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Accueil du site > Actualités > Société > A service public, service public et demi

A service public, service public et demi

Alors qu’aujourd’hui nous sabordons, ou plutôt nous laissons saborder, le service public, un petit rappel s’impose.
Comme son nom l’indique, le Service Public par son essence même, n’a pas à être rentable économiquement mais plutôt humainement.
 
Prenons pour exemple le système hospitalier, un cas édifiant est arrivé non loin de chez moi, sur Toulouse, le service de chirurgie cardiaque infantile à été fermé sous prétexte, que le centre de radiologie rattaché ne se trouvait pas juste à côté, pourtant ces deux services fonctionnaient bien et obtenaient des résultats plus qu’honorables.
A des fins de sécurité, seuls deux grands pôles vont désormais rester actifs, celui de Paris et celui de Marseille.
Aussi une jeune maman a vu son enfant partir pour Marseille en hélicoptère du SAMU, super les économies pour la SECU et encore mieux pour la sécurité sanitaire de l’enfant…
Il faut croire que pour les Gestionnaires du domaine de la santé, le centre de radiologie infantile se trouvait plus loin que Toulouse de Marseille ou Toulouse de Paris… (à méditer)
Bien sûr, pourquoi ne pas aller dans le privé…
 
Prenons maintenant la SNCF, qui dans les années qui se sont écoulées, a fermé, sous prétexte d’économie de nombreuses petites gares. Les cadres gestionnaires, se demandent encore pourquoi les usagers obligés de faire une dizaine de kilomètres pour atteindre celles-ci, préfèrent utiliser leurs véhicules pour finir le trajet vers leur lieu de travail ? c’est vrai, c’est difficilement compréhensible…
 
La liste de cas est bien trop importante, pour la citer en entier, mais un constat s’impose, les économies budgétaires engendrées se font au détriment des usagers (coût supplémentaire, perte de confort etc.)
 
Avons nous vu nos impôts diminués, pourtant à force d’économiser sur tout, cela aurait du se ressentir, non bien au contraire…
 
Et que nous dit-on dans les médias, « le service public coûte cher, est rempli d’incapables qui partent du travail avant même d’y être arrivé, qui prennent leur retraite avant même d’avoir assez cotisé » ; « Il faut jeter le Haro sur le service Public et préconiser la privatisation à tout crin, il faut budgétiser, faire des économies par des coupes franches dans les effectifs » etc.
 
Comment voulez-vous qu’un service continue à fonctionner normalement si au fur et à mesure vous réduisez les effectifs et diminuez les moyens ?
Il est vrai, que depuis les privatisations cela va beaucoup mieux, baisse des coûts de service, baisse des abonnements, humanisation, distribution équitable entre tous les citoyens (je plaisante…)
 
Nos chers hommes et femmes politiques n’ont pas vu leurs effectifs se réduire, au contraire, les dépenses liées au pouvoir ont explosées, et ils (elles) voudraient que nous fassions des efforts, pour quoi ? ou devrais-je dire pour qui ?
 
A QUAND UNE PRIVATISATION DE L’ETAT !!! (à moins que ce soit déjà le cas).
N’avez-vous pas l’impression que c’est le Capital Privé qui dirige aujourd’hui ?
 
 

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11 réactions à cet article    


  • Cheminette 6 février 2010 10:06

    Devenue fonctionnaire aux PTT , je peux vous dire qu’avant la réforme, en fin d’année, l’Etat profitait des bénéfices de cette administration (venant surtout des télécom), ce qui était normal, puisque service public, même chose dans tous les services publics bénéficiaires, aujourd’hui, chaque fois qu’un service public est privatisé, l’Etat prend cet argent dans la poches des anciens usagers, c’est-à-dire nous tous, alors effectivement il faut continuer à privatiser, çà fait plaisir à tellement de français jaloux des soit-disant privilèges des fonctionnaires.


    • Romain Desbois 6 février 2010 21:59

      Actias
      Je vous trouve de plus en plus poujadiste. Dommage smiley

      Les privilèges dont vous dénoncez les excès et qui selon vous mettent à bas les entreprises publics, je suppose que vous parlez par exemple du salaire de Proglio ?

      Sinon je suis d’accord sur le fait que pour justifier une privatisation, il vaut mieux présenter une entreprise en mauvais état.

      Rappelons nous TF1 qui à la veille de sa vente à Bouygues était présentée comme ayant un passif colossal. Quelques mois après on apprenait que en fait TF1 avait au contraire un très bon bilan au moment de la vente.


    • Romain Desbois 6 février 2010 23:30

      Slt Actias

      nous sommes d’accord, cherchons toujours l’efficacité (je préfère à la productivité).

      Altercroissant également, je pense que l’on peut mieux faire avec les moyens actuels. Avec moins de moyens d’ailleurs.

      Les finances publiques ont besoin d’un véritable audit, au niveau de chaque dépense.

      des fonctionnaires sont certainement en trop dans certains endroits, à l’Elysée, dans certains ministères, même à la SNCF qui croule depuis dix ans par la multiplication de cadres dont on a des fois du mal à comprendre leur fonction.

      Il faut aussi et d’abord traquer les gaspillages, les abus qui sont légions (au niveau national, régional et local). comme les sondages de l’Elysée, les baudruches de certains festivals payés des dizaines de millions d’euros par le ministère de la culture ( canard enchainé), des batiments publics vendus et rachetés 4 fois plus chers quelques années après (imprimerie nationale), des cafetières de plusieurs dizaines de milliers d’euros, etc....

      Je suis perso partisan d’une frugalité de la dépense d’Etat, un peu à la méthode suédoise ou même les communications téléphoniques des ministres ne sont pas prises en charge par l’Etat.

      En France les grandes entreprises et l’Etat mettent à la disposition de leurs dirigeants les cartes bleues sur des comptes spéciaux. C’est ce genre de truc comme les frais de bouche qu’il faut traquer.

      Après peut-être que le peuple sera plus enclin à accepter de se serrer la ceinture.

      Sur le fond nous sommes d’accord. 


    • hunter hunter 6 février 2010 17:03

      Actias,

      Ta démonstration est parfaite (as usual), t’as juste oublié un truc :

      Et tout ça sous les applaudissements des gogos jaloux, qui seront moins bien traités, mais qu’on a tellement monté les uns contre les autres, qu’ils sont trop contents de voir « ces salauds de fonctionnaires » être éliminés !

      @l’auteur : « N’avez-vous pas l’impression que c’est le Capital Privé qui dirige aujourd’hui ? »

      Absolument, et le processus n’est pas nouveau, mais il est vrai qu’il prend un sacré coup d’accélérateur !

      Allez bonne fin de semaine à tous !

      H /


      • Romain Desbois 6 février 2010 22:30

        Dans ma ville moyenne (23 000 âmes humaines) et autour les cinq six villes de même taille, le facteur n’est pas le facteur du coin. Non c’est la facteur de la ville d’à côté qui passe.

        Conséquences :
        1 Lorsqu’il ya des absents , les facteurs font une tournée sur deux de manière à distribuer au moins partout tous les deux jours (de source « facteurielle »).

        2 quand vous avez reçu un colis ou un recommandé en votre absence, pas la peine d’aller le chercher le jour même ! Non le pli repart dans la ville d’à côté et sera remis au bureau de poste le lendemain et disponible ce lendemain après 13 ou 14 heures.
        Tant pis pour vous si votre colis arrive le vendredi, vous ne pourrez le prendre que le lundi suivant voire le mardi si cela tombe à la Pentecôte ou à Pâques.

        3 dans votre bureau de poste tout refait joli, vous souhaitez poster un courrier classique et vous allez acquérir un timbre. Derechef on vous demande de préférer la machine. « Pour vous éviter de faire la queue » s’empresse-t-on de vous dire à l’entrée par un responsable.

        pas de monnaie ? Mais il y a des monnayeurs !!!!

        Coincé !!! Non j’ai trouvé ! Je veux des timbres de collection.

        ouf, au guichet, je vois que ça gonfle la personne de devoir étaler les trois quatre pauvres timbres différents, tous aussi moches les uns que les autres.
        Ok allez ! collé c’est pesé !

        Et là je ne comprends pas, le « burelier » me rend mon courrier !

        Je me dis que j’ai pas tout suivi, que ça ne rentre pas dans les cases.

        Et bien si, le « buronnier » m’indique que la boite à lettres est dehors !

        Je la trouve sur le trottoir, une boite jaune classique, pauvre boite de trottoir de toutes rues.
        Car c’est le facteur de la ville d’à côté qui ramasse le courrier !

        Bah oui, dans ma ville quand vous allez à la poste pour poster un courrier, vous vous embêtez pour rien. Allez mettre votre courrier dans la première boite venue après vous être arrêté chez un « Tabagiste » pour le timbre.

        Je comprends l’amertume des postiers de voir que depuis des années on détruit un service envié dans le monde entier.

        après la casse des gens de france télécom, maintenant vient le tour des gens de LaPoste, d’EDF et de la SNCF. des suicides à la pelle, à la une, il risque d’y en avoir !

        Mais attention , on ne sait jamais de qu’un désespéré peut faire. Les drames style human bomb et autres « forcenés » n’ont pas fait réfléchir nos élites.


        • non667 6 février 2010 22:52

          à tous
          avant 1981 sous Raymond BARRE 1°ministre , un certain LONGUET (+ MADELIN ) alors d’extrème droite avait pondu un rapport donnant la methode pour ramener le nombre de fonctionnaires à 400.000 Chiffre effarant du canard enchainé je l’avais corrigé en pensant :diminuer de 400.000 . Ce rapport était resté secret et inapliqué jusqu’au changement de majorité
          30 ans d’observations et de réflexions m’ ont permi de voir sa mise en oeuvre
          Principe global
          tout service public peut être privatisé en totalité ou par parties
          il suffit d’établir un cahier des charges et de lancer des appels d’offres et de les attribuer au moins disant ou au mieux copain !!
          Celà devient une ligne budgetaire voté par des élus et un minimum de fonctionnaires inspecteurs des travaux finis s« assurent du respect des contrats et de la régularité des comptes !!!
          pour faire passer tout ça en catimini ,on découpe les services ,on leur attribue une enveloppe budgetaire à chaques parties ainsi prete pour le privé
          on sabote volontairement (départ a la retraite remplacé par des vacataires ,contractuels incompétents ) restructuration,déplacement du personnel pour le destabiliser (suicide france télecom ) afin de le critiquer pour justifier la privatisation.
          un exemple dans l’E.N. autour de 1985 . le gouvernement voulait faire passer  » l’autonomie des établissements (lycées )" cad recrutement des profs , bacs élèves. Le P.S. et ses syndicats proches étaient pour cette préparations au privé ,ils sont restés muets !
          Ce sont les trotskistes infiltrés à F.O. qui ont mobilisé et mis en échec ce projet .
          etc...etc...


          • Romain Desbois 6 février 2010 23:35

            non667

            Et pourtant on a testé la privatisation de l’eau. nombre de communes reviennent en arrière en découvrant la gabegie financière de cette privatisation.


          • non667 7 février 2010 16:14

            à romain
            ex fonctionnaire je déplore comme vous les privatisations 
            ma réaction ne visait pas a en faire l’apologie mais a en mettre a jour pour les jeunes les mecanismes de mises en place et surtout a rendre vigilant vis a vis de la gauche (on n’est pas enclin naturellement a se méfier ) car c’est elle qui prepare (decoupage, restructuration ,gestion comptable ) et la droite qui privatise .ne pas compter sur le P S pour réagir, on l’a vu sur l’europe qui est une vaste entreprise de privatisation !!!!
             


          • Romain Desbois 7 février 2010 19:48

            non667

            Pardon mais mon commentaire était une approbation du vôtre pas une critique smiley

            Comme quoi la ponctuation émotionnelle est utile parfois pour éviter les malentendus heu pardon les mal-lus smiley
            heu je ne dis pas que vous avez mal lu smiley (d’ailleurs je ne dis pas, j’ecris) smiley

            bon je n’y arriverai pas smiley

            Allez sans rancune smiley


          • Lemiamat 8 février 2010 10:52

            Ce qu’on pourrait essayer comme méthode, c’est de laisser les entreprises nationales en l’état et de les mettre en concurrence avec du privé. Bien évidemment il ne faut pas qu’elles soient en déficit (sauf exception) et qu’on prenne en compte pour les entreprises publiques le fait qu’elles ont une grande partie de tout leur matos qui est déjà amorti.
            Voilà avec la concurrence on pourra COMPARER ce qui est mieux pour chaque citoyen !
            Cas particulier : les réseaux comme EDF, eaux, chemins de fer etc, c’est embetant de tirer 2 réseaux. 


            • Romain Desbois 8 février 2010 17:44

              C’est ce qu’on a fait avec france télécom.

              Le danger est qu’il faut auparavant ne pas oublier de fixer les règles sociales pour éviter le dumping et la sous traitance.

              Partant du principe que le vraie liberté est la liberté de choix, la concurrence est bonne quand on joue avec les mêmes règles.

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