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Accueil du site > Actualités > Société > Adieu la Classe Moyenne ?

Adieu la Classe Moyenne ?

« On achève bien les classes moyennes, et on n’en finit pas d’enrichir les élites ». Jean-Michel Quatrepoint, spécialiste de l’économie, constate que la classe moyenne est à la dérive (pour reprendre l’intitulé d’un autre ouvrage). En effet l’écart se creuse entre les classes dites aisées et la classe moyenne, alors qu’il se réduit et s’efface entre la classe moyenne et les classes dites populaires. Est-ce que pour autant celle-ci est amenée à disparaître ? Tout d’abord il est préférable de savoir de quoi on parle et de déterminer ce qui défini la classe moyenne ainsi que son rôle dans notre société française. Et ensuite d’analyser les origines, les conséquences et les risques de son évolution.

 La classe moyenne est une classe sociale (segmentation de la population définie par le niveau de vie). Il n’y a pas si longtemps c’était même la plus représentative de la population française, située entre "les riches" et "les pauvres". On distingue donc trois types de classes : les classes dites aisées, les classes moyennes et les classes populaires, tout ceci au pluriel ! En effet on remarque tellement de distinctions parmi elles qu’on ne peut pas décrire une seule catégorie de personnes par classe sociale.

 Aujourd’hui on définit un individu appartenant à la classe moyenne, un citoyen percevant entre 1200 euros et 1900 euros net par mois mais ceci est une moyenne. Car on peut distinguer classes moyennes inférieures et classes moyennes supérieures. Sachant que les individus, appartenant à la classe moyenne inférieure, perçoivent des revenus modestes (entre 800 et 1200 euros net par mois) et sont, pour la majeure partie, des ouvriers (qui, "habituellement", sont plutôt intégré dans "la catégorie inférieure" : les classes populaires, le prolétariat…) et des employés (de la fonction publique ou privée). Alors que les individus reconnus comme appartenant à la classe moyenne supérieure bénéficient de revenus beaucoup plus aisés dépassant largement les 1900 euros (supérieurs à 8000 euros net par mois), il s’agit de cadres, cadres supérieurs, médecins etc.…

 Les classes moyennes servent de transition entre les autres classes sociales. Elles ont un rôle important dans le maintien de la paix sociale et politique. Pour les personnes issues des classes les plus défavorisées elles peuvent constituer un aboutissement ou un symbole d’ascension sociale.

 Il apparaît que 80 % de la population française se situe dans les classes moyennes or cette affirmation correspond à la réalité de 1950 à 1980 ! A cette époque les classes moyennes étaient majoritaires, le reste de la population représentant 10 % des classes populaires et 10 % des classes aisées. A cette époque "l’ascenseur social" et "le prestige" de certaines classes moyennes était prospère. A cette époque, payer des études à son enfant lui garantissait un avenir certain…A cette époque on pouvait différencier les classes sociales par l’attribution ou non des allocations sociales et familiales.

 Or actuellement les limites entre les classes sociales sont plutôt floues. De ce fait les classes moyennes réunissent, depuis une dizaine d’années (et le constat est encore plus flagrant avec la crise économique), des catégories sociales anciennement opposées (le paysan, le docteur et le chômeur par exemple). Les classes moyennes sont confondues entre classes populaires, qui représentent dorénavant la part la plus importante de la population (puisqu’une partie des classes moyennes est assimilée par celles-ci), et les classes aisées. Même si aujourd’hui certains "français moyens" accèdent encore aux classes dites supérieures, dans la majorité des cas ils sont plutôt "tirés vers le bas".

 La perception des français de leur appartenance à une catégorie est erronée cela dénote une fracture sociale importante aggravée par le système social de notre société, par un manque de discernement de la part des dirigeants politiques et bien sûr amplifiée par la crise qui est tant cause que conséquence de cette aggravation.

 La baisse du pouvoir d’achat, coût de l’enseignement, élitiste, salarisation de la population active, chômage, les causes de cette fracture sont nombreuses mais ne découlent pas du hasard. Les inégalités se creusent, la pauvreté envahie notre pays : "Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches". Cela explique certainement les réactions excessives d’une couche de la population (émeutes, abstention électorale ou vote extrême…).

 Ce sont les risques de l’évolution des classes sociales vers deux classes bien distinctes "les dominants" et les "dominés", seulement l’Histoire nous a prouvée que les "dominés" refusaient ce statut… Désaccords, désobéissances, disputes, mutineries, émeutes, révoltes, soulèvements, Révolution nous attendent si les classes moyennes disparaissent, c’est ce qui nous attend si le gouvernement n’a pas, tout d’abord, une prise de conscience puis une réaction appropriée à la gravité du problème.

"L’ascenseur social est en panne", les inégalités se creusent, la crise n’arrangeant rien : la lutte des classes redevient un sujet plus que d’actualité quand les classes moyennes ne remplissent plus leurs fonctions. Elles ne font plus le lien entre les diverses couches de population, elles ne sont plus synonymes de paix et d’avenir, le clash social est inévitable si elles continuent de s’effacer peu à peu. Leur préservation devient un enjeu politique.


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37 réactions à cet article    


  • Charles Martel Charles Martel 12 janvier 2010 11:49

    à mettre en parallèle avec la mondialisation qui éradique les classes moyennes. Nous auront une élite aisée mondialisée et apatride qui dominera largement une masse paupérisée cantonnée dans leurs territoires à subir les lois extérieures.

    La disparition de la classe moyenne devrait inquiéter nos dirigeants mais bizarrement on a l’impression qu’ils précipitent sa fin sciemment.


    • Christian Delarue Christian Delarue 13 janvier 2010 02:10

      La classe dirigeante est trop aisée pour ne pas être en collusion avec la bourgeoisie nationale qui rassemble grands patrons de l’industrie et du commerce et l’oligarchie financière et bancaire.
      L’enrichissement de cette classe dominante, la seule vraie classe sociale, opère un déclassement du monde du travail salarié ou indépendant. Les revenus dégringolent. Il y a une prolétarisation (moins de 3000 euros par mois) de bcp de membre du peuple résiduel ; du peuple-classe.


    • MICHEL GERMAIN jacques Roux 13 janvier 2010 09:12

      Il y a ceux qui se lévent le matin pour aller bosser+ ceux qui se sont longtemps levés (les retraités)+ ceux qui angoissent de ne pas avoir à se lever (les chômeurs), d’un côté et, de l’autre, ceux qui ne bossent pas, ne bosseront jamais et vivent de leurs rentes et jouent en bourse ou font bosser ou chômer les autres.

      La classe moyenne est un leurre. En tant que classe, mais pas en tant que conscience sociale. En effet les gens qui se sentent « moyens » ne descendent pas dans la rue pour sauver leur canapé et, s’ils le font, c’est uniquement pour sauver le leur de canapé en se foutant du mobilier de leur voisin. Se faire croire que l’on est pas un travailleur contraint au salariat fait de nous des tranches tampon le cul bien posé sur la révolte la tête dans l’espérance du maintien de la posibilité de pouvoir changer de canapé pour un autre en vrai cuir celui la...

      La classe moyenne est une croyance religieuse. Une croyance qui nous fait supporter notre sort en se disant qu’un espoir d’un peu mieux est permis tout en regardant pour se rassurer celui qui est un peu plus mal loti...

      En fait, peut être pouvons nous dire que la classe « moyenne » est celle qui a encore quelque chose à perdre et pense qu’elle pourrait encore gagner quelque chose... quel projet !
      C’est pas demain qu’on bouge.


    • Yena-Marre Yena-Marre 12 janvier 2010 11:55

      Bonjour,
      Si je vous lis bien, vous classez les pauvres dans la classe moyenne inferieure (800 à1200€/mois),ça me fait penser à Sarko qui trouve que la France ne s’ent sort pas si mal dans la crise. smiley


      • mododoro 12 janvier 2010 11:59

        Bonjour,

        Ce n’est pas moi qui est fait ce classement...Ce sont les données officielles...


        • Alpo47 Alpo47 12 janvier 2010 13:13

          Et c’est ridicule...

          Classer les gens qui gagnent de 800 à ...2000€ dans la classe moyenne, c’est un peu le même artifice de communication que d’appeler les personnes qui font le ménage, des « techniciens de surface ». Quelle revalorisation !

          Gare à ne pas tomber dans ces pièges de communication gouvernementale.


        • Christian Delarue Christian Delarue 13 janvier 2010 01:52

          Le classement officiel ignore ce qu’est le prolétaire comme étant celui qui a rien ou peu à la fin du mois. Cela va de 2500 euros à 3000 euros par mois selon les situations mais cela ne peut guère monter plus haut sauf à Paris seule avec des enfants sans pension alimentaire.

          La couche au-dessus est intermédiaire entre les prolétaires et les riches : de 3000 euros par mois à 5000 euros. Couche aisée : maison, résidence secondaire mais ce n’est pas la bourgeoisie avec une couche en-dessous qui est la CAC - classe d’appui du capital - des gens divers qui gagnent plus de 7000 euros par mois.


        • lord_volde lord_volde 13 janvier 2010 02:01

          Et toé le parasite associatif, tu culmines à combien d’euros ? J’en connais qui ont moins de 500 euros mensuel hors payement des loyers et autres obligations principales périodiques. 


        • Christian Delarue Christian Delarue 17 janvier 2010 09:35

          Je suis travailleur à 2000 euros par mois et ma production dans le salariat ne me définit pas totalement . Les parasites sont les suces-le-sang des travailleurs.


        • Alpo47 Alpo47 12 janvier 2010 13:19

          J’ajoute que depuis environ 10 ans, nous assistons à un transfert de revenus, des dites classes moyennes, vers le « haut de la pyramide sociale ».
          Ce transfert est voulu, déterminé. Cela se passe grace au célèbre « bouclier fiscal », des nombreuses niches fiscales, qui sont autant de moyens de ne pas payer d’impôt, des taxes multiples qui grèvent les petits budgets, des exonérations de charges des entreprises pour les reporter sur les contribuables-assurés sociaux ...
          Plus simple : les riches et surtout très riches, le sont encore plus, les autres ... rament de plus en plus.

          Vive le libéralisme et la mondialisation !


          • french_car 12 janvier 2010 15:59

            Il y a surtout que ce n’est plus avec le salariat que l’on peut s’élever dans l’échelle sociale et passer de classe moyenne supérieure à « riche ».
            Pour prendre l’exemple d’un ingénieur de 35 ans : il y a une quarantaine d’année il pouvait aisément loger et faire vivre une famille de 5 personnes en région parisienne, c’en est terminé depuis longtemps. Les gains de productivité se sont fait au profit de l’actionnaire tandis que l’inflation grignottait le pouvoir d’achat.
            A titre de comparaison prenons les médecins spécialistes - à honoraires conventionnés s’entend : pas de revalorisation d’honoraires pratiquement depuis 20 ans, la productivité - à savoir la mordernisation des matériels, l’informatisation et le surcroit d’énergie déployé pour absorber plus de clientèle leur a permis de maintenir le pouvoir d’achat - pas d’actionnaire pour empocher le bénef à leur place.
            Si l’on regarde les généralistes, revalorisations régulières d’honoraires et augmentation de la productivité leur ont permis de progresser dans l’échelle des revenus.


          • Traroth Traroth 12 janvier 2010 14:12

            « Cela explique certainement les réactions excessives d’une couche de la population » : Qu’est-ce que ces réactions ont d’excessives ? Alors qu’on les affame, les gens ne devraient même pas réagir ? Quelle réaction ne serait pas excessive à vos yeux ???


            • Christian Delarue Christian Delarue 17 janvier 2010 09:38

              L’auteur est un idéologue conservateur de l’ordre existants . Ils se remarquent par le fait qu’ils ne voient jamais les riches ni la classe dominante. Il mélangent couches sociales (niveaux de revenus et de patrimoin) et classes sociales (rapport sociaux fondés sur la propriété du capital).

              Pour eux en-haut il y a la classe aisée que d’autres placent fort logiquement entre ceux qui vivent à budget serré et les riches. Si la couche aisée a pour avantage de vivre sans se soucier des fins de mois elle n’est pas pour autant riche. Si son patrimoine est réel - disons grosso modo une résidence principale plus une secondaire - il est sans commune mesure avec celui des riches : plusieurs résidences, bâteau de luxe, écurie de chevaux...Le capitaliste lui est propriétaire de son usine et des contrats de travail mais peut ne pas avoir un grand patrimoine privé. Il sera néanmoins patron.

              Aux sein des les prolétaires ou des couches populaires il y a encore plus bas les pauvres . On sait grosso modo à partir de quel niveau de revenu on n’est plus prolétaire. Avec 4000 euros par mois on peut difficilement se dire prolétaire bien que cela puisse être le cas avec un seul salaire en région parisienne. Il est moins rare de trouver des individus bouclant difficilement le mois avec 3000 euros . C’est le cas des femmes seules sans pension alimentaire avec plusieurs enfants à charge. Evidemment des situations plus faciles - comme avoir deux bons salaires et un seul enfant par exemple - permettent de baisser le seuil de sortie de la condition prolétarienne. Mais pour ne pas faire dans le misérabilisme à l’heure ou les grands patrons affichent des revenus faramineux (250 X le SMIC pour certains !) on va garder 3000 euros par famille comme plafond des prolétaires. Les prolétaires vivent en gépauvres vivent avec moins que le SMIC.

              CD


            • M.Junior Junior M 12 janvier 2010 14:16

              Le seuil de pauvreté est à 908 euros par mois et tu écris la classe moyenne entre 800 et 1200 euros

              Je me suis arrêté là.


              • citoyen 12 janvier 2010 14:35

                on mélange généralement tout : ce qui compte , ce n’est pas le salaire d’un individu donné ( brut ou net déja ?) pour établir son pouvoir d’achat, mais le revenu total ( salaires et aussi le reste , transferts sociaux touchés, loyers percus , BNC , Etc, ETc... .... ) d’un foyer fiscal entier . ceci pondéré par le coefficient généralement admis suivant : premier adulte= 1 , seconde personne de plus de 15 ans = 0,5 , chaque enfant en plus= 0,3 . c’est la notion d’unité de consommation ; Sinon , effectivement , on est compté classe moyenne avec un salaire de 1300 euros , une femme qui ne travaille pas et 4 enfants à charge , ce qui est idiot ... Il convient de préciser de quoi l’on parle et d’étre logique ( le souhaite t’on ? je ne vise pas ici l’auteur , je le precise ) . il faudrait même aller au dela , c’est à dire valoriser la difference de situation entre locataires et proprietaires occupants ( ceux qui n’ont plus de credit à rembourser ) , parce que ce n’est pas du tout le même pouvoir d’achat , à revenus pourtant égaux...
                c’est la principale clé de l’embrouille....


                • bo bo 12 janvier 2010 16:14

                  imbécilité des statistiques manipulées....
                  la classe moyenne doit se définir non par un revenu (c’est toujours biaisé) mais par des éléments d’un train de vie : lieu et mode d’habitation (maison, appartement), voiture, vacances.... pour devenir propriétaire de son logement (sans aucune aide) pour un prêt au logement 100.000 Euros de prêt sur 15 ans (et non des rallonges à 20 ans et plus) il faut un revenu de 1.800/ 2.000 euros par mois... c’est quand même pas à ce niveau une classe moyenne : -((


                  • citoyen 12 janvier 2010 16:27

                    tout à fait bo , je m’en fiche d’avoir un million de dollars de revenus par mois , si tout est payant et tellement cher qu’avec je ne peux vivre que dans un clapier et manger de la m... chimique en craignant de me faire égorger dés la sortie de l’immeuble .

                    aucun intérêt , sauf à adorer « se la péter » à l’américaine


                    • french_car 12 janvier 2010 18:24

                      citoyen l’auteur parle de la France, donc à un niveau de prix français.
                      quant à se faire égorger à la sortie de l’immeuble ...


                    • JL JL 12 janvier 2010 16:45

                      Vous écrivez : « A cette époque on pouvait différencier les classes sociales par l’attribution ou non des allocations sociales et familiales ». Sauf erreur, les allocations familiales ont toujours été indépendantes des revenus. Les AF sont liées à la politique nataliste et non pas sociale. C’est absurde parce que les AF ne sont versées qu’aux familles ayant des enfants.


                      • JL JL 12 janvier 2010 16:47

                        Précision : quand j’écris « c’est absurde », il faut lire « ce que vous dites au sujet des AF est absurde, parce que les AF ne concernent que les familles avec enfants ».


                      • french_car 12 janvier 2010 18:28

                        JL oui et non.
                        Effectivement la mise sous condition de revenus des allocs dites familiales « sous Jospin » n’a pas duré, et a été éliminée par un resserrement du plafonnement du quotient familal.
                        Cependant il existe nombre d’autres allocations versées par les AF telles que alloc jeune enfant, complément familial, allocation de rentrée scolaire, allocation logement et toutes celles là sont soumises à plafonnement par le revenu. Et il est faux de penser par exemple qu’il faut avoir des enfants pour toucher une allocation logement.


                      • JL JL 12 janvier 2010 18:57

                        Bonsoir French-car, effectivement, je ne parlais que des AF. Je me souviens de la période où il était question de conditionner les AF sur un plafond de revenu. Sauf erreur, c’était Minc l’instigateur et le chantre de cette tentative. Pour ma part, calculs à l’appui, j’avais estimé que c’était hypocrite, vu que l’Etat contribue davantage par le biais du quotient familial impactant l’impôt sur le revenu, pour un enfant de famille riche que pour un enfant de famille pauvre, et que de ce fait, les riches ne se battraient pas pour conserver les AF.

                        Et je craignais qu’en « vertu » du principe « droit des pauvres, pauvres droits », cette institution ne survive pas longtemps à ce premier accroc et se transformeraient rapidement en peau de chagrin.

                        Un certain quotidien dit de référence, avait refusé de me publier au motif que mon courrier leur était arrivé trop tard. Mais l’essentiel a été que cette réforme a été sagement rejetée. A cette époque, Minc encore lui, faisait du lobbying pour remplacer dans notre devise et nos esprits, le mot égalité par celui d’équité. Mais ceci est une autre histoire. 


                      • french_car 12 janvier 2010 22:47

                        Bizarre je ne pense pas que Jospin ou son ministre de l’économie DSK à l’époque aient été chercher Minc...
                        Mais oui ils ont fait un tour de passe passe.
                        On a perdu les AF sur environ 1 an et ensuite on a eu un coup de soufflet sur le quotient familial puis elles ont été rétablies.


                      • french_car 12 janvier 2010 23:00

                        Ca se trouve là : http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/famille/chronologie/
                        J’avais oublié aussi qu’on nous avait diminué copieusement l’AGED aussi.


                      • JL JL 13 janvier 2010 08:14

                        French-car, votre lien : « 6 mai 1996 : A l’occasion de l’ouverture de la conférence annuelle de la familleFamilleGroupe de personnes liées par des liens de filiation et d’alliance., le Premier ministre Alain Juppé annonce qu’il va engager avec les différents acteurs de la politique familiale une réflexion sur la mise sous conditions de ressources des allocations familiales. A l’issue de cette conférence Alain Juppé émet également l’hypothèse d’une fiscalisation des allocations familiales. »

                        C’était donc sous le ministère Juppé.


                      • Frabri 12 janvier 2010 16:48

                        Les classes moyennes inférieures sont en voie de déclassement au fur et a mesure que la ’fracture sociale" s’élargit. Cela a commencé dans les années 70 et cela va s’accélérer avec la crise

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Classes_moyennes


                        • french_car 12 janvier 2010 18:30

                          oui Frabri, à la « Thatcher », comme en Grande Bretagne tiers-mondisée.


                        • BA 12 janvier 2010 19:06

                          Un sondage TNS SOFRES, réalisé pour le CEVIPOF, donne une photographie sur le revenu des ménages en décembre 2009 :

                          Question de la page 77 :

                          Quel est le revenu mensuel net de votre ménage, tout compris, c’est-à-dire

                          en comptant toutes les rentrées d’argent (les salaires, les allocations, les recettes et vos

                          autres revenus) ?

                           

                          Moins de 1000 Euros : 12 % des ménages.

                          De 1000 à 1500 Euros : 15 % des ménages.

                          De 1500 à 2000 Euros : 20 % des ménages.

                          Autrement dit :

                          47 % des ménages français ont un revenu mensuel net de moins de 2000 euros (en comptant toutes les rentrées d’argent).

                           

                           

                          De 2000 à 3000 Euros : 25 % des ménages.

                          Autrement dit :

                          72 % des ménages français ont un revenu mensuel net de moins de 3000 euros (en comptant toutes les rentrées d’argent).

                           

                           

                          De 3000 à 4000 Euros : 11 % des ménages.

                          De 4000 à 5000 Euros : 5 % des ménages.

                          De 5000 à 6000 Euros : 2 % des ménages.

                          6000 Euros et plus : 3 % des ménages.

                          http://www.cevipof.msh-paris.fr/dossiersCev/BarConf/divers/CEVIPOF_Baro_principal.pdf


                          • Marc Bruxman 12 janvier 2010 19:51

                            Putain c’est la loose la France. Seulement 3% au dela de 6K€ pour le ménage complet en comptant toutes les tranches d’ages ca fait vraiment léger...

                            Enfin c’est étonnant ca veut dire qu’un couple d’ingénieurs trentenaires fait quasi automatiquement partie du top 3%. (Du moins en région parisienne).

                            Question : Quelqu’un a les données pour 7K€, 8K€ et plus et ainsi de suite ? Ca serait très intéréssant de voir comment cela évolue pour les hauts revenus.


                          • Christian Delarue Christian Delarue 13 janvier 2010 02:02

                            Bcp de gens qui sont « justes » en fin de mois !


                          • ELCHETORIX 12 janvier 2010 19:22

                            Sans prétention , votre article a tout faux , car reconstituer la classe moyenne implique d’ignorer les laissés pour compte de la société inégalitaire qu’est le système économique ultra-libérale ,.
                            Puis avec un seuil de pauvreté de 908 euros qui monte d’ailleurs très rapidement vu le coût de la vie , donc l’inflation galopante , votre démonstration ne tient pas la route
                            Cordialement ;
                            RA .


                            • Marc Bruxman 12 janvier 2010 19:34

                              Vous avez raison sur un point, la classe moyenne se réduit.

                              La classe moyenne est une conséquence du travail formidable de gens comme Jules Ferry. A une époque ou l’on travaillait aux champs et ou savoir lire ne servait à rien pour la majorité des gens, il a imposé l’école obligatoire. Ainsi, l’industrie pouvait compter sur des travailleurs qualifiés et leur offrir un haut niveau de revenus.

                              Mais aujourd’hui la somme des connaissances a évoluée. Il faut des compétences en sciences et en informatique pour créer de la valeur ajoutée. Et la dessus, l’école n’a pas répondu à la question. C’est pour cela que la classe moyenne dégringole.

                              Et ce n’est pas fini, nous n’en sommes qu’au début d’une révolution technologique et cette révolution technologique peut avoir deux conséquences :

                              • Soit le niveau de formation suit et le niveau de vie va pouvoir continuer à augmenter pour la majorité.
                              • Soit le niveau de formation cesse de suivre et une cassure sociale va s’opérer.
                              Pour méditer sur ce point :
                              • Le plus gros employeur de France est la poste. Mais la plupart des démarches se conduisent petit à petit par email. Certaines ne sont maintenues que pour ne pas tuer d’emploi. (Je me demandes pourquoi je reçois toujours des bordereaux de cotisation sociale à remplir alors que mon comptable le fait de façon électronique par exemple). A moyen terme, il est très vraissemblable que le service de distribution de courrier cesse d’exister. Il est à parier que d’ici à 2030, la poste ne sera plus qu’une banque est un transporteur de colis. La distribution de courrier aura probablement disparue ou sera devenue aussi exotique que le télégramme. 
                              • La mise en ligne de la plupart des démarches administratives fait que la plupart des opérations de traitement administratif vont pouvoir être informatisées complétement (sans besoin d’opérateur de saisie). Des dizaines de milliers d’emplois sont en jeu. Et des millions d’économies pour les contribuables.
                              • La quantité de papier consommée commence à décroitre dans les pays industrialisés. C’est pour l’instant une décroissance lente qui suit une décénnie de stagnation. Et c’est inhabituel vu que jusqu’à maintenant la consommation de papier suivait la croissance économique. Quels sont les conséquences sur l’emploi dans les papeteries, les imprimeries et leurs fournisseurs. Pour l’instant, les emballages sauvent l’imprimerie. Mais cela pourrait ne pas durer. 
                              • Les ventes de Kindle par Amazon ont été excellentes en 2009. Bien meilleures que prévues, confirmant que la dématérialisation des livres est en cours. Dans 20 ans, le livre tel que nous le connaissons sera devenu un objet exotique, une piéce de musée. De même que le CD qui lui n’a plus qu’une dizaine d’année de vie devant lui.
                              • Les billetteries (transport et spectacles) se dématérialisent de plus en plus. Vos billets SNCF seront bientot scannés sur votre téléphone portable. Quels sont les conséquences pour ceux qui rechargeaient tous les jours les bornes en billet vierges et en encre ? Pour le service de maintenance ?
                              • Le scannage de vos courses par RFID arrive, la encore plusieurs dizaines de milliers d’emploi bas de gamme sont concernés. 
                              Et on rajoutes le meilleur :
                              • Un ami bosse dans une boite qui conçoit des aspirateurs robots et autres engins de nettoyages automatiques. Je vais bientot en choper un pour le tester. Ceux qui comptaient sur les services à la personne pour doper l’emploi se trompent. Ces robots sont déja suffisants pour des intérieurs « simples ». D’ici quelques années de R&D, ils seront suffisant pour la plupart des particuliers. Pour ce qui est des entreprises vous aurez un peu de répit (mais pas trop). 
                              • Les péages sur l’autoroute sont en cours d’automatisation.
                              Si l’éducation nationale ne forme pas d’urgences nos jeunes aux sciences et à la technologie pour qu’ils puissent être utiles dans cette économie de la connaissance, nous courrons au désastre. Le développement technologique nous impose d’évoluer pour l’accompagner. Si on ne le fait pas, il déclassera tous ceux qui ne seront pas adaptés.

                              • ELCHETORIX 12 janvier 2010 20:34

                                la formation oui , bien sûr , mais pas seulement pour les jeunes , une formation tout au long de son parcourt professionnel serait mieux , ainsi que le partage du travail et réduire les écarts de revenus qui sont de 1 à plus de 300 , puis comme l’offre d’emploi va diminuer et que la population active augmenter , la semaine de travail de 4 jours serait suffisante .
                                RA .


                                • Tony Pirard 12 janvier 2010 22:34

                                   Je crois que Marc a touché dans le point crucial de la question de cet article : Le niveau de formation.
                                   En effet,les emplois actuel sont tous avalés par les nouvelles technonogies et si tu n’a pas un niveau de Fomation et même si tu as,par exemple un medécin...Il dois constatèment suivant les « congress » de medicine pour pouvoir accompagner les nouvelles découvertes et technologies.
                                   Ceci,il n’est trouvant seul en France,c’est le monde entier... ! ou vous etes préparé ou tu seras dehors de le « marché du travail ».
                                   Les pauvres seront plus pauvres si les gouvernnement ne leurs donner la chance de bons colléges e chance d’etudier.
                                   Ce sera le défis des gouvernent.... !


                                  • Christian Delarue Christian Delarue 13 janvier 2010 02:16

                                    LES PROLETAIRES ET LES AUTRES OU LE CLIVAGE STATIFICATIONNISTE

                                    Il y a le clivage peuple-classe en riposte à la bourgeoisie, issu de l’écard grandissant entre ces deux mondes. Mais il y a aussi la distinction - à un autre niveau - entre les prolétaires et les autres. Suivant le contexte et les enjeux un de ces clivage sera déterminant. D’autres interviendront puisque nous vivons dans un monde complexe.

                                    Ce clivage prolétaires-non prolétaires opère un clivage de type « classiste » - vision en terme de rapports sociaux - à partir d’une vision qui procède en terme de couches sociales donc stratificationniste. Ce clivage met « à part » d’autres types de dominations de type sexiste, de type autoritaire, raciste, mépris de l’environnement, etc. Ces dominations ne sont pas ignorées. Pour faciliter l’exposé elles sont ici ignorées. Mais il est entendu qu’un projet altermondialiste se doit de les prendre en charge. Le clivage stratificationniste est ici original. Il est conçu pour qu’une réponse politique soit élaborée au plan économique, social, fiscal. Ce clivage n’est pas le seul à considérer surtout au plan « classiste ». Il y a le clivage bourgeoisie contre peuple-classe, capital-travail et d’autres rapports sociaux dont celui portant sur le logement.

                                    L’Europe de l’Union compte presque 500 millions d’habitants qui produisent un PIB de 12500 milliards d’euros en 2008 soit une richesse économique supérieure à celle des USA. Le gros problème est que cette richesse est très inégalitairement répartie d’une part horizontalement entre les pays membres mais aussi d’autre part verticalement au sein de chaque pays membre. Cette Europe n’est pas vraiment notre Europe car c’est surtout une Europe du fric, une Europe qui met d’un côté un réseau des différentes bourgeoisies nationales possédantes et de l’autre des peuples-classe - le peuple résiduel une fois enlevé la bourgeoisie nationale - qui subissent la crise économique et sociale. Les cadres subissent le chômage et les déclassement sociaux. Ils tombent parfois dans le prolétariat à l’instar de ces petits patrons qui ont licenciés leur deux ou trois employés avant de devenir auto-entrepreneur à faible revenus. Les employés, ouvriers et cadres moyens subissent la prolétarisation.

                                    i - LE NOUS PROLETAIRE : POUR UN BOUCLIER SOCIAL POUR LES MOINS DE 3000 euros par mois dans les principaux pays de l’Union.

                                    Qu’est ce que la prolétarisation ? C’est simple c’est lorsqu’en fin de mois, le compte bancaire tombe à zéro voire passe en déficit. On peut dire qu’est prolétaire un travailleur qui arrive à dégager qu’une faible épargne dans le mois, chaque mois. Concrétement, il est difficile de donner un montant. Mais ce n’est pas impossible.

                                    Disposer de 4000 euros par mois en vivant dans un beau quartier de Paris avec une famille nombreuse peut déboucher sur un compte bancaire proche de zéro en fin de mois. C’est un cas rare que l’on ne saurait généraliser. Il convient de s’en souvenir néanmoins. Plus sérieusement, il apparait qu’il n’est pas rare qu’un travailleur salarié ou indépendant avec enfants sans compagnon se retrouvent avec une épargne modeste de 100 à 200 euros alors qu’elles perçoivent de 2800 à 3200 euros par mois. Evidemment, de nombreuses situations font qu’il est possible de vivre sans se serrer la ceinture avec 2300 ou 2500 euros par mois.

                                    Mais l’élaboration d’un bloc social ne saurait se forger sur une base misérabiliste. Ce qui ne signifie pas prendre une position particulière sur la décroissance ou non en matière de consommation de biens non écologiques. C’est pourquoi ce plafond des prolétaires peut dans des pays comme la France en 2010 être fixé à 3000 euros.

                                    On comprend avec ces quelques lignes que les sous-prolétaires qui disposent du SMIC et en-dessous font parti du bloc social à défendre. Il faut donner à Pierre le lumpenprolo sans déhabiller Paul le prolétaire mieux loti plus près des 3000 euros par mois.

                                    II - EUX : DISTINGUER PARTENAIRES ET ENNEMIS

                                    Avec les partenaires des arrangements sont possibles, avec les ennemis c’est une logique gagnant-perdant qui est à l’oeuvre. Ennemis ne signifie pas faire n’importe quoi mais assurément l’action libératrice oblige à des actes offensifs.

                                     Les partenaires au sein des travailleurs aisés. On en trouve.

                                    Ceux qui gagnent entre 3000 et 5000 euros sont des travailleurs aisés mais rien n’est acquis pour eux malgré leur niveau élevé de qualification et de compétence. Dans cette perspective on peut les nommer couche moyenne. Ce positionnement est bien différent de celui qui place les couches moyennes dès 2000 euros jusqu’à 7000 euros, plancher du revenu des 12 catégories de dirigeants. Pour les travailleurs aisés entre 3000 et 5000 euros par mois, un déclassement social peut toujours surgir. Ils ont en général de quoi rebondir positivement.

                                     Les ennemis de classe. Pas tous.

                                    Mais c’est surtout au-dessus de 5000 euros par mois que les choses changent. Au-dessus de 5000 euros commence la tranche des individus qui pèsent leur revenus à l’année. Ils possèdent outre leur revenu mensuel un gros patrimoine composé de biens immobiliers (résidence principales et secondaires) et de portefeuilles financiers qui assurent un très grand confort de vie.

                                    Il se trouve aussi que c’est parmi eux que l’on trouve les grands casseurs de code du travail et de statut du fonctionnaire. Pour le dire plus sérieusement ils fournissent largement les troupes de la couche d’appui du capital (CAC). Ce sont souvent des ennemis de classe. Ils vivent sur le territoire national mais ils sont d’un autre monde, un monde de prédateurs. Ils parlent la même langue que nous mais c’est pour mieux assurer notre domination.

                                    Quand ce n’est pas le cas alors on se trouve dans une configuration qui met le peuple-classe face à la bourgoisie. Le peuple-classe rassemble plus largement que le prolétariat. La bourgeoisie contient une part active - les propriétaires du capital - et une part passive : les riches rentiers et grands possédants.

                                    Christian Delarue


                                    • BA 13 janvier 2010 10:25

                                      En langue de bois, lisez cet article :

                                      La Société Générale a annoncé ce mercredi que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux attentes du marché et seulement légèrement bénéficiaires en raison de 1,4 milliard d’euros de nouvelles dépréciations et de provisions sur ses actifs à risques. Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice net de 959,75 millions d’euros pour le dernier trimestre 2009.

                                      La banque indique dans un communiqué que « s’agissant des actifs à risque et prenant en compte les signaux contrastés provenant du marché immobilier résidentiel américain au quatrième trimestre, le groupe a décidé de durcir significativement ses hypothèses de valorisation de CDOs et de RMBS. »

                                      Les CDO (collateralized debt obligation) sont des structures de titrisation d’actifs financiers créées sur mesure par les banques à destination d’investisseurs, et qui regroupent en général des titres issus de 120 à 250 actifs différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.

                                      Les RMBS (residential mortgage-backed securities) sont eux des titrisations de crédits hypothécaires.

                                      Dans les deux cas, il s’agit des produits qui ont connu les plus fortes chutes de cours lors de la crise financière liée aux subprimes, ces prêts immobiliers américains à risque sur lesquels ont été adossés des véhicules financiers comme ces CDO et RMBS. Ils sont en outre très difficiles à évaluer.

                                      http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100113trib000461462/la-societe-generale-lance-un-avertissement-sur-resultats.html

                                      En langue française, lisez le même article :

                                      La Société Générale a dans son bilan des dizaines de milliards d’euros d’actifs pourris.

                                      Ce sont peut-être des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris.

                                      La Société Générale ne le sait pas elle-même.

                                      De toute façon, la Société Générale n’en est plus à ça près.

                                      Contribuables français, préparez-vous à payer.

                                      Contribuables français, merci pour votre argent : c’est pour la bonne cause.


                                      • Christian Delarue Christian Delarue 14 janvier 2010 23:51

                                         

                                        Pour certains, "la finance parasitaire syphonerait l’économie réelle". Cela dédouanerait le capital productif comme bon capitalisme. Pour ATTAC et sa branche finance, la financiarisation n’est pas un facteur autonome au-dessus d’une économie abstraite sans rapport social. Quant à l’oligarchie fiancière lle n’est pas isolée du capital productif. Ces propriétaires du capital sont puissament actifs au sein d’une même classe dominante.
                                         
                                        Les libéralisations ont permis d’accroitre le taux de profit mais pas le taux d’accumulation. Pour être plus précis, les profits augmentent globalement ceux financiers et non financiers et ils ne vont ni à l’investissement ni aux salaires, surtout pas à ces derniers qui baissent depuis 20 ans. Le thèorème d’Helmut Schmidt ( ) est invalidé depuis bien longtemps. On en le cite qu’à ce titre !
                                         
                                        ATTAC et sa commission finance met aussi l’accent sur l’imbrication des acteurs financiers. Il n’y a pas d’un côté les banquiers et de l’autre les chefs d’entreprises et le mangement car chaque grande entreprise s’est dotée d’un département finances chargé du suivi de la profitabiité sur l’organisation de l’entreprise.
                                         
                                        Les politiques de libéralisation financière sont de quatre types : les libéralisations d’opérations bancaires, les ouvertures du marché boursier, l’ouverture du compte de capital, les libéralisation du marché des changes. Ces politiques décrites dans le bouquin d’ATTAC doivent être remises en cause si un changement minimal est envisagé.

                                        CD

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Mododoro


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