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Accueil du site > Actualités > Société > 12 ans, 3 ans, dans l’œuf, ils s’enlisent dangereusement (...)

12 ans, 3 ans, dans l’œuf, ils s’enlisent dangereusement dans leur folie

La répression ayant montré ses limites, certains se penchent sur la prévention du risque. En l’espèce, il ne s’agit pas d’une prévention de type social, par la réduction des inégalités, la réduction de la misère etc., autant de facteurs qui sont connus depuis le XIX ième siècle comme criminogènes, grâce aux travaux de Le Play. Il s’agit d’une prévention fondée sur la prévision du risque de manière à l’étouffer si possible dans l’œuf

 Les Nord-américains, dans leur légendaire souci d’efficacité, ont cherché à mettre en œuvre un processus d’évaluation des populations à risque. Ceci a été mis en place dans les prisons pour prévoir les risques de récidives. Cette méthode « scientiste », basée sur des tables actuarielles comportant plusieurs critères, est censée mettre fin à des décisions prises sur la base d’examens cliniques et suspectées d’arbitraire. Le décideur se trouve donc épaulé par le scientifique, qui par ce biais, rend sa décision quasi indiscutable et l’exonère de la responsabilité. De plus, la caution et le label des scientifiques rassurent un public toujours plus sécuritaire, répressif, et en quête perpétuelle de solutions miracles.

Ces études sont appliquées en milieu carcéral, notamment au Canada, mais pour beaucoup de personnes elles ont un défaut, celui de ne s’appliquer qu’à des personnes incarcérées, c’est à dire qui ont donc déjà commis un crime.

L’idéal se trouve alors, non pas dans le fait de savoir si l’on doit remettre en liberté un criminel ou pas, et ce de la manière la plus infaillible possible, mais d’éviter que ce criminel commette son forfait. Les scientifiques se sont donc lancés dans des études longitudinales portant sur trois générations de délinquants, pendant une quarantaine d’années. Ils en ont retiré un ensemble de données empiriques qui leur ont permis d’affiner le caractère culturellement transmissible de la délinquance.

Qu’est ce que signifie « culturellement transmissible ?

C’est le constat que dans la Nature il n’y a pas de notions de délinquance et encore moins de crime. Un animal qui va essayer d’avoir un morceau de la proie que son congénère a chassée, par exemple, n’est en rien un voleur, il essaye simplement de se nourrir dans les conditions du moindre effort (coût/avantage), plutôt que de se chercher une proie et l’abattre ; Mais surtout, il ne tuera pas son congénère pour l’obtenir.

L’humain, en accédant à la conscience, a défini petit à petit qu’un individu n’avait pas le droit d’aller prendre une part de la chasse d’autrui sans son autorisation, sans sa volonté de partager. Et il a convié l’autre à faire l’effort d’aller chasser.

Sauf que ceci exige qu’il y ait une quantité de nourriture disponible pour chaque chasseur. Or, dans notre organisation socio-économique, la « proie » est devenue la monnaie, et quand elle peut être abondante, nous la raréfions pour qu’elle soit désirée. Partant de là, les chasseurs se livrent à une concurrence, et ceux qui ne sont pas assez vaillants ou adroits, peu enclins à l’effort, attardés, malades, handicapés ou d’un tempérament génétique moins adapté à la compétition, seront écartés.

Ce n’est pas pour autant qu’ils n’auront pas faim, et de ce fait, leur instinct de préservation les poussera à rechercher des moyens pour s’approprier la « proie » d’autrui. Mais dans le même temps les autres chercheront des mesures pour les en dissuader.

Partant de là, chacun élèvera sa famille dans des conditions différentes plus ou moins difficiles qui se répercuteront sur leur progéniture. Quelques milliers d’années plus tard, pour réguler tout cela, l’humain a défini une notion de bien et de mal qui condamnait les actes de celui qui volait par exemple, mais aussi invitait l’autre à partager. Ceci sans résultat. De telle manière que ceux qui possédaient des « proies » ont établi une liste de délits et de crimes, ont construit des prisons pour ceux qui enviaient les proies dont ils estimaient être les propriétaires. Les mêmes prisons également pour ceux qui, conscients de ces inégalités, prônent des solutions de modification de ce scénario pour que l’on puisse nourrir ceux qui sont écartés par la concurrence ou en organisant pour eux des actions de solidarité sociales pour les nourrir et leur apprendre à chasser « des proies ». Et nous sommes dans ce schéma réducteur depuis des millénaires.
Cette quête de la « proie » est structurée aujourd’hui par la division du travail et la mobilité, à partir desquels, des groupes vont se stratifier socialement. Ceux qui appartiendront aux groupes qui se trouvent « écartés ou plus faibles, moins méritants, et qui au grand désespoir des autres groupes ont faim et ne se décident pas à vivre les difficultés de leur existence, utiliseront les faiblesses des autres ou leurs points sensibles, pour s’approprier les biens qu’ils désirent, voire utiliseront leur faculté à se regrouper s’ils sont suffisamment nombreux, voire se laisseront aller. C’est dans ces groupes tenus à l’écart de la chasse à la « proie » que les structures organisatrices, discipline, obéissance perdront de leurs efficiences. C’est des difficultés inhérentes de ces groupes à vivre leur mise à l’écart que se développeront toutes les formes de transgressions, et ils les répercuteront sur ceux qui les partagent ou naissent dans leurs conditions. Et chacun peut comprendre que l’on peut leur apprendre à chasser, s’il n’y a pas de « proie » disponibles, ils chercheront toujours à aller prendre celles des autres qui s’en défendront.

C’est en cela que la délinquance est culturellement transmissible.

Et aujourd’hui la grande quantité de variété de biens et de services est si vaste qu’ils nourrissent des désirs insatiables de possession et de valorisation, alors que la chasse à la « proie » reste toujours limitée volontairement. Volontairement pour nourrir le désir d’en posséder, si bien que plus aucun groupe social n’échappe à la tentation de la transgression à divers pourcentage, même entre les dominants systémiques qui se communiquent leurs combines pour échapper à la notion de bien et de mal que leurs prédécesseurs ont élaboré pour se protéger.

Toutefois l’affirmation du caractère culturel de la délinquance a permis d’élaborer une typologie en termes d’origine sociale, géographique, ethnique…et ainsi de définir des profils criminogènes. Mais la détermination du profil ne s’arrête pas là. D’après ces études, il est possible de prédire qu’un enfant entre deux et trois ans, selon son environnement et les observations psychosociales faites de son comportement à l’école, aura 75% de chances de devenir un « délinquant persistant grave », selon la terminologie employée. Il serait donc possible d’intervenir dès la maternelle, sur ces populations potentiellement dangereuses.

Un chercheur Canadien, M. Tremblay, va jusqu’à dire que l’on peut prédire l’avènement d’un futur délinquant, dès que certaines adolescentes sont enceintes. Ce même chercheur, voyage et propage sa théorie dans le monde entier avec la bonne foi la plus totale, et il est manifestement entendu dans tous les pays. D’ailleurs, en France, pendant la campagne électorale des présidentielles, le 25 mars 2002, sur la chaîne de télévision France 2, le candidat Lionel Jospin a parlé d’impliquer l’école dans le processus de sécurité, notamment en surveillant les comportements déviants et asociaux de certains enfants. A cela il faudrait ajouter les recherches qui sont faites sur les causes éventuellement génétiques de divers crimes.

Déterminer des populations d’enfants de deux à trois ans, voire de fœtus criminogènes, pourquoi pas. Mais pour quoi faire ? D’autant que ces méthodes ne sont vérifiées qu’à 75%, et qu’ainsi il y a 25% de « faux positifs ». Il y a donc le risque de se tromper pour un quart de la population déterminée, pour ne pas dire stigmatisée, mais ce risque n’est pas perçu comme dangereux par la population. La question que l’on peut se poser alors est : « Que faire de ces populations ainsi désignées ? Appliquer le fameux principe de précaution ? Comment ? Traitement préventif[1] ? Mise à l’écart ? Éradication préventive ? »

Ce mode de contrôle et à la fois subtil et pernicieux. Il n’est pas appliqué par les institutions d’ordre, comme la police. Non. Il est administré par des scientifiques, des universitaires, indiscutables aux yeux d’une opinion publique qui ne cherche qu’à se rassurer avec ce genre de certitudes, et qui est prête à laisser le champ libre à ceux qui promettent de supprimer leurs angoisses et leurs peurs.

L’analyse de ces scientifiques devrait plutôt inciter les politiques à prendre des mesures économiques visant à la résorption des inégalités sociales qui sont à l’origine de la délinquance, en parallèle avec les mesures coercitives indispensables pour ceux qui sont réfractaires à ce type de traitement.

Au lieu de cela ils organisent dès l’enfance un système inquisitorial, pour satisfaire d’une part leur stratégie d’acteur, cacher leurs échecs successifs depuis plus de vingt ans dans un choix politique dont ils connaissaient les conséquences. De telle manière que les citoyens sont à la fois, victimes, complices, dupes et dupés, et leur absence de vue globale stigmatisée par le local et l’individualisme leur enlève toute vision événementielle.

Nous sommes là dans un schéma de déjà vu. Pourtant, le reconnaître n’est pas chose aisée. Compte tenu des moyens technologiques dont nous disposons dans le domaine de la génétique, la tentation va être grande de recourir à l’Eugénisme. Le terme d’eugénisme a été employé pour la première fois par le physiologiste britannique Francis Galton (1822-1911). Il le définissait comme l’étude des facteurs socialement contrôlables qui peuvent élever ou abaisser les qualités raciales des générations futures, aussi bien physiquement que mentalement. Galton ne disposait pas alors des connaissances qui sont les nôtres aujourd’hui sur la génétique, et s’appuyait sur des connaissances biologiques suffisamment précises. Le fruit de ses travaux trouva son application légale et réglementaire qui relevait du scandale pur et simple en imposant, au nom d’une fausse science des mesures radicales de castrations et de stérilisations à des êtres sans défenses. C’est dans ce cadre que les travaux de monsieur Tremblay par exemple pourraient faire l’objet d’une manipulation proche ou identique.

C’est dans ce cadre que ces pratiques servirent de référence aux idéologies racistes, dans la voie des travaux de Linné (1707-1778) et de Buffon (1707-1788), poursuivie par Gobineau (1816-1882). A la fin du XIX ième siècle, l’Europe cultivée est convaincue que le genre Humain se partage en races inférieures et en races supérieures. C’est surtout en Allemagne que ces idées, conjuguées aux conceptions du monde de Vacher de Lapouge et H. S. Chamberlain, vont jeter les bases de l’aryanisme historique. Dans l’Allemagne de Guillaume II ces idées étaient très largement vulgarisées dans la population. Et naturellement lorsque Hitler traduira le Mythe en réalité, il ne trouvera que très peu d’opposants[2].

Ainsi, quelques théories qui se voulaient scientifiques, sans avoir fait la preuve qu’elles étaient réfutables, ont conduit tout doucement au plus grand drame de l’histoire Européenne, car, tout aussi naturellement, des parties de populations d’autres États partageaient ces conceptions. Nous ne sommes jamais à l’abri de rouvrir des camps de déportation, de concentration, pour aller vers un génocide « labellisé » par la science, pour cacher à notre miroir personnel tous les crimes que nous nous sentons capables de commettre.

 


[1] Ce questionnement a été formulé par son auteur, M Cazeaux, au cours du séminaire de monsieur Guy Lemire le 25 mars 2002. Il faut reconnaître que le comportement des États-Unis en Irak apportent la confirmation de son analyse de cette époque.

[2] Le Matin Des Magiciens. Éditions Gallimard, 1960.



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21 réactions à cet article    


  • max14z max14z 3 décembre 2008 14:13

    Bien dit philipe ^^


  • ddacoudre ddacoudre 3 décembre 2008 14:26

    bonjour philippe

    je t’avais adressé un commentaire, entre temps j’ai changé de navigateur et je pense qu’il s’est perdu.

    je te disais qu’il sagit toujours d’un sujet sensible car porté par l’émotion, et il est bien évident que le seuil de tolèrance des individus voire de la collectivité va dépendre de la nature des drames et du traitement qui en sera fait par l’information. force est donc de constater que la sécurisation des personnes descend le seuil de tolérance de plus en plus bas, voire certains en sont même à l’intolérence pour les autres bien entendu, à ce demander s’ils perçoivent en la matière qu’ils ont un comportement "anormal".

    le risque lié à l’existence est omniprésent, le réduire est une saine exigence qui ne doit pas se transformer en pression criminelle à son tour. cet équilibre est difficile d’autant plus que le traitement Pavlovien de l’information pour des intérêts politiques ou lucratifs dans lequel se perd la souffrance des victimes si elle ne peut être exploité médiatiquement, conduit à l’exacerbation en jouant sur la peur.

    la peur est une émotion inné présevatrice de notre existence, mais elle n’a pas de limite comme le montre la peur de la perception imaginaire d’un serpent en une ceinture lovée au sol. c’est pour cela que ceux qui jouent avec prennent des risques dont nous n’avons pas conscience des répercutions qu’ils peuvent engendrer.

    pour l’illustrer par une aporie, l’on pourrait aller jusqu’à la tolèrence zéro, ce qui nous conduirait d’accepter le suicide pour se préserver du risque potentiel que chacun d’entre nous fait courrir à l’autre. heureusement que le fait de penser que çà n’arrive qu’aux autres nous en protège sinon notre existance serait invivable.

    pourtant ce n’est pas irréaliste puisque des sectes ont franchi ce pas, nous pour l’instant nous renvoyons nos peurs sur des groupes pour nous rassurer par leurs éliminations.

    s’il n’y a pas heureusement de solutions finales, nous n’en restons pas moins bloqué sur la solution répréssive en espèrant qu’elle apportera aujourd’hui ce qu’elle n’a pas apporté hier, car l’existence ne se déroule pas suivant nos règles, même si elles y participent. aller plus loin nécessite d’accéder à la culture civilisatrice que nous avons illustré par les droits de l’homme, sans exceptions, or l’on y accéde par quelque chose qui est en net recul le Savoir et l’Education.

    cordialement.


  • sisyphe sisyphe 3 décembre 2008 12:47

    Excellent article, qui démonte bien le processus de "chasse aux sorcières" que le gouvernement d’un état de plus en plus policier essaie de mettre en place, pour mettre sous contrôle l’ensemble de la population ; et, notamment, les enfants.

    On pourra prendre connaissance, avec un grand enrichissement, des différents documents ; tant gouvernementaux, que rapports des spécialistes de l’enfance,listes des organismes de soutiens, etc.... contenus sur le site du collectif : "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans"  ; avec la pétition mise en ligne, pour cette tentative qui avait déjà eu lieu en 2006, et que le sinistre porte-flingue de l’Elysée et de l’UMP, nommé Lefebvre, vient de ressortir de sa boite de Pandore.

    Edifiant.


    • ddacoudre ddacoudre 3 décembre 2008 15:54

      bonjour sisyphe

      en la matière les canadiens se sont montrés très expérimental, cela ne signifie pas qu’ils ont tout bon.
      dans le cadre du tout répressif nous avons l’exemple de nos amis américains qui n’ont malheureusement pas apporté de solutions.
      la reprise de cette possibilité qui avait été évoqué en 2006 se rajoute aux comportements de plus en plus mégalomane de notre président. sa fonction très pesante fait qu’il est d’usage chez nos amis outre atlantique de faire suivre leur président par un corps médical spécialisé pour prévenir tout dérapage.
      Le notre a l’air de ne jamais se rassasierd’exposition médiatique et du culte du chef auquel participent les membres du gouvernement en rappellant sans cesse qu’ils agissent sous ses ordres.

      Être un dominant n’est pas une tare ni même tromper son monde par des leures, mais l’hyperactivité et l’obseession si, d’autant plus quant elles désignent des coupables à la vindicte populaire.

      c’est une constante inquiétante du président dans tous les domaines, tout ausssi bien que son soucis permanent de montrer au peuple que l’Etat est dirigé, et que lui prend en compte les soucis individuels en proposant toujours une solution globale àun évènement singulier.

      cordialement.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 décembre 2008 13:21

      Salut DDéacoudre, D’habitude, je recopie la partie la plus significative du texte pour l’annoter, mais là, tout est bon. Il m’arrive également de retraduire la partie la plus vraie du texte pour la rendre cinglante, mais là, il n’y a pas besoin. Votre texte est parfaitement modéré et je n’ai rien à y ajouter...sauf, peut-être : " il est possible de prédire qu’un enfant entre deux et trois ans, selon son environnement et les observations psychosociales faites de son comportement à l’école, aura 75% de chances de devenir un « délinquant persistant grave » ". Je me souviens avoir été marqué par un livre d’enfant qui racontait avec force image, l’histoire de la pérégrination d’une goutte d’eau dans son cycle à travers le monde entier jusqu’à son retour dans le même caniveau. Ceci m’a ouvert mon esprit fertile de l’époque, m’a donné le goût pour le dessin, m’a fait comprendre la vraie dimension du monde dans lequel je prenais ainsi conscience de vivre, et même, pendant que j’y suis, m’a permis d’assimiler la théorie du chaos... Peut-être en sera-t-il de même pour tous ces enfants qui assimilent, abandonnés devant leur télé dès le matin, toutes sortes de dessins animés que je juge moi-même ultra violents, et qui façonnent de par ce biais leur esprit extrêmement sensible...Les Autorités, incapables de réagir pour décider eux-même du contenu de ces facteurs de troubles, préfèrent mettre à jour leur méthodes de répression future. Incapable de prévenir, ils envisagent déjà de guérir. Plutôt que sélectionner le flot de poison qu’ingurgitent nos enfants, ils " sélectionneront " NOS ENFANTS... Bien à vous et merci pour cet excellent texte. L.S.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 décembre 2008 13:43

        Jétais parti pour retrouver un texte que j’aurais bien apporté our renforcer votre sujet, et comme par hasard, cette bible que sont ces textes anciens que l’on a tous chanté est devenue indisponible... ???

        http://www.paroles.net/recherche/?moteurTitre1&cache&titreK=alertez%20les%20bebes

        L’heure a beau être grave, ce qui me rassure, c’est que si le RAP ne chante plus vraiment dans la mélodie et la nuance vocale, mais le contenu de ses textes est néanmoins parfois poétique, parfois brutal, mais malgré tout bigrement résistant !


      • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2008 00:50

        bonjour lisa

        merci pour ton commentaire. il y a une distinction importante à faire celle de l’agressivité dont nous sommes porteurs pour pouvoir faire face à la dangerosité de l’existence, et la violence qui en découle et que nous entretenons. nous sommes une des rares espèces à avoir une violence intra espèce aussi affirmé. cela tient à un paramêtre qui est celui de la surpopulation confiné dans des espaces restraints.

        un jour il faudra que je fasse un article pour expliquer cela.

        cordialement.


      • ZEN ZEN 3 décembre 2008 13:27

        "Un chercheur Canadien, M. Tremblay, va jusqu’à dire que l’on peut prédire l’avènement d’un futur délinquant, dès que certaines adolescentes sont enceintes. " Il n’a pas tort Il existe des foetus qui poussent le vice jusqu’à donner des coups de pieds à leur mère , comme le remarquait justement quelqu’un hier A surveiller de près, in utero


        • ddacoudre ddacoudre 3 décembre 2008 15:33

          bonjour zen et sampiero

          il vaut mieux le dire comme cela,çà fait sourire, en même temps que ça situe notre "démence".

          cordialement.


        • max14z max14z 3 décembre 2008 14:07

          C’est carrément de la pur "bétise humaine" !! bientot ils vont dire que la délinquance est d’origine biologique, tout comme la psychiatrie !! sa, c’est juste une excuse (concernant la psychiatrie...) pour que en gros, tout le monde ( en particulier ceux qui dérange !) puissent etre qualifié de malade mental, et emmené de force dans un hopital psychiatrique pour ensuite etre gavé de psychotropes et d’autre traitement qui vous ramollise complètement le cerveau !!! l’origine de la délinquance serait-elle biologique ?!!!! sa c’est ce qu’il veulent faire croire...croyez moi, car a 3 ans je ne pense pas que l’on soit conscient de ce que l’on fait. vous n’avez pas vu ? au info ? N. sarkosy a débloqué 30 millions d’euros pour la recherche psychiatrique et 40 milionns pour augmenter la sécurité dans les enceintes des hopitaux psychiatriques, aidé bien sur par l’histoire du "fou de grenoble"...et si ce meurtre avait été commandité par l’état, ce n’est pas une possibilité a mettre de coté... en tout cas, il y a de quoi s’interrogez... smiley


          • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2008 01:15

            bonjour max 14z


            les états sont souvent des agents d’agitation e ne sont pas au travers de leur service spécialisé des enfants de coeur. pour autant l’exploitation d’un évènement particulier pour poursuivre des visée politicienne de relève pas du complot mais de l’oportunisme quelque peu aidé.

            il semble effectivement que la stratégie de ce gouvernement soit de mettre en exegue (par la communauté d’intérêt qu’il partage avec des médias qui y trouvent une source lucrative) un évènement simgulier monté en épingle sur le plan émotionnel et présenté comme un risque potentiel dont il faut se préserver à tout prix et ainsi développer une réponse globale.

            ceci dit la violence est une définition cultutrelle d’une aptitude inné de la capacité biologique de s’opposer pour défendre son existence en étant capable d’une certaine agressivité. de manière générale les enfants développent des comportements agressif naturellement car c’est là un bagage inné dont il doivent apprendre la maitrise et les limites par l’éducation parentale, par l’éducation générale et par l’éducation citoyenne.

            sauf que notre compétition économique entretien et développe la violence collective et stimatise celle individuelle pour sastisfaire par tous les moyens ses désirs. c’est là un des nombreux paradoxes de notre société.

            cordialement.



          • max14z max14z 3 décembre 2008 14:11

            en politique rien n’arrive par accident ; si quelque chose se produit, c’est que cela à été planifié de cet façon. Citation de francklin Delano Roosevelt.


            • JL JL 3 décembre 2008 17:26

              @ Max14z, a contrario, on pourrait citer Cocteau :

              " Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. "
               


            • JL JL 3 décembre 2008 17:21

              En mettant l’action sur la répression au détriment de la prévention, le gvt montre sa volonté de ne rien changer dans le processus de délitement de la société en société de consommation et du spectacle. Au contraire, la répression participe même du spectacle, et secondairement élimine au profit - si l’on peut dire ! - des plus dociles, les individus les plus aptes potentiellement à apporter du changement. Un mot sur la docilité : les footballeurs n’aiment pas les pelouses synthétiques sur lesquelles ils se blessent en attendant peut-être pire. Mais aucun d’eux n’a intérêt à se plaindre sachant que c’est l’assurance d’être éliminé de la course à la gloire. Les nouveaux gladiateurs sont tous consentants. Merci ddacoudre pour cet excellent réquisitoire contre le terrorisme, le vrai, puisque tout ça n’a d’autres buts que de terroriser les citoyens (*) afin qu’ils se tiennent à leur place, celle de spectateurs, voire consommateurs pour les plus "chanceux". * cf. mon article sur l’utilisation du Taser.


              • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2008 01:47

                bonjour JL


                les limites de nos espaces impose que chaque état gère les transgressions aux règles admises, et lorque la punition tombe sont but est d’y donner un sens, c’est ce que l’on appelle le sens de la peine.

                or il y a longtemps que ce principe n’est plus le centre d’intérêt. il suffit d’écouter les information ou de lire des articles pour se persuader que l’action policière exerce avec une grande facilité la mise en détention provisoire comme l’on boit un verre d’eau. Cette banalisation de la mise en prison avant tout jugement est significative d’une pression intentionnelle qui devient même un principe admis qui ne choque plus personne, de l’exeption c’est devenu la règle.

                la policiarisation n’est pas le fruit du hasard, elle doit adoutir à la mise en berne de toutes velléités contestataires capable de troubler l’ordre public ou de s’opposer à la régression sociale en développement.

                il n’est plus une manifestation (tout type) qui ne soit encadré par des forces de polices, elle sont omnis présente pour le meilleur et le pire, le meilleur c’est quand elles préservent les libertés individuelles le pire c’est quand elles servent des fins politiques d’asservissement.

                cordialement.


              • JONAS Virgule 3 décembre 2008 23:24

                @ Tous : « Vous ne pouvez pas faire pour les autres, ce qu’ils devraient faire pour eux-mêmes et en particulier pour leurs enfants ». LES ÉDUQUER ! L’école n’a pas mission d’élever, mais d’instruire, sociabiliser, moraliser. Sans le concours des parents, sa mission est vouée à l’échec. On ne peut élever un édifice, s’il manque un segment. Tout le reste n’est que démagogie. Comme dans « Le meilleur des mondes », vous en viendrez par égoïsme, à confier vos enfants en bas âge à des centres éducatifs spécialisés, vous reconnaissant incapable de le faire vous-mêmes. C’est ce que l’on appelle une démission (bien pratique pour profiter de la vie). Oui, élever un enfant demande de la rigueur, surtout pas de tolérance, mais de l’indulgence. On pardonne une fois, la seconde on sanctionne. Vous n’en êtes plus capable, car vous vous pardonnez tout. smiley @ —


                • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2008 02:15

                  bonjour virgule

                  l’existence n’est pas un modèle d’égalité et chacun de nous n’est pas sociologiquement logé à la même enseigne, il ressort donc de ses disparités que la solidarité humaine poussent certains à se charger de ce que ne peuvent pas faire les autres. ces phénomènes de compensation sont essentiels pour un développement plus homogène.

                  que je sache ce ne sont pas les parents qui ont posé les bases de la morale religieuse qui est à l’origine de notre société, et c’est par la pratique de la chatéchèse que l’éducation des enfants se faisaient.

                  il n’en demeure pas moins qu’ils sont le premier maillon d’une chaine éducative que l’école va poursuivre en apportant en surplus ce que ne peuvent donner tous les parents l’instructions organisé et fédératrice tout en exposant les enfantsaux tiers dont ils retirerons une expérience de confrontation à l’existence des autres qui ne peut être donné par le vase clos des liens familliaux.

                  ainsi dans cette chaîne les lacunes des uns se colmate par le savoir faire des autres et se mesure dans le partage de l’existence avec ses semblables. nous sommes donc loin de ton approche toute théorique et individualiste.

                  si les hommes avaient attendu l’école pour apprendre un métier il y a longtemps que l’espèce humaine aurait disparu, il faut se méfier des discours purement mercantilistes.

                  cordialement.


                • JONAS Virgule 4 décembre 2008 12:36

                  @ L’Auteur : Merci pour votre réponse modéré. Vous parlez de la catéchèse comme référence morale de l’éducation, elle a pratiquement disparu et même dans les écoles privées, elle est en option ! Depuis 38 ans on nous parle d’une richesse par la diversité et le mélange des cultures, oui, avec des personnes qui ont un certain niveau d’éducation. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la majorité que nous accueillons volontairement ou qu’ils s’imposent. On n’a jamais parlé de violation de domicile, pour les immigrés clandestins, moi j’ose le dire ! Car la France n’appartient à personne individuellement. Posez-vous la question des raisons de l’absence de référendum, sur ce sujet important. Si vous sortez de la démagogie et du politiquement correct, vous êtes obligés de constater que la majorité des problèmes scolaires sont consécutifs aux différences de cultures et religions. Vous nous parlez de catéchèse éducative, mais la catéchèse relève du christianisme et plus précisément du Catholicisme ! Vous ne pouvez pas imposer aux Musulmans une catéchèse ! La laïcité, ne résout rien associé à la tolérance. Aux cantines, il faut éliminer les plats à base de porc et prévoir un autre plat de remplacement, pourquoi les chrétiens n’exigeraient pas du poisson le vendredi ? Les Juifs du pain azyme, etc. Les cantines se transforment en restaurants à la carte ! Ces exemples sont le haut de l’iceberg. Tous ces aménagements ont un prix… ! La diversité peut se transformer en cauchemar. Le drame dans les pays Occidentaux, c’est que les citoyens pensent que les autres, je ne parle pas de couleurs, ni de races ! Les autres hommes, issus de religions et cultures différentes, pensent et agissent comme nous. C’est une erreur magistrale que le penser et criminel de le faire croire. Nous le voyons aujourd’hui dans les cours de récréations, nous le verrons demain dans la rue. Que la crise dégénère, que les problèmes financiers s’aggravent et nous avons en France, une société sur le modèle libanais ! Je respecte votre, et vos opinions, vous prêchez la liberté d’expression, je vous livre la mienne. Pas plus que moi, vous ne pouvez prétendre détenir une vérité universelle. Par contre, il n’y a pas un seul exemple au monde, de sociétés multiconfessionnelles qui aient réussi à cohabiter dans le temps. @


                  • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2008 20:47

                    bonjour virgule il est juste de dire que les cohabitations des communautés religieuses sont difficiles, chacune d’elle se considérant détentrice de la vérité de dieu considère l’autre comme un apostat qu’il faut convertir ou soumettre. d’évidence la cohabitation est fragile et la dominante soumet toujours les autres à des conditions "inferiorisantes". mais le problème de vient pas des religions mais de la connaissance des individu qui trouent dans les préceptes religieux les raisons de leurs comportements. il n’est donc pas désespérant de penser que par le savoir l’on puisse faire convenir que même dieu est multiforme et peut être vénéré de diverses manières qui ne sont pas opposables. nous n’en sommes pas là dans la majorité du monde. mais il est en même temps impossible de dire a chacun de rester chez soi l’histoire des peuples montre que cela n’est qu’une illusion car nous même nous avons importé le catholicisme sur tous les continents de manière bien dramatique. sans la laïcité nous y serions encore, il faut espérer que ce que nous avons fait dans la lutte nous puissions le faire philosophiquement, mais je n’y crois guère, la "sacralité" de la religiosité se considère supérieure à la conception laïque. cordialement.


                    • JONAS Virgule 5 décembre 2008 10:06

                      @ L’Auteur,

                      Votre article et vos raisonnements sont sensés et crédibles, mais, je le permets d’ajouter ce qui suit :

                      Lorsque le corps (le corps électoral) commande au cerveau, l’homme retourne à l’état animal. Car le cerveau obéit à ses pulsions (celle du corps).

                      Depuis Louis XVI, enfin, une centaine d’années plus tard, la démocratie a inversé les pouvoirs.

                      Nous sommes passés du pouvoir d’Un vers tous, aux pouvoirs de tous vers un, ou quelques-unes. Le pouvoir du Roi, c’est le pouvoir d’un vers tous, soi du cerveau qui contrôle le corps (Il représente Dieu, symboliquement). Ils déclaraient tous ses Rois, seuls maîtres après Dieu, par modestie.

                      Mon raisonnement est fondé, puisque les premiers Présidents, disaient, président par la volonté du Peuple. La Démocratie, c’est la loi du nombre. Dans notre corps, les cellules se renouvellent à une vitesse vertigineuse, heureusement que celles de notre cerveau le sont que très partiellement, comme celles de la plupart de nos organes vitaux. Dans le cas contraire, nous retournerions à l’état mental du moineau, dont la mémoire vive n’excède pas 10 secondes.

                      Cette analyse devrait permettre à un certain nombre, de comprendre que la croissance s’arrête dans les corps comme dans la société. Pour l’homme vers 20 ans. Suit une longue période de stabilité, puis vers 45 ans, commence un lent déclin vers la vieillesse vers 60 ans, la retraite... ! Cette crise, correspond pour le monde et la civilisation Occidentale, à l’âge de la retraite. Nous serons obligés de nous résigner, de changer nos modes de vie et d’état d’esprit.

                      Si nous n’avons pas ces capacités d’adaptations, notre retraite sera de courte durée.

                      Bonne journée.


                      • pseudo 7 décembre 2008 15:12

                        Des gamins de 12 ans envoyé dans les pires prisons d’Europe en France avec un touché rectale en guise de bienvenu et des compagnons de cellule à tendance pédophile, des enfants de 3 ans suivi par des psychiatre skizophrene, l’horreur n’a plus de limite dans le pays des droits de l’homme vive l’UMP.  A la vitesse qu’ils vont dans deux ans nous aurons à nouveau des camps concentrations en France.

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