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Accueil du site > Actualités > Société > 9.800 suppressions d’emplois dans les hôpitaux et ce n’est (...)

9.800 suppressions d’emplois dans les hôpitaux et ce n’est qu’un début !

L’hôpital public sacrifié !

Les employeurs et les syndicats des personnels hospitaliers alertent les pouvoirs publics sur la dégradation de l’hospitalisation publique depuis plusieurs années. Rien n’y fait !

Selon un communiqué de la Fédération Hospitalière de France (les employeurs), « ce sont plus de 9800 emplois qui ont été supprimés en 2009 dont 5000 soignants. (dernières statistiques publiées) Un chiffre qui devrait encore croître en 2010 au vu de la contraction constatée de la progression des dépenses de personnel dans les comptes des hôpitaux publics. Tel est le constat de la Fédération Hospitalière de France (FHF), basé sur un ensemble de données publiées par le ministère de la Santé. 

La Fédération Hospitalière de France rappelle que cette évolution est en partie liée à la faible progression de l’enveloppe accordée aux hôpitaux (ONDAM), mais qu’elle est considérablement aggravée par la politique de « convergence » conduite par le gouvernement au bénéfice des cliniques privées. »[1]

Et le gouvernement poursuit sa route, quel que soit le nombre de décès que les années futures dévoileront. D’abord par la multiplication des infections nosocomiales, les erreurs médicales, qui ne pourront être enrayées en supprimant des emplois. Ensuite parmi les personnels hospitaliers victimes et des conditions de travail et des risques psychosociaux, et donc de suicides. Il y a et il y aura de plus en plus de morts ! Le gouvernement le sait ! Il se tait !

Ne croyez surtout pas que ce sera mieux dans les cliniques privées  ! Avec moins de personnels qualifiés, la sécurité dans les cliniques privées est inférieure à celle des hôpitaux publics.[2] Les marges économisées sur la qualification des personnels sont distribuées aux actionnaires !

En privant la sécurité sociale de ressources pour mieux la livrer aux assurances privées, le gouvernement adopte exactement le même scénario pour l’hôpital public qu’il place sur la voie de la privatisation. L’organisation en pôle d’activité, la volonté de convergence tarifaire, l’ouverture des missions de services publics au secteur privé, la création de groupement de coopération sanitaire public/privé, sont autant de mesures qui accompagnent l’hôpital public dans les mains des prédateurs boursiers. Il ne reste plus qu’à orchestrer la déchéance et dire que le service public ne marche plus pour convaincre l’opinion publique.

La guerre contre les services publics est lancée depuis de nombreuses années. S’attaquer aux fonctionnaires c’est « populaire ». Ça fait du bien à un certain électorat de la droite ordinaire et de l’extrême droite qui en tire les bénéfices. Tous ces fainéants qui coûtent des impôts, cet impopulaire impôt qu’il faut libérer de la pesanteur des services publics.

Nous n’avons jamais vu autant de volonté de nuire délibérément à ce niveau de responsabilité. Le drame du sang contaminé, la canicule, le médiator, etc., et demain les infections nosocomiales, les erreurs, les « trop tard », etc., etc., qu’importe, l’essentiel n’est pas là pour notre gouvernement et ses supporters. Il faut assainir les finances publiques. Cadeaux pour les uns ; factures en hausse pour les autres !

Pour comprendre ce monde il faut lire les observateurs avertis. L’américain John K. Galbraith est de ceux-là. Il présente l’Etat prédateur[3], « cette nouvelle classe dotée d’un immense revenu personnel qui veut s’emparer de l’Etat et de sa gestion ».

C’est l’Etat prédateur. « Une coalition d’adversaires implacables, composée d’entreprises dont les principales activités lucratives concurrencent les grands services publics » […] Ces firmes n’ont elles-mêmes aucun attachement à aucun pays. […] Leur raison d’être est de tirer de l’argent de l’Etat, tant qu’elles le contrôlent. » etc., etc.

Il explique très simplement que « pour faire avaler la pilule de la privatisation, il est d’abord nécessaire de persuader les populations que le système public existant ne marche pas et ne peut être maintenu. »

C’est l’objectif poursuivi par notre gouvernement des conservateurs Français.

Jamais l’hôpital depuis qu’il existe n’a eu à constater une baisse du nombre de ses agents. Tout simplement parce que les progrès de la médecine, la modernisation de ses installations, le confort du malade en chambre individuelle à la place des anciens dortoirs et chambres collectives, nécessitent davantage de personnel. Bien sûr il peut y avoir ça et là des efforts d’organisation. La transformation de l’hôpital en une entreprise industrielle et commerciale, ayant pour matière première la maladie, la souffrance et la mort, renvoie l’humain au rang des objets mécaniques sans pulsion.

C’est d’ailleurs toute cette humanité que la gestion veut enlever aux pratiques des soins. D’ailleurs n’entendons-nous pas des cadres dans les services qui n’y arrivent plus : « elles en font plus qu’on ne leur en demande »

C’est vrai, l’échange d’un sourire avec un malade n’est pas facturable ! Il est donc devenu inutile.



[1] Communiqué de la FHF du 15 mars 2011 – « Suppressions d’emploi massives dans les hôpitaux : la FHF alerte les pouvoirs publics »

[2] Selon la FHF, l’analyse montre que si les ratios de personnel sont supérieurs dans le public pour les personnels qualifiés, ils sont très nettement supérieurs dans le privé pour les personnels non qualifiés (ASH) qui représentent un coût moindre. La qualification des personnels, gage de qualité et de sécurité, est donc bien plus grande dans les hôpitaux publics. Rapport de la FHF Hôpitaux publics et cliniques privées : Une convergence tarifaire faussée » -octobre 2005- p 17

 [3] « J.K. Galbraith « L’Etat prédateur » édition le Seuil, septembre 2009


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20 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 16 mars 2011 09:08

    Les libéraux veulent casser tous les services publics ... pour les concéder au privé. Privatisons... privatisons ... est leur crédo.
    Il faut donc, afin de justifier l’opération, commencer par les laisser, ici les hôpitaux, se détériorer et la qualité des soins diminuer. Ceci fait, cette privatisation de notre autrefois excellent service de santé pourra se faire et sera même demandée par le grand public ignorant de l’opération.

    Notons que ce qui est étonnant, c’est que l’on nous dit que ce n’est pas rentable, trop cher pour la collectivité et que les cliniques privées ... gagnent de l’argent et cherchent à s’étendre.

    Jusqu’où les laisserons nous aller ?


    • Cocasse cocasse 16 mars 2011 09:50

      Il y a de quoi devenir dingue dès le matin, à lire des nouvelles pareilles.
      Les responsables, on les connait, ils ne mènent pas une politique d’échec, ils mènent une politique criminelle.


      • sisyphe sisyphe 16 mars 2011 11:38

        Eh oui ; pendant la démolition, la privatisation continue....


        La santé ne pouvait pas y échapper ; tant ça brasse d’argent...
        Forfait hospitalier, déremboursements, suppression de milliers de postes, démolition des hôpitaux ; tout aura été fait, sous le petit Ubu de l’Elysée, pour que les copains et coquins puissent se gaver du bien public......... en attendant le retour sur investissement... une fois qu’il ne sera plus élu, mais aux affaires.... 

        Quand on constate l’étendue des dégâts sur tous les plans (santé, école, services publics, logement), on souhaite vraiment bon courage à ceux qui vont prendre les affaires du pays à la suite de cette bande de voyous.... 

        Résistance, mobilisation, et solidarité. 

        • Yvance77 16 mars 2011 12:02

          Salut

          Bon billet. Il est limpide que ce gouvernements de salauds est pour la liquidation du pan publique des hôpitaux.

          En fait, le système dont rêve notre conducator est celui en cours aux USA avec des assurances hors de prix et une médecine pour riches.

          A pendre haut et court


          • Slaq 16 mars 2011 12:13

            Une bonne description de la gangrène qui s’étend sur notre pays .

            Peut-être que le malheur qui s’abat sur le Japon permettra-il de faire prendre conscience que les services publiques sont finalement les éléments de la modernité des nations .


            • Cocasse cocasse 16 mars 2011 12:23

              faire prendre conscience que les services publiques sont finalement les éléments de la modernité des nations

              Faire prendre conscience à qui ?

              - Au politiques ?
              Ils s’en foutent, ils agissent déjà en toute conscience, mais les intérêts du pays passent derrière les intérêts de leurs petits copains aux poches déjà trop remplies.

              - Aux Citoyens ?
              Ils sont déjà au courant ! Ils peuvent manifester s’ils veulent, cela n’a aucun effet.
              Voter ? Ils votent comme des pieds. Tu vois bien, les privatisations nous tuaient déjà, et ils ont votés sarkozy qui promettait encore pire. Demain, ils voteront DSK ou un tocard du même genre, qui détruira encore plus le pays.


            • Slaq 16 mars 2011 15:37

              à Cocasse .

              Tu as sans doute raison .

              Cependant , je ne peux comme toi , dire :
              -« aux politiques » ou « aux citoyens »

              Je dirais « à certains politiques » et « à un plus grand nombre de citoyens »

              Après tout en 1945 , les citoyens et certains politiques ont construit quelque chose de généreux .

              Cela peut éventuellement se reproduire .

              Bien sûr nous ne sortons pas d’une guerre mondiale , mais pourtant les ravages de
              la new-modernité , c’est à dire la modernité mortifère du gaspillage et de la surconsommation laissent un goût amère et une aspiration à mépriser le fric pour le fric ....etc.....


            • patdu49 patdu49 16 mars 2011 14:54
              sondages ouvert à tous
               
              qu’est ce qui motivera vos choix politiques en 2012 :
               
               
              Elections 2012, si vous aviez à choisir entre ces partis, ou rapprochements, lequel préféreriez vous ?
               
              http://www.lepost.fr/sondage/2011/03/16/2436073_elections-2012-si-vous-aviez-a-choisir-entre-ces-partis-ou-rapprochements-lequel-prefereriez-vous.html

              Attention, les resultats décoiffent par rapport à ce qu’on nous pond dans les médias conventionnels, et dans les instituts de sondages ...

              • Cocasse cocasse 16 mars 2011 15:59

                Les choix de réponses (sur doctissimo) sont complètement affligeants. C’est presque une insulte à l’intelligence de proposer seulement des choix pareils. Autant ne rien répondre.

                J’ai vu le résultat : la sortie de l’euro ne dit rien, en fait, les gens sont « murs » pour rester dans l’europe avec l’espoir qu’elle soit plus juste. Esperez toujours bande de couillons !!!
                C’est exactement ce que je disais précédemment : les gens ne se sont pas encore assez fait niquer, ils vont en redemander en 2012, j’habite au pays des veaux.


              • Cocasse cocasse 16 mars 2011 16:11

                Le sondage sur le Post est déjà beaucoup plus intelligent avec une meilleure classification.

                le choix « FN ou autre plutôt donc »nationaliste« , aurait du plutôt faire référence aux souverainistes. Mais c’est comme ça qu’on le comprend.

                On peut à partir de là faire l’addition entre les intentions »souverainistes« , et »européano-mondialiste« .
                Inutile de dire qu’on est dans la merde.

                Au vu du résultat, on peut penser à une chance sérieuse de gagner pour le Front de Gauche, ce que je trouve assez drôle. J’imagine les voix des écolos ou du modem se reportant sur mélenchon au deuxième tour.
                J’imagine aussi le bordel dans le pays, quand mélenchon devra appliquer ses mesures »à gauche de chez gauche", sans avoir une quelconque marge de manœuvre pour le faire, en raison de son allégeance à une europe irréformable.

                Un soucis sur ce sondage, qui le biaise, il ne prend en compte que des internautes, plus alertes sur la situation, encore que j’en soupçonne pas mal de trainer sur ru89, libé ou autres usines gauchardes 100% pro-système.
                On peut compter que ceux qui s’informent vraiment très très mal (télé ! parisien !) augmenteront la marge des deux partis classiques UMPS, très faible ici.


              • patdu49 patdu49 16 mars 2011 16:50

                je sais pu trop quoi penser, tellement il y a un gouffre entre les médias et mon sondage.

                faudrait vraiment des milliers de personnes qui repondent, pour avoir un brin de crédibilité ..

                dur dur de se faire la promo quasi tout seul ... je fatigue lol


              • Cocasse cocasse 16 mars 2011 17:09

                J’avais pas vu que c’était toi qui avais mis les deux sondages.. OUPS, je t’ai bien arrosé pour le doctissimo.... smiley...

                Présenté comme ça :

                5. europe avec harmonisation des salaires, pour freiner la concurrence entre les hommes
                 —> les gens vote pour. Sans réaliser que c’est impossible.

                7. revenir aux Francs, et continuer la concurence quand même avec les pays voisins
                —> « continuer la concurrence », influence énormément le choix « revenir au franc ». Si tu met « sortir de l’euro » simplement, ce serait différent. et rien sur la sortie de l’europe.

                Les résultats des deux sondages se confortent mutuellement.
                Le doctissimo donne bien des avis « faire payer les riches, donner du fric aux pauvres, abolir les privilèges », bref « contre le néolibéralisme » le discours classique de méluche.
                Mais en même temps, personne ne semble réaliser que le néolibéralisme vient de l’europe, ou alors c’est mal présenté, ou alors —> vain espoir de vouloir « changer l’europe ».

              • Cocasse cocasse 16 mars 2011 17:21

                Ton sondage « peut » refléter quelque chose d’assez incroyable.

                Si le PS n’a que 4%, quand il invite à un « vote utile », comme si il apparaissait comme le parti principal de gauche, cela veut dire qu’il vole des voix à des partis ayant très largement plus de voix que lui.

                Dans le cas présent, c’est le FG qui devrait se manifester comme parti principal de gauche, et appeler les autres au « vote utile en sa faveur ». Tout en accordant des futurs postes principalement aux écolos.

                Si ton sondage s’avérait vrai avec un échantillon important de la population, c’est de la bombe.
                Car cela en dit long sur la manipulation qu’opère un parti finalement très minoritaire comme le PS, pour racler les voix en sa faveur, uniquement par escroquerie psychologique.


              • Cocasse cocasse 16 mars 2011 17:31

                J’ajouterai même pire : au cas où de tels résultats sont connus du FG ou de EE.
                S’ils marchent dans la combine du PS, cela veut dire qu’il participent volontairement à la magouille, sinon ils appelleraient au vote utile pour le FG.


              • patdu49 patdu49 18 mars 2011 07:20

                c’est ton point de vue, ça que ça serait impossible d’harmoniser les salaires en Europe, en disant par exemple jamais un smic sous xx % du salaire moyen du pays ... ou autre systeme qui redonne une équité.

                sinon si un retour au franc, je précise que la concurrence serait encore + dure à amoindrir, car là en + il y aurait concurrence de la valeur des monnaies pour chaque pays, ça mettrait un donc encore moins un frein.

                sinon pour le sondage sur les elections et les partis, j’attends d’avoir des milliers de réponses pour qu’il soit + parlant, qu’il commence à être vraiment connu sur le web, ce qui est bien, c’est qu’il y a le temps d’içi les elections, il restera ouvert.

                autrement je partage un peu ce que tu dis, sur la tentative de « manipulation » avec ceux qui préconisent des votes « utiles » ... de droite comme de gauche, alors qu’ils ont moins la cote qu’ils le laissent entendre.


              • manusan 16 mars 2011 15:23

                Regardez ce qui se passe aux US via le blog de Jovanovic. C’est ce qui nous attend.

                http://www.jovanovic.com/blog.htm

                petit exemple factuel :

                du 7 au 10 février 2011 : Mr Dutch nous signale ce papier du Figaro qui découvre, 2 ans après ce blog, que les villes américaines licencient en masse leurs pompiers et policiers. Bienvenue au Figaro : « Pour faire face à des déficits budgétaires abyssaux, les municipalités américaines prennent des mesures de plus en plus drastiques. Mais aucune n’a autant défié la logique que Camden, considérée comme la deuxième ville la plus dangereuse des États-Unis. La cité de 79.000 habitants, située dans le New Jersey (Est), n’a pas trouvé de meilleure solution pour combler son découvert de 26 millions de dollars que de licencier près de la moitié de ses policiers le 18 janvier dernier : 168 sur 363 en tout, ainsi que 67 pompiers et 100 autres employés administratifs ». Et dire que le Figaro donnait, naguère, des nouvelles intéressantes en temps et en heure, voire même le lendemain des faits.

                http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/31/01003-20110131ARTFIG00730-camden-cite-americaine-en-faillite-et-livree-au-crime.php

                enjoy the life.


                • Leo Le Sage 16 mars 2011 18:56

                  Pour pouvoir avoir des services hospitaliers de qualité il faudra embaucher des immigrés...
                  Je le dis car je constate que beaucoup de monde crient au scandale alors qu’en fait les hôpitaux ne peuvent pas payer leurs médecins s’ils voulaient rester dans les normes.

                  Bref, est-ce sérieux ?


                  • perlseb 16 mars 2011 21:46

                    L’avenir, c’est des impôts toujours aussi élevés sinon plus (augmentation vraisemblable des taux d’intérêts par spéculation qui feront grossir le poste du service de la dette : voir Grèce) avec aucun service public en contrepartie.

                    Comment est-ce possible ? Depuis 1973, Giscard et Pompidou (ancien de Rotschild) ont imposé à l’état français de s’adresser aux banques privées et non à sa banque de France pour toute avance, avec, belle nouveauté, un paiement d’intérêts aux banques privées.

                    La dette qui était nulle à l’époque a grossi très vite à cause d’une gestion volontairement calamiteuse (l’emprunt Giscard de 7,5 milliards de francs contracté immédiatement après la loi de 1973 aura coûté 90 milliars aux contribuables).

                    Aujourd’hui, sans la dette et ses intérêts, le budget de l’état serait nettement excédentaire et nous n’aurions pas besoin de « licencier » (pas remplacer les départs à la retraite) à tour de bras dans la fonction publique.

                    Mais le plan de l’oligarchie, aidée par nos politiques tous corrompus depuis 1973 marche à merveille : on a préalablement divisé la population entre privé et public et la plupart de ceux qui travaillent dans le privé sont convaincus que ceux du public sont à leur charge (alors que c’est l’oligarchie qui est à la charge de tout le monde, mais bon, que voulez-vous, un oligarque ça a toujours fait réver, donc le peuple ne s’attaque pas à son rêve). Et maintenant que les services publics tournent avec de moins en moins de personnel, les gens vont être convaincu que le public est absolument inefficace et qu’il vaut mieux tout privatisé. Bref, un plan de retour à la féodalité où l’état n’aura que la mission de taxer et sera détesté puis carrément supprimé.

                    Où comment, avec une petite loi anodine (loi de 1973), on retourne à la féodalité très progressivement (il faut éviter toute révolte), en montrant au peuple l’inéluctabilité de la chose (nous n’avons plus les moyens, que voulez-vous...).


                    • robespierre55 robespierre55 20 mars 2011 07:28

                      Bonjour à tous et merci à l’auteur,

                      J’ai choisi la carrière hospitalo- universitaire en 1983 alors qu’un autre choix s’offrait à moi : neuro-psychiatrie (ça existait encore à l’époque) avec un revenu sans commune mesure. Ma femme a pleuré mais je ne l’ai pas écoutée.

                      Moins d’une année plus tard, j’ai confié à celui qui était encore un ami que notre modèle hospitalier évoluait (involuait) vers celui, antique mais cohérent avec l’air du temps, d’hospice.

                      Maintenait, le processus s’accélère, beaucoup de moyens sont investis dans la pierre, de superbes bâtiments sortent du sol et, dans le même temps, les personnels ne sont pas renouvelés.

                      On nous contraint à des « normes de sécurité » qui nous obligent à faire tout sauf notre mission essentielle. Passer 80% de notre temps à justifier 20% de notre activité…

                      Les présidents de CME se révoltent. C’est trop tard. Les chefferies de services ont été renouvelées. Il y a encore des abrutis pour croire encore au pouvoir médical !

                      Je n’ai plus de jus, plus d’espoir. Le CNR est enterré.

                       

                      Je suis vieux.


                      • lolet lolet 20 mars 2011 20:21

                        Bonjour,
                        Excellent article !
                        Non, le CNR n’est pas mort ! je suis administratif hospitalier et le nombre de suicides va augmenter, comme à la Poste.
                        Nous allons reproduire exactement les meurtres (Amener quelqu’un au suicide, c’est bien un meurtre ?) de France Telecom.

                        Bien entendu, il n’y aura pas de responsables et on changera de petites choses pour rester dans un taux de suicides acceptable.
                        parallèlement, les grèves stériles (un jour par ci) à répétition sans résultat, créent « l’impuissance apprise ».
                        Je soutiens que les syndicats l’organisent. les gens ne croient au syndicat que pour les soutenir devant un chef au cas où.
                        l’idée de combat disparaît dans la tête des gens ...

                        MAIS certains commencent à réfléchir ! la CNT par exemple enregistre de plus en plus de nouveaux adhérents qui réfléchissent plus loin que le bout de leur nez.
                        L’anarcho-syndicalisme (pas de chef qui commande !) trouve de plus en plus d’écoute.

                        C’est le seul signe positif que jevois dans cette situation.
                        C’est pour cela que je dis que le CNR n’est ps mort ....

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