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Accueil du site > Actualités > Société > 15 mars : Ouverture de la chasse... aux pauvres

15 mars : Ouverture de la chasse... aux pauvres

La trêve hivernale est du 15 octobre jusqu'au 15 avril...pour les pelouses de la Ville de Paris.

Elles ont bien de la chance, les pelouses de la Ville de Paris, plus de chance que les pauvres, car la trêve hivernale se termine pour eux le 15 mars avec le retour des expulsions locatives. 

Cela n'a rien de surprenant dans une certaine France qui, depuis 5 ans, a fait siennes les thèses de la grande « révolution conservatrice » emmenée tambours battants par Reagan aux USA et Thatcher en Grande-Bretagne dans les années 80-90 et que découvre notre pays, avec un certain retard.

L'expulsion locative est un vestige de la prison pour dettes chère à la bourgeoisie conquérante du XIX ème siècle. Il n'est sans doute pas inutile de revoir avec un peu de précision le mécanisme de l'expulsion locative aujourd'hui en France. Nous ne retiendrons ici que le cas du locataire ou de l’accédant propriétaire qui ne peut plus payer son loyer ou les mensualités de remboursement de son prêt immobilier. Cette situation représente l'essentiel des expulsions. Les autres situations sont plus limitées en nombre, comme l'expropriation ou la vente de l'appartement occupé par un locataire ou la reprise par un bailleur de son appartement. Ces circonstances visent d'ailleurs, en général, une autre catégorie sociale que le « pauvre ».

1er Etape : LA JUSTICE

La procédure de l'expulsion locative commence par une décision du Tribunal d'Instance qui met fin au bail du locataire pour défaut de paiement du loyer en faisant jouer la clause résolutoire et qui « ordonne » l'expulsion du locataire et de tout habitant de son fait.

Devant le Tribunal d'Instance, même si la loi dispose que les parties peuvent se défendre sans l'assistance d'un avocat, négocier un délai pour quitter son logement ou encore un échéancier de remboursement n'est guère jouable pour le locataire s'il ne bénéficie pas de l'assistance d'un avocat. Dans plus de 90% des cas, l'avocat n'intervient que du coté propriétaire, mais rarement du coté locataire.

Pourquoi ?

La réponse est simple : le locataire pauvre n'a pas les moyens de se payer un avocat.

Les bonnes âmes diront..."Mais il y a l'aide juridictionnelle qui prend en charge les frais d'avocat pour une personne dans la précarité ! »

Mais ces bonnes âmes, un peu « bobos » sur les bords, ne savent guère à ce qu'est devenu ce système de l'aide juridictionnelle dans la France de la « Révolution Conservatrice ».

C'est ainsi que l'Union Européenne a épinglé la France dès 2009 sur le fait que le libre accès à la justice n'y était plus assuré pour les personnes démunies. Elle avait fait remarquer que les plafonds de l'aide avait été abaissés et que les délais nécessaires à l'obtention d'une décision avaient été, quant à eux, relevés.

Lente, l’aide juridictionnelle est devenue rare comme le montre encore la CEPEJ qui relève que seulement 143 affaires pour 10 000 habitants en bénéficient avec un montant moyen d'honoraires de 335 euros.

Les délais ahurissants pour obtenir l'aide juridictionnelle ont aujourd'hui des conséquences graves. Il se trouve en effet que désormais la plupart des magistrats des Tribunaux d'Instance considèrent qu'ils n'ont pas à attendre, pour rendre leur décision, l'octroi ou non d'une aide juridictionnelle à la partie la plus faible. Et bien que cela soit contraire à une certaine éthique, ils ajoutent bien souvent ce que l'on désigne sous le nom pudique d’exécution provisoire...

Ce type de jugement (donc prononcé sans avocat pour le locataire) oblige ensuite d'une part à des frais supplémentaires d'appel (avocat et avoué), mais encore vide en général cet appel de tout sens, car pendant le délai qui va courir jusqu'à l’arrêt, il est rare que le propriétaire disposant de la grosse exécutoire ne passe pas aux actes en faisant expulser son locataire.

Dès lors, même si ce dernier obtient gain de cause 1 ou 2 ans après son expulsion, il n'a guère les moyens d'obtenir réparation du préjudice qu'il a subi du fait de cette expulsion.

Certes, on sait qu’il existe un Juge de l’exécution, on sait qu'il existe un « référé d'appel », pour toutes ces situations bancales où l'urgence est requise, et là encore les « bons esprits » se rassurent, mais c'est mal connaître la réalité de la procédure.

1) Devant le JEX, le locataire menacé d'expulsion peut demander un délai pour quitter son logement actuel. Mais, le locataire condamné se retrouvera encore ici sans avocat et devra faire face à la situation suivante : le JEX n'intervient pas sur le fond, si une exécution provisoire a été prononcée, il ne peut que constater que le magistrat du Tribunal d'Instance savait ce qu'il faisait en la prononçant et dès lors, il ne peut que rarement faire fi de cette première décision, à l'exception de "faits nouveaux".

Précisons que le locataire devra déposer un nouveau dossier de demande d'aide juridictionnelle pour passer devant le JEX. Là encore le délai moyen est de plusieurs mois...même si d'aucuns prétendent qu'il existe une procédure d'urgence. Autre détail, mais important : l'ancienne demande d'aide juridictionnelle est d'office caduque dès la décision prononcée par le T.I et dès lors c'est une toute nouvelle demande qui doit être faite, avec un nouveau délai à courir.

Il est toutefois fortement conseillé de saisir le JEX pour demander un délai à une expulsion. Malheureusement, du fait notamment de la « révolution conservatrice », la saisine du JEX n'est pas suspensive de la procédure d'expulsion. Ce qui signifie encore que l'huissier poursuivant peut accélérer l'expulsion dès qu'il peut craindre que le JEX puisse rendre une décision contraire à l'intérêt de son propriétaire de client.

2) Dans le cas du référé d'appel, il faut obligatoirement avoir un avoué. Si le locataire n'a toujours pas son aide juridictionnelle, il a peu de chance de l'obtenir en urgence dans ce contexte, car notons au passage ici encore, qu'il doit déposer un nouveau dossier de demande d'aide juridictionnelle devant la Cour d'Appel. Précisons encore que le recours au « référé d'appel » n'est pas suspensif.

2°ETAPE : LE SOCIAL

Dès le jugement d'expulsion, en fait légalement dès les conclusions aux fins d'expulsion déposées devant le Tribunal d'Instance par l'avocat du bailleur, les services sociaux sont tenus de faire une enquête sur le locataire menacé d'expulsion. Cette enquête sera par la suite communiquée à la Préfecture. Les nouvelles méthodes de la France de la « Révolution Conservatrice » ont pratiquement vidé de tout sens cette étape vers l'expulsion. Elle avait essentiellement pour but de « reloger » le locataire et sa famille. On sait qu'il n'y a plus guère d'espoir de ce côté.

3° ETAPE : LA FORCE PUBLIQUE

a) La Préfecture – 1er étape

L'huissier poursuivant à l'expulsion s'adresse alors directement à la Préfecture pour obtenir le concours de la « force publique » contre le locataire qui est toujours dans son logement après la signification du jugement et le commandement d'avoir à quitter les lieux. En droit, ni le propriétaire, ni l'huissier poursuivant ne peuvent « mettre à la porte manu militari » le locataire condamné, seule la police est habilitée à exercer la violence contre un citoyen.
La Préfecture en plus de l'enquête sociale, qu'elle a déjà reçue, fait convoqué le locataire par le commissariat locale afin d'établir le dossier préparatoire à l'expulsion.

Au stade de la Préfecture, le locataire condamné à être expulsé est, en général absent. Il n'est que rarement en contact direct avec le service des expulsions de cette dernière et s'il peut établir ce contact, c'est de peu d'intérêt pour lui. La Préfecture lui répond qu'elle ne peut accorder aucun délai, car le propriétaire à la demande d'expulsion peut se retourner contre l'Etat pour défaut d'exécution d'un jugement et le faire condamner à des dommages-intérêts.

b) Le commissariat – 1er étape

Les fonctionnaires de police, à l'exception peut-être de quelques « rambos », sont sûrement parmi les plus mal à l'aise devant la procédure d'expulsion. Rares sont les policiers enthousiasmés par le fait d'exercer la violence contre des gens dont le seul crime est d'être pauvres. Ils savent bien, en dernière instance, que le sale travail leur reviendra. Lors de la convocation, ils doivent tenter de savoir si le locataire a la possibilité d'un relogement et dans quels délais. C'est un moment important, car au vu de ce rapport, et si le délai semble « jouable » pour la Préfecture, le locataire pourra obtenir une certaine trêve. Normalement, c'est à ce stade que devrait jouer la loi Dalo...mais on peut toujours rêver.

c) La Préfecture – 2ème étape

Après le retour du dossier par le commissariat, la Préfecture prend la décision d'accorder ou non le concours de la force publique. Lorsque la décision est d'accorder le concours de la force publique, elle doit avertir le locataire par courrier.

d) Le commissariat – 2ème étape

Le commissariat reçoit la copie du courrier de la Préfecture et il doit en conséquence informer le locataire qu'à partir de telle date, il doit avoir rendu les clefs de son logement. Ce document est souvent remis dans la boîte à lettres du locataire visé par l'expulsion et il arrive parfois...qu'il n'atteigne jamais son destinataire. Il est possible de négocier pour le locataire un délai...mais bien court, car la police n'a toutefois que peu de latitude face aux ordres de la préfecture

e) Une procédure méconnue : le référé administratif

Dans le cas où le jugement rendu contre le locataire a été obtenu sans avocat et sans que le Tribunal ait accepté d'attendre la décision de l'aide juridictionnelle, ou encore dans le cas où la Préfecture a « expédié » un peu rapidement l'enquête sociale, ou que cette dernière fasse même défaut, il existe encore une option trop souvent méconnue des locataires : le référé suspension devant le juge administratif. Cette procédure ne nécessite pas l'assistance d'un avocat, mais elle est quand même un peu complexe à mettre en œuvre pour celui qui n'a pas un minimum de formation juridique. Elle exige de plus le dépôt concomitant d'une requête, généralement, pour abus de pouvoir. Elle ne doit toutefois pas être négligée, car dans bien des cas, elle permet porter à la connaissance du juge administratif les fautes du juge civil ou de la Préfecture...

L' HUISSIER

C'est l'huissier mandaté par le propriétaire qui est chargé de la procédure d'expulsion. C'est lui qui requiert le concours de la force publique pour l'aider à « mettre dehors » le locataire. Ici, il y a comme l'on dit vulgairement à « boire et à manger ». Certains huissiers vont jusqu'à donner à la famille expulsée des listes d'associations, et même à prendre langue avec ces association pour avertir d'une expulsion imminente. D'autres agiront à la limite de la légalité. Il faut savoir que pour ces derniers, il existe une chambre des huissiers par département et que bien souvent cette dernière n'hésite pas à prendre des sanctions contre un de leurs membres pris en défaillance. Il existe aussi une section du Parquet qui est compétente pour tous les délits commis par des officiers ministériels assermentés dont les huissiers. C'est là que les photos prises lors de l'expulsion et les enregistrements peuvent être bien utiles.

L'EXPULSION

Cette chaîne aboutit après un délai, qui a été raccourci grâce aux prescriptions du Président sortant et d'un certain Apparu, ministre du logement (il déclarait notamment, dans le style du Président sortant, "il est normal que ceux qui peuvent payer aient plus de droit que ceux qui ne payent pas"...) et surtout des tenants de la « Révolution Conservatrice », à l'irruption, un jour à l'improviste, de policiers (parfois avec gilets pare-balles...) dans le logement d'une famille.

Comme la date de l'expulsion est gardée secrète, la famille menacée vivra pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans une angoisse de tous les jours. Une autre forme du couloir de la « mort »...d'une mort civile comme aimait à le dire un certain Président de la République.

En quelques heures (parfois en quelques minutes lorsqu'ils s'agit des policiers indélicats comme mentionnés plus haut), la famille est poussée vers la porte. L'huissier fait changé les serrures. Les parents doivent s'occuper de récupérer leurs enfants si ces derniers sont à l'école.

La loi fait obligation à l'huissier de conserver pendant un mois les biens de la partie expulsée dans le logement. Pendant ce délai d'un mois, le locataire expulsé a la possibilité de venir reprendre ses biens (et ce même s'ils font l'objet d'une saisie-gagerie). Au-delà de ce délai d'un mois, ces biens seront placés dans un garde-meubles à la charge du locataire expulsé. Ce qui veut dire, qu'au-delà d'un mois, si le locataire expulsé veut récupérer ses biens, il devra payer en plus les frais du garde-meubles.

Lors de l'expulsion, il faut surtout prendre des photos de tous les meubles qu'on laisse derrière soi. Cela peut être utile dans le cas d'une contestation sérieuse. Ne pas hésitez, si possible discrètement, à enregistrer tous les propos de l'huissier et des policiers. Là encore, en cas de problèmes, ces éléments seront bien utiles pour obtenir des réparations, comme on le verra plus loin.

QUELQUES CONSEILS

Le dispositif social voulait que la municipalité, où l'expulsion avait eu lieu, prenne à sa charge TROIS nuits d'hôtel. Cette règle est bien sûr dans la France de la « Révolution Conservatrice » sérieusement battue en brèche. Mais, il est quand même bien utile de réclamer cette solution de relogement d'urgence.

Avec ou sans les 3 jours d'hôtel, il faut parer à l'urgence. Pour les plus démunis, ce sera évidemment le SAMU SOCIAL que l'on ne peut joindre qu'à travers un numéro de téléphone unique : 115.

Il faut savoir que si ce numéro est gratuit, il peut se passer plusieurs heures avant d'être mis en relation avec un interlocuteur capable de vous trouver un hôtel. Cette opportunité n'existe toutefois que pour les familles avec enfant. Normalement, le SAMU SOCIAL doit trouver un hôtel dans le département où a eu lieu l'expulsion. Mais, ici encore, les choses ont évolué, et bien sûr pas dans le bon sens. Il n'est plus rare de voir des familles « reloger » par le SAMU SOCIAL à bonne distance de leur ancien domicile...ce qui entraîne ipso facto des problèmes pour les démarches que cette famille doit faire, car pendant 1 mois, elle est considérée sur le plan social comme relevant encore de la commune où était son ancien domicile, cela pose aussi la question effrayante de la scolarité des enfants...Mais, les enfants de pauvres ont-ils des droits ?

Il y a un surtout un conseil à suivre impérativement : ne pas rester seul, il faut absolument se faire aider par une association. La plus efficace est certainement Droit au Logement où l'on trouvera des conseils et des orientations. Il y a aussi le Secours Populaire et, avec quelques réserves selon ses localisations le Secours Catholique. Il ne faut pas non plus hésiter à voir les « élus » qui peuvent beaucoup...si bien sûr ils le veulent bien.

Enfin, il faut savoir que désormais, l'ancien médiateur de la République, s'est transformé en «  défenseur des droits ». Cela permet de faire valoir une contestation sérieuse contre les décisions de la Préfecture ou des agissements indélicats des services de police.

Cette option est récente et on ne peut encore porter de jugement sur cette nouvelle opportunité. On constatera seulement que pour une mission multipliée par 100, le médiateur devenu défenseur des droits n'a pas vu augmenter ses moyens matériels qui restent très limités. Il y a donc fort à parier que cette voie juridique sera très vite surchargée, voire bloquée par l'afflux des affaires.

CONSTAT

Dans une société qui a voulu reprendre les grandes thèses de Malthus, on ne peut guère s'étonner de la terrible répression qui s'exerce sur ceux que l'on définit très bien par le mot « exclu ». Cette haine du « pauvre », qui chez Malthus était aussi le résultat de son déséquilibre mental (sa haine pour son père qui militait pour venir en aide aux pauvres), s'est étendue avec la grande révolution conservatrice lancée aux USA par Reagan et reprise en Grande-Bretagne par Thatcher dans les années 80-90. On sait pourtant aujourd'hui le résultat de cette politique tant sur le plan moral, social et même économique ! On en voit les mêmes résultats aujourd'hui en France. N'oublions pas toutefois qu'en Grande-Bretagne, les travaillistes conduits par Blair ne remettront jamais à aucun moment en question les choix de Thatcher. C'est sans doute une leçon à méditer de ce côté de la Manche...aujourd'hui.


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11 réactions à cet article    


  • jpm jpm 9 mars 2012 12:41

    Bonjour Socrate, Merci pour cet article. A propos de pauvreté et d´exclusion, je voudrais rappeler que le Collectif PoURS (Pour Un Revenu Social) organise le 31 mars 2012 à Montreuil (juste à cote de Paris) un colloque sur le revenu inconditionnel pour exister.

    Pour ceux qui voudraient y assister vous trouverez tous les détails à l´adresse suivante :

    http://pourunrevenusocial.org/

     


    • socrate&co 9 mars 2012 14:38

      Merci pour votre message et merci de me donner le nom de Socrate que j’aime tant. Merci également pour le lien ! Je vais le reprendre sur mon site. Les expulsions de la société « de la révolution conservatrice » sont un sujet tabou. Agoravox a le courage d’accepter que l’on en parle. Vous seriez surpris des noms de certains bons esprits qui ne veulent en aucun cas entendre même éffleurer la question.


    • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 9 mars 2012 13:55

      Bonjour Socrate&co : effectivement la fin de la trêve hivernale expose les locataires indélicats et jugés à l’expulsion du logement qu’ils occupent sans payer depuis plusieurs mois. Priver une personne de son toit est intolérable et cruel ; cependant, comment considérer les propriétaires qui ne perçoivent aucun loyer pour le logement pour lequel ils payent parfois un crédit, ou qui ne parviennent à faire face qu’avec leurs revenus fonciers ?
      Il me semble pertinent de ne pas perdre de vus que tous les propriétaires ne sont pas des dandies. Et que tous les locataires expulsables ne sont pas de pauvres gens honnêtes.
      Certains ne trouvent pas les moyens de payer leur loyer mais bien celui d’acheter un écran plat 154cm et organiser une fête tous les weekend « chez eux » aux frais de la princesse.

      Il me semble qu’il doit y avoir deux poids, deux mesures : nombre de locataires expulsés y sont malheureusement arrivés par des accidents de la vie et en toute honnêteté. Et nombre de propriétaire ne sont pas des monstres sans coeur qui ne pourront pas remplir un énième compte en banque sans le loyer du pauvre locataire.

      Pour en arriver à une expulsion, cela prends de nombreux mois. Peut être le temps pour le locataire et le propriétaire de trouver un arrangement avant d’en arriver à cette extrémité malheureuse.

      Merci pour votre article.


      • socrate&co 9 mars 2012 14:33

        Il est vrai que certains locataires expulsés ne sont pas des modèles de vertu. Mais la procédure que je vise dans cette article concerne tous ceux qui n’ont plus les moyens de payer leur loyer. Bien des propriétaires ne sont pas des pauvres...Et je ne mentionne pas ici les offices d’HLM ou les grands syndics et les banques. Je voulais montrer qu’il existe encore aujourd’hui, dans un pays qui se dit...tant de choses « bien », une procédure à la limite de l’humain et qui ne touche, en majorité (laissons de côté les quelques filous) que des gens qui ont perdu leur emploi ou qui se retrouvent dans des situations qui les dépassent. Disons pour faire bref que si les fonds perdus en totale gabegie à payer des « hôtels » de marchands de sommeil étaient versés par les services sociaux au propriétaire...on arriverait sans doute à une autre solution. Pour mémoire : une « chambre » misérable dans certains « hôtels » du SAMU SOCIAL est payée par la communauté à raison de 40 euros par jour et par personne. Comme ne sont acceptées dans cette procédure que les familles avec un enfant, la chambre d’un taudis coûte 120 euros par jour au minimum !!!! Peu de loyer représente plus de 3000 euros par mois ! C’est une chose à savoir et on se demande à qui profite l’expulsion ? Certainement pas aux propriétaires et certainement pas aux locataires. Une autre réserve : tous les propriétaires ne sont pas forcément des gens bien. Cf : une audience moyenne dans un T.I.


        • LA CHASSE AUX PAUVRES A COMMENCE A LANNION EN BRETAGNE.22

          5 DE MOINS D 1 COUP .4 BEBES ET UN JEUNE HOMME BRULES VIFS DANS UN GRENIER AMENAGE.SOUS LES COMBLES....

          la jeune mère et son bébé de 7 mois saufs ils ont sauté par la fenetre...

          STUPIDITE DU JOURNAL LOCAL...LE JEUNE HOMME DE 25 ANS BRULE N ETAIT PAS LE PERE DES ENFANTS....N EMPECHE QU IL EST MORT EN TENTANT DE LES SAUVER.
          ..
          LE PREFET PEUT ETRE FIER...DANS LE 22.....SES SERVICES DECONCENTRES...DASS...DDE...CONTROLENT QUOI.. ????
          DEMANDONS DES FORTES PEINES DE PRISON POUR CES PROPRIETAIRES QUI LOUENT CHERS DES LOCAUX INSALUBRES...ET NON SECURISES...ISSUES DE SECOURS......

          UNE SCI SPECIALISTE DE CETTE ARNAQUE...la sci bron6buchman dans le 16 èME (BIEN SUR...° chicos....)

          SALAUDS DE RICHES PROPRIETAIRES...LE PEUPLE VOUS CRAMERA AUSSI....


        • jaja jaja 9 mars 2012 16:02

          Manif contre les expulsions :

          Samedi 10 mars 14h30 M° Bastille

          Communiqué du NPA. Non aux expulsions, un logement pour toutes et tous.


          vendredi 9 mars 2012

          La fin de la trêve hivernale approche et le spectre des expulsions ressurgit. Encore que des expulsions, en plein hiver, il y en a eu, comme à Saint-Denis, dans deux immeubles squattés, jetant à la rue de nombreuses familles avec 36 enfants qui, depuis, galèrent d’hébergement provisoire en campement devant la mairie de Saint-Denis.

          La Fondation Abbé Pierre a publié son enquête annuelle sur le mal logement avec des chiffres effrayants concernant le nombre de sans-logis ou de personnes touchées par le mal logement, qui avoisineraient 3, 5 millions de personnes.

          La politique de Sarkozy n’a en aucune façon mis fin ou amélioré cette situation désastreuse. La loi Dalo n’est pas opérationnelle, faute de logement à offrir, le prix des loyers s’envolent et le privé se taille la part belle sur le marché du logement.

          La manifestation unitaire du 10 mars contre le mal logement et en faveur d’un logement durable pour toutes et tous doit permettre de relancer les mobilisations.

          Le NPA sera présent avec Olivier Besancenot.

          Pour que chacun et chacune aient droit à un toit, il faut impérativement interdire les expulsions, appliquer la loi de réquisition des logements vides et la loi SRU, construire autant de logements sociaux que nécessaires pour faire face aux demandes, baisser et geler les loyers, sachant que plus de 8 millions de personnes sont en-dessous du seuil de pauvreté.

          Le 9 mars 2012.



          • herope herope 9 mars 2012 19:29

            Il est certain qu’avec les milliers de m2 vides dans les grandes agglomérations, personne ne devrait être à la rue. Mais la spéculation immobilière crée artificiellement « une bulle spéculative » qui fait le bonheur des promoteurs bâtisseurs..... Sur Lyon la tour Oyygène 110 m de haut, que10 étages occupés ! et un nouveau projet débute avec une future tour de plus de 200 m ?

            Un toit c’est un droit !
            Réquisition sociale !

            www.fa-heropelyon.fr.gd


            • fredleborgne fredleborgne 9 mars 2012 19:35

              Les propriétaires, comme les fournisseurs d’énergie, d’eau, de nourriture, ont augmenté leurs exigences dans un contexte inflationniste tandis que les salaires stagnent.
              Il faut que la population comprenne que la pauvreté actuelle n’est pas une fatalité, mais une conséquence de l’appétit vampirique des possédants, qu’ils soient très riches ou même parfois modestes. Ces derniers croient à la notion du « prix du marché », alors que ce prix n’est qu’une spéculation sur le pouvoir d’achat des acquérants. Ainsi, moins le crédit est cher, plus les prix augmentent et il est de plus en plus difficile d’acheter. Le prix des locations, calculés sur le prix des biens, lui aussi augmente, et là, on ne prend pas de crédit pour payer son loyer : c’est aberrant. Avant que l’équilibre se fasse, que le système explose, ce sont des millions de gens qui souffrent de ce différentiel entre l’argent qu’ils peuvent espérer gagner, et le coût de leur survie. On expulse aujourd’hui de plus en plus de smicards qui ne bénéficient pas d’aides et de logement HLM, alors que d’autres, totalement assistés, ne paient pas grand chose dans ces même HLM et ne risquent pas d’être expulsés, même si leur situation est peu enviable.
              Il faut réorganiser le partage des richesses, et celui du travail, si on veut lutter contre la misère, mais surtout contre les forces qui maintiennent au fond du trou de plus en plus de personnes. Aujourd’hui, nous sommes au pays d’Ubu, et il est très difficile de sortir de la misère, même avec de la bonne volonté.
              Cette horreur est voulue, car elle divise, soumet et est très lucrative pour les possédants. Mais ils doivent en permanence tuer l’espoir que pourrait susciter une révolte, ou même un vote. Trop de pauvres s’abstiennent de voter.
              P..tain. L’ennemi, ce n’est pas que Sarko. C’est tout ce qui est à la droite de Mélanchon, voire même de Poutou.
              Il faut encourager le vote extrême gauche, remettre les petits possédants à leur place, châtier les gros...


              • fredleborgne fredleborgne 9 mars 2012 19:37

                J’oubliai

                Le 15 mars, ouverture de la chasse aux voix des pauvres !


                • François51 François51 10 mars 2012 12:00

                  fin de trève pour les précaires, même cette année ? on pourrait dire que nous somme en trève électorale, présidentielle, législative inclus. bref le« trin trin » quoi. on entend pas beaucoup les « cadors » des scrutins parler de ces sujets grave pourtant prioritaire. c’est mieux de parler du halal ou du casher . ça permet de mettre les lacunes au placard.

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