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Accueil du site > Actualités > Société > A nous les bambins et les millions d’euros !

A nous les bambins et les millions d’euros !

Quelle année pour l’église catholique qui n’est pas privée de moyens, bien au contraire...
Jusqu’où s’arrêteront-ils ?

L’année 2010 s’avère être une année sinistre pour l’école publique et d’abondance pour l’enseignement privé qui amoncèle les bonnes nouvelles.
 
Il est vrai que l’hôte de l’Elysée a décidé de réduire « drastiquement » les crédits publics et de favoriser le développement de « l’école confessionnelle ».
Il y eut d’abord l’aubaine inespérée de la loi Carle obligeant les communes à financer l’école privée extra muros.
 
Votée par l’Assemblée Nationale le 28 septembre 2009 , cette loi commence à s’appliquer : les directions des établissements privés adressent leurs factures aux collectivités territoriales.
 
Le pactole espéré est colossal, il s’agit de 500 millions d’euros, ce qui va doubler les financements déjà obtenus avant l’adoption de cette loi scélérate.
 
Avec les jardins d’éveil, les rêves les plus fous sont dépassés....
C’est un « marché » gigantesque estimé à 2,5 millions de tout petits qui s’ouvre.
 
La revue « Enseignement catholique actualités » dévoile le pot aux roses.
Les directeurs d’établissements privés sont invités à ouvrir des crèches et dans chaque département les directeurs diocésains vont nommer « un référent en matière de petite enfance »
 
Avec les jardins d’éveil et leurs financements, l’Eglise et sa hiérarchie pourront fidéliser une « clientèle » qui, commençant sa « scolarité » dans un établissement privé sera peut être enclin à la poursuivre dans le même lieu.
 
La lecture des textes émanant de l’enseignement privé est édifiante.
Dès novembre 2008, les orientations du comité national donnent le la :
« Au moment où l’Éducation Nationale se désengage à l’égard des moins de trois ans, le temps est sans doute venu pour les établissements catholiques de redécouvrir leurs savoir-faire spécifiques pour l’accueil des tout petits dès dix-huit mois (ou même en deçà)  ».....
 
Pour être encore plus précis encore, De Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique précise :
« s’il y avait un projet d’expérimentation de l’enseignement catholique, je vois mal la branche famille refuser d’y participer d’une manière ou d’une autre », « si l’enseignement catholique est le premier à lancer des expérimentations, il ne peut qu’être favorablement accueilli »
Jusqu’où iront-ils ?
 
Les laïques sauront-ils dans l’unité, au-delà de leurs différences faire échec à cette offensive de l’Eglise soutenue par les gouvernements Sarkozy 1 et Sarkozy 2 ?
 
Jean-François Chalot
http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/

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20 réactions à cet article    


    • exocet exocet 18 novembre 2010 12:52

      Il faut savoir que l’école catholique (privée) est du « privé sous contrat », en général gratuit, et est censé être à ce titre financé par la collectivité comme l’école publique.

      Depuis mai 81 et la carte scolaire, beaucoup de parents de quartiers pourris inscrivaient leurs enfants chez les cathos pour échapper à l’école pourrie.

      Devant la demande importante, le gouvernement socialiste avait interdit la création de nouvelles classes dans ces établissements, préférant financer les écoles laiques, fussent elles pourries. 


      • oncle archibald 18 novembre 2010 13:05

        Prenez vous les parents pour des idiots ? Lorsque j’étais potache, les bons établissements étaient publics et, à quelques prestigieuses exceptions près,  l’école privée ne ramassait que ceux qui se faisaient virer des établissements publics. C’est devenu exactement le contraire. L’enseignement dispensé pendant 20’ par heure , quand les morpions mal élevés finissent par laisser les profs essayer de faire leur boulot, dans la plupart des établissements publics, est devenu tellement insuffisant que les parents soucieux de l’avenir de leur marmaille cherchent des solutions alternatives dans les établissements privés. Qui pourait leur reprocher de se soucier de l’avenir de leurs enfants ? Aucune loi ne pourra y changer quoi que ce soit !


        • Icks PEY Icks PEY 18 novembre 2010 14:01


          Si les écoles privées sous contrat font le plein chaque année, c’est bien parce que les parents - même athées et parfois musulmans - en ont assez de cet enseignement public gangrené par la médiocrité, les grèves et l’insécurité.

          Ces éléments sont certes minoritaires mais il en suffit de trois ou quatre dans une classe pour empêcher nos enfants de s’épanouir et de progresser comme ils pourraient le faire dans un cadre « normal ».

          La gauche idéologue a confondu l’égalité des chances avec nivellement par le bas.

          Les parents font leur choix : ils préfèrent payer (parfois fort cher) pour que leur progéniture côtoie des fils de bourgeois à sensibilité chrétienne plutôt que la racaille !


          • ali8 18 novembre 2010 14:59

            il est de bon ton d’envoyer ses enfants à Miami (Florent Pagny) loin des quartiers défavorisés car il n’y en à pas à Miami


          • ali8 18 novembre 2010 14:56

            on nous rabat les oreilles avec la laïcité : laïcité par là, laïcité par là, l’Islam n’est pas laïque, restons laïque

            et pendant ce temps les écoles privées chrétiennes et juives (300 en France) ramassent la monaie de l’état laïque, état laïque dirigé par des cathos et des juifs, point de muslim au Gvt

            mais les muslims constamment vilipendés demanderont leur part proportionnelle

            dans la Sarthe fief de Fillon il y a plus d’écoles libres que publiques, ces écoles employant des profs non diplômés (j’en connaîs)

            la laïcité est faite pour les prolétaires


            • foufouille foufouille 18 novembre 2010 15:13

              faudra suivre des cours par correspondance


              • CHALOT CHALOT 18 novembre 2010 17:06

                oui Foufouille a peut être raison là !


                • Louise Louise 18 novembre 2010 17:46

                  « l’Eglise et sa hiérarchie pourront fidéliser une « clientèle » qui, commençant sa « scolarité » dans un établissement privé sera peut être enclin à la poursuivre dans le même lieu. »

                  - Les écoles catholiques ne peuvent pas satisfaire toutes les demandes, alors le besoin de « fidéliser »...

                  Vous ne pouvez honnêtement pas rendre l’Eglise responsable de la situation de l’école publique !

                  Quand les parents qui ne peuvent pas payer une école privée contraignent leurs enfants à prendre une option « extraordinaire » pour échapper au collège de leur quartier, il y a un problème dont, ni l’Eglise, ni les écoles privées, ne sont responsables.

                  C’est au gouvernement de prendre des bonnes décisions, et j’ai envie d’ajouter : et aux enseignants d’être un peu plus honnêtes (intellectuellement parlant). Il me semble que si les enseignants pouvaient se mettre d’accord et faire des propositions réalistes, je crois qu’ils pourraient faire bouger les choses.

                  Qu’est-ce qui a amené tant d’indiscipline dans les écoles ?


                  • CHALOT CHALOT 18 novembre 2010 22:57

                     pour aller plus loin

                    L’évangélisation à la crèche

                    A cet élargissement géographique correspond une volonté, pour l’enseignement catholique, de développer la palette de ses prestations. Le numéro de février 2008 d’Enseignement catholique actualités propose un dossier « Place aux tout-petits », qui présente le nouveau positionnement de l’enseignement catholique sur ce volet. Ce dernier exprime son désir d’ouvrir des crèches dans les établissements scolaires privés, pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ».

                    Dans son éditorial « L’audace des tout-petits », Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, témoigne qu’il n’en manque pas lui-même, citant l’apôtre Marc : « En vérité je vous le dis : quiconque n’accueil pas dans le Royaume de Dieu un petit enfant, n’y entrera pas. »

                    Une telle « audace » cache mal de juteux motifs lucratifs, soit « 2,4 millions de moins de 3 ans », clients potentiels pour l’école catholique de demain : « Derrière ces désirs de chèches [ …] il y a certes l’idée de faire connaître l’enseignement catholique et ses valeurs à des personnes qui n’y seraient peut-être jamais venuesi… Sans compter la création entrevue de « crèches d’application pour ses filières sanitaires et sociales », et combien de financements croisés en perspective !

                    Ce positionnement sur la tranche des « 18 mois et en deçà » augure d’une agressivité retrouvée de l’enseignement catholique vis-à-vis de la concurrence. « Au moment où […] l’Éducation nationale se désengage à l’égard des moins de 3 ans, l’enseignement catholique n’aurait-il pas une place à prendre dans ce débat sur la petite enfance en proposant des structures d’accueil ? […] En 2007, les écoliers de 2 ans ont vu leurs rangs se réduire de 7,9 % par rapport à 2006 », souligne Gilles du Retail, directeur de l’information au secrétariat général de l’enseignement catholique. « Il y a un gros besoin de places pour les petits. Nous sommes concernés par la prise en charge de l’enfance. Et pourquoi pas de la petite enfance, s’il y a un service à rendre, sans intentions scolaires, mais pour permettre tout simplement aux enfants de grandir ? »

                    « L’enseignement catholique ne doit pas être trop frileux » et ne pas hésiter, enjoint enfin l’article précité, à se lancer à corps perdu dan de « nouveaux projets avec les collectivités locales »… un appel à la pêche aux subventions diverses, encouragée par la possibilité de créer des sections partagées en crèches l’après-midi » et « classes préélémentaires le matin »…

                    Les organismes susceptibles d’accorder leur financement, sont multiples : la commune, le département, l’Éducation, la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), les familles…

                    Le président du conseil d’administration de la CNAF, Jean-Louis Deroussen, désigné par la CFTC, accorde de fait un agrément implicite à l’enseignement catholique, sans même prendre la peine d’examiner les dossiers : « Je vois mal la CNAF refuser des propositions de l’enseignement catholique », rassure-t-il…

                    La CNAF indique même qu’elle peut financer des personnels non enseignants. Le dossier n’oublie rien, pas même le montage financier.


                    Extrait de « Main basse sur l’Ecole publique » de Eddy KHALDI et Muriel FITOUSSI

                    Editions DEMOPOLIS septembre 2008

                    i Enseignement catholiques actualités, mars 2008.


                    • Croquelien 19 novembre 2010 09:48

                      Stop...dans quelle société vivons-nous ? quelles sont nos valeurs fondamentales ? la laïcité ??
                      Pitié, modérez les commentaires.


                      • Internaute Internaute 19 novembre 2010 10:31

                        Je trouve que 500 millions d’euros pour un enseignement de qualité qui couvre le territoire c’est bien peu. Que pensez-vous des 400 millions d’euros payés à la mafia juive pour la Fondation de la mémoire de la déportation à Paris ou les 500 millions récoltés pour des victimes qui n’existent plus depuis longtemps ? Nés bien aprés la guerre, nous payons à on ne sait qui, des indemnités pour des choses dont nous ne sommes pas responsables. Quand on paye l’école catholique il s’agit d’un service dont bénéfice nos contemporains.

                        http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/16/01016-20090216ARTFIG00501-l-etat-francais-reconnu-responsable-dans-la-deportation-des-juifs-.php

                        Vous découvrez la lune. Dans une école catholique en enseigne le catéchisme et dans une école juive on enseigne la Thora. J’ai une information sensationnelle. Dans une école musulmanne on enseigne le Coran.


                        • CHALOT CHALOT 19 novembre 2010 10:53

                          Ne mélangeons pas tout...Ici je traite de la question scolaire
                          Les 500 millions versés à l’école confessionnelle, ce qui double la mise sont extorqués aux communes qui, entretenant les écoles publiques et privées sur leur territoire sont contrantes à entretenir les cécoles privées d’une autre commune : c’est la loi Carle !


                          • Heil Cartman Heil Cartman 19 novembre 2010 11:38

                            Pour être passé par une école privée catho je peux vous dire que je ne le souhaite à personne.

                            Les profs étaient bidons, c’était beaucoup trop entaché de religion comme enseignement, le pion principal (oui ca existe) était un fanatique de l’armée qui se baladait avec un pin’s du FN (véridique et d’ailleurs en été il faisait chef-scout). Mes parents m’ont tiré de là quand ils ont vu que mon niveau scolaire chutait malgré un prix exorbitant, qu’est-ce que j’ai été content de retourner au Lycée Réaumur !

                            Si on avait pas progressivement retiré les moyens de l’école publique au cours des 20 dernières années l’école publique serait resté ce qu’elle était : un exemple d’éducation de qualité gratuite et accessible à tous. Vive l’école publique !

                            Une petite note au passage pour les nostalgiques (à la mémoire courte) de l’école catho : Vous connaissez la place des filles dans l’enseignement catholique et la teneur de l’enseignement qui leur étaient donné avant que l’école publique donne une chance égale à tous et toutes ? Vous pensez que l’église était heureuse de voir Victor Duruy et Jules Ferry faire des lois pour sortir les filles de l’éducation « épouse-mère » ?

                            Rien que pour ça les femmes ne devraient jamais pardonner à ces curées qui les ont maintenu en semi-esclavage jusqu’au XIXe siècle.

                            http://iletaitunefoislecole.fr/L-histoire-de-l-ecole.html

                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27%C3%A9ducation_des_filles_en_France


                            • BOBW BOBW 19 novembre 2010 16:00

                              Les « Missionnaires modernes » et les « Topaze » actuels ont changé de masques.
                              Ils utilisent tous les procédés de « marketing » pour « raccoler » et séduire ,rentabiliser financièrement leurs écoles privées, à même titre que hôpitaux publics démolis au profit des cliniques privées transformées en véritables entreprises dont l’objectif premier est le profit avant tout .
                              Leur mentalité combat le véritable esprit laïque (qui consistait à apaiser et à rassembler les habitants de notre planète au delà des nationalités,des couleurs et des croyances , à se libérer des dogmes étroits et du joug des religions qui hypocritement sépare, et fanatise les fidèles et les pousse au combat malgré le « Aimez vous les uns, les autres » ) et rejoint la sectarisation pour endoctriner et s’enrichir.

                              N’oublions pas que dans notre pays de trés nombreux citoyens athées, protestants, catholiques, musulmans et israélites d’esprit républicain l’ont trés bien compris et sont partisans de l’École Publique que détruisent petit à petit intentionnellement l’UMP et le gouvernement dans leur « libéralisme acharné » avec Les Hôpitaux-Les Retraites- La Sécu et les mutuelles de santé. 
                              Dénonçons avec force ce massacre !


                              • Louise Louise 19 novembre 2010 16:13

                                « communes qui, entretenant les écoles publiques et privées sur leur territoire sont contrantes à entretenir les cécoles privées d’une autre commune : c’est la loi Carle ! »

                                Les communes paient aussi pour des écoles publiques d’autres communes, où les parents les inscrivent parce qu’ils y travaillent. En fait, les plus pénalisées sont les petites communes, où il y a peu d’emplois.

                                Au lieu d’accabler l’enseignement catholique, vous devriez vous demander pourquoi l’état supprime des postes dans l’enseignement public ? Ne coûterait-il pas plus cher ?
                                Si les écoles catho demandent aux parents de payer, c’est bien parce que l’argent de l’état ne suffit pas ! La plupart du temps cet argent ne concerne que les traitements des enseignants.
                                L’entretien des bâtiments et tous les frais afférents sont à la charge des écoles.


                                • JJ il muratore JJ il muratore 22 novembre 2010 05:57

                                  @ Chalot. Concernant l’enseignement privé sous contrat vous dites :
                                  « le pactole espéré est colossal...500 millions d’euros »
                                  La notion de « colossal » est subjective. Cette somme ramenée à la tête de pipe de Français = 7€,69
                                  Pour preuve la perte de 300 millions d’€ du Comité d’Entreprise d’EDF. Cette somme ramenée à la tête de pipe de salariés (filiales comprises) = 189€10 !
                                  Bon d’accord, le Comité d’Entreprise d’EDF est géré essentiellement par la CGT c’est dire que cet argent est politiquement correct !


                                  • CHALOT CHALOT 22 novembre 2010 09:52

                                    Ici il est question de l’obligation des communes de financer des écoles privées qui ne sont pas sur leur territoire, ce qui représente des sommes importantes.
                                    Quant au comité d’entreprise EDF et de la CGT, que font-ils ici....Je n’ai jamais cautionné l’attitude de telle direction...Muratoire est d’ailleurs en plus hors sujet !


                                    • JJ il muratore JJ il muratore 22 novembre 2010 14:59

                                      @Charlot. Hors sujet ? c’est vopus qui parliez de « sommes colossales » ? Je répond à ce qualificatif. Point.


                                    • JJ il muratore JJ il muratore 22 novembre 2010 10:33

                                      Oups ! erreur à rectifier : la CCAS (caisse Centrale des Activités Sociales du CE d’EDF a un budget « colossal »de 470 Millions d’€ elle est en perte de 30M d’€
                                      La Cour des Comptes relève une gestion opaque, des coûts de fonctionnement disproportionnés, des « études » (?) suspectes, bref un vrai foutoir.
                                      Une dizaine de membres du CCAS sont actuellement poursuivis par la Justice. 
                                      Ce scandal n’a rien à voir avec la sempiternelle « sarkosie » La CGT aux manettes ne serait-elle pas plus vertueuse ?

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