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À Douai, le droit a été remis à l’endroit !

Annulation de l’annulation du mariage : une victoire des valeurs républicaines à la française. Au prix d’une victime collatérale, une future infirmière.

Le 30 mai dernier, j’évoquais ma surprise et mon indignation en apprenant le jugement du 1er avril 2008 rendu par le tribunal de grande instance de Lille.

Inutile de revenir en détail sur les circonstances de l’affaire, tout est indiqué ici.

Pour faire court, le juge avait accepté la demande en annulation de mariage d’un jeune couple sous prétexte que le mari avait été trompé par l’épouse qui lui avait menti sur sa (fausse) virginité.

Le tribunal avait alors accepté la demande conjointe des époux car ce mensonge sur la virginité prétendue de l’épouse aurait porté sur une « qualité essentielle ».


Une annulation discriminante

Je trouvais notamment scandaleux que le juge ait considéré comme recevable une demande d’annulation qui ne concernait qu’une partie intime de la vie privée des époux (la société ne doit pas s’ériger dans tous nos actes quotidiens) et sur le fait que la virginité de l’épouse (et pas de l’époux bien évidemment) était considérée comme une qualité essentielle.

Certains avaient tenté de défendre la position du juge en insistant sur le fait que ce n’est pas la non-virginité qui avait entraîné l’annulation, mais le mensonge.

Une bien faible nuance quand on sait que le couple était musulman et que s’est donc greffé un ensemble de considérations sur la religion, et une arrière-pensée selon laquelle le couple n’aurait pas obtenu l’annulation s’il avait été athée.

En tout cas, cette décision mise en lumière un peu béatement par l’avocat du mari avait tout pour faire le cocktail explosif des discussions mondaines.


Dans la cohorte de révoltés

Certes, en m’indignant, je rejoignais la cohorte des hurleurs, tous les médias et toute la classe politique qui réagissaient avec la même stupéfaction. Mais parfois, l’indignation collective, quand elle ne sert pas au lynchage collectif, peut faire avancer les choses.

L’épouse, qui n’avait pas été à l’origine de la demande d’annulation, avait finalement renoncé à faire appel à la décision de Lille, et humainement, cela peut se comprendre puisque ce couple est séparé depuis la première journée du mariage.

La Ministre de la Justice Rachida Dati, initialement partisane de ne pas intervenir dans le cours de la justice, avait finalement et heureusement demandé au parquet d’interjeter appel pour répondre aux nombreuses interrogations suscitées par le jugement de Lille (l’appel a été fait le 3 juin 2008, soit cinq jours après le début de la vague d’émotions).

Et parfois (je dis parfois, parce que dans ce cas-ci, cela m’arrange, soyons honnête), écouter la vox populi peut rattraper des décisions déconcertantes.


Un jugement en appel qui remet en lumière nos valeurs républicaines

La cour d’appel de Douai a en effet rendu son jugement ce 17 novembre 2008 et a donné tort au tribunal de grande instance de Lille. Elle a annulé l’annulation du mariage des époux en question.

Et l’argumentation reprend celle de Lille, mais dans un sens opposé : « En toute hypothèse, le mensonge qui ne porte pas sur une qualité essentielle n’est pas un fondement valide pour l’annulation d’un mariage. (…) Tel est particulièrement le cas quand le mensonge prétendu aurait porté sur la vie sentimentale passée de la future épouse et sur sa virginité, qui n’est pas une qualité essentielle en ce que son absence n’a pas d’incidence sur la vie matrimoniale. ».

Pour enfoncer le clou, la cour d’appel de Douai est allée jusqu’à dire que « le procès tel qu’engagé par le mari et le jugement rendu [du 1er avril 2008 à Lille] sont susceptibles de mettre en jeu des principes d’ordre public ».

En effet, ce jugement de Lille pouvait ouvrir une véritable boîte de Pandore, où n’importe quel conjoint pourrait évoquer cette fameuse « erreur sur les qualités essentielles » pour annuler un mariage qui aurait été décevant. La moindre faute morale aurait ainsi pu faire l’objet d’un procès.

Les juristes patentés qui se satisfaisaient du jugement de Lille et qui s’indignaient de l’indignation de simples citoyens qui avaient eu l’extrême audace de contester une décision de justice vont devoir leur expliquer pourquoi la cour d’appel de Douai leur donne maintenant raison.


Juridiquement pertinent, humainement douloureux

Je suis donc évidemment très heureux de cette décision qui annule la première. Les valeurs républicaines de non-discrimination tant en terme de sexe (ne pas distinguer l’épouse de l’époux pour ce qui concerne la virginité) qu’en terme de religion (ne pas prendre des décisions au nom de la société française qui puisse dépendre de la foi d’un des protagonistes) ont été rétablies de manière à me rassurer.

Sur le plan humain, le couple en question n’existe de toutes façons plus depuis plus de deux ans. Mais juridiquement, les deux époux sont donc considérés de nouveau comme mariés.

On peut se douter que si cette situation juridique remet le droit à l’endroit, elle ne convient pas aux protagonistes qui ont cependant une solution assez ordinaire de nos jours, celle qu’ils auraient dû choisir depuis le début comme des milliers de couples et notamment le Président de la République : le divorce par consentement mutuel, d’autant plus facilité qu’il est en cours de réforme.


Mauvaise foi d’un avocat

L’avocat du mari, Xavier Labbée, a eu cependant l’audace de protester contre ce jugement en appel en ces termes assez excessifs : « Cet arrêt m’apparaît très inquiétant. (…) Nos libertés individuelles sont gravement menacées. En déclarant recevable l’action du parquet dans un litige de pur droit privé relatif à l’intimité du couple, la cour d’appel de Douai a ouvert une porte : elle autorise désormais le parquet à contrôler les âmes et les consciences. ».

Ailleurs, il souligne ceci : « Je crains que le ministère public définisse et impose une certaine morale publique dans l’intimité du couple. Il intervient dans un contentieux où il n’a pas à intervenir. L’ordre moral laïc intervient dans ce qu’il y a de plus intime, la vie de famille. », oubliant que ce n’est pas le parquet qui a rendu le jugement, mais bel et bien la cour d’appel de Douai qui aurait très bien pu confirmer le jugement en première instance de Lille.

Cet avocat ne manque pas de toupet alors que c’est lui-même et son client qui ont porté l’affaire dans un tribunal public ! Pour ma part, je reprends son argumentation en disant que le tribunal de grande instance de Lille n’aurait jamais dû juger recevable leur demande d’annulation de mariage car justement, c’est du ressort de l’intimité privée entre les deux conjoints, et entre eux seuls. En judiciarisant leur différend, ils ont pris à témoin la société française dans son entier, bien malgré l’épouse visiblement éprouvée.


La jeune femme, victime de son mari, du procès et de sa médiatisation

L’avocat de l’épouse, Charles-Édouard Mauger, avait lui aussi plaidé le 22 septembre 2008 en faveur de l’annulation du mariage, mais en évoquant une autre raison que le mensonge sur la virginité. Le jugement de Douai a donc « satisfait dans son ensemble » la jeune conjointe, étudiante infirmière, qui voudrait toutefois en finir au plus vite avec ce mariage.

Souhaitons-leur une happy end à cette triste histoire :

Ils divorcèrent, furent joyeux et purent recommencer ailleurs à aimer.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 novembre 2008)


Pour aller plus loin :

Le scandaleux jugement en faveur de la virginité des jeunes mariés (30 mai 2008).

Dépêches de presse sur le jugement en appel (16 novembre 2008).

Documents joints à cet article

À Douai, le droit a été remis à l'endroit !
par Sylvain Rakotoarison (son site) mardi 18 novembre 2008 - 106 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.251) 19 novembre 2008 04:49
    Michel Maugis
    @ Doctory
     
    "Etre raciste , c’est croire à l’existence de races ,( ce qui , d’un point de vue scientifique , est un concept dépourvu de signification ) et croire que certaines " races " sont supérieures à d’autres."
     
    NON, c´est insuffisant et faux en parti.
     
    Que les races existent ou n´existent pas n´a jamais été un argument contre le racisme, car celui-ci utilisait les notions de différences ethniques à une époque où la notion de race humaine n´était pas encore scientifiquement mise en question. Mais il est faut de dire que c´est un concept dépourvu de signification.
    Depuis, tout le monde comprends l´idée d´ethnicité ou de groupe humain ayant des différences physiques apparentes.
    I 
    De fait une race à l´intérieur d´une espèce se produit par sélection artificielle ( comme les chiens et les chats) , mais aussi par évolution naturelle de groupements d´éléments nombreux d´une même espèce ayant été isolés les uns par rapport aux autres durant une longue période de temps ( plusieurs milliers d´années). L´exemple parfait existe aux Galápagos ou plusieurs pinsons de même origine terrestre ( Amérique du Sud) ont évolués en des races distinctes selon le type d´îles eut ils furent isolés les uns des autres. La plus grande différence se note au niveau de la forme du bec et des pieds.
     
    Le plus remarquable est l´iguane marine, disparu sur le continent alors que l´iguane terrestre provient d´elle, mais réapparu au Galapagos à partir de l´iguane terrestre du continent.
     
    Mais évidemment, comme vous le dîtes, croire en l´existence de race humaine n´est pas suffisant pour faire un raciste.
     
    Mais croire qu´une race humaine ( ou ethnie) est supérieure à une autre, n´est pas non plus suffisant pour être un raciste. Effectivement il y a des ethnie qui ont des aptitudes supérieurs à d´autres dans le domaine physique et physiologique. Cela est évident.
     
    Prenez 100 jeunes français de 20 ans au hasard et 100 boliviens du même âge de La Paz, tous de même taille et faites les courir sur une piste à 2000m d´altitude. Vous allez automatiquement au bout d´une heure trouver deux races bien distinctes.
     
    C´est du point de vue du potentiel de capacités du cerveau à la naissance qu´il n´y a pas de races. Les différences sont purement culturelles, et donc ne permettent pas d´établir des races humaines.
     
    C´est bien parce que la race noir était physiquement supérieur à la race des indigènes d´Amérique que ces derniers ont été physiquement exterminés par le travail et remplacés par des noirs d´Afrique.
     
    On peut donc croire que des races humaines sont supérieures à d´autres dans certains domaines sans être raciste, puisque c´est la vérité dans de nombreux domaines.
     
    Il y a racisme quand il y a discrimination INJUSTIFIE selon la race, en pratique dans la vie sociale, mais aussi dans des comportements oraux et vexatoires ou anathémisants ou des invectives pour le seul fait d´appartenir à une race différente.
     
    Cette définition s´étend, au-delà de la race, pour toute catégorie de personnes déterminée selon un critère autre que la race..
     
    C´est ainsi qu´il y a un racisme anti-jeunes, anti-homosexuels, anti-communistes, anti-vieux, anti tous ce que vous voulez., et anti-sémites, anti.juifs , anti-arabes et anti-musulmans.
     
    Mohamed est donc en droit d´avoir détecté un racisme anti- musulman dans ce jugement, même si le fait d´être musulman n´est pas une race.
     
    Je trouve d´ailleurs très léger de devoir rejeter l´accusation de racisme anti-musulman au seul titre qu´il s´agit d´une religion et non une race.
     
     
    Michel Maugis
  • Par sacado (xxx.xxx.xxx.50) 18 novembre 2008 13:57

    Curieusement (mais je me sens un peu seul), j’ai du mal à voir en quoi le fait d’obliger ces deux personnes à se remarier (alors que ni l’un ni l’autre n’en ont envie) va arranger quoi que ce soit à leur situation personnelle.


    — "T’as vu ça chérie ? En fait, on s’aime, c’est le tribunal qui l’a dit. Le pays entier a jugé que mes moeurs sexuelles n’étaient pas saines dans la société d’aujourd’hui. Il y a 40 ans, c’était immoral de baiser avant le mariage, mais maintenant c’est l’inverse : je suis un affreux musulman rétrograde. En gros, pour te sortir de ce mariage forcé avec un gros con, on te remarie de force avec le même gros con !"


    — "Chouette mon amour ! L’intérêt supérieur de la Patrie est sauf ! Alors, on fait quoi de nos économies ? On se pourvoit en cassation ? On divorce ? On part en lune de miel ?"

  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.200) 20 novembre 2008 17:28
    Michel Maugis

    @ Zalka

    C´est fou le comportement raciste de Zalka qui ne défendrait pas un musulman intégriste alors même qu´il le saurait innocent pour avoir été témoin de l´acte dont on l´accuse injustement.

    Athée, il aurait trop peur qu´on le prenne pour un intégriste muslman à le défendre.

    Je ne défends jamais des personnes pour ce qu´elles sont. Je ne défends que des principes, et ici la laïcité républicaine qui a été bafouée au nom d´un racisme anti-musulman.

    Michel Maugis

  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.200) 20 novembre 2008 17:20
    Michel Maugis
    @ Doctory

    Quand on dit "ON" on parle des gens en général. On pronom indéfini.
     
    Par entêtement doctrinal (de là votre pseudo) vous avez manœuvré en recul de façon spectaculaire.
     
    Le dictionnaire a confirmé en toute lettre la seconde définition du not "racisme". ET au lieu de reconnaître votre tort vous nous sortez votre affirmation arbitraire qui illustre votre état d´esprit excessivement borné.
     
    "C’est évidemment le sens propre qui nous intéresse ici ( la première définition ) et non pas le sens figuré ( la deuxième définition ) "
     
    Je vous prierais de me demander la permission la prochaine fois avant de m´inclure ( avec votre nous) dans votre raisonnement borné de celui qui veut a tout prix avoir raison, même lorsqu´on lui met la preuve sous le nez.
     
     Il semble évident que ce"nous" m´implique car je suis aussi très intéressé pour terminer une fois pour toute avec cette prétention de ne voir du racisme que s´il concerne la race, qui n´existe d´ailleurs pas dans ce sens selon vous. Alors que les autres catégories auxquels il peut se référer existent.
     
    Le sens d´un mot inclus TOUTES SES DIFFERENTES ACCEPTIONS.
     
    Et personne ne peut d´autorité, même un Doctory, décider qu´une seule et valable. Et surtout à l´issue d´une discussion afin de rejeter l´argumentation de son contradicteur.
     
    Vous n´aviez d´ailleurs jamais dit que le racisme anti-musulman dont a parlé Mohamed n´existait pas au titre que ce mot "racisme" serait alors pris au sens figuré. Quelle importance sur le fond ? Mohamed exprimait le fond de sa pensée au sujet du jugement de Douai. Et il a raison sur ce point.
     
    De plus ce deuxième sens n´est pas un sens figuré, mais bien une deuxième acception du mot, je dirais même le sens générique, qui s´applique à toutes les formes de racisme.
     
    Le mot "racisme" indique un comportement discriminatoire induit par une hostilité systématique et de principe...envers une race, dans le sens premier, étymologique et imposé par l´usage car a priori la concaténation de la racine "race" et du suffixe "isme" n´implique pas le sens particulier et négatif du mot racisme.
     
    Sinon, le socialisme, le capitalisme etc serait une hostilité envers le social , le capital etc..,.
    Donc l´étymologie n´est pas toujours suffisante pour donner immédiatement le sens d´un mot. Il faut y ajouter l´empreinte historique qui justifie sa création.
     
    La définition du mot "racine n´est donc pas étymologiquement parfaite, car l´aspect discrimination ou haine ou hostilité n´est que sous entendu par l´usage.
     
    Ce mot nomme un comportement discriminatoire appliqué sans raison envers une race. !
     
    Le sens générique du mot de retient que ce comportement pour l´appliquer envers toute autre catégorie humaine.
     
    Cette extension générique existe pour une multitude d´autres mots, en français et dans toutes les autres langues.
     
    Que cela s´appelle sens figuré ou nom ne remet pas en question le fond.
     
    Par extension, par analogie le mot "racisme" indique le comportement en soi, vis à vis de n´importe quel groupe d´individu catégorisable. On pourrait parler de "catégorisme" qui signifierait exactement la même chose que "racisme" sauf qu´il concernerait toute autre catégorie que la race.

    Mais "catégorisme" est un néologisme inutile car "racisme" suffit largement pour caractérisé un comportement discriminatoire envers n´importe quelle catégorie de personne.

    Que les races humaines n´existent pas, tout dépend de la définition du mot race. Ces races existent dans le sens attribué au mot "racisme" depuis son origine.
     

    C´est la raison pour laquelle les gens en général utilisent INSTINCTIVEMENT, INTUITIVEMENT, le mot racisme pour caractériser un comportement franchement discriminatoire envers une catégorie de personnes, sans devoir cherchez un mot QUI N´EXISTE PAS pour chaque cas.

    Le racisme anti-jeunes devrait selon votre "rationalité" s´appeler "jeunisme". Ce qui est franchement ridicule. Le racisme anti-homosexuel est autre chose que l´homophobie qui est étymologiquement tout à fait différent. On peut avoir horreur de l´homosexualité et donc être homophobe sans avoir un comportement discriminatoire envers les homosexuels. Et c´est justement là qu´est la tolérance.
    Biens sûr, vous allez m´objecter à juste titre que homophobe est accepté comme désignation du comportement discriminatoire envers les homosexuels.
     
    Et l´islamophobie ? Est-ce la pure critique de l´Islam en tant que religion ? Ou la peur des musulmans ? Donc par analogie avec l´homophobie du racisme- antimusulman ? Il faudrait savoir ! Pourquoi condamner l´homophobie et pas l´islamophobie ?

    L´anti communisme n´est pas forcément du racisme. On peut être anticommuniste par option, avec arguments, à tort ou à raison. Mais un comportement anti-communiste relève du racisme. C´est pourquoi il est légitime de parler de racisme anti-communiste. Car il s´agit dans ce dernier cas de discriminer socialement les communistes, dans les faits ou dans l´argumentation, et non d´exprimer une opinion politique contraire à celle des communistes. 

    Tous ces exemples démontrent amplement la parfaite légitimité sémantique du "racisme anti-cartégoriel".
    C´est la seule manière de préciser sa pensée envers un comportement raciste.
     
    Puisque vous vous feignez de croire que le racisme social n´existe pas, c´est que vous ne voulez pas le voir idéologiquement, un peu comme votre refus de reconnaître un racisme anti-musulman sous le prétexte que l´islam n´est pas une race.
     
    Le racisme social est la discrimination envers les classes sociales dans le comportement envers elles, surtout s´il s´agit des pauvres, des miséreux envers qui dans certaines situations les racistes sociaux expriment du mépris.
     
    Le jugement de Douai est un jugement raciste anti-musulman car il a défini la notion de qualité essentielle pour le mariage selon un critère culturel et privé, en imposant le critère d´une autre culture. Il est donc discriminatoire envers les autres cultures dans la reconnaissance de l´existence du dol.
     
     Le juge de Douai a trahi la République en LEGIFERANT sur un texte pour imposer son critère culturel à lui pour définir " une qualité essentielle".
     
    Ce jugement est politique, pour satisfaire la phobie anti-musulmane de la presse dite "libre" qui va toujours dans le même sens.



    Michel Maugis

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