Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > A quoi bon enseigner l’allemand ?

A quoi bon enseigner l’allemand ?

Le 13 février dernier, le collectif "sauver l'allemand" est né, à l'initiative d'un groupe de professeurs d'allemand de l'académie de Reims pour dénoncer la dégradation de plus en plus inquiétante de l'enseignement de leur discipline dans leur région et partout en France.

Il a lancé un appel et publié une pétition en ligne ayant récolté depuis le 16 février 1500 signatures.

Voici le témoignage d'une des enseignantes à l'origine du collectif, un témoignage à l'image de ce que ressentent actuellement les professeurs d'allemand.

Comme tant d'autres professeurs d'allemand, j'en suis arrivée à un point où je me pose la question de mon devenir dans l'Education Nationale. Pourtant, j'ai à peine une dizaine d'années d'ancienneté dans le métier. Je me rappelle mon enthousiasme lorsque j'ai lu mon nom sur la liste des reçus au concours. J'allais pouvoir enseigner cette langue qui m'avait toujours attiré, faire partager ma passion pour un pays et ses habitants si chaleureux, si accueillants. Je me souviens mon envie de faire aimer la langue à mes premiers élèves.

Happée par la grande machine à broyer ...

Aujourd'hui, la réalité du métier m'exaspère . Je me sens comme happée par la grande machine à broyer qu'est devenue l'Education Nationale et par ses contradictions : il faut relancer l'enseignement de l'allemand, les ministres successifs, les recteurs, les inspecteurs, les proviseurs et les principaux, se font les chantres de ces belles paroles.

Un peu naïve, j'y croyais encore jusqu'à peu, pourtant déjà échaudée il y a quelques années par une suppression de poste. Je voulais y croire : toute mon énergie pour initier les élèves à l'école primaire, mais le budget pour payer les interventions dans le premier degré vient d'être supprimé à la rentrée 2010.

Toute mon énergie pour rendre vivant mon enseignement, pour promouvoir ma discipline. En allemand, ce ne sont pas les possibilités qui manquent : emmener les élèves au cinéma, planifier un échange, leur proposer un concours, les filmer, un menu allemand à la cantine, … A côté des heures en classe, des cours à préparer, des copies à corriger et des nombreuses tâches administratives inhérentes au métier et qui, chaque année se font plus nombreuses et plus astreignantes, mon agenda se remplit.

Puis j'entends le couperet tomber, « vous avez suffisamment d'élèves pour avoir 2 groupes, alors il faut choisir : une heure de moins par groupe ou bien on mettra un quota pour que vous n'ayez qu'un seul groupe, vous comprenez la dotation horaire n'est pas prévue pour 2 groupes d'allemand ... ».

A quoi bon prétendre vouloir relancer ma discipline ?

Alors à quoi bon prétendre vouloir relancer ma discipline, si toute initiative est vouée à l'échec et si le nombre d'élèves est soumis à quota :

Lorsque j'ai moins de 15 élèves, mon groupe n'est pas viable, on ne va pas me payer à enseigner devant 15 élèves alors que mes collègues des autres disciplines en ont 30.

Lorsque j'ai plus de 30 élèves, désolé, il est impossible de créer 2 groupes ou bien mon horaire d'enseignement sera réduit.

Je sais bien que je ne suis pas à plaindre, je connais trop bien les situations catastrophiques de certains de mes collègues enseignant sur plusieurs établissements, toujours sur la route, enseignant à des élèves de plusieurs niveaux dans le même groupe, question de rentabilité, mais toute cette énergie déployée pour rien m'exaspère.

Pour regarder ce que mon employeur me propose comme échappatoire à la fin annoncée de ma discipline ou à un avenir bien morose si je reste professeur d'allemand, je clique sur la rubrique Ressources Humaines du site de l'académie de Reims. Que pourrais-je bien devenir en restant dans l'enseignement ? Car j'aime ça, le contact avec les élèves, transmettre, communiquer des savoirs mais également apprendre aux élèves ensemble.

Un premier choix m'est proposé : me reconvertir dans une autre discipline, dans la liste des disciplines porteuses dans la région, l'allemand … Je regarde alors les possibilités de mentions complémentaires : enseigner le théâtre, apprendre aux élèves en difficultés … uniquement des options dont on sait très bien qu'elles sont les premières à disparaître en ces périodes de restrictions budgétaires. Dernier onglet sur lequel cliquer : la seconde carrière des enseignants. Mais pour moi, il n'en est pas question, il faut enseigner depuis au moins 15 ans.

Tout plaquer et ...

Alors je pense à plusieurs solutions.

Tout plaquer et aller ouvrir une chambre et table d'hôtes sur la côte Atlantique, au moins, je pourrais assouvir mon autre passion pour la cuisine tout en hébergeant quelques allemands.

Devenir une prof je m'en foutiste et ne rien faire d'autre que le strict nécessaire jusqu'à extinction totale de mon vivier d'élèves.

Me battre pour un peu de considération et de respect pour l'enseignement de la langue maternelle la plus parlée en Europe et pour tous les collègues, qui comme moi, s'efforcent de faire leur boulot le mieux possible et en ont ras-le-bol de voir le boomerang leur revenir en pleine face.

signer la pétition en ligne : Faut-il sauver l'allemand ?


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 26 février 2011 09:22

    Une seule réponse : continuez à enseigner l’Allemand, une langue géniale, harmonieuse( contrairement à son image dénaturée) et ...très utile... pour trouver un emploi : beaucoup de demande pour des places d’ingénieur en Allemagne à cause de la dénatalité, beaucoup de demande à l’export aussi... Le « parler Allemand » sur CV est en train de faire la différence...


    • Krokodilo Krokodilo 26 février 2011 10:02

      C’est bien gentil, mais ces initiatives et pétitions demeureront stériles tant qu’elles n’aborderont pas le coeur du problème sous ses deux aspects, la liberté de choix des langues à l’école et la communication entre Européens. L’Allemagne ayant totalement abdiqué l’influence de sa langue en soutenant l’anglais comme langue de l’UE, sa perte d’influence à l’école est logique. De plus, il faut cesser de penser qu’on peut faire apprendre une langue parce qu’on aurait décidé de remonter l’allemand à 15 ou 20% : la motivation est le facteur essentiel, puis la persévérance.
      Une réforme silmple et efficace : total libre choix de deux langues à l’école, et soutien à l’espéranto comme langue commune et seconde des Européens.
      Dans le cas contraire, l’anglais sera (est déjà) la langue de l’UE, et aucune pétition de ce genre n’y pourra quoi que ce soit.


      • brieli67 26 février 2011 13:41

        1Mah non ! 


        toujours si ridicule le Doc linguist avec le Uscheen de Pour -Cogne

        l’allemand est la langue la plus parlée en Europe 


        la France ... Y A QUOI AVOIR DES RANCOEURS

        Un exemple en 1971  : selon ordonnances de notre Académie de Strasbourg
        le collège du bourg connu par Sarko
         : interdiction ( et punitions) si les élèves de collège parlent en alsacien dans le bus de ramassage (et à l’arrêt de bus)

        autre exemple plus ancien dans les années 6o : que les deux dernières années avant le certificat

        une demi-heure d’allemand par semaine 
        distribution du texte, pas lu à haute-voix ni son titre
        sa traduction dictée en français
        on ne devait discuter qu’en français...

        et ce pour une population qui parlait sa langue vernaculaire l’alsacien à 95 %


        D’ailleurs le vent a tourné :
        L’Allemagne et la Suisse autour de Bâle n’embauche plus de « frontaliers » de moins de 30 ans :
        formations professionnelles inadéquates
        et insuffisances linguIstiques....


        Un de ces ménétriers-éducateurs  des écoles d’Alsace, de la Sarre et du Pays de Bade.

        Qu’importe tout écolier du primaire doit apprendre la langue du voisin : un programme national, ailleurs c’est le hollandais ou le polonais - le français pour tout élève de la Sarre et du Bade-Wurtemberg.


      • Krokodilo Krokodilo 26 février 2011 17:15

        Je ne vois pas en quoi votre message explique que le mien est ridicule. Peut-être que si vous faisiez un effort de formulation, on comprendrait un peu mieux le sens de ces lignes incohérentes...


      • brieli67 26 février 2011 17:41

        t’as vu les dégâts faits par notre république jacobine avec ses enseignants chauvins...

        faut voir l’activité des psy-quelquechose associés


      • pingveno 26 février 2011 10:49

        Sur le fond je ne peux qu’aller dans votre sens.
        Pour rebondir sur les réponses précédentes, je dois ajouter que dans mon travail à la Commission Européenne à Luxembourg, les allemands me parlent systématiquement... en anglais ! C’est devenu tellement absurde que j’en arrive à pratiquer l’allemand d’avantage avec des polonais ou des tchèques qu’avec des allemands ou des autrichiens !
        Alors le « parler allemand sur le CV », sauf à avoir le niveau de comprendre la langue technique et pouvoir aller travailler en Allemagne (pas en France avec une clientèle allemande, c’est autre chose), c’est surtout du pipeau. L’allemand est sur mon CV mais jamais un recruteur n’a évoqué ce « détail » alors que le test d’anglais..

        Donc : clairement, la faute en revient aux allemands eux-mêmes.
        Cela dit, j’avoue que passé les niveaux après deux ou trois ans, les méthodes d’allemand étaient bien criardes face à leur équivalent pour l’anglais. Ce n’est pas Tokio Hotel qui va relever le niveau.
        La question du rôle de ce cours (pas de son utilité) doit aussi se poser. Qui choisit allemand LV1 ? Si c’est juste pour former les « bonnes classes », n’espérez pas de vos élèves la moindre motivation. Etonnez-vous après qu’il y a plus de profs d’allemand dans le Sud que chez nous en Lorraine...


        • eugène wermelinger eugène wermelinger 26 février 2011 11:20

          Bonjour, Guten Tag, 

          Assez curieusement le sort de la langue allemande s’est joué il y a deux siècles aux Etats Unis.
          Le congrès avait à choisir la langue officielle des Etats-Unis d’Amérique. Ce n’est que par 4 voix de différence, que l’anglais fut choisi contre l’allemand. Rapporté dans un livre de Dale Carnegie. (L’art de parler en public).
          Alsacien, née en 1941, lors de l’annexion de ma province au Reich, j’ai grandi dans l’idiome alsacien. Après 1945, l’Alsace libérée, rendue à la France nous fûmes dès l’entrée au CP reconvertis au français. Parfois un peu brusquement, l’emploi de l’alsacien étant prohibé à l’école, même en cours de récréation. Il est vrai qu’à cette époque tout ce qui était allemand était honni, y compris la langue de Goethe. 
          Au lycée on enseignait encore le latin et le grec en classique, l’allemand et l’anglais en section moderne.
          Le« plus » allant vers l’anglais, la langue des sauveurs de la 2ème guerre mondiale. 
          Comme je ne voulais devenir, dans les années 50, ni curé (latin), ni grec (médecin), je me mis à l’allemand littéraire (Hochdeutsch) qui effectivement me servi dans mes relations commerciales avec le pays voisin pacifié de l’époque De Gaulle - Adenauer.
          En Allemagne on me prends toujours pour un citoyen d’un autre Land, jamais pour un Français.
          Dès l’âge de 14 ans, j’appris spontanément, de me propre volonté la langue internationale Espéranto. Je la pratique avec bonheur depuis plus d’un demi siècle. Mon épouse, bourguignonne s’y est mise aussi, de même que nos enfants. J’ai une fille, médecin qui fit une partie de ses études à Pékin où les cours étaient donnés en espéranto à des étudiants venus de 17 nations. Je pourrais encore donner d’autres témoignagne, mais je ne veux pas vous ennuyer.
          Cependant je dis :
          Voilà LA solution.
          Kaj mi diras al vi : Bonan Tagon. 



          • jullien 26 février 2011 12:24
            Assez curieusement le sort de la langue allemande s’est joué il y a deux siècles aux Etats Unis.
            Le congrès avait à choisir la langue officielle des Etats-Unis d’Amérique. Ce n’est que par 4 voix de différence, que l’anglais fut choisi contre l’allemand. Rapporté dans un livre de Dale Carnegie. (L’art de parler en public).

            C’est une légende urbaine que se sont inventé des émigrants allemands au XIXème siècle. Il n’existe en effet aucune trace d’un tel débat dans les archives et on voit mal pour quelle raison le Congrès se serait posé une telle question. Mais il est exact que dans les années 1780 certains avaient proposé que les documents officiels soient écrits à la fois en anglais et en français car on espérait alors que le Québec rejoigne les 13 colonies nouvellement indépendantes.

          • brieli67 26 février 2011 14:31

            c’est bien sûr c’est pas la première fois que Geni nous cite l’immense Dale Carnegie 



            er glab’s nett onsere Scheen y 
            schiss droff un .............mach Mehlknoepffle



            il convient de rappeler que le fameux « peuple des États-Unis » (« We, the People of the United States ») dont il est question dans la Constitution américaine de 1787 ne comprenait ni les Indiens, ni les Noirs, ni les femmes, ni même les serviteurs sous contrat. En 1787, cette constitution apparut comme une « oeuvre de génie », pensée par des hommes sages et remplis d’humanisme, qui auraient édifié un cadre juridique élevé en hommage à la Démocratie et à l’Égalité. En fait, la nouvelle Constitution a été rédigée par une petite élite coloniale, soit 55 hommes parmi les plus riches de la Nouvelle-Angleterre

          • brieli67 26 février 2011 14:09

            von Onserem Génie...............


            SOUS UN FIL DE kROKO

            Confrère 

            Pourrais tu vérifier si ce mossieu EW S4EXPRIME AUSSI BIEN en Esperanto qu’en allemand ?
            Par eugène wermelinger (xxx.xxx.xxx.251) 22 juin 17:06

            « Herr Typhon »


            il veut préparer ses pistolets quand il entend parler de l’espéranto !!!
            Son (?) oncle Adolf avait déjà décimé les personnes parlant l’espéranto dans les camps de trop sinistre mémoire.
            Autre remarque : Harimann est le nom d’un démon mythique, cela explique tout. 
            Il est curieux de constater que l’espéranto, langue de la paix entre les peuples, continue encore de susciter tant de haine.
            Honto al vi Herr Typhon.
            Wo waren sie während dem lesten Grieg ? (Où étiez vous lors de la dernière guerre ?)

            COMBIEN DE FAUTES 

            Wo waren sie während dem lesten Grieg ? (Où étiez vous lors de la dernière guerre ? 



            UN GERMANISTE DANS LA SALLE POUR CORRIGER NOTRE SOURCIER DU RHIN (haut) 

            une blague classique alsacienne :

            De la rivière : « Au secours » Au secours "

            le badaud répond :
            haettsch besser schwemme gelehrt as franzeesch !
            t’aurais mieux fait d’apprendre à nager que le français

            ja ja !! notre riche industriel Geny l’homme des cristallisations et des baguettes pas que farine !

            Naan Du bruech die nett an de Lade ze schmisse !
            Mach widdersch sooo :
             M’r senn schients d’Letschde 
            wo noch so babble wie de Schnawel ne gewaxe nesch





            • Krokodilo Krokodilo 26 février 2011 17:18

              Aaah d’accord : Brieli67, c’est encore la bande à Asp ; mais cette fois, ce n’est pas mon article, alors si ça vous amuse de parasiter toute discussion...


            • brieli67 26 février 2011 17:49

              COMBIEN DE FAUTES 

              Wo waren sie während dem lesten Grieg ? (Où étiez vous lors de la dernière guerre ? )

              et c’est niveau lycée Tant d’orthographe que de construction

              du barbarisme.... nivô : viens avec ...........Kommst du mit

              et Geny a grandi en « alsacien » ce qui n’est plus le cas depuis la télé pour tous d es années 80.
              Cinquele, haschess, Ziginer, Pole, Schwob, Spanioler, Bananaschettler......
              nous avons tous joué en alsacien dans la rue. Dernier repaire les clubs de foot à la campagne.


            • brieli67 26 février 2011 18:54

              ....den Nabel Z gefressen hast
              où et comment as tu choppé ce virus

              T’schuldigung, Herr Doktor Krok


            • francoyv francoyv 26 février 2011 18:30

              Expatrié par deux fois en Allemagne, j’ai appris et utilisé l’allemand seulement pour mon plaisir (comprendre ce bruit de fond, goûter à cette littérature, ...) ; mes enfants devenus bilingues n’ont effectivement pas réellement pu valoriser cet avantage.
              A mon avis, faîtes une tentative comme attachée culturelle dans une ambassade de France, pas nécessairement en Allemagne ou un pays germanophone ; vos contacts de qualité et la rémunération compenseront votre frustration. Par contre, ce faisant, vous viendrez grossir l’énorme contingent, typiquement français, d’enseignants qui n’enseignent pas.
              Autre solution : travailler pour EADS/Airbus dans les relations humaines ou les cours d’allemand
              Bon courage
              Francoyv 


              • brieli67 26 février 2011 18:48

                Je pense t’avoir répondu Krok ...

                au fait tu as grandi où tu exerces dans quelle région ?

                Frag mich echt wo Du diesen Nabel Zamenhof gefressen ?
                Le Didi de Zuri m’est bien sympa, mais de là à devenir disciple de de Baha’u’llah

                d’ailleurs
                avec un peu moins d’allumés la Lingvo Internacia serait plus crédible et mieux acceptée.

                TOUJOURS PAS DE KORREKTOR pour Génie et sa prose

                Wo waren sie während dem lesten Grieg ?
                (Où étiez vous lors de la dernière guerre ? )


                • Alain-Goethe 26 février 2011 21:45

                  Wo waren Sie während des letzten Krieges ?

                  (Où étiez vous lors de la dernière guerre ? )

                  Die Antwort : Mein Vater war Kriegsgefangener ; meine Mutter war zu entfernt von Ihm !!
                  Ich war nichts ..


                  • easy easy 26 février 2011 22:41

                    Ouille, je vois que vous n’avez fait que prof.

                    (Je fais comme si l’auteur du papier était cette prof dépitée)

                    Vous aimez l’allemand. OK. Mais vous ne nous faites pas partager votre passion. Vous nous dites votre déception professionnelle et vous demandez qu’on signe votre pétition. Mais attendez, très chère, il faut d’abord soit nous démontrer qu’il est intéressant de pratiquer cette langue pour X raisons à nous détailler, soit nous la faire aimer de façon passionnée et non raisonnable, par exemple en nous disant que lire Goethe en allemand, ça vous fait voler dans les nuages.

                    Du reste, il me semble que vous auriez intérêt à insister plutôt sur le second biais, celui de la passion.

                    Car pour ce qui est de la raison, business, échanges, communication, tout ça, c’est dépassé.

                    Juste avant la mondialisation et après la série de grandes guerres, étant donné la forte industrialisation de l’Allemagne, il était apparu, aux yeux de quelques fascinés par ce pays et ses forces, que la pratique de cette langue, outre qu’elle permettait de bouder les Anglo Saxons envers qui De Gaulle nous incitait à la méfiance, allait nous permettre de faire de bons gros business avec leurs industriels.


                    Mais d’autres, déjà en 1950, prédisaient, vu la grandeur de l’Amérique et son plan Marshall, que le grand business se fera en Anglais.

                    C’était donc de manière à la fois boudeuse des Anglais et têtue de germanisme à la Charlemagne, à la Rome certes mais à la Aix la Chapelle aussi, qu’une partie notable des Français s’étaient engagés à apprendre l’allemand réputé plus difficile (donc filière élitiste, je passe, c’est archi connu)

                    Vous avez donc fait partie de ces jeunes qui ont été séduits par cet apprentissage élitiste, réservé à peu de gens, pas démocratique, pas populaire, pas banal. Très bien.
                    Et là, vous osez à peine le dire puisque vous ne creusez pas du tout les fondamentaux de notre désaffection, vous vous retrouvez surtout cocue.

                    Des cocus, il n’y a que ça. A commencer par Jésus et Obélix.

                    Je boutade mais c’est vrai. Des millions de gens se sont lancés dans une direction, par exemple d’élevage ou de culture, cela parce que l’Etat avait trouvé un bon discours bien démago à tenir autour. Mais quoi, 5 ou 10 ans après, ces gens se sont retrouvés cocus. Le temps qu’ils plantent leurs arbres, la donne avait changé et plus personne ne voulait de leurs fruits.

                    C’est valable dans tous les domaines, jusque par exemple sur les lois du genre Robien. A un moment ;, l’Etat cherche à encourager les investisseurs de l’immobilier et propose discours et aides mais 5 ans après, la page est tournée et c’est une autre messe qui est de mise.


                    Fondamentalement, concernant l’allemand, le français, etc. C’est cuit.

                    Ce sera l’anglais, le vague anglais qui dominera. Il domine et s’impose déjà partout.

                    Même encore en 1940, quand des gens ne parlaient pas la même langue, ils pouvaient se comprendre en parlant latin (ca s’est beaucoup vu pendant la guerre d’Espagne, avec l’arrivée des volontaires républicains accourus de toute l’Europe)

                    Désormais, si t’es prise en otage par des pirates, où que ce soit dans le Monde, même au large de Dar El Salam (ex colonie allemande), et que tu veux demander à aller pisser, tu devras leur parler en anglais.


                    • brieli67 27 février 2011 00:15

                      pas de conclusion BRAVO !

                      les Anglais Pof !! Pof !!

                      va au States
                      et essaye de comprendre et de te faire comprendre en baragouinant un de leur slang local.

                      L’anglais est très difficile à parler : un monde entre ce qui s’écrit et ce qui se prononce. En plus, elle varie beaucoup avec le temps.
                      Mark Twain c’est un peu plus de 100 ans....Très rigolo dit - t’on..
                      mais avec un dico pas des plus léger vu le vocabulaire des pionniers.
                      malgré a few tentatives... J’ai abandonné.

                      Et puis les carottes sont cuites : aux USA, ce sera l’espagnol sous peu !
                      Depuis qqs années, les articles princeps de labos américains sont d’abord publiés en espagnol. 
                      Moins de censure, moins de corrections... certes. Mais le pli est pris.. et celà va en s’améliorant !


                    • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 26 février 2011 23:59

                      @ L’auteur :

                      Veuillez m’excuser, mais je vis à l’étranger, je connais peu l’éducation nationale française et n’ai pas très bien compris le sens de votre article ...

                      Vous battez-vous pour promouvoir l’enseignement de l’allemand en France, ou plus spécifiquement pour défendre vos intérêts d’enseignant de cette langue dans l’environnement de l’éducation nationale française ?

                      En effet, ce que je retiens de votre article, c’est que si l’enseignement de l’allemand est menacé en France, ce n’est pas en tant que langue proprement dite, mais plutôt en raison de restrictions budgétaires ou de problèmes administratifs. Est-ce bien exact ?

                      Le problème serait-il différent s’il s’agissait d’une autre langue étrangère ?
                      L’enseignement de l’allemand ferait-il en France l’objet d’un statut particulier, propre à cette langue ?
                      L’allemand en tant que langue serait-il discriminé en France ?

                      Si tel n’est pas le cas, je ne vois pas en quoi l’enseignement de l’allemand, et spécifiquement de cette langue, serait davantage menacé que l’enseignement de toute autre langue étrangère ?

                      Pour en revenir à l’allemand, il est évident qu’il est important pour un Européen de maîtriser cette langue qu’environ 100 millions de personnes peuvent revendiquer comme langue maternelle (Allemagne, Autriche, Suisse, Luxembourg, Liechtenstein, une petite partie de la Belgique, sans parler du Tyrol du Sud en Italie ...). Comme le rappelle l’auteur, c’est même la langue maternelle du plus grand nombre d’Européens.

                      Cela étant, il est bien évident que l’importance de l’allemand, hors des régions spécifiquement germaniques, dépend beaucoup de l’activité économique exercée, mais également du pays dans lequel on vit. Pour un pays plurilingue comme la Suisse par exemple, où l’allemand est la langue maternelle de la majorité de la population (70% environ), il est important de maîtriser cette langue.
                      Il en va de même dans les pays touristiques dont une bonne partie de la clientèle parle ou comprend l’allemand ...

                      Pour ma part, je trouve fort regrettable que cette langue ne soit pas mieux maîtrisée en Europe, et notamment en France, où l’on donne trop souvent la préférence à l’anglais.

                      D’autant plus regrettable que l’apport culturel de l’allemand à la culture européenne est important.

                      Cordialement !

                      MfG


                      • eugène wermelinger eugène wermelinger 27 février 2011 09:36

                        le français aussi est à la même enseigne.


                        RASSEMBLEMENT
                        samedi 19 mars, à 14 heures, à PARIS
                        devant la fontaine Molière, à l’angle de la rue Molière et de la rue Richelieu (1er arrondissement),
                        (métro : Pyramides ou Palais-Royal).

                        Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !
                        Ne laissons pas tuer la langue française !

                        Le Rassemblement est lancé à l’initiative d’un collectif d’associations de défense de la langue française (Afrav, Asselaf, CLEC, COURRIEL, DLF-IdF). Merci de prendre connaissance du Communiqué de presse en pièce jointe.

                        Le rassemblement est ouvert à tout ceux qui veulent, au delà des prétendues nécessités de la « mondialisation » libérale et des exigences anti-sociales de la haute finance, pouvoir continuer à vivre leur langue au quotidien, en France comme ailleurs. En défendant l’usage de la langue française en France, les associations sus-citées promeuvent le droit de tous les peuples à parler leur propre langue, et à le défendre devant l’imposition proprement coloniale du globish dans tous les pays sous les menées impérialistes des « modèles » économiques anglo-saxons.

                        Le rassemblement sera suivi pour les volontaires d’un tractage de la manifestation enseignante tenue à Paris le jour même, pour sensibiliser le monde de l’Enseignement aux diverses réformes linguistiques accablantes qui viennent d’être annoncées (réforme Chatel et endoctrinement linguistique dès la maternelle, annonce de M. Sarkozy de faire enseigner les mathématiques et l’Histoire ! en anglais au lycée...).
                        Lutter n’a jamais été aussi crucial !

                        Vous voudrez bien trouver en pièce-jointe le communiqué de l’évènement. Il est également disponible en première page de notre site internet, www.courriel-languefrancaise.org/index.php .
                        En vous espérant nombreux à honorer ainsi, loin des faux-semblants officiels, la semaine de la Francophonie,
                        Salutations militantes,

                         M.V., pour l’association.

                        %§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§%§

                        MATTHIEU VARNIER Secrétaire général du COURRIEL

                        secretariat.general@courriel-languefrancaise.org

                        www.courriel-languefrancaise.org


                        • brieli67 28 février 2011 01:30

                          COMBIEN DE FAUTES le Génny 

                          Wo waren sie während dem lesten Grieg ?
                          (Où étiez vous lors de la dernière guerre ? )

                          Demande donc aux Suisses :

                          @ Jean d’Hotaux
                          @ Parpaillot

                          Ils te répondront avec plaisir


                        • eugène wermelinger eugène wermelinger 1er mars 2011 10:49

                          Tiens, à nouveau ce bon vieux Brieli du Kochersberg qui me colle aux basques !

                          Va donc me retrouver ici :
                          Tu vois, contrairement à toi, le médecin ? le maïsoculteur ? le copain de paillasse d’un prix nobel ? l’inventeur vivant de ses rentes ? le pourfendeur de J-M Pelt ! je ne me cache pas derrière un pseudo. Et j’ai publié. Toi aussi peut-être, mais où ? 

                          Dis-donc, je vais repasser dans ton coin prochainement, toujours aucune envie de me rencontrer ?
                          Et alors pour quelles bonnes raisons ?
                          Allez, arrête de faire ta chochotte.
                          A bientôt, ou à jamais ? Mais alors évite-moi aussi ici.
                          Un jour je te démasquerai, il vaudrait mieux que tu jettes ton masque.
                          Tu n’es peut-être pas le mauvais bougre dont tu veux donner l’image.
                          Du moins je voudrais le croire.
                          Nix von unguats, comme tu me l’as assuré dans un post.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès