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Accueil du site > Actualités > Société > Absence de limite et échec de l’Ecole

Absence de limite et échec de l’Ecole

Le travail est une limite à l’amusement ou au loisir.
Le silence est une limite à la parole.
Se coucher ou aller au lit, est une limite à la veille.
Rester assis, est une limite au mouvement et à la marche.
La politesse est une limite, ou un encadrement de la liberté, de la parole et du geste.
Prendre des repas équilibrés à heure fixe, est une limite et un encadrement de la faim et de la gourmandise.
Le jeu est une limite au travail et au sérieux, comme le travail et le sérieux sont une limite au jeu.
On pourrait multiplier les exemples...

Il y a une quarantaine d’année s’est mis en place un principe libertaire « Il est interdit d’interdire » qui s’est imposé comme une évidence et qui a influencé toute la société et fait surtout sauter le dernier verrou de la consommation. Avec les enfants, on ne marchait pas vers plus de république, mais vers la monarchie de l’Enfant Roi !

La tendance s’est très vite fait sentir à l’école... L’école se transformait en lieu de vie et en ère de jeu, où on réussissait pour la première fois dans l’histoire, à marier jeu, apprentissage et compétences. On peut se demander, sans trop ironiser, comment les générations qui nous ont précédés, n’y avaient pas pensé...Il existait toujours une "approche pédagogique" plus ludique que la précédente. On rivalisait dans la forme, souvent d’ailleurs au détriment du fond, en inventions de tous genres qui plaisaient tant aux inspections ! Les inspecteurs voulaient des classes très"vivantes", quel que soit le prix...

Depuis certaines classes sont devenues tellement "vivantes" que l’on y "meure"... Maintenant, au stade où nous sommes , pédagogie ludique ou pas, les élèves vous font sentir ou vous disent carrément que vous les emmerdez ! Il est certain que dans la course à "l’intéressant et au vivant", les cours ou les activités, quelles que soient les pédagogies mises en oeuvre, ne présenteront jamais l’intérêt des contenus des MP3 et des consoles de jeux. Le piège était là, dans l’enthousiasme des lendemains meilleurs, on n’a pas su l’éviter. On en est maintenant à proposer une forme de rémunération pour maintenir l’élève dans la classe. Il faudra probablement prévoir une prime pour qu’il reste assis !

Vouloir des classes "vivantes" et des "pédagogies "ludiques", revenait, en fait, à jouer sur toutes les limites du cadre de l’élève, en les brouillant et en les estompant puis en les gommant jusqu’à les faire disparaître. La véritable innovation, tapie et déguisée, était là. Les enfants perdaient en même temps tout repérage normatif. Sans nous en rendre compte, nous étions en train de creuser les avenues des problèmes actuels, tout en encourageant les parents à faire de même à la maison.

"En une génération, nous avons vu émerger dans les consultations, des parents qui ne s’autorisent plus à dire “Non” à leurs enfants, non pas un “Non” qui seulement interdit, mais un “Non” qui, du fait d’interdire, autorise et ouvre à du possible. En revanche, ils se voient de plus en plus mis à mal du fait de ne pouvoir être des pourvoyeurs pour leurs enfants. Le tableau est sans aucune trace d’antécédent dans l’Histoire, et suffisamment représentatif aujourd’hui pour être épinglé." (Jean Pierre Lebrun)

Les conséquences de ce phénomène qui s’est généralisé, sont une catastrophe pour l’école où ces enfants, qui commencent à remplir nos classes, n’acceptent plus la moindre limite à leur comportement et ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité nécessaire à la vie en groupe et à l’organisation de l’apprentissage. Dans la classe, ils contestent tout, font des réflexions à propos de tout, et ne possèdent aucun des rituels de base de la politesse la plus élémentaire. Il est impossible de les faire taire pour passer à une écoute active. Ils sont incapables de la moindre empathie, c’est le règne de l’égo ! A certains moments, ils s’avachissent sur la table et s’endorment en pleine classe. Malheur à vous si vous les réveillez ! Ils font ce qu’ils veulent et n’acceptent aucune contrainte ! Il suffit d’avoir quelques enfants de ce profil dans une classe, pour que toute la classe se gangrène ! Les nerfs du professeur sont alors soumis à rude épreuve, car les provocations de ses enfants sont permanentes. Les provocations dégénèrent souvent en agression verbale, en insultes !

Le risque de dérapage est devenu objectif, c’est à dire très probable, et ce d’autant plus que le professeur sera tenté de maintenir un niveau de travail. Il ne sera plus possible de traiter ces dérapages comme des cas de responsabilité individuelle, comme ce fut le cas pour tous les événements de ce type qui ont fait l’actualité. Les enfants qui ne connaissent plus la limite du "non", sont inaptes à la vie en groupe et ne sont plus raisonnablement scolarisables, du moins pas avec le cadre structurel actuel. Passer outre, revient à exposer le professeur et le reste de la communauté scolaire à un risque qui ne relèvera plus de la responsabilité du professeur, mais de la responsabilité collective !

Le problème actuel résulte de la constatation que ces "enfants sans limite", sont maintenant de plus en plus nombreux. Il est nécessaire de prendre en compte ce paramètre qui devient prépondérant. Cet état de fait transforme la probabilité de dérapage en risque suffisamment objectif pour que l’on modifie le traitement de la responsabilité. C’est dans cet esprit que le droit aborde l’accident du travail.

Voila où nous aurons mené les choix que nous avons fait depuis une quarantaine d’années. Les parents et les "pontes de l’éducation"portent une responsabilité certaine. Les règlements intérieurs des établissements scolaires ne permettent plus de contenir les enfants rois de l’Ecole républicaine qui commencent à régner avec absolutisme sur les établissements. Le discours actuel, qui évacue systématiquement cette piste, montre aussi les limites (...) du politique, au cœur des démocraties, où dénoncer une erreur, devenue majoritaire, peut remettre en cause l’élection où le mandat... Il faudra attendre que le phénomène devienne insupportable, pour que les premières critiques officielles apparaissent.

En attendant les remèdes proposés pour soigner les malades auront le même effet que de la pommade sur une jambe de bois. Beaucoup d’enseignants continueront, eux, à avoir la gueule de bois, en espérant que la cirrhose ne les emporte.
 
Eric de Trévarez 
 

Les réactions les plus appréciées

  • ZEN (---.---.---.153) 24 octobre 2009 20:06
    ZEN

    L’infantilisation galopante de beaucoup d’adultes ,la crise de l’autorité qui s’en suit, sous l’effet de la course à la jouissance avant tout, prônée par le société ultralibérale , qui façonne jusqu’à nos désirs et nos repères, me semble être la source principale des principaux problèmes évoqués

  • Pascalou (---.---.---.36) 23 octobre 2009 16:30

    « Il est interdit d’interdire » était une boutade de potache, une antinomie volontaire qui se voulait plaisante. Certains, parmi lesquels le trop fameux Philippe Meirieu, en prenant la formule au premier degré, se sont rendus coupables de naïveté (pour rester poli…).

  • DIMEZELL (---.---.---.36) 23 octobre 2009 19:08

    Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.
    La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la suivante : il est vrai que nous connaissons de vrais problèmes comportementaux dans les écoles de la part d’enfants dont certains ignorent même qu’ils sont des élèves. Cela semble progresser avec le temps.
    Le problème c’est que RIEN , rigoureusement rien n’est fait pour prendre en compte ce problème. Les nouveautés très nombreuses que certains nomment des réformes ne sont qu’un catalogue de savoirs passéistes et d’obligations faites aux écoles : Soyez des enseignants soldats et faites ce que l’on vous dit de faire ! Pas de temps de réflexion, pas de temps de discussion, des ordres, pas de formation au travail collectif, pas de formation sur ce problème qui bouffe la vie des enseignants, des écoles et des enfants en souffrance.
    Le pire, c’est justement que certains croient que le problème vient de mai 68 et du reste alors on impose les bonnes vieilles méthodes et des programmes dignes du dix neuvième siècle , on aimerait bien revenir aux bonnes vieilles blouses et à l’estrade. Ridicule et terriblement inefficace car c’est la société actuelle qui est en train de tout détruire. Comme le dit Tristan Valmour, nous vivons dans une société qui ne respecte pas l’Homme.


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40 réactions à cet article

  • paconform (---.---.---.28) 23 octobre 2009 11:08
    Raymond SAMUEL

    Bonjour,
    Il y a une quarantaine d’années s’est mis en place un principe libertaire : « il est interdit de s’interdire » ; mai 68, le féminisme ultra et le consumérisme se sont ligués pour sacrifier les enfants : les vieux à la maison de retraite et les enfants à l’école (après la crèche, la maternelle, le centre aéré etc...).
    Il faut réintégrer les enfants dans la société des adultes, sous la protection des parents, notamment instruire les enfants par petits groupes, hors des groupes scolaires ségrégationnistes.
    Le traitement que ces adultes infligent depuis une quarantaine d’années aux enfants est inhumain. 
    Le mal-être et la mauvaise santé psychique (et physique) des enfants, leur manque de motivation, leur ressentiment envers les adultes c’est notre oeuvre à nous les adultes ; les enfants naissent (à de rares exceptions près) en bonne santé psychique, parfaitement motivés et sans aucune mauvaise intention.
    Qu’avons-nous fait d’eux ?

    • Eric de Trévarez (---.---.---.176) 23 octobre 2009 22:22

      Si l’on reprend l’histoire du XXème siècle, certaines théories font état du fait que la pathologie infantile de « l’enfant roi » apparaît, dans notre société, il y a environ 15 ans, soit quelques années après que la contraception soit entrée dans les mœurs sociales comme une habitude légale.
      S’il n’est pas dans notre propos de remettre en cause la contraception, ni sa légalisation, nous allons cependant tenter d’analyser les conséquences d’une telle maîtrise intellectuelle de la procréation, nouveauté dans l’histoire humaine, cela afin d’éviter d’entretenir certains tabous de la société.
      La conséquence de la légalisation de la contraception, au niveau psychologique et au niveau de l’inconscient collectif, est le fait que l’enfant est devenu un bien de consommation comme un autre. L’enfant dans notre monde est voulu et non pas désiré. Il est devenu, le plus souvent, le fruit d’une réflexion intellectuelle, et non plus d’un mouvement du cœur, d’une envie. On choisit le moment où l’enfant peut arriver dans le couple, en fonction de critères très intellectuels.
      Cette modification est très profonde dans la psychologie des parents. Pour ce qui est de la psychologie de l’enfant, la place qui lui est réservée au sein du couple et au sein de l’histoire de ses parents qu’il n’a pas choisis, est aussi fondamentalement différente. On peut désormais vouloir faire un enfant comme on veut une voiture. On entend partout que l’on a besoin d’un enfant - comme on aurait besoin d’un ordinateur pour écrire son blog en lignes.
      Cette volonté peut aller parfois si loin que le recours à la procréation assistée médicalement se généralise, même hors des problématiques de stérilité physiologiques. La science se met à envisager des utérus artificiels, dont le but est que tout un chacun puisse « avoir un enfant ». On entend des revendications de « droit à l’enfant », qui ne sont pas sans rappeler les revendications de « droit au logement ».
      L’enfant, devenu un « droit », ne devant venir qu’au moment choisi par les parents, se transforme progressivement, dans l’inconscient collectif, en un « objet ». Il perd de sa réalité psychologique, de son individualité.
      Certaines données du passé semblent aussi avoir été oubliées, du fait que l’enfant soit devenu cet objet de consommation. En effet, il est nécessaire de se souvenir que dans le passé, les enfants n’étaient pas forcément vus comme bons. Un enfant mauvais né dans un couple de personnes gentilles peut, dans une certaine mesure, bouleverser en profondeur l’équilibre du couple voire de la famille. L’enfant, de par sa nature propre, peut être la source d’une modification profonde des rapports familiaux, ce qui n’est pas le cas avec les animaux domestiques auxquels, inconsciemment, il est comparé dans la logique matérialiste actuelle.

  • Tristan Valmour (---.---.---.242) 23 octobre 2009 12:04

    Bonjour.

     

    1. Il n’y a absolument aucune relation entre l’emploi du jeu à des tâches pédagogiques et le comportement des élèves que vous décrivez. Au contraire, le jeu est un excellent outil pour apprendre, et il est à conseiller quel que soit le public auquel on s’adresse. Mais encore une fois, il faut que l’enseignant manie bien le jeu, ce qui demande du temps. Les enseignants ne sont pas formés à l’emploi du jeu dans les tâches éducatives. Pour réviser votre réflexion, je vous invite à commencer par lire les deux ouvrages suivants, accessibles à tous : Modèles de jeux de formation : Les jeux-cadres de Thiagi. Bruno Hourst et S.Thiagarajan. Editions d’Organisation, (2007) + Former sans ennuyer : Concevoir et réaliser des projets de formation et d’enseignement. Bruno Hourst. Editions d’Organisation, (2007). D’ailleurs, tous les ouvrages de Bruno sont excellents. Pour aller plus loin, on peut lire les travaux de Dunn & Dunn.

     

    2. L’attitude que vous décrivez a plusieurs origines. J’en ai expliquées quelques-unes dans certains de mes billets. J’y ajoute ici une cause neurobiologique : l’excès de consommation de sucre raffiné (et encore plus de l’aspartame = 70% d’effet de plus que le sucre raffiné) qui provoque un apport rapide et massif d’insuline, ce qui développe l’agressivité, l’irritabilité, la fatigue et obère la mémoire de travail : Conners (1989) et d’autres après lui. Donc, exit les boissons et barres sucrées. En revanche, il faut consommer plus de pâtes, légumes crus et pai, (…) qui entraînent une augmentation du taux de sérotonine.  Les élèves ont une très mauvaise alimentation (besoin de sérotonine et dopamine). De même, les élèves sont toujours en action (apprendre, regarder la télé, écouter la musique, jouer aux jeux vidéo…) : pour résumer et être clair pour tous : le cerveau se trouve confronté à une surcharge d’informations qu’il ne peut pas gérer, ce qui développe un comportement similaire à l’hyperactivité. Les enfants doivent SE REPOSER, ne rien faire, aller à la campagne pour regarder les arbres et les fleurs. Beaucoup d’élèves sont aussi confrontés à l’insécurité affective (parents qui divorcent ou se disputent, peur de l’abandon), voire physique, ce qui entraîne le développement du « fight or flee » du cerveau reptilien. Les enfants ont besoin de sécurité.

     

    3. Besoin de plus d’exercice physique. David Einsenberg, professeur à l’hôpital Dongzhimen de Pékin a mis en évidence le besoin d’harmonie entre le corps, le cerveau et la nature. Bref, on doit vivre au rythme des saisons, s’oxygéner, faire du sport. Pas rester toute la journée devant l’ordinateur ou au téléphone (…).

     

    Bon, plus le temps, alors j’arrête là (alors qu’il y aurait matière à continuer). Juste dire que tout cela est très compliqué, les causes sont multiples. Pour résumer : nous vivons dans une société qui ne respecte pas l’Homme. D’où ces comportements déviants, ces maladies, etc.

     

     

    • paconform (---.---.---.28) 23 octobre 2009 15:59
      Raymond SAMUEL

      Bonjour,

      Complètement d’accord avec vous, Tristan Valmour.
      Quelle tristesse de voir que ces observations de simple bon sens ne sont pas familières à tous ceux qui s’occupent d’enfants, c’est à dire à presque tout le monde, y compris à nos soi-disant dirigeants.
      On mesure l’indigence dont souffre si gravement l’éducation, l’indifférence de l’immense majorité des adultes pour les enfants et les dégâts infligés à l’espèce humaine à travers l’éducation.
      Merci à vous pour les enfants. Pourriez-vous faire beaucoup plus de « billets » ?

    • DIMEZELL (---.---.---.36) 23 octobre 2009 19:08

      Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.
      La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la suivante : il est vrai que nous connaissons de vrais problèmes comportementaux dans les écoles de la part d’enfants dont certains ignorent même qu’ils sont des élèves. Cela semble progresser avec le temps.
      Le problème c’est que RIEN , rigoureusement rien n’est fait pour prendre en compte ce problème. Les nouveautés très nombreuses que certains nomment des réformes ne sont qu’un catalogue de savoirs passéistes et d’obligations faites aux écoles : Soyez des enseignants soldats et faites ce que l’on vous dit de faire ! Pas de temps de réflexion, pas de temps de discussion, des ordres, pas de formation au travail collectif, pas de formation sur ce problème qui bouffe la vie des enseignants, des écoles et des enfants en souffrance.
      Le pire, c’est justement que certains croient que le problème vient de mai 68 et du reste alors on impose les bonnes vieilles méthodes et des programmes dignes du dix neuvième siècle , on aimerait bien revenir aux bonnes vieilles blouses et à l’estrade. Ridicule et terriblement inefficace car c’est la société actuelle qui est en train de tout détruire. Comme le dit Tristan Valmour, nous vivons dans une société qui ne respecte pas l’Homme.

    • Eric de Trévarez (---.---.---.176) 23 octobre 2009 23:58

      Le problème que je soulève concerne les enfants roi, ceux qui n’ont fait aucun apprentissage du « NON » à la maison. Ces enfants sont de plus en plus nombreux.

      D’autre part ce que vous avancez à propos des friandises et autres sucreries rejoint mon propos. « Prendre des repas équilibrés à heure fixe, est une limite et un encadrement de la faim et de la gourmandise. »

      Le jeu présente l’inconvénient de zaper sur toute autorité normative réelle. Il maintient dans le monde de l’imaginaire qui est aussi celui de la marchandise...

      Ma thèse principale souligne que toutes ces pédagogies ne sont pas le fruit de la réflexion et de la recherche mais le résultat du consumérisme. L’enfant roi est le produit le plus achevé de la société de consommation ! Ce qui est effrayant, c’est de constater que les aspects cachés ( ou non mis en évidence) de toutes ces théories vont toujours dans le même sens, celui de la consommation.

      Le problème des pédagogies ludiques, provient du fait que les enfants ne font pas, non plus, l’apprentissage de la limite, (car une des caractéristiques du jeu, est le flou des limites, en particulier celle du réel...) et finissent par croire que la vie est un jeu. Ce n’est pas le grand bazar de la consommation ( les jouets) qui les en disuadera. L’enfant qui ne se « dépasse » pas et qui ne dépassera pas le couple « désir/satisfaction » ( que flatte d’ailleurs le jeu...), parce que non éduqué (conduit hors de...), fera un excellent consommateur, peu enclin à la réflexion et parfaitement compulsif. Il est par compte un élève impossible puisqu’il ne reconnait aucune limite, en particulier celle du travail. Lui faire croire aussi que le travail est un jeu...

      Le message social souligne cette direction : il est culpabilisant. Il est de bon ton de dire qu’un enfant ne doit avoir de contraintes pour se développer, de dire qu’un enfant peut apprendre la vie seul. Tout message inverse est de suite interprété comme celui d’un tortionnaire ou d’un réactionnaire dans une opinion publique où l’héritage de 68 fait long feu : pas de contrainte, pas d’autorité, plus de liberté.
       Même l’Education Nationale doit prendre garde à ne pas traumatiser l’enfant en lui donnant de « trop mauvaises notes ».
      Les parents actuels sont les dignes héritiers d’un siècle dont on nous dit qu’il a détruit toutes les grandes utopies. Cette destruction s’est accompagnée d’une mise en place de tabous à de nombreux endroits, de conclusions historiques simplistes, de peurs que les adultes colportent sans trop savoir si elles sont les leurs ou si elles ne sont que légendes.
      Ces peurs, les adultes les projettent sur leurs enfants, de la manière la plus basique qui soit :
      -en les considérant à la fois comme leurs égaux, voire comme leurs maîtres, mais aussi comme des objets de consommation ;
      -en se débattant avec leurs caprices afin de leur construire un cocon totalement décalé des contraintes du monde réel.
      Les parents des enfants rois ont un côté immature qui leurs fait rendre un culte à l’enfant qui les martyrise. Ils ont, la plupart du temps, « oublié » leur passé d’enfant, passé dans lequel ils avaient, eux, des limites. Ils sont bloqués dans la logique des preuves matérielles d’amour pour l’enfant, enfant qui a priori ne demande pas de cadeaux ou d’abdications pour aimer ses parents. Ils sont restés dans une approche très intellectuelle du monde, depuis le vouloir d’enfant jusqu’à son absence d’éducation et de limites.

    • ninou (---.---.---.168) 24 octobre 2009 11:38
      ninou

      Petit ajout personnel au 2. de Valmour (s’il m’y autorise)
      A propos des problèmes d’écoute « active ». Les enfants de maintenant sont dans un bain constant de bruit. Télévision, auto radio, magasins, centre-ville... On leur « parle » tout le temps. Ils ont pris l’habitude, pour leur survie psychique (c’est sûr et certain !), de ne plus entendre. Cette habitude se voit en classe par l’impossibilité pour le maître de passer par l’oral collectif. Cela ne concerne pas toutes les classes. Certaines cuvées seulement. (Et l’autorité du maître n’est pas en cause, puisque d’une année sur l’autre on peut ou on ne peut pas faire de l’oral en classe, selon le nombre d’élèves dont le comportement a été formaté par le fond sonore omniprésent).

       Petite scène d’illustration dans une classe particulièrement représentative :
      Le maître énonce le sujet de réflexion, la problématique, la question...

      Tout se passe comme si l’élève lambda se disait : le maître ne s’adresse pas à moi personnellement, c’est un message d’ordre général, je peux donc appliquer le modèle « télévision fond sonore » : je n’écoute pas (voire même : je peux en profiter pour discuter avec mon voisin, qui réagit comme moi). Un rappel du maître le reconnecte une minute sur ce qui se passe en classe (ah oui, c’est vrai, j’ai oublié d’écouter) puis il replonge dans son univers parallèle. Soudain,un autre élève qui, lui, participe (ou se trouve interrogé par le maître) va émettre un mot qui va réveiller l’attention du télé-formaté et ce dernier va « participer au débat » en alignant deux ou trois lieux communs ou « expériences personnelles » sans lien avec l’intervention précédente. Perte de temps et d’attention pour ceux qui s’accrochent malgré la tentation de papillonner. Aucun intérêt pour le débat en cours.
      Le fond sonore de la classe commence à monter car lorsqu’un troisième s’exprime à son tour.. cela veut sans doute dire qu’on a le droit de parler, se dit un autre qui n’écoute pas plus... Surtout que j’ai un bon mot à faire sur « maths et dessin »...

      Soit le maître continue pour les douze qui suivent, tout en distribuant à tour de bras punitions pour les gêneurs, ou en alignant les chuts tous les trois mots (cela peut rendre fou !), ou en expédiant les irréductibles, qui dans le couloir, qui chez le collègue d’à côté, qui chez le directeur....

      Soit le maître décide d’arrêter le massacre (moins de la moitié de la classe suit ce qui se passe) et il renonce à sa séance orale. On pose la question par écrit. Il n’y aura pas de discussion, de partage, de confrontation, d’argumentation....

      Évidemment, le maître n’est pas suicidaire, il renonce ! Ce qui veut dire, accessoirement, que l’élève qui ne sait pas écouter, ne pourra pas non plus l’apprendre en classe !!

      Qu’on ne s’y méprenne pas. Ces élèves ne sont pas chahuteurs. Ils savent travailler sérieusement et silencieusement tant qu’ils doivent gratter du papier. Dès que cela passe par l’oral, ils ne maîtrisent plus leur comportement.
      Ils n’arrivent pas à écouter : leur subconscient leur a appris, pour ne pas tourner dingue, à ne surtout pas le faire !!!

      Notre société parle pour ne rien dire. Les enfants s’en sont rendu compte ! Le maître qui parle dans la classe, c’est un bruit de fond comme un autre.

      Il rame, le maître, pour avoir une ou deux minutes d’attention aux moments clés. Mais une solution existe sans doute : instaurer un jingle pub avant toute passation de consigne de travail à l’oral !

    • morice (---.---.---.134) 24 octobre 2009 11:46
      morice

      Le problème que je soulève concerne les enfants roi, ceux qui n’ont fait aucun apprentissage du « NON » à la maison. Ces enfants sont de plus en plus nombreux. 


      Ça n’a donc rien à voir avec l’école, ou vous vous répandez partout à la fustiger  : moquant ses « projets pédagogiques » par exemple ces derniers temps : non , vous vous moquez bien du monde ! Derrière vos « analyses » fumeuses, il y a bien une idéologie. Celle du retour en arrière. Réac, c’est bien le mot qui vous caractérise le mieux : vous ne comprenez rien aux aspirations de la jeunesse et confondez tout. Par simplicité, par fainéantise de l’esprit en fait. C’est plus difficile d’imaginer un avenir que d’écrie mille fois comme vous pouvez le faire que c’était mieux avant mai 68 : car c’est à l’évidence votre bête noire. Vous êtes comme Guaino : nostalgique de quelque chose de flou, qui ne peut en rien expliquer le monde contemporain. Tous vos textes en sont imprégnés. D« une idéologie fort douteuse. Celle qui prône des »mecs« et non des homos, celle qui revient sur la contrainte nécessaire, celle qui fustige le plaisir. Car de tous vos textes il ressort une idée phare : selon vous ce n’est pas bien d’apprendre dans le plaisir. Or vous vous trompez lourdement : on ne retient que ce qui nous a fait plaisir : une éducation de contrainte ne fabrique que des robots sans libre arbitre. Mais ça me semble normal chez vous, tant derrière votre mitraillage perpétuel des idées de mai 68 se cache la notion d’ordre obligatoire au bonheur des peuples selon vous. Vous appliquez à l’éducation les principes d’Huttington. Vous vous répandez en »choc des éducations". Ce en quoi vous avez largement tort. Votre propos est avant tout celui d’un nostalgique. Et c’est bien en quoi il est DANGEREUX.
    • morice (---.---.---.134) 24 octobre 2009 11:48
      morice

      Ils n’arrivent pas à écouter : leur subconscient leur a appris, pour ne pas tourner dingue, à ne surtout pas le faire !!!


      le problème n’est donc pas l’ECOLE, or l’auteur ici passe son temps à la dézinguer.
  • Jiache (---.---.---.123) 23 octobre 2009 14:49

    Je pense qu’il faut faire attention aux amalgames : le rôle de l’école est l’éducation, le rôle du parent c’est d’élever son(ses) enfant(s). La différence est énorme.
    Comme je l’ai posté plusieurs fois sur agoravox, je m’y tiens et je le redis.

    Une console de jeu, une télé, un ordinateur n’a rien à faire dans une chambre d’enfant, ce qui n’empêche pas l’utilisation de ces accessoires. Je pense que ces loisirs doivent être encadrés de limites, ces limites se sont aux parents de les poser, pas à l’école. Que l’on se comprenne bien, je n’ai rien contre les jeux vidéos mais ils doivent être pratiqués en compagnie des parents simplement pour pouvoir en discuter avec les enfants. Idem pour la TV et l’ordinateur.

    D’autre part, quand une sanction est donnée par un enseignant et même si cet enseignant a tort, les parents n’ont pas à contester cette sanction devant les enfants : l’autorité d’un adulte ne devrait jamais être contestée devant un enfant, quitte à ce que cet adulte reconnaisse ensuite s’être trompé.

    Enfin, ne cherchons pas à être parfait devant nos enfant, c’est générateur de stress. Un adulte a le droit de se tromper et l’enfant doit le savoir. Exemple :
    « Je t’ai puni à tort, je me suis trompé, ça arrive, je ne suis pas parfait et c’est comme ça ! »

    Si tout ceci était respecté par les parents, je pense qu’il y aurait déjà beaucoup moins de problèmes de discipline à l’école.

    • Kookaburra (---.---.---.250) 23 octobre 2009 18:30
      Kookaburra

      « le rôle de l’école est l’éducation, le rôle du parent c’est d’élever son(ses) enfant(s). La différence est énorme. »
       
      J’aurais dit « instruction » plutôt que « éducation ». Je suis largement en accord avec vous mais je dirais que les rôles de l’école et du foyer sont parallels et complémentaires. Du moins à mon époque et dans mon expérience personnelle les profs consideraient qu’ils avez un rôle éducatif en plus du rôle évident d’instruire, et les parents contribuaient aussi à l’éducation en plus de leur rôle évident d’éduquer.

  • Pascalou (---.---.---.36) 23 octobre 2009 16:30

    « Il est interdit d’interdire » était une boutade de potache, une antinomie volontaire qui se voulait plaisante. Certains, parmi lesquels le trop fameux Philippe Meirieu, en prenant la formule au premier degré, se sont rendus coupables de naïveté (pour rester poli…).

  • Kookaburra (---.---.---.250) 23 octobre 2009 18:34
    Kookaburra

    et les parents contribuaient aussi à l’instruction en plus de leur rôle évident d’éduquer.
    (Excusez mon erreur de frappe)

  • Luc-Laurent Salvador (---.---.---.51) 24 octobre 2009 06:58
    Luc-Laurent Salvador

    L’article démarrait bien avec la question des limites, mais il finit en eau de boudin avec le stéréotype du ludique fauteur de trouble àpartir duquel on peut justifier les orientations réactionnaires et absolument inefficaces que nous voyons refleurir actuellement.

    S’il y a une chose àdire du jeu en contexte social, c’est qu’il a des règles ET QU’IL EST DONC STRUCTURANT !

    Tout àfait d’accord avec Tristan Valmour pour affirmer l’importance des facteurs psychophysiologiques dont l’impact sociétal est en effet énorme. Nous sommes en effet une société de drogués (le sucre étant sans doute n°1 dans la liste des drogues légales aux effets dévastateurs ; avez-vous noté que des médecins, oui, des médecins, osent parler de « véritable contagion du diabète » alors qu’il n’existe pas de vecteur de contagion biologique pour cette maladie, seule l’imitation et l’influence sociale nous portent àdes habitudes alimentaires insensées).

    Ceci étant, pour revenir àla question des limites, qui est cardinale, le problème est que les acteurs du champ éducatif ne sont pas formés àleur mise en place.

    Oui, les règlements d’école, de classe, de cour, sont tous plus ou moins déficients, mais làn’est pas le vrai problème. Il est surtout dans le fait que lesdits règlements ne sont pas instaurés dans le seul cadre éducatif qui vaille : celui de la démocratie.

    L’ancien régime, nous y sommes encore dans le cadre scolaire ! L’enfant (par étymologie, celui qui n’a pas la parole) subit un arbitraire total de la part des adultes qui se mettent eux-même en situation de toute-puissance complètement illégitime. L’enfant n’est donc pas respecté en tant que sujet et, dès lors, il se rebelle, c’est inévitable. Alors que la socialisation démocratique (on pourrait parler aussi de pédagogie institutionnelle) qui amène chacun àadhérer et às’engager vis-à-vis de règles et de sanctions qu’il a contribué àdéfinir permet de se dégager COMPLETEMENT des rapports de force et des conflits incessants qui gangrènent l’école actuelle.

    Il va de soi que, parlant d’éducation, ceci vaut aussi bien pour les familles que pour les établissements scolaires et autres.

    Voilà, désolé d’avoir exprimé tout cela très vite et donc, peut-être, un peu brutalement.

  • Luc-Laurent Salvador (---.---.---.51) 24 octobre 2009 07:00
    Luc-Laurent Salvador

    Si quelqu’un peut me dire d’où vient le bug des accents, je lui en serais très reconnaissant smiley

  • Leila (---.---.---.101) 24 octobre 2009 09:49
    Leila

    Beaucoup de parents, absorbés par les difficultés quotidiennes, n’ont ni le temps ni les moyens d’apprendre à leurs enfants à accepter des limites. L’Ecole ne peut pas le faire à leur place.

    • Eric de Trévarez (---.---.---.42) 24 octobre 2009 14:14

      Merci pour votre contribution.

      En effet le premier apprentissage du NON doit se faire très tôt à la maison. Traditionnellement la psychanalyse énonce que cet apprentissage est du role du Père.
      La Mère incarne le OUI de par l’allaitement et la fonction nourricière.
      Le Père sera la première limite « extérieure » rencontrée par l’enfant, ne serait-ce que dans l’amour que le bébé voue de façon exclusive à sa Mère : il se heurte dans cette exclusivité à son Père.

      D’autre part pour la raison nouricière et fusionnelle que j’ai énoncée précédemment, (et qui est probablement un archétype), le traitement du NON sera différent suivant qu’il sera prononcé par la Mère ou par le Père.

      Il en reste par la suite quelque chose, puisque d’une façon générale, l’Homme et la Femme ne traitent pas le NON de la même façon. Probablement que les caractéristiques sexuelles influencent effectivement le traitement du NON. je pense qu’il y aurait des pistes de recherche, à fouiller.

      Il faut savoir que le NON sera le premier apprentissage de la LOI.

      C’est probablement cet aspect du problème qui est en train de faire péter les plombs à un des commentateurs...
      La civilisation est entrée dans l’Histoire par le NON.
      Ceci est plus ou moins visible dans toutes les civilisations, cependant dans le judéo christianisme s’est particulièrement remarquable.
      Tout commence avec les dix commendements. Le Décalogue est une série de Non. Chaque NON n’est pas un “Non” qui seulement interdit, mais un “Non” qui, du fait d’interdire, autorise et ouvre à du possible.

      Je n’ai pas inventé cette interprétation, elle est généralement admise.

  • Luc-Laurent Salvador (---.---.---.51) 24 octobre 2009 09:59
    Luc-Laurent Salvador

    Qui va le faire alors ? La police ? La justice ? S’il n’y a pas éducation, alors il y a violence. C’est aux parents et àl’école d’éduquer, il y a pas photo. A la société de se donner les moyens de l’éducation dont ses enfants ont besoin

  • morice (---.---.---.134) 24 octobre 2009 10:19
    morice

    Il y a une quarantaine d’année s’est mis en place un principe libertaire « Il est interdit d’interdire » qui s’est imposé comme une évidence et qui a influencé toute la société et fait surtout sauter le dernier verrou de la consommation. 


    Arrêtez donc ce vieux plan anti-mai 68 !!! c’est un vieux cirque, alimenté par des gens aux idées plutôt arrêtées, sinon réactionnaires tels que Mathieu Grimpret, notre célèbre évangéliste ici sur Agoravox, auteur d’un ouvrage qui reprend votre thème qui ne tient pas debout deux minutes. Un réac, dans toute sa splendeur religieuse . Leila vous fait remarquer fort justement que ça n’a rien à voir, qu’il s’agit d’un manque de temps à consacrer aux jeunes pour les « conduire » dans la vie et elle a raison, et vous TORT. C’est du pur Sarkozysme que cette thèse bancale, écrite des centaines de fois par Henri Guaino, qui déteste Mai 68 de façon psychanalytique, à voir le nombre d’âneries qu’il a pu dire sur la question !

    Les ENFANTS NE SONT PAS RESPONSABLES d’un système qui les a laissés en PLAN à tout découvrir par eux-mêmes sans explication et les enseignants ne sont pas à blâmer, car ils n’ont pas non plus à pallier aux insuffisances parentales actuelles ! 

    Votre texte est donc une platitude de plus qui ne résout rien : le problème est celui du travail des deux parents, et du temps laissé à s’occuper vraiment des enfants : mai 68 n’a rien à faire dans ce délire de réac !
  • DIMEZELL (---.---.---.181) 24 octobre 2009 10:35

    Le problème de l’éducation : elle est forcément partagée.
    Dire qu’elle est du seul côté des parents c’est se voiler la face.
    Dire également que l’enseignement est du seul ressort de l’école, c’est ajouter un voile de plus.
    Si les écoles ( au sens large ) ne s’emparent pas du domaine éducatif, elles laissent forcément de côté des élèves de plus en plus nombreux dont les repères sont parfois complètement inexistants, et les professeurs de constater tous les jours, dans les cours de récréation ou dans les salles des professeurs que tel élève leur pourrit la vie !
     Mais qui est réellement en soufrance la plupart du temps ?
    Evidemment, s’en emparer c’est aller à contre courant des orientations actuelles qui ne connaissent que le passé, la quantité et les ordres. Mais sans cela, je crains fortement un désarroi et une violence très accrus dans très peu de temps. Quel lieu, en dehors des écoles demeure encore un lieu de rencontre et de construction sociale ?
    J’entends bien chaque jour le désarroi des enseignants qui n’ont ni la formation, ni toujours la force et la capacité de faire front. Mais le seul chemin c’est de se donner les moyens de lutter, d’aider tous ces mômes perdus, c’est un chemin difficile pour lequel on ne donne presque aucun moyen. A nous de détourner ceux qui existent ! L’aide individualisée dans le primaire peut - elle se concevoir sans discussion régulière avec les parents, sans partage des objectifs qui doivent être aussi ceux de la maison. On devrait éviter d’éduquer ?
    Côté enseignement, c’est également beaucoup plus efficace à long terme de se donner les moyens de dialoguer, de faire ensemble avec les parents, peu à peu, avec des contrats de courte durée, de faire comprendre.....et de partager quand c’est possible des travaux simple à la maison que de faire seul en classe. C’est encore aller à contre courant puisqu’il n’y a plus de temps, puisque les programmes sont plus lourds avec moins de temps. Mais sans cela on est dans l’illusion du ’ faire’ et dans l’incapacité de réussir.
    La reflexion devient urgente !

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