Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Sommes-nous tous des Bipolaires ?

Sommes-nous tous des Bipolaires ?

Il y a un truc qui m’ennuie depuis plusieurs années, en tant que Psychiatre.
C’est le diagnostic de Bipolarité de la part de mes confrères et la stratégie marketing agressive de certains labos pharmaceutiques pour faire prescrire deux médicaments qui, à mon avis, sont dangereux et prescrits le plus souvent sans réelle indication.

Jusqu’à il y a peu d’années, un bipolaire était ce que nous appelions "une Psychose Maniaco Dépressive" (entre 1% et 2% de la population), dont le diagnostic était fait d’une part par les antécédants : ivresses comateuses de temps en temps, et suicides réels dans la famille (pendaisons, train, noyade, arme à feu.. enfin toute solution n’offrant pas d’alternative), et par une phase d’excitation anormale en générale pendant la période printemps-été.

Mais depuis quelques années, deux Labos Pharmaceutiques Internationaux me gonflent par leurs méthodes de marketing : en résumé, ces deux labos, vendant des produits soi-disant efficaces dans "Les Troubles Bipolaires", n’en finissent pas d’aggresser les médecins pour qu’ils prescrivent leurs produits.

Pourquoi ? Le marché des antidépresseurs est en rade, car un antidépressseur est un médicament à prendre entre 6 mois à 1 ans, et le patient est guéri, surtout s’il bénéficie d’une bonne psychothérapie, et donc fini la prescription !

Mais un type génial d’un de ces deux Labos a eu l’idée d’inventer une nouvelle Pathologie : La Pathologie Bipolaire de type 2 , puis 3, puis 4 bientôt !!!

De quoi s’agit-il ? D’après un bouquin écrit par un médecin et largement distribué par un de ces Labos, il faut rechercher la maladie Bipolaire chez tout le monde : un enfant qui est trop actif, qui fait en sorte que l’on fasse trop attention à lui, un Ado qui mange trop de sucre et se réveille tard le matin, un adulte qui mange trop (boulimie) ou qui préfère le sucré, un adulte qui boit trop d’alcool, un adulte qui se trouve plus en forme au printemps qu’en automne, un hyperactif, un hypoactif, un dépressif, etc... Enfin pour conclure, quasiment tout le monde.

D’après un de ces "Prof de Psychiatrie", 80 % des dépressifs seraient des Bipolaires, donc des patients auxquels il faut donner du Z......... ou du D......... jusqu’à leur mort. Le tout payé par la Sécu !!

Quand je pense à tous et toutes ces patientes qui ont accepté l’étiquette de Bipolaire, j’ai de la peine car elles et ils ne connaissent pas les enjeux de ces Lobbies Pharma. Que ces Patients(es) ouvrent les yeux, vous n’êtes peut-être pas Bipolaires !
Ces produits, et je connais bien leurs effets, les rendent incapables de discernenent, incapables de voir si le Psy qui les suit est conscient ou non des dangers que vous encourez à prendre çà. Et pour les vrais Bipolaires, le Lithium est le plus efficace si vous le supportez.. Je pense que le "scandale des bipolaires" surviendra dans plusieurs annéees en France, comme toujours, quand des milliers de victimes seront reconnues comme telles.

Mais il faut lancer l’alerte maintenant, ce que je fais ce jour.

Et merde aux Labos auxquels j’ai refusé les multiples séjours paradisiaques pour que je prescrive leur cochonnerie.

Moyenne des avis sur cet article :  4.9/5   (41 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • DIOGENE DIOGENE 25 mars 2009 17:37

    Virginie PREVIDI, 28 ans, belle et intelligente s’est jetée sous le TGV à Solies-Pont en Juillet 2008. Elle était sous Z.......
    Sa Maman et sa jeune soeur ont fait de même en décembre 2008. Voir le site du Papa, Michel PREVIDI, qui seul maintenant, souffre comme vous pouvez l’imaginer Son site


    • plancherDesVaches 25 mars 2009 20:17

      Il est toujours terrible de voir mourrir de désespoir des êtres qui avaient la vie devant eux.

      Maintenant, vous posez LA bonne question : celle de l’exploitation de la misère et du désespoir. Mais vous devez savoir, Docteur, qu’il est plus rentable, pour les fournisseurs de médicaments, de soigner les gens plutôt que les guérir. On perd des clients. Et tant pis pour ceux qui ne supporte pas le traitement.

      Bien à vous.


    • Alpo47 Alpo47 26 mars 2009 11:17

      Il est toujours très rafraichissant de voir un médecin, psychiatre ou non, qui prend conscience et dénonce les abus de notre système médical.

      Bien entendu, en psychiatrie on voit périodiquement apparaitre certains troubles, identifiés dans le DSM et qui vont donner lieu à la "camisole chimique"(hyperactivité..). Et d’autres qui disparaissent (hystérie...). Curieux, non ?
      Or, on sait très bien que le simple fait de décrire des symptômes et de les identifier, va crééer, artificiellement, des cas en grand nombre.
      Par ailleurs, si on investiguait sur les rapports du "créateur du symptôme", par exemple l’auteur de votre ouvrage sur les troubles bipolaires, avec l’industrie pharmaceutique, je suis convaincu que l’on trouverait très souvent (toujours ?) des liens de dépendance économique. Comme le suggère d’ailleurs l’auteur.

      Et bien entendu, il y a derrière tout cela, les efforts de l’industrie, aujourd’hui toute puissante, bénéficiant d’une fantastique rente de situation, et avec des profits en progression constante.
      Rappelons également qu’une grande part des la formation continue des médecins est assurée par l’industrie pharmaceutique. Amusant, non ?

      Alors ? Et bien, nous sommes bel et bien aux prises avec une "mafia médicale" qui a quasiment tout pouvoir sur nos corps et DONT LE SEUL OBJECTIF EST LE PROFIT ... Qui fait constamment voter des réglementations et des lois pour renforcer sa mainmise.
      C’est, malheureusement, à l’image des dérives du reste de notre société.

      Comment en sortir ? La solution la plus simple pourrait venir d’un "sursaut éthique" des médecins. Hélas, lorsqu’on voit que le plus grand nombre est déjà occupé à s’auto-augmenter les prix des consultations (rappelons qu’ 1€ d’augmentation représente en moyenne 6000€ annuels), on peut être très inquiet pour l’avenir de notre système de soins et .... pour notre santé.


    • Nepsis Nepsis 1er octobre 2013 16:41

      Notre fils de 33 ans (qui se disait bipolaire....), qui possédait des qualités et compétences certaines, intelligent, affectueux, très sensible, a mis fin à ses jours cette année. Tous les traitements qu’il a eus n’ont abouti à RIEN. Ses séjours en hôpital psychiatrique l’ont abimé, traumatisé et écoeuré plutôt que de le guérir. Ils lui injectaient des piqûres : effets secondaires : paralysie du visage. Suite à cette paralysie ils lui donnaient des comprimés, une espèce d’antidote... pour contrecarrer ce symptôme !... Il nous a supplié de le sortir de là puisqu’il était sous h.p. 

      En France la psychiatrie est une désolation !!! Une catastrophe !!! Tous les médecins et psychiatres qui se sont occupés de notre fils étaient des incompétents ! QUEL GACHIS !!! 

      Nous sommes anéantis par le décès de notre fils. Sa disparition est une douleur insoutenable !!! Sans cette maladie, ou avec une bonne thérapie et un traitement efficace, il aurait pu vivre heureux.

      Nous sommes écoeurés de tant d’incompétence !! et aussi d’indifférence de la part du corps médical lorsqu’un jeune met fin à ses jours. Pour beaucoup, ils ne sont pas encore prêts à se remettre en question !... C’est lamentable !

       

       

       


    • DIOGENE DIOGENE 1er octobre 2013 18:51

      A Nepsis, j’ai déjà répondu à votre question, mais il faut tout lire pour la retrouver. Amicalement


    • DIOGENE DIOGENE 29 avril 2015 18:43

      Michel PREVIDI n’a pas pardonné. Il se bat encore comme toujours contre la Psychiatre qui a suivi sa fille Virginie et contre le système qui les a engloutis, sa famille et lui.
      Son épouse et sa deuxième fille ont été complétement anéantis par la machine Psychiatrio-administrative et se sont donné la mort de la même façon que Virginie.
      La volonté de mourir de Virginie n’a pas été combattue par le Zyprexa (et même sans doute exacerbée). La machine Étatique n’a fait qu’empirer la dépression de cette famille.
      Espérons que Michel PREVIDI s’en sorte, seul qu’il est maintenant suite à ces tragédies hors-normes.


    • Le Bordelleur Le Bordelleur 25 mars 2009 18:55

      Très bon article ! smiley


      • Kalki Kalki 25 mars 2009 21:27

        @diogene

        Quel est votre position sur la meilleure voie à prendre pour éviter l’apparition des problèmes psychologique chez les individus dans nos sociétés ? ( d’un point de vue sociologique, sociétal, systémique ?)

        En plus
        Des tests psychologique en anglais pour passer le temps ( désolé pour les non bilingue, mais les test sont "plutot sérieux" dans l’ordre décroissant )

        http://www.4degreez.com/misc/personality_disorder_test.mv

        http://similarminds.com/personality_disorder.html

        http://www.okcupid.com/quizzy/take

        http://www-rcf.usc.edu/ raine/spq.htm

        http://blogthings.com/whatpersonalitydisorderareyouquiz/

        Et en français :

        http://www.psychodix.com/testpsycho.html


        • verbre verbre 26 mars 2009 00:40

          Une évidence : changer la société car c’est elle qui est malade.


        • Walden Walden 26 mars 2009 15:24

          "Une évidence : changer la société car c’est elle qui est malade."
          Oui, mais la société c’est nous, ce n’est rien d’autre que l’agrégat des individus qui la composent : vouloir "changer la société" sans d’abord se remettre en question, voilà qui n’aurait aucun sens.
          Je sais, c’est hors sujet, mais difficile de ne pas relever l’erreur philosophique qui se niche au fond de ce lieu commun - avec tout le respect que je vous dois smiley

          Merci à l’auteur pour cet article de salubrité publique.


        • verbre verbre 31 mars 2009 22:13

          Quid de la poule ou de l’oeuf...


        • verbre verbre 31 mars 2009 22:30

          "Oui, mais la société c’est nous, ce n’est rien d’autre que l’agrégat des individus qui la composent :"
          D’où le prétexte fallacieux de guérir par l’élimination des gens qui ne sont pas malades pour protéger le "continuons" de cette société.
          Je ne fais pas de dialectique philosophique.
          Et je persiste : la société est malade, bien que je me considère en relativement parfaite santé.

          A un fou vous dites :
          a. vous êtes fou ?
          b. ne croyez jamais une personne qui vous dit que vous êtes fou ?

          Mais peut-être est-ce trop simple pour vous ?


        • Annie 26 mars 2009 08:54

          On ne dira jamais assez de mal des techniques de marketing des compagnies pharmaceutiques, mais la confusion dans ce domaine n’est-elle pas entretenue par les pyschiatres eux-mêmes, avec leurs différentes écoles, leurs dadas, leurs chevaux de bataille, par les pathologies qui existent pour les uns, mais pas pour les autres ? Le plus triste étant que les malades dans ce cas, sont les moins susceptibles de pouvoir maîtriser leurs traitements et de porter un jugement sur leur adéquation.


          • Mifi 26 mars 2009 08:55

            Tous ces labos qui vendent des pesticides et autres saloperies qui empoisonnent la Terre et les êtres qui s’en nourrissent, sont les mêmes labos, qui vendent les médicaments pour soigner les cancers et autres maladies engendrés par l’assimimation des poisons précités. Grosse affaire juteuse !


            • erdar 26 mars 2009 10:35

              Wouah un psychiatre qui dit merde au labo..

              Monsieur, vous avez toute ma considération.


              Erdal


              • victim 24 mars 2012 23:26

                bravo à ce psychiatre pour sa franchise et pour son ras le bol

                C’est une grande vérité, une parfaite réalité.

                oui la société est pourrie pour ça et fort bon nombre de médecins à prescrire nimporte quoi c’est l’engrenage.... J’ai été victime d’une hospitalisation contre mon gré, on m’a dit que j’étais bipolaire à 45ans ! j’ai été sous zyprexa et Dépacot et j’ai fait une tentative de suicide à cause de Zyprexa surtout. C’est une certitude.

                CE jour je suis sans médicaments, je travaille tout à fait normalement, c’est ça qui me sauve, jamais je pardonnerai à ma famille et encore moins à la psy toute puissante de l’hopital, c’est une honte. J’ai été 5 mois hospitalisée et traumatisée à vie.

                Je souhaiterai créer une assoc de bipolaires qui ont été victimes , je voudrais surtout témoigner, il existe des associations pour famille entourant le bipolaire, mais pas d’assoc de bipolaires. Ils n’ont aucun droit, ils ne sont plus crédibles. Personne ne sait que j’ai été hospitalisée dans mon travail, personne ne devinerait que j’ai été ou que je suis bipolaire.

                Il faut beaucoup de volonté de vouloir s’en sortir, je suis très heureuse de vivre ce jour, jamais je ne voudrais mourir pour rien au monde, il y a tant à faire, à donner, à aimer... J’ai une petite fille qui est source d’un grand bonheur.






              • behemothe 26 mars 2009 11:02

                Ne pourriez vous pas le prescrire pour notre condukator, Sarkosy, qui au printemps "a la banane" quand tout le monde est mis au chomage.
                Etrange comportement non ?


                • aquad69 26 mars 2009 12:59

                  Bonjour Diogène,

                  voyons, Docteur ! Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore, c’est la devise de toute médecine libérale !

                  S’il y a un livre que l’on devrait faire relire à tout le monde, c’est bien "Knock", un vieux classique ...

                  En attendant, merci pour votre article : nul doute que vos remarques, loin de se limiter à la seule psychiatrie, pourraient s’appliquer à tous les domaines du marché médical moderne.

                  Cordialement Thierry


                  • ecophonie ecophonie 26 mars 2009 13:07

                    Il y a un autre médecin rédacteur sur Agoravox dont je ne me souviens plus le nom qui avait écrit un article extrémement intéressant sur la bulle spéculative dans la médecine (un parallèle avec la crise actuelle), de qui vous devriez vous rapprochez, on verrait peut être se dessiner une association pour moraliser votre discipline.

                    Si il passe par ici...

                    Ps : si quelqu’un a le lien des fois que vous ne l’ayez pas lu. svp.


                    • Krokodilo Krokodilo 26 mars 2009 16:06

                      Il existe déjà des associations de ce type : on peut citer la revue Prescrire (autofinancée sans publicité ni soutien de groupe pharmaceutique), et l’association Mieux prescrire.


                    • troletbuse troletbuse 12 septembre 2013 20:31

                      Pour Ecophonie
                      Je viens de tomber sur cet article avec un peu de retard

                      http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/quand-la-bulle-medicale-va-t-elle-50640


                    • Suldhrun LOL 26 mars 2009 13:31

                      @ DIOGENE

                      Merci a nous apprendre deux choses plus une

                      L humain est eduque pour s identifier emotivement aux maux suggeres

                      Dans ce cas , ( votre article ) c est financier !

                      Ensuite , pour la troisieme , emenciper le savoir de  l ignorance ,,, sachant que les deux sont transitoires ,,,

                       ’ ?’

                      Desole pour mon pc qwarty šč etc 

                       A vous lire encore !!!




                      • ecophonie ecophonie 26 mars 2009 13:38

                        La normalité n’est qu’une somme d’anormalité, c’est un bon point de départ pour une thérapie selon moi.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2009 13:41

                          @L’auteur,

                           En effet, la bipolarité mène souvent le monde. Gauche droite en politique. Il y aussi un centre.
                           Cela se retrouve en suivant la courbe de Gauss. Que remarque-t-on que la masse se trouve au milieu, mais elle reste le plus souvent silencieuse.
                           Je profite de l’occasion puis que vous êtes psychiatre de vous soumettre ce que j’ai écrit, il y a déjà quelques mois.
                           Cela s’appelait "C’est fou" Bonne lecture  smiley


                          • DIOGENE DIOGENE 26 mars 2009 16:53

                            @ L’enfoiré

                            Monsieur, j’ai bien lu votre article et je le trouve très juste. Johann Reil a peut-être inventé le mot Psychiatre mais en Grec, celà s’appelle depuis des millénaire un Psychi (esprit) Iatros (médecin) (psychi-iatros).
                            La scientologie veut récupérer tous ces pauvres gens dépressifs, anxieux, mal dans leur peau et la société et fait des manifs antipsychiatrie devant tous les congrès internationnaux, et ils sont dangereux car comme toute secte ils ne cherchent qu’à s’enrichir.
                            L’étude du fonctionnement Psychique et Neurologique a fait des progrès énormes depuis un demi siècle, et surtout ces dernières années avec l’IRM et ses dérivés.
                            Mais de là à inventer de toutes pièces une nouvelle pathologie pour vendre 232 € / mois un traitement (Zy...)qui peut faire prendre 30 kg en quelques semaines (bravo pour l’image négative que le dépressif a déjà du fait de sa maladie), qui provoque des maladies cardio-vasculaires, du diabète, et favorise les passages à l’acte suicidaire), çà c’est criminel !
                            Mais la FDA comme l’AFFSAPS sont majoritairement composés d’actionnaires de Labos Pharma ! Etonnant, Non ?, comme dirait le regrèté Pierre Desproges.
                            Actuellement, une Ecrivaine Française aussi Talentueuse que belle est dans un coma irréversible suite à une TS . Au vu de son visage bouffi vu sur Utube, je suis persuadé qu’elle était sous Z.....
                            La Psychiatrie est la plus difficile des spécialités médicales, ce n’est pas une science mais un Art, et comme dans tout Art il y a des gens de talent, d’autres qui en ont moins, et les Pseudo-Artistes qui ne pensent qu’à vendre et profiter. J’ai connu certains de ces psychiatres qui vivent et engrangent des € en se présentant comme spécialistes de la Bipolarité, et ils savent le danger qu’il y a à prescrire ce genre de M....
                            Mais il y aussi des Psychiatres (la majorité), qui donnent plus qu’ils ne reçoivent à leurs patients et dont l’ultime plaisir est de dire à son Patient "Je pense que maintenant vous n’avez plus besoin de moi ni de traitement, en espérant ne plus vous revoir dans mon cabinet, mais dites moi Bonjour si on se croise" smiley

                             


                          • Marsupilami Marsupilami 26 mars 2009 13:47

                             @ L’auteur

                            Excellent papier. Sans cesse de nouvelles maladies mentales ou autres apparaissent en fonction des besoins de l’industrie pharmaceutique. Je crains par-dessus tout d’être un jour atteint d’hypocondrie. J’espère qu’un labo inventera une molécule révolutionnaire et très onéreuse pour me soigner, parce que sans ça, je vais en faire une maladie...


                            • plancherDesVaches 26 mars 2009 14:18

                              Pour ma part, j’évite d’être supersticieux, ça porte malheur...

                              Blague à part, vous avez entièrement raison. Mais la société est devenue ainsi : on vous "offre" un cadeau (sous forme de voyage ou de bouteilles de champagnes) et vous ne résistez pas. Quitte à sacrifier d’autres.


                            • 5A3N5D 26 mars 2009 16:25

                              "Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint." (Montaigne.)


                            • DIOGENE DIOGENE 26 mars 2009 17:23

                              Exactement, il ne faut pas jeter le bébé.......
                              Les Médecins ne sont pas assez payés en France, c’est une évidence. Un Psy, pour une demi-heure, en libéral, ne gagne que 42 €, et quand il a payé l’URSSAF, la CARMF, ses charges de cabinet et les impôts, il gagne moins qu’un Généraliste, pour 4 années de spécialisation en plus. Un psy dans les autres pays d’Europe gagne en moyenne 120 à 150 € par consultation. Et vous vous demandez pourquoi la France manque de Psychiatres ?
                              La Suisse, l’Alaska, l’Australie, etc.. recrutent des Psychiatres Européens ou Américains, mais pour un salaire décuplé par rapport à nous. Il faut revoir notre système de Sécu. smiley


                            • behemothe 26 mars 2009 18:04

                              Ah putain c’est comme les médicaments, elle est dure cette vie !


                            • ZEN ZEN 26 mars 2009 14:27

                              Merci à l’auteur
                              Ces nouveaux conditionnements imposés m’intéressent et m’inquiètent
                              Il est intéressant d’aller sur le site Pharmacritique , qui fait le point sans langue de bois

                              Je vous propose cette réflexion et ce lien, si ça peut etre utile

                              Quand la psychiatrie est colonisée par l’industrie pharmaceutique...
                              Les liens financiers entre la toute puissante APA (Association Américaine de Psychiatrie) et l’industrie pharmaceutique se concrétisent dans le contenu de la "bible des psychiatres" : le DSM IV

                              "Vers une mise en tutelle chimique de cerveau disponible" ?__________


                              - "La majorité des auteurs du principal manuel de diagnostic des maladies mentales sont liés financièrement à l’industrie pharmaceutique.La moitié des experts psychiatres qui ont participé à la rédaction du plus célèbre manuel de classification diagnostique des maladies mentales sont payés par l’industrie pharmaceutique"(F.Bouchon)_________________


                              - "Nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de "santé mentale", une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie. Jusqu’à présent, cette discipline s’intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d’une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l’avénement de la santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement.Depuis l’avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement. Dès lors, il n’est plus besoin de s’interroger sur les conditions tragiques de l’existence, sur l’angoisse, la culpabilité, la honte ou la faute ; il suffit de prendre les choses au ras du comportement des individus et de tenter de les réadapter si besoin." (C.Prieur)_________________


                              - "Un nouveau mot magique santé mentale pour médecine du psychisme, circule sans qu’on y prête toujours l’attention qu’il mérite. Avec le DSM l’homo neurologicus découpé en 400 rondelles dites troubles (on compte moins de médocs que de rondelles, mais les deux séries restent liées) pourrait économiser de se penser et d’élaborer patiemment le sens de sa propre vie — à l’ancienne, d’après Freud et successeurs. Expéditifs, résolument postmodernes, médicalisons-nous l’existence , saussisons-nous l’être, que restera-t-il de nous ? en trois coups de protocole, votre vague à l’âme consolidé à l’epoxi tiendra le coup pour combien de temps encore, et à quel coût ?"(P.Grauer)
                              >>[L’approche adoptée par le DSM-IV vise à éliminer l’interprétation et à éradiquer toute réflexion dans l’établissement du diagnostic. Pour y parvenir, des critères diagnostiques précis ont été définis par L’American psychiatric association et les lobbys pharmaceutiques. On est "invités" à les accepter tels quels-Wiki-)
                              >>[ Les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt direct sur la détermination des troubles mentaux intégrés dans le DSM. La transparence en ce domaine devient cruciale lorsque les liens financiers entre chercheurs et industrie pharmaceutique sont stables et multiples
                              . Les groupes de travail du DSM présentant les liens avec les industries pharmaceutiques sont ceux qui travaillent dans les champs diagnostiques (e.g. troubles de l’humeur et désordres psychotiques) où l’approche psychopharmacologique constitue le traitement habituel. Le marché des psychotropes étant très rentable, il y a lieu de s’inquiéter, et au minimum d’énoncer une sévère critique à l’égard de certains aspects fonciers de ce manuel de diagnostic. C’est d’autant plus patent comme conclusion que, par exemple, les antidépresseurs et les neuroleptiques totalisent respectivement des ventes annuelles d’environ 20,3 et 14,1 milliards dollars. Autre exemple, le marché porteur des neuroleptiques se décline en termes de vente avoisinant 8,5 milliards dollars (18,7 milliards prévus pour 2007). -wiki]_______________________

                              L’ELABORATION DES NORMES PSYCHIATRIQUES :


                              • astus astus 26 mars 2009 15:15
                                A l’auteur :
                                On découvre tous les jours de nouvelles pathologies dont un certain nombre aurait guéri spontanément ce qui laisse à penser que plus la médecine fait des progrès moins bonne apparaît la santé de la population. Dans le seul domaine psychiatrique le DCM-1 publié en 1952 recensait 60 pathologies différentes alors que DSM-IV publié en 1994 (et en révision actuelle car déjà périmé) en reconnaît 410 ! Naturellement tout cela fait le bonheur des laboratoires pharmaceutiques, et peut-être des nombreux médecins élus à notre Assemblée Nationale. 
                                Dans le même registre que celui des médicaments Z… ou D… inutiles ou dangereux on pourrait aussi parler du scandale de la R…donnée massivement à beaucoup d’enfants jugés « hyperactifs » pour calmer les parents et faire de tous ces nouveaux adeptes les futurs consommateurs de diverses drogues. La psychiatrie actuelle est en régression profonde et au bord de l’asphyxie en raison du manque cruel de moyens humains lesquels sont beaucoup plus importants pour faire un soin de qualité que les caméras de surveillance qu’on veut mettre partout.
                                 Si la recherche est utile dans le domaine psychiatrique comme ailleurs, il faut aussi arrêter de laisser croire au public que les appareils onéreux permettant de visualiser les zones cérébrales qui sont activées quand on pense ou fait ceci ou cela, ou les découvertes incessantes du gène de telle ou telle pathologie, déboucheront rapidement sur des thérapeutiques efficaces car aujourd’hui encore la principale thérapeutique des difficultés psychiques est celle du lien interhumain, à ne pas confondre avec le coaching qui est une nouvelle ânerie très rentable pour certains.
                                Et même si l’on ne peut que légitimement compatir avec les victimes et leurs familles que dire des médiatisations voyeuristes des rares crimes commis par des malades mentaux alors qu’ il y a considérablement plus de risques de se faire assassiner par un proche. Cela n’empêche que les prisons sont remplies à plus de 50 % par des personnes en grande difficulté psychique qui ne seront jamais soignées, ce qui est une honte supplémentaire pour notre pays.
                                 

                                • DIOGENE DIOGENE 26 mars 2009 17:08

                                  D’accord avec vous pour la R......
                                  Pas d’accord pour votre avis sur la visualisation des réactions ou des altérations des zones cérébrales par l’imagerie. Je pense au contraire que c’est une grande avancée. Mais bon, nous ne sommes que des avis différents, celà fait avancer le débat.
                                  Cordialement
                                  Diogène 


                                • DIOGENE DIOGENE 29 avril 2015 15:56

                                  @astus
                                  Je viens de relire toutes les réactions à mon article. Je me permet de répondre à votre réaction après plusieurs années de repos médiatique. Quand j’ai écrit mon article le DSM4 n’était pas encore sorti, et actuellement nous en sommes au DSM5. Chaque comportement, même normal, va être catalogué dans le DSM, et qui dit catalogué dit pathologie, c’est çà le miracle du marketing !!!
                                  Et les Labos investissent plus dans les traitements de la « maladie mentale » que dans les antibiotiques.
                                  Je suis peiné par les témoignages de « bipolaires » sur les forums qui ont été bien construits pour gérer ces personnes. Certains disent que leur humeur est variable d’un jour à l’autre. Pour la personne concernée cela se comprend comme « je me suis levé du pied gauche ce matin » et pour ceux plus jeunes qui ne comprennent pas l’expression, « aujourd’hui il ne faut pas me faire chier ». Mais pour une personne estampillée Bipolaire, les médicaments gentiment prescrits par mon médecin le sont pour mes « troubles de l »humeur« . Et vas-y que je te prescris du Zyprexa, Risperdal ou autre neuroleptique pour que tu sois tous les jours de bonne humeur, et si ton humeur est grincheuse, j’augmente les doses.
                                  Vous parlez de la Ritaline prescrite à tout va aux pauvres gosses qui s’ennuient dans le quotidien triste des parents, et vous avez raison. Un enfant hyper-actif est comme un gourmand que l’on prive de ses desserts et de tout plaisir oral. Vous avez un enfant hyperactif, alors donnez lui de quoi se rassasier dans sa quête d’action, nourrissez le avec ce qu’il demande, ce qui est différent selon les enfants(ce peut être de l’intélectuel ou d’autres activités), mais surtout ne lui faites pas prescrire un médoc qui va en faire un enfant »normalisé« comme le veut notre société décadente.
                                  Pour terminer, comme vous le dites » il y a considérablement plus de risques de se faire assassiner par un proche« , les vrais personnes dangereuses sont décrites après leur forfait comme »un bon copain, un voisin sans histoire, ( nous sommes aujourd’hui à analyser le type qui a enlevé Berennyss, (ceci pour dater ma réponse) qui est décrit comme un mec sympa par ses voisins)
                                  Donc arrêtons de voir celui qui souffre comme un danger potentiel ni comme une rente à vie pour les labos pharma et mes confrères Psychiatres..
                                  Ce qui me fait reprendre le flambeau, c’est que je viens d’apprendre qu’une de mes connaissance, homme de 45 ans diagnostiqué et traité comme bipolaire à Montpellier, est DCD d’un arrêt cardiaque.
                                  C’était un type jeune et en pleine forme, biker et sympa, chez lequel je n’ai pas trouvé de symptôme de bipolarité, en dehors de sa personnalité particulière.J’attend des renseignements supplémentaires sur sa prise en charge médicamenteuse pour me faire une idée.


                                • behemothe 26 mars 2009 15:41

                                  Je m’excuse d’avoir détourné le sens de cet article avec ma reflexion sur le Kondukator.
                                  C’est d’autant plus regretable que mon amie est bipolaire et qu’après son dernier accès maniaque on lui a prescrit du Z...
                                  Elle a mis trois ans pour s’en remettre et encore ce n’est pas encore cela. Elle est restée trois ans en état de déprime latente. Ce qui n’est pas facile à vivre.
                                  Elle a donc tenté de le diminuer et cela a été trés dur aussi, car elle avait des fortes angoisses.
                                  Bon maintenant elle est à un tous les deux jours et ça commence à aller mieux.
                                  Mais c’est sûr que le schéma capitalistique dans la médecine et la pharmacie est des plus dangereux. Et avec les diminutions de crédit à la SS, les labos vont se faire de plus en plus agressif.
                                  Pour moi j’ai eu la chance d’avoir un psy de l’ancienne génération très au fait de ce genre de problème et qui ne m’a jamais prescrit que des médicaments éprouvés (je suis au S... étant un de ces dangereux schizophrènes que Sarko veut voir enfermé dès l’enfance).


                                  • behemothe 26 mars 2009 18:02

                                    Putain c’est comme les médicaments ! Ah elle est dure cette vie.


                                    • astus astus 26 mars 2009 18:36

                                      L’imagerie cérébrale est intéressante comme instrument de recherche mais elle incite à croire que l’on peut intervenir au niveau des pensées et de leur contenu intime, ce qui n’est pas vrai. Ou alors il faut prouver le contraire. Et ne pouvant le faire (comme pour la génétique d’ailleurs) cela induit des réponses qui sont principalement médicamenteuses ou comportementales. Tous ces écrans, cette machinerie, ces protocoles, ça fait sérieux et compétent mais en définitive la souffrance du patient est laissée de côté, ce qui renforce les prescriptions, pourtant utiles dans certains cas, et encourage les labos à continuer leur lobbie. La France n’est-elle pas championne de l’administration des neuroleptiques et nos grands experts ne voulaient-ils pas dans leur grande sagesse détecter tous les comportements déviants dès l’âge de trois ans ?


                                      • DIOGENE DIOGENE 26 mars 2009 19:21

                                        C’est vrai que toute avancée scientifique peut engendrer des abus de la part des politiques, et des puissants en général. Mais comme outil d’investigation, c’est comme pour l’ADN qui a permi d’innocenter des condamnés, il peut être utilisé à des fins moins louables.
                                        On ne doit pas freiner la science mais s’opposer à ceux qui l’utilisent pour leur pouvoir.
                                        Cordialement à vous, Astus.

                                        (Bizarrement, mon article est passé aux oubliètes de la première page de Agoravox en moins de 24 h !. A croire que ce site obéit lui aussi à la loi du marché. Un article comme le mien peut retirer une clientèle publicitaire utile à la survie de ce site et de ses actionnaires !)


                                      • Bipote 26 mars 2009 20:52

                                        Bonsoir Diogène,

                                        Je suis bipolaire et j’ai la chance d’être stabilisé depuis 6 ans avec du lithium et après avoir fait de la psychoéducation.

                                        Votre article est intéressant, simplement je souhaite dire que les diagnostiques sont posés en moyenne environ dix ans après les premiers symptômes et le problème du sur-diagnostic est aussi important comme vous pouvez le constater. Les effets secondaires inutiles sont une conséquence préoccupante du sur-diagnostic parce que les stabilisateurs de l’humeur constituent le traitement de choix pour ce trouble, le sur-diagnostic expose les patients à de sérieux effets secondaires incluant un impact possible sur les fonctions rénale, endocrine, hépatique, immunologique et métabolique.

                                        C’est le DSM IV qui aide à ce diagnostic et qui définit ses classifications Il y a effectivement une plus grande médiatisation du trouble bipolaire depuis les années 2000, et cela, comme à l’habitude, entraîne certains psychiatres à suivre la mode et à voir du TB partout. L’extension de la connaissance du TB aux versions atténuées le "spectre bipolaire" amène aussi, chez certains médecins, à une dilution des critéres diagnostiques. Cette version élargie, dimensionelle, du TB n’est pas sans danger comme vous le soulignez.

                                        Il ya une chose importante qu’il faut ajouter aussi parce qu’elle est de taille, c’est la place prépondérante qu’occupe la psychanalyse dans notre pays. Les plus récentes enquêtes menées sur les pratiques des psychiatres français indiquent qu’environ les trois quarts d’entre eux se réfèrent aux théories psychanalytiques dans la prise en charge de leurs patients. La situation est encore plus particulière dans le monde de la psychologie : la plupart des facultés de psychologie françaises n’enseignent aux futurs cliniciens que les approches thérapeutiques dérivées des idées freudiennes.

                                        Et quand on sait que la psychanalyse n’appartient plus aux traitements modernes des troubles mentaux, c’est aussi un facteur qui va aggraver l’accès aux soins et aux traitements. La psychiatrie internationale (celle des pays d’europe du nord et germanique, pays anglo-saxons, États-Unis, Canada, etc.) est médicale, scientifique et pragmatique. La psychiatrie française est philosophique, littéraire et intellectuelle et donc plus destinée aux bobos qui aiment se gratter le nombril. Seule contre tous, la psychiatrie française se complait dans son statut d’« exception ». La posture a certes du panache, mais elle n’aide pas les patients en tout cas !...

                                        Cette intellectualisation très forte et très française de la psychanalyse, en abandonnant parfois le souci du patient au profit de schémas interprétatifs plus abstraits, a laissé en déshérence toute une population de patients demandeurs qui se sont tournés alors vers leurs médecins. Quel bel effet pervers : le règne sans partage de la psychanalyse a ainsi favorisé le recours excessif aux médicaments du psychisme ! La France est devenu ainsi quasiment le seul pays avancé où, institutionnellement, entre le Prozac et le divan il n’y aurait place pour rien !

                                        Il semble qu’une prise de conscience (bien tardive) s’opère cependant sur la grande misère de la prise en charge de la maladie mentale en France, maintenant les thérapies comportementales sont proposés en raisons de leur efficacité reconnues et offrent ainsi une alternative aux patients qui, jusqu’alors, n’avaient le choix qu’entre la psychanalyse et… la psychanalyse. Est-il normal de répondre que notre souffrance n’exprime pas « une vraie souffrance », que ce ne sont que les symptômes d’une souffrance inconsciente ? Existerait-il de vraies et de fausses souffrances psychiques ; des nobles, celles que l’analyse mettrait au jour ou dont elle ferait, enfin, accoucher le patient, et de moins nobles ?

                                        Merci de m’avoir lu, je souhaitai juste vous apporter une vision plus large encore du monde de la psychiatrie en France. Heureusement, il existe une minorité de psychiatres qui souhaite changer les choses mais qui demande des engagements de tout le monde concerné.

                                        Bonne soirée !







                                        • DIOGENE DIOGENE 27 mars 2009 08:33

                                          @Bipole
                                          Je suis 100% en accord avec vous sur la place prépondérante de la Psychanalyse en France. Même si ses théories peuvent servir à expliquer certaines névroses, on ne guérit pas quelqu’un avec la Psychanalyse.
                                          Quand je suis arrivé le premier jour de mon Internat, des confrères de deuxième année ( tous d’obédience Psychanalytique, découvrant mes bouquins de Psychiatrie Biologique se sont moqué de moi "tu y crois à çà ?) C’était en 1984 ! L’avenir m’a donné raison.
                                          Les Psychothérapies Comportementales et Interpersonnelles donnent de bons résultats, à mon avis car elles modifient de façon naturelle les équilibres entre neuro-transmetteurs et créent de nouvelles connections neuronnales changeant la façon dont le patient peut appréhender les situation et la vie en général. On sait maintenant que durant la vie les neurones meurent, d’autres naissent et d’autres se modifient. Ainsi les chauffeurs de taxi Londonniens ont un Hypocampe sur-développé en volume à force d’apprendre les noms de rue de la Capitale. Ce n’est pas la Psychanalyse qui a produit cet effet anatomique mais l’apprentissage d’un nouveau comportement. Il peut en être de même avec toutes les névroses.
                                          Cordialement smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès