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Solutions pour gérer son stress : une question d’organisation ?

Inconfort, mal-être, découragement ou évitement sont des sentiments partagés par de nombreux cadres, chefs d’entreprise, ou professions libérales. « Je ne m’en sors plus », « je manque de temps », « je ne sais pas par où commencer » ou encore « je ne réussis plus à m’organiser » sont des manières d’apostropher le temps pour lui demander de ralentir. Effectivement, on peut expliquer le stress que vivent les gros travailleurs sous l’angle de leur rapport au temps. Finissons-en avec la procrastination, l’accumulation, et les remords qui vont avec… Car la politique de l’autruche transformerait n’importe quel hyperactif en patient désarmé. Coup de main en trois étapes…

 
Le rapport au temps chez les cadres débordés : « ça passe trop vite »…

La survenance du stress est une réponse à la fois nerveuse et psychologique de l’individu, aux contraintes exercées par son environnement. De façon quasi-systématique, elle se traduit par un sentiment de perte de contrôle, et se solde par une inhibition de l’action. C’est pour cette raison que, parmi les réponses au stress adoptées par le manager surmené, on trouve en premier lieu la procrastination  : cet « art de remettre au lendemain » ce qui, pourtant, pourrait être expédié le jour même. En effet, le cadre submergé de travail peut arriver à une situation mentale dans laquelle il ne parvient plus à organiser ses objectifs. Dans les cas de surmenage prononcé, l’individu peut même ne plus savoir ce qu’il veut faire. L’évitement, voire la dépression, ne sont jamais loin : « en se réfugiant, en manière de sauvegarde dans le ‘’ne pas faire’’, pour éviter d’altérer la conscience de leur identité, les personnes rentrent dans une situation où elles ne sont même plus identifiées comme pouvant faire », souligne Régis Lamotte, psychothérapeute. Et si « se sentir étouffé » ou « être débordé » sont des expressions qui reviennent fréquemment, c’est parce que le stress compresse la notion du temps dans l’esprit de l’individu. Lamotte précise d’ailleurs : « il n’a pas pris l’habitude de mettre dans son temps et dans son espace toutes les choses qu’il a à faire, ce qui fait qu’il en ramène chez lui le soir et qu’il est stressé de ne pas pouvoir les faire. »

Première étape : compréhension et « coping »

Pour parvenir à intercaler des espaces entre vos tâches quotidiennes, et à aménager des moments de détente ou de repos, il est fondamental d’évaluer la situation réelle, et non de partir d’une situation perçue. Votre ambition doit être de transformer un obstacle insurmontable en objectif modeste et accessible. Pour ce faire, faites-vous une représentation mentale de vos diverses tâches, et découpez votre stratégie en « séquences ». Identifiez également les symptômes du stress : vous éviterez ainsi le sentiment de panique, auto-entretenu par le fait que vous ne comprenez pas pourquoi vous vous sentez débordé, fatigué, ou anxieux. Puis, posez-vous des questions objectives : le stress ressenti est-il temporaire ou chronique ? Est-il la conséquence de votre travail ou de vos innombrables tâches domestiques ? Le stress provient-il de ce que les autres attendent de vous, ou êtes-vous finalement trop exigeant envers vous-même ? Une fois la lumière faite sur l’origine de vos tracas, appliquez une stratégie efficace pour combattre le stress, pourtant si simple : évacuez les causes de stress futiles ou imaginaires, altérez votre sens exagéré des responsabilités, et adaptez-vous à la situation en changeant votre manière d’aborder les problèmes. Enfin, apprenez à accepter ce qui ne peut être autrement. Je vous recommande vivement de lire la publication suivante, formidable, dont le seul défaut est d’être rédigée en anglais !

Deuxième étape : ne vous isolez pas, mais échangez

De nombreux psychologues* ont soulevé une autre forme de réaction au stress : l’individu s’isole progressivement de l’environnement stressant, comme pour bloquer le cours de la pensée, et ainsi empêcher une compréhension de ce qui arrive. « Besoin de vacances » ou « besoin de repos » traduisent parfois un comportement de fuite, de déni. Il s’agit là d’un mécanisme de résistance à l’anxiété lorsque le cadre, désemparé, raisonne en termes d’objectifs mais n’en trouve plus les moyens. « Si le passage à l’action n’a pas lieu, les risques de souffrir de stress augmentent considérablement. » Au final, et même après un congé, les mauvaises habitudes s’installent, s’aggravent et s’auto-entretiennent. Elles aboutissent souvent à un problème d’estime, de confiance en soi. Dialoguer avec ses collaborateurs, sa famille, ou ses amis oblige l’individu à structurer un discours, et donc ses idées, ses objectifs, et ses moyens. Le dialogue reste la meilleure soupape d’évacuation du stress.

Troisième étape : apprenez à déléguer les tâches du quotidien pour libérer du temps

En d’autres termes, apprendre à déléguer vous dispensera de la « double peine » : celle de quitter le bureau avec des dossiers sous le bras, dont la pénibilité s’alourdit lorsque vous vous rappelez que vous avez AUSSI une vie en dehors du travail. Celle-ci n’est pas toujours réjouissante non plus : faire du tri dans ses papiers est une activité chronophage, les démarches administratives et le courrier en retard vous rappellent le boulot. Là encore, des professionnels peuvent vous aider. Des sociétés d’assistance privée à domicile comme Officeo proposent un éventail de services couvrant (à peu près) tout ce que vous n’avez pas envie ou pas le temps de faire. Acceptez donc de faire entrer des gens dans votre vie, et ne le vivez pas comme une contrainte supplémentaire : leur métier, c’est précisément de vous décharger ! Profitez-en : de toute façon, la plupart de ces services sont défiscalisés en bonne partie. Et si vous êtes à votre compte, les entreprises comme Officeo interviennent également auprès des professionnels pour leur fournir une assistance administrative. Tous les indépendants savent bien que la comptabilité, les relations avec les partenaires sociaux, et les tâches bureautiques d’une manière générale sont un poids mort dans la gestion de leur emploi du temps : vous savez, ces précieuses heures que vous passez à coller des timbres au lieu de prospecter… Un client Officeo témoignait, dans un article consacré au secrétariat personnel : « je consacre trop de temps à la gestion administrative, pour laquelle je n’apporte aucune valeur ajoutée et qui ne me rapporte rien. Je sais que je devrais embaucher du personnel pour s’en occuper, mais c’est coûteux ». Patrick Soubeyran (fondateur d’Officeo) le confirme : « les professionnels trouvent dans nos services à peu près tout ce qu’il est possible d’externaliser sur le plan de la gestion administrative au quotidien. »

Mes interlocuteurs – cadres, managers, je m’en rends compte, adoptent souvent une vision extrapolée de leurs responsabilités, et tout alors devient impératif à leurs yeux. Mais à tout vouloir faire soi-même, on finit par être impuissant : le moindre souci devient une montagne. Cette impérieuse volonté de toujours tout maîtriser, sur le plan personnel comme sur le plan professionnel, ne serait-elle pas la source première du surmenage et de la perte de contrôle ? La seule et unique solution à votre stress réside dans la réponse que vous apporterez à cette question élémentaire !

* Laxenaire (1980), Revidi (1986), Bentz (1980) ou encore Katz (1970)


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2 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 29 juillet 2010 20:08

    Si vous voulez, Monsieur le spécialiste en AT, je peux vous faire une formation en PNL. Payante comme la votre, bien sûr.


    • Spip Spip 31 juillet 2010 15:35

      Le stress chez les cadres fait, en quelque sorte, partie du contrat, non ?... Objectifs, compétitivité, contrôle (des subalternes) etc. sont les piliers du vocabulaire du cadre.

      Quand à « identifier les symptômes » il est difficile sinon impossible d’être juge et partie. Si c’était réalisable l’intéressé ne se retrouverait pas dans cette situation. Le stress est un sentiment et comme tel échappe facilement à l’auto-analyse.

      Dialoguer avec ses collaborateurs... Lesquels ? Ceux à qui vous mettez la pression ? Ceux qui lorgnent votre place ? Le système ne favorise pas le dialogue, c’est le moins que l’on puisse dire...

      Déléguer idem et en France particulièrement, où existe tout un échelon de chefs, sous-chefs, petits chefs,etc. sensés être en délégation et qui ne sont, bien souvent, que dans le contrôle les uns des autres. Chez beaucoup de nos voisins, cette hiérarchie est bien plus réduite, favorise le contact cadre/base et ça marche aussi bien !

      Passons sur la pub pour Officeo et regardons en face les limites de l’AT (ou de la PNL, ou d’autres encore)

      Le gros reproche fait à Berne, outre le côté manipulatoire, est d’adapter à sens unique, l’homme à son environnement. Quand cet environnement/système devient trop pesant il n’y a plus de techniques qui marchent.

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