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Accueil du site > Actualités > Société > A propos des suicides à France Telecom : interview

A propos des suicides à France Telecom : interview

 France Telecom est la chasse gardée de la caste des X télécoms, ces poytechniciens qui se considèrent comme l’élite de la nation , qu’ils sont l’Etat et que celui ci leur doit privilèges et opulence et qu’un haut fonctionnaire a tous les droits.

La privatisation a accentué leur arrogance et leur avidité lesquelles ont donné la marque à leur manière de gérer le personnel, ce qui a une incidence désastreuse sur les conditions de travail au sein de l’entreprise et explique en partie l’épidémie de suicides dont elle est le lieu.

Pigripi : Combien de temps avez-vous travaillé à France Télécom ?

Sophie : J’ai travaillé à FT de 1981 à 2002 quand j’ai été gentiment invitée à prendre une préretraite. J’ai effectué toute ma carrière dans des services d’étude à la Direction générale à Paris et dans la région parisienne.

Pigripi : Comment était l’ambiance à cette époque ?

Sophie : J’ai eu la chance de travailler dans des services atypiques qui n’avaient pas de contact avec le public et nous avions beaucoup de liberté pour organiser notre travail. Mais, à la direction générale, le poids du politique était très lourd : politique nationale et politique interne. La politique interne était dictée par les X télécom qui contrôlaient le fonctionnement, les objectifs et le style de gestion de l’entreprise.

J’ai eu malgré tout des collègues sympathiques et intelligents que je rencontrais de temps en temps en dehors du bureau car une fausse familiarité était de mise, calquée sur le modèle que les X entretiennent avec les membres de leur « corps », une sorte de secte intégriste, macho et impitoyable pour les « étrangers » à ce corps d’élite, produit dont la France a le monopole. Par exemple, mon directeur me tutoyait et tous les cadres sup étaient sensés le tutoyer. Nous déjeunions à la cantine indépendamment de nos statuts et de nos grades et il régnait dans le service une apparente bonne ambiance.

Pigripi : Pouvez-vous donner des exemples de ces apparences ?

Sophie : Oui, nous avions l’impression que nous étions tous pareils et que nous avions les mêmes droits mais le jour où j’ai voulu commander un fauteuil ergonomique pour soulager mon dos, le directeur a refusé de signer le bon de commande et m’a fait dire que ce modèle était réservé aux directeurs. Idem pour le nombre de fenêtre et de mètres carrés de bureaux. Cela ne dépendait pas de nos besoins mais de notre grade. C’était encore la même chose pour les privilèges tacites comme par exemple la liberté de publier des articles ou des ouvrages. Les X et les énarques faisaient absolument ce qu’ils voulaient mais les autres devaient demander une autorisation et se voyaient imposer des obligations lourdes et forcément décourageantes.

Nous bavardions de tout mais lorsque nous touchions à des sujets « chasse gardée » ou sensibles, nous étions sèchement remis à notre place et j’ai vite découvert que les discussions informelles étaient contrôlées, codifiées et toujours politiques (au sens de politique interne).

Nous bénéficions d’une grande liberté pour recueillir de la documentation pour alimenter nos travaux et nous étions souvent libres de choisir et proposer des sujets ce qui nous laissait imaginer que si nous faisions un bon travail, nous évoluerions dans nos carrière. En réalité, la nature, l’efficacité et l’intérêt de notre travail ne comptait pas pour les promotions. Les barèmes ne tenaient compte que du diplôme initial et de l’ancienneté. Un X ou un énarque qui se consacrait au montage de son entreprise ou à l’écriture de son bouquin se voyait automatiquement promu et augmenté en fonction de ces barèmes car ce n’était pas sa productivité qui était évaluée mais son statut d’élite. La nature et la qualité du travail n’étaient pas prises en compte pour eux. Par contre ils usaient de ces arguments pour justifier la stagnation ou la faible évolution des carrières des autres, les « hors corps », les parias.

Pigripi : Les X et les énarques sont toujours présents à FT et Orange, pensez-vous qu’ils ont toujours une influence, malgré la privatisation, sur le management des ressources humaines ?

Sophie : Bien entendu. France télécom et ses clones sont la chasse gardée des hauts fonctionnaires et, en particulier de ceux qui sont sortis suffisamment bien placés de Polytechnique pour intégrer le corps des télécoms. Ils ne risquent pas lâcher un aussi bon fromage qui est aussi leur raison d’être.

A force de séminaires, de voyages d’études, de fréquentation de cercles élitistes à commencer par ceux des anciens de l’X, ils adoptent les stratégies et philosophies ainsi que les méthodes de management de tous les puissants du monde. Ils mangent au même râtelier. Entreprise publique ou entreprise privée, rien ne change vraiment pour eux. Ils ont des positions inamovibles. Quand on aurait licencié tous les petits et moyens fonctionnaires, il resterait les X et les énarques pour organiser le dégraissage, brader le patrimoine et liquider les acquis et les biens.

Je pense que la privatisation partielle de FT, au lieu de les rendre plus modestes les a au contraire rendus plus féroces en leur laissant les coudées franches pour gérer le petit personnel selon des méthodes ultra libérales qui ne s’embarrassent pas de sentiments. On leur a demandé de rentabiliser, ils rentabilisent avec les méthodes les plus cyniques et les plus dures. Les X ne sont pas des humanistes et même pas des patrons paternalistes.

Mes anciens collègues qui sont encore à FT ou à Orange me racontent que l’atmosphère y est insupportable. Si les X pouvaient mener leurs troupes à la schlague, ils ne s’en priveraient pas.

Pigripi : Pouvez-vous préciser ce qui caractérise le comportement des X Télécom que vous avez côtoyés pendant toutes ces années ?

Sophie : Prétention, vanité, égocentrisme, élitisme, discrimination, pédanterie, culot, absence de scrupules, grenouillage, opportunisme, cynisme et mentalité martiale. J’ai eu dernièrement à entendre le discours d’un directeur de service public sans savoir qui il était mais j’ai tout de suite pensé, à la manière odieuse dont il parlait à ses collaborateurs et son vocabulaire militaire que c’était un X et, vérification faite, je ne m’étais pas trompée.

Tout le monde doit savoir que dès la prépa, ces gens – une majorité d’hommes- sont choyés, adulés, admirés, protégés et qu’on leur répète et démontre à tout bout de champs qu’ils sont l’élite de la France et que c’est la France qui leur doit reconnaissance et pas le contraire. Ils représentent à mes yeux une perversion du service public dans la mesure où ils se comportent comme si le service public était leur propriété. Le service public ne les intéresse, à l’instar des grands patrons qui se recrutent dans la même sphère- que pour vider Marianne de ses richesses et se pavaner sous les baccarats et les ors de la République.

Rien n’est trop beau pour eux qui puisent tout à fait légalement dans les caisses. Quand le nouveau siège de FT a été construit rue d’Alleray, le Directeur général de l’époque, Marcel Roulet a fait daller l’entrée du garage de marbre, s’est fait construire un superbe appartement en terrasse et une salle à manger privée avec ascenseur particulier dans un immeuble qui, à l’époque était destiné à un service privé.

Pigripi : Avez-vous été témoin de suicide pendant votre activité à FT ?

Sophie : Non, pas directement mais il y a eu un cas dans mon service. Nous avions le devoir d’embaucher des CES et surtout l’intérêt de le faire puisque ça ne nous coutait rien. Les CES étaient généralement mal vus par les petits fonctionnaires qui les considéraient comme des concurrents potentiels, surtout quand ils étaient qualifiés.

Un jour, nous avons reçu un jeune beur qui s’était mis sur son 31 pour faire bonne impression à la Direction générale. Il était soigneusement vêtu. Le préposé aux mauvaises œuvres de l’X directeur de service a commencé par le faire poireauter indéfiniment. Il l’a ensuite conduit à un bureau débarras où étaient entassées des machines et du mobilier hors d’usage remplis de poussière et de saleté et lui a demandé d’en faire l’inventaire et de les ranger. Comme mon bureau était mitoyen, je suis allée voir le jeune homme pour savoir comment il s’en sortait. Il était désespéré car il craignait de salir son beau costume et surtout, il m’a avoué qu’il ne savait pas bien lire et encore moins bien écrire. J’ai essayé de lui donner quelques conseils pratiques. Il a du venir deux ou trois jours et puis nous ne l’avons pas revu. Quelques semaines plus tard, j’ai demandé au sbire sensé le gérer ce qu’il était devenu et il m’a dit qu’il s’était suicidé. Nous n’en avions même pas été informés. J’imaginais la déception de ce jeune homme sans emploi depuis longtemps, lorsque, plein d’espoir, il s’était présenté à la Direction générale et qu’on lui avait demandé de débarrasser un bureau poussiéreux. J’ai été scandalisée par le manque de compréhension et de respect dont il avait été victime.

Pour avoir analysé des dossiers psychiatriques je sais parfaitement que, dans notre civilisation, le suicide est un projet de mort, que la plupart des gens qui font une première tentative récidivent et que dans un suicide il y a indiscutablement une part très intime et personnelle qui décide de passer à l’acte. Mais on ne saurait ignorer les facteurs déclenchant comme une mauvaise ambiance de travail, du harcèlement psychologique, la dévalorisation du travail, l’absence de reconnaissance de l’effort travail par un salaire correct et l’absence de respect de la part des hiérarchies. Nous passons une grande partie de notre vie au travail et il est légitime d’espérer y trouver toutes sortes de satisfactions matérielles et psychologiques.

Pigripi : Gardez-vous un bon souvenir de votre présence à France Télécom ?

Sophie : Non, pas du tout. J’y ai beaucoup souffert. Pour faire court, je dis toujours que c’est une sale boite. Je n’ai pas été surprise par le comportement méprisant et inhumain de Didier Lombard, l’actuel PDG a qui il a fallu une dizaine de jours avant de s’adresser au personnel et de manifester quelque compassion vis-à-vis des suicidés et de leur famille. Il n’a même pas su être poli vis-à-vis du personnel de France Télécom, l’impolitesse liée à l’&rrogance étant une caractéristique de la caste des X télécoms.

Lorsque j’y ai été embauchée, je pensais intégrer un service public et, à ma grande surprise, je me suis retrouvée dans un commerce où il n’était question que de pognon, de business plan, de management des ressources humaines et de calculs politiques. Je suis tombée de très haut.

J’ai tenu parce que j’étais privilégiée de part la nature de mon travail qui était intéressant et mon statut de cadre sup, que je bénéficiais de pas mal d’avantages en nature, que j’ai beaucoup appris en observant les hauts fonctionnaires et que j’ai eu des collègues formidables avec lesquelles j’ai gardé de belles amitiés.

J’ai aussi beaucoup appris en observant mes collègues qui, en fins stratèges se comportaient comme sur un terrain de foot en feintant, bottant en touche, déstabilisant l’adversaire et essayant l’air de rien d’obtenir les faveurs du directeur arbitre. Ils utilisaient aussi souvent un terme de billard : jouer à trois ou cinq bandes. Souvent, on les voyait le matin que pour demander à la secrétaire le planning du patron. Ainsi, ils étaient présents quand le patron était présent et absents quand le patron s’absentait. Pour obtenir ces renseignements ils n’hésitaient pas à charmer la secrétaire, lui offrir de petits cadeaux et l’inviter au restaurant. Ils stationnaient dans son dos tandis qu’elle rédigeait des courriers ou tapait des notes, tout en lui faisant la conversation, histoire d’espionner l’activité du directeur afin de se rendre indispensables pour pouvoir obtenir de gros budgets et un coup de pouce pour occuper une position plus prestigieuse.

A la base, les techniciens et les ouvriers étaient adorables, ils possédaient un véritable esprit de service public et faisaient tout leur possible pour satisfaire les usagers. Ils ont été parmi les premiers à s’alarmer quand on leur a demandé de facturer la moindre opération comme la pose d’une seconde prise dans une habitation.
Encore aujourd’hui, lorsque je discute avec une collègue encore en activité dans FR ou lorsque je me rends dans une boutique Orange, j’entends les employés se plaindre de leur obligation irréalisable de remplir des objectifs théoriques et de leurs conditions de travail stressantes.

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52 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 17 octobre 2009 11:06

    Spécialité bien française que celle des castes des grandes écoles.
     Bizutages, clanisme, apartheid, et, sans généraliser, on voit ce que cela produit ensuite en terme de management sur le terrain ensuite. L’histoire du jeune CES est lamentable, et elle correspond en gros aux pratiques actuelles vis à vis des stagiaires en entreprise.


    • Halman Halman 17 octobre 2009 14:18

      Oui Yohan, dans toutes les administrations c’est pareil, les cadres sup et directeurs font partie de bandes élitistes et magouilleurs qui se suivent quand ils sont mutés d’un hopital à l’autre. Quand l’un part, toute la bande est ou se fait muter en quelques mois comme par hasard dans le même hôpital, raflant primes, augmentant de grade, se faisant des paies de quatre à cinq fois le smic en se marrant comme des baleines en s’adressant aux pauvres agents coincés avec leurs 1400 €.

      Ils se font commander du materiel informatique de haut de gamme sur le marché public et se font livrer à domicile, gèrent le service administrativement mais pour ne pas montrer leur incompétence technique mettent au placard les ingénieurs.

      Mais personne n’est naïf, un directeur de service informatique qui demande de l’aide pour mettre sa clé usb dans son portable en pleine réunion avec la direction c’est une vraie honte.

      Ils partent en laissant le service dans un état de délabrement indescriptible, se lavant les mains des problèmes, laissant les catastrophes s’installer à gérer par leurs successeurs.

      Ils semblent très affairés toute la journée, mais ne font que courir de réunions stériles en rendez vous soit disant importants avec les cadres de l’hopital, juste pour se mettre bien dans les papiers et se placer politiquement et discutter le coup pendant des heures. Personne n’est dupe.
      Au lieu de s’occuper de leur service.

      Mais quand ces gens là partent en vacances ou sont malades, c’est l’ingénieur évincé qui prend les reines du service. Et là ça change de registre. On retape dans le concret et l’éfficace. En quelques jours les problèmes graves sont reglés, on peut retravailler en équipe dans une bonne ambiance et une bonne entente sur des projets importants. Tout le monde respire et peut travailler normalement. Les informations ne sont plus retenues dans seul grand bureau luxueux où l’on pourrait travailler à 10. Les infos circulent librement, les gens ne font plus la tête et travaillent ensemble le plus naturellement du monde.

      Et pour marquer son territoire, avant de partir, ça saque brutallement des secrétaires, des techniciens, on se demande pourquoi. Le service se retrouve soudain sans secrétaire. Et il sont contents ils ont fait leur petit dégraissage pour plaire à la hiérarchie et avancet dans leurs carrières de technocrates ultra sur payés.


    • Julius Julius 17 octobre 2009 11:21

      Taux de suicide en France Telecome est en baisse, au moins depuis 2000. Ce taux est plus faible que le taux de suicide en France (qui est également en baisse, depuis 1993). En utilisant la logique de la propagande actuelle, cela signifie :
      1) Les conditions de travail s’améliorent.
      2) Travailler en France Telecome protège contre le suicide.

      La sociologie a un grand problème pour comprendre les tendances sur le suicide (pourquoi certaines catégories ou les pays ont le plus de suicide, etc.) Mais une chose est connue : L’effet de contagion - plus vous parler du suicide, plus de gens osent le faire. Ainsi, si quelqu’un est responsable de la suicides en France Telecome - c’est vous ! Tout le journaliste imbécile qui ne sont pas capables de trouver des nouvelles plus choquant, tous les gauchistes retardés qui ne cherche que d’un prétexte pour défendre leur idéologie malade.


      • herbe herbe 17 octobre 2009 12:04

        vous pensez ce que vous écrivez là ?

        Ne seriez vous pas atteint de ce que vous prétendez dénoncer ?

        Idéologie malade ?

        Rien qu’à vous lire, on commence à percevoir pourquoi certain désespèrent, un tel déni (proche de la détresse de la femme violée qui se verrait renvoyé dans le camp de l’aguicheuse qui l’aurait bien mérité finalement ?) doublé d’une morgue incroyable dans vos affirmation

        Donc bien c’est bien sur le suicide c’est l’effet de contagion selon vous, on est pas loin de l’effet de mode outrageusement employé ..

        Donc lui l’un des rares à s’exprimer sur ce sujet : http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23921&nbsp ; défend une idéologie malade ?

        Je commence à comprendre pourquoi beaucoup se taisent, car ça doit être dur à encaisser ...


      • Annie 17 octobre 2009 12:12

        Selon la logique de Julius, on arrête de parler du suicide et il n’y en aura plus. Ou alors il doit faire partie des maladies contagieuses dans le classement de l’OMS.


      • manusan 17 octobre 2009 13:17

        pour compléter Julius

        chiffres des suicides chez FT

        2000 : 28 suicides pour un effectif de 130 000 (taux de suicide : 0,21%)
        2001 : 23 suicides pour un effectif de 122 000 (0,18)
        2002 : 29 suicides pour un effectif de 116 500 (0,24)
        2003 : 22 suicides pour un effectif de 116 000 (0,19)
        2004-2007 : n.c.
        2008 : 12 suicides pour un effectif de 92 000 (taux de suicide : 0,13%)
        2009 : 12 suicides à la date du 1er octobre

        Que se passe-t-il entre 2004 et 2007 ? Mystère. De sources syndicales, on avance le chiffre de 34 pour la seule année 2007. Mais alors 2008 et 2009 marqueraient plutôt un net recul des suicides ? Difficile de l’affirmer compte tenu du trou statistique de quatre ans, mais la tendance est clairement et heureusement à la baisse.

        La « com », c’est pas de l’info. La preuve par France Télécom.


      • Halman Halman 17 octobre 2009 15:54

        Un suicide par jour Julius, c’est tellement normal !

        Il existe des métiers où l’on ne passe pas un mois sans apprendre le suicide, la dépression, l’infarctus d’un collègue.

        Et que l’on en parle où pas dans les médias cela ne change strictement rien. Les autorités ne bronchent pas, ont juste quelques crises de réunionites aiguës dans un court moment de panique, sans plus.


      • pigripi pigripi 17 octobre 2009 12:14

        Julius, je tiens mes informations de personnes ayant travaillé ou travaillant à FT et vous ?


        • zelectron zelectron 17 octobre 2009 17:45

          Il y a bien un moyen de régler le problème de ces « xyz », c’est de prendre exemple sur la façon dont on remettait au pas certaines légions romaines qui jouaient avec les nerfs du sénat.
          Une petite décimation (purge ?) de ces « ZENARK » et autres « zix » leur ferait le plus grand bien et donnerait au personnel de FT une bouffée d’oxygène et si ça ne suffit pas à calmer leur dérives un deuxième coup de semonce, je serait très étonné que tout à coup, ceux qui resteront ne se mettent à travailler dans le bon sens...


        • herbe herbe 17 octobre 2009 12:18

          Sinon et c’est un X qui parle et qui analyse et qui dénonce les « errements de la stratégie » :

          http://michelvolle.blogspot.com/2009/10/le-suicide-dune-entreprise.html

          Limpide à mon sens.

          Mais bon il y a un Julius ou apparenté qui se précipitera pour dénoncer une idéologie de malade ?


          • pigripi pigripi 17 octobre 2009 12:22

            En admettant que le taux de suicides à FT soit identique à celui de la population générale, cela voudrait dire qu’il est tout à ait normal qu’il y ait eu 25 suicides réussis plus une dizaine de suicides râtés à FT.

            Soit c’est habituel et on n’en parlait pas par diplomatie
            Soit c’est habituel et on en parle pour faire joli et distraire le peuple
            Soit c’est habituel et normal et c’est instrumentalisé par de mauvais esprits gauchistes qui veulent faire pression sur leur direction pour obtenir des avantages indus

            Habituel, normal ou pas, la société doit-elle se résigner au suicide de ses membres sur leur lieu de travail ?

            Un patron ne devrait-il pas être fier et heureux que le taux de suicides au sein de son entreprise soit inférieur à celui de la moyenne nationale ?


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 octobre 2009 13:08

              Pour ces trouducs d’ énarques , sortant d’ une école de priviligiés dans laquelle ils s’ auto-promeuvent , de familles pleines aux as , de milieux super intégrés devraient , pour voir la réalité , commencer au bas de l ’ échelle comme des vulgairs autididactes .


              Penser que des engeances pareilles connaisant la vie par la cuisine de Jupiter voudraient diriger des boîtes avec des êtres humains comme composante , alors que leur vie c’ est privilèges , combinazione et relations genre Lion’s club ou autre connasseries ambiantes .

              Dire que la plupart des services de l’ état c ’est des enfoirés pareils qui commandent ...


              • Alright 18 octobre 2009 21:42

                Y’en à marre de ces amalgames : les énarques ne sortent pas de l’X ou de toute autre école d’ingé !! Ils sortent des écoles « politiques », soit science Po et surtout, l’ENA, comme son nom l’indique.
                Les auto promotions dans la même famille, c’est essentiellement en poltiique que ça se passe ! Y’a qu’à voir l’affaire du rejeton de Sarko...

                Cela dit, l’essentiel des ingénieurs, même sortis des plus grandes écoles, rament comme les autres dans les boîtes !! J’ai moi-même un diplome d’une grande école et ça ne m’a jamais servi de passe droit !!

                C’est tellement facile de sortir ce genre d’arguments : ça permet de se dédouaner soi-même de ne pas « réussir ». « oui, j’ai pas eu le poste parce que c’est un Normal Sup qui m’est passé devant et il a été pistonné par un autre de son école »... Pffff ! N’importe quoi ! A ce niveau là, on entre dans le domaine de la religion, qui permet de se dédouaner de la même manière : « si tu n’as pas ce que tu veux, c’est parce que le Seigneur a d’autres projets pour toi... »


              • Halman Halman 17 octobre 2009 14:01

                "Souvent, on les voyait le matin que pour demander à la secrétaire le planning du patron. Ainsi, ils étaient présents quand le patron était présent et absents quand le patron s’absentait. Pour obtenir ces renseignements ils n’hésitaient pas à charmer la secrétaire, lui offrir de petits cadeaux et l’inviter au restaurant. Ils stationnaient dans son dos tandis qu’elle rédigeait des courriers ou tapait des notes, tout en lui faisant la conversation, histoire d’espionner l’activité du directeur afin de se rendre indispensables pour pouvoir obtenir de gros budgets et un coup de pouce pour occuper une position plus prestigieuse."

                Alors ça, cela se pratique partout quotidiennement.

                Tout le monde épie le chef ou le directeur pour savoir quand il part à l’extérieur ou en vacances pour en profiter pour ne pas venir ou glander, ou arriver à des heures très relaxes.


                • herbe herbe 17 octobre 2009 14:10

                  @Julius et autres sur la même ligne de pensée,

                  Relisez ça ! c’est un ordre ! (dit comme ça il y a de grandes chances que vous désobéissiez Non ?) :

                  http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/trop-sages-42441

                  extraits :

                  "Avec cette façon d’aborder ces questions, il s’avérait que la question de la responsabilité était TOUJOURS du côté de celui qui subissait l’action, et pas de celui qui la faisait. Subtil, non ? Et pervers. Mais une perversion douce, cachée sous le manteau doucereux d’un management souriant centré sur la participation.« 

                   »Se sentir humilié de ne pas remplir des objectifs irréalisables, cela déprime, et peut même, à la longue, conduire au suicide. Parce que c’est à soi qu’on en veut. C’est l’auto-accusation, un des signes majeurs de la forme la plus grave de dépression, la dépression mélancolique.

                  Qu’est-ce qui est mis en place, en fait, par ce nouveau management ? Un processus qui est aussi vieux que le monde est monde, mais qui depuis quelques années a pris une extension impressionnante : c’est le transfert de culpabilité.

                  Que fait un chef qui s’arrange pour que ses employés croient décider de leur avenir ? Il leur fait porter le chapeau.

                  Pour démonter un peu ces mécanismes, je vais aborder ici des champs différents.

                  Un pédophile, un violeur, va dire, lorsqu’il est pris (et même avant, à sa victime) « C’est lui (c’est elle) qui m’a provoqué ». L’enfant abusé va le croire et se taire, écrasé d’une culpabilité qui n’est pas la sienne. Au point que son salut passera souvent par un procès identifiant clairement le coupable. Et le délivrant d’une faute qu’il a portée pendant des années.

                  L’enfant abusé culpabilisé se tait, l’adulte harcelé aussi.

                  La culpabilisation indue conduit au silence.

                  D’autant plus qu’existe la peur. "


                  • pigripi pigripi 17 octobre 2009 14:12

                    A Julius et Manusan

                    Comme il est rassurant de s’appuyer sur des chiffres pour commenter la réalité douloureuse des conséquences de la souffrance au travail des serfs de la caste cruelle des hauts fonctionnaires en reproduisant leur raisonnement.

                    La réalité des humains qui travaillent à France T et à Orange c’est : mépris, pression, stress, harcèlement, exigences de productivité sans moyens d’y répondre, exacerbation des rivalités, destruction des équipes, absence de dialogue, dilemme de l’opposition entre services à la clientèle et obligation de rentabilité, communication institutionnelle au détriment de la communication humaine, dévalorisation du savoir faire technique et commercial des anciens, compression des salaires et moyens de production au profit des actionnaires, prédominance de l’intérêt des dirigeants au détriment du bien commun des salariés et de la nation, etc.

                    A jouter l’arrogance, le cynisme, l’impudence et l’impunité des dirigeant comme Didier Lombard qui a mis une dizaine de jours avant de s’adresser aux salariés pour seulement leur dire que les changements de gouvernance de l’entreprise avaient été un peu trop rapides ....


                    • pigripi pigripi 17 octobre 2009 14:17

                      @Halman

                      Alors ça, cela se pratique partout quotidiennement.

                      Tout le monde épie le chef ou le directeur pour savoir quand il part à l’extérieur ou en vacances pour en profiter pour ne pas venir ou glander, ou arriver à des heures très relaxes.



                      Et vous trouvez ça sain et normal, productif et rassurant pour la bonne marche d’une collectivité de travailleurs ?



                      • Halman Halman 17 octobre 2009 16:00

                        Pigripi, je n’ai jamais dit que je trouvais cela normal, mais que cela se pratique partout à tous les niveaux.

                        Quoique, quand notre directeur n’est pas là, on peut travailler considérablement mieux et dans une ambiance considérablement moins stressante.

                        Donc on travaille plus en étant moins crevés.


                      • pigripi pigripi 17 octobre 2009 14:30

                        @Halman

                        Ils se font commander du materiel informatique de haut de gamme sur le marché public et se font livrer à domicile, gèrent le service administrativement mais pour ne pas montrer leur incompétence technique mettent au placard les ingénieurs

                        C’est pire que ce que vous décrivez.
                        Les entreprises qui sélectionnent les prescripteurs, ceux qui ont le pouvoir de gérer de gros budgets leur dont toutes sortes de cadeaux qui vont du matériel aux voyages en passant par les formations gratuites, les réductions sur toutes sortes de produits professionnels ou personnels
                        Le prescripteur n’a même pas besoin de ramener le matériel payé sur le budget public chez lui, il en recevra directement à son domicile, en plus de celui qui sera livré direcement à l’entreprise.
                        Sans compter les fausses factures qui permettent de mettre des dessous de table à la disposition personnelle du prescritpeur ou à celle de leur parti politique.
                        Ajoutons à ces magouilles la force de leur réseau de recommandations, leur solidarité financière et économique, leur solidarité politique et corporatiste.
                        Mais ce ne sont que les pays du tiers monde qui sont corrompue, pas la France.


                        • appoline appoline 17 octobre 2009 15:34

                          Mouais, je me souviens des heures de gloire de france télécom et le mépris que le personnel avait pour sa clientèle, surtout en cas de réclamations, justifiées pour la plupart. A Cergy Pontoise il y avait une belle poignée de branleurs, du bas en haut. Maintemant ils crissent des dents car fini le monopole, il faut bosser comme tout le monde. La cadence est sans doute dure à tenir surtout pour ceux qui ont connu le fonctionnariat ; alors se faire booster pour justifier son salaire, ça doit en hérisser plus d’un. Mais comment croyez-vous que les entreprises françaises tournent ? En bossant, les vieux syndicalistes doivent pousser pour conserver acquis et privilèges mais quand la concurrence est là, pas d’autres solutions que de se mettre au boulot. Il y a quelques années ils ont mangé leur pain blanc, maintenant ils ramassent ce qu’ils ont semé. Il ne faut pas avoir la mémoire courte.


                          • Céphale Céphale 17 octobre 2009 16:01

                            L’arrogance des X-Télécom est une chose. L’hyperstress dans l’entreprise est une autre. La direction de France Télécom a choisi délibérément une méthode de management mortifère.

                            C’est ce que le gouvernement voudrait nous faire oublier. Roselyne Bachelot a déclaré cette semaine : « Les entreprises répondent à la pression incroyable des consommateurs  ».

                            Vous avez bien compris, lecteurs d’Agoravox : vous êtes tous des assassins.


                            • Gerard 17 octobre 2009 20:14

                              Dans un premier temps, je ne pense pas qu’il soit pertinent de cibler un corps spécifique (X ou Enarques) ; une grande majorité dispose du sens du service de L’Etat , même si souvent leur positionnement leur fait parfois oublier la dure réalité que vivent leurs compatriotes.


                              Le cas de France Telecom illustre simplement la disparition de la notion de collectif dans l’entreprise ; cette dernière n’est plus un lieu où échange, respect de l’autre, partage ne sont pas opposés à efficacité et productivité. Le management, quelque soit son origine en porte la lourde responsabilité et généralement les premiers d’entre eux, les dirigeants. Trop occupés à satisfaire à tout prix leurs actionnaires, ils en oublie trop souvent que le Capital Humain est un actif déterminant pour la réussite de l’entreprise. Sans la compétence, l’engagement des collaborateurs pour la réussite de l’entreprise , la cohésion du corps social, l’actif financier ne pourra rien. Oublierait on les leçons des premiers économistes classiques !!
                              Un moyen de combattre une entreprise qui oublie à ce point là les valeurs humaines ne pourrait il pas passer par le « boycott » de ses produits... Une réaction citoyenne à méditer qui pourrait s’inscrire dans le cadre du développement durable que nous , pays développés, sommes si prompt à imposer aux pays en voie de développement...

                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 octobre 2009 16:16

                              En même temps 100000 personnes pour fair le 22 d’ Asnière ça fait beaucoup qui font rien ...je plaisante .

                              Mais comme Appoline je me souviens du temps d’ avant , la façon dont le personnel rembarrait son client , une vraie honte . Une fois tellement une préposée m’ a si mal parlé que je lui ai dit que j’ étais content que leur monopole sera bientôt fini , et que dans le cas où elle perdait son boulot c ’est pas avec son language qu’ elle en trouvera un autre .

                              C’était du temps où je faisais douze heures de turbin par jour chez France Tel ils faisaent 35 heures semaine .

                              Des fois il arrive ce qui arrive ...


                              • Cap2006 17 octobre 2009 18:11

                                Excellent article.
                                Et le pire, c’est que le mécanisme se reproduit aux étages inférieurs... 
                                Cela ne fait que reproduire l’élitisme de la sélection scolaire....

                                Je pense malgré tout... que les salariés ont le management qu’ils méritent... à l’image des citoyens face à leurs gouvernants ...
                                Les salariés de FT, fonctionnaires pour la plupart, sont des veaux... et la puissance syndicale un leurre ( pour ce qui est de l’intérêt des salariés)


                                • Annie 17 octobre 2009 18:21

                                  Il n’y a de pire aveugle que celui ou celle qui ne veut pas voir. Les salariés dans le privé font aussi leurs 35 heures et il ne s’agit pas donc du nombre d’heures travaillées, mais de la manière dont le travail est structuré. On n’envisagerait pas aujourd’hui de revenir au travail à la chaine, et pourtant c’est le plus rentable à court terme. Est-il tellement difficile de comprendre que dans les entreprises aujourd’hui, les succès sont toujours collectifs mais les échecs sont individualisés.


                                  • Annie 17 octobre 2009 18:29

                                    Je n’ai pas fini en fait. Attaquer les polytechniciens ou les hauts fonctionnaires, c’est se tromper de cible. Le pire ce sont les cadres moyens, auxquels l’entreprise accorde un petit pouvoir et qui en abusent, parce qu’ils sont trop cons pour se rendre compte qu’on leur fait faire le sale boulot. Sans leur complaisance et leur docilité, le système ne pourrait pas marcher, mais ils se font souvent acheter par des petits privilèges qui leur donnent l’impression de se situer au-dessus de la mélée.


                                    • Yohan Yohan 17 octobre 2009 19:32

                                      Il est trop tard pour régler des comptes avec le personnel de France Telecom, qui, il est vrai, afichait un certain mépris pour le client. Mais, dans le cas présent, il faut être capable de distinguer du reste les dérives d’une forme de management qui, en temps de crise, fait remonter à la surface la morgue et le mépris de la caste X Telecom pour le peuple d’en bas, des gens bien nés qui ne se précipitent pas pour créer des d’entreprises mais qui préfèrent pantoufler et se goinfrer dans les entreprises publiques. Cette caste là est une véritable engeance.


                                      • moebius 17 octobre 2009 23:00

                                        cette « caste » ne créé rien. Dans un systéme qui se privatise et se libéralise, le sens du service public qui faisait la grandeur et la finalité de ce corps n’a plus aucun sens. Faute d’éxutoire il est comme un cancer qui ronge le corps et aboutit a la mort


                                        • pigripi pigripi 18 octobre 2009 11:45

                                          Au delàdes spécificités de l’entreprise FT qui connait actuellement des évènements tragiques, mon propos, àtravers cette interview d’une retraitée de FT était d’attirer l’attention sur un style de management àla française qui est aux mains de castes comme celle des polytechniciens et des énarques, une caste égocentrique, machiste, cynique qui détourne le bien commun àson propre avantage.

                                          Jeter l’opprobre comme certains le font sur les cadres moyens en contact avec le public et qui sont odieux, c’est se tromper de cible. Comme les contremaitres dans les usines qui se comportent comme des garde chiourmes, les petits cadres sont des chiens de garde de l’intérêt supérieur de leurs supérieurs. Ils outrepassent les consignes pour se faire bien voir du grand chef qui éventuellement garantira leur promotion.
                                          Beaucoup de subalternes et d’opprimés ont le syndrome de stockholm, ils épousent la cause de leurs oppresseurs, ce que La Boë tie appelle « la servitude volontaire ».
                                          Idem pour les pauvres gogos qui ont voté Sarko : ils pensent qu’en choisissant un type cousu d’or et de relations, ils en bénéficieront alors que l’expérience montre que les riches et puissants ne partagent jamais richesses et pouvoir.
                                          Mais le rêve ; l’espoir et les illusions sont un moteur puissant pour les faibles.

                                          Beaucoup d’analystes ont écrit sur le système de caste àla française, sur l’Ena et les grandes écoles. Les suicides àFT illustrent tout simplement ces analyses de gouvernance àla hussarde.

                                          Nous vivons dans une monarchie républicaine avec un empereur président, sa cour et ses financiers. Ce Ã quoi il faut ajouter les médias qui sont tous aux mains des copains du monarque (Lagardère, Bolloré, Dassault, Bouygues, Minc, etc.) et se vautrent dans l’hagiographie et répercutent ses mensonges pour détourner le peuple des réalités quotidiennes et douloureuses.

                                          Pendant que le peuple trime et tire le diable par la queue, s’angoisse et se suicide, les riches n’ont jamais été aussi riches et ils s’empiffrent joyeusement sous la protection de leur monarque.

                                          A ce propos, la promotion honteuse de Jean Sarkozy résulte de l’illusion de ses électeurs et des maires électeurs concernés qui s’imaginent qu’en adoubant le fils du monarque ils auront plus d’autorisation de construire et détruire, plus de budgets publics et de facilités àconduire leurs basses oeuvres.


                                          • pigripi pigripi 18 octobre 2009 11:52

                                            Je dois ajouter que les hauts fonctionnaires sortis de l’Ena et de polytechnique qui ne jouent pas le jeu de leur « corps » de caste sont considérés comme des brebis galeuses par leurs pairs qui ne veulent pas faire la paire avec eux.

                                            On m’a raconté le cas d’une homme d’origine modeste qui avait été distingué par son instituteur qui l’avait poussé à faire de longues études et aidé à obtenir une bourse. Il avait fait polytechnique, un peu maltraité par ses condisciples et avait échoué dans un poste bien rémunéré au regard de ses diplômes mais pas du tout prestigieux.
                                            Il s’en moquait, de même qu’il jetait un regard ironique sur sa trajectoire méritante mais pas du tout respectée.

                                             Ses enfants jouaient aux pirates avec son bicorne, sa redingote et son épée d’apparat comme en porte les polytechniciens aux cérémies.


                                            • Styria Styria 18 octobre 2009 21:09

                                              Je ne vois pas trop le rapport avec les suicides de FT et l’article : le rédacteur mentionne 1 cas de suicide hors FT.
                                              J’ai plutôt l’impression de lire une diatribe contre le système des promo des « grandes écoles » et le management moderne.

                                              Exemple 1 : "Oui, nous avions l’impression que nous étions tous pareils et que nous avions les mêmes droits mais le jour où j’ai voulu commander un fauteuil ergonomique pour soulager mon dos, le directeur a refusé de signer le bon de commande et m’a fait dire que ce modèle était réservé aux directeurs. Idem pour le nombre de fenêtre et de mètres carrés de bureaux. Cela ne dépendait pas de nos besoins mais de notre grade.« 
                                              => On dirait un jeune étudiant qui découvre le monde professionnel !!!
                                              C’est évidemment le cas dans toutes les grandes entreprises, privées ou publiques. Rien à voir avec une quelconque privatisation.

                                              Exemple 2 :  »ces poytechniciens qui se considèrent comme l’élite de la nation , qu’ils sont l’Etat et que celui ci leur doit privilèges et opulence et qu’un haut fonctionnaire a tous les droits.

                                              « 
                                              Un polytechnicien, par définition, n’est pas un haut fonctionnaire. Un polytechnicien est un diplômé de Polytechnique ! Ne pas mélanger fonction publique et le diplôme.
                                              Il existe plein d’administration ou de direction de grand groupes dont les places sont »trustées« par des anciens de grandes Ecoles (Centrole, Mines, X,...). Encore une fois, c’est le système »Grandes Ecoles« qui n’a rien à voir avec public ou privé.

                                              Exemple 3  : »Lorsque j’y ai été embauchée, je pensais intégrer un service public et, à ma grande surprise, je me suis retrouvée dans un commerce où il n’était question que de pognon, de business plan, de management des ressources humaines et de calculs politiques. Je suis tombée de très haut.

                                              « 
                                              Encore heureux qu’il existe un service »management des Ressources humaines«  ! C’est plutôt bon signe : il s’occupe du recrutement, des plans de formation, de la paie, des relations entre services, participe au CE,.... J’ai du mal à imaginer comment un grand groupe peut fonctionner sans »management des ressources humaines«  !

                                              Enfin, je suis très étonnée par la teneur du ton prise par cette »interview« . On dirait plutôt une ancienne employée qui vient crier sa rage et sa hargne contre la Direction en mettant en exergue des comportements plutôt courants dans les entreprises et en instrumentalisant les suicides. Rien ne démontre le lien de cause à effet entre »management X-Telecom« et suicides à répétition. A moins que le refus de fauteuils ergonomiques soit cause de souffrance réelle pour tout le personnel.
                                               J’ai du mal à croire au statut de »cadre sup« (que veut dire d’ailleurs cadre sup pour cette personne ?) de la personne interviewee.
                                              Article à côté de son sujet.

                                               » La privatisation a accentué leur arrogance et leur avidité lesquelles ont donné la marque à leur manière de gérer le personnel, ce qui a une incidence désastreuse sur les conditions de travail au sein de l’entreprise et explique en partie l’épidémie de suicides dont elle est le lieu."
                                              => Et conclusions bien hâtives.


                                              • Alright 18 octobre 2009 21:24

                                                Tout à fait d’accord avec cette réaction. A croire que l’auteur de l’article et ceux de la plupart des réactions ci-dessous découvrent le monde de l’entreprise !!!

                                                Oui, les boites françaises roulent à l’hypocrisie et sont vérolées de toutes part par les techniques modernes de managements. Oui, c’est pas beau. Et je ne cautionne certes pas ce fonctionnement qui pourrit la vie des travailleurs français.
                                                Cela dit, ce n’est nullement l’apanage de France Telecom  !! Et le fait que la personne « interviewée » conclue sur les raisons des suicides à FT à l’aune de sa mauvaise expérience avec ses supérieurs témoigne d’une mauvaise foi sans bornes.
                                                En lisant ce texte, on a juste l’impression d’une salariée qui a eu de mauvais rapports avec sa hiérarchie et qui se venge bassement, en témoigne tout le vocabulaire haineux employé et les arguments, absolument pas objectifs, qui relèvent juste de « l’état d’âme » et du qualitatif.

                                                Et il y a quelque chose qui me débecte profondément : le fait de tirer des conclusions générales d’un exemple particulier. C’est profondément anti scientifique et anti journalistique comme démarche. Ca s’appelle simplement de la manipulation.


                                              • pigripi pigripi 19 octobre 2009 15:02

                                                @Styria et Alright

                                                Vos désaccords sont haineux et violents, on peut se demander si vous faites partie de ces castes dont l’article parle ...

                                                Vos contrearguments ne tiennent pas la route dont l’essentiel vise à défendre sans nuances des élites qui ont tous les pouvoirs et trop souvent en abusent. Les exemples pullulent.

                                                Dès les années 80, les X télécoms prônaient le « management par le stress ». Et j’affirme que cette politique managériale s’est accentuée avec la privatisation pour les raisons de défense d’intérêts personnels qui figurent dans l’article.

                                                Bien sûr, comme dans tous groupe humain, il y a des exceptions mais là il s’agit des suicides à FT et on a vu comment Didier Lombard, X soi-même a réagi avec une si grande humanité smiley
                                                Tout le monde a pu lire ou entendre ses déclarations, je n’invente rien.

                                                D’après mon interlocutrice, le comportement de Lombard n’est pas une exception chez les X télécoms et je la crois volontiers ayant recoupé son témoignage avec ceux d’autres agents de FT.

                                                Maintenant, Styria et Alrignt, rien ne vous empêche de publier sur Agoravox l’interview d’une employée comblée, heureuse et adminrative du management des RH à FT ....


                                                • Alright 20 octobre 2009 00:58

                                                  « Vos désaccords sont haineux et violents, on peut se demander si vous faites partie de ces castes dont l’article parle ... »

                                                  En ce qui me concerne, il me semble que mon désaccord est plutôt mesuré et certes pas haineux. Relisez ma réaction, je ne vais pas la répéter : j’admets évidemment qu’il y a des soucis de management dans les boîtes françaises mais je tempère ce point vis à vis de FT. Pourquoi FT plutôt que les autres ? Là est la vraie question. C’est là qu’il faut chercher la désinformation.

                                                  Et « l’interview » n’est en rien objective car justement, c’est l’interviewée elle-même qui fait preuve d’une grande violence dans son vocabulaire et ses termes, infiniment plus que ma réaction. Et les exemples concrets qui viennent illustrer ce « ressenti » sont pour le moins ridicules : franchement, on dirait des potins de secrétaires !! 

                                                  Le procédé est louable, mais vous auriez simplement du prendre quelqu’un de plus crédible, pas juste quelqu’un qui a eu envie de cracher contre ses anciens supérieurs.

                                                  Quant à ma soi-disant appartenance à cette « caste », oui, j’ai un diplome de grande école (pas aussi « grandes » que celles citées néanmoins) : et ça ne m’empêche pas d’aller dans votre sens. Effectivement, les trés grandes écoles trustent les places les plus prisées dans les grandes entreprises. Effectivement on lave le cerveau des étudiants qui y rentrent (un de mes amis d’enfance était rentrés à l’X et dès ce jour, je ne l’ai justement plus compté parmi mes ami). Mais ce lavage de cerveau ne fonctionne que sur les personnes les plus faibles, celles-là mêmes qui ne deviendront jamais managers. Car quoi qu’on en dise, le diplome et le réseau ne fait pas tout... Et ce lavage de cerveau ne fonctionne qu’un temps : le temps durant lequel les étudiants sont dans l’école : la plupart déchantent ensuite lorsqu’ils entrent dans le monde du travail, je peux vous l’assurer !

                                                  Et d’ailleurs, bon nombre d’étudiants qui sortent de l’X ou d’une autre école ne deviendront jamais manager pour des raisons de préférence : beaucoup s’orientent vers la recherche par ex

                                                  Et dans tous les cas, je ne vois pas en quoi la provenance des managers de telle ou telle école a une influence sur l’ensemble du personnel !! Que certaines écoles se cooptent un peu plus volontiers, c’est une chose ; dire que telle ou telle école produit des monstres en est une autre. Il y a le même pourcentage de cons partout ! 

                                                  Enfin, si on recherche des cooptages scandaleux, qui ont une vraie influence sur la société, mieux vaut tourner son regard sur le monde politique. L’affaire Jean Sarkozy en est l’exemple parfait. 

                                                  Dans les entreprises, le vrai problème vient du « management moderne à la française », qui pourrit la vie de tout le monde par son besoin d’hypocrisie constant. Ce ne sont pas les quelques cas de cooptage à des places très élevées qui ont la moindre influence. Ca c’est juste de la recherche de boucs émissaires.

                                                  Par contre, en ce qui concerne la politique, c’est une autre histoire ! Le pouvoir devient de plus en plus clanique, de plus en plus oligrachique alors qu’il est censé résider entre les mains du peuple. Alors que dans le petit monde de l’entreprise, on est clairement sous un régime tyrannique (du moins, c’est le « modèle » actuel).

                                                  nota : je ne suis pas « manager » moi-même et n’ai aucune envie de l’être


                                                • Styria Styria 22 octobre 2009 21:19

                                                  Vos désaccords sont haineux et violents, on peut se demander si vous faites partie de ces castes dont l’article parle ...
                                                  Non, je n’appartiens pas à la caste X-Telecom, comme vous dites. Je remets simplement en question l’objectivité de la personne interviewee, dans des termes polis et corrects, appuyés par des exemples concrets.

                                                  Le lien direct entre Management X-télécom et suicides en série me parait largement outrancier. Ce qui ne nie absolument pas la réalité des suicides au sein de cette entreprise. Il me semble que c’est une conclusion trop rapide ; et si le management du DG est sans doute très certainement une des causes du mal-être des salariés ; elle n’en est certainement pas l’unique cause.
                                                  Il y a certes, la stratégie managériale impulsée par le patron, et ensuite, l’application dans les services ; avec des dizaines d’intermédiaires, et des « petits » chefs un peu partout qui peuvent également jouer un rôle.

                                                  Mon propos tendait juste à démontrer :
                                                  - les conclusions trop rapides et générales de l’article
                                                  - mon étonnement face aux méthodes managériales décrites par les exemples : fauteuil ergonomique, management des ressources humaines,...

                                                  Ces derniers exemples sont typiques de management dans n’importe quelle grand entreprise ! Je suis donc plus qu’étonnée de l’étonnement de la salariée en question.
                                                  Pensez donc aux conditions de travail des salariés de boites de conseil ou d’audit, constamment dans des salles de réunion chez des clients, des VRP toujours en vadrouille sur les routes, qui prennent des RDV en conduisant,...
                                                  Personnellement, je suis dans une firme internationale d’audit ; et il n’y a que 16 bureaux pour 28 personnes. Alors franchement, venir poser en exemples de suicides de FT le refus de fauteuils ergonomiques ; c’est naïf smiley
                                                  C’est même complètement scandaleux par rapport aux milliers de salariés qui travaillent dans des conditions bien plus déplorables que celles décrites

                                                  Oui, il existe des petits chefs mesquins partout ! Mais les problèmes proviennent d’une politique managériale. Si je suis d’accord avec le propos de l’article sur le fond ; il n’en reste pas moins que la personne interviewee donne des exemples complètement à côté de la plaque. Et c’est dommage, car elle se décrédébilise complètement.


                                                • pigripi pigripi 19 octobre 2009 15:04

                                                  @Léon

                                                  Votre analyse comparative des suicides à FT et des suicides au travail au niveau national est tout à fait pertinente.

                                                  Je suis toujours consternée de voir comme tant de gens sont dans le déni des réalités et bottent en touchent en généralisant pour dire qu’il ne fat pas généraliser ...


                                                  • pigripi pigripi 19 octobre 2009 17:39

                                                    Le questionnaire aux employés de FT : une manœuvre répugnante !

                                                    C’est tout ce qu’a trouvé le pdg de FT Didier Lombard pour faire semblant de se préoccuper de la santé et du bien-être de ses employés : confier à un cabinet d’étude (sans doute un copain de copains) l’élaboration d’un questionnaire sur la souffrance au travail et son dépouillement afin d’en tirer des conclusions et des recommandations.

                                                    Toutes les grandes entreprises ont des réunions obligatoires, CE et surtout CHST auxquels assistent les représentants de la direction y compris le DRH, les représentants élus du personnel et les délégués syndicaus. Assistent au CHST l’assistante sociale de l’entreprise, le médecin du travail, l’infirmière et éventuellement des experts pour éclairer sur un problème particulier.

                                                    Il est impossible que des informations sur les conditions de travail et le climat de l’entreprise ne soient pas remontés à Lombard. Il sait parfaitement que ses employés souffrent au travail car toutes les personnes qui sont à leur contact, en particulier le médecin du travail, les élus et les délégués syndicaux qui sont sur le terrain, observent ce qui se passe. Sans compter les travaux déjà anciens comme l’ouvrage du psychiatre Chritophe Dejours « la souffrence au travail ».

                                                    Lombard n’a pas tenu compte de ces informations, il a délibérément ignoré la souffrance de ses employés mais comme l’affaire a pris une dimension nationale, qu’il a été convoqué par le gouvernement, il doit montrer qu’il fait quelque chose et le montrer publiquement. De là le fameux questionnaire dont tous les médias causent.

                                                    Tous les manipulateurs politiques et dirigeants d’entreprise font semblant de consulter les masses mais en réalité, la décision est prise depuis longtemps de ne pas tenir compte de l’avis du peuple et des salariés. C’est une manière de détourner l’attention, de temporiser et de botter en touche.

                                                    Et que les Alright et Syria ne viennent pas dire que c’est partout pareil. Sans doute, mais le sujet ce sont les employés de FT qui se suicident et comment Lombard feint d’y faire face.

                                                    D’ailleurs, FT a déjà ses questionnaires comme l’entretien annuel, évaluation avec le supérieur hiérarchique dont la conclusion n’est que rarement prise en compte. Encore un outil qui permet de comprendre la situation de l’employé.

                                                    Je pense que rien ne changera à FT tant que Lombard n’aura pas été viré et qu’on l’aura remplacé par un dirigeant humaniste et respectueux de la richesse humaine de l’entreprise.
                                                    Pourquoi pas Hirsch, d’Emmaüs à FT, je suis certaine qu’il saurait faire et mieux qu’au gouvernement où il perd son temps smiley)


                                                    • Styria Styria 22 octobre 2009 21:31

                                                      Le questionnaire envoyé aux salariés de FT est naturellement une parade publique à la campagne de dénonciation actuelle.
                                                      Que fait un DG dont l’image est en train de dégringloler dans les médias ? Il essaie de redorer son blason ; de se rendre plus humain et proche de ses salariés.

                                                      Ses réactions étaient donc attendues :
                                                      - déplacement dans les agences où il y a eu des suicides
                                                      - discours publics et mots de compassion dans les médias
                                                      - arrêts temporaires des mutations (largement médiatisés)
                                                      - discussion avec les syndicats et le CHSCT sur le sujet
                                                      - et questionnaire aux salariés.

                                                      On peut qualifier ce questionnaire de manoeuvre, c’en est évidemment une. Répugnante, non.
                                                      Car qu’auriez vous dit s’il n’y avait pas eu de questionnaire : il ne s’intéresse pas aux salariés.

                                                      - Si pas de questionnaire => Le DG ne s’intéresse pas au mal-être des salariés
                                                      - Si questionnaire => C’est une manoeuvre répugnante !
                                                      Soyez logiques et dites moi en toute franchise ce que vous attendiez de lui ?


                                                    • pigripi pigripi 20 octobre 2009 10:49

                                                      @Alrignt

                                                      Intéressant votre qualification de « potin de secrétaire » des exemples concrets donnés par Sophie et moi-même dans mes commentaires.
                                                      Je rappelle que Sophie était ingénieur R&D à FT ....

                                                      Quel mépris dans cette locution pour la position de secrétaire et le concret, mépris tout à fait typique des mâles et des gens sortis des grandes écoles.
                                                      Vous confirmez ainsi mes écrits sur ces gens là même si vous faites le modeste en disant que votre grande école n’est pas des plus cotées...

                                                      Et vous ne dites rien sur mon commentaire du 19 oct à 17h39 où je remets l’histoire de ce questionnaire dont les médias parlent comme si c’était la panacée et que la direction de FT avait besoin de demander à un prestataire extérieur ce que pensaient ses employés : elle a des outils institutionnels, des personnes habilitées à l’informer comme le médecin du travail et, de toutes façons, c’est son rôle de le savoir.
                                                      Faut croire que, comme vous, Didier Lombard pensent que les remontées de la base sont des « potins de secrétaires » et qu’il faut un consultant pour les transformer en information valable ! c’est à dire arguments propres à justifier son maintien en place et les changements qu’il n’apportera pas ....

                                                      Les journalistes qui nous gavent tous les jours sur le questionnaire de Lombard ne font pas leur boulot, ils répètent la communication de FT, celle ci n’étant pas de l’information mais de la propagande institutionnelle.
                                                      Pourquoi les journalistes ne resituent pas le questionnaire dans son contexte à savoir que les employés de FT sont institutionnellement sondés, observés et entendus à travers le médecin du travail, l’assistante sociale, la DRH (qui observe en particulier les congés maladie et leur durée), les élus du personnel et les représentants syndicaux, les CHSCT et l’entretien annuel d’évaluation ?


                                                      • Alright 20 octobre 2009 18:40

                                                        Je confirme ce que j’ai écrit : dire qu’il est innommable que le manager refuse un siège de directeur à ses salariés, ça relève du conflit de secrétaire. C’est tellement ridicule comme exemple de « mauvais management » qu’il n’y a rien à ajouter.
                                                        Et je note que c’est pratiquement le seul exemple factuel de l’interview. Si c’est là le pire fait avéré dont ait été capable de parler l’interviewée, c’est que FT n’est vraiment pas une boîte si terrible que ça !
                                                        Quant au reste de l’interview ça n’est principalement que du débalage d’état d’âme, en témoignent les accumulations de qualificatifs outranciers, le summum étant la liste suivante : "Prétention, vanité, égocentrisme, élitisme, discrimination, pédanterie, culot, absence de scrupules, grenouillage, opportunisme, cynisme et mentalité martiale« 
                                                        Quelle objectivité ! Je ne défends aucunement les managers pas plus que les X ou les Telecom. C’est juste que ça me sidère qu’on tire ensuite des conclusions générales (graves qui plus est) d’un témoignage jeté avec autant de haine.

                                                        De plus, je trouve fort dommage que »le conflit de secrétaire" soit la seule chose que vous ayez retenue de tout l’argumentaire construit que je vous ai écrit en réponse ! J’en conclue que tout cela n’est que de la polémique stérile.

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