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A l’école du Gang des barbares

LE GANG DES BARBARES existe encore, et en 730 exemplaires !

Le hasard fait que je suis devant la télé ce samedi 12 avril 2014 vers quinze heures. Il est question de ce gang habitant Sainte Geneviève des Bois qui, il y a sept ans, a séquestré et martyrisé un jeune homme jusqu'à la mort.

Les tortionnaires assassins ont été baptisés le gang des barbares. Un film a été produit. L'émission télé de ce jour annonce qu'un autre film est en cours de réalisation (par Claude BERRI).

Ce crime apparaît comme hors norme. Il a suscité et suscite encore un grand battage médiatique de même que l'incompréhension et l'horreur du public.

 

Savez-vous que ce même crime se produit maintenant deux fois PAR JOUR ?

OUI, les coups et les sévices graves, la maltraitance, tue DEUX ENFANTS PAR JOUR de la même façon que le gang des barbares a tué le jeune homme.

Mais ces barbares qui martyrisent à longueur d'année ne provoquent pas de battage médiatique, pas de réaction immédiate et appropriée, pas d'action du gouvernement ?

C'est une réalité constatée en permanence : l'enfance est un sujet mineur. La maltraitance, les nuisances infligées aux enfants et les souffrances qu'ils endurent sont niées jusqu'au sommet de l'Etat.

Une nouvelle preuve de ce déni est le refus du premier ministre de déclarer la lutte contre la violence faite aux enfants « grande cause nationale de l'année 2014 ».

Voici ci-après le texte de la demande qui avait été faite au premier ministre par le sénateur André VALLINI et par le docteur Anne TURSZ (INSERM) :


 

« APPEL A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

POUR QUE LA LUTTE CONTRE LA MALTRAITANCE DES ENFANTS SOIT DÉCLARÉE GRANDE
CAUSE NATIONALE 2014

 

Chaque jour, en France, deux enfants meurent de violences infligées par des adultes, le plus souvent leurs parents.

Au-delà du sentiment d’effroi que suscitent ce chiffre et l'atrocité des faits divers régulièrement rapportés par les médias, la maltraitance des enfants est un problème de société majeur que notre pays doit savoir enfin regarder en face.

En effet, des études récentes menées dans des pays à haut niveau de revenus, comparables à la France, ont montré qu’en moyenne dix pour cent des enfants sont concernés par une maltraitance physique, sexuelle ou psychologique, une négligence, une exposition à des risques majeurs, des carences affectives et/ou éducatives.

Cette réalité est insupportable en soi. Elle l'est aussi car un enfant ne peut grandir, s’épanouir et devenir un adulte socialisé
et responsable que si ses besoins physiques, affectifs et éducatifs sont pleinement satisfaits par les personnes qui s’en occupent, généralement ses parents. Bafouer de façon intentionnelle ces besoins correspond à la maltraitance dans son acception la plus large et au-delà des coups et des agressions sexuelles, qui viennent spontanément à l’esprit quand on parle de maltraitance, il faut donc reconnaître aussi la gravité des violences verbales, des humiliations répétées et du délaissement affectif dont il est démontré qu’ils peuvent avoir les mêmes redoutables conséquences à long terme sur la santé physique et mentale des enfants victimes : suicides, addictions, anorexie/boulimie, délinquance, troubles graves de la personnalité, désocialisation, transmission trans-générationnelle de la violence.

Face à la maltraitance qui touche toutes les classes sociales, il est temps d’agir avec détermination, et avec tous les moyens nécessaires, pour
que l’enfant cesse d’être nié en tant que personne digne de respect et ayant des droits propres.

Certes, la protection des enfants entraîne nécessairement une intrusion dans la sphère privée et une remise en cause du dogme de la famille
naturellement bonne. Mais la violence envers des êtres faibles qui, de surcroît, n’ont pas la possibilité de se défendre et de faire entendre leur
voix, y compris au sens électoral du terme, serait-il un phénomène si dérangeant qu’il doive rester tabou ?

Face à cette violence qui heurte la conscience humaine et qui reste trop souvent l'objet d'un déni de réalité, nous pensons que rien ne serait pire
que la résignation. À l'issue d'un colloque national qui a réuni, en juin dernier au Sénat, les plus grands spécialistes de la maltraitance, nous voulons mobiliser la société tout entière, et d'abord les pouvoirs publics, afin d'améliorer le repérage, le signalement et le suivi des enfants
maltraités.

C'est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Premier Ministre, de faire de la lutte contre la maltraitance des enfants la Grande Cause Nationale 2014. « 


 

La suite est à lire ci(dessous :

« Cet appel au premier ministre est visible sur le site http://maltraitancedesenfantsgrandecausenationale2014.wordpress.com/ où se trouve également la liste des premiers signataires.


 

 

La maltraitance des enfants : une grande cause nationale ?

 

L'avenir de la pétition et de la grande cause nationale

Chers signataires de la pétition pour que la lutte contre la maltraitance des enfants soit déclarée Grande cause nationale 2014 :

Comme vous le savez maintenant, notre proposition n’a pas été retenue par le premier ministre. http://www.gouvernement.fr/presse/le-label-grande-cause-nationale-2014-accorde-a-l-engagement-associatif

Nous tenons tout d’abord à vous remercier pour votre mobilisation sans précédent pour une cause relative à la petite enfance. Nous sommes déçus bien sûr mais pas véritablement surpris tant nous savons que le déni de ce drame est profondément ancré dans la population française et que le statut de l’enfant en France est bien médiocre comme l’affirment plusieurs instances internationales (le Comité des Droits de l’enfant des Nations unies, l’Unicef, l’OCDE, l’Union européenne).

Nous n’avons pas l’intention de baisser les bras. André Vallini (sénateur, président du Conseil général d’Isère), Anne Tursz (pédiatre, épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm) et tous les acteurs du colloque national de juin 2013, de la rédaction du dossier de demande de label « Grande cause nationale » et de la mise en ligne de la pétition, restent mobilisés. De même, la CNAPE (Convention nationale des Associations de Protection de l’Enfance) est prête à continuer à porter le projet pour l’année 2015. Le comité de suivi du colloque du 14 juin 2013 poursuit et poursuivra ses travaux jusqu’à la production d’un rapport et de préconisations destinés au gouvernement. Vous resterez informés par le biais du site http://maltraitancedesenfantsgrandecausenationale2014.wordpress.com/

Depuis l’annonce officielle du choix du premier ministre, nous avons recueilli 350 nouvelles signatures. Le site de la pétition reste donc ouvert et, avec votre aide, nous pourrons, pour l’année 2015, nous prévaloir d’un nombre encore plus élevé de signatures. (http://www.petitions24.net/la_maltraitance_des_enfants__grande_cause_nationale_2014)

Merci de continuer à diffuser l’information autour de vous. Merci de continuer aussi à nous envoyer des commentaires qui enrichissent notre réflexion.

Vous pouvez toujours lire ci-dessous l'appel au Premier Ministre Pour que la Lutte Contre la Maltraitance des Enfants Soit Déclarée Grande Cause Nationale 2014.

Les organisateurs de la pétition et gestionnaires du site. »


 

Le premier ministre (sans aucun doute sous la pression de certains ministres) a choisi la promotion des association comme grande cause nationale 2014.

Je pense cependant que si la lutte contre les violences faites aux enfants était retenue comme grande cause nationale en 2015 cela serait très loin de suffire. La grande cause serait utile pour affirmer l'indispensable volonté de l'Etat mais ne constituerait qu'une très faible partie du programme (qui reste par ailleurs à définir) dont l'envergure permettrait de s'attaquer sérieusement à la maltraitance (sous toutes ses formes). J'insiste sur les mots « sous toutes ses formes » parce que les maltraitances culturelles/éducatives sont quasi invisibles du fait qu'elles sont d'un usage universel. Elles n'en sont pas moins redoutables car elles forment le socle qui produit les maltraitances les plus violentes. Ces dernières, et seulement les violences physiques, étant les seules qu'il est convenu officiellement d'appeler « maltraitances ».

Ces maltraitances-socle qui sont invisibles au plus grand nombre de personnes (sauf sous forme de manifestations de mal-être par les enfants). Elles résultent essentiellement de l'inadaptation de nos modes de vie d'adultes aux besoins des enfants qui y sont assujettis.

C'est l'ensemble de toutes les maltraitance, y compris celles que l'on croit légères, qui porte atteinte à la santé mentale des adultes que les jeunes enfants malmenés deviennent. Si les parents gravement maltraitants sont presque toujours d'anciens enfants maltraités c'est bien parce que ces mauvais traitements subis ont marqué, fragilisé leur inconscient. C'est la preuve que pour lutter efficacement contre la maltraitance future il faut impérativement élever aujourd'hui des enfants heureux, à l'abri du stress répété et de l'insécurité.

JE TIENS LE PARI QU'AUCUN ENFANT HEUREUX NE DEVIENDRA UN PARENT MALTRAITANT.

 

La maltraitance des enfants c'est la voie royale vers d'énormes et irréversibles problèmes de santé publique.

 

Il semble bien, selon l'état des lieux qui perdure depuis des décennies que le déni ne peut cesser que si la société civile se saisit de ce sujet non pas mineur mais o combien majeur et se mobilise face à la carence du gouvernement (et à l'hostilité déclarée de certains ministères). Les personnes privées qui sont susceptibles de s'intégrer au mouvement déjà amorcé par les associations de lutte contre les maltraitances et contre l'éducation aliénante ne sont sans aucun doute pas si rares. Encore faut-il que beaucoup de moyens de se manifester ne leur soient pas refusés. En premier lieu mettons fin à l'omerta et aux tabous qui règnent sur le sujet et organisons, à l'échelle nationale et même internationale, un collectif en mesure de s'attaquer à ce gigantesque chantier.

 

Raymond SAMUEL

Courriel : famiresam@orange.fr

 

P.S. Coup de projecteur sur la situation :

  • Sur le site « Mesopinions » 24 pétitions « animaux » ont totalisé 173.113 signatures du 17.03 au 15.04.14. Pendant la même période 18 pétitions « enfants » n'ont réunis que 6.155 signatures.

    Parmi ces 24 pétitions « enfants » onze avaient trait à l'école et non à la santé et au bien-être des enfants.

  •  

P.S. Merci de signer la pétition ci dessous en ouvrant Mesopinons.com.

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Futurs élus, engagez-vous à empêcher la mort de 1.000 enfants suite à des maltraitances !

Auteur : Raymond SAMUEL

Créé le 17/03/2014

Lire le message de l'auteur

À l'attention : des candidats à la fonction de Maire

2,7 enfants meurent chaque jour de maltraitance en France (soit 985 par an), Les médias ne citent que les cas les plus spectaculaires ; l'indifférence et le déni sont la règle.

Nombreux sont ceux qui croient aux "enfants rois" et qui préconisent plus de violence encore.

Sommes-nous des barbares ?

Le gouvernement a refusé de choisir la "lutte contre les violences faites aux enfants" qui lui était proposée, comme "grande cause nationale pour l'année 2014".

Les adultes doivent-ils transmettre aux enfants la violence ou le respect du plus faible ?

Les Maires ont des pouvoirs. Nous leur demandons de faire de la lutte contre (toutes) les maltraitances leur priorité absolue dès leur prise de fonction.

 


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5 réactions à cet article    


  • marmor 25 avril 2014 16:13

    Personnellement, quand je vois un enfant battu devant moi, gifles violentes, cou de pied au cul ou autre, je ne discute pas : je demande au tortionnaire s’il est bien le père ou la mère, et je lui mets la même torgnole. C’est arrivé plusieurs fois, sans plainte ou rebellion quelquonque.


    • prolog 26 avril 2014 11:12

      Ok, les enfants sont maltraités, c’est pas cool pour eux.
      Allons plus loin non ? Tous les adultes ou presque sont maltraités aussi, ca reste psychologique tant qu’ils ne se rebellent pas.
      La violence est la base de notre façon de faire, individuellement et collectivement, arrêtons de la combattre sous un aspect pour la perpétrer sous un autre. Elle a une cause qui est bien lus profonde que tout ca.


      • Montdragon Montdragon 26 avril 2014 13:47

        Tiens ils ont mis une petite FDS pour la photo ?
        Ces enfants-là sont-ils les premiers concernés ?

        Quel rapport avec Halimi ?


        • zygzornifle zygzornifle 26 avril 2014 14:02

          Il y a plus de 1000 citées de non droit en France alors il va y avoir du boulot .....


          • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 26 avril 2014 22:27

            Aux commentateurs et à ceux qui n’ont pas commenté :

            Merci. Vos réactions (et absences de réactions) seront analysées.

            A Démosthène et Mondragon :

            Les « crétins décérébrés par manque de culture » et « quel rapport ». C’est faux. Savez-vous que parmi les dignitaires nazis qui ont décidé la « solution finale » huit étaient Docteurs, et dans un pays de grande culture.

            En réalité il s’agit presque toujours d’ancien enfants humiliés, méprisés, aux capacités d’empathie détruites dans la petite enfance et qui ont « la haine », le besoin irrépressible et inconscient de se venger (sur plus faibles qu’eux évidemment), qu’ils soient parents, décérébrés ou dictateurs. Le religieux peut être déclencheur, mais aussi le fait d’avoir un enfant à sa disposition.

            A Marmor :
            Bravo ! Malheureusement ça ne règle pas le problème.

            Il n’y aura plus de barbares de toutes espèces quand tous les adultes auront eu une enfance heureuse. Des enfants heureux ne deviennent pas des parents bourreaux, des Fofana ou des hitler.

            ET ce sont les adultes d’aujourd’hui qui sont responsables de la santé mentale des adultes de demain.

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