Suite du « conte des mille et un euro »
Les enquêtes et les chiffres existent : Insee le 30 août 2011
En italique dans mon article les reprises de l’étude de l’Insee.
« Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 954 euros mensuels en 2009.
13,5 % des personnes vivent en dessous de ce seuil, soit 8,2 millions de personnes. Le taux de pauvreté s’accroît de 0,5 point entre 2008 et 2009 ».
Nous pouvons constater qu’il suffit, s’agissant de seuil, de gagner 1 euro de plus pour ne pas être comptabilisé dans ces 8 millions de personnes. Je vous laisse imaginer, puisque nous ne disposons pas des chiffres, le nombre de personnes qui sont juste au dessus de ce seuil ! Mais il est vrai qu’elles ne sont pas pauvres selon les définitions.
« L’augmentation du nombre de personnes pauvres peut être rapprochée de la hausse du chômage induite par la crise ».
Elle a bon dos la crise….C’est pas ma faute à faute à moi nous disent les politiques ! Juste pour éclairer vos réflexions, selon les chiffres disponibles à l’Insee, la part des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté était en 2000 de 13.6% et en 2007 de 13.4%. Ce seuil est resté durant cette période au niveau de 13% (source : Tableau de l’économie Française 2011 Insee PAGE 67). Alors désolé mais, certes la crise n’a pas permis de faire baisser le nombre de pauvres mais arrêtons d’accepter que c’est la faute de la crise.
« Toutefois des mesures ponctuelles et la montée en charge progressive du revenu de solidarité active ont permis de limiter les effets de la crise ».
Ah, voilà, c’est exactement ce que j’évoquais dans mon article « conte des 1001 euros », les effets pervers de l’aide et des amortisseurs sociaux. Encore une fois, dormez brave gens, nous gérons juste au niveau des limites de l’acceptable de façon à ce que le peuple ne meurt pas de faim. Cette stratégie politique consiste à éviter ce qu’on connu les prédécesseurs de nos dirigeants en 1789, à savoir « ne pas laisser le peuple sans pain ». Alors bien sûr qu’il est difficile d’oser dire que les amortisseurs sociaux sont un piège, mais réfléchissons un peu ! Si 10 millions de personnes atteignent le seuil d’insupportabilité de leur condition de vie, elles n’auront plus rien à perdre et se révolteront. En psychologie nous savons très bien que la seule condition pour qu’une personne déclenche les changements nécessaires pour améliorer sa situation dépend de l’atteinte du seuil d’acceptabilité.
Les pauvres ne sont pas assez pauvres (désolé d’oser dire cela) pour se rebeller et le pouvoir les maintient dans cet état en dispensant quelques aides qui empêche d’atteindre le seuil d’insupportabilité.
Eric

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
8 Millions ? honnêtement je pense que l’état peut faire mieux. Avec l’aide du FMI (...)
01/09 20:36 - pepe666Z’ont bon dos les politiques et autres magnas de la finances, et bien qu’ils soient (...)
01/09 13:14 - babadjinewBah les français sont assez riches pour se permettre d’avoir, sans qu’on leur (...)
31/08 17:44 - legrindbelle mentalite faut mendier les restos sont un complement et faut plein de (...)
31/08 12:08 - foufouille@ kerjean proprio, c’est pas riche un logement s’entretient taxe fonciere aussi et (...)
31/08 12:04 - foufouilleQuel pessimisme quant au seuil d’insupportabilité éliminé par avance, un Etat qui (...)
31/08 11:40 - Thomas Roussot
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte