13:14

                                  De surcroît, les rédacteurs de ce « mode d’emploi », ont des lacunes en orthographe, particulièrement dans le maniement des accents. Pour un texte officiel, c’est triste.


                                  • herve33 24 décembre 2009 13:19

                                    Excellent exposé d’une certaine bureaucratie qui paralyse nos entreprises , nos sociétés , nos administrations .
                                    Tout cela pourrait etre appelé , le parasitage des ressources des entreprises et des administrations 

                                    Une activité particulièrement lucrative s’est instaurée depuis plusieurs années , c’est celui des cabinets privés de conseil d’audit et de certification , par qui il est difficile de passer à coté si vous vous voulez avoir une certification, tampon , qui permet de vous ouvrir des marchés , d’avoir une crédibilité vis à vis de vos partenaires , d’avoir des labels soit disant qualité mais qui ne garantisse absolument rien du tout .

                                    Or que constate t-on , c’est que ces soit-disant cabinets , d’une part ne connaissent absolument pas votre métier , votre organisation et votre manière de travailler . Elle va vous expliquer qu’il faut mettre en place des procédures et des controles pour vous prouver que vous faites bien ou mal votre boulot , toute les actions seront tracées , ( gare à l’erreur car évidemment elle sera toujours pour le personnel de manière individuelle , mais jamais collective ) . Cela ne sera jamais la faute des dirigeants puisque qu’ils ont respecté la charte qualité édité par ces gens extérieurs qui ne connaissent rien à votre entreprise sur le long terme . La plupart du temps , les préconisations seront à coté de la plaque , mais pour avoir le tampon , il faudra respecter l’audit de ces cabinets de conseil en mettant en place une paperasserie écrasante que personne ne lira jamais .

                                    De plus , il faudra passer au tiroir caisse , et la note sera évidemment très lourde . De plus pour pouvoir conserver les certifications bidon , il vous faudra en remettre une couche , tout les six mois ou tout les ans .

                                    Pour en revenir à la grippe A et la gestion des hopitaux , ainsi que les principales administrations , des sociétés parasites squattent cette espace du conseil aux entreprises , alors que de telles structures et méthodes sont déjà implicitement non seulement présentes et appliquées depuis des années par les personnels et leur bon sens , de manière implicite .
                                    Le fait de mettre des procédures et réglèments infantilisants déresponsabilisent complètement les gens et surtout les rendent incapables d’opérer dans des circonstances exceptionnelles .

                                    Resultat , on peut s’attendre en France , à la même efficacité de nos intitutions que celle de l’administration Bush en cas de graves problèmes , comme lors du cyclone Katrina . personne n’osant prendre des initiatives de peur de déroger aux sacro-saints réglements


                                    • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 24 décembre 2009 14:10

                                      @Hervé33 Vous avez raison pour le parasitage dans le monde de l’entreprise en général. Dans le monde de la santé, le parasitage est modéré, pour le moment, car les parasites sont en interne. La certification des lieux de soin conduit néanmoins des cliniques à prendre des avis auprès de consultants extérieurs, pour réussir leur examen de passage. Si l’on n’arrête pas ce désastre, il se passera dans la santé ce qui se passe avec la certification ISO des services.


                                    • astus astus 25 décembre 2009 18:12

                                      Bravo à Monsieur Dupagne pour ces remarques vivifiantes, et merci pour ce travail important, mais nécessaire, car utile à la prise de conscience citoyenne.
                                      Voir aussi le lien vers le management qui est l’ auxiliaire zélé, et inadapté, de l’administration galopante :

                                      « Les managers sont-ils des crétins ? »

                                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-managers-sont-ils-des-cretins-66747

                                      Cordialement.

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