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Accueil du site > Actualités > Société > A propos de l’affaire de l’Arche de Zoé

A propos de l’affaire de l’Arche de Zoé

L’Affaire de l’Arche de Zoé au Tchad tend vers son dénouement depuis la condamnation il y a quelques jours, des six Français coupables d’enlèvement de la centaine d’enfants tchadiens.

A cette étape fondamentale et quasi-finale de l’affaire, quelques observations ne manquent pas d’interpeller objectivement la critique internationale.

UN PRÉTEXTE

Si les enfants tchadiens étaient destinés à des familles d’accueil comme l’ont affirmé les membres de l’Arche, il n’aurait jamais été besoin qu’ils soient plutôt enlevés en toute discrétion. L’action humanitaire étant une mission plutôt noble et légale, les enfants auraient été plutôt recrutés de manière ouverte et même sous l’assistance de l’administration tchadienne.

Cette idée humanitaire ainsi évoquée par l’association, ajoutée au mensonge de l’origine soudanaise des enfants, trahit assez bien l’intention malsaine qui destinait ses pauvres enfants africains plutôt à des fins suspectes.

Cet acte suffisamment grave qui a été saisi par la justice tchadienne laisse une marque sérieuse dans l’histoire.

UNE JUSTICE DIGNE

Les débuts de cette affaire sont marqués par une propension assez grande dans l’opinion internationale, à suggérer une expatriation des mis en cause vers l’Europe avant jugement.

D’autre part, de nombreuses tergiversations essayent de remettre en question la capacité de la justice tchadienne à régler cette affaire. Et c’est d’ailleurs dans cette mouvance que le président Sarkozy effectue son voyage de Ndjamena et ramène un contingent de journalistes et pilotes plus ou moins impliqués dans le problème, avant d’émettre ensuite, quelques jours plus tard sa fameuse idée d’aller rapatrier aussi le reste du contingent « quoi qu’ils aient fait ».

Mais c’était sans compter avec une élévation de la conscience de la justice tchadienne qui était alors en gestation.

Etant donné qu’il prévalait en ce moment la possibilité pour cette justice de perdre la face dans cette affaire, elle a su à la fin démontrer sa compétence à juger ce délit commis sur son territoire.

Ce sens de la responsabilité manifeste de la part de la justice tchadienne, honore le continent tout entier, car elle traduit la capacité désormais de l’Afrique à juger l’Occident en cas de nécessité. C’est un flambeau que le Tchad a objectivement allumé et qui consacre le progrès d’un cran de la justice africaine.

Les six victimes françaises de ce procès retentissant et historique resteront les témoins vivants de cette mutation juridique africaine, même au-delà du transfert.

QUELLE CONVERSION ?

A l’occasion du rapatriement en France des six condamnés de l’association Arche de Zoé, un certain nombre de faits non moins importants viennent s’imposer à l’attention sérieuse.

Pendant que certains juristes français évoquent l’idée d’adaptation ou encore de conversion de la peine prononcée, dans le Code pénal français, ce qui semble plus raisonnable, d’autres par contre préfèrent parler de "réaménagement" de la peine.

Ce dernier terme, contrairement aux deux premiers, n’est-il pas un peu maladroit, pour ne pas dire qu’il dévoile une éventuelle intention frauduleuse ? Il semble empreint de l’idée d’une probable révision du procès tenu au Tchad ou de son verdict. Or une telle démarche si elle venait à s’illustrer, serait sûrement une violation, étant donné que la justice tchadienne a démontré déjà sa compétence face au traitement de ce dossier. Ainsi, face à l’impossibilité logique d’un deuxième procès desdits coupables devant un tribunal français, la prononciation des "nouvelles" peines (les peines converties, plus précisément) ne devrait-elle pas être juste un acte juridique assez formel ?

Par ailleurs, contrairement à ce juge français qui envisage un équivalent apparemment proportionnel huit ans de prison ferme, d’autres observateurs (membres de familles des condamnés et autres) trouvent que les coupables ont non seulement été traités comme des criminels (le sont-ils en fait ou en sont-ils proches ?), mais aussi que le verdict de la justice tchadienne a été injuste. Y avait-il de véritables éléments attestant le même degré d’implication de chacun des accusés dans l’affaire, ou alors les jurés tchadiens ont-ils tranchés un peu au "piffomètre", ce verdict unilatéral de huit ans de travaux forcés ?

Mais, de là à ce que certains accueillent nos prisonniers non pas avec des huées, mais plutôt avec un soutien moral, il n’y a pas qu’un pas. Il s’en aurait fallu de peu que ces "braves combattants" rescapés de l’enfer pénitencier du tiers-monde soient accueillis par les youyou de certains.

DE L’EXECUTION DE LA PEINE

En admettant que la peine vienne enfin à être raisonnablement convertie, il ne serait pas excessif de vouloir s’assurer de l’exécution effective de celle-ci. Pourquoi ? Il y a quelques mois, dans le procès très similaire des enfants libyens contaminés aux VIH, l’opinion internationale a pu apprécier en direct comment l’argent et la politique sont au-dessus de la loi, et plus encore comment les coupables (les infirmières bulgares et le médecin palestinien) avaient été graciés par la justice de destination avant même l’atterrissage du vol qui les transportait. Peut-on espérer dans le cas tchadien, où le délit est relativement moins grave, que la peine ne soit pas exécutée avec quelques manquements ou des complaisances ? Quelle garantie de suivi permanent de l’effectivité de la peine l’Afrique et l’opinion internationale ont-elles face à cette condamnation ? Y aurait-il une disposition juridique des accords judiciaires tchado-français ou alors du droit international qui donne à l’opinion la garantie d’une exécution scrupuleuse de la peine convertie, du début jusqu’à son terme normal ?

Revendication un peu excessive, diront certains. Mais dans un contexte, où certains trouvent, probablement à tort, que le verdict tchadien a été injuste, où d’autres parlent plutôt de réaménagement de la peine, on en a sans doute le droit. Plus encore, lors des cinq dernières années (pour ne considérer que ce laps de temps plutôt que toute l’histoire), la jeunesse africaine a été plusieurs fois meurtrie, d’une façon ou d’une autre, par des scandales de cette nature "made in Occident".

D’UN SCANDALE A L’AUTRE

A côté de ce scandale de l’Arche de Zoé au Tchad et celui des enfants contaminés de Libye, souvenons-nous de celui des vaccins contaminés à Kano au Nigeria, ou encore celui des essais au Tenofovir perpétrés contre de jeunes prostituées à Douala au Cameroun

Face à tant d’attitudes sadiques contre l’Afrique, et si l’on y inclus celles évoquées par le britannique John Le Carré dans La Constance du jardinier, l’on est en droit de se demander ce qui se trame d’analogue en ce moment sous la pénombre ? Serait-ce criard de penser à l’idée d’un génocide africain ou tiers-mondiste planifié par des aventuriers ou simplement des mouvances malveillantes ? Toujours est-il que les faits sont là, et interpellent une justice africaine qui, dans sa globalité, doit entrer en éveil, à la suite de l’exemple tchadien.

UN IMPACT A REBOURS

Si malgré les pressions sociales et politico-médiatiques qui ont entouré ce procès, la justice tchadienne est parvenue à exercer sa souveraineté juridique jusqu’au bout, cela traduit une certaine capacité des hommes à se mettre à la hauteur des grandes responsabilités.

Pourquoi une telle prise de conscience, une telle mutation juridique ne saurait-elle pas, par analogie, permettre une prise en main du procès de l’ex-président tchadien Hissene Habre, au Tchad ou au Sénégal ? Pour le cas d’un procès au Tchad par des jurés tchadiens, l’on pourrait par exemple les prendre d’origines ethniques diverses, quitte à ce qu’un véritable consensus vienne, à la fin de toutes les analyses, éclairer le verdict contre le coupable président.

Par ailleurs, le procès de l’Arche de Zoé a permis de réaliser combien le souci du rapatriement des accusés ou coupables est cher et urgent aux Occidentaux.

Autant Mme Sarkozy et d’autres personnalités occidentales se sont mobilisées pour le rapatriement des infirmières bulgares et du médecin palestinien de Libye, autant Monsieur l’a fait au Tchad récemment pour quelques membres de l’association Arche de Zoé. On sait que ce dernier avait manifesté même l’idée d’un deuxième voyage de rapatriement, qu’il n’a ensuite pas eu l’occasion d’effectuer.

Cette idée d’extradition, de transfert ou de rapatriement déjà si fortement ancrée chez les Occidentaux révèle bien comment la pensée occidentale actuelle (par mépris, par orgueil ou par paternalisme) conçoit mal encore l’emprisonnement d’un de leurs concitoyens en terre africaine.

Est-ce là une bonne adaptation à l’ère si bien prônée de la mondialisation ?

Inversement, on sait qu’un Africain, et non des moindres, est en attente de jugement à la Cour internationale de justice (CIJ) au Pays-Bas.

Est-ce que au nom de l’orgueil (alors légitime) africain, et vue la détente juridique dont l’Afrique vient de faire preuve à travers l’appareil judiciaire tchadien, l’on ne pourrait pas, par le truchement du Nigeria, d’un autre Etat africain ou même de l’Union africaine (UA), solliciter un retour pur et simple de l’ex-dictateur libérien Charles Taylor, pour un jugement courageux, effectif et en bonne et due forme, sur le continent ? Bizarre comme analyse ? Même si cela apparaît telle une rétrogradation, il faudrait surtout y voir peut-être le regain de dignité dont l’homme Noir sera l’objet, si l’échéance venait à avoir lieu. Ou alors, tout au moins en dernier ressort, devrait-on solliciter l’intégration d’un minimum de deux juges africains parmi ceux devant siéger pour le procès de M. Taylor, à la Cour internationale de justice ? Cela contribuerait-il un peu à réduire le petit dénigrement que ce procès constitue en sourdine pour l’homme Noir ?

Voilà livrées quelques réflexions dues à l’affaire de l’Arche de Zoé, une affaire qui a eu lieu, non pas parce que le riche voulait aider le pauvre (vu le prétexte de l’humanitaire), mais peut-être plutôt parce que le riche a besoin de basses gens pour de basses besognes. Aussi, étant donné que ce type de trafics clandestins d’enfants n’est ni le premier, ni le dernier, la société africaine devra redoubler de vigilance de manière à inspecter toute cargaison d’enfants en tout temps et en tout lieu. Et dans le même ordre d’idée, le processus juridique d’adoption d’enfants devrait sans doute être davantage raffiné afin d’éviter de nouveaux dérapages de ce genre.



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64 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 7 janvier 2008 11:11

    En toute logique 8 ans de travaux forcés devraient être convertis en au moins 16 ans de prison simple.

    Au bout du compte, peu importe. Cette affaire aura montré les limites à ne pas dépasser et donné une douche froide à tous ces bien-pensants qui jugent dans leur petit coin quel mode de vie doivent avoir les enfants du tiers-monde.

    En libérant les second-couteaux et en condamnant les principaux acteurs à une peine raisonnable la justice tchadienne a montré sa maturité. Reste maintenant aux gouvernements africains à faire le tri entre les ONG. Aprés tout, c’est bien eux qui ont donné les autorisations nécessaires à l’intervention de ces ONG sur leur territoire.


    • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 11:23

       Oui,16 ans de prison au moins,c’est une possibilité.Mais en l’absence d’un canevas international de correspondance juridique des peines,08 années sont quelque peu compréhensibles.

       D’autre part,les Etats africains ont naturellement l’obligation de redoubler de vigilance face à l’arrivée et/ou à l’action des ONG sur le terrain.Mais, il faut néanmoins comprendre qu’un administrateur africain,malgré toute la bonne volonté,ne peut pas toujours d’emblée cerner d’un coup d’oeil les contours d’une ONG qui débarque subitement d’occident. Merci.


    • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 12:22

      @ l’auteur, Vous écrivez « ...Ce sens de la responsabilité manifeste de la part de la justice tchadienne, honore le continent tout entier, car elle traduit la capacité désormais de l’Afrique à juger l’Occident en cas de nécessité... »

      Je ne sais rien des faits, objectifs, et implication des auteurs de cette tentative de kidnapping (en tout cas rien d’autre que ce que j’ai lu et entendu dans la presse), mais « mettre 8 ans » à tout le monde, sans prendre en compte les réelles responsabilités individuelles, me semble bien « léger » de la part de la justice Tchadienne...

      D’autre part, je retiens de votre texte, qu’il me semble exprimer un grand ressentiment vis à vis de l’Occident, l’Europe, la France ... Ne serait il pas temps d’échanger sur un pied d’égalité, sans victimisation, ni culpabilité ?

      Le fait que l’industrie pharmaceutique, en particulier, se serve du continent Africain comme terrain d’expérimentation doit être combattu, condamné, puni ... C’est effectivement un drame et un crime. Ils nous ont habitué au pire.

      Pour ce qui est des enfants Lybiens, il s’agirait (selon moi) uniquement d’une prise d’otage du pouvoir local, soucieux de rejeter ses erreurs et de redorer son blason, notamment vis à vis de son opinion, après sa condamnation et les indemnités versées après les attentats terroristes . Mais sommes nous, avec l’arche de Zoé, sur le même terrain ?

      En les voyant, sortes de « pied nickelés » inconscients, j’ai surtout l’impression qu’on a, là, le résultat des théories interventionnistes (le devoir d’ingérence) de notre « bon docteur Kouchner »... Sauver les gens, y compris contre leur gré ..

      Le résultat, à court et moyen terme ? Plus de méfiance, tant chez les familles occidentales que chez les autorités et familles des PVD... Moins d’aide, de soutien, d’échanges...


      • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 22:46

        Et je reprends le commentaire précédent. L’Afrique n’a pas à juger l’Occident. Lorsqu’un délit est commis, quelque part, on ne doit pas s’inquiéter de l’origine du supposé délinquant, mais de sa culpabilité, ou pas, et si oui, de la peine appliquée dans ce cas...

        Je crains que, comme trop souvent sur ce forum, l’auteur ne tente de faire le procès de l’histoire et s’enorgueillit que les évènements permettent à un tribunal Africain (victime) de condamner un Occidental (oppresseur)...

        En sortirons nous un jour ?


      • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 22:50

        Le moins qu’on puisse dire, et que l’auteur ne consacre que peu de temps à argumenter pour défendre son texte. Juste une diatribe anti-occidentale ?


      • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 22:51

        Le moins qu’on puisse dire, et que l’auteur ne consacre que peu de temps à argumenter pour défendre son texte. Juste une diatribe anti-occidentale ?


      • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 11:57

         Je conviens avec vous que la justice tchadienne aurait pu trancher au cas par cas,en espérant qu’elle n’ait pas d’alibi sérieux (urgence, faits concrets,etc.) pour se défendre.

         Il est fort souhaitable,on est d’accord là-dessus,de la possibilité de traiter d’égal à égal avec l’occident,sans victimisation,ni culpabilité.Mais, malgré tous les concepts de paix,de justice et de solidarité internationales,vous voudrez bien réaliser que l’impérialisme reste un souci premier chez les Etats. L’impérialisme créera toujours le panafricanisme,comme le veut la loi de causes à effets.Le riche et le pauvre ne traiteront jamais à égalité dans le monde actuel.Un droit non revendiqué n’existe pas,à t-on coutume de dire.L’Afrique doit se battre pour avoir sa place au soleil.point.

         On réalise bien que vous avez une plus ou moins bonne connaissance du contenu du livre de John le carré.C’est un livre que beaucoup devraient lire,afin de mieux cerner certains pans de la réalité africaine.

         Que ce soit dans l’affaire de Libye ou celle du Tchad,il y a visiblement quelques commonalités:Les faits se déroulent en Afrique,les victimes sont des enfants africains et les coupables sont des "aventuriers" venus d’outre mer.N’est ce pas suffisant pour que l’on soit sur le même terrain ?

         Sinon enfin,on a bien l’impression que l’on a voulu "sauver les gens, même contre leur gré" comme vous le dites si bien,en faisant reférence à M Kouchner. Merci.

         

         


      • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 14:46

         Si les juges tchadiens avaient tranchés dans un esprit de rancune compte tenu de l’histoire,le verdict aurait été peut-être plus sévère.D’ailleurs un commentaire précédent trouve qu’il aurait fallu un minimum de 16 ans.

         Est-ce une mauvaise chose d’avoir rappelé en ce moment certaines bévues que des Occidentaux ont commis contre l’Afrique ces dernières années ? Non. Cela relève de l’actualité tout simplement,et d’autre part l’histoire est faite pour être enseignée.

         Il s’agit ,en passant, de dégager des infractions de même nature qui ont été commises auparavant,pour les condamner tout juste. Rien de bien normal.


      • Emin Bernar Paşa Paşa 7 janvier 2008 13:39

        ce que je touve hallucinant c’est que breteau et ses supporters n’ont rien compris : ils jouent les victimes, maintenant ! il faudrait leur donner le nobel de la paix ??? CE SONT DES IMPOSTEURS ! il y a une définition de ces gens qui est parfaite : des faiseurs de bien qui n’existe que dans leur imagination !!!

        ben sûr tout ça trouve son origine dans la fameuse idée du devoir d’ingérence du bon docteur kouchner, l’homme politique préféré des français ! pauvre france !


        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 8 janvier 2008 02:12

          Cher Pasa,

          Vous nous dites : « ben sûr tout ça trouve son origine dans la fameuse idée du devoir d’ingérence du bon docteur kouchner, l’homme politique préféré des français ! » Ben de mon point de vue si le devoir d’ingérence avait pu s’appliquer au Darfour cela aurait évité 350 000 morts sans compter les viols organisés, rien que pour cela j’approuve la position du french doctor.

          D’ailleurs heureusement que le droit d’ingérence à joué pour l’Allemagne d’Hitler sinon vous seriez quoi aujourd’hui mon cher Pasa un Nazi ou simplement parti en volutes de fumée ?

          Comme quoi ou va donc se nicher l’humanisme...

          ...


        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 8 janvier 2008 14:57

          Mais après tout cher Pasa,

          Pourquoi aller se mêler de ce qui ne nous regarde pas ? - Laissons les exterminer en paix ces braves gens, c’est du moins ce qui ressort de votre propos.

          La République Islamique du Soudan ex-quartier général de notre bon Ben Laden est un pays souverain qui à le droit comme les autre de faire son petit nettoyage ethnique, c’est vrai ça...

          Nous sommes d’une sensiblerie nous-autres les occidentaux.

          Paix et Fraternité.

          ...


        • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 14:55

           Le concept du droit d’ingérence humanitaire en lui-même a tout un sens,mais seulement lorsqu’il est géré avec un esprit d’intégrité.Ces les intérêts partisans qui viennent nuire à sa mise en application. On sait par exemple que les interventions américaines dans le monde sont surtout guidés par la présence du pétrole dans la région visée.Merci. 


        • balao 7 janvier 2008 14:20

          Je suis français et j’approuve totalement cet article honnête et mesuré. Ce n’est pas la première fois que l’Afrique, sans plastronner, donne une leçon à la patrie des « Droits de l’Homme » en matière judiciaire. L’« Empereur » Bokassa a été jugé à Bangui pendant six mois, en direct sur la radio nationale. Tout le monde avait son poste collé à l’oreille. La défense était assurée par des ténors du barreau français dont maître Spizner. Malade, il est mort dans son lit il y a quelques années. Quel pays européen a exercé une justice aussi sereine face à un ancien tyran. Les gens de l’« Arche » ont été emprisonnés dans des conditions exceptionnelles, séparés des autres détenus, nourris, dans un premier temps, par des rations militaires, puis comme celà ne leur convenait pas, par un restaurant de la place (on a prétendu leur faire payer les repas ! Quelle outrecuidance !). J’invite tous les détenus africains en France à exiger semblable humanité.

          Ils ont tous été condamnés à huit ans de travaux forcés. Ridicule ! Impensable ! Des sauvages ! Imaginez une bande de charlots projetant d’extraire une centaine d’enfants palestiniens de leur pays en guerre. Ou, pourquoi pas, une centaine d’enfants Israëliens... Sans demander leur avis aux parents bien sûr ! Que leur serait-il arrivé ? A quoi auraient-ils été condamnés ? Pourquoi pas enlever une centaine d’enfants noirs victimes de racisme au Texas ? La chaise électrique aurait peut-être bien grésillé six fois dans notre première démocratie mondiale. Mais il s’agit d’Africains. Des noirs pauvres ! On peut tout se permettre. Ils seront beaucoup mieux dans le pavillon de madame Michu que sur leur âne dans le Darfour. Et, là, je quitte un peu les rigolos de l’Arche, pour m’en prendre aux commentaires des avocats, des sympathisans, des adoptants. Le racisme benoît et satisfait étalé à vomir. Comment un enfant pauvre du Tchad pourrait-il ne pas rêver de devenir un petit Michu ? On n’oserait ça avec personne d’autre. Imaginez, même en pleine guerre, une « assoce » enlever une centaine de petits Serbes, sans papiers, sans preuves, sans prévenir les parents...En Afrique c’est pas pareil...

          Je connais le Tchad. je respecte et j’aime ces populations du Nord (Tédas, Goranes, Zaghawas) vivant dans un milieu aride, c’est certain, mais s’y étant adaptés avec une remarquable intelligence. De redoutables guerriers (Oh les doux crétins -BHL-racontant aux masses de téléspectateurs béats, le massacre de douces populations noires africaines par des hordes d’arabes : les arabeslà-bas sont noirs et-bien sûr- africains et les « populations noires » sont zaghawas, les guerriers les plus redoutables qu’il m’ait été donné de rencontrer, aucun militaire français ne me démentira. De redoutables guerriers donc, si le besoin s’en fait sentir, vivant des relations familales, sociales et religieuses fortes au rythme paisible de leurs chameaux et de leurs chèvres, dans un paysage dont vous n’avez même pas idée. Et il faudrait les coller sans discuter devant la Starac’ dans un pavillon de six pièces à Barbizon ! Quelle chance, en effet.


          • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 16:16

            @ Balao,

            Je ne comprends pas très bien la raison de votre message, n’ayant jamais entendu personne défendre l’arche de Zoé ??? Si de kidnapping, il s’agit bien, ils sont condamnables et condamnés, alors ...


          • balao 7 janvier 2008 17:02

            Ce commentaire concerne l’environnement général de l’affaire, en particulier la façon dont les avocats de ces gens se sont répandus sur les plateaux de télé. Il y a aussi les récriminations des « clients » de l’Arche qui n’en démordent pas comme cette femme, hier soir, sur France3.


          • balao 7 janvier 2008 17:03

            Ce commentaire concerne l’environnement général de l’affaire, en particulier la façon dont les avocats de ces gens se sont répandus sur les plateaux de télé. Il y a aussi les récriminations des « clients » de l’Arche qui n’en démordent pas comme cette femme, hier soir, sur France3.


          • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 18:25

            Les avocats font leur travail d’avocat, c’est à dire réinterpréter les faits, donner d’autres explications, minimiser les responsabilités ... Rien que du classique. IL n’y a pas à chercher du racisme, du néocolonialisme ou autre similaire là dedans ...


          • balao 8 janvier 2008 12:42

            Les propos des avocats (Collard et Stasi)étaient gravement insultants pour la justice Tchadienne alors que les zozos étaient toujous en tôle à N’Djaména. Je ne comprends pas qu’ils ne soient pas en train de casser des cailloux dans le Tibesti.Quant à l’utilité de mettre les points sur les « i », lisez donc certains commentaires qui suivent.


          • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 18:04

             Vos remarques sont suffisamment touchantes.Bonne continuation pour cette compréhension manifeste à l’égard de cette cause africaine.


          • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 18:12

             Mon article a pour but d’interpeller la critique juridique internationale,de consacrer la dignité affichée par la justice tchadienne malgré le verdict unilatéral,de soutenir la possibilité de 08 ans d’emprisonnement en France,de dégager des leçons pour l’avenir,de conscientiser davantage une mentalité africaine meurtrie par l’histoire.


          • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 18:21

             Monsieur Alpo47,

            Faire leur travail en ce moment pour les avocats français,du moins ceux d’entre eux qui envisagent une réduction de la peine,serait peut-être faire appel auprès de la justice tchadienne pour une revision du procès.Ce serait probablement illicite pour eux de recommencer un 2ieme procès.


          • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 7 janvier 2008 15:45

            Il reste quand même un problème à cette histoire.

            Pourquoi les gens qui étaient prêt à accueillir les enfants (sachant que cela était illégal, en ce moquant de savoir s’ils étaient vraiment orphelins ou s’ils voulaient venir en France) puissent se pavaner devant les caméras de télévisions au lieu d’être en prison, sous l’accusation de complicité de trafics d’enfants.


            • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 18:24

               M Cris Wilkinson,

               Votre question a tout son sens.


            • Imhotep Imhotep 7 janvier 2008 16:59

              Cette justice au contraire laisse un goût d’inachevé. Une journée et une seule pour entendre 103 familles, des peines identiques alors que les responsabilités ne le sont pas, une journaliste laissée libre alors qu’elle était impliquée également, le pilote belge laissé libre alors qu’il savait, les intermédiaires tchadiens condamnés mais à mi-peine ce qui laisse aussi de très grandes interrogations : pourquoi eux ont-ils mi-peine alors que le médecin français n’était là que pour soigner, que l’infirmière n’était là que pour soigner, pourquoi s’ils ont été trompés sont-ils condamnés ? Pourquoi si c’est eux qui ont trompé, les français sont-ils condamnés ? Cet article est un pur fantasme d’une juste saine, sereine et juste, d’une justice dont le chef d’état a eu des enfants dans sa milice. Elle n’a été efficace que dans le temps réduit de ses enquêtes et de son procès. Enfin rien n’a été fait pour prouver que tous les parents quémandeurs étaient bien les parents. Et enfin pourquoi tous les parents et pseudo parents auraient-ils des indemnités de dommages et intérêts alors qu’il a été prouvé qu’il y avait au moins 40 enfants soudanais et orphelins ? On a reproché aux français de considérer leurs enfants comme de la marchandise et que font donc ces parents qui ont réclamé jusqu’à 1 million d’euros par enfant ? Je ne parle pas là de morale mais de justice : l’indemnité selon les règles édictées puisqu’il s’agit de dommages intérêts des parents ne peut s’appliquer sans discernement et sans enquêtes poussées ce qui n’a pas été fait.


              • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 18:33

                A moi également, l’enquète parait baclée, pour le moins... Et la justice rendue, vraiment très expéditive...

                Les déclarations antérieures du Président Tchadien semblent bien avoir influencé le tribunal dans le sens de la sévérité envers les Européens... Le racisme se constate également et souvent dans tous le sens Africain-Européen.

                De plus, gouvernement et justice Français sont maintenant liés par ce jugement, très approximatif. S’ils refont le procès et déjugent les Tchadiens, c’est une humiliation qui sera très mal perçue dans toute l’Afrique ... Les gens de l’arche de Zoé sont sans doute en prison pour longtemps, alors que leurs responsabilités ne sont pas égales.


              • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 19:00

                 M Imhotep,

                 S’il n’ y avait pas de pressions politiques( le président Sarkozy,par exemple,n’était-il pas prêt pour un 2ieme voyage au Tchad ?),et si la France s’était proposée ,disons garante pour financer le procès,il pouvait bien être prolongé pour plus d’analyses et d’enquêtes.

                 On peut bien déplorer l’égalité des peines,en espérant que les jurés n’aient pas agi avec des arguments compréhensibles.

                 Si certains coupables n’ont pas été inculpés,comme vous le remarquez,c’est bien déplorable.Mais aussi,un jugement ne fera jamais l’unanimité. Plus encore,voyez-vous un juge qui interpelle le Pr Sarkozy pour lui demander de ramener ses "protégés"(ceux qu’il à rapatrier du Tchad vers la France) au Tchad afin qu’il soit également jugés ? L’exécutif est ce qu’il est et le juridique est ce qu’il est. 

                Comment prouvez-vous que ces parents n’étaient pas des vrais ?Essayez-vous de faire de la diversion ? Aussi,ces parents sans être des quémandeurs,comme vous les considérez,ont simplement réclamé un droit reconnu,les dommages et intérêts à l’issue d’une affaire.

                 Enfin,même si l’on venait à établir que 40 de ces enfants étaient plutôt soudanais,rien n’empêche que leurs familles soudanaises soient légitimement indemnisées via la justice tchadienne. 


              • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 19:04

                M Alpo47,

                 Le verdict  tchadien qu’on pourrait ,au bout du compte,convertir en 08 ans de prison ferme, est-il vraiment tuant pour être tant incriminé ?


              • Serpico Serpico 7 janvier 2008 19:16

                Je crois que la justice tchadienne a bien joué ce coup.

                La justice française est coincée...à moins qu’on ne triche.

                Cela ne m’étonnerait pas. On a pris l’habitude de donner systématiquement raison, relaxe ou acquitement aux bavures sur les blacks et les basanés. On ne peut tolérer l’inverse.

                Nos flics ont parfaitement le droit de massacrer, tuer, laisser leurs balles se perdre et leurs matraques siffler. Où va-t-on si mêmes les noirs nous rendent la pareille ?

                Tout fout le camp...


                • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2008 19:43

                  Réévaluer le degré de responsabilité de chacun, ne serait pas tricher ... Mais, vous avez raison, la justice Française est coincée. A moins que la justice ne se décide à agir indépendamment du pouvoir politique pour revoir les fait, rien que les faits... Mais, je n’y crois pas.


                • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 19:06

                   Votre remarque est assez critique et pertinente M Serpico.


                • Asp Explorer Asp Explorer 7 janvier 2008 19:29

                  Si les Zoés avaient été jugés en France, d’instruction en procès et d’appel en cassation, ils seraient restés 3 ans au moins derrière les barreaux avant d’écoper... de 5 ans dont 2 avec sursis. Ils ont été jugés au Tchad, où la justice fait son travail dans des délais raisonnables, et ils ont écopé de 8 ans, dont ils ne feront que 4. C’est donc plus ou moins équivalent, à un détail près : la justice Tchadienne n’a pas dépensé des millions d’euros en frais de procédure !

                  Cela dit, tout le monde sait qu’on n’a pas vraiment de leçon à donner en matière de justice.


                  • balao 8 janvier 2008 15:59

                    Tout à fait d’accord ! Les prisonniers de N’Djaména ont d’ailleurs reconnu que leurs conditions de détention étaient bien meilleures que ce qu’elles auraient pu connaître en France. Qui sommes nous pour estimer qu’un enfant du désert est mieux chez nous que dans sa famille ? Au nom de quelle exemplarité jugeons nous la justice Tchadienne ?


                  • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 19:10

                     Super,Asp Explorer.


                  • KOM Bernard (BEKO) 9 janvier 2008 19:11

                     Super M Balao.


                  • JC. Moreau JC. Moreau 7 janvier 2008 21:40

                    A l’auteur,

                    Bonjour,

                    Quelques remarques à propos de votre article, contenant à mon sens des arguments pour le moins spécieux, en reprenant quelques uns de vos sous-titres.

                    « UN PRÉTEXTE »

                    - Vous déduisez de la clandestinité de l’opération dite « Arche de Zoé » une finalité inavouable de celle-ci, en affirmant que les familles d’accueil ne constituaient qu’un « prétexte ». C’est prendre le problème à l’envers, lorsque l’on sait que l’évacuation des enfants était illégale en l’espèce à partir du Tchad, tout comme leur hypothétique adoption l’aurait été à leur arrivée sur le territoire français. Par ailleurs, ce qu’il faut bien appeler la « collecte » des enfants s’est fait au grand jour, mais sous le prétexte fallacieux d’un projet d’école au TCHAD. C’est donc la nature même de l’opération qui a été cachée, en bénéficiant ainsi de l’aval des autorités tchadiennes ainsi que du concours ponctuel de l’armée française sur place. De fait, je crois que vous dramatiser à l’excès, par votre suspicion, une histoire dont le caractère sordide se suffit déjà à lui-même.

                    Cependant, je vous rejoins sur l’utilisation du terme prétexte, s’il s’agit de préciser que l’aspect « humanitaire » de l’opération n’a été que l’alibi moral d’un égoïsme forcené, celui du « désir d’enfant » de certaines familles, mêlé de ce racisme de complaisance selon lequel le bonheur des gens doit se faire contre leur gré dès lors qu’ils sont d’une culture implicitement considéré comme irréductiblement rétrograde.

                    « UNE JUSTICE DIGNE »

                    Vous donnez au jugement rendu au Tchad des vertus pour le moins disproportionnées, en déduisant de celui-ci un verdict rendu contre l’Occident par l’Afrique. Je vous concède que les élans narcissiques de M. Sarkozy accrédite en partie votre propos sur la vision péjorative de la justice tchadienne. Mais en interprétant la sentence rendue au Tchad comme ayant « traduit la capacité désormais de l’Afrique à juger l’Occident en cas de nécessité », vous participez vous-même de cette présentation négative du droit tchadien, en laissant entendre que celui-ci a moins condamné les faits commis que ce que représentaient leurs auteurs de par leur « qualité » d’occidental. Je comprends bien que ce symbole ait une certaine consistance, mais mettre celui-ci me semble une erreur majeure lorsqu’il s’agit d’argumenter sur la « dignité » de la justice tchadienne.

                    DE L’EXECUTION DE LA PEINE

                    Curieuse démarche que celle qui consiste à mettre sur le même plan le procès dit des « infirmières bulgares », dont on sait qu’il ne reposait sur aucun élément concret, à celui de l’Arche de Zoé, où les preuves de culpabilité de M.Breteau et Mlle Lellouch, pour ne citer qu’eux, sont accablantes. Aurait-il fallu que des innocents payent de leur liberté pour satisfaire votre désir de voire respecter envers et contre tout la souveraineté des Etats africains ? La seule similitude avérée entre les deux affaires reste l’instumenalisation politique des inculpés.

                    D’UN SCANDALE A L’AUTRE

                    Vous dites : « Par ailleurs, le procès de l’Arche de Zoé a permis de réaliser combien le souci du rapatriement des accusés ou coupables est cher et urgent aux Occidentaux.

                    Autant Mme Sarkozy et d’autres personnalités occidentales se sont mobilisées pour le rapatriement des infirmières bulgares et du médecin palestinien de Libye, autant Monsieur l’a fait au Tchad récemment pour quelques membres de l’association Arche de Zoé. On sait que ce dernier avait manifesté même l’idée d’un deuxième voyage de rapatriement, qu’il n’a ensuite pas eu l’occasion d’effectuer.

                    Cette idée d’extradition, de transfert ou de rapatriement déjà si fortement ancrée chez les Occidentaux révèle bien comment la pensée occidentale actuelle (par mépris, par orgueil ou par paternalisme) conçoit mal encore l’emprisonnement d’un de leurs concitoyens en terre africaine. Est-ce là une bonne adaptation à l’ère si bien prônée de la mondialisation ?  »

                    Pour information, la CEDH s’oppose à l’extradition des individus condamnés à mort aux Etats-Unis, sans pour cela faire preuve de paternalisme envers les américains, mais parce qu’elle considère que le « couloir de la mort » constitue un traitement « inhumain et dégradant »(1), tout comme les travaux forcés... (1) http://www.fiacat.org/fr/IMG/pdf/PdMTraitementcruelSBP010207.pdf.


                    • KOM Bernard (BEKO) 14 janvier 2008 15:15

                       M JC MOREAU,

                       Le "prétexte" dont je fais allusion dans mon article est simplement celui de l’évocation de l’humanitaire par les zoés,comme on les désigne déjà.Rien d’autre.

                       Les méfaits du colonialisme ont induit chez beaucoup d’Africains un respect souvent démesuré,et même une crainte poussé de l’Homme Blanc.Cela a souvent été au point où les préjudices causés par ce dernier étaient passés sous silence.Lorsqu’un procès comme celui du Tchad vient à avoir lieu,cela contribue à relever un peu cette mentalité rétrograde,frein d’un décollage effectif de l’Afrique.

                       Il y a bien malheureusement des similitudes palpables entre l’action des zoés et celle des infirmières bulgares et le médecin palestinien.a) Les deux scènes se passent en Afrique.b)Ce sont des actions perverses contre des enfants africains.c)Les coupables sont des occidentaux.d)Les deux procès ont eu du retentissement.

                       Le fait que les travaux forcés ne figurent plus dans le code pénal français alors qu’il l’est encore au Tchad ne doit pas être vécu comme un retard de la part du continent africain.La France et l’occident dans l’ensemble sont des pays déjà construits,alors que le Tchad et l’Afrique avec, sont en voie de l’être. Ainsi la peine des "travaux forcés" restera pour longtemps encore une réalité de nos pays. C’est une question juridique d’adaptation aux réalités locales. Merci.


                    • JC. Moreau JC. Moreau 22 janvier 2008 17:56

                      Bonjour,

                      Avec quelque retard, une réponse à votre intervention, et plus particulièrement celle reproduite ci-après :

                      "l y a bien malheureusement des similitudes palpables entre l’action des zoés et celle des infirmières bulgares et le médecin palestinien.a) Les deux scènes se passent en Afrique.b)Ce sont des actions perverses contre des enfants africains.c)Les coupables sont des occidentaux.d)Les deux procès ont eu du retentissement."

                       

                      Pour ma part, je ne reconnais que deux similitudes avérées, à savoir le lieu et le retentissement des affaires.

                      Ensuite, pour ce qui est de la "culpabilité" des infirmières bulgares :

                      - Soit vous disposez d’information particulièrement accablantes et inédites sur ces dernières, au quel cas je vous saurais gré de me mettre dans la confidence

                      - Soit vous établissez vous-même un verdict pour mieux étayer votre credo du contentieux Afrique versus Occident.

                       


                    • KOM Bernard (BEKO) 27 janvier 2008 13:16

                       Cher M J.C. Moreau,

                       Si vous pensez que ni la tentative d’enlèvement au Tchad,ni le rôle trouble des infirmières bulgares en Libye ne sont pas des infractions,alors comment les justices tchadiennes et libyennes se sont-elles ainsi mobilisées ?Pouvaient-elles le faire sans la base de données vraiment accusatrices ?

                       J’ai suivi assez régulièrement les commentaires de RFI au sujet de cette affaire de Libye,à l’époque de son retentissement.Je ne pense pas qu’il ait été fait allusion à aucun moment de l’innocence des inculpés.Croyez vous que la justice libyenne soit allée jusqu’à la condamnation à mort,avec persistance en plus, sans des éléments concrets de justification ? Quoi d’autre pouvait alors justifier cette détermination des parents d’enfants et de la justice ?

                        D’autre part, aucune des grandes personnalités ayant fait de la diplomatie dans cette affaire(en vue de la libération), dont Mme Sarkozy, n’a à mon avis levé le petit doigt pour condamner en ce moment là,un quelconque "complot" ou une quelconque "injustice" libyenne.Merci.


                    • Plum’ 7 janvier 2008 23:18

                      J’ai trouvé cet article tarabiscoté et peu clair. Je vais essayer d’exprimer mon opinion plus clairement.

                      Il y a eu délit, ça me semble avéré. Je ne sais pas quelle est son importance, je comptais sur la justice tchadienne pour l’établir. A mon sens, c’était à elle de le faire et les pressions françaises, au moins avant le jugement, m’apparaissaient déplacées.

                      Je ne me prononce pas vraiment sur la façon dont s’est passé ce jugement, même s’il m’apparaît que certains points n’ont pas été approfondis et certains autres n’ont pas été suffisamment prouvés. Après tout ça arrive en France aussi.

                      Par contre je trouve que le jugement lui même est d’une injustice évidente, non pas par la lourdeur de la peine (puisque j’apprécie mal le délit) mais pour deux autres raisons. 1) tous les accusés ont eu la même peine alors qu’il est évident qu’ils n’ont pas tous eu les mêmes responsabilités. 2) la condamnation financière exhorbitante ressemble à un racket envers la France, puisque les accusés ne peuvent évidemment pas payer.

                      J’estime donc que la justice tchadienne est une parodie de justice qui ne mérite pas notre estime. Contrairement, par exemple, à la justice lithuanienne qui, dans l’affaire Cantat, s’était montré digne.


                      • KOM Bernard (BEKO) 14 janvier 2008 15:25

                         Vous avez suffisamment raison pour les deux point évoqués dans votre commentaire. J’espére que la justice tchadienne dispose d’arguments sérieux pour se justifier face à cela.

                        Mais de là à penser que son image en sorte autant ternie, je ne pense pas. Merci.

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