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Accueil du site > Actualités > Santé > Une nouvelle loi sur l’euthanasie

Une nouvelle loi sur l’euthanasie

Les pratiques médicales modernes permettent de maintenir artificiellement en vie, parfois pendant des années, des personnes plongées dans le coma profond et irréversible. Par ailleurs, l'évolution des mentalités et la priorité donnée au respect de la volonté individuelle conduisent certains à revendiquer le droit de pouvoir décider eux-mêmes du moment de leur mort. Les initiatives en faveur de l'aide à mourir se sont donc multipliées.

Bien que le sens étymologique de "l'euthanasie" est "la bonne mort", depuis les abominations nazies le mot est encombré d'une connotation sinistre. "Aide à mourir" est plus neutre.

La vie s'allonge et les techniques de survie se perfectionnent. Il y a pratiquement plus de famille qui ne soit pas tôt ou tard confrontée à la question de l'aide à mourir. Le personnel soignant s'y trouve confronté aussi, car c'est maintenant à l'hôpital surtout que l'on meurt. C'est donc devenu un problème de société. La maîtrise de sa propre vie est une valeur fondamentale et la question se pose si cela englobe la possibilité de décider sa propre mort.

Dans les pays de tradition libérale, où prime la notion de l'autonomie de la personne, ce qui importe c'est le degré de consentement des patients. Lorsque des patients en phase terminale de maladie subissent des souffrances constantes sans espoir de voir leur situation s'améliorer et qu'ils font la demande de manière répétée, volontaire et mûrement réfléchie, certains médecins et d'autres membres du corps soignant sont prêts à mettre à terme à leur vie (euthanasie active) ou à les aider à mettre fin à leurs jours (suicide assisté). Les médecins peuvent aussi être amenés à décider d'interrompre un traitement de survie en sachant qu'ils provoquent ainsi la mort du patient (euthanasie passive). Ces pratiques médicales largement connues ont le plus souvent un caractère très discret, voire secret, et bien qu'illégales dans la plupart des pays, elles sont rarement sanctionnées. Cette réalité comporte le plus haut risque des abus, et il faut combler l'écart entre la loi et la pratique.

Les arguments le plus souvent avancés contre l'aide à mourir sont, d'une part, les arguments religieux - "Tu ne tuera pas", et d'autre part l'argument de "la pente savonneuse" - le danger d'abus. D'autres maintiennent que la volonté de mourir masque le plus souvent un besoin d'affection. Examinons ces arguments.

L'argument religieux se base sur la doctrine éthique du caractère sacré de la vie humaine. C'est une doctrine profondément ancrée dans la tradition judéo-chrétienne, selon laquelle l'être humain, et lui seul, possède un statut moral spécial, et en raison de ce statut privilégié, enlever la vie à un être humain est en soi moralement condamnable, quelles que soient les circonstances. Pour le croyant c'est effectivement un argument irréfutable, car toute vie humaine est considérée comme d'égale valeur.

Or, les pratiques médicales modernes nous forcent à reconnaître que ce n'est pas toujours le cas. Aujourd'hui, nous pouvons décider de maintenir ou non en vie des patients ayant perdu toute forme de conscience ou des nouveau-nés sévèrement handicapés. Ce qui suppose de notre part un jugement sur la valeur de leur vie, un jugement que nous n'avions pas à porter auparavant, puisque ces personnes mourraient rapidement.

Aujourd'hui, avec le déclin de la foi religieuse, on peut reconsidérer la doctrine du caractère sacré de la vie humaine. Placer l'existence de l'être humain sur un plan supérieur à celui de l'existence des animaux est une attitude profondément ancrée dans la religion. Il n'y a pas d'autre moyen de justifier cette supériorité de l'espèce humaine que d'invoquer l'immortalité de l'âme, ou toute autre formule de statut privilégié de l'homme dans le dessin divin. Ce qu'il faut, c'est se demander quelles capacités chez un être vivant sont moralement significatives. La capacité de ressentir du plaisir ou de la souffrance est un composant essentiel de la réponse. A l'évidence, ce n'est pas le propre de l'homme. En intelligence et certains autres points l'homme est supérieur à l'animal, mais par le degré seulement, ou la quantité. Quand on s'inquiète du sort des baleines ou des éléphants, ce n'est pas uniquement par souci esthétique. Il s'agit plutôt de remettre l'humanité à sa place, qui est éminente, mais qui n'en fait pas moins partie de la nature.

On trouve quelque part dans la Bible : "C'est moi qui est Dieu, qui donne la vie et qui la reprends." Mais nous vivons dans la tradition libérale, héritée du siècle des Lumières. Nous ne pouvons pas invoquer cette tradition religieuses pour interdire l'aide à mourir au niveau de la société. Il faut trouver d'autres arguments. Il y en a. Les opposants à l'euthanasie ne sont pas tous des catholiques. Il y a l'argument dit de la pente savonneuse : si on commence à légaliser l'aide à mourir, jusqu'à où ira-t-on ? Le nazisme n'est pas loin ! Mais l'argument ignore ce que la loi exigera. Le rôle de la loi est justement de tracer des limites à ne pas dépasser. D'autre part il n'y a pas question de pratiquer l'euthanasie contre la volonté des personnes. Est-ce raisonnable d'interdire ce qu'on estime bon au nom de conséquences qui restent des hypothèses ? D'ailleurs, si on libéralise l'aide à mourir, on n'oblige personne à faire quoi que ce soit. On donne une liberté négative. Avec des garde-fous.

On peut prendre l'exemple des Pays-Bas. Les conditions stipulées par la loi sont draconiennes. La décision revient à un médecin, mais il doit avoir l'avis d'un autre médecin. Le malade doit être en fin de vie, souffrir intensément et ait formulé une demande répétée et insistante. Il n' y avait jamais question de libéraliser l'aide à mourir sans des restrictions de ce genre.

Le corps soignant des centres de soins palliatifs s'oppose catégoriquement à toute forme d'aide à mourir ou suicide assisté. On maintient qu'avec des soins palliatifs adéquats les malades ne demandent jamais l'aide à mourir. Même si cet affirmation est souvent vrai, elle n'explique pas complètement l'opposition des centre palliatifs, puisque l'aide à mourir et soins palliatifs ne sont pas contradictoires mais complémentaires. Il en va de soit que les médecins essaient par tous les moyens, y compris des soins palliatifs, d'encourager le malade à tenir bon et renoncer à une aide à mourir. Si certains considèrent la mort volontaire comme la pire des solutions, parfois c'est la seule.

Le sujet provoque toujours des rejets brutaux et émotifs, parce que l'on craint qu'une brèche serait ouverte pour pouvoir se débarrasser des vieux et des handicapés. Mais le danger n'est réel tant que la pratique reste dans l'ombre, et c'est justement pour cette raison qu'une loi est nécessaire. La loi insiste sur la volonté du malade, exprimée d'une façon claire et répétée, et aussi sur le fait que le malade doit être "en phase terminale." Encadrée par une loi tellement restrictive le danger d'abus semble pratiquement exclu. Mais elle exclut aussi beaucoup de malades qui, bien que dans un état pitoyable, ne sont pas moribondes. Lucides et souffrants, leurs demandes d'aide à mourir ne peuvent aboutir tant qu'ils ne sont pas "en phase terminale."

Autoriser un médecin à mettre un terme à la vie d'un malade qui le lui demande, c'est respecter l'autonomie de la personne. L'aide à mourir devrait être partout possible dans les conditions où elle l'est déjà aux Pays-Bas. Dans ce pays, cette pratique est encadrée par une législation précise, et elle est approuvée par une grande majorité de la population et de la classe politique, catholiques compris.


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31 réactions à cet article    


  • reivax 21 janvier 2011 14:42

    La loi dite Leonetti permet déjàd’arrêter les traitements y compris l’alimentation (bien que la perspective de mourir de faim ne soit pas très réjouissante).

    Le médecin est autorisé en dernier recours àutiliser un traitement contre la douleur pouvant provoquer la mort du patient.

    Reste interdite l’euthanasie active, c’est-à-dire l’injection d’un produit en vue de provoquer la mort et l’aide au suicide.


    • Gotch 22 janvier 2011 03:43

      La loi Leonetti est une loi indigne.Je peux me permettre de le dire, pour avoir soigné quelqu’un qui, d’une part ne bougeait plus, d’autre part souffrait beaucoup malgré tous les traitements. C’était une personne jeune, il n’y avait pas de phase terminale en vue, juste cette souffrance immobile. La loi Leonetti interdit de trouver une solution dans ce cas.

      Heureusement, après plus de 20 ans dans cet état, la personne est décédée, d’elle-même, épuisée de douleur. Ce que vous énoncez, ce n’est que la loi. Cette sale loi.


    • sonjaline 22 janvier 2011 12:51

      la loi leonetti ne parle pas de phase « terminale » mais de « phase avancée » ou terminale... il faut la lire...


    • viva 23 janvier 2011 21:47

      Monsieur Gotch : Le cas que vous présentez a peut etre existé, le plus probable est que vous l’avez inventé il n’existe pas de fortes souffrances incapacitantes, non traitables 


    • Kookaburra Kookaburra 21 janvier 2011 14:53

      Leonetti dit lui-même que sa loi n’est pas appliquée, mais de toute façon cette loi n’est pas une raison d’être contre l’aide à mourir. Vous avez bien le droit d’être contre, et je le respecte, mais quelle est votre raison ?


      • Massaliote 21 janvier 2011 14:57

        « Le sujet provoque toujours des rejets brutaux et émotifs, parce que l’on craint qu’une brèche serait ouverte pour pouvoir se débarrasser des vieux et des handicapés. » LA SOLUTION FINALE ETENDUE A LA POPULATION MONDIALE ? ILS N’OSERAIENT PAS :-> « Mais le danger n’est réel tant que la pratique reste dans l’ombre, et c’est justement pour cette raison qu’une loi est nécessaire. (? ??)  » VOIR EXEMPLES SUIVANTS :

        Le Dr Mirabel rappelle la réalité de l’euthanasie 

        Pays-Bas : l’euthanasie pour des malades qui ne sont pas en phase terminale 

        Euthanasie : écouter celui qui souffre vraiment… (I) 

        Euthanasie : les Nations-unies épinglent les Pays-Bas 

        Euthanasie : des risques majeurs | Antoine Boivin L’auteur est ...

        Extrait : « Malgré sa légalisation aux Pays-Bas, 20% des cas d’euthanasie ne sont pas déclarés par les médecins, ce qui empêche toute forme de vérification externe. Près de 10% des médecins qui n’ont pas déclaré leur geste jugeaient eux-mêmes que les conditions de bonne pratique n’étaient pas respectées. En 2005, aux Pays-Bas, les médecins ont provoqué intentionnellement la mort de plus de 1000 personnes sans leur demande explicite ou sans rapporter leur geste aux autorités. »

        LA CAUSE EST ENTENDUE, le NWO fait le forcing pour généraliser la légitimation de l’euthanasie. smiley


        • sonjaline 22 janvier 2011 12:56

          en france c’est 100% des euthanasies qui sont clandestines, pas forcément volontaires, souvent pour des raisons économiques...

          on sait que toutes les lois ne sont pas appliquées à 100%
          mais elles permettent justement de punir ceux qui y dérogent, lorsqu’on le sait...

          il n’y a pas à légitimer l’euthanasie volontaire, elle relève de la liberté des humains, de leur responsabilité sur leur vie, c’est un droit de l’homme

          il faut légitimer sur quand, dans quelles conditions, on a le droit d’aider à mourir
          soit par la délivrance de médicaments adaptés, soit par injection de substances mortelles

          pas de loi, pas de contrôles...


        • Polo 21 janvier 2011 14:59

          Sur l’euthanasie, j’ai trouvé quelques extraits d’articles intéressants sur http://www.infoselec.net/bioethique/euthanasie.html , notamment les modalités du débat actuel, l’action des lobbies, mais aussi le principe de précaution


          • sonjaline 22 janvier 2011 13:02

            vous trouverez aussi des études intéressantes sur le site
             http://www.admd.net

            sur mes blogs :
             http://admd34.hautetfort.com/

            http://jacqueline.salenson.over-blog.com/#



          • Kookaburra Kookaburra 21 janvier 2011 16:33

            Ce qui m’étonne c’est l’opposition viscérale à toute forme de l’aide à mourir, et la peur que l’idée semble provoquer. Je ne cherche pas à polémiquer, mais je ne comprends pas ce rejet catégorique. Il s’agit d’un choix personnel. Personne n’est obligé à demander l’aide à mourir. Et la personne qui la demande doit réitérer et insister pour convaincre les médecins (au moins deux) que sa demande est raisonnable. Je ne vois vraiment pas où est le danger. Mon médecin traitant est tout à fait d’accord avec le principe de l’aide à mourir (sous certaines conditions bien entendu) et donc j’ai déjà ce droit pour moi-même. Je n’ergote donc pas pour moi-même, mais sur le plan de la raison. On sait que l’aide à mourir est pratiquée assez couramment, mais dans la clandestinité. Le choix est donc entre la clandestinité et la légalité.


            • Chris du Fier Chris du Fier 21 janvier 2011 19:24

              Opposition viscérale, dites-vous ?.. à toute forme de l’ aide à mourir rajoutez-vous ?

              Mais voyons.... C’ est fabuleux..Le refus de donner la mort ne serait que ’viscéral’ d’ après vous, alors.

              Pourquoi biaiser.. Dites franchement : refus à toute forme d’ assassinat. Ce serait plus clair, moins hypocrite et plus sain.. 

              Peut-être pas pour des héritiers qui attendent impatiemment la fin de l’ aïeul !! Et que certains docteurs marrons pourraient écouter d’ une façon toute religieuse avant de débrancher la pauvre bête.

              Quant à votre affirmation sur l’ approbation de cette loi inique et fasciste qu’ aurait confirmée la grande majorité de la population hollandaise, il était inutile de rajouter : y compris les catholiques.... Il n’ y en a plus depuis trés longtemps en Hollande... Renseignez-vous SVP.

               

               

               


            • oncle archibald 21 janvier 2011 19:35

              Le choix est entre un problème de conscience et une loi .... Depuis toujours les medecins dignes de ce nom ont fait en sorte que leurs patients ne souffrent pas au dela de ce qui est raisonable, et parfois même que des enfants nés en très mauvais état ne vivent pas longtemps dans la soufrance .. Ce qui est recherché en voulant légiférer sur la vie et la mort est purement dogmatique. Dans la pratique, pour ceux qui le veulent ,le problème est réglé et depuis la loi Leonetti les medecins ont l’assurance qu’ils ne seront pas traduits en justice pour un geste d’humanité. ... Comme vous j’ai mis préventivement les points sur les i avec mon généraliste qui m’a donné toutes assurances .. C’est une affaire entre lui et moi, pas une affaire de lois et il ne faut surtout pas que ce problème soit réglé par une loi ... Quant aux gardes fous .. Le mot est bien choisi .. pour interner quelqu"un contre son gré il suffit d’une demande en justice et de la signature de deux medecins .. N’avez vous jamais entendu parler des abus psychiatriques ?L’internement à la demande de la famille avec la complicité de deux medecins pour se débarasser d’un emmerdeur et pouvoir à sa place gérer sa fortune ca existe ! Mais des asiles on peut en sortir, des cimetierres c’est plus difficile ... 


            • Gotch 22 janvier 2011 03:50

              Des asiles, on peut en sortir, Archibald ? Pas toujours, pas toujours en vie, et souvent profondément marqué. Les abus ne manquent pas, y compris dans les traitements appliqués sous contrainte. L’horreur. A la limite, dans de telles conditions, mieux vaut être au cimetière.


            • sonjaline 22 janvier 2011 12:49

              oui, cela devrait être évident :

              clandestinité actuelle, avec les dérives que cela comporte (euthanasies pour de raisons économiques : libérer un lit pour un autre malade plus intéressant..., pratiques courantes)

              ou clarification des situations où on peut aider à mourir, donc contrôle plus élaboré, pour éviter les dérives de toute clandestinité...


            • Kookaburra Kookaburra 22 janvier 2011 12:35

              à Archibald

              Merci de votre commentaire ! Je suis assez d’accord avec vous. Sur le plan personnel la loi proposée ne m’intéresse pas parce que elle est trop restrictive - réservée aux moribondes elle ne vaut pas grande chose. Comme vous dites, la question peut se régler en privé. Ceux qui veulent avoir la possibilité d’une aide à mourir peuvent s’arranger avec leur médecin - mais avant que ce ne soit trop tard ! On appelle cela le « testament biologique », que vous connaissez sans doute. Ce n’est pas toujours respecté, mais au moins c’est rassurant. Sur un autre fil quelqu’un parle de cet aspect rassurant, qui me semble important. C’est comme avoir un médicament sur son chevet qu’on ne prend jamais, mais de savoir qu’on peut le prendre est rassurant, un réconfort. Peut-être je ne demanderai jamais l’aide à mourir, mais j’aime savoir que je peux la demander.


              • sonjaline 22 janvier 2011 12:47

                certes la loi proposé est restrictive, mais c’est une avancée vers la liberté et la laicité : que chaucn puisse déterminer son choix de fin de vie, une aide, un accompagnement d’une façon ou d’une autre, euthanasie volontaire non exclue.

                s’arranger avec son médecin ? çà s’est toujours fait et se fera encore..

                mais que faire lorsque vous habitez un village où le seul médecin proche est opposé à vos idées ?
                faire des km pour en chercher un autre ?
                ce n’est pas toujours possible

                que faire lorsque vous êtes hospitalisé dans un service où le chef refuse de prendre en compte vos direcitves anticipées ?
                un procès ? oui, mais c’est long, et si votre fin de vie est proche, le procès ne sera pas encore commencé lorsque vous mourrez, sans être respecté...

                la loi ne doit-elle pas clarifier la situation, éclairer les médecins sur le respect dû à leurs « clients », et les citoyens, sur la possibilité d’écrire leurs volontés, et de les voir respectées ?


              • sonjaline 22 janvier 2011 12:40

                non
                l’aide au suicide n’est pas interdite et ne peut pas l’être :
                 le suicide n’est pas un crime, donc celui qui aide à ce qui n’est « rien » que la volonté de quelqu’un ne peut pas être coupabel

                ensuite,on a détourné cette possibilité par l’interdiction de l’incitation au suicide, condamnable, par l’assimilation de l’aide au suicide à la non assistance à personne en danger (loi qui nous vient de Pétain), condamnable (15 ans de prison possibles)

                alors l’ambiguité est dommageable :

                entre un suicide provoquée par une dépression, qu’on peut et doit guérir, si c’est possible,
                 
                et l’autodélivrance, « suicide » d’une personne en fin de vie, en toute réflexion et conscience, par choix philosophique, quel rapport ??

                doit-on refuser l’aide à celui qui ne veut que savoir quels médicaments se procurer, et qui sera responsable de ses actes ?

                tous les médecins le savent et peuvent se procurer ce qu’il faut
                ils aident leurs proches si besoin, s’ils le veulent
                pourquoi les autres citoyens n’ont pas droit à l’information ? ni à l’aide (à contrôler bien sûr : vérifier l’état de santé)


                • Hélène V 22 janvier 2011 14:05

                  De nos jours, n’importe quel médecin digne de ce nom renseigne son patient sur l’évolution prévisible de sa maladie et sur le laps de temps qui lui reste à vivre dans des conditions acceptables.J’ai connu une jeune fille atteinte de sclérose en plaques qui s’est suicidée avant que son état ne s’aggrave au point de la rendre complètement dépendante, on peut très bien comprendre.
                  Là où les choses se compliquent, c’est que l’Euthanasie met en jeu une tierce personne , au demeurant un personnel soignant, à qui on va demander le plus légalement du monde de faire passer de vie à trépas un malade qu’il a tenté de guérir.Ce qui revient à dire que le médecin comptabilisera un jour ou l’autre le nombre de patients achevés par ses soins.C’est impensable !
                  Tout ceci nous renvoie l’image d’une société qui se veut normalisée à outrance : rentable,sans défauts visibles, sans états d’âme, sans courage devant l’épreuve, en un mot : vulnérable.


                  • Kookaburra Kookaburra 22 janvier 2011 14:21

                    C’est vrai ce que vous dites Hélène, mais aucun médecin, aucune infirmière, n’est jamais obligé de pratiquer l’aide à mourir. Certains acceptent de le faire, d’autres non. En fin de compte c’est un acte de compassion, mais, comme vous dites, très difficile à faire. Pour porter de l’eau à votre moulin, je me pose la question si je serais près à aider ma femme à mourir. C’est une question terrifiante, je l’avoue.


                    • Gotch 22 janvier 2011 18:32

                      Kookaburra, j’ai parlé d’un cas plus haut. Il s’agissait de ma femme, plus jeune que moi. Si elle m’avait demandé à l’aider à partir, et que les médecins... enfin...oui...bon, au dernier moment ils se dérobent (pas tous) , eh bien je l’aurais fait. Je l’ai même annoncé à un chef de clinique, professeur, d’une unité de soins palliatifs, en disant que je savais ce que je risquais. Ce fut un moment particulièrement pénible, où elle paraissait condamnée à brève échéance, et où elle s’est « remise sur les rails » toute seule.... provisoirement.

                      Ah les « soins palliatifs », ils pallient... très approximativement ! Quant à l’aide psychologique, elle-même a réussi à en rire.


                    • Kookaburra Kookaburra 22 janvier 2011 19:05

                      Gotch, Les lecteurs d’Agoravox semblent être catégoriquement opposés à toute forme d’aide à mourir. Ils ne distinguent même pas entre suicide assisté et l’euthanasie active, ce que laisse penser que leurs réactions souvent violentes ne sont pas toujours réfléchies. Je m’attendais à un débat plus paisible. C’est un sujet qui fâche, comme d’ailleurs la religion, avec laquelle il n’est pas étranger, et qui est un autre sujet qui m’intéresse mais que je n’ose pas aborder sur ce site. Je suis adhérent depuis très longtemps de l’ADMD, mais j’aurais d’énormes difficultés d’aider un autre à mourir. Mais comme vous dites, dans certaines situations il faudrait le faire.


                      • viva 23 janvier 2011 21:21

                        Il faut une loi c’est certain, mais une loi qui interdise catégoriquement l’euthanasie. Oter la vie est un acte individuel, ce n’est pas au législateur de le tolérer et encore moins aux médecins de l’appliquer.

                        Il existe des moyens de supprimer la douleur. Le temps des décès dans des souffrances atroces est révolus depuis longtemps. L’euthanasie n’est plus d’actualité sauf a considérer qu’il faut supprimer des vie pour faire des économies ou pour éliminer les improductifs.

                        Je plaint les médecins qui auront pratiqué l’euthanasie et qui se retrouveront confronté a la colère voir a la violence des familles ou qui seront poursuivis devant les tribunaux pour homicide.

                        L’auteur parle des animaux que l’on Euthanasie, c’est vrai, mais uniquement parce que les propriétaires ne veulent pas dépenser d’argent pour soigner ou pour prolonger la vie de leur animal. Voulons nous cela pour pour nos proches ou pour nous même ?


                        • Barrous Barrous 24 janvier 2011 13:40

                          COMMENTAIRE LONG MAIS INTERRSSANT smiley

                          Je comprends l’avis de la majorité des votants. En effet, une loi sur l’euthanasie pourrait permettre certains abus, mais je pense qu’une loi bien ficelée encadrera mieux la pratique que l’anarchie actuelle qui permet encore plus d’abus : il suffit d’un accord en catimini entre le médecin traitant et ceux à qui profiterait la mort du patient.

                          Ceci dit, je suis contre l’euthanasie pour des raisons logiques et religieuses.

                          1- Pour ce qui est des raisons logiques, je pense qu’il est impossible de définir ce qu’on appelle « stade terminal ». La littérature médicale regorge de cas où des patients sont jugés en stade terminal, mais qui finissent par se rétablir d’une façon miraculeuse. L’un des cas que je connais est l’histoire de Laila Lahlou, une marocaine qui a été jugée en stade terminal de cancer par ses médecins traitants, et dont le cancer a complètement disparu après son pèlerinage à la Mecque, ses médecins jugeant son rétablissement d’ « impossible » ! Sa vie à la suite de ce rétablissement a été pleine de sagesse et de spiritualité (elle a entre autre écrit un livre racontant son histoire). Elle n’aurait pas pu avoir cette chance si elle avait fait le choix d’être euthanasiée.
                          Sommes-nous donc vraiment conscient de ce qu’on peut gâcher par cette pratique qu’est l’euthanasie ? Et s’il s’agissait d’un éminent scientifique ? S’il allait se rétablir, retrouver son job et faire une découverte scientifique majeure ? S’il allait trouver la solution au problème de l’eau, de l’énergie... ?
                          Il est vrai que statistiquement parlant, la personne jugée en stade terminal va très probablement mourrir rapidement, mais nous ne pouvons pas savoir ce qu’un improbable mais possible rétablissement apportera à la personne et à l’humanité ! C’était qui le fameux compositeur (Mozart, Bethoven,... j’ai oublié) dont la mère n’avait eu avant lui que des enfants mongoliens ou un truc comme ça ? Quelle perte pour l’humanité si on l’avait euthanasié pour des raisons statistiques !!! smiley

                          Et puis, certains patients demandent à être euthanasiés, c’est parce qu’ils n’ont pas la force physique de le faire eux mêmes dans des conditions « acceptables », puisqu’ils sont affaiblis par la maladie. Mais si on accepte celà, toute personne qui jugera que sa vie n’est que souffrance (stress au boulot, déception amoureuse...) se permettra de se donner la mort, puisqu’en quelque sorte, nous sommes tous en phase terminal, puisque nous allons innévitablement mourrir !

                          On peut aller plus loin dans ce raisonnement : que signifie actuellement « être en stade terminal » ? Probablement cela signifie d’avoir 99% de chances de mourrir dans x heures, x jours ou x mois. Si on se laisse aller au jeu des statistiques, pourquoi ne pas s’euthanasier quand on souffre et qu’on a 90% de chances de mourrir dans un mois ? 80% ? 75% ? Chacun placera la barre selon sa propore vision des choses, et son estimation de la qualité de sa vie, et de la probabilité de son amélioration dans x temps ! Et c’est là qu’on va vraiment assister à un « auto-génocide », surtout dans les sociétés actuelles, où les pressions du « marché » rendent la qualité de la vie de moins en moins bonne !

                          CAR IL FAUT COMPRENDRE QUELQUE CHOSE DE TRES IMPORTANT :

                          La société change ses pratiques en fonction des lois en viegueur, car légaliser une pratique envoie à la société le signal suivant : cette pratique est normale et c’est un droit !

                          Légaliser la trans-sexualité par exemple, et vous verrez augmenter le nombre de jeunes qui vous diront « je me sens plutôt fille, ou plutôt garçon » ! Si cette pratique était légalisée, bon nombre d’entre nous auraient « bêtement » changé de sexe, à cause d’une rupture, de changements normaux se produisant à l’adolessence...

                          De même légaliser l’euthanasie, c’est envoyer aux gens le signal : « si vous trouvez que vous souffrez, que vous avez une vie de merde, et que vous allez bientôt mourrir, vous pouvez choisir de mourrir maintenant ». VDM smiley

                          2- Pour ce qui est des raisons religieuses, il ne s’agit pas seulement de ne pas détruire ce que Dieu a créé (et par la même occasion s’attirer sa colère). Contrairement à un athée, le croyant pense que sa souffrance n’est pas inutile. C’est une chance donnée par Dieu pour qu’il puisse se faire pardonner et effacer ses pêchés. C’est aussi un test de foi, pour voir si le croyant va accepter sa destinée, et remercier Dieu pour tout le reste, car pour un croyant, rien que le don de la vue dépasse tout ce qu’il aura pu faire de bien dans sa vie, et il a donc encore énormément de choses pour lesquelles il devrait remercier Dieu. L’histoire musulmane et l’histoire des prophètes en général regorge de personnes dont la foi laissera bouche bée n’importe quel croyant, mais qui sera considérée par un athée comme une folie pure ! Des gens acceptant ce qui leur maladie avec une incroyable sérénité, souriant sur leur lit de mort et quittant ce monde avec le sourrire au coin de la bouche !


                          • Hélène V 24 janvier 2011 14:39

                            http://sos-net.eu.org/medical/euthanas.htm
                            la loi existe.
                            Vous avez raison de dire que les traitements contre la douleur ont fait d’énormes progrès, encore faut-il si on a une pathologie lourde se faire soigner dans un établissement hospitalier bien équipé et pour qui la notion de rentabilité n’est pas une question vitale.Quant à l’acharnement thérapeutique il ne se pratique plus surtout chez les patients âgés car la Sécurité Sociale ne le rembourse plus passé un certain délai.Je pense donc qu’il faut développer des structures adaptées qui ne traumatisent ni les proches, ni les patients, c’est une question de solidarité et de respect envers les gens qui quittent ce monde, inutile d’en dresser un tableau si dévalorisant,


                            • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 16:56

                              à Barrous
                              Merci beaucoup de votre commentaire si raisonnable ! Dommage que vous êtes venu si tardivement. C’est le genre de commentaire que j’espérais, car je ne crois pas que mon texte est polémique. Un autre texte sur le même sujet était purement caricatural et il était mieux accueilli par les lecteurs. Mais je ne crois pas que le rejet catégorique et massif de l’euthanasie des lecteurs d’Agoravox reflète l’opinion d’une majorité de gens. Je respecte vos arguments, sans forcement les partager tous, mais l’argument religieux , comme je disais, est irréfutable et donc doit absolument être respecté. Sauf, évidement pour les athées.


                              • Barrous Barrous 24 janvier 2011 23:42

                                @ Kookaburra

                                Je suis tout aussi étonné que vous de voir tous ces avis négatifs sur un texte que je trouve équilibré et respectant l’avis de chacun !

                                J’ai lu dans l’un de vos commentaire que le sujet de la religion vous intéresse aussi. J’avais écrit un article (avec vidéo sur agoravox.tv) comparant la viande industrielle US avec la viande Halal, mais il n’a pas été accepté par la modération ! Du coup ça me démotive pour écrire sur des sujets pareils smiley

                                Mais bon ! En tout cas ça fait plaisir de trouver quelqu’un capable de débattre sur ces thèmes dits « sensibles » tout en restant zen et en privilégiant l’argument sur tout autre chose smiley


                              • viva 24 janvier 2011 18:30

                                Il est facile de parler d’Euthanasie lorsque l’on est en bonne santé, lorsque la maladie est làc’est une tout autre affaire. autoriser a un tiers a oter la vie c’est aussi la possibilité de prendre la décision pour le malade.

                                Face a la mort il y a peu de gens qui réclament que leur vie soit abrégée, comme nous ne connaissons cela qu’une fois dans notre vie. Qui peut prévoir qu’elle sera sa r&action et sa volonté ?

                                Je pense contrairement a l’auteur que la grande majorité des gens est contre l’Euthanasie, pour la bonne et simple raison que la grande majorité des etres humains ont tres peur de la mort.

                                Quand bien meme !! les seuls a pouvoir en parler sont ceux qui sont confrontés a l’ imminence leur propre mort et la il y a beaucoup moins de monde qui réclament que leur vie soit arrétés, et pour cause les malades en fin de vie ne croient pas en leur mort, ils espèrent tous jusqu’au bout sans intégrer que c’est la fin.


                                • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 19:27

                                  « Il est facile de parler d’Euthanasie lorsque l’on est en bonne santé ». Certes, mais quand on est malade, gravement malade, on risque d’y penser beaucoup. Parce que c’est pas la mort mais plutôt la souffrance qu’on redoute. Et si la souffrance est insupportable, certains demande l’euthanasie. Si, et seulement si la demande est répétée sur une période plus ou moins longue, et si et seulement si deux médecins estiment que la demande est raisonnable, et que la malade est de toute façon condamné, ils peuvent soit fournir la nécessaire pour se suicider, ou, si le malade n’est pas en situation de pouvoir le faire, lui donner, par compassion et charité, un dose de morphium provoquant la mort.
                                  Mais vous voulez interdire cela. Vous voulez m’interdire de faire ce choix. Notez bien qu’une loi ne vous oblige vous même à rien. Vous ne serez jamais obligé de faire le choix que moi je préviens. Mais vous voulez m’empêcher quand même de faire ce choix. Ou bien vous allez me dire : suicidez vous vous-même ! Facile à dire, mais je suis trop lâche pour sauter d’une fenêtre. J’aurais peur de me faire du mal ! Je veux une mort douce, et pas une mort comme j’ai le malheur d’avoir vu chez quelques amis. Mais vous ne voulez rien savoir de l’euthanasie. Fort bien, je respecte sincèrement votre choix, mais je peux imaginer que après une longue et terrible maladie , vous pouvez changer d’avis. Peut-être pas, en ce cas une éventuelle loi ne vous concernerait pas.
                                  Moi, j’ai signé un papier selon lequel sous tel et tel conditions je ne veux pas être maintenu en vie. Ce papier ne sera pas forcement respecté, mais peut-être si, au moins je peux l’espérer. Pour vous, pas de choix, même si vous n’êtes plus qu’un légume humain, vous serez maintenu en vie. On vous sauvera peut-être, mais vous serez très diminué, mentalement et physiquement. Moi, je ne veux pas cela. Et c’est un argument contre le suicide aussi, parce que ceux qui ratent leur suicide finissent leur vie parfois très diminués.


                                  • viva 24 janvier 2011 20:01

                                    Je vous accorde que c’est un problème difficile. J’ai eu l’occasion dans ma vie d’être présent au coté de mourants. Aucun n’a réclamé à ce que sa vie soit abrégé. Dans le cas d’un proche, il y avait une vrai souffrance physique et morales le médecin l’a soulagé sans difficultés.

                                    il existe certainement des cas extrêmes, ils restent rares, je n’ai jamais entendu quiconque dire qu’un de ses proches à réclamé qu’on le fasse mourir.

                                    Faire une loi qui consiste à dépénaliser le fait de stopper la vie est plus que discutable, tout le monde sait ou cela mène en définitive.

                                    Dans un autre domaine, on a vu tout d’abord la cigarette interdite dans les publicité, ensuite elle a été interdite dans les administrations, les avions, plus tard dans les bars, les restaurants et les discothèques il y avait des zones fumeurs, aujourd’hui l’interdiction est totale.

                                    Je suis par principe opposé a ce que la mort soit donné volontairement sans qu’aucune enquête ne soit diligenté, dans le cas d’un suicide il y a une enquête de police, dans le cas de l’Euthanasie il doit en être ainsi, pas de loi d’exceptions.

                                    Je vous passe les problèmes psychologiques que vont devoir subir les soignants qui auront donné la mort. Il y aura toujours des questions en suspens pour ceux qui auront agis , seul des psychopathes ne s’interrogeraient pas après avoir accomplis un tel acte ......... Personnellement je refuserais de faire cela.


                                  • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 21:20

                                    « Faire une loi qui consiste à dépénaliser le fait de stopper la vie est
                                    plus que discutable, tout le monde sait ou cela mène en définitive. »

                                    Impossible de répondre à une affirmation si catégorique (tout le mone sait que...)

                                    « stopper la vie » Non, plutôt accepter une demande d’aide à mourir.

                                    « Je suis par principe opposé a ce que la mort soit donné volontairement
                                    sans qu’aucune enquête ne soit diligenté, dans le cas d’un suicide il y a
                                    une enquête de police, dans le cas de l’Euthanasie il doit en être ainsi,
                                    pas de loi d’exceptions. »

                                    Et c’est justement pourquoi une loi assurerait une enquête.

                                    « Je vous passe les problèmes psychologiques que vont devoir subir les
                                    soignants qui auront donné la mort. Il y aura toujours des questions en
                                    suspens pour ceux qui auront agis , seul des psychopathes ne
                                    s’interrogeraient pas après avoir accomplis un tel acte .........
                                    Personnellement je refuserais de faire cela. »

                                    Là vous faites une très bonne objection, avec laquelle je suis d’accord. Il est crtainement très difficile à aider, ou pire encore donner la mort un à malade, aussi souffrant soit il. Mais n’aucun médecin sera jamais obligé de le faire. L’aide à mourir dépend toujours de la volonté du médecin (en plus du malade bien entendu). Mais on craint des abus, malgré toutes les précautions que j’avais mentionnées dans le texte. Bon, les opinions restent divisées. Mais je me suis exprimé déjà à fond dans le texte. La discussion m’a sensibilisé un peu plus sur les problèmes, mais je reste plutôt en faveur. Moi je vois des faiblesses dans mon texte que personne n’a mentionné, mais avec le nombre de textes publiés sur le site, nous avons tous tendance à ne pas lire très attentivement les articles.


                                    • viva 24 janvier 2011 22:34

                                      @Kookaburra

                                      Vous voyez qu’il est possible de trouver des terrain d’entente, le hic vient des politiques qui ne sont pas fiable et des lobbyistes qui veulent toujours plus.

                                      J’ai cité l’exemple de l’interdiction du tabac, on part d’une interdiction de la publicité pour arriver à l’interdiction de fumer dans des lieux recevant du publique même si il y a des fumoirs.

                                      Dans les faits il existe des soins palliatifs, l’acharnement thérapeutique n’est plus vraiment d’actualité dans les cas désespérés. Et les malades peuvent être soulagés si le patient et/ou la famille sont d’accord. Pourquoi légiférer si on veux simplement en rester là ???? je suspecte que ce soit afin de pouvoir aller un peu plus loin a la prochaine loi et encore plus loin ensuite.

                                       Et là je dis ATTENTION DANGER !!!

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