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30 propositions pour changer le regard sur la prostitution…

Le 13 avril 2011, la Mission parlementaire d’information sur la prostitution, conduite par Danielle Bousquet (PS), présidente, et Guy Geoffroy (UMP), rapporteur, a rendu son rapport. Un rapport qui fera date…

A l’aune des grands principes de notre société (la non-patrimonialité du corps humain / le respect de son intégrité / l'égalité entre les sexes), la prostitution doit être « considérée comme une violence, en majorité subies par les femmes et aux conséquences souvent considérables. Dès lors, la perspective des politiques publiques ne peut être que celle d'un monde sans prostitution  ». C’est par cette puissante profession de foi que débute le rapport de la Mission parlementaire sur la prostitution rendu public le 13 avril dernier.

Composée de sept députés issus de courants politiques différents, la Mission avait pour objectif à la fois « d'établir un état des lieux objectif et aussi partagé que possible » de la réalité de la prostitution aujourd'hui comme de l'ensemble des politiques publiques menées en la matière, mais aussi « d'analyser la prostitution en tant que telle et sa légitimité dans une société comme la nôtre ».

Pendant six mois, la Mission a procédé à près de deux cents auditions. Quinze personnes prostituées ou qui avaient été prostituées ont été reçues. Tous les professionnels en contact avec les personnes prostituées ont été rencontrés : police, santé, justice, travailleurs sociaux, responsables politiques... ; toutes les associations impliquées sur le sujet ont été entendues, quelles que soient leur sensibilité (associations abolitionnistes, communautaires, syndicat de « travailleurs du sexe »). La Mission s’est rendue à Paris, Lyon, Marseille, mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède pour analyser les politiques menées dans ces pays et évaluer leur efficacité.

Au terme de ce travail, la Mission a rendu un rapport de près de 400 pages d'état des lieux et d'analyses, accompagnés de 30 propositions.

Pénaliser le client de la prostitution

En tout premier lieu, la Mission, inspirée par la Suède qui, en 1999, a adopté pour la première fois une loi en ce sens, propose de « créer un délit sanctionnant le recours à la prostitution ». C'est la mesure-phare des trente propositions, celle qui, avant même la publication du rapport, suscitait un flux de protestations scandalisées.

Le recours à la prostitution pourrait d’ici peu être sanctionné d'une amende pouvant atteindre jusqu'à 3 000 euros et d'une peine de six mois de prison. Pourtant, comme l'a déjà souligné Danielle Bousquet dans plusieurs interviews, le but « ne serait pas, bien entendu, d'emprisonner tous les clients », mais de leur indiquer « quelles sont les conséquences potentielles de leur acte et quelle est la responsabilité qui est la leur dans la perpétuation de la prostitution ». (AFP).

Les parlementaires ont d'ailleurs prescrit, avant l'entrée en vigueur de ce texte, un temps de sensibilisation et de pédagogie. Des campagnes d'information sur la «  sensibilisation du grand public à la réalité de la prostitution  », « l'explicitation de la responsabilité des clients », « l'information sur l'exploitation sexuelle et la traite des êtres humains » sont prévues dans le cadre de ces propositions.

La Fondation Scelles se félicite que le client de la prostitution soit enfin pris en compte, comme nous le réclamons depuis longtemps.

Nous appelons à la pénalisation du client de la prostitution, parce que c'est le moyen de décourager un marché composé à 90% de femmes victimes de trafics et d'exploitation. Le client est acteur à part entière de l'exploitation et du système de violences vécues par les personnes prostituées. Sa responsabilité doit être au centre des débats publics et politiques sur la prostitution.

Nous appelons à la pénalisation du client, parce qu’il faut casser les clichés et changer le regard sur la prostitution... Le but de cette loi, c'est de diffuser d'autres modèles, de dire clairement que l'on n'achète pas le corps de l'autre. La loi a un pouvoir de dissuasion : en Suède, depuis l'entrée en vigueur de la loi de pénalisation du client, 650 personnes ont été sanctionnées pour l'achat de services sexuels et seules des peines d'amende ont été prononcées...

Protéger les victimes

Créer le délit de recours à la prostitution, c'est non seulement désigner la responsabilité du client dans le phénomène prostitutionnel, mais aussi signifier clairement à la société que la personne prostituée est victime. Victime parce que l’entrée dans la prostitution est toujours le résultat d’une contrainte ; parce que la prostitution, aujourd’hui, ce sont à plus de 80% des personnes de nationalité étrangère sous la coupe de réseaux criminels ; parce que la prostitution est une violence qui ne laisse pas indemne. C’est cette dimension que la mission parlementaire a voulu mettre en avant dans un 2e volet de propositions.

Il s’agit avant tout de garantir les droits fondamentaux des personnes prostituées, qui, aujourd’hui, ne sont pas pleinement respectés. Plusieurs mesures en ce sens sont proposées : amélioration de l’accès au droit des personnes prostituées (proposition n°5), amélioration de l’indemnisation intégrale du préjudice subi par les victimes de la traite et du proxénétisme (proposition n°6), ou encore la simplification de la procédure de délivrance d'un titre de séjour (proposition n°8). Ainsi, un titre de séjour pourrait désormais être accordé dès la dénonciation du proxénète « s'il existe des motifs raisonnables de croire que la personne est une victime », sans attendre la condamnation du proxénète (une mesure importante, considérant que le délai moyen pour faire condamner un proxénète est de trois ans).

Quant au délit de racolage passif, dans le contexte à la fois de la pénalisation des clients de la prostitution et de la prochaine application de la directive communautaire récemment adoptée en matière de lutte contre la traite, il est appelé à être inévitablement réévalué (proposition n°7) et, probablement, « destiné à une lente extinction ».

Autre préoccupation des parlementaires, « garantir par la mise en œuvre d’un accompagnement intégral, l’existence d’alternatives crédibles à la prostitution ». Une fois la pénalisation du client mise en œuvre, la prostitution diminuera inévitablement, comme ce fut le cas en Suède. Pour anticiper ce mouvement, il est nécessaire de favoriser la réinsertion de personnes prostituées. Les parlementaires proposent ainsi d’améliorer les dispositifs d’hébergement (proposition n°13), de développer l'offre de soins psychologiques et psychiatriques (proposition n°14), de mieux garantir un revenu de substitution pour les victimes (proposition n°11), d’accroître « les moyens destinés à offrir des alternatives à la prostitution » (proposition n°15)...

Plus de dix articles sont ainsi consacrés à la protection des victimes sous ses divers aspects. C’est un point du rapport que les médias ont malheureusement négligé. Pour nous, Fondation Scelles, la protection des victimes, le fait que les personnes prostituées sortent enfin d’un statut de délinquantes, nous semblent pourtant un progrès important, tout aussi important que la pénalisation du client. L’un ne va pas sans l’autre : la pénalisation du client ne peut pas être effective sans un rappel clair du statut des victimes. Les deux points se complètent et se légitiment mutuellement. Et nous nous réjouissons que la Mission ait su mettre en lumière ces deux aspects.

Informer et former....

Pénaliser le recours à la prostitution, rétablir la personne prostituée dans un statut de victime… A en juger seulement par l’abondance des réactions sur le sujet, ces deux axes d’action marquent un profond bouleversement dans la perception de la prostitution par notre société. Et ce changement ne pourra se faire sans une remise en cause de tous les clichés et préjugés liés à la prostitution. C’est pourquoi, pour chacune des mesures envisagées, les parlementaires ont prévu un travail d’éducation, d’information voire de formation sur le long terme, et aucune catégorie de la société n’a été oubliée.

Pour « éradiquer les racines du système prostitutionnel », conformément au modèle suédois, une politique de prévention et d’éducation à l’égalité de genre sera menée dès l’école primaire et à tous les niveaux de formation

Pour les agents de l'Etat en contact avec les personnes prostituées, la Mission préconise une formation tant à l'identification des victimes qu'à l'humanisation des contacts avec les personnes prostituées (proposition n°17) ; pour les forces de l'ordre et les personnels de justice, les parlementaires demandent une sensibilisation spécifique pour prendre en compte les personnes prostituées comme des victimes plutôt que comme des auteurs d'infraction (proposition n°5).

Pour les hébergeurs de sites internet, les annonceurs de presse, les professionnels des chaînes hôtelières, la Mission prescrit un rappel de leur responsabilité pénale au regard des lois contre le proxénétisme et le développement éventuel de démarches de partenariat afin de limiter ces pratiques (propositions n°18, 19, 20).

Pour répondre aux problèmes répressif et préventif, la Mission appelle à la création d'une structure ad hoc qui pourrait agir sur plusieurs niveaux (du national au local...), et impliquerait autant des structures interministérielles que des référents locaux (propositions n°26, 27, 28). Une telle structure permettrait non seulement d’aider à la prévention ou à la réinsertion des personnes prostituées, mais aussi d’avoir une meilleure connaissance du phénomène.

La Fondation Scelles ne peut être qu’en accord avec ce souci de formation et d’information. Nous estimons en effet que c’est seulement en acquérant une meilleure connaissance du phénomène que l’on pourra véritablement combattre la prostitution.

Incontestablement, ce rapport fera date. Parce qu’il réaffirme clairement la position abolitionniste de la France, parce qu’il appelle à un renforcement des politiques publiques sur le sujet, parce qu’il prend enfin en compte le phénomène de la prostitution dans sa globalité.

Souhaitons que ces propositions ne restent pas lettre morte et qu'elles s'inscrivent au plus vite dans la réalité. Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a d'ores et déjà programmé une campagne de sensibilisation sur le recours à la prostitution dans le 3e plan de lutte contre les violences faites aux femmes, 2011-2013. Le fait que ce plan ait été annoncé le 13 avril, le jour même où la Mission rendait son rapport, nous semble montrer la volonté des pouvoirs publics et constitue en ce sens un signe des plus positifs…

http://infos.fondationscelles.org


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89 réactions à cet article    


  • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 13:01

    J’ai lu votre article en modération pour lequel j’ai mis un grand plus.
    Aurez-vous à subir tous ceux qui plaident en faveur de la misère sexuelle masculine. ?
    Comme si cette misère autorisait à participer à une autre.

    Les esprits sont faibles . On les bourre facilement.

    Et puis il y a la loi du plaisir.
    la prostitution a toujours existé.

    Pas chez les pires des animaux, quand même.

    Bravo les hommes !

    Non, je ne veux pas vivre dans un monde où je devrais expliquer à des enfants ce qu’est cette prostitution qui est si ancienne et naturelle.

    L’immense majorité des hommes et des femmes n’y ont pas recours.


    • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 15:31

      Hihihihihihihi !
      J’ai six moins !!
      Grand honneur !


    • tikhomir 21 avril 2011 17:32

      Peut-être que tous ces moins sont en partie dus au « Bravo les hommes ! » qui dans le contexte semble un peu sexiste.

      Moi même en tant qu’homme, je n’approuve pas ce mot qui me semble être une attaque gratuite (bien que je n’ai pas cliqué sur moins, ni plus d’ailleurs). Les femmes ont largement leur part dans l’histoire aussi en ce qui concerne la « loi du plaisir » et autres, on se souviendra tous du féminisme, de la promotion de la liberté sexuelle aussi et les hommes étaient loin d’être les seuls à hurler ce ridicule et misérable slogan « Il faut jouir sans entraves ! » qui a malheureusement tant influencé les moeurs.

      Du reste, je me trompe peut-être sur le sens que vous avez voulu donner à ce « Bravo les hommes ! ».


    • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 18:40

      Oui, vous avez raison « bravo les hommes » se rapporte à l’espèce humaine.

      Ce sujet est éminemment complexe.
      Mais il est vrai qu’il y a dans notre histoire, un désir de freiner les instincts qui n’est pas de la pudibonderie mais une sauvegarde.
      je me demandais pourquoi je ne pourrais pas « acheter quelqu’un »pour m’amuser un soir.
      Il y a dans mon « formatage moral » un « non ». Un tabou absolu.
      Cela me glacerait.
      C’est peut-être aussi, à mes yeux, une situation simpliste, du prêt à baiser, du fast sex.
      Il y a un tel charme dans les réactions de séduction d’égal à égal.

       S’il n’y avait plus de prostitution, il y a aurait toujours du sexe et de la séduction. De la folie, du désordre, de l’instantané, du définitif, de l’extase et du sensuel.
      On dirait que vouloir supprimer la prostitution, c’est emprisonner les hommes et les femmes dans un monde froid et sec.
      Au contraire. C’est leur donner le goût de tenter sans cesse l’aventure. Dans une liberté sans offense.
       


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 21 avril 2011 19:35

      Si on veut que l’esclavage sexuel cesse, il faut interdire sous peine de 5 ans de prison aux personnes sans permis de travail de se prostituer.

      La police aurait une excuse pour coffrer toutes les illégales exploitées et les soustraire aux proxénètes.

      Il ne resterait plus que des prostitué(e)s qui pourraient recourir à d’autres moyens ( chômage ... ) pour subsiter : vu qu’elles se prostituent de leur plein gré, il n’y a pas de raison de punir leurs clients.

      Pas besoin de pondre un blabla de 400 pages pour comprendre ça !

      Si un(e) député(e) vient lire les post il/elle pourrait demander qu’on rajoute un article dans le code pénal :

      Sera puni d’un emprisonnement de 5 ans toute personne qui se prostitue alors qu’elle ne dispose pas du droit de travailler légalement sur le territoire national.

      Vous pouvez le voter demain et sévir après demain.




    • tikhomir 21 avril 2011 20:06

      Ah merci ! Je constate avec plaisir donc que vous vouliez dire les Hommes et non les hommes smiley.


      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’idée que vous avez sur le fait de « freiner ses instincts » pour la « sauvegarde » certains l’ont fait oui, mais nous y reviendrons car il faut distinguer plusieurs cas. Certains ont souhaité freiner leurs pulsions sexuelles pour la simple et bonne raison que le sexe ne les intéressait pas et qu’ils estimaient qu’il avaient mieux à faire, d’autres l’ont fait considérant cela « impur » pour eux, d’autres l’ont fait par principe moral, le leur ou celui qu’on leur a appris, d’autres l’ont fait à cause de la pression sociale, et autres raisons du même type. La catégorie qui à mes yeux est la plus intéressante est celle qui a pu se dire que plutôt qu’être esclave de ses instincts, d’être obligé de les assouvir, il valait mieux apprendre à contrôler ces pulsions pour pouvoir être libre d’avoir sa sexualité entièrement choisie, d’être libre sexuellement, libre de faire ce que l’on veut ou à contrario libre de ne pas le faire. Mais libre. La voilà la véritable sexualité libre à mes yeux aussi. La question de la « sauvegarde » que vous abordez est à mon sens plus du genre « si je suis esclave de mes pulsions et que je ne maîtrise rien alors cela peut me mener à tout et n’importe quoi sans que je maîtrise, donc mieux vaut se maîtriser » et là on rejoint la liberté sexuelle, la vraie mais ces dérives graves sont rares et suivant la façon dont est tourné le discours cela peut être trop moraliste. C’est aussi un point de vue mais qui je ne pense pas peut être pris seul, il intervient à mon avis avec d’autres pensées et réflexions philosophiques sur la sexualité. Au delà de ça, être sans arrêt esclave de ses pulsions nuit à la relation entre personnes, la maîtrise permet de passer de « J’assouvis ma pulsion, ça me soulage et si ça fait plaisir à l’autre tant mieux » à « Nous exprimons notre amour ensemble » et on sort donc de l’individualisme.

      En ce sens, si vous supprimez la prostitution, vous coupez une source qui permet d’assouvir ses pulsions facilement et vous frustrez les gens qui n’ont pas demandé à se maîtriser. Vous donnez aussi l’impression aux gens de les priver d’une liberté (mais une fausse liberté), la liberté de se prostituer ou de consommer du sexe. En plus vous dites ça si abruptement dans une société qui rejette tout code moral à ce sujet... (mais oui, vous êtres libres ont vous dit, mais protégez-vous !). Et vous voyez donc la réaction que cela provoque... Changez donc votre angle d’attaque pour discuter de tout ça, ça passera certainement mieux smiley

      Formatage moral, comme vous y allez fort... Peut-être (ce n’est que mon avis) que vous percevez qu’il est difficile de dissocier sexualité et amour (amour au sens large, je ne connais pas vos convictions à ce sujet), la sexualité pouvant être considérée comme étant l’expression intime de l’amour.

      Ce dont vous parlez (séduction, sexe, désordre, instantané, définitif, etc.) existe de moins en moins, sauf pour l’instantané, mais c’est tellement froid de simplement se soulager avec un autre. C’est toute la difficulté de retrouver la beauté de la sexualité lorsque la société l’a banalisée et en a perverti le sens le réduisant à la simple « génitalité » et à l’assouvissement de pulsions. Tant que ces discours réduits et pervers sur la sexualité seront prônés dans la société « faites ce que vous voulez mais protégez-vous », ce sera de pire en pire.

      Pour ma part, je suis surtout consterné de voir le rapport qu’ont les jeunes avec la sexualité (et j’en fréquente pourtant un tas de jeunes, étant moi-même jeune...), qui, s’ils ont des rapports relativement fréquents sont dans la misère sexuelle et souvent aussi affective la plus totale tout autant que ceux qui n’ont pas de rapports sexuels. Consternant de les voir ne pas le temps de réfléchir à ce qu’ils font, ils le font c’est tout, par pulsion. Pure consommation de sexe ou frustration, cela ne conduit pas au bonheur, contrairement à la sexualité riche et libre qui, elle, est une partie du chemin vers le bonheur.

      Bref, le sujet est très vaste, simplement effleuré ici (hummm smiley ) et je vais m’arrêter là car en plus, ce n’est pas le sujet de l’article mais peut-être que cela vous donnera quelques pistes de réflexion car je trouve étrange la façon dont vous en parlez (la sauvegarde, etc...).

    • perlseb 21 avril 2011 20:57

      L’immense majorité des hommes et des femmes n’y ont pas recours.

      Dans la définition stricte du mot prostitution, oui. Mais que dire d’une femme qui est « attirée » par un homme parce qu’il a une grosse voiture, ou qui l’épouse parce que son salaire est correct ?

      Attention, si les hommes pouvaient gagner de l’argent avec le sexe, directement (prostitution) ou indirectement (dans un couple, le plus souvent en parlant d’amour pour masquer la triste réalité), ils seraient bien plus nombreux à se prostituer que les femmes.

      Bref, la grande maladie de notre époque, c’est, bien loin d’une quelconque forme de libération prétendue, une soumission sans limite à l’argent, seul objet de désir de tous ces humains égoïstes. Parce que l’argent achète presque toutes les femmes pour un homme (il n’y a guère que les moches qui ne se vendent pas parce qu’elles ne peuvent pas se vendre : ça leur donne leur fierté), parce qu’il permet de faire grandir ses enfants sans souci et de se « décorer » telle qu’il se doit selon l’époque pour une femme (encore que les pseudo-hommes d’aujourd’hui soignent presque autant leur chevelure, leur visage et leurs fringues que les femmes).

      Je sais qu’il y a des femmes désintéressées, mais elles sont très très dures à trouver. Perso, draguer en maillot de bain à la piscine (même en étant plutôt bien fait) ça ne marche qu’avec les filles sans intérêt car ultra-superficielles (donc ça ne marche pas quand on est sérieux) : les filles sérieuses (souvent coincées) et possiblement désintéressées vous cataloguent immédiatement comme un dragueur même si ce n’est absolument pas le cas. Non, le seul espoir pour rencontrer une femme désintéressée, c’est de la connaître par chance pour une raison indépendante de votre volonté (et quand on est ingénieur, cela ne peut pas être sur le lieu de travail, car on ne peut pas démêler les bonnes comédiennes intéressées des sincères désintéressées). Bref, vous l’aurez compris, ceux qui cherchent autre chose que le fric dans ce monde sont bien seuls et c’est finalement préférable. Mais cela prouve aussi une chose, c’est que les femmes ne sont absolument pas libérées : les sérieuses choisissent uniquement dans leur entourage car trop coincée pour pouvoir se risquer, les pas sérieuses se croient libérées alors qu’elles ne sont que superficielles.


    • french_car 22 avril 2011 10:34

      Pauvre Perlseb a bien des soucis ...
      Ca me tue toujours de lire que des hommes vont voir une prostituée par crainte ou flemme de séduire.


    • french_car 22 avril 2011 10:48

      Tikhomir, je comprends bien que vous parliez de misère affective mais pourquoi misère sexuelle chez les jeunes - désolé je ne suis plus jeune smiley ?
      A partir du moment où il ne s’agit pas de relations tarifées, elles ne contiennent donc aucune once de tendresse ?


    • Castor 22 avril 2011 11:08

      Hi-hi-hi !

      Et paf ! -10 !

      Non mais.

    • Kalki Kalki 22 avril 2011 11:52
      Mais quand la sexualité devient abondante : elle ne vaut plus rienDonc la prostitution humaine va disparaitre.
      Vous voulez une femme robot, avec de la peau humaine, des muscles artificielles ou non, organes oflactif , phéromones, et toutes les compétences de la femme putes parfaite

      pour 4000 euro , et vous l’avez pour vous a vie


      Androïde Sexuel : robot is for pr0n, et la REPRODUCTION au XXI eme siecle

    • tikhomir 22 avril 2011 13:09

      @french_car

      Je parle de misère affective parce que l’affectif est biaisé chez beaucoup de jeunes dans le sens où beaucoup confondent « amour » et « sentiment amoureux », confondent « sexualité » et « génitalité ». Ainsi plutôt que de faire ce qui serait normal : exprimer son amour ensemble par la sexualité, ils expriment pour beaucoup leur sentiment amoureux par la « génitalité », il est donc simplement question d’assouvissement de pulsions dues à des poussées hormonales. Ceci n’est ni amour, ni affection contrairement au premier cas et ce n’est pas non plus quelque chose de libre.

      D’autres choses se rajoutent par dessus, la pression sociale et autres : avoir des rapports sexuels à tout va « c’est bien », donc faut le faire (pseudo-liberté donc), ne pas en avoir du tout revient souvent à déconsidérer celui qui s’abstient (de gré ou de force, tout le monde n’en fait pas le choix) (pseudo-liberté aussi ici) ou d’autres fréquentent simplement « pour ne pas être seul » (pseudo-liberté encore car ce n’est pas choisi librement). Ici, il n’y a pas vraiment de choix et pas de liberté. Que vaut l’amour et toute l’affection qui va avec s’il n’est pas libre, librement choisi, librement consenti ? Rien du tout.

      Où sont les sentiments et la vie construite ici, dans l’assouvissement de pulsions ou de pression sociale ? Nulle part, d’où la misère. Ainsi la société qui voulait rendre les gens libres, les a emprisonnés.


    • tikhomir 22 avril 2011 13:13

      @french_car

      Pour la misère sexuelle donc ? Confondre sexualité et « génitalité » est déjà une misère, c’est très pauvre, et sans amour (libre donc), qu’est-ce que cela vaut ? Pas grand chose puisque cela ne sert pas à exprimer de l’amour, mais à exprimer un manque de liberté dans l’amour.


    • perlseb 22 avril 2011 20:22

      @ french_car,

      En fait, j’ai beaucoup moins de soucis que la plupart des gens. Je ne prends aucun médicament (aucun stress, aucune baisse de moral, par de problème de santé,...), je fais du sport, de la musique, du bricolage, et tout un tas d’autres choses, normal quand on a ... arrêté de travailler. Si j’avais choisi ma compagne sur le lieu de travail, nul doute qu’elle m’aurait convaincu d’acheter une grande maison hors de prix et que j’en aurais encore pour 20 ans de remboursement de projets qui ne sont pas du tout les miens.

      Par contre je plains beaucoup la plupart des gens qui vivent un rôle de 2ème catégorie d’une mauvaise série B. Quand on se persuade que l’amour que l’on vit est vraiment différent d’une pulsion animale (se comparer à un animal ?, quelle bassesse, mais y a-t-il des gens qui arrivent à pratiquer l’auto-critique ?). Quand on prend seulement connaissance de qui se cache derrière son conjoint après 20ans d’une vie de comédie, mais ratée. Les désillusions sont fortes quand on se persuade de vivre le bonheur alors que tout n’est que comédie : et comment affronter la solitude quand on en est parfaitement incapable ? Alors on se trouve un autre compagnon (un peu trop vite) et on se persuade à nouveau. Et à force, on perd toute capacité à s’intéresser vraiment aux autres.

      Oui, finalement, ce qui tient la plupart des gens, c’est l’autopersuasion (le cinéma aide beaucoup pour se projeter dans le rôle qui nous fait rêver), mais ça ne marche jamais toute une vie.


    • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 13:33

      Pour pondre des opinions ou des réformes sur la prostitution, j’estime qu’il faudrait en faire une étude, en tant que client, et dans différentes conditions, en s’offrant toutes sortes de prostituées.
      Les moralistes à deux balles qui imposent leur idéologie en-drapée sans rien y connaitre, c’est pénible.


      • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 13:58

        @ Cocasse,
        Coquin !


      • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 17:03

        A quand un ministre courageux doté d’un budget conséquent pour mener cette enquête en profondeur ?
        Je veux bien postuler s’il le faut, et je ne veux pas de langues de bois !
         smiley


      • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 18:41

        Très drôle !!!!!


      • Traroth Traroth 21 avril 2011 23:18

        @Cocasse : Vous pourriez aussi prendre la place d’une de ces dames, non ? A moins que votre opposition au « moralisme » n’aille pas jusque là ?


      • french_car 22 avril 2011 10:49

        Un conseiller média de Raffarin a été condamné pour avoir utilisé les services d’une prostituée mineure mais il n’a pas utilisé l’argument de l’étude à l’époque.


      • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 14:24

        http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Met ropole_Lilloise/2011/04/21/article_prostitution-la-vie-cachee-d-etudiantes.shtml

        Pourtant elles n’ont pas de macs mais elles ne paraissent pas très heureuse. Mais leurs clients doivent trouver que ça se passe très bien....


        • Emmanuel Aguéra LeManu 22 avril 2011 12:22

          Ariane... comme Agoravox a changé... vous aussi vous en venez à considérer vos scores de moinssages comme autant de preuves de pertinence... Bienvenue au club !

          Quand on a tout perdu, reste l’honneur. Et quoi de mieux qu’un drapeau pour s’en fabriquer un. (beaucoup ne comprendront pas ce que ça vient foutre là, certain même y verrons une contradiction... tant pis pour eux)

          Mon soutien et mon amitié.


        • SATURNE SATURNE 21 avril 2011 14:46

          Bien qu’il s’agisse plus d’un tract associatif que d’un article, quelques mots tout de méme :

          -la prohibition est un système utilisé dans de nombreux pays depuis longtemps , je vous invite à en vérifier le succès, en particulier pour les professionelles que vous défendez

          -« si on pénalise le client, on fera baisser le phénomène » dites-vous.
           Analyse brillante : la consommation de stups est pénalisée dans 90 pour cent des pays, avec le succè que l’on sait. Les traficants sont assez contents de la pénalisation du consommateur/ acheteur, ca permet de faire monter les prix (ça devrait vous inspirer)
          -jusqu’à présent, on a connu les pays abolitionistes, prohibitionistes et ceux qui tentent de « réguler »( les « réglementaristes »). Cette proposition n’apporte rien de neuf, il ne s’agit que d’une variante d’un des trois systèmes .

          - le raisonement décrit plus haut est surtout valable pour la prostitution de rue, avec forte suspicion de proxénétisme. Ce mode opératoire est en recul dans tous les pays developpés, c’est bien connu. A 70% en France, les prostituées sont occasionnelles, indépendantes, motivées par l’appat du gain , durable ou provisoire (cf. les « étudiantes » moneyant un studio pour leurs études, etc).
          Vos propositions n’ont pas de sens dans ce cas. Vous n’établirez jamais la prostitution d’une fille BCBG de province ayant quelques clients choisis, dans des lieux privés, pour payer son loyer et ses études.

          Plus idéologique que sérieux, tout ça. Du reste, méme chez les professionnelles à plein temps « corporatisées » ( à défaut d’étre syndiquées), vous savez bien que le sujet fait débat ( précarisation accrue, cible plus facile pour la violence, etc).


          • tikhomir 21 avril 2011 14:54

            Bonjour,

            Je ne suis pas pour la légalisation de cette activité et je ne cautionne pas ceux qui la pratiquent (prostitués ou clients) mais là, je trouve cela très moraliste et déplacé comme projet au vu de la société qu’on nous vend actuellement (sexe banalisé, débridé, banalisation de la pornographie, sex toys, sex friends ou alors même on ne fait plus un pas sans voir une pub dans la rue avec une femme à moitié nue, etc.). Bref, on a donc créé une société « hypersexualisée ».

            Avant de pénaliser prostituées et clients, il faudrait peut-être aussi être plus ferme dans la répression des responsables de la traite humaine.

            Il faudrait aussi et j’insiste là dessus, repenser le discours dans la société autour de la sexualité, trop souvent confondue avec une bête « génitalité ». Le paradoxe est qu’on ne parle plus aux gens de sexualité alors que l’environnement est « hypersexualisé ». Le discours sur la sexualité actuellement et surtout en direction des jeunes c’est : « faites ce que vous voulez mais protégez-vous » (le reste vient avec le porno souvent), et c’est ça qu’on appelle parler de sexualité ? Laissez-moi rire...

            Quand on aura fait ça (répression plus importante des esclavagistes et donc des vrais criminels + revoir le discours sur la sexualité), alors oui, on pourra faire la morale de façon un peu plus légitime à celles et ceux qui restent et qui pratiquent la prostitution librement, par choix et à ceux qui vont « consommer ». En attendant, c’est juste une ridicule hypocrisie.


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 15:34

              Entièrement d’accord avec vous.
              mais ces gens-là ne sont pas hypocrites, le gouvernement les envoie tout simplement au casse-pipe pour magouiller par derrière. C’est tout.

              Maintenant, ceux qui sont pour la prostitution sont des sous-hommes. Point barre.


            • SATURNE SATURNE 21 avril 2011 15:47

              @Ariane W
              Comme la vie est simple avec vous : « j’aime, j’aime pas », « bien, pas bien » etc.
              Désarmant (restons polis..)
              Votre âge respectable (apparent) aurait du vous apporter plus de sagesse et de sens de la nuance. Moins de manichéisme de cour d’école, d’hemiplégie sélective (sexiste, dans votre cas).
              La question n’est pas : j’aime ou j’aime pas. Des choses et des phénomènes existent, depuis la nuit des temps, en dehors de nous et de notre assentiment/ ressentiment, le savez-vous ?

              La question est donc plutôt : « comment on fait avec ça ? » ( la drogue, le proxénétisme, le cancer, la violence, etc)

              Un proverbe arabe dit : « il faut savoir embrasser la main qu’on ne peut pas mordre ». Je ne vais pas jusque là, surtout sur ce sujet ;
              Mais je dirais comme Cocteau (et l’auteur/ collectif de l’article, sans le savoir...) :

              « Puisque toutes ces choses nous échappent, feignons d’en étre les organisateurs ».


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 16:20

              Dès que quelqu’un parle de mon âge, je le considère aussitôt pour ce qu’il est : un foutu médiocre. Vous pensez qu’il n’y a pas d’autres arguments ? Vous pensez me rabaisser ? C’est vous que vous rabaissez.

              Vous voulez que les instincts priment sur la raison.
              Vous savez, monsieur de la nuit des temps, qu’il y a eu bien des hommes brillants, des sages, des philosophes mais aussi des gens simples qui ont pensé que les instincts, en particulier sexuels , doivent être maîtrisés. Sinon, c’est la pédophilie, l’inceste, le viol, la prostitution.

              Toutes les époques ont favorisé le commerce du sexe. Le sexe, et la loi du plaisir ont un tel pouvoir qu’ils sont utilisés pour traiter une affaire, par exemple, pour acheter quelqu’un, diriger.

              Tout n’est pas bien ou mal ? Il y a des nuances. certes.
              Mais dans ce domaine, je n’en vois pas.

              Et encore une fois, vous voulez faire croire que les tenants de la prostitution sont une majorité. Non.

              je ne sais pas votre âge, monsieur, parce que , contrairement à moi, vous êtes anonyme.

              Et encore une fois, aussi (ce débat dure depuis longtemps) que quelqu’un, homme ou femme, de nos jours, qui désire des relations sexuelles simples et gratuites n’en obtienne pas, me paraît tout de même révélateur....
              mais il est vrai que mettre un billet sur la table et s’allonger là où vingt autres sont passés avant soi sur une pauvre fille qui sort d’un réseau ou d’un milieu pauvre, mérite sans doute le détour.
               


            • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 17:00

              Moi aussi je trouve vraiment culotté qu’on vous attaque sur votre age (que je ne connais pas).
              Tout dans vos interventions dénotent une âme juvénile, souvent avec un coté nunuche et badin, mélange de rédactrice de femme actuelle émoustillée, et de cougaresse fashion du style « sex and the city ».
               smiley smiley smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 17:25

              @ Cocasse,
              Plus fâché ? Je préfère !...
              Votre analyse est très juste. J’accepte tout.


            • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 17:38

              Je n’ai jamais été fâché.
              Cela m’arrive même de vous « plusser » parfois, dans un secret honteux.
               smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 18:45

              J’adore la formule.
              je vais la garder pour un roman :
              « Il me plussait dans un secret honteux ! »
              « dans un secret honteux » est un hémistiche ce qui donne bcp de chic à la phrase !!!


            • Castor 22 avril 2011 10:02

              Un hémistiche ?

              Tiens donc...

            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 avril 2011 15:01

              Bonjour,

              d’abord je tiens à signaler que je ne suis pas du tout un spécialiste du sujet auquel je n’ai eu qu’une fois recours de toute ma vie. Vous dites, « La loi a un pouvoir de dissuasion » dit comme ça, ça sonne très bien, mais vous n’êtes pas sans savoir que la loi est toujours imparfaite et laisse très souvent des failles béantes ou m^me étroites dans lesquelles s’insinuent immanquablement les vicieux zélés qui ne font du Droit que pour passer à gauche... ... car, inéluctablement, « errarre humanum est lex » la loi des hommes est faillible... ...autant que la chair ! 


              • batoivre 21 avril 2011 15:30

                amusant et cocasse, 30 « positions pour changer le regard »...non ,c’est de l’humour,bien entendu ; le problème,s’il n’y avait pas de dames de petites vertu,il n’y aurait pas de « clients » tout simplement.


                • sleeping-zombie 21 avril 2011 15:46

                  Amusant cette manie de vouloir protéger les gens contre leur volonté...

                  Les prostituées sont des victimes ? c’est peut-être vrai, mais pas systématiquement...
                  Mais, à ma connaissance, la prostitution n’est pas interdite, donc si on veut pénaliser le client, ça ne pourra pas se faire sans interdire la prostitution (donc les prostituées) elles-même.

                  Donc du coup tout le 2eme paragraphe (protéger les victimes) est en contre-sens avec le 1er... Car si pour bénéficier de « l’aide » il faut être victime, ça signifie que la présence de clients est nécessaire.. on tourne en rond de manière totalement illogique.

                  Bref, la prostituée est une victime : on l’interdit.

                  Ce qui est bien avec cette façon de penser, c’est qu’on peut l’appliquer à plein de choses... la burqa (c’est déjà fait), la pauvreté...
                  Une fois que la loi interdira d’être malheureux, tout le monde sera heureux non ?

                  Sinon, une petite question en passant, quand on considère les prostituées comme des victimes, la prostitution est-elle une cause, ou une conséquence ?


                  • Ariane Walter Ariane Walter 21 avril 2011 16:24

                    Vous avez entièrement raison. la prostitution est légale. Donc tout ce débat ne rime à rien. Ou du moins à enfumer.
                    En Thaïlande, la prostitution est interdite. On connaît le résultat.
                    Du moins la pédophilie, très rudement sanctionnée, a reculé.
                    Pourtant, certains doivent avoir des instincts qui les poussent à violer des enfants ? Ils ne protestent pas ?


                  • paul 21 avril 2011 18:23

                    Tout d’abord, il faut noter que cette « fondation » qui multiplie les articles pour appuyer la loi Bachelot est soutenue notamment par des organismes religieux : actions et comités catholiques,
                    comité protestant, congrégation des sœurs du Bon Pasteur, fédération de l’entraide protestante ..

                    Parmi ses personnalités, on remarque Nicole Fontaine, ex ministre UMP de JP.Raffarin et
                    ex présidente du parlement européen .Notons que Mme Fontaine défend le filtrage d’internet
                    (LEN avant la loi scélérate Loopsi),.Elle avait également promu le réacteur nucléaire EPR .
                    Le lobbying s’effectue au niveau européen pour copier les anglo-saxons et notamment la Suède dont l’expérience est loin d’être probante .

                    Pour faire passer sa loi, sarkopithèque a pu compter sur le soutien de Danièle Bousquet , PS . Le PS s’allie donc au parti le plus réactionnaire qu’ai connu la république (pas surpris après le coup du Congrès de Versailles en 2008) .
                    Les arguments contre cette nouvelle loi répressive de la sarkozie ont été maintes fois développés ici et sur tous les sites, où une forte majorité d’internautes se déclare opposée ,
                    comme par ailleurs ACt Up dont sa lutte contre le sida sera plus difficile .


                    • Annie 21 avril 2011 18:45

                      Je souscris au commentaire de Sleeping-zombie. Je me dis qu’à quelque part je ne devrai pas, mais je n’arrive pas à réconcilier mes arguments en faveur de l’avortement, qui est le droit à disposer de son propre corps avec une interdiction de la prostitution, ou du moins pour commencer par la pénalisation du client. Je ne conçois pas non plus chaque prostitué comme une victime, parce que ce n’est pas ainsi qu’elles se conçoivent. Je joins un lien vers le site de strass qui est le syndicat des travailleurSEs du sexe. Ils et elles exposent leurs arguments qui n’ont pas été forcément entendus par cette commission parlementaire et aussi les conséquences du délit de racolage sur la sécurité des prostituées, qui ont dû quitter la rue pour se cacher . http://site.strass-syndicat.org/category/communique/
                      Alors que je reconnais que la prostitution forcée est un fléau qui doit être combattu dans le cadre d’une lutte contre tous les réseaux mafieux, autant combattre la prostitution librement consentie en faisant du client un criminel et de la prostituée une victime ressemble à mes yeux à un tour de passe-passe, qui attribue des motivations différentes et terriblement biaisées aux deux protagonistes du même acte.


                      • french_car 22 avril 2011 10:58

                        Bonjour Annie, le meilleur moyen d’assécher le réseau est de supprimer la clientèle. La suppression de la demande diminuerait l’offre bien-sûr.
                        La prostitution librement consentie est ultra-marginale. Regardez les reportages sur les maisons d’abattage à Chypre ou en Espagne, les filles sont venues pour « danser » et puis elles ont « consenti » parce qu’il fallait payer le voyage et puis finalement elles envoient de l’argent au pays et puis un jour elles rentreront etc etc ... on peut appeler cela du consentement oui ...


                      • Annie 22 avril 2011 20:27

                        French car,
                        Cet argument n’a pas marché avec la drogue, ou la boisson durant la prohibition.

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