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Accueil du site > Actualités > Santé > SMAL, ou la question de l’expérimentation animale

SMAL, ou la question de l’expérimentation animale

La Semaine mondiale des « animaux de laboratoires » vient de débuter, samedi 22 avril. Elle a pour objectif de révéler les atrocités que subissent les animaux dans les laboratoires qui pratiquent l’expérimentation animale, et de militer pour la fin de celle-ci.

Tout d’abord, quelques chiffres. Chaque année, on estime qu’environ 100 millions d’animaux de laboratoire sont sacrifiés dans le monde, dont 10 millions en Europe. En tête du peloton, la Grande-Bretagne et la France, la Belgique, l’Allemagne...

Les animaux concernés sont : les souris, les poissons, les oiseaux, les cochons d’Inde, les lapins, les chiens, les chats, les singes, les cochons, les vaches, les chevaux ... Leur provenance est multiple : élevages propres aux laboratoires ou spécialisés, trafics, prélèvements d’animaux sauvages dans leur environnement naturel.

Ils sont utilisés pour différentes expérimentations. Les tests de toxicité comprennent des produits ménagers (détergents, lessives ...), cosmétiques (vernis à ongles, rouges à lèvres, parfums...), pesticides, médicaments... L’administration de ces substances se fait par voie orale (injectées de force dans l’estomac), par voie cutanée (appliquées sur la peau rasée et incisée ou encore dans l’oeil), par inhalation (en chambre d’inhalation ou avec immobilisation par un appareil respiratoire fixé sur leur bouche). Les animaux sont cruellement exploités pendant des semaines, voire des années, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
La recherche médicale utilise les animaux pour l’étude de maladies (Sida, cancer...), la mise au point de vaccins (tuberculose, hépatite B...), le prélèvement de tissus et d’organes, les greffes, les transplantations...
Enfin, l’expérimentation animale est aussi pratiquée dans l’enseignement de la biologie et de la médecine (dissections...), et l’armement (gaz toxiques, brûlures, radiations...).

Aujourd’hui, de plus en plus d’experts scientifiques (Antidote Europe, Equivita, EMP, PCRM...) mettent en doute l’efficacité de cette méthode. La fiabilité des tests est remise en question, car les résultats diffèrent trop d’une espèce à une autre, et peuvent encore moins être transposés au modèle humain. Quelques exemples : la pénicilline est un antibiotique traitant des infections chez l’humain, alors qu’elle est mortelle chez le cochon d’Inde, la découverte d’un vaccin efficace contre la polio a été retardée en raison de l’expérimentation sur les singes qui a induit en erreur les chercheurs, le cancer chez la souris est guéri depuis des décennies mais pas chez l’homme...
L’expérimentation animale peut être dangereuse pour la santé humaine, car les médicaments, obligatoirement testés sur les animaux avant leur mise sur le marché, entraînent des effets secondaires chez l’homme qui ne sont pas toujours présents chez les animaux. Les effets secondaires des médicaments sont la 4e source de mort humaine dans les pays développés. Prenons l’exemple du Vioxx, anti-inflammatoire non stéroïdien, qui a été retiré du marché aux Etats-Unis en 2004 après qu’il eut provoqué 140 000 crises cardiaques, alors qu’il avait été testé sur des animaux et reconnu comme sûr...

Pourtant, des solutions plus fiables, plus rapides, moins coûteuses existent : cultures de tissus et de cellules, puces à ADN, micro-organismes, modélisation et imagerie sur ordinateur, épidémiologie... et d’autres, certainement, qui restent encore à découvrir.

Alors, pourquoi l’expérimentation animale continue-t-elle d’exister ? Les raisons sont nombreuses :
- le manque d’information du grand public, qui croit que l’expérimentation sur les animaux est indispensable pour le progrès de la médecine, que les animaux ne souffrent pas dans les laboratoires (anesthésie, analgésie...)
- la tradition d’une pratique ancestrale
- le manque de volonté politique de promouvoir les méthodes substitutives, et la corruption de certains hommes politiques
- le déficit des moyens financiers pour le développement des méthodes substitutives
- le long processus de validation des méthodes substitutives (entre 9 et 11 ans)
- les chercheurs qui pratiquent l’expérimentation animale à des fins financières et professionnelles et qui refusent de se former à de nouvelles méthodes
- l’industrie du profit que représentent les éleveurs d’animaux, les fabricants de cages, d’appareils de contention et d’instruments de chirurgie
- les industries pharmaceutiques et de cosmétologie qui ont des intérêts économiques et financiers considérables. Elles seraient contraintes par ailleurs à renouveler le matériel de leurs laboratoires pour l’exercice des méthodes substitutives, et surtout, elles ne pourraient plus mettre sur le marché des produits nuisibles, se défendant ainsi de les avoir testés de manière fiable sur des animaux.

Le discours scientifique, largement relayé par les médias, a toujours provoqué crainte et fascination. L’expérimentation animale nous est montrée comme une réalité incontournable si nous voulons guérir de maladies telles que le cancer ou le Sida. Pourtant, derrière, se cache une réalité bien différente ...

Sources :

http://www.artezia.net/animaux/vivisection/vivisection.htm
http://www.stopanimaltests.com/index.aspx
http://www.international-campaigns.org/
http://www.eceae.org
http://www.antidote-europe.org/
http://www.curedisease.net/
http://www.buav.org
http://www.experimentation-animale.org
http://www.petafrance.com/campaigns-viv.asp
http://www.stopeuchemicaltests.com/fr/index.html
http://www.animalexperiments.ch
http://www.onevoice-ear.org
http://www.pcrm.org/
http://www.antivivisezione.it/


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63 réactions à cet article    


  • jako (---.---.21.70) 24 avril 2006 13:49

    on va surement rapidement voir débouler les partisans de la corrida


    • Romain Desbois 3 novembre 2008 07:35

      bravo pour ce débat
      j’en ajoute un élément :

      ATTENTION, VOIR CETTE VIDEO RISQUE DE VOUS RENDRE PLUS INTELLIGENT ! cliquer ou
      http://animal-tv.org/html/english/movie_good_bad_science_French.html


    • bmc (---.---.242.89) 24 avril 2006 14:06

      Très bon article.

      Je suis partisan de l’expérimentation sur l’homme, comme les nazis.

      Eux au moins avait interdit l’expérimentation aniamle et d’une manière générale tout ce qui peut nuire aux animaux.

      Volontaires, inscrivez-vous sur ce fil, on viendra vous chercher.


      • maya (---.---.134.183) 24 avril 2006 15:01

        On ne peut pas condamner l expérimentation animale et glorifier l expérimentation sur les humains à l’image des nazis. Les nazis ne valent pas plus que ceux qui font tourner les labos aujourd’hui. Ce qu’il faut proner c’est l’utilisation des méthodes alternatives ( cultures de céllules) beaucoup plus fiables que les tests sur les animaux.


        • nO (---.---.128.14) 24 avril 2006 15:46

          Les methodes existent mais la volonté de les mettrent en place fait defaut. L’industrie Pharmacologique n’a jamais briller par sa transparance ou son humanité mais plutot par sa voracite en matiere de benefice.Tant qu’il sera plus rentable de faire les testes sur des animeaux qui ne reagissent pas comme l’homme, les effets secondaire resterons une cause importante de mortalite et des pistes de recherches resterons inexplorer.


          • Xav’ (---.---.46.120) 24 avril 2006 16:55

            Je ne connais pas les méthodes appliquées dans l’industrie cosmétique, mais pour ce qui est de la recherche (et notamment sur le cancer puisque c’est mon domaine) c’est (malheureusement, ne pensez pas que les chercheurs font cela de gaité de coeur) indispensables. Les techniques citées dans cet article (culture cellulaires, puces à ADN,...) sont complémentaires de l’expérimentation animale mais ne la remplace pas. Elles s’inscrivent dans une liste d’outils d’investigation à la disposition des chercheurs pour travailler sur des organismes entiers.


            • Jojo (---.---.2.219) 24 avril 2006 17:06

              N’importe quoi.

              Lorsque la réaction à étudier est celle d’un organe (ex : restitution de fonction par greffe cellulaire) ou pire d’un organisme dans son entier (ex : métastases et angiogénèse), les méthodes citées ne sont d’aucune utilité.


              • Fumoffu (---.---.127.217) 24 avril 2006 18:16

                Je suis d’accord. Il est important de remarquer que cet article a été écrit par une militante dans des associations de défense des animaux, ce qui peut remettre en question son objectivité...


              • jako (---.---.84.184) 24 avril 2006 22:41

                cela n’a rien à voir désolé


              • Fumoffu (---.---.204.157) 24 avril 2006 23:24

                Oui, j’ai bien vu que vous (jako) aviez, malgré votre engagement, un discours réfléchi. Je ne voulais pas faire de généralité : je pensais uniquement à l’auteur de l’article, dans le cadre de cet article. J’ai moi-même eu plusieurs animaux chez moi depuis longtemps, et je comprends l’indignation que l’on peut avoir à l’idée de les faire souffrir.


              • Xav’ (---.---.46.120) 24 avril 2006 17:13

                Euuuuh le « n’importe quoi » c’est pour moi ou pour l’article ? Oo Sinon effectivement, une technique donnée permet de répondre à certaines questions scientifiques spécifiques. Je tiens juste a faire remarquer que contrairement à ce que sous entend cet article, l’étude sur un organisme entier est indispensable à un moment ou à un autre.


                • Jojo (---.---.2.219) 24 avril 2006 17:27

                  C’est pour l’article. Sinon ça aurait été une réponse à votre commentaire.


                • Xav’ (---.---.46.120) 24 avril 2006 17:30

                  Autant pour moi. Je ne suis pas encore bien familier du site. Mes excuses. :)


                • gem (---.---.117.249) 24 avril 2006 17:45

                  Cet article est idiot. je le résume en une phrase :

                  « l’expérimentation animale, c’est mal et ça n’existe que pour de mauvaises raisons ».

                  Non pas que l’expérimentation animale soit souhaitable, mais cette analyse ne vaut pas un clou.

                  Bien sur que l’expérimentation animal est un mauvais filtre, un procédé qui, parfois, laisse passer des produits dangereux ou recale à tort des produits. Mais ça reste un filtre sans équivalent et utile.

                  Moralement, la compassion sans limite est mortelle (impossible de manger quoi que se soit), donc il faut mettre une limite quelque part. Pourquoi ne pas accepter la limite humain / animal ? qu’est-ce qu’on gagne, éthiquement, à reculer la limite au niveau de l’amas de cellule, ou même de la cellule, ou encore à déplacer le problème vers les végétaux ou les bactéries ? qu’est-ce qu’on gagne, qu’est ce que les animaux concernés gagnent, si on arrête l’élevage d’animaux destinés seulement à souffrir pour nous (autrement dit : une vie inexistante, virtuelle, est-elle préférable à une vie de souffrance ) ? Ca, il va falloir me l’expliquer...


                  • Isasza (---.---.86.112) 24 avril 2006 18:37

                    Bonjour à vous toutes et à vous tous, Admetions, que la recherche (sur le cancer, entre-autres) ne puisse vraiment se passer de l’expérimentation sur animal... Mais alors, depuis que la médecine, ses chercheurs combattent cette maladie, ou plus précisément ses multiples et inombrables formes sur les animaux, à côté des pathologies que subissent les patients... Mais le « Scmilblick » n’a franchement pas avancé depuis tant et tant d’années.... Ou alors la maladie évolue encore plus vite, en multipliant ses formes, et ses frappes.... Il semble apparaitre de plus en plus de cancers pour ne parler que de ces maladies là, on intensifie la Recherche avec des animaux, on compare les protocoles et on les applique sur les patients... Mais à mon avis, les seules avancées ne peuvent être basées que sur les seules études apliquées aux patients humains... Il est évident que l’animal ne peut pas être un modèle pour l’homme... Par contre des intérêts commerciaux et politiques pèsent réellement sur les recherches. Entre-autres avec les laboratoires pharmaceutiques... Pourquoi tant d’opacité ? concernant le nombre et les méthodes employées sur les animaux, particulièrement en France ? J’ai mon idée, que comme l’expérimentation animale est si bien ancrée dans nos moeurs scientifiques, elle en est devenue une « tradition » dont ne voudrait pas se passer. Et puis, j’imagine que les expérimentations sur l’animal sont le principal point d’appui des publications dont aucun chercheur ne saurait se passer pour assoir sa carrière, s’assurer des financements, être reconnu par ses pairs en France et dans le Monde (eh oui les congrès), à commencer pour obtenir son doctorat.... Des vie animales sciemment sacrifiées (au nom de la Science) pour quelques kilos de papier reliés en cahiers, et quelques titres honorifiques en plus pour faire plus chic.


                    • Fumoffu (---.---.204.157) 24 avril 2006 19:00

                      « Il est évident que l’animal ne peut pas être un modèle pour l’homme »

                      Vous vous trompez ! Vous pensez que les chercheurs avancent dans le vide, que les méthodes qu’ils utilisent depuis des décennies ne sont pas justifiées ? C’est absurde... Utiliser le mot « tradition » en parlant des personnes les plus impliquées dans le progrès...

                      La souris et l’homme présentent 90% de similitudes génétiques, et ainsi énormément de résultats obtenus chez la souris apportent des informations sur l’homme. J’ai l’impression que vous voyez le chercheur comme un croisement entre un savant fou et aveugle, et un business-man sans scrupule ni morale... C’est que vous connaissez bien mal le monde de la science.


                    • Xav’ (---.---.46.120) 24 avril 2006 19:04

                      Beaucoup de choses se mélangent dans votre commentaire. Les études sur l’humain font justement suite aux études sur les animaux. Sans expérimentation animale, pas d’étude humaine.

                      Que des intérêts politiques et commerciaux pèsent sur la recherche c’est évident et c’est souvent à déplorer mais j’avoue ne pas bien saisir le rapport avec l’expérimentation animale.

                      Je ne pense pas que l’expérimentation animale soit une « tradition scientifique dont on ne veut pas se passer » mais que c’est plutôt un mal nécéssaire. On ne PEUT PAS s’en passer. Je connais bon nombre de chercheurs qui s’en passeraient volontiers s’ils avaient le choix. Ce ne sont pas les sadiques que vous semblez avoir en tête.

                      De plus, l’expérimentation animale au même titre que le reste des méthodes et techniques scientifiques de laboratoire contribue a la publication de résultats, ce qui permet aux chercheurs du monde entier d’avoir accès à la production scientifique de leur pairs et ainsi progresser. Ces kilos de papier sont inestimables pour leur contenu.

                      Enfin, je peux vous confirmer que le doctorat n’a rien d’honorifique (excepté le titre Honoris Causa décerné exceptionellement) mais est un passage obligé pour accéder au métier de chercheur.


                    • jako (---.---.84.184) 24 avril 2006 19:17

                      bonsoir je suis défenseur des animaux en général mais pas forcené. Votre commentaire me parait frappé de bon sens et en ce qui concerne l’expérimentation médicale pour sauver l’homme je laisse la parole à des gens comme vous, concernés par le problème. Par contre il faut (drait...) réussir à faire l’inventaire des tests divers qui sont inutiles (en dehors du médical ) cosmétique, automobile , jouets etc... et s’occuper également du problème de la fourrure cordialement


                    • dominique (---.---.61.126) 24 avril 2006 20:10

                      Cet article est intéressant, il soulève un vrai questionnement de fond . Les animaux ,ètres vivants sensibles ne doivent pas servir pour les recherches cosmétologiques , ce qui semble une évidence .La question médicale est complexe, les vétérinaires sont au carrefour de ces questions lancinantes et ces recherches sont assez effroyables par ce qu’elles font subir à ces ètres . J’espère que des réponses véritables,authentiques verrons le jour trés rapidement .


                      • Jojo (---.---.129.76) 24 avril 2006 22:29

                        J’aime bien les défenseurs des animaux. J’avoue que moi même... Je suis contre la corrida.

                        Mais bon. Il faut regarder la vérité en face.

                        Il y a un choix à faire, entre la souffrance inutile (la corrida) et la souffrance maitrisée (je sais, ça a l’air idiot, mais pourtant, je vous assure, on en fait un max avec les vétérinaires).

                        Je vais prendre un exemple. Les pneumonies. Vous croyez que juger de l’efficacité sur des microbes en culture des antibiotiques c’est suffisant ?

                        NON.

                        Il faut que les antibiotiques pénètrent dans le poumon.

                        Vous pensez que les propriétés physico-chimiques des antibiotiques sont suffisantes pour prédire ce devenir ?

                        NON.

                        Il y a >200 types de cellules dans le poumon ...chacune ayant sa réponse propre...

                        Et ainsi de suite...

                        Malheureusement.


                        • jako (---.---.84.184) 24 avril 2006 22:33

                          vi jojo je te suis toujours pour le principal, il faut différencier le necessaire et le futile comme les danseuses en tutu face à des betes formidables qui en savent bien plus que lui..... allez bouzinnes  !


                        • Jojo (---.---.129.76) 24 avril 2006 23:06

                          La souffrance animale ne doit jamais être pour le plaisir. Elle existe certainent, mais on fait de notre mieux, même si on n’est pas certain de la maitriser. Mais l’intention compte.

                          SURTOUT l’intention.


                        • Yo (---.---.146.159) 24 avril 2006 23:17

                          L’enfer est pavé de bonnes intentions...


                          • Jojo (---.---.129.76) 24 avril 2006 23:40

                            Dans ce cas particulier l’« enfer » est l’augmentation de l’espérance de vie de l’être humain.

                            On peut voir ça comme ça.


                          • Yo (---.---.146.159) 25 avril 2006 00:16

                            Déduction trop rapide de votre part.. (cela dit, j’ai été trop rapide moi aussi, en répondant à l’article lui même, article que je trouve, au passage, très pertinent).

                            En ce qui concerne l’espérance de vie humaine je n’ai rien contre. Mais il n’est pas d’actualité de supprimer l’expérimentation animale. Ce que je voulais dire, c’est que l’intention compte assez peu en général et à mon sens (sauf lorsqu’on veut se faire pardonner d’une personne qu’on a pu faire souffrir par erreur par ex). Sinon l’intention, elle change quoi ? elle ne soulage pas les animaux torturés dans les labos. Quand des tortures sont inutiles (ce que l’article met en avant), et qu’on les fait subir néanmoins, non dans le but premier de faire mal, mais par négligence, par indifférence, parce qu’on n’a pas envie de s’investir (ou d’investir de l’argent) ou de se poser la question de comment faire autrement, est-on moins efficace à faire mal ?

                            Il me semble que pour réussir à minimiser la souffrance des cobayes, il faudrait peut-être arrêter de faire porter le débat sur l’utilité ou non de l’expérimentation animale. On a tous les moyens de réduire très largement les souffrances animales, tout en préservant la recherche pour la santé, c’est autour des limites qu’il y a je crois le seul débat. Et pour l’instant, vu comment sont encore considérés les animaux, les limites peuvent être repoussées bien loin sans risque pour le progrès de la santé humaine..


                          • Réveillez vous (---.---.102.41) 25 avril 2006 00:47

                            Ce n’est pas 100 millions mais presque un milliard d’animaux qui meurent dans les labos chaque année !!!

                            VIVISECTION = ABOLITION !!!


                            • Z 25 avril 2006 10:39

                              D’après quelle source s’il vous plaît ?


                            • Thirqual (---.---.15.86) 25 avril 2006 11:45

                              A vrai dire si on compte les insectes, et les multiples générations qu’on fait vivre, se reproduire, et mourir de mort naturelle dans les labos, ce chiffre de 1 milliard est pas si étonnant... il y a des labos qui bossent sur les comportements des insectes sociaux, c’est à dire avec des fourmilières et des termitières par exemple dans des boîtes. Vous vous rendez compte combien de fourmis meurent par jour dans une fourmilière normale ? Annoncer le nombre de morts dans les labos en hurlant contre la vivisection a autant de sens que de donner les chiffres de la mortalité en France en hurlant contre les crimes crapuleux.


                            • Xav’ (---.---.46.120) 25 avril 2006 12:10

                              Va t-on bientôt inclure dans le décompte les bactéries, levures, cellules en culture ? Non parceque à ce moment là on peut compter en centaines de milliards... par jour !


                            • Thirqual (---.---.132.96) 25 avril 2006 07:08

                              « Aujourd’hui, de plus en plus d’experts scientifiques (Antidote Europe, Equivita, EMP, PCRM...) mettent en doute l’efficacité de cette méthode. La fiabilité des tests est remise en question, car les résultats diffèrent trop d’une espèce à une autre, et peuvent encore moins être transposés au modèle humain. »

                              Hop, un peu de désinformation... ce n’est pas parce que c’est organismes critiquent l’applicabilité et la vitesse à laquelle les labos pharmaceutiques passent des tests sur les animaux, insuffisants en soit, à la commercialisation qu’ils nient que ces tests sont fiables.

                              Merci à jako de présenter le point de vue des défenseurs des animaux sans insultes et en admettant la malheureuse nécessité (et le besoin de réduire au maximum ces pratiques).

                              Je note enfin que l’auteur de l’article ignore les génocides de lignées entières de drosophiles et de certains vers se reproduisant rapidement. Ou le prix d’une puce à ADN comparé à l’élevage d’une portée de souris blanches.

                              Epidémiologie pour les maladies « émergentes » ?

                              Culture pour les études d’organes ?

                              Modélisation des systèmes biologiques et de toutes les intéractions (tiens je vais en parler à un pote bio-informaticien pour voir combien de temps il va mettre pour s’arrêter de rire) ?

                              Un peu de sérieux tout de même.


                              • joelle (---.---.25.198) 25 avril 2006 08:37

                                Je suis contre l’expérimentation sur des animaux, surtout en ce qui concerne la cosmétologie (ce n’est absolument pas vital pour l’homme / la femme). Que ceux qui utilisent ces produits (et j’en fait partie) prennent leurs responsabilités et « devraient » les utiliser à leurs risques. D’autre part, pour ce qui concerne le domaine médical, je suis également pour l’utilisation de méthodes alternatives. Pour ce qui est des tests finaux, pourquoi ne pas les faire sur des condamnés à mort, au moins leur peine servirait à quelque chose (je suis pour la peine de mort pour les criminels).


                                • Thirqual (---.---.132.96) 25 avril 2006 09:19

                                  Outre votre position sur l’utilisation des condamnés à mort (passons sur la position sur la peine de mort en adéquation avec la défense des pauvres bestioles), qui est déjà à vomir, vous montrez que vous ne comprennez pas le nombre de facteurs nécessaires pour tester scientifiquement quelque chose de nos jours... il ne s’agit pas de faire une paire de tests sur certains individus et emballé c’est pesé !

                                  Bon sang, c’est tellement loin l’histoire de la Thalidomide pour qu’on puisse se permettre de ne procéder qu’à des tests partiels ? Il est déjà honteux que des firmes arrivent encore à faire vendre des produits insuffisammment testés, pour lesquels pourtant on a sacrifié parfois des centaines de cobayes !

                                  A moins de vouloir condamner des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes à mort, voila au moins une raison pour ne pas le faire.

                                  Autre chose ? ben pour tester les effets sur des produits sur les femmes en période de grossesse, on insemine artificiellement les condamnées à mort ? et on les garde le temps qu’elles servent ?

                                  Encore ? Comment faire des études sur les faibles concentrations à long terme ? On les garde des années en les faisant se reproduire entre eux, dans des centres coupés de tout, avec des plafonds en verre pour que les scientifiques regardent ces sous-hommes déchus et leur infâme progéniture subir les effets secondaires de leurs études ?


                                • MOISE (---.---.245.24) 25 avril 2006 14:01

                                  tu peut etre pour la peinde de mort mais meme un condamné a mort a des droits.

                                  Les droits de l’homme s’appliquent aussi aux condannés


                                  • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 18:42

                                    oui et heureusement....


                                  • ROCLA (---.---.176.237) 29 avril 2006 18:36

                                    Immaginons que la peine de mort soit encore actuelle en France, on serait pas sortis de l’ auberge ,avec des Juges si humains et talentueux qui se trompent et envoient un handicapé en zonzon pour trois ans,alors que matériellement cet handicapé ne PEUT pas être concerné par ce qu’ on lui reproche, que dirait-on du condamné à mort par erreur ,sur lequel en plus du destin s’acharnant sur lui, on essaie des produits de toutes sortes,

                                    On pourrait aussi les mettre dans les voitures qui vont dans les murs pour essayer leur résistance à la douleur,


                                  • (---.---.223.135) 25 avril 2006 21:52

                                    Tout le monde ici semble relativement d’accord au moins sur une chose, c’est qu’il est important de minimiser autant que possible les souffrances INUTILES des animaux de laboratoire (voire en général). Alors cela induit chez moi cette question : qui ici fait concrètement quelque chose pour contribuer à cette diminution ? Et comment ?


                                    • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 21:57

                                      bonsoir, il faudrait déja avoir un inventaire détaillé des pratiques excessives sur les animaux (pratiques réelles) pour se positionner, il n’y a pas d’orgnanisme capable de cela aujourd’hui, malheureusement


                                    • Yo (---.---.223.135) 25 avril 2006 22:16

                                      il y a des tas d’associations (dont celles citées par l’auteur à la fin de son article) qui fournissent tous les renseignements nécessaires pour connaitre ces pratiques. Et si l’on n’a pas envie d’aller chercher trop loin, elles proposent également des listes de produits d’entretien, des cosmétiques,.. vendus par des entreprises qui ne pratiquent aucun tests animals, ni ne se fournissent chez d’autres qui en pratiquent.


                                    • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 22:21

                                      oui je sais mais y a t’il un commité officiel impartial que fasse cela ? car pour la fourrure cela existe pas (je parle pas de la nourriture en asie....)


                                    • Yo (---.---.223.135) 25 avril 2006 22:30

                                      Je ne comprend pas la question concernant la fourrure, vous voudriez acheter de la fourrure, mais avec une certification officielle que les animaux écorché l’ait été sans douleur, ou qq chose du genre ?

                                      Concernant les cosmétiques, je ne connais pas d’organisme « officiel » (c’est à dire d’état je suppose), mais j’aurais bien moins confiance en un tel organisme, qu’en des responsables d’associations, motivés par la compassion que leur inspire les horreurs inutiles subies par les animaux.

                                      Bref, ma question est toujours posée.. J’espère un echo.. qui sait..

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