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Accueil du site > Actualités > Santé > Santé : le point sur les causes de l’autisme

Santé : le point sur les causes de l’autisme

Une récente étude scientifique apporte un éclairage nouveau sur les causes de l’autisme, concernant le rôle de la génétique. Cette étude relance le débat sur ce sujet, pomme de discorde récurrente entre psychiatres, familles, et associations. Faisons le point.

L’étude est parue dans le Journal of the American Medical Association. Elle porte sur 2 millions d’enfants nés en Suède dont 14500 ont été diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique, ce qui en fait l’étude la plus complète sur ce sujet. Elle étudie le risque d’autisme au sein d’une fratrie mais aussi entre cousins. Ses conclusions précises sont les suivantes :

  • Entre vrais jumeaux, si l’un des deux est autiste, l’autre a 150 fois plus de risque de l’être que dans la population générale (c’est-à-dire une quasi-certitude compte tenu que la prévalence des troubles du spectre autistique est de l’ordre de 1/150)
  • Entre faux jumeaux et entre frères ou sœurs non jumeaux, le risque est multiplié par environ 10
  • Entre demi-frères et demi-sœurs le risque est multiplié par 3
  • Entre cousins germains le risque est multiplié par 2.

Ces chiffres sont très importants pour les familles, tant est fréquente l’interrogation chez les parents ayant déjà un enfant autiste de savoir quel risque il courent à concevoir un autre enfant. C’est la première fois qu’une étude quantifie ce risque au sein d’une fratrie ou entre cousins avec autant de précision.

L’article conclut finalement que l’autisme est causé par des facteurs génétiques à 50%, et que d’autres causes (les facteurs environnementaux) agissent également à 50%. Les auteurs avancent comme exemples de facteurs environnementaux le statut socio-économique du foyer, des complications à la naissance, des infections maternelles et les médicaments pris avant et pendant la grossesse.

Il n’en fallait pas plus pour redonner de la vigueur à certains commentateurs qui s’obstinent à vouloir inclure dans ces « facteurs environnementaux » de possibles carences éducatives ou affectives des parents, la mère en particulier. Même si ces hypothèses psychanalytiques ont été atténuées par leurs promoteurs depuis quelques années pour être rendues politiquement correctes, passant en gros de « c’est la faute de la mère, elle est pathogène » (version Bruno Bettelheim, années 60) à « c’est la faute de la mère mais elle ne l’a pas fait exprès, elle est juste incompétente » (version années 2000).

Rappelons que diverses études scientifiques menées depuis les années 90 sur l’influence des parents n’ont jamais permis de mettre en évidence une quelconque carence parentale qui serait plus fréquente chez les parents d’enfants autistes. C’est pourquoi la HAS a conclu en 2010 dans son Etat des Connaissances sur l’Autisme que « les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas un facteur de risque dans la survenue des TED. La théorie selon laquelle un dysfonctionnement relationnel entre la mère et l’enfant serait la cause du TED de l’enfant est erronée. » Ce qui n’empêche pas certains psychanalystes de renom de s’accrocher à cette idée

 

L’autisme est donc causé par une combinaison de facteurs de risques génétiques et environnementaux d’origine non psychogène. En somme, tout comme certains cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l’obésité. Alors quels sont ces facteurs environnementaux qui peuvent déclencher un trouble du spectre autistique ? En particulier, qu’ont voulu dire les auteurs en mentionnant le « statut socio-économique du foyer » ?

 

Plusieurs facteurs de risque de l’autisme ont été pointés du doigt par diverses études ces dernières années :

 

C’est là qu’on trouve ce fameux « statut socio-économique du foyer ». Selon son statut socio-économique, la famille résidera dans un environnement plus ou moins exposé à la pollution automobile (ceux qui en ont les moyens évitant d’habiter à proximité d’une autoroute), aux pesticides agricoles, aux maladies…

Il est donc illusoire de voir dans ces travaux une possible justification à la résurgence d’une hypothèse de carence affective ou éducative. En revanche, la quantification précise du risque entre frères et sœurs ou entre cousins est bien l’information importante à en retenir.

 

En conclusion, on ne trouvera jamais « le gène de l’autisme » car il n’existe pas, ou plutôt il n’y en a pas qu’un seul. L’autisme, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète, résulte d’une multitude de facteurs de risques génétiques qui se combinent avec des facteurs environnementaux biologiques ou chimiques comme les polluants ou certains médicaments. Les faits sont là et il faut tourner la page des théories psychogénétiques obsolètes. Nul doute cependant que certains continueront envers et contre tout de s’accrocher à ces idées, car comme le disait Proust, « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances"…


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32 réactions à cet article    


  • lylly bulle lylly bulle 26 mai 2014 10:47

    Merci au Collectif EgaliTED , c’est toujours un réel plaisir de lire vos article !

    Merci :)


    • La mouche du coche La mouche du coche 26 mai 2014 21:41

      Article sans intérêt. Aujourd’hui les chercheurs arrivent toujours à la même conclusion : c’est génétique ! c’est génétique ! C’est le degré zéro de la recherche scientifique. Ils ont une idée dans la tête et l’appliquent partout. Évidement ils ne trouvent plus rien puisqu’ils ne cherchent pas la réalité mais seulement à appliquer leur idées toutes faites sur la réalité. Cela ne peut pas marcher. smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 mai 2014 14:30

      Rien de nouveau sous le soleil.
      On est dans Babel et tout est bon pour faire débat...

      Comme j’ai tenté de l’expliquer dans cet article :
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-psychologie-synthetique-110603

      "La recherche scientifique est devenue une sorte de Babel croulant sous le poids des données accumulées par une multitude de disciplines et leurs différents courants. L’injonction « publier ou périr » a entraîné une fractalisation de la recherche et une insignifiance des résultats au détriment du besoin de comprendre.« 

      Je crois que ce qu’il importe de comprendre avant toute chose, c’est ceci :

       »comprendre l’autisme consiste à identifier les mécanismes psychologiques en cause, quels que soient les facteurs génétiques, physiologiques ou neurologiques sous-jacents.

      Car c’est au seul niveau psychologique que les sujets que nous sommes « habitent », c’est à ce seul niveau que le syndrome autistique est défini et c’est à ce seul niveau qu’il peut être compris.
       
      Pour bien saisir cela, imaginons que l’on puisse un jour établir que certaines mutations d’un gène ou d’un groupe de gènes sont les causes nécessaires et suffisantes de l’autisme. Imaginons même qu’une thérapie génique permettent de corriger complètement le matériel génétique incriminé. Isoler et traiter LA cause génétique de l’autisme constituerait en soi une formidable avancée, mais elle ne permettrait pas de comprendre la phénoménologie de l’autisme ; elle la ferait « seulement » disparaître.
       
      Comme ceci vaut également pour les facteurs physiologiques ou neurologiques, nous pouvons tranquillement les écarter et en venir à la question fondamentale qui est de savoir quelles sont les fonctions psychologiques dont le déficit engendre le tableau autistique."

      Ceci étant dit, il me paraît clair que le facteur génétique dans l’autisme n’est pas contestable et que les théories psychanalytiques mettant en cause les parents peuvent aller se rhabiller.

      Mais encore une fois, j’espère l’avoir rendu assez clair, le fait d’identifier un facteur génétique NE NOUS DIT PAS CE QU’EST L’AUTISME !


    • Aldous Aldous 26 mai 2014 11:36

      Ce matin, Hollande vient d’offrir son cerveau à la science pour faire avancer la recherche sur l’autisme. smiley


      • asterix asterix 26 mai 2014 11:49

        Lisez ma prose ci-dessous Aldous et vous comprendrez que je trouve votre remarque parfaitement inconvenante...


      • Aldous Aldous 26 mai 2014 20:44

        Ni vous ni votre fils n’êtes visé. 

        L’humour ça sert à dédramatiser les choses les plus insupportables de l’existance. Riez donc avec moi au lieu de vous vexer. 
        D’ailleurs la véritable question est de savoir s’il a cerveau à donner.

      • asterix asterix 26 mai 2014 21:08

        Je vous remercie d’avoir pris la peine de me répondre. J’espère donc que vous ferez dorénavant attention en extrapolant l’autisme à une situation qui n’a rien à voir avec ce trouble de la personnalité dont semblent souffrir vos deux derniers présidents successifs.
        Mes salutations


      • asterix asterix 26 mai 2014 11:47

        Bonjour Egalited,

        Comme vous le savez de par mon intitulé en tant qu’auteur sur Agoravox, mon fils Nicolas né en 1976 est autiste.
        A la vue du titre de votre article, je me suis immédiatement dit : enfin, je vais peut-être savoir quoi, comment, pourquoi...
        En fait, vous ne donnez pas de réponse, seulement quelques pistes.
        Je ne vous en veux certainement pas. L’autisme est et, à mon avis, restera un mystère. Il y a autant d’autismes que d’autistes. Preuve en est, ce mot est même rentré dans le langage courant pour qualifier une attitude de « refus de la prise en considération de l’opinion d’autrui ». Un mot employé en général pour qualifier les hommes politiques indifférents au sort d’autrui alors que « psychopathe » conviendrait beaucoup mieux.
        Mais « psychopathe » est une injure... Aussi préfère t’on « autiste » ce mot déjà si difficile à vivre et qui nous fait mal à tout un chacun. J’engage donc ceux s’adressent à un lectorat ou un auditorat quelconques à faire attention aux termes qu’ils emploient, d’autant qu’un autiste est, par essence, incapable de faire le mal. Le psychopathe, lui, ne vit que de cela.
        Autiste ! Je vais vous raconter l’histoire que fut celle de ma petite famille... Une histoire somme toute ordinaire devenue dantesque quand l’autisme est venu y poser son empreinte. Ayant épousé une demoiselle « qui n’était pas de mon milieu » disaient mes ascendants qui étaient d’un consevatisme affligeant, notre mariage conclu parce que mon épouse était enceinte et que je, je n’ai pas dit nous, refusais la solution de l’avortement, a vite battu de l’aile.
        Cinq ans après la venue au monde de notre ainé alors que nos relations étaient quasiment au point mort, naquit Nicolas, une naissance qui allait tout réparer.
        Comme si ce genre de remarque pouvait être vrai...
        Nicolas ayant atteint l’âge de cinq ans, la différence entre son comportement et celui des autre enfants grandit, grandit et son intégration au monde devenait de plus en plus flagrante par rapport à la norme. Sa mère et moi avons finalement divorcé et c’est moi qui ai abandonné ma carrière professionelle pour exercer la garde de mes deux enfants après un long itinéraire fait de juges, de constats policiers, d’avocats et autres spécialistes du couple ou du droit familial.
        Dont acte, sans plus.
        Mais Nicolas était bizarre, étrange. Il jouait uniquement avec ses schtroumpfs de caoutchouc, ses playmobils et rien d’autre. Il était gauche, donnait l’impression de subir le monde sans aucune interaction avec celui-ci, ne savait pas calculer mais donnait l’impression qu’il savait lire. Preuve en est, comme il aimait tant ses schtroumpfs, je lui en lisais toutes les aventures, Ensuite, toujours seul dans son coin, il les reprenait tout seul sans omettre une ligne ni la moindre intonation. Mais il ne savait toujours pas écrire ni calculer. Bizarre, non ?
        Je suis donc allé voir des docteurs, des spécialistes de tout et n’importe quoi, des cliniques, des psys et que sais-je encore.
        A la 84ème visite - oui, vous avez bien lu la 84ème ! un petit docteur d’origine asiatique qui ne payait pas de mine m’a dit : votre fils est autiste.
        J’étais presque ravi d’avoir enfin un diagnostic.
        Autiste, qu’est-ce que c’est que ça ?
        C’est là que le calvaire a commencé...
        L’interprétation de l’époque était sans appel : l’autisme était causé par l’absence d’amour de la mère qui, avant même la naissance, rejettait inconsciemment ou non la créature qu’elle portait. Vu l’itinéraire qui fut le nôtre, je ne vous dis pas la haine qui s’en est suivi. Ni le décuplement de motivation pour tenter de combler cela. Ni, voyez mon intitulé, les conséquences qui s’en sont suivies sur mon ainé que j’ai négligé pour tenter de résoudre l’impossible. Ni cette blessure au fer rouge imposée par ma « famille » de hauts bourgeois bien-pensants que fut cette phrase que je n’oublierai jamais : « c’est de ta faute, tu n’avais pas besoin d’épouser une fille de pauvre ».
        J’ai tenu dix ans, le temps que Nicolas puisse enfin rentrer au Village Numéro Un, un village pour handicapés mentaux cité en exemple dans le monde entier. Avoir un handicapé à élever, c’est dur. Mais le plus dur, l’impossible est d’un tout autre ordre : que va t’il advenir de lui lorsque leurs parents ne seront plus là ?
        Question plus immédiate : comment joindre la nécessité constante de s’en occuper et l’exercice d’une carrière du genre 8 à 16h30 ?*
        J’ai donc, par la force des choses, créé mon propre journal gratuit qui connut un grand succès. Puis j’ai craqué... Mon ainé était tombé dans la drogue, j’étais poursuivi par une masse de politicards de tous bords qui me disaient si gentiment : continue seulement à faire l’imbécile, à ruer dans les brancards. Nous allons te faire procès sur procès pour délit de presse et tu finiras bien par en perdre un. C’est arrivé au onzième, je me suis retrouvé sans rien, ai tout vendu : journal, maison etc etc... S’ensuivit un itinéraire personnel qui m’a mené d’un Cabinet Ministériel à une carrière de fonctionnaire et d’antiquaire en chambre, merde au système. Un accident sur le chemin du travail, un peu exagéré mais je m’en fous, m’a donné le droit à la pension à l’âge de 48 ans. J’ai donc tout plaqué, y compris Nicolas que je recevais un week-end sur deux et suis parti dans le monde. Mon ex-épouse, je lui rends cette justice, s’est alors enfin occupée de son second fils et le reprend tous les week-end depuis maintenant quinze ans.
        Et tous les jours, tous les jours, maintenant que j’en suis à mon quatrième pays de résidence je pense encore à cette vie que je et surtout Nicolas mais il en est moins conscient n’avons rien fait pour mériter.
        Et à cette question lancinante : mais c’est quoi l’autisme ?
        Ai-je été lâche de ne pas avoir eu la force d’assumer ?
        Bon Dieu de bon sang, c’est quoi l’autisme ?

        Bien à vous, Egalited.
         


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 mai 2014 16:34

          Bonjour Asterix,

           J’ai appris à connaitre ton histoire et tu la décris mieux que personne ne pourrait le faire et encore moins un article que l’on peut lire sur forum citoyen comme Avox. Les documents scientifiques ne sont publiés que dans des milieux scientifiques sans triomphalisme. Je vais répondre à certains points : 

          « L’autisme est et, à mon avis, restera un mystère. Il y a autant d’autismes que d’autistes. »
          Exact. Comme nous sommes tous des empruntes digitales ambulantes. La psychologie essaye de catégoriser les gens alors qu’ils ne font partie que d’une théorie des ensembles. avec énormément de bulles dans lesquelles, chacun aura sa propre présence par un bout.
          L’IRM ’L’Imagerie par Résonance Magnétique) permet enfin de visualiser quelle partie du cerveau se met en branle pour une action donnée.
          Les neurosciences en profitent pour faire évoluer les connaissances.
          L’autiste ne subit qu’une des formes des déformations. Le trisomique, une autre.
          La gériatrie apprend progressivement à retarder les maladies de la dégénérescence comme Alzheimer qui est aussi un syndrome et pas une maladie unique.
          L’évolution continue ses tests sur le vivant. Elle fait des erreur et apporte des corrections elle-même mais à la vitesse que l’homme ne peut suivre dans une vie longue d’à peine une centaine d’années. Pourquoi y a-t-il des « gens biens » et d’autres des tueurs qui froids, tuent ses semblables sans vergogne comme nous l’avons encore une fois rencontré samedi à Bruxelles
          « Troublés par la personnalité » avait un petit test qui donne une échelle des possibilités.
          L’étude de la construction des robots n’est pas là uniquement pour remplacer l’homme mais aussi pour l’étudier et on y met le paquet financièrement à cette intelligence pleine les artifices
          Le 20ème siècle fut le siècle du coeur.
          Le 21ème devrait être celui du cerveau.

          L’autisme, un psychopathe ?
          Non, quelqu’un que 95% des gens ne comprennent pas à partir d’un autre monde dit normal.
          L’étude des gènes, une autre voie, primaire, elle.
          Là, commence un autre problème pour certains qui n’oseraient pas corriger les erreurs de la nature.
          Généralement rejetées par les religions, celle-ci parlent immédiatement d’eugénisme.
          Il ne faut qu’un athée pour voir cela d’un autre oeil.
          L’hémophilie, une autre maladie qu’il faudra un jour éradiquer.

          Merci pour cette déclaration de ce qu’a été l’enfer de connaitre ce monde anormal. 

          Bon Dieu de bon sang, c’est quoi l’autisme ?
          C’est une manière de vivre, comme une autre.

        • asterix asterix 26 mai 2014 17:52

          Merci Guy de prendre une partie de ma peine en charge. Parmi toutes les interprétations de l’autisme, il y en a une que je retiens tout particulièrement : il est dû à l’absence de la partie 7 de l’hypothalamus et entraîne de ce fait l’incapacité de globaliser, de donner un sens à la relation de cause à effet.


        • chunnly67 26 mai 2014 13:48

          N’oublions pas d’inclure la qualité de l’alimentation dans ce fameux statut socio-économique... !!!


          Les familles aisées peuvent s’alimenter beaucoup mieux que les familles qui n’ont pas d’autres moyens que d’acheter « le pouce »...

          • France 26 mai 2014 20:25

            Oui, c’est vrai, l’alimentation joue un grand rôle dans l’autisme. Le docteur Seignalet a obtenu des améliorations significatives sur des cas d’autisme avec son régime hypotoxique (entre autre sans gluten et sans produits laitiers, et riche en crudités). Mon frère autiste a essayé ce régime à l’âge de 50 ans, tout en continuant son traitement au Prazinil, et comme une amélioration sensible s’en est suivie, il continue, il a plus de facilités à communiquer, et il se sent mieux dans sa peau. Il arrive mieux à se tenir à une tâche. En attendant mon frère, ma mère avait des insomnies et son médecin lui avait prescrit un somnifère. Malgré cette cause probablement médicamenteuse, le régime Seignalet est efficace.


          • Claire Gabu 26 mai 2014 14:14

            Merci au collectif EgaliTED pour cet éclairage et ces précisions documentées. 

            Les faits, juste les faits d’une recherche en cours... n’en déplaisent à certains qui sautent sur la première occasion pour tirer des conclusions qui les arrangent !

            • maxx 26 mai 2014 14:39

              Encore un article ou le rédacteur omet de parler de l’ alimentation et de la vaccination dans les causes environnementales...
              Ce sont pourtant les causes les mieux documentées et restent le levier le plus important pour modifier le pronostique de 80% des enfants autistes. Gluten morphines, casomorphines ...sont très souvent impliquées dans divers désordres du développement ! et sont facilement mesurables

              Pourquoi une telle omission ?

              Merci par avance


              • chanel 26 mai 2014 15:46

                peut-être tout simplement parce que « la documentation » comme celle-ci :

                ou l’état des connaissances sur l’autisme de la HAS :
                démontrent que ni les vaccins ni les gluten, caséine et compagnie sont responsables de l’autisme ?


              • maxx 26 mai 2014 17:05

                Vous attendiez vous a ce que le huffington post nous parle des autres études faisant lien autisme et vaccination ? exemple celle de Singh 2002 qui corrèle autisme/ROR et anticorps à la myeline...

                D’autre part ,votre document pour affirmer que pas de lien casomorphine /autisme est un peu court, non ? Vous faites sans doute allusion à un autre rapport de l’ industrie laitière ?


              • maxx 26 mai 2014 17:51

                Pas de réponse de la part de l’auteur de cet article ?
                Pas d’avis sur peptides opioides ?

                pitié, merci d’envoyer d’autres sources que huffington-post ou agences de l’ industrie agro-alimentaire !


              • Imperator Djanel III Imperator Djanel III 26 mai 2014 15:46

                Très bon article, comme toujours avec cet auteur (ou ce groupe d’auteurs). L’argument de la prévalence incomparablement plus forte en cas de lien familial est puissant et aurait du suffire à tordre le coup aux théories fumeuses, comme celle sans preuve à propos des vaccins.


                • L'enfoiré L’enfoiré 26 mai 2014 16:40

                  @L’auteur,

                  En préambule est écrit :
                   « Elle porte sur 2 millions d’enfants nés en Suède dont 14500 ont été diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique, ce qui en fait l’étude la plus complète sur ce sujet. »

                  Pourquoi en Suède ? Pourquoi cette ségrégation dans un pays qui se dit avancé dans l’échelle des valeurs ?
                  Là, est déjà une erreur de l’étude.

                  • EgaliTED EgaliTED 26 mai 2014 17:01

                    Sans doute parce qu’il est plus facile de mener une étude dans un seul pays plutot que dans plusieurs, surtout si les fonds pour la financer proviennent d’un seul pays... 


                    En France une telle étude aurait été infaisable, compte tenu des diagnostics inexistants ou fantaisistes que subissent une bonne partie voire la majorité des autistes. Mais en effet rien n’empêche de mener la même étude dans d’autres pays comme les USA, le Royaume Uni, l’Espagne, le Canada par exemple. Peut-être certains vont-ils s’y atteler, mais il faudra rassembler des fonds pour cela.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 26 mai 2014 18:05

                    « Sans doute parce qu’il est plus facile de mener une étude dans un seul pays plutot que dans plusieurs, surtout si les fonds pour la financer proviennent d’un seul pays... »


                    Voilà, tout est là. S’il n’y a que les pays qui sont considérés comme ayant un PIB important, comment pouvoir établir des règles sur l’état d’une personne de manière générale ?
                    Vous citez d’autres pays du même acabit. Rassembler des fonds pour aller scanner le cerveau dans ces pays développés, n’y changera rien pour la maladie elle-même.
                    L’autisme n’a pas de frontières.


                  • asterix asterix 26 mai 2014 21:33

                    Entièrement d’accord avec l’enfoiré. Ici au Laos, je constate qu’il y a également des personnes autistiques, mais surtout que les familles, toujours au sens large et bien plus soudées que chez vous, prennent elles-mêmes ce problème en charge, la plupart du temps sans même comprendre de quel problème il s’agit. La réponse vient simplement du coeur et de la culture bouddhiste qui veut que l’on respecte toujours et le handicap et plus faible que soi ...sauf dans la compétition économique, je dirais « à armes équivalentes ». Moi qui parle à peine lao, j’ai un contact privilégié avec deux jeunes autistes et ai appris à leurs parents qu’il fallait simplement leur toucher la tête des deux mains et bien les regarder dans les yeux pour pouvoir plus ou moins communiquer avec eux et calmer leurs angoisses. Le sourire et le respect inhérent qui s’en est suivi au niveau des parents m’a et me fait toujours chaud au coeur. Je pense tout particulièrement à un marchand de soupe qui n’admettrait jamais que je paye mon grand bol pour cette seule raison. 


                  • Un_lecteur 27 mai 2014 21:29

                    En suède on fait un dépistage systématique de l’autisme chez les enfants, ce qui permet ensuite d’adapter l’enseignement.

                    Voir par exemple un article sur le dépistage effectué à Göteborg sur des enfants de 2 ans
                    Sinon je pense que nous ne sommes pas près de connaître les causes de l’autisme (ou des autismes ?)
                    Le cerveau humain est extraordinairement compliqué.


                  • MdeP MdeP 27 mai 2014 00:21

                    « Professeur Mario Capecchi Prix Nobel . Autisme et atteinte inflammatoire de la microglie

                    La première étude présentée a été publiée en mai 2010 dans le journal Cell. Cela concernait le travail d’un éminent chercheur, généticien et prix Nobel de médecine en 2007, le professeur Mario Capecchi de l’Université de l’Utah. Son étude (pour plus d’information sur le sujet : http:// capechi.genetics.utah.edu/) a démontré pour la première fois le lien de cause à effet entre des cellules du système immunitaire, plus spécifiquement les cellules appelées « microglies », et les maladies mentales. Les microglies, cellules gliales qui proviennent de la moelle épinière et migrent par le sang jusqu’au cerveau, défendent le système nerveux central contre toute agression et agents infectieux. Le problème de l’activation des micro glies, mis en évidence dans les maladies mentales, est la production de substances inflammatoires et de quantités excessives d’oxyde nitrique. Pour comprendre comment l’activation de ces microglies altère le cerveau des autistes, il faut comprendre comment fonctionne le cerveau : Succinctement, le cerveau forme des réseaux de neurones qui communiquent grâce aux synapses par le biais de signaux électriques et chimiques. Les dommages causés à ces synapses par cette microglie suractivée sont responsables de problèmes neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, la maladie de Parkinson et l’autisme, pour n’en nommer que quelques-uns. Les microglies peuvent être activées par différents facteurs : - par la beta amyloïde (maladie d’Alzheimer) ; - par des produits viraux ou bactériens ; - par des substances in- flammatoires (cytokines). Les conséquences sont des anomalies au niveau des lobes frontaux et temporaux, provoquant des problèmes sensoriels et de comportement bien établis chez les autistes : - Perturbation sur les plans auditif et sensoriel, visuel, attention, langage, mémoire, compréhension... (symptômes associés au lobe temporal) ; - Problèmes de motricité fine, de force musculaire, de manque d’expression faciale spontanée, de difficultés d’expression, d’aptitude à penser et à raisonner, de socialisa- tion... (symptômes associés au lobe frontal). Il est également établi, lorsque l’on se donne les moyens de les tester de manière adéquate, que les autistes souffrent de nombreuses infections chroniques neurotropes (le cas pour notre fils Adrien), lesquelles sont donc associées à l’activation de la microglie. Exemples d’agents infectieux neurotropes : - Virus (herpes, epstein barr, coxsackie, rougeole, rubéole, oreillons) ; - Bactéries (maladie de Lyme) ; - Parasites ; - Mycoses. La conséquence de cette découverte signifie que l’on peut traiter les sujets selon les recommandations du Pr Capecchi, à savoir soigner le système immunitaire : - Les personnes autistes devraient recevoir des antiviraux visant à garder sous contrôle les virus, bactéries, champignons et parasites (on ne peut jamais totalement les éliminer) ; - Elles devraient également prendre des antiinflammatoires qui peuvent agir sur l’activation des microglies, idéalement l’inhiber. C’est une approche nouvelle dans le traitement des maladies mentales qui va à l’encontre de l’utilisation de neuroleptiques qui altèrent la chimie du cerveau. Selon les scientifiques, l’activation de la microglie détruit les synapses ; si le système immunitaire est traité avec succès, les synapses peuvent être complète- ment régénérées, et donc la maladie mentale peut être soignée. Partant de ces découvertes, des parents ayant bénéficié avec succès de ce traitement pour leur fils ont créé un site qui s’appelle stopcallingitautism.org. Ils se basent sur les découvertes du Pr Capecchi et sur l’étude du Johns Hopkins Medecine 2004 (Brain’s immune system triggered in autism) qui démontrent, par le biais de biopsies, l’inflammation des cerveaux d’autistes décédés accidentellement. Stop calling it autism L’objectif de cet organisme à but non lucratif est d’informer bien sûr, mais aussi d’établir un registre d’enfants souffrant de cette maladie. Pour ce faire, les enfants inscrits (résidant aux États-Unis)  vont subir une batterie de tests médicaux visant à mettre en évidence cette condition et ainsi aider à mieux comprendre le rôle des infections chroniques, des troubles inflamma- toires, des troubles du système immunitaire et de l’activation des microglies du cerveau chez les personnes souffrant d’autisme ou de troubles envahissants du développement. L’évidence prouvant que ces facteurs font partie du processus pathologique sous-jacent en autisme. »
                    L’étude suédoise ne prouve rien si ce n’est que le facteur « héréditaire » semble à exclure puisque des jumeaux monozygotes ne sont pas également atteints par l’autisme. Et que l’on doit aussi laisser de côté demi-frères et demi-soeurs ainsi que cousins. Et retenir par contre un autre acteur dans la cause de l’autisme, à savoir le facteur viral. Qui les touche tous, finalement. Je me pose perso la question de « l’incidence » des maladies infantiles ? 
                    Si mes souvenirs sont exacts, il me semble avoir lu que l’autisme apparaît à la 29ème semaine de grossesse.
                    Je m’interroge sur la varicelle. Et plus spécialement sur le zona qui en est une résurgence. Ceux qui ont eu un zona facial (violents maux de tête genre troubles méningés, risque de paralysie faciale, de surdité, d’atteinte du nerf optique sans parler de douleurs dentaires) savent à quel point la varicelle est une maladie loin d’être anodine. 
                    Je pense que la piste du Professeur Capecchi est vraiment sérieuse.
                    Autisme = maladie auto immune ?


                    • njama njama 27 mai 2014 07:23

                      le facteur « héréditaire » semble à exclure

                      Je suis aussi de cet avis, car effectivement, car il faudrait prouver que certains enfants naissent autistes. D’autres part, il y a pas mal de cas, où de jeunes enfants « tombent » dans l’autisme (une cause génétique à retardement ? serait-ce possible ?)
                      Le mot « génétique » est souvent un cache-misère pour dire qu’on en sait rien ...

                      Une cause « génétique », personne n’est contre, mais qu’on le prouve scientifiquement, ce qui n’est pas encore le cas. Admettre que ce serait génétique sans que cela soit prouvé est très dangereux, ça peut soulager momentanément d’avoir cette explication qui n’explique rien et contre laquelle on ne peut rien, mais on écarterait d’emblée d’autres hypothèses extérieures et peut-être de vraies pistes à suivre.


                    • MdeP MdeP 27 mai 2014 10:41

                      MdeP @ njama

                      Oui tout à fait d’accord.
                      Il y a quelques décennies, les médecins répondaient face à des maux non classifiés et faute d’explications médicales sérieuses, que c’était « nerveux ».
                      A chaque époque, sa mode donc. 

                    • maxx 27 mai 2014 16:44

                      Il est plus juste de parler d’épigénétique que de génétique,
                      je vous renvoie à l’ article suivant :
                      http://www.autismone.org/sites/default/files/Deth_ASD03.pdf

                      Vous pourrez y lire comment les variables environnementales peuvent impacter le codage des gènes, le développement neuronal et la production des neuromédiateurs. Le nombre d’autistes régressifs sont par ailleurs majoritaires par rapport à il y a 20 ans. Quel élément sera déclencheur ?

                      En quoi certains molécules opioides issues du gluten et de la caséine peuvent jouer un rôle déterminant dans l’ autisme, tant sur leur pouvoir psychogène que sur leur effet pro-oxydant qui va aggraver un processus enzymatique déjà défaillant chez ces enfants. Ceci est bien entendu aggravé par les métaux lourds , pesticides, hormones de synthèses, antigènes vaccinaux..etc...

                      Tout ceci est déjà bien connu pour tous ceux qui ouvrent les yeux en sortant des dogmes conventionnels sur le sujet ; surtout par le nombre d’ enfants qui sont améliorés par cette approche holistique où l’alimentation sans gluten et sans caséine de vache est exclue ; où la methylation /sulfoconjugaison est soutenue ; les dysbioses intestinales traitées, les candidoses éradiquées ; les métaux lourds chélatés si necesssaire... etc...


                      • miska 1er juin 2014 11:20

                        On sait bien que la génétique n’explique rien, à part la construction du corps humain.
                        Par contre on en sait beaucoup plus sur les cellules souches et le développent de l’organisme en arborescence à partir de feuillets.
                        On en sait beaucoup plus sur les dégâts que causent notamment les vaccins et les antibiotiques au niveau de la flore intestinal, ce cerveau entérique en interconnexion avec le cerveau cérébral par ’intermédiaire du nerf vague.
                        On a pu voir des patients traités avec succès à ce niveau.
                        Également une rémission totale d’un autisme survenu à la suite d’une vaccination et traité par l’homéopathie séquentielle.
                        Là est la vraie piste. Le reste n’est qu’errance et divagations.


                        • MdeP MdeP 1er juin 2014 13:51

                          MdeP @ miska

                          Je pense qu’il est particulièrement inconscient de mettre les vaccins en cause dans le déclenchement de l’autisme. D’une part, parce que les vaccins ne sont pas à l’origine de l’immunodéficience du patient. D’autre part, parce que les vaccins ont un rôle majeur dans la santé publique. 
                          Mettre un protocole en place avant une vaccination : d’accord pour que l’on fasse une analyse de sang sur les enfants avant toute injection. Et respecter à la lettre que l’on ne vaccine pas un enfant même pour aussi peu fiévreux qu’il soit (oui oui y’en a qui le font).
                          J’ai lu que l’autisme touchait plus les garçons que les filles. J’en déduis, à première vue et sans vérification aucune, donc de façon complètement absurde que le chromosome Y jouerait un rôle plus important dans l’immunodéficience que le chromosome X. Mais peut-être que je me trompe car c’est peut-être l’inverse et que les femmes infectées avortent peut être plus de foetus filles au cours d’une grossesse. De toute façon, il naît statistiquement 105 garçons pour 100 filles.
                          On parle aussi de « l’environnement » : l’autisme n’est pas une maladie récente. Elle a toujours existé sans tous les toxiques mis en cause. Et de toute façon, là aussi, quand on parle d’explosion de l’autisme, c’est juste parce que l’on sait mieux le diagnostiquer aujourd’hui.
                          Le Professeur Mario Capecchi qui est un Prix Nobel de médecine quand même, a décrit le mécanisme de destruction des synapses. 
                          C’est bien le dysfonctionnement du système immunitaire du patient qui est en cause à l’origine. Bien sûr, il faut un « déclencheur » infectieux. Et c’est le dénominateur commun, celui qui a traversé les âges qui doit être identifié. Et à part un virus ? 



                        • MdeP MdeP 1er juin 2014 13:54

                          MdeP @ miska

                          Et à part un virus ou des virus, bien sûr.

                          • MdeP MdeP 1er juin 2014 16:56

                            MdeP @ miska

                            « Les dommages causés à ces synapses par cette microglie suractivée... »
                            Le Professeur Capecchi parle de suractivation des microglies.
                            Vous mettez les vaccins en cause.
                            Avec un système immunitaire défaillant (apparemment trop activé dans l’autisme) et en supposant que les vaccins doivent être mis en cause, je vous pose la question de savoir ce qu’il se passe pour un enfant avec un tel système immunitaire, non vacciné et qui attrape une maladie infantile ? 
                            Autrefois, les enfants tombaient comme des mouches. Et ce serait le cas, toujours.
                            La question à la réponse immunitaire passe peut-être par un dosage plus fin des vaccins ?
                            Et en amont, je ne sais pas.



                            • MdeP MdeP 1er juin 2014 21:02
                              Autre chose concernant l’étude suédoise. On reprend l’une de ses affirmations 
                              « L’article conclut finalement que l’autisme est causé par des facteurs génétiques à 50%, et que d’autres causes (les facteurs environnementaux) agissent également à 50%. Les auteurs avancent comme exemples de facteurs environnementaux le statut socio-économique du foyer, des complications à la naissance, des infections maternelles et les médicaments pris avant et pendant la grossesse. » et plus spécialement celle concernant « le statut socio-économique ». Les suédois oublient un détail ! Ce n’est pas le statut socio-économique des familles qui est un problème : c’est la politique de santé publique suédoise. En effet, les sami dans le nord de la Suède sont considérés comme les roms chez nous. Et quand on habite dans le nord de la Suède, il faut savoir que le premier hôpital est à plus de 300 kms. Et la première clinique à plus de 100 bornes. Eh oui !
                              L’étude suédoise, plombée de cette grosse "inexactitude, est à mettre à la poubelle.

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