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Accueil du site > Actualités > Santé > Votre bébé reprendra bien un peu de bisphénol A ?

Votre bébé reprendra bien un peu de bisphénol A ?

Et un scandale de plus, un ! Il concerne une population que les honnêtes gens imaginent à l’abri parce que représentant l’avenir de notre monde en même temps que ses habitants les plus fragiles : les bébés...

Pourtant, l’accusé porte bien un nom de coupable : le bisphénol A !

Bisphénol A, vous me direz, comment faire confiance à une substance qui se présente sous un patronyme pareil ?

La genèse de cette histoire remonte à l’année 1891 lorsque le Bisphénol A a été créé par le chimiste russe Alexandre Dianin, ex nihilo, comme œstrogène synthétique. Il a connu un parcours sans relief particulier jusque dans les années 50 où l’industrie a réalisé qu’il pouvait être utilisé pour la production de polycarbonates et de résines époxy, ceci permettant la confection de contenants alimentaires de toutes sortes.

En conjonction avec l’explosion des besoins en « plastique », il a été propulsé dans les tous premiers rangs de ces nouveaux matériaux à tout faire avec près de 3 milliards de tonnes produites l’an dernier pour les seuls Etats-Unis.

Il faut dire que ce bisphénol A n’est pas sectaire, il œuvre aussi bien dans l’alimentaire qui nous occupe aujourd’hui que dans les CD/DVD ou les lunettes !

Seulement, lorsqu’on y pense 3 minutes, un composé issu de phénol et d’acétone est-il compatible avec la santé humaine lorsqu’il s’agit de stocker des aliments ?

Nous arrivons au cœur du scandale qui menace de secouer les Etats-Unis puisque depuis plus d’une décennie le gouvernement fédéral et l’industrie chimique ont régulièrement assuré le bon peuple que le bisphénol A ne présentait aucun risque, notamment pour les bébés, sachant que la presque totalité des conteneurs (Biberons, bouteilles, petits pots, etc.) qui leur sont destinés en est composée...

Attention !

La liberté de la presse n’étant pas qu’un concept théorique chez l’Oncle Sam, le Journal Sentinel de Milwaukee s’est emparé de la question et a mené une véritable enquête pour découvrir que les experts officiels en charge de l’évaluation de la dangerosité du bisphénol A étaient « largement influencés par l’industrie chimique ».

Mais, le Journal Sentinel ne s’est pas arrêté là, grâce aux reporters Meg Kissinger, Cary Spivak et Susanne Rust, il a passé en revue 258 études scientifiques disponibles sur le sujet et a découvert que du bisphénol A avait été détecté dans les urines de 93 % des Américains récemment testés.

Plus grave, une immense majorité de ces études désignait le bisphénol A comme dangereux car provoquant : cancer du sein et des testicules, diabète, hyperactivité, obésité ainsi que divers problèmes de fécondité chez les animaux de laboratoire.

Le Journal Sentinel a été plus loin dans ses critiques des institutions de santé publique américaines en les accusant d’avoir systématiquement rejeté les études qui soulignaient les dangers du bisphénol A, rejet motivé par une méthodologie inadéquate pendant que celles qui étaient financées par l’industrie chimique trouvaient curieusement grâce à leurs yeux, bien que suivant la même méthodologie, comprenne qui pourra.

Certains exemples sont à peine croyables, les autorités avaient accepté une étude coréenne concluant à l’innocuité du bisphénol A, bien que traduite par l’industrie chimique et transmise par elle ; encore plus fort, aucune difficulté n’a été faite pour tenir compte de 2 études financées par General Electric (Ancien producteur de bisphénol A jusqu’à très récemment), bien qu’aucun comité scientifique n’ait pu les relire, ce qui est pourtant la règle d’or dans le milieu.

Toujours plus fort, des études contre le bisphénol A ont été rejetées sous prétexte que les doses concernées étaient trop faibles, mais celles positives aux mêmes doses ont été acceptées...

Pour mesurer l’impact de cette affaire, David Rosner, professeur d’histoire et de santé public à l’université Columbia, a tout simplement estimé « qu’elle minait l’autorité du gouvernement ».

Lorsque l’on sait que le bisphénol A est la matière première de la presque totalité des conteneurs destinés aux bébés et qu’il est aussi présent comme revêtement intérieur des canettes en aluminium pour sodas, on peut comprendre que de nombreux scientifiques aient trouvé pertinent de lier les effets constatés sur les animaux de laboratoire à l’augmentation des cas de garçons nés avec des anomalies génitales, à l’âge des premières règles qui ne cesse de s’abaisser ainsi qu’aux problèmes croissants d’infertilité chez les adultes.

Sans parler des cancers, de l’hyperactivité et de l’obésité déjà mentionnés.

Une scientifique est convaincue de tout cela, elle s’appelle Patricia Hunt de la Case Western Reserve University, son histoire vaut le détour.

En 1998, elle travaillait sur le lien entre l’âge de la mère et la trisomie 21 (Down syndrome) et a constaté un jour que l’ensemble de ses souris de laboratoire présentait des anomalies chromosomiques, même celles qui n’avaient pas été traitées !?

Les investigations menées par son équipe finirent par aboutir et la cause des mutations fut identifiée... les souris avaient léché leur cage qui était en polycarbonate, autrement dit en bisphénol A !

Des alertes ont été lancées par les scientifiques depuis plusieurs décennies, sans résultat jusqu’à présent, le gouvernement américain étant plus sensible aux milliards du bisphénol A qu’à la santé des citoyens américains.

Et au Canada ?

La désinformation est mondiale car voilà ce que l’on peut trouver sur le site Plastics.ca (les fautes d’orthographe du texte original ont été conservées) :

« Plus de quatre décennies de recherche approfondie sur la sécurité du bisphénol A démontre que les produits de consommation fait avec cette substance sont sécuritaires pour leur utilisation prévue et ne constituent pas un danger pour la santé des consommateurs.


Certains tests en laboratoire ont révélé que des petites quantités de bisphénol A pourraient migrer à partir d’un produit d’emballage, mais à des taux très inférieurs aux seuils de sécurité établis par les organismes gouvernementaux.

Après avoir réalisé une étude basée sur un faible échantillon (14 souris), un chercheur de l’université du Missouri a suggéré que l’exposition à de petites quantités de bisphénol A pouvait avoir des effets néfastes sur les souris, mais aucun autre chercheur n’a pu valider ces résultats en répétant l’expérience. Dans les derniers mois, quatre études provenant de trois laboratoires différents, utilisant un échantillonnage de plus de 600 souris ou rats, n’ont pu démontrer quelque effet néfaste sur les animaux de laboratoire en étant exposé à des doses inférieures, égales ou supérieures à celles de l’étude de l’université du Missouri. Deux de ces études ont répété rigoureusement la méthodologie utilisée dans l’étude de l’université du Missouri.


Au Canada, la direction générale de la protection de la santé de Santé Canada a conclu que l’exposition des consommateurs au bisphénol A contenu dans les matières d’emballage ne présentait aucun risque pour la santé, et ce d’après ses évaluations des données présentement disponibles. »

A propos, votre bébé, il en pense quoi du bisphénol A ?

Documents joints à cet article

Votre bébé reprendra bien un peu de bisphénol A ?

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58 réactions à cet article    


  • thirqual 18 janvier 2008 10:28

    Votre article serait excellent s’il ne comportait cette phrase "Seulement, lorsqu’on y pense 3 minutes, un composé issu de phénol et d’acétone est-il compatible avec la santé humaine lorsqu’il s’agit de stocker des aliments ?" qui est problématique. En chimie orga, la formule chimique des composés de départ n’a que très peu d’influence sur la nocivité du composé final (à moins qu’on y mette des métaux, mais là on risque de partir un peu loin). Le nylon est produit avec des diamines, produits assez peu sympathiques. Gras + base (genre des cendres) ? ben on fait du savon ! A partir du glycérol du savon, en prenant de l’engrais, ou du salpètre, ou la partie azotée de cendres, on peut produire de la nitroglycérine. À partir de bois, d’eau et d’air, on peut synthétiser du phénol et de de l’acétone, et à partir d’acétone et de phénol, on peut produire du carbone, de l’eau et de l’oxygène.

    Encore une fois, le gros bon sens nous trahit.

     


    • mailperso 18 janvier 2008 10:54

      J’avoue ne pas comprendre le sens du commentaire de Thirqual ou au contraire ne le comprendre que trop bien ? Le "bon gros sens" de l’auteur de l’article (Aimable formule !) semble dans le cas d’espèce plus que soutenu par les faits énoncés, si tant est qu’ils soient exacts, ce que l’on peut espérer au vu des sources mentionnées.

      La "chimie orga" à laquelle l’auteur du commentaire fait une référence quasi "magique" n’est-elle pas cette science qui s’intéresse aux composés organiques, donc en résumant drastiquement "aux briques du vivant" ?

      Partant de là, les ayatollahs de la "chimie orga" ne cherchent-ils pas par tous les moyens à s’auto justifier et surtout à masquer les dérives de leur flirt trop poussé avec les tenants d’une hyperproduction effrénée ?

      Ce genre de commentaire est à rapprocher des études favorables au bisphénol A décrites dans l’article, il est important de « casser » toute remise en cause de la sacro-sainte avancée du progrès et spécifiquement de la « chimie orga ».

      Le ton railleur du commentaire m’apparaît comme la meilleure démonstration de l’adage qui veut que dans les scandales de santé publique « ceux qui savent sont payés pour ne pas parler et ceux qui ne savent pas payent pour être empoisonnés », choisis ton camp, camarade !

      La « chimie orga » vaut mieux que ce commentaire condescendant de Thirqual et la santé de nos enfants mérite ce questionnement…

       


    • thirqual 18 janvier 2008 11:50

      Relire le début de mon commentaire " cet article serait excellent patati patata".

      Au vu de ce qu’il a écrit, le produit est plus que douteux, et il est indispensable de le faire savoir. Cependant, l’auteur dit, pour arrêter de prendre des pincettes, une connerie. C’est pas de sa faute, il a pas forcément fait de chimie. Une telle erreur lui coûte de la crédibilité, il est donc d’autant plus important de la pointer du doigt, et de donner des contre-exemples, que l’on soutient sa démarche, parce que cela peut servir de levier aux critiques qui n’apprécieraient pas le reste de l’article.

      Le ton "condescendant", désolé si ça peut être perçu ainsi, mais tu me fais un faux procès sur le reste.

      Et pour le "gros bon sens", j’insiste, c’est un traître. L’utiliser, surtout en sciences, c’est se préparer à tomber de haut.

       


    • phosphene 20 janvier 2008 12:07

      Voilà un sujet bien trop grave pour ne penser qu’à flatter son intellect et nourrir son ego, ce qui est son intérêt.

      Toxicité du bisphénol A (entre autre) :

      recherches terminées et en cours en France, partenariat et ailleurs : INRA, CNRS, INRS, un petit clic sur le net, tout ce petit monde est au courant.

      A propos de l’instinct et de l’intellect : si l’on regarde en arrière avec honnêteté, le progrès amène autant de problèmes qu’il n’en résout. A l’heure actuelle on peut décimer la population mondiale et détruire la planète ; nous sommes par contre incapables de résoudre quantités de maladies et de problèmes.

      On creuse un trou pour en boucher un autre.La cilivisation occidentale rejette toute sagesse, l’intellect est roi et le bisphénol a n’est qu’un grain de sable sur une plage de mensonges et d’inhummanité.

      Réveillez vous !


    • jako jako 18 janvier 2008 10:33

      Bonjour Thirqual je ne suis pas spécialiste mais tout est chimie sur ce point vous avez raison sans aucun doutes mais je pense que le principal dans l’article est le fait (si c’est avéré) qu’il y a désinformation sur un produit "dangereux" .


      • thirqual 18 janvier 2008 12:08

        Tout à fait. C’est le point le plus important. N’étant pas organicien, je ne peux pas orienter l’auteur vers d’autres revues, études, etc... alors plutôt que de juste dire merci pour l’info je préfère informer l’auteur sur une erreur dans le texte, qui n’a pas d’influence sur la qualité de son travail de recherche mais en a une important sur la qualité de l’article.


      • Djanel 18 janvier 2008 13:20

         

        Erreur le chimiste minéral, dans l’article, l’auteur a signalé l’utilisation d’un produit de synthèse apparentée à une hormone sexuelle, un œstrogène. Une hormone femelle. On est plus en chimie mais en biologie grave erreur scientifique.

         

        Savez vous ce qu’est une hormone. Avec mon brevet d’enseignement agricole niveau BEP c’est dire 2 ans avant le bac. Pas pu aller plus loin, je peux vous répondre bien que je ne fus qu’un cancre à l’école.

         

        Les hormones sont des substances secrétées par des glandes endocrines. Elles agissent loin de leur lieu de production en très petite quantité transportée par le sang. Elles ne sont pas spécifiques à l’espèce, c’est à dire qu’elles produisent leurs effets sur tout ce qui bouge.

         

        L’auteur a mentionné des problèmes de fertilité. Cherchez l’erreur. Demandez conseil à Pallas, il est sympa. Un peu cabot sur les bords mais comme les bords sont larges il devient encore plus  cabochard. On s’habitue vite vous savez.  


      • thirqual 18 janvier 2008 13:32

        Je ne vois pas mon erreur et dans un commentaire plus bas je précise que j’attends en rigolant que quelqu’un m’explique que c’est pas grave de balancer des œstrogènes dans la nature, même si on ne les retrouve qu’à l’état de traces. Encore une fois, je ne critique en rien la conclusion de l’article. Faudrait apprendre à lire.


      • Djanel 18 janvier 2008 13:51

        Je m’adressais à jako et non pas à vous. J’ai oublié de mentionner son nom. c’est tout. OK


      • Djanel 18 janvier 2008 17:39

        Parlons Français, parlons  vulgaire avec des fautes intentionnelles de grammaire, merde j’ai rater un subjonctif, mon diplôme agricole n’est pas suffisant : que je fusse un cancre. C’est comme çà que l’on rate ses études chez nous. C’est de la faute à pas de chance bien que Sarkozy fusse n’est.


      • Djanel 19 janvier 2008 01:10

        Va draguer ailleurs, je couche avec madame veuve poignée ce soir.


      • roOl roOl 18 janvier 2008 10:50

        Un de plus ...

        Si je m’en sort sans cancer je veux qu’on m’appelle Chuck Norris.


        • ThatJazz ThatJazz 18 janvier 2008 18:35

          Ouh alors comme ça tu as une moustache et tu sais faire des mawashigeri sans que ton brushing Frank Provost n’en souffre ? Mon héroOos !


        • Darwa 19 janvier 2008 17:05

          Tu fais quoi sur la photo avec ta main ?


        • Djanel 19 janvier 2008 17:41

           

          Vous n’auriez pas le sens de l’esthétique si vous pensez qu’elle se bouche le nez à cause des odeurs.

           

          Elle est super sur la photo et elle a eu bon goût de la choisir. Quant à moi çà me fait penser à une petite fille qui vient de faire une grosse bêtise et qui se retient pour ne pas en rigoler.


        • papiper 18 janvier 2008 11:18

          bien entendu, l’amalgame et l’émotion sont à éviter . Mais une simple énumération non exhaustive incite tout de même à une très grande prudence :

          affaire du DDT, affaire de l’Amiante, tabac, et je ne parle pas de l’agronomie et des abeilles....d’un célèbre talc, de l’ESB , etc..
          Les études sont pourtant conduites par des scientifiques et parfois signées par de "grands noms" .

          Je ne peux m’empêcher d’ajouter que la mondialisation aidant , les énormes multinationales auront encore plus de facilités pour dicter aux Etats ( dont il faut à tout prix amoindrir les périmètres d’intervention pour cause de compétitivité) , ce qu’elles auront décidé - ou plutôt ce que les financiers et sans aucun doute les politiques qui les relaient,auront choisi.

          Bonne fin de semaine tout de même.

           


          • Nemo 18 janvier 2008 11:35

            Et c’est là où l’on mesure l’importance capitale de l’Union Européenne !

            Grâce à la directive REACH, les industries chimiques devront faire la preuve de l’inocuité de leurs produits avant de les mettre sur le marché. Cela n’empêchera pas les tentatives de désinformation, mais au moins cela évitera un produit de devenir incontournable avant que l’on se rende compte de sa nocivité.

            Quant au produit que vous citez, je ne me suis pas penché sur le sujet. Une autorité européenne chargée de traquer les tentatives de dissimulation de dangerosité de produits serait certainement souhaitable.


            • Atlantis Atlantis 18 janvier 2008 20:44

              Vous vous êtes même pas penché sur REACH alors.

              Un petit coup de google vous fera vite savoir que le bisphénol-A a fait partie des produits "écarté" de la première liste : il n’est absolument pas retenu dans la liste finale de REACH. La liste des produits écartés est d’ailleurs très instructive.

              Et ce n’est pas l’europe qui a porté REACH, qui en a été le moteur. L’europe a fourni un budget même pas astronomique vu l’enjeu d’ailleurs. C’est les toxicologues dans un mouvement de fond, ainsi que les ONG qui ont vraiment combattu contre les abus des industriels/hommes d’affaires/politiques verreux.


            • geo63 18 janvier 2008 11:38

              Le danger présenté dans cet article me paraît véritablement à prendre en considération. Pour une information scientifique on peut se reporter par exemple à la base de données www.ncbi.nlm.nih.gov/Pubmed, taper ensuite bisphenol A dans la case "for". Il y a 4456 références répertoriées (les plus récentes datent de 2008). Les articles ne sont pas accessibles, mais les résumés sont déjà très informatifs. L’une des toutes premières pub (n°9) émane d’un labo du CNRS à Lyon spécialiste des dosages de traces organiques, elle indique que dans les traces les plus couramment rencontrées dans les eaux étudiées, il y a du bisphenol A. Je dis cela parce que j’en ai marre du mépris affiché vis-à-vis des chercheurs et encore je pèse mes mots.

              chercheur retraité


              • mailperso 18 janvier 2008 12:32

                Je reviens à Thirqual qui a décidemment raison et qui ne veut voir le monde qu’à travers ses œillères de « chimie orga » mais qu’en est-il de l’intuition ? Qu’en est-il de ce savoir inné qui nous permet lorsque nous ne sommes justement pas trop pollués de nous méfier intuitivement de tel ou tel contexte, voire substance ?

                 

                Je ne peux que réaffirmer ma révolte contre l’attitude qui consiste à décocher du haut d’une pseudo connaissance scientifique (Si parcellaire et si souvent remise en question, presque annuellement !) des flèches de mépris aux universalistes humanistes.

                 

                J’ai quelques remugles de « chimie orga » et pourtant jamais je ne me permettrais de conclure doctement que « Cependant, l’auteur dit, pour arrêter de prendre des pincettes, une connerie. » car cela signifierait que le « bon gros sens » est en lui-même une connerie.

                 

                D’aucuns l’appellent le « génie humain » ou « l’instinct de survie » en fonction des circonstances et c’est précisément ce qui a permis à notre espèce de se développer petit à petit…

                 

                Enfin, si le « bon gros sens » trouve qu’il ne faudrait pas mélanger « phénol et acétone » avec « bébés », qu’y a-t-il de risible à cela, à la lumière des autres commentaires, qu’y a-t-il d’erroné ?

                 

                Je le répète, cette posture qui consiste à railler le détail sans importance (Et qui plus est parfaitement légitime dans le cadre qui nous occupe) permet de s’éloigner du cœur du débat, en cela Thirqual qui persiste et signe a parfaitement réussi son coup…

                 

                Nous devrions échanger sur ce scandale sanitaire potentiel et nous perdons notre temps à cela !

                 


                • thirqual 18 janvier 2008 12:56

                  L’instinct de survie pousse aussi les lemmings a sauter des falaises. Je vous en prie, passez le premier ;).Non, blague à part, j’apprécie votre commentaire (à part la fin, le détail ayant beaucoup d’importance). Et désolé mais pour répondre à votre commentaire je vais m’éloigner du "débat", qui est ici absent. Un tel article d’information se prête (je trouve) mal au débat à moins qu’un type vienne nous expliquer que bazarder des produits douteux un peu partout c’est pas grave, ou que comme c’est à l’état de trace osef alors que ce produit est un (une ? sait plus) oestrogène. Ce serait sûrement marrant. Je ne comprends pas trop ce que vous voulez échanger, d’ailleurs.

                  Le savoir inné dont vous parlez ne l’est pas, puisque vous avez besoin de savoir que phénol et acétone sont des produits dangereux (l’un énormément, l’autre moins) pour en venir à l’idée que le mélange des deux l’est aussi. Il y a donc un léger problème.

                  En,suite, si CE mélange produit un produit dangereux, d’autres mélanges de produits dangereux mènent à des produits utiles et inoffensifs. Donc le passage du particulier au général est erroné.

                  Mais le point le plus intéressant, c’est sans doute la variation du "bon sens" selon les gens. Pour un logicien, le passage particulier -> général qui aurait choqué son bon sens.

                  La remise en question de parties de la connaissance scientifique n’est pas annuelle ou mensuelle, elle est continue et c’est une part indisociable de l’idée de science. La connaissance n’en acquiert pas de pseudo-aleur pour autant, je peux aujourd’hui faire des produits non toxiques avec de l’acétone et du phénol et je le pourrais demain aussi.

                  Ah, et je ne suis pas d’accord, mais alors du tout, avec vous sur ce qui a permis à notre espèce de se développer. Je préfère penser que c’est cette tendance à se dire "et si j’appuie là, ça fait quoi ?". Trier de la pechblende pour en tirer de l’uranium puis du radium et crever d’une tumeur, ça me paraît plus dans les cordes du "et si je..." que de "l’instinct de survie".

                   

                   


                • Le Chacal Le Chacal 18 janvier 2008 16:46

                  "L’instinct de survie pousse aussi les lemmings a sauter des falaises. Je vous en prie, passez le premier ;)"

                  Bien vu pour la chimie orga, mais là, c’est pour la biologie que vous repasserez : les lemmings qui se suicident sont une légende urbaine crée par un film pseudo-documentaire du père Disney de 1958. Les études modernes montrent toutes que les lemmings subissent par vague des problèmes écologiques classiques (manque de nourriture, excès de prédateurs) qui font fluctuer grandement leur population.

                  Pour en revenir aux produits chimiques dans notre vie quotidienne, il faut laisser faire les scientifiques indépendants (et je précise bien indépendant, pas ceux financés par les filières concernées) et éviter de demander à la "masse bien-pensante". D’ailleurs, petit sondage :

                  Un produit connu a les caractéristiques suivantes : Inhalé ou ingéré à hautes doses, il peut être mortel. On le trouve à un taux de 70% dans les tumeurs cancéreuses. Il a de plus la capacité de corroder les métaux ferreux, et est relaché en grandes quantités par l’industrie et les automobiles. L’Union Européenne doit-elle l’interdire ?

                   

                  Si vous avez répondu oui, vous venez de faire interdire l’eau. Il faut se mféier des idées préconçues et des sondages...


                • Bof 21 janvier 2008 15:49

                  @ mailperso :

                   Vous écrivez : "Je ne peux que réaffirmer ma révolte contre l’attitude qui consiste à décocher du haut d’une pseudo connaissance scientifique (Si parcellaire et si souvent remise en question, presque annuellement !) des flèches de mépris aux universalistes humanistes." Mais, à quoi sert d’écrire ceci ? Certaines personnes plus évoluées ont accès à l’Intuition . Par exemple, nos prof. d’histoire nous ont expliqué que des grands Hommes furent de grands chefs pour leur pays et surtout pour les habitants . Il y en avait tous les ans, donc, l’histoire du monde le prouve et qu’en ont retenu les intellectuels qui ne se fient qu’à leur mental concret ? RIEN ; je pense à nos énarques et technocrates qui trouvent certes la meilleure solution ,le plus vite possible MAIS à l’énoncé " étriqué" et non à l’Ensemble de l’énoncé avec tous les problèmes humains qui sont toujours accolés... et voici venir la désolation dans notre monde ,sauf pour eux bien sûr ! L’utilisation du mental concret devrait être uniquement réservé à ceux qui s’occupent de l’administration et jamais aux chefs. On devrait interdire l’accès à la tête de l’état à ces technocrates puisqu’ils nous ont ruinés," la France est sans le sous" a dit Monsieur Hollande . Il est naturel que la solution à un problème paraisse stupide sur l’instant ,mais cinquante ans plus tard, il y en a eu des modifications "imprévisibles" que les vrais chefs devinnent. Ceci est important puisqu’ actuellement l’éducation nationale a pris le monopole des diplomes et donc des sujets qui vont diriger notre société , or, de plus en plus de Français se distinguent et c’étaient des rebus de l’éducation nationale...Etrange leur grande incompétance ...et merci à ces êtres de quand même venir nous aider et créer des emplois. Je pense aux vrais inventeurs de brevets révolutionnaires et à de très nombreux chefs d’entreprises ... étrange !!!

                   Je pense que c’est au cnrs que l’on étudie scientifiquement ces phénomènes , donc dans un cadre Français avec les impots des Français MAIS les conclusions n’ont pas l’air d’arranger nos dictateurs , au petit mental concret , ruineurs du pays .

                   Pour la chimie, une réaction fonctionne selon la formule générale : x de AB + y de CD donne selon "la condition de l’expérience : x’ de AB + x’’ de AC + x’’’ de AD + y’ de CD + y’’ de BC + y’’’de BD avec parfois un des composants qui est nul. On constate donc qu’il y a au final un mélange plus ou moins pur en fonction des conditions de l’expérience plus ou moins bien respectées et des quantités mises au départ et si l’on a oublié de remplir correctement .... Parfois donc il reste des impuretés qui peuvent être mortelles dans le produit vendu ou bien / et dans les environs de l’endroit où se fait la réaction chimique .

                   Je me permet de préciser que " xAB" représente pour "x" une certaine quantité "AB" est la molécule première et de même "y" représente donc une autre quantité et "CD" peut représenter un seul produit ou bien un mélange de cette quantité "y".


                • Djanel 18 janvier 2008 12:33

                   

                  Dugué sera content de lire cet article puisqu’il défend bénévolement la commercialisation des OGN. Rien à voir. Si si cu cu cu pan pan ! C’est le même problème éthique et la même immoralité des industriels américains qui est mise à jour.

                   

                  Sarkozy veut privatiser les universités pour quelle soit financées par les industriels. Quand cela arrivera. Les industrielles feront de la recherche et orienteront celle-ci vers leur intérêt. Ils seront payeurs et donneurs d’ordre à la fois. L’argent c’est le pouvoir réel. Tu n’obéis pas ! Plus de financement. Après ils posséderont l’information, avec ils feront de la communication scientifique ; mais, comme pour les contredire il faudra posséder un laboratoire réputé et indépendant pour avoir cette information, il n’y en aura plus puisque Sarko aura privatisé toute la recherche.

                   

                  Les industrielles pourront alors bloquer la recherche comme ils le voudront et communiqueront ce qu’ils voudront bien nous dire comme c’est le cas dans cette affaire. Ce sont les journalistes qui fond le travail de recherche fondamentale avec peu de moyens en consultant les archives si j’ai bien compris. Forcément dans le débat scientifique, ils perdent contre les laboratoires privés parce qu’ils n’ont pas de réputation qui leur donnerait de l’autorité. Le tour de passe-passe est joué. Merci Dugué pour défendre des mecs pareils.

                   

                  A Tchernobyl les animaux sauvages sont réapparus et semblent en bonne santé. Pourquoi ? Parce qu’ils vivent moins longtemps que nous et meurent avant de tomber malade et ceux qui le sont se font bouffer par les prédateurs. Ce n’est pas une raison après avoir vu des images d’animaux en bonne santé de conclure que la région est habitable pour l’homme. D’ailleurs elle est restée inhabitée. Pas fous les Russes ou Ukrainiens. Vous ne voyez pas où je veux en venir. Soyez patient j’ai une petite tête poussive.

                   

                  L’expérience sur l’homme est un crime, c’est pour cette raison que nous utilisons des animaux de laboratoire. Ce sont les souris qui sont choisies le plus souvent parce qu’elles ne coûtent pas chères à produire et qu’elles sont très prolifiques avec un cycle de vie très court. Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir moi non plus d’ailleurs. Suis-je une souris ? Non c’est pourtant bien ce que disent les laboratoires. En effet ils font leurs expériences sur des souris en les exposants à des produits et observent leurs réactions. Si aucun symptôme négatif n’apparaît, il conclue que ce produit n’est pas toxique et que l’on peut passer chez l’homme sans risque. Comme on ne peut comparer que des choses semblables dans une même catégorie, il faut conclure que les Américains nous prennent pour des souris. Ce n’est pas toxique pour la souris qui est un mammifère, l’homme étant un mammifère je conclue que ce n’est pas toxique pour l’homme. Or hé ! hé ! hé je rigole. En effet nous pouvons être rangés dans même catégories des mammifères avec les souris mais le sophisme réside là : nous ne pouvons pas être rangés dans la catégorie des souris quant à la durée de vie. Cycle court pour les souris cycle long pour l’homme. Dans le cul les Américains, après m’avoir traité de souris ils l’ont bien mérité.

                   

                   C’ét y pa rigolo


                  • Djanel 18 janvier 2008 14:11

                     

                    Comme à Tchernobyl les Russes ou les Ukrainiens n’ont pas repeuplé l’espace contaminé après avoir vu la bonne santé apparentes des animaux sauvages, je conclue que les Russes sont moins bêtes que les Américains et là encore ils l’ont encore dans le cul.

                     

                    Comme ils m’ont pris pour une souris alors que je suis un homme, je peux donc conclure qu’ils sont homosexuels et là ils l’ont encore dans le cul puisque leur religion leur interdit de l’être ils l’ont encore une nouvelle fois dans le cul. Moi aussi je sais raisonner à ne plus en finir parce qu’ils l’auront encore dans le cul une dernière fois.

                     

                    Bon il faut bien s’arrêter


                  • Djanel 19 janvier 2008 21:12

                     

                    Dernière apparition

                     

                    J’ai l’impression d’avoir travaillé pour rien parce que les internautes qui ont fréquenté ce fil m’ont prouvé qu’il n’était pas à la hauteur de leur époque étant incapable de discuter d’un problème éthique aussi grave que celui du comportement nihiliste des industrielles et soi-disant savants américains.

                     

                    Je suis déçu aussi du comportement de l’auteur de m’avoir laisser seul ici. Qu’il découvre mon texte et l’analyse froidement pour réponde à cette question :

                     

                    De nos textes respectifs le quel des deux aurait le plus de répercussion dans la communauté scientifique le mien ou le vôtre ?

                     

                     Je réponds le mien. Etes-vous capable de soutenir dans un procès le contraire contre moi ?

                     

                    Ne reviendrai plus sur ce fil

                     

                    Salut camarade.


                  • Djanel 20 janvier 2008 23:17

                     

                    Il y a encore un con qui m’a volé un point positif. Je me fâche parce que vous n’avez pas le droit d’enlever un point positif accordé par un autre sur ce texte sans me dire pour quoi il est négatif. Ce texte a une valeur littéraire au-dessus de la votre. La preuve personne n’a osé cliqué sur « répondre au commentaire. »

                     

                    Je dis que ce texte à une valeur littéraire certaine parce que j’y montre comment les scientifiques utilisent les syllogismes.

                     

                    J’y mets en lumière un sophisme sur l’emploi des animaux de laboratoire que l’on compare injustement à l’homme et aussi pour avoir dit que l’on avait le droit de comparer deux choses semblables dans une même catégorie.

                     

                    Ce texte avait obtenu 12 points pour retomber à 6 mais il était remonté à 9 et le revoilà redescendu définitivement à 8. Je relèverai les noms de ceux qui ont publié et au hasard de nos prochaines rencontre, je vous punirai pour avoir voté négativement mon texte. Dans le doute il aurait fallu s’abstenir d’intervenir, c’est une règle cartésienne, une règle que les connards de scientifique ne respectent plus aujourd’hui tellement soucieux de se faire de l’argent sur de nouvelle découverte. 


                  • mailperso 18 janvier 2008 13:45

                    Pour conclure ces échanges stériles avec un « contradicteur » aux « tiqus » autistico-scientifico-sectaires qui nous pousserait presque à souhaiter « désyllaber » le terme de « contradicteur », je lui dédie 2 citations de personnes qui, j’en suis sûr, ne trouveront pas grâce à ses yeux (Ce qui ne nous empêchera pas de passer un excellent week-end !) :

                     

                    « Quand on ne sait pas où l’on va, tous les chemins mènent à nulle part »

                     

                    Henry Kissinger

                     

                    « Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre »

                     

                    Marie Curie

                     

                    Enfin, pour tous les autres , ce lien intéressant :

                    http://francais.mcgill.ca/headway/summer2007/indepth1/

                     


                    • thirqual 18 janvier 2008 13:51

                      Marie Curie... c’est pas celle que je cite pour illustrer le "et si ?" ?Et la citation colle parfaitement, merci beaucoup.


                    • morice morice 18 janvier 2008 14:03

                      Excellent, si mes souvenirs sont exacts, dans un CD-ROM c’est la couche qui est capable d’être mise en inversion binaire par le laser. Elle est extrèmement mince, et n’est protégée que par un vernis..Si celui sèche trop, ce qui a été le cas, le support se pèle et le CD-ROM donné pour 15 ans... fichu..Ça commence sérieusement à poser problème en archivage ce genre de gag.

                      et c’est pas parti pour s’améliorer :

                      "In particular, the glass transition temperatures of many SBI-bisphenol A copolycarbonates are above 200° C. and they have relatively high melt viscosities. It is generally very difficult to process materials with such properties. To lower the melt viscosity, one can incorporate structural units derived from "soft block" monomers such as resorcinol, dodecanedioic acid or eugenolpolydimethylsiloxane, but in the case of SBI polycarbonates the proportion of "soft block" units may be so high that the melt stability of the polymer is adversely affected".

                      c’est le contenu de ce brevet !


                      • coati coati 18 janvier 2008 17:12

                        Face au très problèmatique vieillissement de la population, ne peut-on pas penser que les pouvoirs publiques vont de plus en plus avoir tendance à fermer les yeux sur les produits insidieux comme ce bisphénol A ?

                        Je suis d’accord sur la reflexion faite à propos du "gros bon sens". Il faut s’en méfier. Mais juste s’en méfier.

                        Le mien , de gros bon sens, avant que je ne lise cet article, en apprenant la mort de Carlos, c’est manifesté. 

                        Des 3 décès récents de personnalités dont je me souviens (Raymond Forni, Fred Chichin et donc Carlos) combien sont dus à un cancer foudroyant ? Réponse : les 3.

                        Coincidence ? Est-ce parce-que les médias, faute d’infos, balancent toujours la même cause de décès ?

                        Ok cette constatation est un peu légère, mais elle interpelle qd même.

                        Merci à l’auteur de mettre le doigt sur un des problèmes fondamentaux de nos sociétés modernes à savoir la pollution chimique. 


                        • morice morice 18 janvier 2008 18:11

                          " cancer foudroyant ?" aucun rapport, Caoti, arrêtons de généraliser à partir de 3 malheureux cas !


                          • morice morice 18 janvier 2008 18:12

                            Coati pardon pour l’inversion


                          • tribulus tribulus 18 janvier 2008 18:21

                            En parlant d’hormones et au vu de précédents commentaires, il persiste comme des relents.

                            Floyd Landis serait-il parmis nous ?


                            • Diego Diego 18 janvier 2008 18:56

                              Allez, un produit en plus qui est partout et qui est toxique mais a part les cas que l’on connais combien de produits toxiques nous entourent sans qu’on le sache... Vive le principe de precaution (raisonné) mais là c’est un peu tard...


                              • Lil_Pims 18 janvier 2008 19:15

                                Est-ce que l’on pourrait savoir quels sont les taux de cancers aux USA, Canada et d’autres parties du globe ?

                                J’ajouterais que vivant au Quebec je n’ai jamais vu, frequente autant de gens ayant des cancers en France. Il parait qu’au Canada une personne sur trois est touchee par au mois un cancer dans sa vie... Je crois me souvenir que le cancer du sein est casiment inexistant au Japon... de la a tirer des conclusions baaaah c tout vu. jme casse des que possible !


                                • Atlantis Atlantis 18 janvier 2008 20:29

                                  Excellent article. Toutefois, entre ça et les vaccins dont on bombarde les gamins quand ils sont encore très jeunes, pour moi il y a priorité à lutter contre les vaccins.

                                  question aussi au passage : des biberons (pour faire boire de l’eau, pas cette mixture blanche qu’ils appellent du lait) qui cassent pas (un bébé c’est imprevisible parfois) et qui ne comportent pas de bisphenol A (ou d’autre toxique) vous en connaissez ?


                                  • brieli67 18 janvier 2008 20:53

                                    une timbale..... or argent ..... laiton ... inox...... en bois...... en plastic alimentaire certifié

                                    c’est comme les taste-vins....... Dès la troisième semaine.... il lappe comme un chat. Pas besoin de tétine .

                                    Ca éclabousse un peu et alors......


                                  • morice morice 19 janvier 2008 00:16

                                    et en prime ça rendrait gros....

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