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Accueil du site > Actualités > Société > Acculturation et syndromes coloniaux

Acculturation et syndromes coloniaux

En partant des termes d’acculturation et de contre acculturation, j’ai voulu y rajouter une réflexion qui est alimenté par une expérience personnelle. Sujet oh combien sensible qui suscite parfois des reactions violentesmais dont ces mêmes réactions participent à des schèmes déjà étudié en sociologie et que l’on retrouve sous le terme d’acculturation. Le sujet est vaste, c’est la raison pour laquelle je me borne à en aborder que certains aspects.

 On donne généralement comme définition de l’acculturation : « Ensemble des phénomènes résultant de contact direct et continu entre des groupes d’individus de cultures différentes avec des changements subséquents dans les types de cultures originaux de l’un ou de l’autre groupe »

Ces processus dynamiques se retrouvent tout au long de l’Histoire des Hommes. Les raisons de ces contacts qui, engendrent ce phénomène sont multiples, invasions, guerres, colonisation, immigration.

L’acculturation été étudié par le biais de la sociologie urbaine par l’école de Chicago, cette école de pensée nous permet de mieux appréhender les phénomènes et les épiphénomènes qui en découlent

L’acculturation est donc ce processus dont la dynamique se régénère grâce aux contacts de deux cultures différentes. Elle a été analysée ainsi ; Il y a une phase de rivalité (concurrence) puis de conflit (prise de conscience de la rivalité), ; l’adaptation (ajustement des individus et du groupe aux situations sociales crées par le conflit) ; puis en dernier lieu, on trouve l’assimilation : « par laquelle s’opère la fusion entre les individus et le groupe ou société d’accueil ; des individus ou des groupes acquièrent des souvenirs, les sentiments et les attitudes d’autres individus et d’autres groupes et en partageant leur expérience et leur Histoire, sont associés à eux dans une vie culturelle commune » Il y a donc dans ces expériences sensible, tout un travail de l’individu qui se construit jusqu’à intérioriser les normes et les valeurs de la culture « dominante ». La dernière phase de ce processus est donc l’assimilation : Park définit l’assimilation comme suit : « ……….dès que l’immigrant n’exhibe plus ses marques qui l’identifient comme membre d’un groupe étranger, il acquiert par ce fait, le réel a défaut le statut de natif ».

Le problème avec cette école de pensée c’est que ces phénomènes d’acculturation sont étudiés que du point de vu d’un seul groupe, le migrant ou l’autochtone ! L’acculturation est un principe dynamique qui agit sur les groupes en présence, il y a aussi changement de la société d’accueil qui elle aussi passe par les phases de conflit, d’adaptation…il y a continuellement interactions qui dans nos société européennes se manifestent plus ou moins bruyamment dans l’actualité, j’en veux pour exemple, le voile, la burqa, l’excision, le hallal….

Mais dans l’exemple de l’acculturation qui a été étudié en Amérique nous pouvons prendre pour exemple la société américaine de T Roosevelt à la fin du XIX qui voyant l’arrivée massive de migrants italiens tous catholiques dans un pays protestants, prends des mesures pour éviter selon son expression « le suicide de la race ». L’Amérique a su se réformer et assimiler ces nouveaux apports et cette formule choc employée par cet homme politique parait aujourd’hui totalement obsolète tandis que l’acculturation et ses différentes phases confirment les processus étudiés.

Dans la phase conflictuelle et celle de l’adaptation naissent aussi des réactions que l’on nomme « contre acculturation », ces faits observable se manifestent de différentes façon. Dans l’exemple des noirs d’Amérique que l’on peut transposer avec ses équivalents dans un autre pays. C’est le cas de la France et de ses apports migratoires. A mon avis dans l’acculturation on ne prend pas assez en compte la psychologie des groupes qui entre en contact. Si on prend les apports migratoires venant des anciennes colonies, il parait nécessaire de prendre en compte cette donnée essentielle, qu’est la colonisation ! La colonisation qui elle aussi a permis l’émergence des phénomènes d’acculturation d’une autre sorte car le rapport était différent, il s’agissait de rapports Dominants/Dominés, de ces rapports vont naitre des héritages différents. La venue des migrants arrivant des anciennes colonies aura une teinte différente.

Nous observons qu’ici la phase d’assimilation pour la France contrairement à d’autres apports, tel les Italiens, Espagnols, Polonais…. sera beaucoup plus longue et c’est pour cela que l’on a inventé les termes insertion, intégration. L’intégration qui se définit comme suit : « Un processus par lequel un individu intériorise des normes, des valeurs de la culture avec laquelle il est en contact, et ce d’une façon conduisant à une insertion réussi » .On est donc intégré ou pas intégré à la société ! Mais peut-on dire d’une personne raciste, xénophobe…qu’elle n’est pas intégrée ? Puisqu’elle ne défend pas les différents héritages constitutionnels Cette idée paraitra saugrenue si la personne est française depuis plusieurs générations et totalement assimilé, selon le terme entendue par les sociologues. Ce terme désigne généralement un groupe particulier de Français, à savoir donc ceux ayant sinon une religion, une culture, un faciès, un patronyme qui diffère de l’apport européen. Le nom, le prénom deviennent des marqueurs sociaux d’où l’idée des CV anonymes.

Ces apports migratoires qui sont issus des anciennes colonies et dont les descendants, enfants petits enfants sont Français de religion ou culture musulmane et vivant dans un pays laïque semble plus longue à assimiler à causes des marqueurs sociaux qui seront de toute façon dilués dans la société française.. Mais si cette assimilation qui pour moi est inéluctable, si elle tarde c’est justement à cause du visuel (vêtements, couleurs de peau, religion, prénom…) et non pas comme un certain discours voudrait le faire croire à cause de l‘impossibilité d’assimilation à cause d’une religion différente, de valeurs différentes., ce discours même si ses cibles varient avec les apports migratoire et les époques, il est toujours le même envers l’étranger qui menace l’ordre établit, mais comme on l’a vu c’est un processus connu est étudié par les sociologues.

Si des mots arabes ont enrichi le vocabulaire, si des modes culinaires sont totalement assimilés, de la musique, toute une littérature… l’individu de religion musulmane tarde à être assimilé car il y a des résistances, celles-ci qui passent par la phase conflictuelle produisent des changements dans la société avant d’aller dans l’avenir vers les différentes phases qui menent à l'assimilation….selon le schéma décrit par les sociologues mais cette assimilation se fera non pas en niant les particularités mais en les incorporant.

la société evolue sans renier ses principes fondamentaux mais il y a comme on l'a vu des résistances que l'on retrouve dans tous les phénoménes d'acculturation.Ce sont dans ces résistances qu’émergent la « contre acculturation » qui est un phénomène qui opère sur les groupes en présence et non pas sur un seul groupe.La contre acculturation se définit ainsi : « Opposition à la culture dominante, sélection de certains traits par la culture dominante, certains traits sont acceptés pour former la nouvelle culture, alors que d’autres sont refusés » Il y a continuellement selon Bastide : « structuration, déstructuration, restructuration » cela se passe autant sur le plan individuel que sociétal. On voit que ces processus dépassent le cadre de l’apport migratoire mais il est vrai qu’ils se manifestent de façon plus angoissante lorsque les groupes en présence sentent que leur mode de vie est menacé.

Si nous nous concentrons cet approche sur l’apport migratoire tellement le sujet est vaste, l’étranger devient surtout une menace lorsqu’il devient un concurrent, lorsqu’il perd son statut d’étranger et acquièrent les mêmes droit que tout Français. Le principe d’Egalité pourra être perçu par un groupe ou tout au moins, une partie du groupe, comme une valeur qui menace l’équilibre d’antan…mais dans cette phase que le principe d’Egalité vient rééquilibrer les rapports entre les individus et la société, s’il est vécu comme un principe vide ne prenant pas en compte leur réalité, il y a un rejet d’un ou des deux groupes.

S’agissant de français issus des anciennes colonies ce rejet fait souvent échos avec les héritages celui du colonisés (dominés) et colonisateur (dominant). Si l’on en croit Bourdieu, les structures de nos psychismes se construisent avec nos héritages, il y a une reproduction d’un racisme « institutionnalisé » par la classe dominante pour ne pas perdre ses privilèges mais ces phénomènes ne concernent pas uniquement les migrants qui sont issus des anciennes colonies mais les Français dans leur ensemble, un fils d’ouvrier a moins de chance de connaitre une ascension sociale qu’un fils de médecin par exemple, sauf que pour les Français qui ont l’héritage colonial, c’est un critère négatif qu’il additionne a ceux qu’il a déjà en commun avec le fils d’ouvrier.

C’est là encore le principe d’Egalité qui va permettre l’adaptation, les réajustements, c’est lui qui au nom des valeurs républicaines va donner vie aux différentes associations qui par exemple luttent pour les respect des droits de l’Homme, sont contre le racisme, contre toutes les formes de discriminations, associations abhorrées par ceux qui voient en elles les complices d’un pouvoir qui refusent de voir le danger…. Il ne faut surtout pas négliger les forces de ces dynamismes qui s’ils ne dépassent pas le stade d’adaptation, peuvent régressert vers un stade conflictuel et violent, cela par le passé a déjà amené l’installation du régime de Pétain avec la production de lois contraire pour ne pas dire plus, à l’idéal republication. Pourtant cela s’est produit dans une France laïque garante de la liberté de culte, garante des droits de l’Homme…selon Didier Lapeyronnie le racisme s’exprime quand l’autre devient une menace pour l’identité, on pourrait rajouter aussi quand l’autre devient un concurrent sur le marché de l’emploi.

On devient aussi autre par le regard que l’on porte sur vous, le discriminé n’est pas passif, il retourne le regard du discriminant contre lui-même, il intériorise le racisme culturel, il devient « autre » par la volonté du discriminant. La relation est bien celle de dominant et de dominé ! Ce schéma mental perdure, il est plus ou moins partagé par la classe « dominante » car il est difficile de perdre un ascendant jouissif qui est le dernier vestige de la grandeur passée, d’une France coloniale et superpuissance, héritière du roi soleil, de Napoléon... on usera alors volontiers du mot « victimisation » de manière péjorative, parfois méprisante pour nier un ressenti, un vécu, en somme sa réalité est renvoyée vers le trouble psychologique, elle n’est pas acceptée.

Le mot « Victimisation » qui est largement employé, révèle surtout un refus de se laisser entraîner vers la « culpabilisation », comme si le « dominé », usant de ruse chercherai à lui faire perdre son ascendant. Il ne peut en être autrement, le « dominé » veut le faire culpabiliser, il doit se méfier de lui, ne pas se laisser duper. Il refuse violemment cette remise en cause, il préfère nier une réalité vécu pour imposer sa vision car accepter le discours du « dominé », c’est pour lui non seulement remettre en cause le moule dans lequel il est fait mais surtout voir son ascendance menacé ! En niant, en minorant le rôle des discriminations, il consolide surtout sa position sociale. Le « dominé » veut-il faire éprouver de la culpabilité ? C’est probable dans certains nombres de cas et même certain ! Mais le but poursuivi peut s ‘avérer pernicieux, si on n’y prend garde, car il ne doit pas être celui d’exercer à son tour, un ascendant « vengeur » mais de rechercher plutôt à créer un terrain propice à la discussion, propice au dynamisme propre à l’acculturation. Partir sur de nouvelles bases en prenant en compte la réalité vécu du « dominé ». Par la violence de ce désir de culpabilisation, on perçoit la violence du « dominé », ses frustrations, les explosions de haine, le racisme verbale, ne vise qu’a lui donner un rang dans une hiérarchie raciste recomposée ou il se donne la première place, c’est une place factice qui ne se désagrège pas grâce à sa rage, surtout qu’il a totalement intégré les l’échelle de valeurs racistes qui fait qu’il se retrouve de fait par un phénomène de contre-acculturation continuellement en conflit avec lui-même. La culpabilisation devient pour le « dominé », une arme qu’il n’hésite pas à retourner contre l’arrogance du dominant, le dominé somme le dominant à faire son examen de conscience et par-delà à lui reconnaître non seulement un traitement égal au sien. Il est difficile de s’imaginer à quel point l’héritage coloniale est vivant, il y a chez chaque descendant de colonisé, ce que j’appel, par facétie et esprit de provocation le « syndrome du colon » que celui-ci s’exprime par la rage ou la flagornerie. Il est plus ou moins développé selon les individus. Il y a un souvent complexe d’infériorité qui existe chez chaque enfant issu de l’immigration, lorsque qu’il se retrouve devant un « dominant » ou un de ses enfants même si tout cela est phantasme, les héritages décrit par Bourdieu continuent à influer sur les structures mentales.

Il doit gérer ce complexe qu’il a hérité de ses parents et du milieu dans lequel il a grandi et s’est construit. Existe-t-il un enfant immigré qui n’a pas eu l’occasion de voir dans son enfance et petite enfance, ses parents se faire humilier à cause de leur origine, existe-t-il un de ces enfants qui n’a pas dû à son tour subir des frustrations qui sont venues se rajouter à l’héritage parentale…personnellement je n’en connais aucun !

Il faudra sortir de ce stade conflictuel, du jeu pervers victimisation/culpabilisation, il ne peut en être autrement à moins de revenir sur un régime qui impose des lois d’exception comme le régime de Pétain ou des personnes totalement assimilés se sont vues sur des bases racistes déchus de leur nationalité. Bien qu’il est peu probable que le même scénario revienne au contraire ce traumatisme, cette plaie béante interdit cette régression vers l’abomination et même elle agit sur l’inconscient collectif et est un dynamique qui aidera à l’assimilation de nouveaux groupes. Car comme le démontre Hervé le Bras, c’est un apport migratoire constant qui a permis à la France de devenir ce pays de plus de soixante millions d’habitants !

Contrairement à d’autres je suis plutôt optimiste car pour moi le modèle républicain n’est pas a remettre en cause pas plus que le processus d’acculturation qui fait que la société change même si cet aspect n’est pas à mon avis assez pris en compte. La prise de conscience de ces rivalités s’estompent lorsque l’autre n’est plus autre mais accepté comme tel et je terminerais mon propos sur ces mots d’Hervé le Bras « Etre Français c’est avoir la nationalité française ».

 

Didier Lapeyronnie : « Ghetto urbain »

Hervé le Bras « Marianne et les lapins »

J Dermogon, E M Lipiansky guide de l’interculturel en formation.


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20 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 6 août 2014 11:45

    « ’Hervé le Bras « Etre Français c’est avoir la nationalité française. »


    C’est juste une définition parmi d’autres, reflétant l’opinion d’un type, n’ayant pas plus de poids que celles de ma concierge, de mon facteur ou du patron du bistrot d’en bas de chez moi.

    Personnellement, je préfère le « point de vue charnel » de Polémia : il n’a rien à voir avec les sept milliards de Français potentiels qui, selon Le Bras, peuplent en ce moment la planète.

    • philouie 6 août 2014 12:29

      Ben non, c’est une définition juridique qui établit un fait juridique et qui présente l’immense avantage qu’elle dénie à César Castique le droit de décider qui est français et qui ne l’est pas.


    • César Castique César Castique 6 août 2014 12:56

      « ,,,dénie à César Castique le droit de décider qui est français et qui ne l’est pas. »


      Personne ne peut décider qui est Français et qui ne l’est pas. C’est de l’ordre de l’intime. Est Français celui qui se sent viscéralement et exclusivement Français, sans autre référence nationale.

      Et, pour être précis, la Nation est formée de gens ayant une histoire en partage et aspirant à un avenir en commun. 

      Or, il y a des « Français-selon-Le-Bras » qui ne remplissent aucune de ces deux conditions, mais du moment qu’ils ne coûtent rien aux contribuables... smiley

    • Aristoto Aristoto 6 août 2014 20:46

      Bah si y’en a au moins une qui est rempli :

      a Nation est formée de gens ayant une histoire en partage et aspirant à un avenir en commun.

      La France ne tardera pas ( dans trente ans je dis maximum ) a être peuplé majoritairement de pratiquant muslmans, noirs et arabe avec une culture commune, des références historique communes et un territoire de résidence commun  !

      Donc vive la France !


    • philouie 6 août 2014 12:59

      Ben y a des lois.

      si tu penses que tu n’es pas obligé de le respecter, c’est sans doute que tu n’es pas Français.

      peut-être que le mieux c’est que tu trouves un pays plus approprié à ta mentalité.


      • foufouille foufouille 6 août 2014 13:11

        « Existe-t-il un enfant immigré qui n’a pas eu l’occasion de voir dans son enfance et petite enfance, ses parents se faire humilier à cause de leur origine, existe-t-il un de ces enfants qui n’a pas dû à son tour subir des frustrations qui sont venues se rajouter à l’héritage parentale…personnellement je n’en connais aucun ! »

        c’est tout le temps ou juste une fois ?

        faut arrêter de te prendre pour le centre du monde et accepter qu’il y ait des cons

        qui n’a jamais un « noir » venant d’arriver en france faire des mômes pour les alocs ?

        etc

        le raciste pense de la même façon que toi : il est traumatisé par un emmerdeur d’une certaine couleur. il en fait une généralité


        • Cocasse Cocasse 6 août 2014 13:30

          Votre discours est bien sympathique, mais je suis moins optimiste que vous.

          Pour que l’assimilation fonctionne, il aurait fallu deux critères :
          - Une immigration raisonnable, faisant que le taux de population à assimiler soit gérable.
          - Une volonté des immigrés à respecter et vivre au sein de notre pays.

          Donc là c’est raté, au lieu de cela, et bien il y a le communautarisme. Et cela ressemble plus à une colonisation qu’autre chose. Des villes entières sont repeuplées et soumises au même style de vie que les arrivants. Voir la ville de Roubaix, ou le quartier lapaillade à montpellier, et un nombre incroyable de villes de la RP. Enfin les exemples ne manquent pas.

          Les conditions de vie n’étant plus possibles pour les français, ils s’en vont en essayant de trouver des endroits où ils se sentent encore en France, où ils peuvent vivre en paix, sans se faire agresser, selon nos coutumes.
          Et les agressions au motif de racisme anti-français sont devenues courantes.

          Certains politiques ou associations ont tout fait pour que les français ne soient pas respectés et que ce racisme bénéficie d’immunité au passage. Donc pas étonnant qu’il soit courant. Enfin je dis pas ça pour dédouaner ceux qui le pratique non plus.


          • foufouille foufouille 6 août 2014 14:01

            c’est aussi par ce que la police ne veut plus intervenir depuis longtemps.

            c’est pareil dans certains villages. la gendarmerie ne se déplace pas pour une « incivilité ». du coup, tous les délinquants blancs font tout ce qu’ils veulent


          • Onecinikiou 6 août 2014 15:22

            Il semble évident et de bon sens que le facteur nombre est surdéterminant quant à l’idée d’assimilation réussie. Ce fait est savamment ignoré ou alors nie par l’auteur. Admettre quelques centaines de milliers, ou bien quelques millions de migrants sur une aussi courte période relativement à l’histoire millénaire de la nation française, est sans précédent. Cela ne peut pas être sans conséquence notamment sur sa capacité à assimiler ces derniers. Et de fait, cela ne l’est pas.


            • Menouar ben Yahya 6 août 2014 17:53

              Comme je le disais le sujet est vaste et on aurait tout aussi bien abordé comme la fait le sociologue Didier Lapeyronnie l’aspect ghetto urbain, et le pourquoi de les politiques qui ont amené à cette ghettoïsation.... J’ai abordée le sujet plutôt sous l’aspect de la construction individuelle et sociétal en mettant l’accent sur des populations issues des anciennes colonies.

              Mais comme je le disais en début d’article, le sujet est sensible et des réactions peuvent être violente, mais elles sont prévisibles et entre dans des schèmes étudiés par les sociologues. Il y a des résistances des groupes en présence, elles sont normales et d’autant plus vives lorsque les identités se sentent menacées mais tant que ces réactions ne sont pas en contradiction avec l’héritage historique des valeurs laïques et républicaines, le conseil constitutionnel,la cour européenne, rien à dire.
              La promulgation de lois participent à ces rééquilibrages mais il ne faut pas oublier l’esprit de la constitution de 1793 qui dit que les génération anciennes ne peuvent soumettre à leurs lois les générations futures, ça veut dire que la société bouge, elle évolue sous la pression et les désirs des individus qui la compose. La projection que je fais est pour moi inéluctable mêmes ça peut prendre encore plusieurs décennies


              • Onecinikiou 6 août 2014 18:26

                « il ne faut pas oublier l’esprit de la constitution de 1793 qui dit que les génération anciennes ne peuvent soumettre à leurs lois les générations futures, ça veut dire que la société bouge, elle évolue sous la pression et les désirs des individus qui la compose »


                Cher monsieur, afin d’être en accord n’est-ce pas avec les « valeurs républicaines » et démocratiques de ce pays, en accord aussi avec son Conseil constitutionnel qui a réaffirmé dans un arrêt célèbre et de manière explicite le fait que le recours au référendum « constituait l’expression directe de la souveraineté nationale » (62-20 DC du 06/11/1962), la moindre des choses si on avait l’intention réelle de les respecter, au-delà du verbiage habituel et des déclarations d’intentions qui n’engagent que les naïfs qui les reçoivent, serait précisément de consulter directement le peuple sur des décisions politiques qui engagent l’avenir du pays tout entier à courte ou moyenne échéance.

                De demander par exemple aux français s’ils approuvent la politique migratoire orchestrée depuis quarante ans dans ce pays ? S’ils souhaitent la poursuivre ?

                S’ils considèrent que les dernières migrations originèrent pour la plupart de sphères civilisationneles radicalement différentes de la nôtre furent une « chance pour la France », ou non ?


                S’ils veulent continuer à inscrire leur destin au sein de la technostructure eurolibérale de plus en plus identifié comme oligarchique ? Mais ils ont déjà répondu à cette question me semble-t-il, en 2005. Une réponse bafouée par ceux-là même qui étaient chargés de défendre et faire respecter leur avis.

                Voyez, le plus démocrate de nous deux n’est sans doute pas celui qu’on croit. Mais peut-être me trompe-je. Et peut-être partagez-vous mes sentiment et ambition... A vous de le dire.

                • Menouar ben Yahya 6 août 2014 20:08

                  Je remarque que vous employez le « Ils » prénom impersonnel pour parler en fait de « l’autre », cet autre ce Français car il l’est certainement tout comme vous et la définition d’Hervé le Bras me parait la meilleur car sinon on va nécessairement vers des critères qui sont contraires aux droits de l’Homme. Il y a donc régression, lois d’exception, ségrégation...
                   Mais ce « Ils » n’est pas ce bloc homogène que l’ont décrit, comme dans n’importe quel autre groupe toute les tendances sont représentées, droite, gauche, extrême droite et gauche...ces « ils » inscrivent leur destin comme tout Français en adhérrant a l’economie libérale ou en s’y s’opposant...quant à 2005 si vous faites références aux émeutes ont peut voir ça différement, tiens par exemple si ont les voit ces « ils »comme Français à part entière, on se dira, tient , l’article 35 de la constitution de 1793 les a inspirés.

                  Le système qui donne le plus de pouvoir au peuple me convient plus et je suis par exemple encore dégouté par le nom massif des Français au référendum sur l’Europe que Zarkosy par des billevesées a validé par un oui, sans que personne ne s’émeuvent, alors qu’une t’elle trahison du peuple ne s’est jamais vue. Mais comme disait l’autre, la démocratie est le pire système mais on a pas mieux !


                  • Onecinikiou 6 août 2014 20:39

                    Le pire des système à l’exception de tous les autres en effet. 


                    Quand à 2005, cela faisait référence au TCE.

                    Vous pensez que donner une carte nationale d’identité française au premier venu fait de lui un français, avec tout ce que cela suppose ?

                    Pour vous l’idée de communauté de destin cher à Renan, l’idée que nous communions dans le culte de NOS ancêtres, de nos ancêtres commun, est à passer par pertes et profits ? Cela n’a strictmeent aucune importance, dès lors que les individus disposerait d’une nationalité que l’on leur aurait généreusement distribuée ? 

                    Vous allez au devant de graves deconvenues à suivre aveuglement une doctrine politique si éloignée de la réalité des rapports de force entre groupes sociaux constitués.

                  • Menouar ben Yahya 7 août 2014 16:48

                    Renan a appliqué à l’Histoire ce que Ibn Khedoun avait fait avant lui et il a été séduit par un personnage musulman qui moi aussi me touche beaucoup, Averroés ! On ne peut pas enlever à Renan son génie mais il faut le restituer dans son époque, lui qui par certaines de ses idées alimentait l’antisémitisme, en trouvant toute les vertus aux « Aryens » et de la lourdeur d’esprit aux « sémites ». Renan a dit des choses sur la nation et on prend les références qui arrangent... Renan bien que catholique a scandalisé pour avoir voulu soumettre Jésus et les écritures à une critique comme toute référence historique, tout comme Avérroés le rationaliste l’avait fait en son temps et avait tout comme Renan était désavoué.

                    Je les vois l’un comme l’autre comme des personnages qui ont contribué a lutter contre l’obscurantisme et l’omnipotence de la religion, leur destin s’inscrit dans les cheminements qui vont amener à une éclosion des consciences qui débouchera sur ce formidable mais fragile compromis qu’est la laïcité.


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 6 août 2014 21:15

                    bonsoir , l’auteur s’inquiète bien inutilement du phénomène d’acculturation .Nous voyons tous les jours des ministres des hommes politiques français annoncer clairement qu’ils se lèvent le matin 

                    en pensant a ce qu’ils ferait pour l’état ou ce déclarer juif vous donne ipso facto la nationalité.
                    L’auteur ne devrait s’inquiéter de l’acculturation quand une personne que la société occidentale a faites femme émancipée, britannique , baronne , politicienne , ministre , choisis très clairement le camps de sa « oumma » contre le reste de « ses » camps" .
                    In fine les seuls qui devraient s’inquiéter de l’acculturation se sont les sociétés occidentales 
                    qui accueillent en leur sein des personnes qui de toutes évidences
                    feront toujours primer leur foi 
                    à elle seule vont leur allégeance 
                    yep : 

                        oh ! vous les sous-chiens !une guerre vous est faites !

                    asinus : ne varietur

                    • Lord WTF ! Lord WTF ! 6 août 2014 21:59

                      hmmm...la baronesse Warsi était en délicate position, parmi ses fonctions, l’une la mettait en première ligne en matière d’ICC...un peu délicat au vu des mouvements récents de l’AP ces derniers temps...quant à la Oumma...well, la baronesse avait demandé une réponse internationale concernant le sort de certaines communautés chrétiennes : une « global crisis » selon l’anglo-paki baronesse... 



                      y’a tout de même pire ou far worse au sein de l’Oumma...



                    • COVADONGA722 COVADONGA722 6 août 2014 23:33

                       la baronesse avait demandé une réponse internationale concernant le sort de certaines communautés chrétiennes : une « global crisis » selon l’anglo-paki baronesse




                      ttt Lord bien que lent je perçois bien « le coup pieds de l’âne » sous votre propos !
                      je me bornerais a vous renvoyer à l’une de mes perpetuelles redites !
                       « je n’ignore pas que chaque coup porté par l’islam sur le socle sociétal est applaudi
                      en sourdine par les deux religions sœurs que nous avons imparfaitement mais tout de même confinées aux lieux de cultes et à la chambre a coucher » 

                      asinus

                    • COVADONGA722 COVADONGA722 6 août 2014 23:28

                       yep Lord moi je préfères in fine les gens qui assumes qui choisisses j’en veux beaucoup plus à ceux qui trichent .Mais j’en veux encore plus à ceux qui nous dirigent et se leurrent ou nous trompent !

                      Je me garde bien de penser mes référents occidentaux supérieurs à ceux de cette dame juste je les pensent différents et surtout ils sont MIENS.Le constat s’avère impitoyable pour les chantres de l’assimilation .De mon avis il peut y avoir coexistence de nos « mondes » mais je récuses l’idée d’un monde globalisé ou tout est égal .S’agissant de l’Orient et de ses deux principales religions monothéistes je les perçois comme intrusives voir contradictoires avec la société, la civilisation 
                      la culture que je désire voir primer sur le sol que l’histoire et la nature ont impartis aux miens.Je conçois parfaitement que les tenants de ses deux cultures religieuses pensent de même !
                      La réciprocité est le début de la coexistence .
                      Asinus : ne varietur 

                      • Lord WTF ! Lord WTF ! 6 août 2014 23:46

                        Lord entend les propos de l’âne...néanmoins, nous parlons de Brits ici...les moeurs, us et coutumes de la perfide Albion sont différents de nos hexagonales habitudes et inclinations...sinon, concernant les Chrétiens, la baronesse évoquait notamment les Coptes d’Egypte et les chrétiens du Pakistan...


                        j’ai bien saisi votre « redite » néanmoins, elle ne me semble pas s’appliquer ici...sinon, la baroness s’est fait bombardé d’oeufs par ses supposés correligionaires, en raison de sa participation à un gouvernement impliqué en Afstan...Choudary (Al-Muhajiroun (salafowahhabi) et Islam4UK) l’ayant explicitement menacé de « danger physique » au cas où elle se baladerait dans certains quartiers muslims...

                        bref tout cela pour dire que Lord ne soit pas certain que la baronesse soit une « jument de Troie »...étant une conservatrice, Lord imagine que la Dame de Fer est bien plus son modèle que la Mère des Croyants...

                      • Menouar ben Yahya 7 août 2014 00:00

                        J’ai l’impression que ca dérange moins quant il s’agit de Mme Boutin ou de l’Abbé Pierre que j’aimais bien au demeurant, se rendant en soutane à l’assemblée nationale. Nous somme un pays laïque ! Séparation de l’Église et de l’État ! Aucune raison de privilégier un culte plutôt qu’un autre...le croyant, l’athée ayant chacun droit à la liberté de leur expression...Brassens le résume part, « il me laisse dire merde, je lui laisse dire amen ».Etant un pays laïque, le socle doit être cette valeur commune et l’expression cultuelle doit se faire hors du champ politique mais dans le cas du mariage pour tous, on a vu la difficulté pour certains politique de ne pas mélanger la religion et la politique...Autrement pour revenir au terme "Français de souche Hervé le Bras nous démontre qu’il est absurde.

                        Pour ce qui est des religions, ont peur être athée mais je trouve assez névrotique de vouloir rejeter l’apport des religions qui se sont exprimés sur des centaines de générations sur plusieurs siècles, ça laisse des traces que l’on peut le rejeter mais c’est une réalité culturelle et l’Humanisme s’est d’abord construit avec les religions, Rabelais et les pères de l’ Humanisme étaient hommes d’église.

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