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Accueil du site > Actualités > Société > A quoi servent les jeunes ?

A quoi servent les jeunes ?

Il y a peu de temps, j’avais écrit un article parallèle, « A quoi servent les vieux ? ». Je pensais avoir fait preuve d’humour noir, mais j’eus droit pour commentaires à des réflexions me taxant de néolibéral. Pour certains ma prose avait d’insupportables relents d’extrême droite. Chacun voit ce qu’il veut dans ce qu’il lit, cela ne m’arrêtera donc point. Malgré tout, j’ai bien envie de récidiver en répondant de la même manière à la question posée en disant : à rien, si ce n’est à payer nos retraites ! Car, c’est connu de tous, le jeune est bruyant, fainéant, impertinent et ne respecte rien. Curieuse façon de penser quand on constate que lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, le futur « jeune » avait tous les droits. Il était un petit roi tyrannique à qui il fallait céder devant tous ses caprices, et surtout ne pas le traumatiser, le pauvre chéri. Le jeune d’aujourd’hui passe le jour de ses 18 ans de la catégorie des petits princes et princesses à celle des bannis, des fouteurs de merde et des empêcheurs de tourner en rond, et tout cela en un seul jour, sans que personne ne l’ait prévenu à temps du retour de bâton. 
Donc le jeune doit servir à payer nos retraites. Pour cela, il faut s’y prendre tôt. Lui donner une éducation suffisante pour qu’il obtienne un travail assez rémunérateur pour qu’il puisse s’acquitter de charges sociales conséquentes, mais des études cependant pas trop longues pour qu’il arrive au minimum à 41ans de cotisations. Ce n’est pas gagné d’avance quand on sait que le jeune n’a aucun sens de l’effort, qu’il n’est pas assez assidu pour garder un emploi et qu’il n’a qu’une envie, celle de pourrir la vie des adultes en écoutant de la musique trop fort, en fumant des substances illicites et en ne pensant qu’à ses loisirs. Cela dit, il a fait depuis peu un effort, en se ruinant tout seul le tympan avec un I-Pod. Il ne fait plus profiter ses proches voisins des décibels qu’il ingurgite par les oreilles au risque de devenir déficient auditif (le politiquement correct, n’accepte plus le qualificatif de sourd, car trop dévalorisant).
Pour le reste, les vieux croutons de 68 ont oublié qu’ils ne crachaient pas sur un pétard, qu’ils préféraient les vacances au boulot et qu’ils ne respectaient pas grand-chose non plus, mais passons. 
Le jeune est donc suspect. C’est d’autant plus difficile à digérer pour ceux qui passées les 18 ans qui se retrouvent accusés de tous les maux, alors que l’on cédait à tous leurs caprices jusqu’à leur majorité. Ils pouvaient brailler dans un supermarché pour obtenir un jouet, hurler parce qu’on ne voulait pas les laisser devant la télé passées dix heures du soir. Il fallait passer des heures de négociation dans un magasin de vêtements pour qu’ils choisissent, jean, manteau ou chaussures hors de prix, mais de marque connue. Quand il était encore mineur, le jeune qui commettait un délit, on le renvoyait chez lui avec une bonne parole. Et quand il avait dépassé les bornes par un viol, une attaque à main armée, un incendie criminel, il bénéficiait de la mansuétude de la justice sous prétexte de l’excuse de minorité. A dix-huit ans, tout s’arrête d’un coup. Car ce sont les mêmes laxistes vis-à-vis des gamins, ceux qui considèrent une gifle comme un crime contre l’humanité qui s’étonnent désormais de la violence des jeunes, de leur irrespect et de leur manque de goût à l’effort. 
Dans bien d’autres domaines, le jeune ne sert à rien. Surtout pas à relancer le secteur de la restauration et de la gastronomie, haut lieu de la culture française. Il se gave de fast-food, de pizzas livrées à domicile et de plats cuisinés sous vide. Cela n’empêche que trop de mères se refusent d’apprendre à cuisiner à leurs filles pour ne pas en faire des victimes soumises au machisme.
Le jeune ne sert pas non plus à s’occuper des anciens, il y a des Africaines pour cela que l’on paye plus facilement « au noir », même s’il existe des chèques emploi service. 
On ne lui fait pas confiance, non plus à ce jeune. Qu’il ait étudié ou non, il va galérer un certain temps avant de trouver un premier emploi. Car le meilleur moyen de trouver un boulot est d’en avoir déjà exercé un auparavant, sempiternelle question de l’œuf et de la poule. Et pour l’obtenir, cet emploi, il faut au minimum cinq années d’expérience. Cela dit, à 55ans, de l’expérience, on en a trop pour intéresser un patron, il faudrait savoir ! 
Le jeune ne sait plus faire de phrases cohérentes avec un sujet, un verbe et un complément ; il truffe son CV de barbarismes et de fautes d’orthographe. En cela, il doit remercier l’éducation nationale qui lui a appris le français de façon ludique, sans paire de baffes, sans lignes de punition et sans lui avoir fait connaitre les auteurs classiques au détriment d’un commentaire de rap de MC Solar et encore, c’est l’un des plus grammaticaux. 
Le jeune aime par dessus tout, les loisirs, comme si c’était lui qui avait inventé le Club Méditerranée, les RTT et le yacht de Bolloré. Cela dit, s’il ne consommait pas outre-mesure de la musique, du street-wear, ne lisait des fanzines et ne s’alcoolisait pas de temps à autre, l’économie nationale serait encore plus bas qu’elle n’est tombée à cause de la crise.
Car le jeune est avant tout un consommateur, et en prenant de l’âge, il va grossir le rang des endettés. Le rebelle qui se fait rapidement virer de son boulot, va très vite apprendre à fermer sa gueule quand il aura plusieurs crédits sur le dos. Seuls quelques petits malins deviendront des surendettés professionnels, quémandant de l’aide sociale souvent en suivant l’exemple des parents. Les autres calmeront rapidement leur fièvre acheteuse après un premier interdit bancaire. 
Le jeune est influençable, à cela près que ceux qui criaient « Vive Pétain » n’étaient pas des godelureaux. Mais il est malléable, sensible aux modes et de nos jours, il braille des slogans écolos et achète des produits dérivés qui enrichissent Yann Plastic Bertrand, Nicolas Hulot et Jean-Louis Etienne. Et puis, il a rejeté « spontanément » le CPE, car il voulait un emploi pérennisé dès la première embauche. En réalité cette affaire de CPE, n’était qu’un règlement de comptes entre deux quinquas qui visaient le fauteuil de président. Influençables, donc, les jeunes ont servi de supplétifs à Sarkozy contre Villepin sans s’en apercevoir. 
Enfin, le jeune est incivique. Il triche, il ne vote pas, il fraude et ne respecte pas les lois. Sarkozy et ses ministres, Bettencourt, Santini et Pasqua, ne sont pas des juvéniles, et pourtant ! Mitterrand, non plus n’était pas de prime jeunesse quand il arriva au pouvoir avec sa clique d’arrivistes pas frais du jour. 
Le mot de la fin, laissons-le à Brice Hortefeux : « Un jeune, ça va, c’est qu’en ils sont nombreux que cela pose problème ». Il n’empêche, quand le nombre de jeunes est insuffisant, se pose alors la question : « Qui va prendre en charge les cohortes de grabataires qui sont de plus en plus nombreuses du fait des progrès de la médecine ? » et « qui va payer leur pension et leurs soins médicaux ? ». 
Oui, définitivement, les jeunes ne servent à rien si ce n’est à financer les retraites. Encore faudrait-il pour cela qu’ils trouvent rapidement du boulot ! 

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59 réactions à cet article    


  • King Al Batar King Al Batar 27 juillet 2010 13:22

    Bonjour Mr Yang,

    Idéalement on pourrait croire que ce sont les jeunes qui vont nous sortir de ce marasme actuel, avec une bonne révolte. Mais maintenant ils sont désabusés, ils s’en foutent de la lutte des crasses comme disaient Renaud, « tous les systèmes sont déguelasses ».

    Il est interessant de remarquer comment chaque mouvement rebelle a été récupéré par la société de consommation pour devenir un produit de commercialisation. D’abord le Rock, et le cul, qui étaient de la musique et des comportements rebelles dans les années 60. On choquait par la musique, par le sexe (69 année érotique). Puis la société de consommation voyant que le rebelle ne refuse pas un cheque en echange d’un peu de sa rebellion, etouffe le mouvement par le pognon. Aujourd’hui le sexe fait vendre. Il en est de même pour le Rap, musique de jeunes rebelles dans les années 90 devenu produit marketting dans les années 2000. Le Punk aussi s’est fait récupéré.

    Le jeune sert donc aussi a créer de fausses idées rebelles, utopistes, qui seront utilisés comme essence pour cette grosse machine qui est la société de consommation.....


    • Gabriel Gabriel 27 juillet 2010 14:45

      Salut le King,

      Encore une fois tu as tapé juste, tout s’achète et tout se vend même les utopies. Dommage !


    • Georges Yang 27 juillet 2010 16:46

      Salut King
      Heureux de vous relire
      J’espere que cette fois, les lecteurs vont comprendre le second degre
      Ce n’est pas gagne d’avance avec le nomvbre de truffes sevissant sur ce forum
      Tout a fait d’accord avec la recuperation commerciale de la revolte, c’est la meme chose avec l’ecologie


    • inès 27 juillet 2010 16:55

      Yang

      Je me méfie des personnes qui jouent au 2ème degré alors qu’ils parlent au 1er degré.
      On peut toujours s’en sortir en traitant les intervenants de truffe, n’est ce pas ?


    • Georges Yang 27 juillet 2010 16:57

      Reecoutez Brassens,
      Le temps ne fait rien a l’affaire, quand on est con, on est con
      Suivez mon regard


    • inès 27 juillet 2010 17:00

      Yang

      Je pensais justement à vous, suivez mon regard, n’est ce pas ?


    • Georges Yang 27 juillet 2010 17:10

      Le titre de la chanson interdite d’Orelsan me vient en tete


    • inès 27 juillet 2010 17:24

      Yang
      désolée , je ne connais pas ce monsieur.


    • King Al Batar King Al Batar 27 juillet 2010 18:23

      Putain entre Yang et Ines ca y va franchement....

      On se calme moi je vous aime bien tous les deux !  smiley


    • inès 27 juillet 2010 19:09

      Al Batar

      Vive l’impertinence !

      Al Batar, vous n’y allez pas non plus, parfois avec le dos de la cuillère.


    • Halman Halman 28 juillet 2010 10:59

      Tellement facile de réagir comme ça et de traiter ceux qui réagissent de truffes.


    • inès 27 juillet 2010 13:29

      Yang
      Vous regardez trop votre famille et votre entourage.

      ne prenez pas votre cas pour une généralité ?


      • Fergus Fergus 27 juillet 2010 13:50

        Bonjour, Georges.

        J’ai bien aimé ce regard jeté au 2e degré sur les jeunes.

        Cela dit, et plus sérieusement, je crois que la principale qualité des jeunes est de nous booster, nous les vieux, de nous sortir de nos routines, de remettre en cause nos certitudes, de nous faire connaître d’autres aspects de la vie et de la culture.

        Sans les jeunes, la vie des vieux serait une lente décomposition !


        • Georges Yang 27 juillet 2010 16:56

          Bonjour Fergus
          Sans jeunes, il faudrait relire Cioran et se tirer un plomb, en amateur de la decomposition


        • Gollum Gollum 27 juillet 2010 14:35

          Car le jeune est avant tout un consommateur


          Je crois que l’essentiel est dit ici (avec d’autres choses assez pertinentes aussi je l’avoue).

          Ce qui caractérise les jeunes d’aujourd’hui, c’est leur immersion complète dans ce monde de la consommation, que nous autres adultes assez vieux, n’avons connu qu’avec retard. Ce qui a permis à nombre d’entre nous de prendre de la distance d’avec ce monde là (pas tous loin s’en faut)..
          Mais le jeune d’aujourd’hui ne connaît que cela.. Faut voir dans les cours d’école comme les gamins observent les marques de ce avec quoi ils s’habillent.. Ils ne connaissent rien à Hugo ou Baudelaire dont ils se foutent, mais sont obsédés par Nike, Vans ou Apple..

          Le culte de l’apparence (le fameux look) fait des ravages avec un conformisme désastreux. Pas du tout d’accord sur ce point avec Fergus. Les jeunes ne boostent en rien du tout, mais finissent par devenir le pur produit de la pseudo-civilisation qui les a engendrés et précédés.. 

          J’imagine qu’il doit y avoir encore quelques rebelles. Je les plains. Car ils se feront impitoyablement montrer du doigt par leurs collègues, car plus que jamais, on n’aime pas les têtes qui dépassent.

          • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 14:55


            A nouveau, je dois me réjouir de la métèque et asiate sagesse de ce Monsieur Yang !


            Cela étant dit (et je vous le dis c’est avec grande peine qu’ai-je du reconnaître qu’un métèque ait quelque sagesse !) : vous me semblez commettre l’impair d’attribuer au jeune le statut d’être humain quand pour moi il s’agit bien plus d’une créature humanoïde, déficiente autant mentalement que physiquement : esclave de l’Hormone et de la charnelle Passion : pornophile et éthylophile, adeptes de pratiques ordaliques et onaniques (ainsi qu’orgiaques semble-t-il) et définitivement en dehors de l’Humanité : à savoir cet état que nous atteignons après avoir cotisé le nombre d’années réglementaire. Soit.

             

            Je vous rejoins parfaitement lorsque vous évoquez la fonction première du jeune : à savoir assurer le financement des retraites des grabataires et autres séniles : qui lorsqu’ils étaient encore dans la triste condition de jeunes privés de cette sagesse que seuls Viagra et Botox permettent d’acquérir ont éminemment contribué à la ruine de notre bien-aimée patrie : mais nous leur pardonnons car alors ils étaient jeunes : devant eux un avenir glorieux et plein de promesses, qu’entre volutes cannabiques et pages de LUI, évangiles de Sullitzer et libertines escapades clubmédéennes, ils ont su RUINER pour les générations suivantes avec toute la maîtrise que confère l’idiotie naturelle de la créature jeune.

             

            Mais encore, nous leur pardonnons car ils sont nos aînés, nos pères et nos mères, nos sages et quand bien même botoxisés à outrance, bien souvent ont-ils le charme glacé d’un parcmètre : ils sont le visage de cette Excellence vers laquelle le jeune doit tendre si il veut se libérer de sa chrysalide et devenir un jour lui aussi humain et retraité ! Ainsi donc, cela étant entendu, qu’importe que ces créatures déficientes nommées jeunes soient vouées à être exploitées et rackettées afin d’assurer le confort de cigales parkinsoniennes : là est la marche du Monde, là est le mystère de l’Humain…Amen.  


            • Georges Yang 27 juillet 2010 16:48

              Votre prose pseudo proustienne , avec des accents maurassien m’intrigue , car je ne suis pas sur d’en comprendre tout le second degre
              Vous avez une culture certaine, mais etes vous serieux, la reside le mystere


            • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 17:04


              En effet, il vous sera difficile de saisir le second degré de mes proseux épanchements car entendez-le bien cher Monsieur Yang : étant voué à l’Excellence : je vais toujours de l’avant : et si vous en êtes au second degré, j’en suis au troisième voir quatrième déjà !  smiley

               

              Sinon résumé&traduction : mise en miroir : entre des groupes générationnels qui ont transformé les Trente Glorieuses en Trente Ruineuses ( : et cela à tous les niveaux) et qui tout en ayant produit ces monstres asociaux, aculturés, etc…dits jeunes ne sont pas à même d’assumer leur responsabilité générationnelle : oubliant qu’ils sont les parents voir grand-parents de cette jeunesse qu’ils vouent aux gémonies. Oubliant aussi que la problématique essentielle pour les politiques à court et moyen terme va être d’assurer le racket/transfert des populations jeunes/actives actuelles pour assurer la retraite de groupes générationnels qui ont préféré jouer à la cigale, bouleverser un ordre social sans en produire un autre viable à long terme.

               

              De plus niveau obsession consommatoire (d’où références au viagra, botox,etc…) les dits vieux n’ont rien à envier aux dits jeunes, et bien souvent loin d’être grabataires ils ont en définitif un pouvoir d’achat plus important que des minots fraîchement débarqués dans le Meilleur des Mondes…

               

              Conclusion : première historique ou aberration : un sexagénaire aujourd’hui peut parler de projet d’avenir, alors que cela s’avèrera plus problématique pour un vingtenaire, trentenaire…sinon niveau autre première : tabula rasa totale après destruction d’un modèle socio-culturel sans en avoir produit un nouveau : résultat pour héritage du Passif, de la Dette avant tout…tout cela dit au premier degré, cette fois…  


            • Georges Yang 27 juillet 2010 17:08

              C’est nettement plus comprehensible, et assez fin , soit dit en passant
              Mais mefiez vous, a force d’etre abscons, on en devient..... aurait pu chanter Brel


            • King Al Batar King Al Batar 27 juillet 2010 18:25

              Mr Yang,

              Francois Ferdiant est certainement l’une des plumes les plus habiles de ce site....

              Dommage que ma prose san antonionesquo banlieusarde, et ma grossièreté ne lui plaisent guère, car on a souvent les même idées. Et les mêmes conso.

              Amicalement à vous deux les mecs, vous êtes des boss !


            • Frédo45 Frédo45 27 juillet 2010 16:01

              Le jeune n’a pas changé. les reproches qui lui sont portés sont les mêmes qu’il y a 50 ans, à l’époque où on l’accusait de trahir l’exception culturelle française en mâchant des chewing-gums et en écoutant Elvis Presley.

              Déjà, les « anciens » expliquaient que les jeunes étaient paresseux et que le niveau scolaire avait baissé. Perpétuelle rengaine ressassée par des jeunes devenus vieux et désenchantés de ne pas avoir agi pour faire évoluer le monde de manière plus juste et honnête.


              • inès 27 juillet 2010 16:34

                Fredo

                Merci pour votre réaction simple et sans détours face à des vieux cons.

                Heureusement, il reste encore des Anciens qui ont gardé l’esprit jeune.


              • LE CHAT LE CHAT 27 juillet 2010 16:48

                @fredo45

                les soixantehuitards de hier sont devenus les ultra libéraux de maintenant !


              • bluebeer bluebeer 28 juillet 2010 18:38

                « Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »

                 Socrate

                Si ça c’est pas une preuve que tout tourne à vau l’eau ! Irrécupérables les jeunes ! Depuis Socrate. C’est tout dire !

                @ Inès

                D’accord avec votre remarque de l’usage ambigu que fait parfois l’auteur du premier et second degré. Mais plutôt que de critiquer stérilement - comme une jeune, votre photo le prouve ! - pourquoi ne pas profiter vous même de cette géniale trouvaille.

                Exemple :

                ATTENTION ; SECOND DEGRE :

                Je trouve cet article vraiment nul !

                Eh, te fâche pas, c’est de l’humour. T’as pas d’humour ?

                Eh voilà le travail...


              • Spip Spip 27 juillet 2010 16:07

                Raser les immeubles et prendre soin des gens. Deux programmes bien différents...

                . Si le 1er peut être/sera réalisé, ce sera au nom du soutien à l’activité économique, le BTP étant un secteur sensible avec des statistiques impitoyables face au discours volontaristes (ou lénifiants) de nos « responsables »

                - Le second, lui, pose problème. C’est beaucoup plus difficile de remonter la chaîne des manques d’une/plusieurs générations et de tenter de réparer. Les moyens sont connus mais souffrent d’une tare grave : prendre soin de l’autre ça ne rentre pas dans le sacro-saint calcul du PIB  !

                Tant que nous resterons dans ce genre de logique comptable, on mettra des rustines qui tiendront le temps que dure une rustine. Ça ne bougera pas vraiment.


                • LE CHAT LE CHAT 27 juillet 2010 16:46

                  ouaip , les jeunes de maintenant sont obnubilés par le paraitre et veulent amasser des biens de consommation ! pour eux , un portable de 6 mois , c’est déjà une vieillerie tout juste bonne à jeter à la poubelle ! des métrosexuels remplis de fashionitude voulant paraitre avant tout !
                  c’est pas avec ça que vous aurez un mai 68 again !  smiley


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 17:10

                    l’ avantage du jeune c ’est qu’ il est moins âgé ,

                    alors qu’ un vieux c ’est le contraire .

                    Mais c ’ est juste un effet de calendrier ....


                    • Georges Yang 27 juillet 2010 17:12

                      Merci Almanach Vermot !


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 17:31

                      Pardon moi c ’est Almanach Rocla ,

                      éphémérides , ridules et plis .


                      • antonio 27 juillet 2010 18:05

                        Bonjour M. Yang.
                        J’apprécie beaucoup votre article mais je ’ai pas le temps de le commenter pour l’instant, juste une minute pour dire que je connais beaucoup de jeunes courageux et travailleurs, pas dupes de la société de consommation et en révolte constante contre les insanités des médias.
                        A plus tard.


                        • ELCHETORIX 27 juillet 2010 18:40

                          Bonjour l’auteur
                          mon avis sur votre billet  : les jeunes ne sont pas venus pour servir , ce ne sont pas des machines donc des objets , ces jeunes veulent exister , vivre etc.. , et ne doivent pas oublier qu’un jour ils seront « parmi les anciens » pour ceux qui savent discerner entre liberté responsable et liberté anarchique en évitant de consommer ces produits de merde que propose ce système ultra-libéral , super abêtissant pour une culture réduite à sa plus simple expression opposée à une consommation effrénée aussi stupide que mauvaise pour la santé mentale et physique !
                          il est vrai que dans ce monde hyper médiatique qui encourage l’individualisme et le paraître , il est difficile pour un jeune esprit de faire le « tri » ou « la part des choses » ou résister à son envie immédiate ( c’est tout aussi difficile pour un esprit averti car la manipulation médiatique et publicitaire embrouille aussi bien les esprits jeunes que moins jeunes )  !
                          RA .


                          • Georges Yang 27 juillet 2010 22:17

                            Si vous êtes inaccessible à la subtilité lisez Marc Lévy ou Allain Jules


                          • ELCHETORIX 28 juillet 2010 01:01

                            Ne vous en faites pas , camarade , le 1er et second degré , je connais , et parfois la subtilité frise l’ironie !
                            Quant à mes lectures , il est vrai que j’ai beaucoup de temps pour consulter divers auteurs qui pour la plupart ne font pas l’apologie de ce système actuel où l’homme
                            est considéré comme une marchandise , que cet homme soit jeune ou moins jeune.
                            Je n’ai donc , pas besoin de votre conseil , en vous remerciant de votre sollicitude !
                            RA .


                          • JL JL 27 juillet 2010 18:52

                            « Oui, définitivement, les jeunes ne servent à rien si ce n’est à financer les retraites. Encore faudrait-il pour cela qu’ils trouvent rapidement du boulot !  » (Georges Yang, second degré)

                            "Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » (Hannah Arendt, premier degré)


                            • Georges Yang 28 juillet 2010 11:12

                              On dirait que vous n’avez lu que Hannah Arendt


                            • JL JL 28 juillet 2010 11:21

                              Et vous, georges yang, seriez-vous du genre à déclarer que toutes les femmes anglaise sont rousses ?!

                              Vous plaisantez, j’espère !?


                            • Georges Yang 28 juillet 2010 11:29

                              Je suis sarcastique, vous vous en etes sans doute apercu

                              Je lis depuis longtemps vos commentaires, ceux d’un individu d’une certaine culture, mais atrocement pontifiant, un peu comme l’etait Reneve

                              Il faut se decoincer un peu, rien n’est a prendre au serieux, et surtout pas les choses serieuses
                              Je n’apprecie pas particulierement Arendt
                              Mes trois sources de reflexions sont 3 philosophes
                              Machiavel Nietzsche et Jean Marc Reiser


                            • Annie 27 juillet 2010 18:57

                              C’est pour cela que je suis sympa avec mes mômes, dans l’espoir qu’ils ne mettront pas trop vite en maison de retraite (et cela, dans le meilleur des cas).


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 20:09

                                les jeunes disent  : allez les verres

                                les vieux disent  : allez les asticots ....


                                • antonio 28 juillet 2010 10:13

                                  A chaque génération, les adultes plus âgés ont eu une vision négative d’une partie de la jeunesse : les Zazous, les blousons noirs,etc.

                                  Aujourd’hui la critique est à un niveau jamais atteint puisqu’on dit « les jeunes » désignant par là toute une classe d’âge dans son ensemble.

                                  Avant de poursuivre, je fais un rappel rapide de quelques aspects des années 70-85 .
                                  Durant cette période, on trouvait du travail facilement ( je me souviens d’une affiche d’extrême gauche appelant à manifester parce qu’il y avait 450 0000 chômeurs. ( nous en sommes à au moins dix fois plus !).----le capitalisme a toujours eu besoin d’un « volant » de chômeurs------
                                  A cette époque, on pouvait quitter son patron et le lendemain, on avait un autre emploi ( bâtiment, usines, etc...)
                                  On pouvait faire construire sans problème : par exemple avec deux petits salaires, on pouvait faire ériger une maison ( essayez maintenant avec deux SMIC : c’est déjà bien si vous survivez.

                                  L’époque était à l’insouciance, au plaisir de vivre : pas de ceintures de sécurité, pas de contrôles routiers, camping sauvage, l’auto-stop se pratiquait couramment ( certes, il y avait 10 fois moins de voitures !)
                                  Un jeune pouvait s’assurer matériellement sans problème : louer un appartement, se meubler, acquérir une voiture, sortir, partir en vacances et je parle là d’un jeune ouvrier.

                                  Mai 68 avait laissé des traces dans les mentalités et le machisme ne sévissait pas comme maintenant, ça c’est sûr !

                                  Le niveau scolaire était bien meilleur : dans ces années-là, on pouvait arrêter ses études en troisième et passer sans difficulté un concours administratif ( ex : Sécurité sociale : la SNCF embauchait des apprentis dès 15 ans, les formait dans ses écoles et j’en connais beaucoup qui ont fait une carrière tout à fait satisfaisante.)

                                  Seule une minorité accédait à l’université : le bac étant alors un bon bagage, les étudiants avaient peu de problèmes pour suivre. La présence aux cours n’était pratiquement pas contrôlée (Je parle de ce que connais : la filière littéraire.) On était assez « grand » pour faire ses études sans contrôles incessants.

                                  On discutait beaucoup, la jeunesse était plus politisée.
                                  La famille n’était pas « démantibulée ».
                                  Les médias avait encore des programmes de qualité.

                                  Et SURTOUT le mot STRESS n’existait pas.Nous ne ressentions aucune peur.

                                  Volontairement, j’ai choisi de n’évoquer que les aspects positifs de cette période. Bien sûr, qu’il y avait des problèmes : la retraite « riquiqui » des vieux, les dures conditions de travail à la chaîne, les longs horaires de travail, etc... mais ce n’est pas mon sujet.

                                  Si j’ai parlé très rapidement de la légèreté de vivre, de l’optimisme de ces années-là, c’est pour mieux souligner combien la période actuelle est différente.

                                  Il est beaucoup plus DUR d’être jeune de nos jours.
                                  L’éducation laxiste associée à l’hyperconsommation ( comme vous le dites ) produit des catastrophes.A cela s’ajoute la baisse sans précédent du niveau scolaire . Beaucoup de jeunes bacheliers ne sont pas capables de suivre en en fac. Et on les infantilise au maximum : songez qu’on fait des journées portes ouvertes en fac pour les « guider » leur montrer où est la bibliothèque, le restaurant universitaire ( comme s’ils n’étaient pas capables de les découvrir par eux-mêmes ! A-t-on jamais vu un étudiant crever de faim parce qu’il ne trouvait pas la cantine tout seul !
                                  Et puis, on les « encadre » au maximum ( moniteur durant les premiers mois, contrôle strict de la présence aux TP, cours de rattrapage pour les plus faibles, remise à niveau en orthographe). Désormais dans beaucoup de cours en fac règnent le bavardage et la lecture de sms.
                                  Tout cela ne serait peut-être pas si grave s’il n’y avait le chômage MASSIF à tous les échelons de la société. : Bien des BEP ne conduisent à rien, des bacs professionnels ( sauf ceux qui sont très spécialisés ) aussi sauf à accepter des emplois sous-qualifiés. Et si un jeune a un emploi, il n’a pas intérêt à regimber, même à juste raison, car c’est la porte illico...il est si facile de le remplacer ! La plupart du temps, les employeurs ne proposent que des CDD.
                                  Beaucoup même avec un emploi ont encore besoin de l’aide de leurs parents ’ quand c’est possible).
                                  Pour les étudiants qui suivent des études longues, la situation n’est guère plus facile : réduction drastique du nombre de postes d’enseignants, partout de la maternelle à l’université.Un jeune doctorant qui passe sa thèse après au moins trois ou quatre ans de travail acharné n’est pas sûr de trouver un poste d’assistant. Il y a belle lurette que l’Université préfère employer des PRAG c’est-à dire de jeunes agrégés qu’on paie beaucoup moins et qui donnent deux fois plus de cours.

                                  Quant à ceux qui deviennent cadres, pour la plupart, c’est le monde impitoyable de la compétition, les horaires à rallonge, un management pervers, un vrai panier de crabes où il faut survivre.
                                  Je m’abstiens de parler de la publicité intense pour pousser à consommer plus, des programmes débiles des médias, de l’inculture grandissante, du miroir aux alouettes de la « réussite facile »., etc...

                                  La France s’est désindustrialisée : maintenant, le « fin du fin », c’est d’ouvrir un kebab, un magasin, de développer le tourisme, etc...

                                  Je connais beaucoup de jeunes qui, courageux, veulent s’en sortir : travail ingrat, bas salaires,
                                  CDD à répétition. D’autres, plus démunis, sont laissés sur le bord de la route : RSA auquel ils s’habituent. Souvent, à l’ANPE, pour continuer à toucher des indemnités chômage, il est obligatoire de suivre un stage (comment rédiger un CV, se présenter, par exemple ), donc la plupart du temps ( il y a quand même quelques exceptions ) des stages qui ne servent à rien sauf à « nourrir » toute une armée de formateurs.
                                  Et c’est évident, quand on se prénomme Mohamed ou Kaoussou, c’est encore moins facile.

                                  Une dernière remarque : c’est le « politiquement correct » qui a amené l’emploi massif de cette expression « les jeunes ». Quand dans les banlieues ( pas uniquement là certes ) se produisaient des exactions , au lieu de désigner les auteurs par les termes de voyous, délinquants, bandits, petites frappes, que sais-je encore, « on » a « préféré » employer l’expression « des jeunes » pour ne pas « stigmatiser » la jeune populations de certains quartiers...

                                  Je reste optimiste car je fréquente beaucoup de jeunes qui « en veulent » qui ne rechignent pas à l’effort, qui sont « conscients » du délitement de la société, qui ont ardeur et dynamisme.

                                  Malgré tout, en 2010, la phrase de Paul Nizan qui est au début de son livre « Aden Arabie » est plus que jamais d’actualité :

                                  « J’AI EU VINGT ANS, JE NE LAISSERAI PERSONNE DIRE QUE C’EST LE PLUS BEL AGE DE LA VIE ».

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