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Accueil du site > Actualités > Société > Accident à la centrale nucléaire de Gravelines

Accident à la centrale nucléaire de Gravelines

L’Autorité de Sûreté Nucléaire vient de publier un communiqué signalant un « incident » survenu à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), classé provisoirement au niveau 1 de l’échelle INES (International Nuclear Event Scale), numérotée de 0 à 7.

La préfecture du Nord a déclaré à l’AFP : "Il n’y a aucun risque de pollution"

Très peu d’information, comme d’habitude lors d’accident nucléaire. L’ASN est tributaire des informations données par AREVA et EDF. On se souvient l’année dernière, des incidents à répétition qui ont eu lieu à la centrale de Tricastin en 2008 : rejet de 75 kg d’uranium dans l’environnement (rivière et nappe phréatique), contamination d’employés, radioactivité élevée mesurée aux abords du site, mauvaise gestion des incidents et désinformation des autorités et du public.

L’incident à Gravelines s’est produit dimanche 9 août à 4h00 du matin. Un des réacteurs de la centrale est en en arrêt de maintenance depuis le 2 août. Lors d’une manipulation d’une des barres de combustible par la société AREVA, celle-ci (pesant plusieurs centaines de kilos) s’est décrochée et est aujourd’hui bloquée, suspendue dans la piscine avec le risque qu’elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. SIC !

Seul le journal La voix du Nord a réussi a obtenir des informations de la part du directeur adjoint du centre national de production d’électricité de Gravelines, qui bien sûr se veut rassurant : «  Notre priorité, c’est la sûreté et l’environnement. Or, il n’y a aucun risque pour la population. Dans l’hypothèse d’une chute de cet assemblage, les calculs réalisés par les experts d’EDF montrent que les conséquences radiologiques à l’extérieur du site seraient très inférieures aux valeurs règlementaires de 1 mSv par an et par habitant pour la population et l’environnement et qu’elles ne nécessiteraient donc pas d’actions de protection vis-à-vis des salariés de la centrale »

Compte tenu des exemples du passé, il y a tout lieu d’être vraiment inquiet sur la transparence des opérations et les conséquences pour la sécurité des populations vivant à proximité de la centrale.

Sources : Libération, La voix du Nord, AFP, Véruda.fr

A lire également :

Nouvel incident nucléaire à la central de Tricastin (15 mai 2009)

Quand la loi du marché nous conduit au désastre nucléaire

 


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15 réactions à cet article    


  • Bill Grodé 11 août 2009 20:53

    Et allons y donc ! Encore une couche du lobby antinucléaire.
    Ces gens là sont ils prêts à payer leur électricité 2 ou 3 fois plus cher ?
    Et fournie par des producteurs privés, à peu près aussi fiables que les chemins de fer britanniques après privatisation ?
    Des incidents de niveau 1, il y en a 80 à 100 par an. IL faut bien le mois d’août pour qu’on en parle.


    • bluboux bluboux 11 août 2009 21:22

      Deux à trois fois plus cher ? Mais Monsieur, quel est le cout réel de l’électricité nucléaire ?
      Pas celui du kilowatt facturé par EDF (qui va augmenter dans des proportion gigantesques dans les prochaines années d’ailleurs). Il faut compter également ce que coute au contribuable, chaque année, tous les « dégatsé collatéraux, stockage de nos déchets et de ceux des clients d »AREVA, la différence du prix entre la facturation aux autres pays d’Europe et celui que nous payons lorsque nous en avons besoin. Et je ne parle même pas des provisions prévues par la loi, concernant le démantèlement des anciennes centrales et la facture pour la construction des nouvelles... Je passerai également sous silence le fiasco de l’EPR au Danemark ainsi que la baffe monumentale donnée par la Grande Bretagne sur la sécurité du même EPR...
      Qui fait de la désinformation ? Les citoyens qui posent des questions légitimes, logiques et pertinentes, ou bien le lobby pro-nucléaire et tous les lobotomisés qui y adhèrent sans plus de cervelle qu’un moustique en fin de vie ?


    • Le péripate Le péripate 12 août 2009 13:07

      Qui fait de la désinformation.... 35 kg d’uranium dans la nature....lol.


    • krolik krolik 12 août 2009 01:21

      Article copié sur celui de Mr Cabanel, l’antinuc chef d’AV dont certains articles sont soutenus par S Lhomme (la référence nationale..)
      Comment les modérateurs peuvent laisser passer cela ?
      Ou alors c’est la technique du marteau-piqueur woodywoodpecker !!!
      @+


      • Nycolas 12 août 2009 13:04

        Pourquoi n’écrivez-vous pas des articles pro-nucléaires ?

        A vous lire, j’ai plutôt l’impression que vous déplorez que les citoyens entendent parler des incidents...


      • Bulgroz 12 août 2009 12:29

        "Je passerai également sous silence le fiasco de l’EPR au Danemark ainsi que la baffe monumentale donnée par la Grande Bretagne sur la sécurité du même EPR..."

        Monsieur l’autoproclamé spécialiste de l’anti nucléaire peut il nous en dire plus sur cette baffe monumentale au Danemark, pays record d’émission de gaz carbone  ?

        Pour la Grande Bretagne, vous voulez parler de la lettre adessée par le régulateur à Areva et EDF ? Une lettre ? c’est cela ? le projet des 4 réacteurs est il arrêté ?


        • Le péripate Le péripate 12 août 2009 12:42

          Rejet de 75 kg d’uranium !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

          Sachant que 7 grammes d’uranium représente la même quantité d’énergie que 1 tonne de charbon, l’imbécile que je suis et qui crois tout ce qui est écrit dans Avox prend sa calculette et apprend, sidéré que c’est l’équivalent de 10 000 tonnes de charbon qui ont été rejeté dans la nature....

          Halte aux gaspillages, en effet.

          A moins que ce papier ne soit pas sérieux, ce qui est une autre possibilité.


          • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 12 août 2009 13:17

            On voit que dés qu’il est question d’écologie la bande de clebs- trolls habituelle reniflent un bon nonosse à ronger et déversent sur le fil leurs absences d’argumentation habituelle et le vide abyssal de leurs pensées...

            Ceci dit la politique énergétique française axée sur le tout nucléaire montre sans arrêt ses limites. Accidents et fuites à répétition, problèmes jamais résolus du recyclage des déchets, entretien des centrales, remplacement des trop vieilles, le tout bien sûr noyé dans une opacité qui cache mal l’incompétence des dirigeants de ce lobby. Bref il ne manque qu’un bon accident style Tchernobyl pour couronner cette gabegie et cette concentration exceptionnelle d’idioties criminelles (c’est bien sûr pas ce que je souhaite).... 


            • krolik krolik 12 août 2009 16:16

              Je me souviens de l’époque où l’on arrivait à Nantes et l’on voyait les 6 cheminées de la centrale de Cheviré. Dans l’alignement des cheminées on ne voyait plus le Soleil.. Et l’on ne pouvait se ballader dans Nantes avec une chemisette blanche plus d’une heure...Ca c’était le temps « sans nucléaire »....

              Vous dîtes que les pro-nucléaire n’ont pas d’argument.
              Mais parce que les colonnes des médias leurs sont fermées. Combien de fois a-t-on vu de pleine pages accordées à SDN sans aucune contradiction dans Le Monde, Libé ? Alors lorsqu’une trentaine de toubibs signent un manifeste pour la défense du Pr Pellerin, personne ne publie le manifeste § Il faut que les toubibs tous chefs de service de médecine nucléaire traitant des cohortes de 1000 à 3000 malades chacun payent une page dans Libé pour que la manifeste soit publié. Et pourtant les malades se précipitent dans ces services parce que ce sont les personnes les plus qualifiées !!! D’un côté on leur fait une confiance aveugle et de l’autre il est dit qu’ils sont « vendus » au nucléaire et non crédibles !! Où est la logique là-dedans ?

              Le traitement des déchets est une affaire résolue. L’enfouissement profond des déchets haute activité longue vie sous forme vitrifiée est la bonne solution. Je m’explique.
              L’uranium et le thorim sont des métaux fort courants dans la nature. Le moindre terrain (y compris sédimentaire comme le Bassin parisien) sur un surface de 1000m2 et une épaisseur de 1m vous pouvez en retrirer 20kg mini et trois fois plus de thorium. Ces métaux décroissent naturellement dans l’origine des temps. L’uranium décroit en trieze étapes en passant par le radium pour finir par le radon, le polonium et le plomb.
              La radon est un gaz lourd radioactif, cancérifène qui est constamment présent à la surface de la Terre sue environ 4m de hauteur guère plus. Le polonium est très dangeux, Marie Curie et Litvinenko en sont morts.. En tout ces décroissances dans le sol font au moins 15 millions de becquerels par m3. Si vous faites l’addition de cette activité sur une épaisseur de 600 mètres et bien l’activité nucléaire totale sera supérieure à l’activité des déchets vitrifiés enfouis. Ces déchets vitrifieés ne sont pas générateur de gaz, petit détail qu’il ne faut pas oublier.
              De plus les nappes phréatiques vont ballader dans cette radioactivté naturelle et la transporter , alors que les déchets vitrifiés vont être mis dans une couche d’argile qui n’a pas bougé depuis 2 millions d’années et qui a peu de chance de bouger dans un temps équivalent.
              Même si cela bougeait, et que de l’eau arrive dessus, l’exemple des réacteurs naturels d’Oklo au Gabon montre que les produits vistrifiés ne balldent pas.
              Donc ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas les arguments des spécialistes du nucléaires qu’ils n’existent pas. Commencez par vous renseigner avant de balancer des formules péremptoires et vides de sens.

              Il est clair que la centaine de milliers de personnes qui travaillent dans l’industrie nucléaire en France ont de la famille et savent raisonner en connaissance de cause. De plus dans cette profession on n’a jamais vu un retraité se mettre à écrire un bon bouquin dénonçant les turpitudes potentielles de la profession. Alors que l’on arrive à tout savoir, les Irlandais de Vincennes, les écoutes téléphoniques.. toutes les turpitudes du pouvoir sont publiées tôt ou tard. Mais dans le nucléaire rien...

              Jetez un petit oeil à cette vidéo :concernant Tchernobyl :
              http://www.dailymotion.com/video/k27F9TiLY9jRBHUhQx

              Vous avez besoin d’information sur le danger des transports de matières nucléaires, alors jetez un oeil sur celle-ci :
              http://www.dailymotion.com/video/x870wl_essais-sur-des-conteneurs-nucleaire_tech

              Mais on peut vous trouvers d’autres argumentations sur chaque point.

              @+


            • Marc Bruxman 12 août 2009 13:46

              Encore un post débile ou l’on confond Accident (le titre) et Incident (la réalité). Alors un incident de niveau 1 c’est un non événement. Ca arrive réguliérement et les personnels techniques en sont informés et agissent pour que cela ne se reproduisent pas. Du moins pas le même.

              Quelles sont les conséquences de cet incident pour l’instant ? Aucunes ! Donc on cesses de remplir sa pampers et on retourne acheter du bioéquitable. Y’a une petite panne, les ingénieurs et techniciens réparent et ca va reprendre comme avant...

              Ah oui et on rappellera qu’en France il y a un truc nommé enceinte de confinement sur le réacteur et donc même si ca devait péter sévére comme à Tcherno, le sarcophage de béton est presque déja en place. La plupart des radios éléments vont rester dans l’enceinte de confinement si ca pète et il n’y aura plus qu’à couler un deuxième sarcophage autour du premier pour être bien sur. Avec une telle enceinte, un incident similaire à celui de Tchernobyl n’aurait pas du tout les mêmes conséquences en terme de rejet dans l’environnement. Alors cessez d’avoir peur pour tout et rien !


              • ZEN ZEN 12 août 2009 19:00

                "Avec une telle enceinte, un incident similaire à celui de Tchernobyl n’aurait pas du tout les mêmes conséquences en terme de rejet dans l’environnement. Alors cessez d’avoir peur pour tout et rien !"

                Ouf !
                Moi qui habite non loin de Gravelines, me voilà rassuré...
                Dormez, braves gens !


              • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 12 août 2009 18:44

                Ce fil aussi est passé à la trappe ! L’écologie a mauvaise presse, bizarre !...


                • Le péripate Le péripate 12 août 2009 18:54

                  On est tous occupé à rechercher ces foutus 75 kg d’uranium. Bouge toi de là, et file un coup de main, bon sang !


                • krolik krolik 12 août 2009 19:09

                  Oh pour retrouver les 75kg d’uranium il suffit de chercher dans le Rhône puisqu’il en passe environ 300 tonnes par an en provenance des Alpes.
                  Le seul problème c’est que 75kg ça représente même pas une demie journée. Doc c’est dans l’épaisseur du trait de la mesure à Avignon.

                  Maintenant si l’on veut de l’uranium il suffit de prendre des eaux gazeuses du Massif Central. L’eau de St Alban arrive en tête avec 100µg/l, puis vient la source Badoit avec 80µg/l, et enfin la St Yorre avec 25µg/l. (Le recommandation OMS avec laquelle un cirque pas possible a été fait est de 15µg/l.

                  Mais toujours dans les sources d’uranium :
                  - prendre les cendres des centrales au charbon, là c’est une vraie ressource qui mérite d’être exploitée. L’Oak Ridge National Lab a produit une étude dans laquelle il annonce que la quantité d’uranium rejetée dans les cendres des centrales au charbon, aux USA est supérieur à la quantité d’uranium consommées dans les 104 centrales nucléaires US. Mais les charbonniers c’est de vrais salauds.
                  Plus faiblement on peut allez aussi récupérer l’uranium des schistes des terrils charbonniers. Ces braves terrils qui bavent du radon car ils sont constitués de schistes broyés qui facilient la sortie du radon. Dans l’émission « La France contaminée » d’Elise Lucet qui a parlé des pollutions post exploitation minière de l’uranium, elle a oublié de parler de tout cela. Mais au fait c’était un oubli ou bien c’était du volontairement à l’encontre de l’industrie nucléaire ? La Revue Générale Nucléaire a publié une dizaine de « lettres à Elise » bien circonstanciées pour attirer son attention sur la désiformation qu’elle pratiquait. Sa réponse a été : Pas de réponse. Idem la direction de la chaîne ! Le droit de réponse en France a disparu nous sommes rentrés dans une dictature, nous sommes tous d’accord !

                  @+


                • krolik krolik 12 août 2009 19:19

                  Non, ce n’est pas l’écologie qui passe à la trappe, c’est seulement l’antinucléarisme de de comptoirs de bistrot.

                  @+

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