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Si si, les portables ont un impact sur la santé

On commence à parler des risques des antennes de téléphonie mobile sur la santé, après plus de 20 ans d’utilisation. Introduit vers 1984, le portable fonctionne comme la télévision ou les Wi-Fi, avec des ondes appelées ondes de Type Téléphone Mobile, dont on n’a que très peu évoqué les risques pour l’organisme malgré des études relativement nombreuses montrant que ces ondes ont un impact négatif sur la santé des animaux et des humains. Mais à force de lobbying et d’études financées par l’industrie, les autorités ont longtemps pu occulter ces risques.

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Je reposte en bas de cet article une vidéo (ou plutôt une bande son) du médecin homéopathe Marc Vercoutère, qui s’exprime cette fois au sujet des ondes de Type Téléphone Mobile (TTM1]), racontant au passage le développement de certaines pathologies depuis que les portables sont partout, ainsi que les manipulations « scientifiques » destinées à dissimuler les risques et autres faits de lobbying, par exemple…
 
On sait, ou on se doute tous qu’être traversé à longueur de temps par des ondes de toutes fréquences risque de causer quelques problèmes sur des organismes d’un équilibre aussi fragile que le corps humain. Une expression est même née pour désigner cela : la pollution électromagnétique.
 
Même un simple écran d’ordinateur ou de télévision émet suffisamment d’ondes (des radiation électro magnétiques pulsées, très précisément) pour faire diminuer les défenses immunitaires et influencer l’humeur (agressivité, troubles du sommeil, manque de concentration par exemple).
Par exemple, la sclérose en plaques interroge beaucoup les médecins : on pensait que cette maladie était provoquée par un virus, mais on s’aperçoit petit à petit depuis une quarantaine d’années que les ondes électromagnétiques la favorisent, tout comme certains produits toxiques utilisés dans les vaccins (depuis la campagne de vaccination contre l’hépatite B, le nombre de scléroses en plaques est passé de 20.000 à 80.000, en l’espace de deux ans seulement). De fait, c’est une maladie qui n’existe presque pas dans les pays sous développés, mais qui augmente fortement dans les pays industrialisés.
Des syndicats d’infirmières en France, en Angleterre ou à Hong Kong attirent l’attention des gens sur le rapport bénéfice risques du vaccin H1N1, dans la mesure où le risque de sclérose en plaques (et de syndrome du Guillain Barré) est réel à cause des adjuvants[2] utilisés dans ces vaccins. Des médecins, comme le docteur Maschi, dénoncent également les risques et l’absence d’études sur ces mêmes risques. Faut-il préciser que, comme Vercoutère, Maschi a été radié de l’ordre des médecins non pas en raison d’une faute mais en raison de sa dissidence par rapport à l’orthodoxie médicale.
 
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Quelques infos passées – presque - inaperçues (ou quand les études scientifiques se suivent et ne se ressemblent pas)
 
C’est seulement à partir de 1993 avec le procès intenté par David Reynard pour le cancer du cerveau de sa femme, qu’on a commencé à s’inquiéter des risques sanitaires liés à l’utilisation du portable. Reynard poursuit donc l’industrie du GSM pour le décès de sa femme, qui aurait selon lui eu un cancer à cause d’une utilisation intensive de son téléphone portable. L’affaire est médiatisée et les utilisateurs commencent à se poser des questions (d’autant plus qu’on s’aperçoit avec stupeur qu’aucune étude n’a été réalisée sur le long terme pour voir s’il y avait des risques sur la santé). Mais au final, comme souvent, le tribunal a conclu par un non lieu à cause du manque de preuves scientifiques.
La réaction de l’industrie a été de faire passer ses scientifiques dans les médias afin de répéter qu’on peut utiliser son portable sans aucun risque, et de financer à hauteur de 28 millions de dollars une étude sur cinq ans[3], menée par le Dr Carlo. D’après le patron du syndicat du portable US[4], Tom Wheeler, c’était surtout pour « rassurer » les utilisateurs et « balayer » les « accusations non prouvées » des études critiques. Pas de bol, elle montre[5] que le portable entraîne une « rupture de la barrière sang-cerveau  »[6] (qui empêche certains éléments comme les protéines d’entrer dans le cerveau et de l’endommager), « des dommages génétiques  »[7], et que le risque de tumeur du cerveau est doublé. Au bout de six ans, ils s’aperçoivent que son utilisation augmente également le risque de tumeur neuro-acoustique (une tumeur bénigne du nerf acoustique).
 
Dès 2000, une étude menée par Madeleine Bastide de l’université de Montpellier prouve la nocivité des ondes TTM sur des embryons de poulet. Le groupe de poulets exposé aux ondes de téléphone portable (plus puissantes à l’époque qu’aujourd’hui il est vrai) en communication permanente, 24h sur 24, durant les 23 jours de vie d’un embryon, avait une mortalité six fois plus importante que le groupe témoin qui n’a pas été exposé à ces ondes : 6 embryons exposés sur 10 sont morts, contre 1 sur 10 pour les autres. L’étude a aussi montré la nocivité des très basses fréquences qu’on estimait jusque là inoffensives. 75% des embryons exposés seulement à ces très basses fréquences sont morts. Cela prouve simplement que les ondes TTM ont une influence sur les organismes vivants. Sur des souris, organismes beaucoup plus évolués et plus proches des humains, une exposition par périodes de 15 jours aux très basses fréquences a induit une diminution de 60% de la production d’ACTH, une hormone qui régule le stress. Conclusion : les ondes TTM ont un impact sur la régulation du stress des souris, via une action sur la production des hormones ACTH. L’industrie du téléphone locale, Bouygues en tête, a remis en cause la méthodologie et financé une nouvelle étude avec l’INRA, qui a donné les mêmes résultats.
Toutes ces études ont d’ailleurs amené la DGCCRF à réviser en 2003 son avis quant aux ondes TTM.
Des médecins allemands lancent en 2002 l’appel de Fribourg, après avoir remarqué la forte augmentation de tout un tas de symptômes[8] chez leurs patients, et ont repéré quasi systématiquement la présence d’antennes relais ou une utilisation importante du portable. A l’apparition d‘antennes relais, ces médecins ont constaté « une accumulation frappante de certaines maladies dans des quartiers ou des immeubles », et que « l’état du patient s’améliore ou les troubles qui ont duré des mois disparaissent en relativement peu de temps après la réduction ou l’élimination des ondes radio à proximité du patient ». Ils ajoutent dans cet appel : « Nous voyons un nombre croissant de malades chroniques, dû également à une politique irresponsable en ce qui concerne les valeurs limites, qui – au lieu de tenir compte dans son action, de la protection de la population à court et à long terme contre les effets des rayonnements de téléphonie mobile cellulaire – se soumet aux injonctions d’une technologie reconnue comme dangereuse depuis longtemps déjà ». Et de dénoncer les études mises en exergue par les pouvoirs publics, souvent financées par l’industrie.
 
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En 2005, le Dr Adlkofer qui a mené l’étude Reflex sur les ondes TTM, écrit à l’International Commission for Non-Ionising Radiation Protection (ICNIRP, l’organisme chargé de fixer les seuils d’exposition à ces ondes) que celui-ci a pris un temps « irresponsable » pour diffuser les résultats de ses travaux « dans la mesure où ceux-ci ne sont pas en conformité avec leur opinion générale ». Travaux qui concluent que « les champs électromagnétiques (CEM) tant de basses et que de hautes fréquences peuvent non seulement altérer la fonction des gènes, mais également dans certains cas endommager des gènes, dans certains – mais évidemment pas dans tous – systèmes cellulaires humains isolés » ce qui veut dire provoquer des cancers. Adlkofer en vient donc logiquement à demander à « prendre le principe de précaution plus au sérieux que ce qui est fait aujourd’hui par les responsables politiques et industriels ».
 
Les premiers résultats de la grande étude Interphone lancée par l’OMS en 2000 sortent fin 2007, et montrent un risque de tumeur du cerveau, du côté où on met le portable, augmenté par l’exposition prolongée aux ondes des téléphones mobiles. Menée dans 13 pays durant 3 ans, mais à moitié financée par l’industrie du téléphone mobile[9] l’étude s’est penchée sur l’évolution de différents types de cancers. Les résultats définitifs, attendus pour novembre 2008, se font toujours attendre, mais comme le gouvernement prépare le terrain en évoquant les risques pour les enfants, il est possible que cette étude finisse par être publiée prochainement (les résultats partiels sont désormais indisponibles sur le net). Mais récemment, l’info comme quoi le téléphone portable protègerait de certaines tumeurs a commencé à circuler, ainsi qu’une autre, selon laquelle les usagers depuis plus de 10 ans ont plus souvent certains cancers.,
 
Toujours en 2007, le Bioinitiative Report fait le point sur 1.500 études publiées au sujet des ondes TTM. Ces études montrent que l’exposition à ces ondes a un impact sur l’ADN, sur la création de protéines de stress, sur les fonctions immunitaires, sur la neurologie et le comportement, sur certaines tumeurs du cerveau, sur certaines leucémies touchant les enfants, sur la maladie d’Alzheimer et le cancer du sein, sur la production de mélatonine (une hormone qui régule les rythmes biologiques)…
Prenons par exemple les leucémies qu’on trouve fréquemment chez les enfants de 2 à 5 ans, une maladie qui a fortement augmenté ces dernières années et qui est beaucoup plus rare dans les pays en développement. L’étude dit qu’il y a «  une augmentation continue des risques [de contracter une de ces leucémies] avec l’augmentation des niveaux d’exposition aux champs magnétiques  ».
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La conclusion d’une étude du Dr Davanipour portant sur le lien entre l’exposition aux ondes TTM et le développement notamment de la maladie d’Alzheimer est claire elle aussi : « Il y a désormais une évidence que de hauts niveaux d’amyolide bêta périphériques sont un facteur de risque pour Alzheimer et une exposition moyenne a élevée peut augmenter ces amyolides bêta périphériques [10] ». On pourrait continuer ainsi pour toutes les pathologies passées en revue dans l’étude du Bionitiative Report.
 
En 2008, l’Université Catholique de Louvain, pourtant largement financée par des multinationales, publie une étude[11] qui montre une mortalité deux fois plus élevée chez les rats exposés aux ondes électromagnétiques dégagées par les téléphones portables et les Wi-fi. L’hypothèse avancée par le docteur Dirk Adang qui menait les travaux était un dérèglement du système immunitaire. La même étude montre que tous les êtres vivants exposés à ces ondes voient leur taux de différents globules blancs augmenter, ce qui montre une agression du système immunitaire. Etrangement, on a beaucoup parlé de cette étude en juin 2008 alors que moins de 20 rats sur 124 avaient été autopsiés, et depuis plus rien. Même les tomates sont stressées par les téléphones portables dès les 10 premières minutes d’exposition, d’après une autre étude menée à Clermont Ferrand.
 
Un recueil d’études reprend les résultats de travaux menés par l’industrie ainsi que d’autres menés par des chercheurs indépendants. Evidemment les résultats varient considérablement. On y conclut ainsi que « les études indépendantes de l’industrie montrent de manière consistante qu’il y a un risque « significatif » de tumeurs du cerveau lié à l’utilisation du portable  » ou que les limites de l’exposition aux champs électromagnétiques admises par l’industrie et utilisées par les gouvernements sont basées sur le présupposé erroné selon lequel les radiations électromagnétiques des téléphones n’ont pas d’effets biologiques.
Une autre étude du Dr Henry Lay explique que « les études sur l’exposition aux fréquences électromagnétiques financées par l’industrie ont trouvé des effets liés à l’expositions à ces ondes électromagnétiques dans 28% des cas, et les études indépendantes en ont trouvé dans 63% des cas ». De fait, son étude a été critiquée largement par Motorola, qui a financé sa propre étude, en changeant quelques paramètres, pour contredire la sienne.
Mais, de manière surprenante, il affirme que les études Interphone montrent que si on utilise le potable moins de 10 ans, ça protège l’utilisateur des tumeurs du cerveau.
 
On constate que les études pointant les dangers des ondes TTM existent, bien qu’elles ne soient pas, la plupart du temps, réalisées sur la durée faute de crédits. En effet, dès que des résultats peu favorables pour l’industrie sont publiés, les universités qui mènent ces recherches voient leurs crédits annulés ou fortement diminués. Aujourd’hui, on ne manque pas d’études et de données scientifiques sur ces ondes TTM. Normal : quand une étude défavorable sort, l’industrie en finance une autre plus agréable. Du coup, les pouvoirs publics, sous l’influence des lobbies, ne font rien ou si peu.
On a prouvé maintes choses, comme les conséquences des ondes TTM sur le système immunitaire, ils augmentent les risques de cancer, ont un impact sur l’ADN et les neurones, sur le taux de mercure etc. Mais, disent les autorités et l’industrie en chœur, on n’a pas prouvé d’incidences sur la santé car de nombreuses études n’en ont pas trouvé.
 
 
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Quand l’industrie fait sa loi
 
Le plus cynique dans tout cela, c’est l’acharnement avec lequel les autorités continuent à dire d’une part qu’on ne connaît pas les risques, d’autre part que les gens doivent utiliser leur téléphone avec précaution. De deux choses l’une : ou bien on ne sait pas quels sont les risques, et il serait temps de s’en inquiéter en finançant des études universitaires et indépendantes, ou bien on ne veut surtout pas le savoir. Quant à inciter les gens, comme l’a fait Mme Bachelot, à « utiliser le mobile d’une manière raisonnable », il faut être clair : même en n’ayant pas de portable, on est traversé à longueur de temps par des ondes de fréquences et puissances diverses et variées dont on n’a aucun moyen de se prémunir. Et je ne parle pas des personnes très sensibles, ni de ceux qui vivent à côté d’antennes.
 
Mais en réalité il ne faut pas s’en étonner. Il suffit de prendre en compte l’ampleur du lobbying dans ce domaine, à tous les niveaux, du local jusqu’à l’international. Pendant longtemps, les seules études disponibles sur les conséquences de l’utilisation des téléphones portables ont été fournies par l’industrie du téléphone, et les études universitaires indépendantes ont toutes manqué de financements. Et puis, il faut mesurer l’omniprésence des scientifiques qui collaborent avec les multinationales du téléphone mobile dans les instances de contrôle sanitaire et autres pour comprendre le laxisme qui demeure toujours en la matière.
 
Au Canada, où on parle aussi de limiter le téléphone portable chez les enfants, un quotidien de Toronto a révélé un cas de conflit d’intérêts typique du lobbying, c’est-à-dire les liens entre deux fonctionnaires « de haut rang » chargés de définir les normes en matière de téléphones portables et un cabinet de lobbying qui travaille pour l’industrie des télécommunications auprès du gouvernement, justement. Ils faisaient partie du Comité de la Santé de la CWTA (Canadian Wireless Telecommunications Association).
Chez nous, Bouygues a recruté dans son Conseil Scientifique André Aurengo qui est aussi chef du service de médecine nucléaire à la Pitié Salpêtrière et un membre de l’Académie de médecine qui est très mitigé quant aux risques12du portable mais un grand défenseur de Bouygues (il est aussi administrateur d’EDF), ou encore Bernard Veyret qui est aussi directeur de recherches au CNRS13 au laboratoire de physique des interactions onde-matière, a été membre du groupe interministériel des radiofréquences, a fait partie de l’ICNIRP[14] –un organisme « indépendant » chargé de donner son avis sur les normes en vigueur- depuis 2000, a fondé en 1989 l’European Bioelectromagnetics Association (EBEA) qui organise des congrès financés notamment par Motorola, Nokia, Ericsson, Siemens et a pour membres France Télécom, l’anglaise Vodafone ou Deutsche Telekom, etc. car le CV officiel est long.
 
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De fait, l’ancien coordinateur de l’OMS pour le Programme International des Champs Magnétiques lancé en 1996 pour étudier l’impact des lignes haute tension portables etc (activité qu’il a repris dès sa sortie de fonction à l’OMS), Michael Repacholi, s’est acharné pendant des années à nier la nocivité de ces ondes TTM. L’homme a déjà travaillé pour des compagnies de téléphones mobiles pour défendre l’implantation de nouvelles antennes relais. Certains observateurs ont noté ses changements de position intempestifs, d’autres que le programme des champs magnétiques de l’OMS est en partie financé par le lobby bruxellois des fabricants de portables ou par leur autre grand lobbie, GSM World.
Du côté de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale, c’est son directeur scientifique, le professeur Denis Zmirou15] qui déclarait après avoir démissionné en 2005 que l’afsse n’a pas les moyens d’agir, et d’ailleurs ce n’est même pas dans sa stratégie puisqu’elle ne fait que coordonner le travail des labos et centres de recherche. Il écrit ainsi dans Le Monde que « Ce système ne peut aujourd’hui répondre au volume et à la complexité croissante des sujets à traiter ni préparer les administrations à porter les analyses et propositions françaises devant les instances européennes, où les acteurs politiques et économiques intéressés disposent d’une expertise documentée et argumentée. »
 
Il y a également eu obstruction de la part de l’industrie pour que les informations disponibles n’arrivent pas sur la place publique. Quand la CTIA parlait par exemple au début des années 90 des « centaines d’études » qui prouvent l’innocuité du portable, c’était simplement un mensonge. Pour les industriels, puisque le portable ne dégage pas de chaleur, il n’entraîne aucun dégât16. C’est ainsi qu’après avoir répété cela dans les médias, ils ont été obligés de financer ces études qui, bien évidemment, ne se sont pas avérées très positives pour l’industrie.
Ainsi, l’étude Wireless Technology Research de 1993 menée à la demande des industriels –et à la grande surprise des scientifiques qui travaillaient habituellement pour ladite industrie- par le Dr Carlo, dont on a parlé plus haut, a été bloquée quand le scientifique, après 6 ans d’études est venu leur expliquer les résultats peu favorables qu’il a obtenus.
Ca n’a pas plu à Wheeler, de la CTIA, ni aux deux gros communicants -Jody Powell qui a bossé pour le président Carter, et Ron Nessen qui avait bossé pour Gerald Ford avant de diriger la com’ de la CTIA- présents à la réunion de préparation d’une première conférence de presse où Carlo est venu annoncer les premiers résultats, pas encore nuisibles à l’industrie.
 
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La CTIA décide d’affirmer l’innocuité des portables, déformant les propos de Carlo et aussi de la Food and Drug Administration, qui disaient que bien qu’on n’ait pas prouvé la nocivité, on n’a pas non plus prouvé l’innocuité. LA CTIA prépare même une communication de crise pour aider les entreprises membres à se « préparer en cas de survenue d’une crise pour l’industrie, au moment où elle se produira », signe qu’on se doutait que les choses allaient se gâter. En 1999 en effet, après six ans de recherche, Carlo écrit à AT&T et annonce certains résultats peu engageants, tels que la modification de l’ADN soumis à ces radiations, « le risque de rare neuro-tumeurs épithéliales sur l’extérieur du cerveau avait plus que doublé chez les utilisateurs de téléphone cellulaire » ou « une certaine corrélation entre les tumeurs du cerveau se produisant du côté droit de la tête et l’utilisation du téléphone du côté droit de la tête ». Il dénonce en outre la passivité de l’industrie malgré les résultats inquiétants de différentes études : « De façon alarmante, les indications sont que quelques secteurs de l’industrie ont ignoré les résultats scientifiques suggérant des effets potentiels sur la santé à plusieurs reprises, et ont faussement réclamé que les téléphones sans fil soient sûrs pour tous les consommateurs y compris les enfants, et ont créé ultérieurement une illusion de responsabilité en appelant et en supportant toujours plus de recherche. Les mesures les plus importantes de protection des consommateurs sont inexistantes »
 
Les nombreuses études montrant qu’il y a bien un lien entre l’exposition aux ondes TTM et le développement de certaines pathologies sont souvent passées sous silence par les grands médias faiseurs d’opinion ou bien elles sont contestées par l’industrie. Par contre, les études montrant qu’il n’y a aucun risque, elles, sont largement médiatisées. Ca n’a pas manqué avec la dernière en date, celle de l’Affset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, qui conclut que « Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences ». Seul petit bémol : « Des interrogations demeurent pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide en faveur de cette hypothèse ».
Ce rapport a été réalisé, tout comme Biointiative Report, sur la base d’une analyse d’études déjà réalisées. 090212022600075694D’après Le Figaro, pour ce qui est des effets biologiques et cliniques, « le rapport soutient d’abord que l’observation d’un effet biologique, a fortiori en conditions expérimentales, ne signifie pas forcément qu’il entraîne un dommage, et encore moins qu’il se traduise par un effet sur la santé ». Sur les 182 études réalisées chez l’animal, 82 mettent en évidence des effets biologiques des radiofréquences, mais seulement 11 % de ces travaux utilisent une méthodologie incontestable. En revanche, 100 études, dont 69 % sont incontestables, ne trouvent pas de risque ».
 
Rien de grave, donc : ce n’est pas parce qu’on voit que l’organisme régit à ces ondes qu’il y a un effet sur la santé ! De plus, 89% des études sont contestables (évidemment parmi celles qui s’interrogent sur l’innocuité de ondes TTM) Nous voilà rassurés.
Ce qui serait amusant si ce n’était si grave, c’est la conclusion du rapport, comme quoi « la demande de réduction des niveaux d’exposition liés aux antennes-relais ne repose sur aucune justification scientifique ». Le Figaro poursuit en expliquant que « Les experts recommandent de peser avec soin les conséquences d’une telle réduction, notamment en termes de multiplication du nombre des antennes et d’augmentation parallèle possible de l’exposition de la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles ». Paradoxal, quand-même, de dire que limiter les émissions d’ondes est stupide, tout en précisant qu’une multiplication des antennes augmenterait l’exposition de la tête à ces ondes –qui ne sont pas nocives rappelons-le. Le rapport finit quand même par préconiser une diminution des niveaux d’exposition à ces ondes, puisqu’on ne connaît pas les risques à terme.
 
On sent bien là un des axes de rhétorique utilisés par les lobbyistes et par l’industrie, à savoir qu’à force de critiquer les antennes relais et les seuils d’émission, les pauvres opérateurs doivent augmenter le nombre de ces antennes ce qui coûte cher et retombe sur la facture des clients. Ladite étude de l’Afsset a donc eu le droit à des titres tels que « Le rapport qui rassure » chez Europe 1 ou le Figaro. Les opérateurs sont contents : l’Afsset fait foi en matière sanitaire, et ils pourront se référer à ce fameux rapport pour justifier leurs actions.
 
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Mais revenons sur cette Afsset, ex Afsse, et sa mutation quelque peu décriée. Après le dr Zmirou17 qui en démissionne faute de moyens pour mener des expériences sérieuses, c’est son vice-président, André Aschieri, qui a pourtant travaillé à sa création, qui se déclare en 2007 et au Sénat « déçu par l’évolution de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale », créée à l’origine pour s’occuper de la question de l’amiante.
Devant les sénateurs, Aschieri a ainsi expliqué, selon le Sénat, « que les téléphones portables allaient poser un problème de santé publique. Il a rappelé à cet égard que l’AFSSE avait d’ailleurs rencontré des difficultés lors de son étude sur ce thème dans la mesure où son conseil scientifique comprenait des chercheurs liés aux opérateurs téléphoniques et où la communication avait été mauvaise sur ce dossier. Cela a bien illustré le démarrage très difficile de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) marqué à la fois par une mauvaise communication, un rapport attaqué et un conflit entre son directeur scientifique, le Pr. Denis ZMIROU, et sa directrice générale, Mme Michèle FROMENT-VEDRINE. Mais il est vrai que le Pr. Denis ZMIROU s’était trompé sur le choix des toxicologues à consulter pour la téléphonie mobile ». Aschieri a encore précisé que « les objectifs à atteindre par l’AFSSET étaient l’indépendance, la transparence et la compétence et que, pour les atteindre il fallait rassembler des connaissances et séparer les pouvoirs. Or, c’est le contraire qui est souvent observé. » (mis en gras dans le texte du Sénat).
Autre suggestion d’Aschieri : rendre les rapports publics, ce qui n’est certes pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour rassurer l’opinion n’est-ce pas. Car malgré les cas de maladies étranges, ou d’augmentation des cancers etc. à côté des antennes, par exemple, rien ne bouge.
 
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Quant à la prévention, les opérateurs ont eu la bonne idée de prendre l’initiative en menant des campagnes avec les pouvoirs publics. La dernière en date, lancée à la mi août par l’Afom18 (l’Association Française des Opérateurs Mobiles), visait à sensibiliser « aux usages responsables du téléphone portable », comme si cela suffisait à éviter les ondes qui passent partout dans l’air. Ladite campagne est menée « en partenariat » avec les Ministère du Développement Durable, de l’Education Nationale, le Secrétariat d’Etat à la Famille, Sécurité Routière et Association Prévention Routière, mais surtout, précise le communiqué, « Elle est soutenue par les principaux fabricants de mobiles : Nokia, Samsung, HTC et LG. La campagne durera 1 mois, du 17 août au 11 septembre, sur Europe 1 et RMC, à raison de 4 à 5 spots quotidiens (de 35 secondes), soit au total près de 200 passages  ». Où l’on parle du recyclage des téléphones, du danger du portable au volant, on explique « aux jeunes » qu’il faut « éteindre le mobile en cours » aux parents de contrôler « certains sites sensibles » et aux opérateurs qu’ils doivent éviter d’installer des antennes près des crèches, écoles etc. Bref, on est loin des vraies préoccupations liées au portable.
 
La –vaste- question des normes
 
Les insomnies, troubles cardiaques, céphalées etc. décrits par de nombreux riverains d’antennes relais seraient causés par les hyperfréquences pulsées d’ondes TTM. Mais, certains cancers aussi.
 
Afin de mener l’information en matière de normes d’émission, les opérateurs et autres industriels intéressés ont crée Cenelec, une fédération européenne qui pond des rapports pour influencer les pouvoirs publics. Et les « pouvoirs publics », en l’occurrence la Commission européenne, ne se prive pas de cette fructueuse collaboration avec ce lobbie industriel : en 2003 par exemple, elle mandate Cenelec, le CEN et l’Etsi pour pondre un rapport pour évaluer quelle norme européenne ferait foi à la place de toutes les normes nationales, afin bien sûr d’ « éliminer ces entraves ». Le mandat est clair : « Le CEN19, le CENELEC et l’ETSI20 sont invités à mettre en oeuvre un programme de travail de normalisation destiné à soutenir le marché intérieur des secteurs de services ». On observera qu’il n’est pas question de demander leur avis à des associations écologistes ou de consommateurs, ni à des universitaires qui ont mené des travaux sur la question. Ca, ce seront les lobbies qui s’en chargeront.
 
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Pour l’OMS (comme pour les industriels et opérateurs de téléphone sans fil, d’ailleurs) « Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé. ». Même refrain du côté du ministère français de la Santé, « Plusieurs groupes d’experts indépendants mandatés par l’OMS, par la Commission Européenne, ou par le gouvernement français se sont penchés sur les effets sur la santé des champs électromagnétiques (…) et ont conclu qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, et compte tenu des faibles niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques autour des stations relais, l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue. » et « aucune preuve scientifique ne permet de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour la santé  ». Tout dépend des études qu’on prend en compte.
Ca, c’est le point de vue de l’OMS, qui ressemble à celui de moult et moult autorités sanitaires nationales et internationales. Pourtant, il y a toute une gamme de normes d’émission. Entre la Suisse et la France, par exemple, la norme de champ électrique pour un téléphone de 900 MHz va de 6 V/m à 41,2V/m.
 
Les normes maximales en vigueur pour les champs électriques et pour la puissance des téléphones ont été fixées par l’ICNIRP au niveau mondial et par le CENELEC en Europe. Elles varient selon les fréquences utilisées, comme en France, où les normes sont plus élevées qu’ailleurs : 29,1 V/m (à 450 Mhz) 41,2 V/m (à 900 Mhz) 58,2 V/m (à 1800 Mhz) 61 V/m (au-delà de 2000 Mhz, pour les téléphones UMTS), 28 V/m pour la radio FM, 31 V/m pour la télévision. En Suisse, le seuil maximal est de 4 V/m pour 900MHz21, en Italie de 6 V/m.
En Belgique, plus précisément en Wallonie, il était question en mars 2009 d’abaisser cette norme de 20 à 3V/m22, mais grâce au lobbying des intéressés, via le GOF, le GSM Oparator’s Forum (expliquant notamment que la qualité des transmissions allait diminuer), les décrets avaient six mois pour être publiés. Nous sommes le 15 octobre,et personne n’en a réentendu parler. Et en dehors de Bruxelles, la norme ne devrait pas s’appliquer aux antennes déjà installées. 3 V/m, c’est beaucoup moins qu’en France, pourtant certains trouvent que c’est encore trop élevé au regard des dernières études, et demande à ce qu’elle soit abaissée à 0,6 V/m.
En Europe, comme par hasard, on recommande plutôt les normes élevées, comme en France.
 
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De fait, les lobbyistes des opérateurs cherchent, comme c’est de plus en plus souvent le cas, à intervenir dès le début des processus normatif et législatif. Car, comme le dit l’une d’elles –qui a par ailleurs écrit un bouquin intitulé « Les normes, instrument de la stratégie marketing des entreprises »- dans un jargon marketing, « la participation aux travaux normatifs permet de mettre en œuvre des stratégies pro-actives de management de l’environnement ». Si pour beaucoup cela ne veut rien dire, précisons qu’il s’agit simplement de participer aux groupes de travail organisés par les pouvoirs publics pour élaborer les normes sanitaires, afin que celles-ci ne soient pas trop contraignantes pour l’industrie.  
C’est un peu enfoncer une porte ouverte, mais en France Bouygues et Orange, via France Telecom, sont suffisamment proches du pouvoir pour peser d’une manière ou d’une autre sur certaines décisions. On l’a vu quand Sarko s’est dit « réticent » pour faire venir un troisième opérateur, ou quand il a consulté les opérateurs pour sa réforme d’Internet.
 
En ce qui concerne les antennes relais, l’Académie de médecine a remis en cause des jugements rendus peu avant qui avaient empêché Bouygues et SFR d’installer des antennes relais un peu partout. L’Académie a ainsi estimé, en gros, qu’il ne fallait pas exagérer avec le principe de précaution et que ces décisions nient « l’expertise scientifique et ouvre donc la porte à des dérives ».
De fait, on nous répète qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisque les ondes émises par les appareils sont en dessous des normes, en particulier les ondes émises par les antennes relais. Lesdites normes, cependant, sont basées sur des études qui commencent à dater. Et puis, on s’aperçoit rapidement qu’il y a de très nombreuses normes en vigueur, ce qui pose question quant à la pertinence des bases scientifiques utilisées par certains.
Les intérêts en jeu sont importants, au vu de l’ampleur du marché du téléphone portable, Wi-Fi, Bluetooth et autres, et il serait temps d’avoir des certitudes sur les conséquences de la présence de toutes ces ondes. Une bonne idée serait de limiter la portée des émissions et donc leur puissance, mais il faudrait financer la recherche dans ce sens plus que ce n’est le cas actuellement.
 
 
Vidéos : interview de Marc Varcoutère au sujet des ondes TTM.


 
[1] Dans cette catégorie d’ondes, les scientifiques incluent les ondes Wi-fi, Bluetooth, UMTS, DECT (les téléphones avec une base fixe), WIMAX.
[2] Notamment le AS03 utilisé pour la première fois à grande échelle par Glaxo Smith Kline, un mélange de squalène et de polysorbate censé augmenter les effets du vaccin.
[3] C’est la Wireless Technology Research
[4] La CTIA, International Association for the Wireless Telecommunication Industry, “dedicated to expand the wireless frontier
[5] Alors qu’il n’y a aucun matériel scientifique ni d’appareils de mesure des radiations adéquats de disponibles sur le sujet à l’époque, aucune étude sérieuse n’ayant été réalisée.
[6] Il semble que cela soit surtout le cas lorsque les fréquences sont très faibles, comme quand un portable est éteint, du moins chez des rats où les chercheurs ont observé une augmentation de l’absorption d’albumine par le cerveau. Or, cela augmente les risques de maladies neuro dégénératives comme Alzheimer.
[7] "We found that cell phone radiation caused leakage in the blood–brain barrier, it caused genetic damage in the form of disruption of normal DNA repair, and it caused more than a doubling of the risk of rare neuroepithelial tumors", a déclaré le Dr Carlo
[8] Troubles de l’apprentissage, de la concentration et du comportement chez les enfants (enfants hyperactifs, par exemple), troubles de la tension artérielle, troubles cardiaques, infarctus et accidents vasculaires cérébraux (A.V.C., apoplexie), maladies à dégénérescence neurologique (maladie d’Alzheimer, par ex.) et épilepsies, maladies cancéreuses telles des leucémies et des tumeurs du cerveau,
[9] Comme la CWTA, la Canadian Wireless Telecommunications Association, qui a aussi rémunéré le président de la branche canadienne de l’étude Interphone, Daniel Krewski. Ou encore le Mobile Manufacturers’ Forum et la GSM Association.
[10] « There is now evidence that high levels of peripheral amyloid beta are a risk factor for AD and medium to high MF exposure can increase peripheral amyloid beta. High brain levels of amyloid beta are also a risk factor for AD and medium to high MF exposure to brain cells likely also increases these cells’production of amyloid beta »
[11] L’expérience a été menée sur 18 mois, ce qui en faisait l’étude qui portait sur la plus longue durée, près de 15 ans après la diffusion à grande échelle des portables. Trois groupes de rats ont été exposés à différentes puissances d’ondes électromagnétiques deux heures par jour, et un autre groupe était témoin : « Un rat vit en moyenne 2 ans et demi, explique le chercheur. Cela signifie que j’ai exposé ces mammifères pendant 70 % de leur vie à des niveaux conformes aux standards internationaux en vigueur. Soit, une moyenne de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept », expliquait Dirk Adang.
[12] L’Académie de médecine a ainsi considéré que les premiers résultats de l’étude Interphone étaient « rassurants » parce que six travaux différents ne montraient pas d’augmentation du risque de certains cancers chez ceux qui ont utilisé un portable moins de 10 ans.
[13] Et a à ce titre coordonné différents travaux, dont l’étude COMOBIO qui n’est pourtant pas très en faveur des industriels ou le programme européen Perform B.
[14] International Commission on Non-Ionizing Radiation protection, mise en place par l’Association internationale de radioprotection pour
[15] Auteur en 2001 d’un rapport controversé par ses collègues, concluant que les ondes TTM n’étaient pas nocives, mais qu’il fallait continuer la recherche. Evidemment, il fut médiatisé et les JT ont répété qu’ « il n’y a aucun danger avec les antennes relais », mais qu’il faut utiliser une oreillette pour préserver son cerveau.
[16] Mais on sait aujourd’hui qu’il y a un « choc thermique », et une augmentation de la synthèse de protéines.
[17] Auteur d’un rapport évidemment controversé en 2001, qui a conclu qu’on ne peut pas écarter d’éventuels risques sanitaires (« bien qu’il y ait peu d’arguments scientifiques pour l’étayer, l’hypothèse d’effets sanitaires non thermiques associés aux champs RF de faible niveau ne peut être exclue »), mais que « non fondées scientifiquement, de nouvelles valeurs limites d’exposition seraient arbitraires, illusoires, et sans doute disparates selon les constructeurs ou les pays, accroissant la confusion et les craintes du public ». Au final, il recommande aux usagers des « mesures d’évitement prudent ».
[18] Créée par Bouygues, SFR et Orange en 2002 pour défendre leurs intérêts face aux institutions.
[19] Comité Européen de Normalisation.
[20] L’European Telecommunications Standards Institute regroupant les industriels, qui élabore des normes pour les technologies de l’information et de la communication. Parmi ses membres on retrouve Cenelec, le CEm, Alcatel, Bouygues, Deutsche Telekom, Orange, Portugal telecom, Sagem, Samsung, SFR, Siemens, Telefonica, Vodafone etc.
[21] et 6 V/m pour 1800 MHz
[22] A Bruxelles, seulement 8% des antennes relais dépassaient encore 3 V/m.

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20 réactions à cet article    


  • jps jps 3 novembre 2009 13:29

    @ auteur

    Dommage que votre article soit tendancieux car ce problème est une querelle d’experts. Rien n’est prouvé. Il n’y a pas de risques sanitaires identifiés. La controverse alimente les craintes
    Il y a un décalage entre risque évalué et « risque perçu » car des patients se sont plaint de troubles alors même que l’appareil n’était pas en fonction.
    De plus, il convient de distinguer les effets thermiques et non thermiques. Des effets thermiques et non thermiques sont décelés pour certains réveils, pour les ordinateurs, pour les télévisions, pour certaines lampes, etc....
    Doit on vivre comme au temps de la préhistoire ?
    sachons raison garder.
    je suis pour l’écologie mais je me méfie des orthodoxes en la matière

     


    • Ceri Ceri 3 novembre 2009 13:39

      J’ai aussi mentionné une étude qui a remarqué que les études financées par ’lindustrie disent qu’il n’y a pas de risques, que les études universitaires disent plutot l’inverse, et que les études menées par les « autorités sanitaires » sont mitigées, et n’imposent pas de restrictions.

      Sans revenir à l’age de fer, on pourrait au moins exiger une recherche conséquente afin de limiter l’impact sur la santé


    • jps jps 3 novembre 2009 13:44

      @ auteur
      L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a rendu les conclusions le 
      14 octobre 2009 d’une recherche conséquente. Il y en a eu d’autres avant et d’autres sont encore prévues car il convient de mettre un terme à cette querelle d’experts.


    • Ropi 3 novembre 2009 17:23

      « Doit on vivre comme au temps de la préhistoire ? »

      Je ne crois pas qu’il y a dix, quinze, vingt ans, cinquante ans, c’était la préhistoire.
      Sachons raison garder.


    • perlseb 3 novembre 2009 18:40

      Tout à fait, Ropi.

      Le portable je n’en ai pas et ça ne sert à rien pour qui n’est pas secouriste, pompier ou traite des urgences.

      C’est un peu comme l’avion, on pourrait très bien s’en passer. Mais bon voilà, les gens se croient plus intelligents quand ils ont du matériel, même inutile. J’appelle ça le fétichisme et je trouve ça assez préhistorique, justement.

      Je suis technicien et pour une société très évoluée mais pas pour une société bassement matérielle et inepte. D’ailleurs, tous ceux qui ont un portable payent pour qu’on les flique en permanence : on peut savoir où ils sont grâce à leur appareil, c’est le contraire de la liberté. Sans parler du comportement autiste de ceux qui en possèdent : ils deviennent absents avec ceux qui les entourent pour répondre à des gens qui ne sont pas vraiment avec eux. C’est totalement déshumanisant.


    • krolik krolik 3 novembre 2009 14:31

      Article trop long.. épuisant à lire.. peut-être intéressant.. Je ne saurais pas..
      J’ai visité récemment « en profondeur » la Tour Eiffel...
      Il doit y a voir quelques 110 émetteurs sur la Tour, toutes fréquences, toutes puissances.
      Les habitants du Champ de Mars devaient tomber comme des mouches.
      Il ya eu dans les années 30 un cas intéressant, un type du voisinage entendait ce que le poste parisien diffusait, sans récepteur, simplement en fermant la bouche..
      En fait il avait deux couronnes dentaires en opposition de nature différente qui se comportaient comme une diode de détection (cf les vieux postes à galène des débuts de la TSF fonctionnaient comme cela). Il a falllu qu’il change une courronne, heureusement maintenant c’est plutôt de la céramique, et l’on est tranquille.

      Et puis qu’en est-il des émetteurs de la Tour MOntparnasse ?
      Si vous voulez monter sur la terrasse, vous lonter en ascenseurs jusqu’au 56ème étage, ensuite il faut vous taper à pieds un escalier dans un cadre de béton froid ! Pourquoi pas d’ascenseur jusqu’en haut ?
      Simplement, et la Tour a été créée uniquement pour cela au début des années 70, en exception aux règles architecturales parisiennes qui limitent les hauteurs. Les deux étages sont réservés aux faisceaux hertziens du ministère de la défense, pour ses coms.
      Un ascenseur métallique (avec cables au moins) passant dans ces étages induirait des perturbations qui seraient nuisibles à la qualité des transmissions.. Donc vous vous tapez les deux derniers étages à pinces.. Alors est-ce que les gens du voisinage en claquent prémturément ??
      @+


      • sobriquet 3 novembre 2009 14:35

        J’ai décroché au début du troisième paragraphe, quand j’ai lu :

        "Même un simple écran d’ordinateur ou de télévision émet suffisamment d’ondes (des radiation électro magnétiques pulsées, très précisément) pour faire diminuer les défenses immunitaires et influencer l’humeur (agressivité, troubles du sommeil, manque de concentration par exemple)."

        Je veux bien croire que passer son temps devant un écran puisse avoir les effets indiqués, mais ce n’est pas suffisant pour en conclure que cela est dû à leurs rayonnements : la passivité, la répétitivité, le manque d’exercice, etc. pourraient aussi bien expliquer ces maux.

        Pourquoi écrire un article à charge alors qu’un article plus pondéré montrerait aussi bien qu’on est face à un problème de santé publique ?


        • Ceri Ceri 3 novembre 2009 14:39

          Je ne pense pas que ce soit utile de répondre si vous parlez sans avoir jeté un oeil sur l’entièreté du papier


        • Lapa Lapa 3 novembre 2009 16:46

          le portable fonctionne comme la télévision ou les Wi-Fi, avec des ondes appelées ondes de Type Téléphone Mobile

          savoureux, on a affaire à un expert ça se voit tout de suite, c’est du sérieux !


          • perlseb 3 novembre 2009 19:19

            C’est peut-être mal dit mais on s’en fout. Si tu veux avoir les fréquences des ondes électromagnétiques du GSM, voici le lien.


          • perlseb 3 novembre 2009 19:04

            Pourquoi ne citez-vous pas l’exemple de l’amiante, dont la toxicité était connue dès le début du XXème siècle ?

            La grande nouveauté sera quand on utilisera les technologies pour l’humain et non pas contre lui. Je ne crois pas que le mode de vie que la société nous propose soit bon pour notre santé (assis toute la journée dans une voiture ou à un bureau,...).

            Un humain à part entière n’ignore jamais son corps : « un esprit sain dans un corps sain », notre société n’est plus humaine. Vive la décadence, vive l’impuissance et vive les gens insatisfaits.

            Je suis pour la technique, mais son utilisation non décadente et en totale indépendance vis-à-vis des lobbies est très difficile.


          • Ceri Ceri 3 novembre 2009 19:06

            C’est vous qui me faites rire : il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre que les études indépendantes signalent des risques, et pour constater que les études financées par l’industrie sont presque toujours rassurantes.

            Enfin bref, vous n’avez rien lu non plus et ca ne sert à rien que je perde du temps a vous répondre


          • Estelle Vereeck 3 novembre 2009 19:05

            Une étude de plus à charge :


            Le téléphone portable impacte les glandes salivaires et altère la composition de la salive :


            Une étude antérieure a établi une interférence entre les ondes émises et les amalgames dentaires avec libération de mercure.

            Rien que sur la sphère dentaire, c’est déjà beaucoup.

            • Néwick 5 novembre 2009 15:28

              Vous aviez déjà signalé ces articles dans un de vos précédent commentaires. Je vais donc faire un copier-coller de ma réponse :

              Non, vous faites dire n’importe quoi à cette étude : il n’est rapporté dans l’étude que vous citez en 1er qu’une augmentation de la sécrétion salivaire avec une réduction de la concentration de protéine du côté dominant. Est-ce dû à la chaleur ou aux rayonnements en eux-même ? Y a-t-il d’autres facteurs ? L’étude ne le dit pas. Elle ne dit pas non plus en quoi ça affecte les gens et leur santé. Y a-t’il un risque accrue de tumeur maligne de la parotide, de parotidite, d’infection dentaire ? Elle ne le dit pas non plus. Enfin, c’est une étude sur 50 personnes (puissance faible)

              Une autre étude « Mobile Phone use and risk of parotid gland tumor », Lönn S. et al, Am J Epidemiol. 2006, incluant 753 personnes ne démontre pas de risque accru de tumeur de la parotide chez les utilisateurs de téléphone portable, quelque soit l’utilisation.

              Bref, avant d’affirmer que "impact sur la santé bucco-dentaire des ondes électromagnétiques est à présent confirmé", il faudrait qu’une étude assez puissante, sans biais statistique, le prouve, et que le résultat soit conforté par d’autres études...


            • Asp Explorer Asp Explorer 3 novembre 2009 22:49

              Encore un article de fond bien documenté et argumenté qui fait honneur à Agoravox et donne envie d’apporter sa petite contribution à sa survie.

              Non, je rigole.


              • Pierre29 Pierre29 4 novembre 2009 01:13

                Certes l’article demande un effort conséquent de lecture et de compréhension, mais c’est le prix à payer pour un peu de vérité...
                Le minimum est de s’intéresser au sujet puisqu’effectivement nous sommes tous immergés dans ces ondes comme jadis nous l’étions dans les fumées des cigarettes de nos collègues de travail...
                Je tiens donc à saluer l’immense travail de compilation, de mises en forme, de recensement des liens utiles et d’écriture de cet article.
                Avec gratitude,
                Encore merci.
                C’est maintenant à chacun de poursuivre ces recherches plutôt que d’adopter bêtement une position idéologique pour ou contre le progrès.
                Il serait tout de même temps d’admettre avec simplement du bon sens qu’un intérêt financier dans une affaire est en soi un obstacle majeur à la connaissance des vérités pas bonnes à dire. Et s’il y a actuellement une activité juteuse, c’est bien celle engendrée par ces chères prothèses auditives que rares sont ceux d’entre nous qui peuvent s’en passer sans ressentir de manque...


                • non666 non666 4 novembre 2009 10:10

                  Article très intéréressant.
                  Le lobbyng qui intervient immediatement en suggerant une simple querelle d’expert l’est tout autand, il montre que la surveillance du net est bien un enjeu stratégique.
                  Ceci, il ya des arguments clairs et indiscutables de la nocivité des ondes electro-magnétiques : les mililitaires qui ont été les premiers a les utiliser de façon intensive , sur le terrain, ont été les premiers a mettre au point des protections.
                  Les centres telecomm militaires ont des antennes emettrices de hauteur minimum, le toit y est blindé systématiquement (cage de faraday).

                  Quand aux effets, demandez aux techniciens qui travaillaient dans les centres radar de Thomson, ou chez Notel dans les antennes et demandez leur le pourcentage de filles qu’ils ont.... les gamettes masculines sont plus légères et meurrent en premier.
                  Quand à la progression des cancers du cerveau au Japon depuis l’arrivée de la téléphonie mobile, la correlation est confirmée.

                  Ceci dit, dire non au portable n’est pas la solution.
                  Il faut juste ne pas l’avoir allumé en permanence.
                  Quand on a une Box wifi , un reseau sur courant porteur, on est tout autand exposé.....
                  Quand à la mode de l’eclairage aux leds.....

                  Bref, la polution electromagnétique sera surement le scandale de l’amiante du 21eme siecle. Mais on va attendre quelques millions de morts avant de bouger. Sinon, comment creer de l’emploi dans les centres d’appels au maroc et des benefices chez le parrain du petit Jean Sarkozy ?


                  • Néwick 5 novembre 2009 16:21

                    La bonne blague, dans tout ça, c’est de citer un médecin homéopathe pour avoir un avis sur les ondes électromagnétiques émises par les GSM. Hilarant.

                    D’autre part, il serait bien de questionner les sources dont l’auteur se sert.
                    1) Le rapport Bioinitiative : une critique très intéressante à lire ici et démontre bien le conflit d’intérêt des initiateurs. (comme quoi ils ne sont pas à chercher seulement du côté des industries pharmaceutiques) voir également un ancien article d’AV

                    2)Sur l’étude de Dirk Adang, on peut lire dans l’article, à propos de l’exposition : ’une moyenne de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept’ Or sur la même page on peut y lire que les antennes émettent, pour la plupart à 3V/m, et on est jamais collé à l’antenne... Donc on est bien au-delà de l’exposition réelle. Enfin, je n’ai trouvé aucun article scientifique de D. Adang publié...

                    3) Les informations de HNS-info sur les cas de cancer n’apportent aucune preuve car il ne mettent pas en évidence la surmortalité en comparant le nombre de cas par habitant et ne recherche pas d’autres causes potentielles de cancer.

                    S’il est clair qu’il faut un maximum d’études et qu’il faut réduire l’exposition aux ondes, il est nécessaire d’apporter des preuves scientifiques solides.


                    • Ceri Ceri 5 novembre 2009 16:26

                      Bon, dans votre lien sur les conflits d’intérets ils citent une personne sur quelques centaines qui ont participé et financé ces études, qui étaient internationales. Au final, c’est un peu léger !

                      Après le 3v/m c’est en belgique. En France, on est bien au dessus.

                      Donc vous avez bien cherché des contre arguments pendant 2 heures, et c’est tout ce que vous avez trouvé ???


                    • Néwick 8 novembre 2009 13:09

                      Ce n’est pas n’importe qui, elle en a écrit 6 chapitres tout de même...sur 21, c’est pas mal. Je ne sais pas pour vous, mais ça me choquerai de voir 1/3 d’un rapport « important » écrit par quelqu’un qui a un conflit d’intérêt. En tout cas, je m’en méfierai.

                      D’autre part, je ne sais pas si vous avez lu les études citées par le rapport Bioinitiative, mais allons voir (j’ai choisi au hasard, j’en ai marre de relire ce rapport à chaque fois) le chapitre 11, sur les leucémies, qui n’a pas été écrit par Sage. On y trouve en premier un tableau avec des chiffres montrant un risque relatif de développer une leucémie sur un chiffre total de 49 cas. C’est ridicule voire invraisemblable pour une étude épidémiologique de se baser sur un nombre aussi faible, surtout lorsqu’on connait la fréquence des leucémies chez l’enfant.
                      Ensuite, si l’on regarde les données,on s’aperçoit que les risques relatifs sont pour la plupart certes supérieur à 1, mais avec un intervalle de confiance comprenant 1. Autrement dit, ce n’est pas significatif.
                      Sur les centaines de ligne de données des RR, il n’y a même pas une vingtaine de données où le RR apparaît significativement différent. Mais quand on voit ça : OR 3.7 [1.05 – 13], ça donne une idée de la faible puissance des études sur lesquelles ils se sont basés.

                      D’autre part, les résultats de Bioninitiative sont souvent des méta-analyses. Or, dans une méta-analyse, la validité des résultats est fortement corrélée à la qualité et l’absence de biais dans les études source. Il suffit qu’une seule source comporte un biais pour fausser les résultats de l’ensemble de l’étude.

                      Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risque, je n’en sais rien. Mais il faut savoir être critique devant les études qu’on nous présente.

                      « Après le 3v/m c’est en belgique. En France, on est bien au dessus. » Pouvez-vous me donner un chiffre svp ?

                      PS : D’ailleurs, personne ne pourra jamais vous prouvez qu’il n’y aucun risque à 100% : essayez donc de me montrer qu’il n’existe pas de licorne rose (invisible ou non).

                      PS2 : je ne m’amuse pas à perdre 2h comme ça

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