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Accueil du site > Actualités > Société > 50 ans d’immunité du terrorisme agricole, basta !

50 ans d’immunité du terrorisme agricole, basta !

« J’ai autrefois craché le sang à la suite de traitements chimiques avec lesquels j’empoisonnais moi-même les autres… Tout le monde sait que les produits chimiques sont cancérigènes. » 30 juillet 1972, 20 heures, première chaîne de télévision, le présentateur Philippe Gildas relate le premier congrès international de la défense de la Nature, tenu à Fleurance (Gers), dont le maire était alors l’illustre Maurice Mességué. Cette déclaration est celle d’un participant, agriculteur dans le Gers. Cet épisode fit l’objet d’une note produite par Henri Siriez, administrateur civil du Service de la protection des végétaux.

1970-2011 : silence radio assourdissant, omerta, marginalisation des agriculteurs atteints, désinformation, publicité, média-mensonges, chantage au nombre de bouches à nourrir, alibi des ravageurs des cultures… Difficile de ne pas y voir un complot !

Par leur rôle de sentinelles muettes, complices ou mercenaires, de plus en plus de paysans sont bel et bien complices de l’épidémie de maladies chroniques qui s’annonce maintenant et qui débouchera dans les décennies à venir sur un nombre croissant de cancers. Cette crise sanitaire sans précédent parce que sans réponse et sans remède résultera d’une contamination insidieuse et irrémédiable de notre milieu et de notre alimentation.

Ce billet d’humeur est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l’avènement de l’agriculture industrielle et de son corollaire l’élevage concentrationnaire, ainsi qu’aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d’humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l’abricot qui ne murira plus, à la cerise qui pourrit rien qu’en la regardant. Et à tous les « fruits » de notre antimonde aux terroirs perdus. S’il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l’agrotoxique.

Sont-ce bien aux paysans, éleveurs, producteurs de lait et de viande que les animaux domestiques et « comestibles » doivent leur grande misère, et ce, depuis la nuit des temps ? Sont-ce bien les paysans, agriculteurs, viticulteurs, maraîchers qui cultivent, de connivence avec les industries chimiques et semencières, ces aliments de plus en plus insipides et toxiques qui dégradent les sols, écocident la biodiversité, nous contaminent en nous causant mille malaises et dont vont gravement souffrir les générations futures ? Si je me trompe d’adresse, prière de me le dire !

« Les molécules autorisées hier peuvent être aujourd'hui interdites, car considérées comme trop dangereuses pour la santé ou pour l'environnement » prévient un catalogue de vente de pesticides au détail ! Que font ceux qui les ont utilisées « hier » ?

Oublions un instant les écosystèmes et la biodiversité, ainsi que la santé de tout un chacun, pour nous focaliser sur les paysans, manipulateurs, fumigateurs et autres utilisateurs d’intrants agrochimiques. Depuis plus d’un demi-siècle, du DDT au chlordécone et au Gaucho, en passant pas l’atrazine, d’innombrables molécules écocidaires sont d’abord mises complaisamment sur le marché, amplement promotionnées et épandues, puis se retrouvent interdites en raison d’une toxicité provoquant les pires cancers et entraînant la mort, toxicité qui était parfaitement pressentie. Quand la directive européenne entra en vigueur en 1991, plus de 800 substances actives étaient utilisées dans la composition des pesticides. Désormais, la nouvelle règlementation réduit déjà ce chiffre de moitié, en attendant la suite. Ceux qui acceptent de jouer à ce jeu funeste pour produire davantage et pire entrent dans la catégorie des professionnels à hauts risques, des « têtes brûlées », comme les pilotes automobiles, les mercenaires ou les liquidateurs de centrales nucléaires. Ils n’ignorent rien des risques pathologiques qu’ils courent. C’est comme quelqu’un qui, aujourd’hui resterait fidèle à l’amiante. Il y a un stade où légèreté, inconscience ou même obligations professionnelles ne sont plus acceptables, ni pardonnables et deviennent seulement bêtise accablante ou cupidité aggravante, voire les deux à la fois. Accepter l’agrochimie, c’est bien pire que d’être mineur de fond. Au stade avancé où nous en sommes de cette agriculture toxique et militarisée, je pense qu’il serait raisonnable de considérer que ceux qui la pratiquent le font en connaissance de cause. Nul ne peut en douter, ne serait-ce qu’à en juger par leur tenue de protection. L’activité de kamikaze est un volontariat. Un kamikaze qui sait qu’il va se faire exploser a-t-il vraiment besoin d’un casque ? J’exagère, mais pas assez.

Je n’ai jamais été sensible au charme du paysan et même fréquemment irrité par son mauvais rapport à la Nature et plus particulièrement par son violent irrespect à l’égard des autres espèces. La domestication animale n’est acceptable que si l’on adhère à un point de vue suprémaciste de l’humain. Je ne partage même pas la mentalité environnementaliste qui place l’homme au centre d’un milieu naturel qu’il juge, arrange, dérange, gère selon ses propres critères. Je m’inscris plus volontiers dans l’idéologie écocentriste, ou biocentriste, où l’homme est aussi la Nature, ni plus, ni moins. Ce n’est pas parce qu’ils ne roulent pas en automobile que le hibou et le lombric sont d’un intérêt mineur et doivent subir notre loi ségrégative jusqu’à leur élimination. Si sapiens signifie sage, intelligent, c’est donc que nous sommes davantage aptes à veiller sur ce monde qu’à le saccager ou à l’exploiter au-delà de nos besoins de subsistance. Cette philosophie n’est certainement pas erronée puisque c’est la seule qui soit compatible avec notre durabilité sur Terre. Le paradigme ambiant qui consiste à faire du fric avec tout et n’importe quoi, sans conscience ni morale, nous mène droit dans le mur. On commence à en ressentir très sérieusement les preuves et notre actuelle crispation écologique, notre crise écosystémique trouve son origine dans cette mentalité. Du « brave » fermier encore en sabots mais déjà bien trop prédateur jusqu’aux nouveaux « producteurs » de porc, de volailles, de solanées ou de céréales, ces gens sont de plain-pied dans cette seconde catégorie, appartiennent à une société qui a décidé de chosifier le Vivant pour le transformer en nourriture, et ce, sans la moindre approche spirituelle ou écologique. L’homme a toujours mangé, que l’on sache ! Pourquoi faut-il désormais que le poulailler, l’étable, la porcherie soient devenus des usines à viande ? Parce que nous sommes trop nombreux et que la Terre est trop petite ? Eh bien nous y voilà ! Mais c’est aussi à cause de notre obsession à tout appréhender du seul point de vue économique. Quand j’assiste à cette sempiternelle et obsessive lutte du cultivateur contre les ravageurs, les parasites, les mauvaises herbes, je suis du côté des ravageurs, des parasites et des mauvaises herbes !

Une volonté de croissance forcenée et déconnectée des réalités du milieu a donné naissance à un système agricole perverti, qui s’auto-dévore sur le modèle capitaliste qui l’inspire. Les terres et les modes ont été confisquées au profit de trusts qui s’octroient le monopole de nous nourrir. La France, pays d’origine rural, importe plus d’aliments qu’elle n’en produit. En contrôlant l’alimentation, une poignée de transnationales tiennent l’humanité entre leurs mains. Dix mégas compagnies ont la mainmise sur plus de la moitié des semences mondiales et le diktat de la phytopharmacie est du même ordre. Les coopératives et les banques agricoles servent de relais. L’agriculteur est poussé au crime par des alertes incessantes et rarement fondées contre tel puceron ou tel champignon parasite. Son tort impardonnable est d’abdiquer lamentablement pour faire la part belle à une agrochimie mortifère commanditée par rapport à une agro-écologie dont il ne devait pas se désolidariser. La dénonciation des méthodes actuelles est très rare car on ébranle un système où chacun porte une part de responsabilité. S’il m’est permis de le faire, c’est que ma responsabilité ou mes intérêts financiers se voient remplacés par un souci de conscience universelle.

À Brive en 2011, un long procès intenté contre des pomiculteurs par des voisins intoxiqués et victimes de nuisances depuis plus de dix ans fut curieusement clos par la relaxe. Les agroterroristes accusés étaient spécialisés dans la culture intensive de pommes Golden ; lesquelles nécessitent une cinquantaine de traitements chimiques par saison. Elles sont cependant les seules pommes du Limousin labellisée par l’AOC ! Et c’est ainsi que pavoisa la puissante Fédération Nationale des Exploitants Agricoles : « La FNSEA se réjouit de la relaxe des arboriculteurs accusés d’avoir enfreint la règlementation en matière de condition d’interventions phytosanitaires dans les vergers. Cette décision marque la juste reconnaissance du professionnalisme des producteurs de fruits qui connaissent et respectent la règlementation ». Une telle déclaration est emblématique. Elle dénote l’état d’esprit mafieux d’empoisonneurs publiques avoués, sans la moindre volonté d’autocritique, ni sentiment d’une relative responsabilité. En 2001, Bayer avait osé engager des poursuites judiciaires contre un dénommé Maurice Mary, leader de l'Association française des apiculteurs qui avait tenu des propos désobligeants sur le Gaucho, maintenant prohibé après avoir joué un rôle prépondérant dans l’effondrement des insectes pollinisateurs. Un non-lieu a été prononcé par un juge en mai 2003. Si on poursuit sa collaboration avec des compagnies de ce genre, on sait à quoi on s’expose pour l’avenir. En matière de justice, on reviendra sur l’immunité juridique dont jouit l’agrochimie.

Le jour même où Nicolas Sarkozy affirmait dans ses vœux au monde rural son « attachement à une agriculture durable, respectueuse de son environnement et qui ne met pas en danger la santé des paysans », on annonçait, sans tambour ni trompette, la mort de Yannick Chenet, un agriculteur réunionnais de 37 ans, atteint d'une leucémie du fait d'expositions répétées à des produits toxiques. Quelques temps auparavant, son mal avait été reconnu comme maladie professionnelle. « À la Réunion, on utilise 1.500 tonnes de pesticides par an  », précise l'ARMSE (Association Réunionnaise Médicale Santé-Environnement).

Le présent manifeste est une mise en accusation du monde paysan dans son immense majorité et sa prétention est de mettre un terme à une légende qui n’a que trop duré : celle du bon paysan. Elle n’est pas sans analogies avec bien d’autres, généralement inspirées par la reconnaissance du ventre, comme celles du bon boulanger, du bon vigneron, du bon berger… Alors que sous d’inacceptables alibis économiques se perpétuent les pires abominations à l’encontre des animaux et de l’environnement, et que nous ne sommes plus que les cobayes cliniques d’une alimentation synthétique, il me semble salutaire de ne plus considérer les cultivateurs et les fermiers comme de doux poètes victimes d’un méchant système, mais que les deux font la paire, exactement comme il en est d’une association de malfaiteurs. Nous avons affaire à des collabos, strictement animés par l’appât du gain, compromis jusqu’au cou dans une maltraitance inouïe à l’égard du Vivant, dans la destruction la plus radicale et aveugle de la fertilité des sols, des écosystèmes et des paysages, ainsi que dans l’exposition insidieuse de notre santé à bon nombre de maladies désormais avérées. La fin justifie les moyens pourrait être un précepte du monde paysan.

Les paysans sont des bio-agresseurs nés. Ils livrent une guerre incessante et sans merci à l’encontre des espèces végétales et animales autres que celles rentables qu’ils cultivent et qu’ils élèvent. Leur rude activité les rend réfractaires et allergiques à la Nature libre et sauvage, d’autant plus qu’ils ont accepté de passer du vivrier et de la subsistance à la rente et à l’exploitation, c'est-à-dire du convivial à un équivalent du proxénétisme. On entrevoit parfaitement le mécanisme insidieux et la dérive perverse, les paysans ne manquent évidemment pas de circonstances atténuantes. C’est la société qui fait le délinquant ! Mais quant à les relaxer, pire à les vénérer, non !

Les allégations, accusations et condamnations inhérentes à ce pamphlet n’excluent que les trop rares paysans ayant su résister aux pressions mortifères du lobby agrochimique et qui n’ont jamais soustrais leurs animaux d’élevage à l’herbe tendre et à la lumière du soleil. Aujourd’hui, ils existent surtout dans la littérature, la morale et la publicité.

Dans son opus Printemps silencieux, Rachel Carson, pionnière dans le combat contre les produits phytopharmaceutiques et en l’occurrence le DDT de l’époque, écrivait ceci : « Pour la première fois dans l’histoire du monde, l’homme vit au contact de produits toxiques, depuis sa conception jusqu’à sa mort. Au cours de leurs vingt ans d’existence, les pesticides synthétiques ont été si généreusement répandus dans les règnes animal et végétal qu’il s’en trouve virtuellement partout.  » Nous sommes en 1962, et Roger Heim lance, dans la préface française, des mots qui fouettent encore la conscience : « On arrête les gangsters, on tire sur les auteurs de hold-up, on guillotine les assassins, on fusille les despotes – ou prétendus tels –, mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ? »

Alors, qui sont ces « empoisonneurs publics » ? Faut-il vraiment et toujours considérer que seul l’industriel est le coupable, et l’agriculteur est une victime, au même titre que les citoyens, les écosystèmes et les espèces qu’il contribue à contaminer par son adhésion à l’agrobusiness ? L’immense majorité des paysans a toujours été solidaire du système mortifère en question, elle est une large composante de ce lobby. Ceux vraiment restés en marges et fidèles au respect de la terre et de la Terre sont une infime minorité dans une société occidentale cupide où la fin justifie les moyens. Il n’est même pas de mise de plaider non-coupables pour ceux nés de la dernière pluie opportuniste et reconvertis à une soi-disant agriculture durable engendrée par l’union incestueuse d’un certain bio et d’un capitalisme de récupe, sous le label fumeux d’économie verte. Foutaise !

Quoi de plus beau que de semer aux quatre vents…Référons-nous à la Semeuse, déesse de l'agriculture, figure de la Liberté, emblématique de la République et de la France. Créée à la fin des années 1800 pour figurer sur les pièces d'argent de la IIIe République, réutilisée en 1960 pour les nouveaux francs, elle est devenue l'un des trois symboles, avec la buste de Marianne et l'arbre, à avoir été retenue par la France pour figurer sur les faces nationales de l'euro. Je suggère un recours à la cruelle réalité et qu’on la remplace par l’effigie d’un paysan moderne en action d’épandage, portant son masque et sa tenue antitoxique !

Paysan, fermier, cultivateur, agriculteur, éleveur, exploitant ou producteur agricole, quelle que soit l’étiquette choisie, nous parlons bien de la même belle et noble vocation de travailler la terre avec respect et dignité pour se nourrir ou approvisionner les marchés citadins en produits frais des quatre saisons. C’est bien plus qu’un métier, sans doute le premier du monde, c’est un héritage de savoir, une façon de naître, de vivre, de sentir, toute tournée vers la Nature, ses joies, ses peines. On se plaît à imaginer des thérapeutes de la terre qui sauraient la transmettre encore meilleure qu’elle n’est. Alors, que des hommes si imbriqués dans l’ordre cosmologique, dans les interdépendances écologiques et bioclimatiques, dans la pure sagesse que procure le retrait des fureurs de la ville, dans la prévision du temps qu’il fera, qui savent interpréter l’action subtile de la lune sur la sève des arbres, en arrivent en fin de compte à mettre la terre sous perfusion, à en épuiser la fertilité, à la compacter, à en bouleverser les horizons, à empoisonner les sols, les eaux de surface et les nappes, à dénaturer et a dégénérer les fruits et les légumes, à cultiver hors sol et hors saison, à incarcérer et à droguer leurs animaux, à livrer une guerre impitoyable contre le Vivant, à faire taire les oiseaux, à massacrer la faune, à mutiler les paysages, à synthétiser les jardins, les potagers, les champs et les vergers, à scalper le bocage, les bois et les forêts, à désertifier les terroirs, à rendre les produits agricoles insipides et toxiques, jusqu’à s’intoxiquer eux-mêmes, correspond à un phénomène ahurissant, effarant, abasourdissant et gravissime. La cause étant entendue, je crois donc qu’un nouveau regard, nettement critique et intransigeant, s’impose sur des Terriens dont la tâche était de nous nourrir et qui désormais nous tuent par un lent mais sûr empoisonnement. Le fait qu’ils soient commis d’office par de malfaisantes compagnies aux puissants lobbies ne les dédouane nullement du mal qu’ils transmettent en leur âme et conscience, et en parfaite connaissance de cause. Œuvrer aux tâches de la ferme revient à indexer toutes ses compétences sur des valeurs marchandes, et ce, toutes affaires cessantes.


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141 réactions à cet article    


  • emphyrio 6 octobre 2011 11:01

    Merci pour cet article. Le retour au localisme est une nécessité, peut-être même une fatalité, les hommes contrôleront d’autant mieux ce et ceux qui les nourrissent et cela mettra fin à une guerre ignorée mais totale contre la terre. Ce sujet ne tardera pas à devenir central dans le débat politique de demain.
    Pour ceux qui sont sensibles au monde agricole, et qui ignorerait ce magistral documentaire, je les invite à regarder le film Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau.


    • Kalki Kalki 6 octobre 2011 11:11
      • Les petits et moyens agriculteurs se font bouffer par les gros, comme dans tous les autres secteur de l’économie
      si vous croyez que vous allez revenir 100 ans en arrière avec votre localisme, c’est fichu

      Avec la vendeuse robotique android SUPERSEXY SUPER-VENDEUR ET QUI FAIT MÊME D’AUTRES TRUC A COTE ! ,ou juste l’android, l’hologramme ou juste une borne : ou un supermarché avec une caisse automatique, ou un restaurant sans aucun être humain : ou vous pouvez même acheter a distance ou dans le magasin mais depuis un téléphone

      La possibilité d’acheter sur internet ( pas besoin de vendeur )

      Le producteur de viande et de bétail tout automatisé, ou de viande artificielle

      Et le producteur de végétaux pour nourrir la viande : tout automatisé

      Le transport automatique

      Sans oublier le comptable, le trader et le système financier lui même tout en intelligence artificielle


    • emphyrio 6 octobre 2011 14:03

      Et dans ce monde idéal, où est ta place ?


    • Kalki Kalki 6 octobre 2011 14:28

      personne n’existe


    • emphyrio 6 octobre 2011 15:04

      ... sur une planète morte


    • Kalki Kalki 6 octobre 2011 18:15

      cette planète ou cette réalité n’est pas vivante, et ne croyez pas être intelligent


    • Marc Viot Marc Viot 7 octobre 2011 08:32

      Salut kalki


      Tiens un lien autonome à forer quelque part ^^

    • tuffgong56 tuffgong56 9 octobre 2011 17:10

      La révolution d’un seul brin de paille de Masanobu Fukuoka
      http://www.citerre.org/fukuokamct.htm


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 6 octobre 2011 11:34

      La PERMACULTURE, « une idée d’avant garde millénaire » comme la décrit un des fondateurs Bill Mollison, c’est l’agriculture au peuple, et la biodiversité comme outil pour créer l’abondance partout dans le monde.

      Ce courant de pensée n’est qu’embroyonnaire en France, mais très développé en Australie et dans certains états des USA (Californie, Oregon, New York, surtout - avec pour les USA le moteur d’une résurgence des « Victory Garden », Jardins de la Victoire, qui avaient permis au peuple et citoyens américains de produire 40% de leur propre nourriture pendant la seconde guerre mondiale)

       Doc pdf à télécharger - 19 pages
      http://www.box.net/shared/og4050qrav


      • kéké02360 6 octobre 2011 22:50

        Vous voulez aider les paysans et les consommateurs et bien c’est possible grace à ce jeune site qui favorise le commerce de proximité entre les consommateurs et les paysans par la vente directe !

        Vous pouvez partager ce lien avec les agriculteurs bio ou pas et votre carnet d’adresse, les producteurs pourront ainsi se faire connaître et les consommateurs trouver pour moins cher ce qu’ils cherchent à deux pas de chez eux !!!!!

        c’est ici : http://www.mescarottes.com/ 


      • Ernester 7 octobre 2011 15:09

        Oui la permaculture est une réponse élégante et universelle au chaos.

        Pour info, voici une base de données répertoriant plus de 7000 plantes avec leur usage alimentaire, médicinale et autres, une mine d’or...

        http://www.pfaf.org/user/default.aspx


      • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 6 octobre 2011 11:40

        D’accord avec ce constat, qui mérite d’être nuancé...

        Les fermiers de la Confédération Paysanne font du bon boulot, et même si ce n’est pas parfait, ils sont intégres et ont une vrais démarche de respect de leur ressources ;

        Ce sont les empoisonneurs de la FNSEA qu’il faut viser et exposer pour ce qu’ils sont : de simples parasites de l’environnement tout comme des budgets que la collectivité accorde à l’agriculture ; Aucune pitié pour ces enfoirés.


        • sisyphe sisyphe 6 octobre 2011 13:05

          La FNSEA, principale récipiendaire des subventions agricoles ruinant les pays du tiers-monde, et principale organisation d’empoisonneurs de la terre, de l’eau, de l’air, des aliments, des consommateurs, a toujours eu partie liée avec les pires lobbys de l’agro-alimentaire chimique et destructeur ; Monsanto, comme les autres. 


          Il faut, c’est vrai, rendre hommage à la Confédération Paysanne ; ses avertissements depuis des dizaines d’années, ses pratiques d’une agriculture saine, son courage lors des actions menées contre les OGM (que beaucoup ont payé d’amendes et de peines de prison). 

          Il est d’une extrême urgence d’imposer les conditions d’une agriculture saine, non polluante, débarrassée de ses produits chimiques, toxiques, de ses cultures intensives, qui entraînent une défertilisation et un appauvrissement de la terre. 

          Il faut multiplier, encourager, subventionner l’agriculture biologique, pour en diminuer son prix, et mettre fin au règne des empoisonneurs publics que sont les géants de l’agro-alimentaire, les producteurs d’OGM, et toute la filière des produits chimiques. 

          Excellent constat, que je partage entièrement. 

        • emphyrio 6 octobre 2011 11:46

          @ Kalki
          C’est un point de vue que l’on peut défendre si comme toi on se place dans la perspective du progrès technologique constant et des gadgets mercantiles mis à la disposition d’une humanité consommatrice. La confiscation des outils et les lieux de production au profit d’une minorité d’agriculteurs soumis à la loi du marché en est le corollaire.
          Mon point de vue est que cela n’est pas viable, parce que les ressources nécessaires au maintien d’un tel système sont sur le point d’être épuisées et que les moyens utilisées par ce système sont mortifères. Je ne souhaite pas cela pour mes enfants et j’ai la faiblesse de penser que le bon sens est la chose au monde la mieux partagée, le danger serait de l’avoir perdu, mon bon Kalki.


          • Kalki Kalki 6 octobre 2011 12:15

            mon point de vue c’est que ton point de vue est de la branlette intellectuelle qui existe depuis 60 ans et qui ne fait rien avancer


          • Larasc 6 octobre 2011 12:07

            Bonjour,

            je souhaite apporter des éléments de contexte à cet article qui n’en tient pas vraiment rigueur et qui je trouve est très « bobo » partisant. Je souligne qu’étant du métier (Ingénieur agricole), je suis partisante des techniques agroécologiques et biologiques, qui a mon sens sont les techniques de l’avenir, si l’on souhaite développer une agriculture soutenable.

            Par contre, dire que les agriculteur s’empoisonnent et nous empoisonnent sciemment depuis des années est une hérésie :
            -d’une par l’agriculteur n’est pas agrochimiste, lorsque qu’un commercial vient lui vanter les mérites d’un produit, homologué par les institutions qu’il convient pour sa mise en marché, en lui permettant de vivre mieux, il peut être considéré normal qu’il accepte (à l’issue de son plein gré, puisque informé très partiellement).
            -d’autre par, il faut savoir qu’après guerre, le manque de denrées agricole a poussé le gouvernement à mettre en place une politique productiviste, afin de faire tourner la balance commerciale française (à cette époque on importait beaucoup) : on a subventionné les paysans au rendement, les pousant à investir dans des tracteurs/immobiliers qu’ils ne pourront jamais rembourser.
            -Aujourd’hui, le monde paysan est en train d’évoluer vers des pratiques plus raisonnables, mais il est pris à la gorge par la mondialisation et la chute des subventions et des prix de marché. Il ne peut donc plus investir, ni payer ses crédits des années "productivistes, tout au mieux survivre de sa profession.

            Donc je demande à l’auteur de réfléchir un peu à la position de ceux qui essayent tant bien que mal de vivre de leur métier, qui nous nourri, pris à la gorge par les crédits, les politique set les privés. Tout n’est pas noir ou blanc dasn la vie, allez faire un tour en campagne !

            Si vous aviez le choix entre la perte de vos bien (et donc de vos enfants) et l’empoisonnent à petit feu, vous feriez quoI ?


            • 1984 6 octobre 2011 15:55

              « Par contre, dire que les agriculteur s’empoisonnent et nous empoisonnent sciemment depuis des années est une hérésie »

              Le type sur la photo il fait quoi ???

              Si un démarcheur me vend du cyanure pour mes enfants et que comme un con je le leur donne, suis-je un empoisonneur ?

              Mille fois OUI !

              C’est sûr j’aurais pas bonne conscience.

              Vous dormez bien ?


            • Larasc 7 octobre 2011 10:36

              @1984 : Mais vous êtes aussi crédule que la masse de français qui prennent pour argent comptant tout ce qu’on leur montre  : alors pour vous 1 photo = 1 preuve qui vaut pour la généralisation de la règle « tous pourri » !!!
              Je sais pas si vous faites parti des jardiniers du dimanche qui aspergent de produits légaux tels que le roud’up et les engrais chimique du jardiland : je vous informe que les mesures de protection à prendre sont les même que sur la photo ! Eh oui quand on manipule des produits concentrés il faut se protéger. Eh oui, parceq’uon ne vous en a pas informé encore, mais les jardiniers français du dimanche, polluent aussi à outrance : contrairement au agriculteurs ils on tendance à surdoser de produit chimique pour faire la course au plus beau rosier du quartier : et contrairement à la pub, le non’os du chien enterré en lieu de l’épandage et la nappe phréatique n’en ressortent pas indemne !

              Je parie que vous roulez en gros 4*4 et que vous n’avez jamais vu un agriculteur de votre vie !
              Relisez mon mail, vous verrez que je ne défend pas la pratique, et donc que je dors bien, même très bien la nuit, parce que je parle en toute connaissance de cause !

              Sinon, je sais pas si vous vous rendez compte de vos bêtise ; vous pensez vraiment que les commerciaux arrivent chez les agriculteurs en disant « tenez monsieur, c’est pour vous empoisonner avec vos enfant et vos client, vous serez très satisfait de ce produit qui garantie une mort lente et douloureuse ». N’importe quoi !
              Le problème c’est que l’État se désengage de ses responsabilités vis-à vis de politiques agricoles durable ; on préfère s’occuper des casserole te laisser creuver ceux qu’on a incité à s’endetter et à empoisonner la terre

              Allez retournez voir TF1 et revenez nous transmettre les grandes théories que vous aurez apprises


            • Tatouille 10 février 2012 21:43

              Bonjour,


              je suis totalement d’accord avec toi Larasc. Ceci dit, j’ai également une formation d’ingénieur agricole (nous traitera-t-on de parti pris ?). Ayant rencontré un certain nombre d’agriculteurs, je peux dire qu’ils sont pour la plupart passionné par leur métier et intègre de plus en plus de pratiques dites raisonnées. On parle de produits chimiques mais on peut également parler de l’énorme gaspillage causé par les critères de qualités des produits. Un seul exemple : saviez-vous que les maraichers ne peuvent vendre des courgettes mesurant entre 14 et 21 cm de long ? Les légumes ne correspondant pas à ces critères sont jetés alors qu’ils sont tout à fait mangeables !!! 
              Je ne suis pas pour les pratiques agricoles conventionnelles et productivistes mais pensez-vous sincèrement que l’agriculture biologique peut répondre aux besoins de la population mondiale ?
              Il y a 1 milliard de personnes qui ont faim dans le monde. L’aide alimentaire n’est pas la solution, il faut développer des agricultures adaptés aux spécificités de chaque territoire (climat, pédologie,...).
              Bon, j’ai quelque peu dérivé du sujet initial. 
              Au départ, je souhaitait juste apporter mon soutien à Larasc.
              Chacun a le droit d’avoir son avis mais il est important de se baser sur des faits (le côté scientifique ressortirait-il ?  smiley )

            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 octobre 2011 12:14

              Bonjour MT,

              " les trop rares paysans ayant su résister aux pressions mortifères du lobby agrochimique et qui n’ont jamais soustrais leurs animaux d’élevage à l’herbe tendre et à la lumière du soleil. "

              hier soir l’émission des racines et des ailes dévoile les coulisses d’un restaurant 3 étoiles à Aubrac, où un savant sorcier vend aux élites prédatrices de ce système pour la peau de nos fesses des herbes même pas cultivées, puisque poussant librement dans les bois, donc complètement hors d’aucun contrôle sanitaire. Nos élites se régalent donc avec l’essence de la terre naturelle pendant que leurs ouvriers fourmis agricoles détruisent l’humanité ! Il faut en parler dès le lendemain avec une vigilance déterminée.

              Bien joué.


              • foufouille foufouille 6 octobre 2011 12:21

                au lieu de raconter des grosses conneries, faudrait connaitre le metier
                la propagande technocrate a commence en 46 avec le lavage des oeufs
                pour avoir le credit special, il faut passer le diplome technocrate et subir la propagande
                ex : les poules pondent mieux en hangar, il leur faut des aliments speciaux pour faire 300 oeufs par an et ensuite les tues et netoyer une fois par an
                en realite une pondeuse manges des graines, fait ses 300 oeufs sans probleme sur 5 A 10a
                c’est la race qui veut ca

                ensuite le prix d’achat est tres bas
                7c chez cocorette
                donc les agriculteurs sont obliges d’avoir une grande surface pour vivre
                le foncier et les machines sont aussi tres cher


                • Croa Croa 6 octobre 2011 18:36

                  Oui, la dérèglementation des prix a aussi sa part de responsabilité.

                  Il faudrait instituer un prix plancher pour les oeufs (et le reste.) Sauf que l’Europe désire des prix libres depuis toujours !  smiley

                  L’argument libéral de « libre concurrence » ne tient pas la route : Avec des prix règlementés la concurrence se fait alors en bonne partie par la qualité des produits, donc c’est pareil !


                • foufouille foufouille 6 octobre 2011 12:24

                  faudrait aussi visiter la vraie campagne
                  il verrait des vrais vaches l’ecobobo


                  • mbdx33 mbdx33 6 octobre 2011 15:29

                    Je trouve que vous allez un peu vite en besogne sur les pollueurs de la terre.
                    .
                    Cette avancée technologique que représente la mécanisation et les engrais chimiques, a permis à la France, comme bon nombre de pays agricoles de devenir un pays industriel.

                    Pour cela, on a demandé à des générations de paysans qui vendaient autrefois leur surplus de production, de produire d’avantage pour nourrir le pays, puis pour exporter.

                    Ils ont globalement réussi à faire ce qu’on leur demandait et comme on leur demandait. Mais le revers de la médaille c’est qu’ils sont rentrés dans un système qui les a formatés à produire toujours plus, à arracher les haies, à utiliser les produits phytos, etc.

                    Les paysans ne sont ni des chimistes, ni des industriels, ni des chercheurs, ils ont fait ce qu’on attendaient d’eux. Sans eux, nous ne serions jamais arriver à nourrir le pays.

                    Le problème c’est l’Etat, les organismes de santé publique, les banques, les semenciers qui l’ont créé.

                    Aujourd’hui, on a toujours besoin des paysans, alors arrêtons de les prendre pour cible.

                    Que la FNSEA ne représente pas correctement les intérêts de la majorité des paysans qui votent pour elle c’est un fait. Mais admettons que les paysans peuvent aussi être manipulés, et qu’ils ont le droit à l’erreur ; et aidons les à ouvrir les yeux, à s’en sortir autrement, au lieu de les stigmatiser.


                  • 1984 6 octobre 2011 16:13

                    Un paysan qui ne connait pas le rôle des organismes vivants dans la terre et qui ne se doute pas qu’il va les détruire en pulvérisant pesticides et engrais chimiques n’est pas un paysan, juste un connard passé par une école d’agriculture.


                  • kane85 kane85 6 octobre 2011 13:28

                    Bel article anti agriculteurs...

                    Vous mettez tout le monde dans le même sac et hop au fond du puit...

                    A bas les agriculteurs, il n’y a que ceux qui le sont pas qui peuvent les surveiller et les empêcher de tout détruire ... Ben voyons !

                    Vous ne tenez même pas compte de tous ces agriculteurs qui se battent contre les OGM et qui se retrouvent avec des procès au cul... Vous êtes là pour les défendre à ce moment là alors qu’ils ont agi pour le bien des autres ?

                    Vous ne tenez pas compte de confédération paysane avec tous ses acteurs anti culture intensive ! De tous ces agriculteurs qui essaient de sortir des pièges divers dans lesquels certains organismes les ont fait tomber !

                    Vous ne voyez même pas quels sont les mécanismes en jeu qui font la réalité agricole actuelle. !

                    Savez-vous qu’il y a encore 80 ans chaque fermier cultivait la terre sans produits et se contentait de ce qu’il récoltait. Les agriculteurs n’étaient pas là pour nourrir les autres ! Ils les nourrissaient parce qu’il revendaient le surplus de leur propre récolte c’est tout.

                    Les marché voyaient venir des cultivateurs de partout alentour qui proposaient des quantité de denrées tout à fait disparates en fonction des saisons. Et il arrivait qu’il n’y ait pas grand chose parce que la saison avait été mauvaise.

                    Ce n’était pas un problème pour le fermier qui s’était servi en premier pour nourrir sa famille. C’était le problème de tous les improductifs qui avaient peur de ne pas avoir assez !

                    Cela s’est particulièrement vu pendant la dernière guerre mondiale : les campagnes ont beaucoup moins souffert que les villes ! Et pour cause ! Comme disait mon grand père, agriculteur puis ingénieur agricole, le papier ça se mange pas !

                    Puis sont arrivées les coopératives qui ont poussé les agriculteurs à la monoculture pour des raisons de rentabilités de marchés... beaucoup sont tombés dans le panneau.

                    Après la vente aux coopératives au lieu de la vente directe celles-ci ont poussé les agriculteurs à utiliser les moissonneuses communes qui revenaient très cher et qu’il fallait payer en commun. Bien sûr c’était mieux quand le champ était grand et que la récolte était la même que celle du voisin parce que ça diminuait le temps de travail et donc le coût....

                    Puis on en est venu à proposer les semenciers parce qu’àlors tous les champs pouvaient être ensemencé avec les mêmes graines et donc les récoltes seraient uniformisées, faciles à couper, faciles à engranger et que ça couterait encore moins cher...

                    Tout ceci était des leurres parce que pour préparer ces fameux champs il fallait des tracteurs de plus en plus gros et efficaces dotés d’un tas d’instruments pour tout un tas de tâches.... et donc s’endetter.

                    Une fois endetté il fallait s’assurer que la récolte serait au rendez-vous pour s’en sortir et si il y avait un risque de maladie.... les coopératives vous trouvaient vite fait bien fait la solution...

                    Qu’avons nous à l’arrivée ? Une communauté de fermiers ayant totalement perdu leur indépendance inféodés aux coopératives et semenciers et ne pouvant sortir du piège que très difficilement.

                    C’est de leur faute ! Sûr !

                    C’est sûrement pas de la faute de ceux qui tiraient les ficelles en dessous de tout ce système !

                    C’est à dire les gouvernements qui avaient intérêt à ce que cette frange de population restée libre ne puisse pas se révolter au vu de ce qu’on daignait lui payer le prix de son travail et se décide de ne plus rien envoyer aux villes...

                    C’est pas la faute des coopératives (elles mêmes aux mains du système de la grande distribution) qui sous le couvert de rendre les choses plus faciles ont poussé les fermiers à s’endetter, puis ont baissé le prix d’achat des récoltes sous prétexte qu’il y avait surproduction.surproduction induite par leur façon de pousser à ce qu’une seule sorte de plante soit plantée sur de grandes surfaces la même année...

                    Ce n’est pas la fautes des partenaires financiers qui ont aidé à l’endettement et ont profité de celui-ci ni des systèmes de plateformes d’achat qui baissent encore les prix d’achat et utilisent un système de rétro-commission pour récupérer en toute impunité une partie de l’argent versé parce qu’en situation de monopole du fait que les agriculteurs se retrouvent définitivement coupés des acheteurs potentiels...

                    Non bien sûr !

                    Vous ne pensez même pas que les paysans eux même sont tombés dans le piège de l’ultra libéralisme qui les pousse à s’endetter en leur promettant de pouvoir gagner plus alors qu’on leur baisse systématiquement le prix d’achat de leurs récoltes les obligeant à augmenter leur rendement pour pouvoir s’en sortir.

                    Savez vous que les femmes de paysans ne peuvent plus rester à la ferme et sont obligées d’aller travailler par ailleurs par qu’il est parfois impossible de tirer deux salaires correctes d’une exploitation !

                    Venez donc dans les campagnes pour voir ce qui s’y passe vraiment ! Venez donc en sud Vendée parler avec des gens qui se battent tous les jours pour que certains produits soient interdit.

                    Niez donc que M. de Villier a été celui qui a fait interdire le Gaucho parce que les ruchers vendéens étaient détruits à plus de 50%. Le personnage est peut être sulfureux mais il s’est impliqué dans cette bataille et l’a gagnée !

                    Venez parler avec tous ces gens qui triment du matin au soir et qui s’entendent dire que le prix du lait va encore baisser à l’achat alors qu’il continue à augmenter dans les magasins !!!!!

                    En bref, vous l’avez compris, je ne suis pas d’accord avec votre généralisation et surtout votre procès des agriculteurs qui, je vous le rappelle, ont toujours été ceux qui ont nourri les autres et qui reçoivent pour cela bien peu de reconnaissance de tous les improductifs de ce pays !

                    En dernier je vous dirais : venez donc cracher dans vos mains et travailler la terre......... vous le ferez sûrement beaucoup mieux que tous ces agriculteurs que vous accusez de tous les maux de la terre !


                    • Michel Tarrier Michel Tarrier 6 octobre 2011 14:41

                      Cher ami travailleur de bonne terre nourricière,
                      Relisez bien mon pamphlet (notez aussi ce mot : « pamphlet ») et vous comprendrez pourquoi je mets tous les « paysans » (terme générique) dans le même sac.
                      En outre, ma doctrine anti-spéciste et anti-zoophagie fait que je n’éprouve guère de sympathie pour le proxénétisme à l’endroit des animaux non-humains. Que les animaux comestibles soient en liberté (conditionnelle) ou en batterie industrielle (pire).


                    • foufouille foufouille 6 octobre 2011 15:09

                      tu tues bien carotte et tomate


                    • mbdx33 mbdx33 6 octobre 2011 15:32

                      @KAne85
                      je partage entièrement tes propos et le style de ta réponse et cet article est calomnieux envers les paysans. Ils ne sont pas parfaits mais nous avons absolument besoin d’eux et ne méritent pas de tels procès d’intention.


                    • pilhaouer 6 octobre 2011 15:48

                      Cet article est sans doute excessif, en tous cas sera forcément perçu ainsi par les paysans.
                      Je vis à la campagne mais n’étant pas paysan (ils disparaissent, au profit des gros producteurs, maîtres de la FNSEA, organisation nuisible), je l’ai communiqué à des amis, paysans engagés non productivistes qui répondront, je l’espère.
                      Cependant le côté provocateur de l’article est salutaire.
                      Sans stigmatiser l’ensemble des paysans, il est certain que beaucoup ont recherché l’enrichissement en devenant entrepreneurs et dans le monde capitaliste, effectivement, l’entrepreneur n’a plus le choix des moyens. (Ce fut identique dans les autres mondes : ouvrier, artisan, commerçant)
                       La règle, c’est produire à tout prix, quelles que soient les conséquences, exploiter les hommes et la nature, tuer ou crever.
                      Pourtant, dans l’industrie, comme dans l’agriculture des gens ont toujours tenté de s’opposer à cela . Je me souviens des paysans-travailleurs .
                       Mais les GUILLAUME, GUYAU, LACOMBE et consorts veillaient à hurler plus fort au profit des gros entrepreneurs qu’ils ont toujours réussi à faire soutenir ... par ceux qu’ils ruinaient.
                      Pour mémoire GUYAU est vice-président du Conseil économique, social et environnemental et le comble , Il préside le conseil de la FAO
                      En Bretagne, GOURVENNEC lançait de petits paysans à l’assaut de la sous-préfecture de Morlaix, il deviendrait l’un des plus gros producteur de porcs, propriétaire de la Britanny Ferries et Président de la Caisse régionale du Crédit Agricole !
                      Inutile d’insister sur les méfaits de l’agriculture productiviste en Bretagne cochonnière et bien cochonnée, ou il ne restera bientôt que de gros entrepreneurs agricoles.
                      Une anecdote : ma voisine, agricultrice à la retraite avait un élevage industriel de dindes.
                      Elle a lâché un jour : « je ne les aurais jamais mangées ».
                      Je peux tout à fait comprendre ceux qui se sont laissé abuser, se sont endettés mais tout de même ... . Je ne suis sans doute pas plus courageux qu’un autre, mais il m’est arrivé de mettre en jeu mon emploi et mon salaire, donc ma famille, lorsque ce qui m’était demandé était inacceptable.

                      Donc les responsabilités sont partagées, y compris par nous,« improductifs » ( smiley qui mangeons, parfois n’importe quoi, trop ou pas assez, ce qui permet aussi éventuellement aux paysans de se nourrir, parfois mal.

                      "les agriculteurs qui, je vous le rappelle, ont toujours été ceux qui ont nourri les autres et qui reçoivent pour cela bien peu de reconnaissance de tous les improductifs de ce pays !"

                      1. Qui classez-vous dans les improductifs ?

                      2. Les agriculteurs nourrissent, certes, mais vous n’ignorez pas non plus que le fait d’exporter des produits subventionnés vers les pays d’Afrique ou d’Asie que le FMI et l’OMC ont forcé à abandonner leur production vivrière a des conséquences inverses.


                    • kane85 kane85 6 octobre 2011 16:36

                      @ pilaouer

                      Je classe dans les improductifs toute personne qui ne manqueraient pas à la société s’il arrêtait son activité... intermédiaires, paperassiers de tous bords, rentiers boursicoteurs, politicards divers et variés.... a mettre là dedans tout le grand patronat puisant son salaire sur le vrai travail des autres... bref toute cette clique de sangsues qui serait incapable de survivre sans les milliers de productifs qu’ils exploitent !

                      Question à se poser si on se retrouvait seul après un cataclysme : quelle est la personne que j’aimerais rencontrer qui m’aiderait à survivre : un banquier et un agriculteur ?

                      Pour moi c’est tout vu !


                    • pilhaouer 6 octobre 2011 18:57

                      Merci de votre réponse .

                      « improductif : toute personne qui ne manquerait pas à la société s’il arrêtait son activité », dites-vous.

                      Il vaudrait sans doute mieux parler de travail productif ou improductif
                      Au sens capitaliste, un travail productif est un travail qui génère du profit.
                      Au sens éthique, un travail productif est utile.
                      Nous sommes dans un système qui privilégie le profit et ne recherche l’utilité que si elle est monnayable.
                      Vous conviendrez par exemple qu’utiliser la terre nourricière, rare, pour produire des agro-carburants est productif au sens capitaliste, improductif et pire nuisible au sens éthique.
                      Un ouvrier d’arsenal est-il productif ou non ? Un artiste ? Un fabricant de jouets ?
                      Un producteur de fruits immangeables pour Hypermarché ? Un « fabricant » d’algues vertes pour les plages dont le pouvoir d’attraction intéresse le commerce local.
                       
                      Bien sur que stigmatiser les paysans « en général » et seulement eux est absurde et réjouit les vrais manipulateurs de la FNSEA qui représentent des intérêts purement capitalistes et en aucune façon les travailleurs de la terre.
                      Inversement, laisser entendre que seuls « les paysans » produisent le nécessaire ne correspond pas à la réalité : d’ailleurs, depuis cinquante ans les lobbies agro-industriels ont réduit le nombre d’agriculteurs dans des proportions considérables .
                      Ces gens-là n’ont pas besoin de paysans, ils ont besoin de main d’oeuvre bon marché.


                    • Michel Tarrier Michel Tarrier 6 octobre 2011 14:53

                      Pourquoi je parle souvent de « paysans voyous » ?

                      Y’a-t-il paysan et paysan ? Doit-on séparer le bon grain de l’ivraie ?

                      Plutôt que de surenchérir dans le discours victimaire, mieux vaut se projeter dans la réalité sociale.

                      Commençons par le début, soit par le Petit Larousse…

                      « Paysan, anne 1. Personne qui vit à la campagne de ses activités agricoles. SYN. : agriculteur, cultivateur, exploitant agricole. (Ces synonymes sont souvent employés à cause du sens péjoratif du mot.) 2. Péjor. Rustre, lourdaud. » « Voyou. 1. Individu de mœurs crapuleuses faisant partie du milieu. 2. Garçon plus ou moins délinquant. » Le sens du mot a été élargi et on parle désormais de voyoucratie, d’états voyous, etc. Quant aux multinationales productrices des substances contaminantes et tueuses, elles sont parfaitement assimilables aux cartels d’une mafia dans la mesure où elles vendent de la mort prémédité et où elles jouissent de la protection de souteneurs que sont les maîtres du monde.

                      Une liste très fournie de variations à connotations péjoratives du mot « paysan » dans le langage argotique témoigne du peu d’illusions que s’en fait l’opinion publique : beausse (quand riche, bourgeois, patron), betterave, boueux, bourbeux, bouseux, cambrousard, cambrousier, cambroussien, camplousard, campluchard, cané (quand riche), charrieur, croquant, cul pailleux, cul-terreux, debléman, gardeuse de vaches (paysanne), gardeuse d’oie (paysanne), glaiseux, guissiny, lessiveur de pétrousquin (quand voleur), monfal, niaqué (paysan indochinois et par extension, l’indigène), pacant, pallot, pante, parnet, patard, patate, pataud, paysan du Danube, pécore, pedzou, pégot, pélican, peloux, péouse, pèque, péquenot, pérou, pétrousquin, pétrousse, petzouillard, petzouille, pignouf, plouc, pue-le-crottin, raille, tafenian, terreux, trousquin, vaseux. « C’est l’hymne à l’amour ! »


                      • kane85 kane85 6 octobre 2011 15:11

                        Ok Tous à jeter !

                        Cette façon de parler des paysans ne m’étonne pas du tout ! C’est la façon de mordre la main qui nourrit !

                        Je ne suis pas victimaire, je suis réaliste ! Car QUI permet à toute la population du monde de manger ? ... LE PAYSAN !

                        QUI crèverait de faim si ceux de France décidaient d’arrêter d’envoyer de la nourriture aux villes : LES NON PRODUCTIFS SANGSUES....

                        Alors si vous n’aimez pas les paysans, ne vous en faites pas : ils vous le rendent bien !


                      • pilhaouer 6 octobre 2011 16:30

                        @ l’auteur

                        Qu’est-ce que cet argument ?
                        Une liste très fournie de variations à connotations péjoratives du mot « paysan » dans le langage argotique témoigne du peu d’illusions que s’en fait l’opinion publique !!!

                        Si l’ouvrier est désigné par le bourgeois comme « pue la sueur » ,qu’en déduisez-vous ?

                        Les expressions argotiques péjoratives désignant les colonisés et par exemple les arabes signifient-elles autre chose que la nécessité d’abaisser pour exploiter ?

                        Je trouve aussi ridicule « d’aimer » les paysans ou les ouvriers que de les « détester » .


                      • velosolex velosolex 7 octobre 2011 00:06

                        « La main qui nourrit ! »
                        On croirait du Giono ( non c’’est pas vrai Giono écrivait autrement mieux que ça, et lui avait bien compris ce coté panthéique de la nature )

                        Arrêtez, vous allez nous faire pleurer, avec tous ces clichés d’un autre age !

                        D’ailleurs, un pays comme la france n’est même plus autosuffisant au niveau de l’alimantation. Des miliers d’hectares servent au maïs,( cuture d’ailleurs dévorante d’eau) destiné à nourrir le bétail destiné à l’exportation.
                        Le maïs, juste un exemple de rendement à haute valeur ajouté, mais absolument pas en adéquation avec nos ressources. Un exemple parmi d’autres...

                        Il faut trois fois plus de surface agricole pour nourrir un homme avec une alimentation carnée, qu’avec des céréales. On va droit à la catastrophe finale avec cet encouragement à manger à l’américaine. Un pays qui fonctionne à la minute présente, avec l’assurance quelle s’en tirera toujours. Et que tout ce qui est bon pour la monnaie, est bon pour le pays....
                        Un paramètre dont les lobbys se contrefoutent. Seuls les politiques pourrait développer un cahier des charges, une exploitation raisonnée des sols en fonction de notre avenir, et surtout celui de nos enfants.


                      • barrere 7 octobre 2011 11:56

                        t’es vraiment un ane toi ! ( et j’aime bien les équidés)

                        relis les définitions, elles remontent a bien avant l’emploi de la chimie ! par contre cela prouve que le petite bourgeoisie dont tu fais partie à une sainte horreur de ce qui est sous ses pieds....c’est sale la terre.....


                      • Michel Tarrier Michel Tarrier 6 octobre 2011 15:35

                        Je ne suis pas le seul à espérer un Nuremberg de l’écologie pour juger tous les agresseurs de la biosphère, crimes absolus à l’endroit des générations futures parce que les dégâts sont irréversibles. La mort biologique des sols par l’agrochimie est par excellence LE crime contre l’humanité.


                        • rastapopulo rastapopulo 6 octobre 2011 23:39

                          (étant pour le bio et des eaux poissonneuses via de petit chalutiers qui raclent moins les fonds,) le « crime ultime » est pour moi les lampes basse-conso + énergies diffuses qui demandent plus de charbon pour le sillicium des celulles et l’acier des pâles car les 2 contiennent un polluant éternelle : le mercure qui inhibe la reproduction des vivants.

                          Comme quoi le débat ne peut JAMAIS être remplacer par l’autoritarisme.


                        • babadjinew babadjinew 6 octobre 2011 15:44

                          Toujours PLUS partout alors pourquoi le monde de la terre serait il différent ?


                          En attendant il n’y a pas que la conf que je salut. Pour les amoureux de la Nature et du Progrès voici des liens qui vont plutôt vers les circuit court.


                           

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