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Accueil du site > Actualités > Santé > « Tic-tac », ou la dépopulation par l’absurde

« Tic-tac », ou la dépopulation par l’absurde

La triste et douloureuse histoire du stérilisateur stérilisé.

« Tu veux ou tu peux pas ? »

Depuis la nuit des temps la grenouille mâle fait « coa-coa » quand « elle veut » …

Mais, depuis peu la même grenouille mâle émet une sorte de « tic-tac » quand, en période de parade nuptiale, « elle ne veut pas », ou « ne veut plus ». C’est la conséquence d’une féminisation de l’espèce par contamination.

Pire, on retrouve même des œufs dans les testicules de « l’homme-grenouille » !

Curieux… Certaines enquêtes sur la sexualité de la jeunesse révèlent qu’aujourd’hui une majorité de garçons préfèrent dormir que de faire l’amour avec leur copine. Rien à voir, bien sûr, nous ne sommes pas des grenouilles… !

Une Nature qui se féminise

 Les méfaits des substances chimiques que nous supputions déjà depuis les années 1960, avec les hécatombes du DDT et le courageux engagement de Rachel Carson et son livre Printemps silencieux, sont advenus.

Dans certains cours d’eau pollués et aux alentours des estuaires où il y a accumulation de substances, les populations de poissons se féminisent. Les résidus des épandages agricoles, les émanations des stations d’épuration et les évacuations tous azimuts de substances d’origine pharmaceutique telles celles entrant dans la composition des pilules contraceptives, mais aussi de produits figurant dans la composition des lessives, portent atteinte à la faune ainsi qu’à la flore, non seulement par empoisonnement immédiat mais aussi par contamination latente. De plus en plus de malformations sexuelles et de cas de stérilité sont observés un peu partout dans le monde, chez les phoques, les oiseaux, les alligators, les grenouilles… La dévirilisation est croissante au sein de la faune victime de ces répercussions anthropiques.

 Les scientifiques européens et nord-américains désignent certains facteurs environnementaux comme responsables d’une inquiétante kyrielle de modifications et de malformations génétiques. Au banc des accusés de ces pathologies figurent de nombreuses molécules mises sur le marché par l’industrie chimique et pharmaceutique : PCB, DDT, retardateurs de flamme bromés, phtalates, pesticides, détergents, etc. L’atrazine, longtemps utilisée dans le traitement des cultures, possède des propriétés œstrogéniques dont les effets néfastes se poursuivent. Ces perturbateurs endocriniens agissent sur le système hormonal. De plus en plus de cas de féminisation et d’hermaphrodisation se manifestent ainsi dans la nature avec l’apparition d’animaux intersexués.

 Voilà qui va faire plaisir au Vatican… : les impacts de la pilule contraceptive sur l’environnementsont de plus en plus évidents. Les hormones synthétiques rejetées via l’urine des femmes qui prennent la pilule passent le filtre des stations d’épuration pour se retrouver dans l’eau des rivières et provoquer une féminisation de la faune, notamment des mollusques, des amphibiens et des poissons. La présence d’œstrogènes dans l’eau fait même qu’un certain nombre de poissons mâles se mettent à produire des œufs dans leurs testicules.

 Des hommes qui se dévirilisent

Un large panel de pesticides, de fongicides et d’herbicides ont été testés avec comme conclusion que l’action anti-androgénique de ces composés est capable de perturber la différenciation sexuelle masculine de l’espèce humaine. Certaines substances polluantes associent des effets œstrogéniques et anti-androgéniques. Les ambiguïtés sexuelles observées sont liées surtout à une action anti-androgénique s’exerçant durant de la grossesse, qui fait que le garçon est insuffisamment virilisé. Et les effets de ces contaminants environnementaux ne s’arrêtent pas à la vie fœtale.

On constate de plus en plus de manifestations regroupées sous le nom générique de syndrome de dysgénésie testiculaire. Il s’agit de la naissance de nouveau-nés mâles au scrotum ouvert comme un petit vagin, de garçons montrant une diminution significative de la distance ano-génitale traduisant le taux de certaines hormones auquel l’individu a été exposé in utero ou dans la prime enfance, de pénis diversement mal formés (notamment avec hypospadias, soit une ouverture de l’urètre dans la face inférieure du pénis), ou anormalement petits, de testicules non descendus… Le nombre de malformations congénitales de l’appareil reproducteur masculin est devenu significatif, par exemple dans les nouvelles générations issues du milieu agricole.

À partir de l’adolescence, on diagnostique depuis une dizaine d’années une sous-fécondité (ou infertilité) masculine : moindre qualité du sperme, effondrement de la quantité de spermatozoïdes produits par millilitre de sperme allant jusqu’à une baisse de 50%, nombre anormal et souvent très élevé de spermatozoïdes malformés.

Les mêmes substances induisent chez les fillettes une puberté plus précoce.

Dans les pays occidentaux, le cancer du testicule ne cesse de croître, jusqu’à atteindre une hausse vertigineuse de 400 % comme au Danemark depuis les années 1950 jusqu’à nos jours.

Drôle de morale

Tel est pris qui croyait prendre…

Depuis toujours nos gouvernants vertueux, appuyés par les chefs religieux, nous exhortent à la procréation sur une grande échelle, allant, comme dans les foires aux bestiaux, jusqu’à récompenser de grosses médailles des familles nombreuses cernées de tous leurs petits veaux. Il fallait de la chair à canon, puis de futurs électeurs-consommateurs, et maintenant, plutôt que de sauver notre Planète exsangue et en surcharge humaine, voilà qu’il faut sauvegarder les caisses de retraite.

Mais problème… pour « eux ». Ceux qui nous veulent surnuméraires, ceux qui sont atteints de myopie écologique et possédés par l’idée de croissance à tout crin, ceux qui pensent encore que la Terre est plate puisqu’ils l’imaginent intarissable ou rechargeable, ceux-là s’inscrivent toujours en faux du principe de précaution. Les OGM, la malbouffe, la pétrochimie, l’agriculture intensive, la dictature vaccinale… ne leur font pas peur. Ils sont aussi et souvent climatosceptiques. Enfin « ils croient » et n’ont pas froid aux yeux. Pas question de freiner le progrès, leur progrès.

L’ennui, c’est le retour de bâton. L’emmerde, c’est que parmi le charmant cocktail des quelque 100.000 molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs par les bons soins humanitaires de leurs amies les multinationales, ils s’en trouvent qui nous coupent les couilles ! Alors, nous ferons de moins en moins de petits ! C’est plutôt une bonne nouvelle juste à la veille de fêter le 7 milliardième Homo sapiens sur une Terre déjà bien éprouvée et épuisée.

Les mecs sont au bord de la crise de sperme… L’avenir de notre belle et cruelle humanité est en jeu, comme c’est triste… On sonne peut-être le glas du machisme et de la phallocratie, et nous serons moins nombreux !! Mais que dire alors des méfaits sur les espèces animales et végétales, sur la Nature ?

L’évènement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune, de Jacques Demy (1973), un film visionnaire… :

http://www.youtube.com/watch?v=6YyfjqsI-xo

http://www.indavideo.hu/video/DEBAT_TV_-_1973_-_LEVENEMENT_LE_PLUS_IMPORTANT_DEPUIS_QUE_LHOMME_A_MARCHE_SUR_LA_LUNE_-_FRENCH_2

Derniers coassements avant mutation :

http://www.youtube.com/watch?v=N1qNKNDcHzE

En images sur Arte :

http://www.arte.tv/fr/accueil/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2295234.html


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6 réactions à cet article    


    • Marc Viot Marc Viot 12 septembre 2011 12:40

      Qui sait, la féminisation des mâles est peut-être la réponse de Gaïa aux conséquences de millénaire de la domination plusieurs fois millénaires de mâle en quête d’identité.

      Alors pourquoi pas, cela ne m’inquiète même cette féminisation est parallèles à tous les autres effets de l’emprise du con sur la planète.


      • Michel Tarrier Michel Tarrier 12 septembre 2011 12:52

        D’où l’urgence de vulgariser et banaliser la théorie du genre pour décomplexer, déculpabiliser et faire des volontaires au profit de la sacro-sainte chimie vénérée par le capitalisme sous couvert de répondre à la faim, à l’hygiène et surtout à la rentabilité :
        http://leplus.nouvelobs.com/contribution/190649 ;la-theorie-du-genre-une-lubie-couteuse.html


        • leguminator 12 septembre 2011 15:17

          Le spermatozoïde n’est plus utile pour la fécondation

          Mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle...


          • Iren-Nao 13 septembre 2011 04:52

            Caramba nous sommes joues !

            Il fallait bien plutot une diminution du nombre de femelles pondeuses pour reduire la multiplication humaine.

            Il suffit de quelques males pour redemarrer la boutique,

            Il suffira de se remettre a la polygamie, ou meme pas mettons nous a congeler des stock de mon super sperme.

            Je vais ouvrir boutique et faire de la pub sur AV avec ma photo.(on paye en or, pas d’E ou de $)

            A bientot je dois m’absenter pour selectionner des trayeuses.

            Iren-Nao


            • Raymond SAMUEL paconform 13 septembre 2011 08:15

              Personnellement je me garderai bien de plaisanter devant cette situation apocalyptique dénoncée depuis trente ou quarante ans (notamment « l’homme en voie de disparition »).

              A relever : aucune mesure susceptible d’être suffisamment efficace n’a été prise ; les usines chimiques tournent toujours à plein régime, l’agriculture familiale n’a pas fait de progrès.
              Nous sommes bel et bien dans un train fou, il n’y a pas de solution en vue.
              A moins que la crise économico-financière ne vienne bientôt apporter un début de solution en ramenant l’économie à son niveau « normal » (sans dopage artificiel). Malheureusement aucune mesure non plus n’est prise pour anticiper ce retour à la normale des possibilités terrestres. Il n’est toujours pas question d’intervenir énergiquement pour que le nombre d’individu au statut de salarié dépendant d’une offre d’emploi diminue drastiquement jusqu’à s’aligner sur le nombre de ces offres.
              Les soupes populaires ni le pillage des récoltes (quand il y en aura) n’apporteront pas de solution.

              La nourriture est produite par la terre et la mer. Là est le chantier à ouvrir d’urgence.

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