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Accueil du site > Actualités > Société > Affaire Clearstream : la grande mystification-manipulation

Affaire Clearstream : la grande mystification-manipulation

Dans quelques jours, le 21 septembre 2009, s’ouvre le procès dit « Clearstream  », qui, bien étrangement, porte mal son nom car la banque de compensation luxembourgeoise n’est pas concernée par le dossier. Lequel dossier apparaît de plus en plus obscur tandis qu’il semble «  toucher  » l’ensemble de l’appareil d’Etat, notamment les services dits « secrets  ».

L’objet de cet article n’est pas d’expliquer les dessous réels et avérés de cet épais dossier judiciaire, ce que le livre de Frédéric Charpier « Histoire de fous » a très bien fait, mais de montrer que la presse et la justice françaises sont les victimes et les acteurs d’une formidable mystification-manipulation où la paresse des uns, l’ambition de certains, la lâcheté d’autres ont joué un rôle dangereux pour la démocratie (ou ce qui en reste) et l’Etat de droit en France.

 

Première vérité face à un énorme mensonge médiatico-judiciaire : le nom de Nicolas Sarkozy n’a JAMAIS ETE INSCRIT sur les listes litigieuses, fausses ou vraies

Cela fait bientôt 4 ans que l’affaire dite « Clearstream  » existe et agite les mondes médiatique et judiciaire. En 4 années, on pourrait penser que journalistes et magistrats instructeurs auraient pu énoncer quelques vérités incontestables afin que le public y voie un peu plus clair.

Tel ne fut pas le cas. La plupart des journalistes français se copient les uns les autres, tandis que certains reprennent directement les éléments de parties civiles dans le dossier sans se donner la peine minimale de vérifier leurs véracité. La crédulité aveugle a replacé le souci de la vérité !

Ainsi est né le plus gros mensonge de l’affaire, devenu une quasi-vérité pour beaucoup sans que personne ne s’en indigne ou ne rejette le mensonge qui est pourtant.... énorme.

Le nom de Nicolas Sarkozy n’a jamais été inscrit sur aucun des listings, vrais ou faux (nous allons y revenir plus bas) qui ont généré l’affaire judiciaire.

Ce fait, établi, connu, reconnu, évident, avéré est dénié par un ensemble médiatico-judiciaire qui semble agir de concert afin de faire accepter au public un mensonge comme une vérité.

Ainsi, un journaliste français à qui j’ai signalé cette faute déontologique dans un de ses articles, me répondit ceci en substance, qui semble incroyable : « C’est vrai, mais il y a les patronymes de ses parents , ce qui prouve que Nicolas Sarkozy a bien été visé » !

Voilà bien le centre d’un vrai problème pour la liberté de la presse en France. On commence par admettre la faute commise, donc le mensonge écrit et répété. Et au lieu de les corriger, on se lance dans des explications insensées sur les patronymes de parents et une supposée machination qui aurait été dirigée contre Nicolas Sarkozy. Le fait brut, la vérité nue, est niée sans plus de réflexion !

Ce journaliste est un exemple instructif des dérives actuelles. Il n’accepte même pas, dans le monde fermé et pré-déterminé qu’il s’est inventé et/ou dont il a été convaincu, que la vérité crue sur un fait public soit dite clairement, mais pire encore, il refuse de voir que des thèses diverses peuvent expliquer la genèse de l’affaire en question.

Les préjugés propres, les opinions pré-formées, les thèses énoncées tuent tout respect du fait vrai.

Nous sommes ici confrontés, pour nombre de journalistes de la presse étrangère, à un problème majeur : en France, pays de Descartes, Rousseau et Voltaire, existe actuellement un abandon lent, progressif, insidieux, de tout esprit critique, de toute volonté d’investiguer, de recherche de la vérité sous les apparences trompeuses.

Et pourtant, le nom de Nicolas Sarkozy n’est pas sur les listes ! C’est un fait et c’est la vérité ! Que magistrats et médias en prennent bonne note

 

Seconde vérité contre le second gros mensonge médiatico-judiciaire : Nicolas Sarkozy n’est pas victime dans ce dossier et il n’avait aucun droit à se constituer partie civile dans l’affaire

Bien, reprenons avec la vérité- connue de tous les médias et magistrats- rappelée ci-dessus. Nicolas Sarkozy n’est pas citée dans les listes litigieuses, vraies ou fausses, cela est important à souligner.

Comment une personne qui n’a subi aucun préjudice, direct ou indirect, d’un délit qui n’a pas été encore avéré par une décision judiciaire (à savoir la fausseté des listes en débat) a-t-elle pu se constituer partie civile sans que personne ne s’en émeuve ?

Car Nicolas Sarkozy n’étant pas victime d’un délit -lequel n’a été reconnu comme tel par aucun jugement- ne pouvait se constituer partie civile, à la fois faute de délit avéré par la Justice et faute de préjudice personnel subi.

Son nom n’étant pas sur les listes, en droit français dont la Ministre de la Justice est la garante, Nicolas Sarkozy ne peut appuyer sa plainte actuelle sur aucun fondement, de droit et de fait.

Comment donc cette constitution de partie civile peut-elle être recevable en droit et en fait devant un Tribunal qui applique l’Etat de droit et la loi de République avec le souci d’égalité ?

Voilà qui est une évidence que le monde médiatico-judiciaire n’a pas encore bien vu (sauf certains juristes que je salue pour leur honnêteté et leur perspicacité).

Cette absence de préjudice REEL de Nicolas Sarkozy est une évidence.

Pourtant, la majorité des médias français a tenté de faire avaler au public -en vain apparemment- que Nicolas Sarkozy était visé (comment le savent-ils et sur quelle preuve étayer cette assertion ?) par une machination et qu’il était une victime (de quel délit qui le concernerait en tant que tel ?)

Le mensonge était gros, mais il n’est pas passé. Malgré le déploiement de moyens pour asséner le mensonge et le répéter sans cesse partout....

 

Troisième vérité et troisième mensonge médiatico-judiciaire : une plainte en dénonciation calomnieuse ne peut que suivre une décision de Justice constatant la fausseté des faits allégués

Le personnel politique se vante de défendre et promouvoir l’Etat de droit. Voilà une assertion mise à mal dans ce dossier.

Les plaintes pour « dénonciation calomnieuse » ont plu dans ce dossier comme lors d’un orage soudain d’été. Elles sont moralement fondées, mais juridiquement, est-ce bien le cas ?

Car, en droit français, pour que ces plaintes soient recevables, il est d’abord nécessaire que la Justice ait confirmé de manière définitive que la cause de ces plaintes (les listes présumées, à bon droit, falsifiées) l’ont bien été.

Or, où est donc ce Jugement fondateur de toute la procédure actuelle ? Qui l’a vu et l’a publié ?

Certes, il ne fait pas de doute, pour qui a comparé les vraies listes dérobées à Clearstream par Florian Bourges et celles jusqu’ici présumées fausses, que ces dernières sont pour le moins très «  inventées ».

C’est une conviction légitime et très partagée. Mais, ce n’est pas une décision de Justice !

En effet, en procédure pénale, les choses sont plus complexes : si, simple citoyen, je veux me constituer partie civile contre une dénonciation calomnieuse, je dois d’abord obtenir un jugement qui indique que les faits qu’il relate à mon encontre sont FAUX.

Et c’est seulement, muni de cette décision de Justice, que je peux ester comme le dénonciateur et calomniateur et me constituer partie civile.

Comment donc comprendre que, dans cette affaire, cette procédure n’ait pas été suivie en accord avec les règles de l’Etat de droit, comme pour tout citoyen ?

L’Histoire ne s’écrit pas en avance et le spectre tapi dans l’ombre.....

Certes, magistrats et journalistes français sont face à leur conscience dans cette affaire. Ils devraient, selon nombre de leurs confrères internationaux, examiner avec soin cette conscience, surtout professionnelle et se rappeler leurs fondamentaux déontologiques.

Personne n’entend juger les journalistes français pour leurs erreurs accumulées et pour les couleuvres énormes qu’ils ont largement avalées sans attention aux principes déontologiques de leurs profession dans cette affaire. Mais, un retour aux sources du métier semble s’imposer pour beaucoup.

Les journalistes français ont fait dans ce dossier une instruction parallèle de facto, en ne voyant, dans la poutre de leur aveuglement collectif, que la paille que certains leur agitaient devant les yeux. Il est temps qu’ils reviennent, au sens propre, à la raison, au raisonnement serein et fondé sur les faits attestés.

Cette affaire peut en effet avoir une origine -ou des origines croisées- bien éloignée(s) de la « thèse officielle » que médias et certains magistrats semblent croire a priori : la piste d’un « complot  » politique contre Nicolas Sarkozy !

Ainsi, la thèse de rivalités impitoyables entre dirigeants de grandes sociétés, voire au sein de celles-ci, est abandonnée de facto depuis le début alors qu’elle pourrait expliquer beaucoup de choses qui, sans ce contexte, ne sauraient avoir une explication cohérente.

Mais, derrière cette affaire tout en mensonges publics et répétés, nous trouvons, tapi dans l’ombre, attendant son heure pour apparaître au grand jour, le spectre de l’affaire dite des « frégates de Taïwan  »

L’affaire Clearstream, qui porte donc un nom inadéquat, pourrait aussi ouvrir, lors du procès, les vannes de révélations qui pourraient remonter vers la source du dossier actuel : les rétro-commissions illégales et leurs bénéficiaires français éventuels.

Trop d’injustices et de mensonges contre certains pourraient en effet nourrir des colères légitimes qui ne s’apaiseraient que dans l’apparition de la vérité originelle, toute la vérité, rien que la vérité.

C’est cela le fondement de la Justice.


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58 réactions à cet article    


  • Carambar Carambar 15 septembre 2009 11:54

    Bonjour et merci pour votre article,

    ça fait plaisir de vous lire à nouveau


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 12:41

      Carambar,

      Merci de votre message sympathique. Et surtout de votre tolérance pour les fautes de frappe faites lorsqu’on utilise parfois un clavier non-francophile.

      Bien cordialement,


    • Alain Lafon Alain Lafon 15 septembre 2009 12:25

      Ce dossier Clearstream sent l’arnaque et la manipulation à plein nez. Le problème pouvant dans ce cas être de savoir qui manipule qui, chacun reprenant le dossier en fonction de ses propres intérêts.

      La mise au premier plan d’un combat politique franco-français peut par exemple être une manœuvre destinée à masquer une affaire beaucoup plus délicate, celle des frégates de Taïwan.

      L’attaque étant la meilleure défense, il sera intéressant de rechercher qui pourrait avoir intérêt à ce que le projecteur reste braqué sur un combat politique franco-français. La lecture des articles de Philippe Vassé et le nom des personnalités politiques aux commandes à l’époque pourrait utilement éclairer les lecteurs d’Agoravox.

      Dans ce dossier il est fort possible qu’aucun des acteurs ne soit « blanc-bleu », mais il est également possible que tous ne soient pas à mettre dans le même panier. Les magistrats vont avoir du travail !


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 12:51

        Alain,

        Vous avez mille fois raison d’attirer l’attention sur les personnalités politiques communes au dossier actuel Clearstream et aux dossiers de ventes d’armes françaises à Taiwan dans les années 1993-1997.

        Le croisement ou le recoupement de certains noms peut en effet avoir un effet instructif pour les citoyens et les médias français dont certains ont des trous de mémoire ennuyeux.

        A l’évidence, tous les acteurs du dossier Clearstream, pour certains bien involontairement, ne sont pas à mettre « dans le même panier ».

        Ceci dit, je partage votre avis que l’attaque multiforme et tous azimuts étant parfois (pas toujours) la meilleure défense, il n’est pas acquis que ceux qui ont fait sur ce dossier le plus de bruit médiatique et judiciaire soient très éloignés de dossiers d’armes vendus à Taiwan dans le passé.

        Il n’est pas non plus exclu que le procès à Taiwan de l’ancien Président Chen Shui Bian et sa récente condamnation à la prison à vie ne puisse pas « faire sortir » du bois des documents originaux fort intéressants, un peu et en parallèle au dossier judiciaire Clearstream, l’affaire mal nommée par excellence.

        Bien cordialement,


      • Gourmet 15 septembre 2009 13:02

        Déjà pour commencer la presse écrite et audiovisuelle n’est plus d’aucun intérêt pour éclairer quoi que ce soit.
        A force :
        - de traquer le scoop,
        - le fait-vendre (Naguy et Bocsa font vendre) ;
        - le si-je-ne-le-publie-pas-l’autre-le-fera-alors-autant-le-publier ;
        - de s’accoquiner avec des groupes de media qui défendent leurs intérêts avant tout ;
        - de rédiger des articles qui vantent, avant tout, avant d’informer, l’article de cosmétique qui figure sur la pleine page de droite,
        la presse écrite et audiovisuelle a perdu tout son intérêt : informer objectivement.
        Elle s’enfonce et continuera de s’enfoncer.

        Aujourd’hui, si l’on est vierge sur un sujet et que l’on veut correctement en prendre connaissance, il faut s’appuyer sur d’autres pièces que la presse traditionnelle. Ce qui revient à faire le boulot de l’enquêteur ce qui était précisément l’intérêt du journaliste : il faisait le boulot à la place du lecteur.

        Ainsi donc, la presse traditionnelle : out !

        Alors oui, on peut effectivement jouer les décrypteurs, analyser l’entre 2 lignes dans tel ou tel article et y déceler la vérité qui se cache derrière le premier sens du texte.

        C’est un jeu plaisant. Enfin, c’était un jeu plaisant il y a 20 ou 30 ans. Aujourd’hui les journalistes traditionnels n’ont plus coeur (vu les menaces qui leur pèsent dessus) et plus le temps de jouer au second degré.

        db


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 14:07

          Bonjour, Gourmet,

          Il est exact que la crise du journalisme vrai et originel a plusieurs racines qui, se cumulant, ont abouti à ce que la France ait-pour le regard extérieur objectif et curieux- un aspect « Pravda » qui serait subdivisé en plusieurs titres concurrents.

          Les médias libres sur Internet ont en partie commencé à changer la donne en permettant à des citoyens libres de toute attache commerciale (donc des intérêts économiques d’un employeur qui a souvent des activités très diverses) de faire des enquêtes, de les publier et de placer dans un contexte informatif quasi-exsangue des informations vraies et attestées.

          L’ennui est que cela n’est pas le travail à plein temps de ces citoyens qui ont aussi d’autres choses à accomplir. D’un autre côté, le caractère « pravdaïen » des médias français fait que, à l’étranger, ils sont moqués et peu crus, et que dans le pays, ils obligent de plus en plus de citoyens à se réapproprier leur droit à l’information libre et honnête.

          Cependant, il reste des journalistes professionnels en France qui sont à la fois honnêtes, consciencieux et capables de courage. Ils sont rares, mais ils existent.

          Et à part eux, il existe aussi une presse d’opinions engagées (de partis politiques autres que les deux grands institutionnels) qui se développe CONTRE justement cette presse incapable d’être ce qu’elle devrait être.

          Chaque processus social a ses aspects dialectiques obligés.

          Bien cordialement,


        • ZEN ZEN 15 septembre 2009 13:08

          Merci Philippe d’apporter ce petit coup de projecteur sur cette affaire sur laquelle j’avais renoncé de réfléchir
          . Mais c’était aussi sans doute le but : embrouiller les esprit et détourner les regards

          Pleinement d’accord avec ça :
          "Nous sommes ici confrontés, pour nombre de journalistes de la presse étrangère, à un problème majeur : en France, pays de Descartes, Rousseau et Voltaire, existe actuellement un abandon lent, progressif, insidieux, de tout esprit critique, de toute volonté d’investiguer, de recherche de la vérité sous les apparences trompeuses."
          Un seul journal suffirait donc : la Pravda ?
          Forest Ent a bien montré comment la concentration de la presse est l’origine de ce phénomène inquiétant
          Heureusement que certaines informations peuvent encore être accessibles par voie indirecte
          Bien cordialement


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 14:13

            Zen,

            Le drame des médias français est qu’il existe non pas UNE PRAVDA, mais plusieurs qui, avec des sons et couleurs différents, disent toutes la même chose.

            La soumission est ici en Technicolor-multicolore, mais elle demeure la soumission.

            Heureusement, il existe Internet et aussi une presse d’opinions indépendante, qui, tout en présentant les opinions des partis politiques (petits, mais actifs) qu’elle rassemble, apporte des informations plus intéressantes et générales que les médias sirupeux et consensuellement inintéressants.

            Le combat pour la liberté de la presse n’est pas encore gagné, mais il continue.

            Bien amicalement,


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 septembre 2009 15:06

            Merci Philippe de la clarté de votre article, ça fait plaisir de vous lire à nouveau. Dans ce dossier, comme vous dites, les journalistes ne font que se copier les uns les autres, et surtout de répéter comme des perroquets ce que Sarkozy a dit. Vous parlez, une rivalité entre Arkozy le chéri des medias, et Villepin, le bras droit de Chirac, quelle aubaine, il ne manque plus qu’une grossesse de Carla Bruni et ils seront aux anges. Les frégates de Taïwan, ils ne savent même pas ce que c’est.

            Et voilà comment on fait la presse aujourd’hui en France, en n’oubliant pas au passage de baver sur Internet, refuge poubellesque des rumeurs nauséabondes, etc. C’est grâce à Internet que j’ai pu mieux comprendre l’affaire des frégates et grâce à vous, alors qu’ils fement leur clapet, et que vous puissiez continuer à écrire, merci encore.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 20:25

              Bonsoir, Vilain Petit Canard,

              Merci, Vilain Petit Canard, de vos remarques toutes plus vraies les unes que les autres sur le sur le sujet des médias français.

              La qualité des médias français essentiels est devenu telle que, si je veux savoir des choses vraies sur la réalité de la vie publique en France, les colonnes du « Taipei Times » m’en apprennent plus en 15 minutes que deux heures de lecture de journaux français qui ressassent tous les mêmes faits, loin, très loin, si loin des réalités vécues par les citoyens !

              Quant aux informations internationales, là, c’est le différentiel de hauteur entre le fond de la fosse des Philippines et le sommet du Mont Everest : quelques mots rapides sur la vie affective de Berlusconi et les états d’âme de José Barroso (entre deux cocktails), ça, c’est pour l’Europe. Le reste du monde tient en quelques lignes alors que la journée, les gestes, les rencontres, les dires, les clins d’oeil, les tics du Président français pèsent le poids d’un annuaire, toutes pages assemblés

              Rassurez-vous : la saga des frégates Lafayette n’est pas terminée, beaucoup de gens sont désormais sur le sujet et je suis certain que la vérité va apparaître, peut-être plus tôt et plus opportunément que certains le pensent....

              Bien amicalement,


            • french_car 15 septembre 2009 16:17

              Effectivement cette affaire est surréaliste. On a peine à imaginer que Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa ait pu se « dissimuler » derrière les pseudos de Paul Nagy et Stéphane Bocsa.
              En conséquence de quoi il ne peut prétendre à un préjudice intolérable.
              Il a mis 6 mois à réagir - et même un peu plus d’après Charles Pasqua. Il a tenté de faire croire que c’est parce-qu’il imaginait un nième affaire sulfureuse dont son père a toujours été friand. En fait il préparait une manip du style arroseur-arrosé. Ses cris d’orfraie sonnent faux et Dominique de Villepin a eu grand tort de se laisser manipuler. Sa gestion de la dissolution de 1997 confirme que ce grand commis de l’Etat n’a rien d’un fin politique.


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 21:03

                French_car,

                Effectivement et curieusement, les anciens « amis » de Nicolas Sarkozy, que ce dernier a souvent trahis à maintes reprises, comme Charles Pasqua ( de la mairie de Neuilly à la promesse que son fils n’aurait pas d’ennuis dans le dossier de l’Angolagate, se retournent contre celui qui leur a fait du tort pour son seul et exclusif objectif : le pouvoir et l’argent.

                Ce que commence à révéler les dernières « informations » sur l’affaire Clearstream la mal nommée est précisément que ce dossier est devenu le dénominateur commun qui rassemble tous ceux (et ils sont nombreux de tous côtés dans la sphère politique) qui ont un compte, voire plusieurs à régler avec Nicolas Sarkozy.

                Charles Pasqua s’exprime et détruit les thèses du plaignant Sarkozy Nicolas en mettant en doute ouvertement sa sincérité. Un homme d’affaires libanais (on sait que les réseaux chiraquiens ont toujours eu de bonnes relations au Liban dans les hautes sphères politiques et financières) relate ce qu’il aurait entendu dire par Imad Lahoud. On s’aperçoit qu’il n’y a pas eu une fausse liste, mais plusieurs.

                En résumé, une convergence d’intérêts différents s’opère avec l’arrivée hyper-médiatisée de l’affaire devant les Juges...contre Nicolas Sarkozy et ses allégations.

                Il est donc possible, probable même, que l’arroseur du dossier en Justice puisse au final se retrouver dans la position de l’arrosé judiciaire, ridiculisé et avec une crédibilité nationale et internationale tendant vers zéro.

                Auquel cas d’aucuns feront en sorte que la chute de l’arrosé soit plus rapide et plus irrémédiable que possible.

                A se faire trop d’ennemis, on finit toujours par en avoir trop !

                Bien cordialement,


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 21:10

                Bonsoir, Le Furtif,

                Merci tout d’abord de vos remarques sympathiques sur l’article cité. Je vous rassure, avec humour : laïque convaincu et partisan déterminé de la séparation des pouvoirs publics, y compris intellectuels et rédactionnels, des pouvoirs spirituels (hautes sphères incluses), je ne demande ni imprimatur, ni droit exorbitant du droit commun.

                Ceci dit, cette mise au point clarificatrice sur le sujet traité s’imposait, d’autant que mes derniers contacts avec ce journaliste français dont je parle m’ont convaincu qu’il était indispensable de redonner au journalisme ses lettres d’indépendance et de crédit public avant que cette profession sombre, corps et biens ensemble (sans jeu de mots ironiques pour les patrons des médias survivants si fortement subventionnés).

                Que la pierre lancée qui roule amasse beaucoup de mousse citoyenne.

                Bien amicalement,


              • 1984 15 septembre 2009 18:33

                Pourquoi cet article n’est-il pas placé en tête d’affiche ?

                Merci pour cette éclairante analyse des faits.


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 21:35

                  1984,

                  Avec un esprit ironique, il me semble qu’effectivement, au vu de l’actualité qui se développe et des processus que cette affaire génère en profondeur dans la société, l’article devrait être mieux mis en évidence.

                  Je dirais même plus avec un brin de facétie : cela valoriserait mieux Agoravox d’autant que de nombreux blogs et sites ont mis le lien en ligne pour faire connaître l’article.

                  Pour l’image de marque, une telle initiative s’imposerait afin de faire monter le lectorat sur Agoravox.

                  Mais, je ne suis pas le décideur.

                  Bien cordialement,


                • tchoo 15 septembre 2009 19:49

                  La véritable affaire CLEASTREAM c’est celle dénoncée pas Denis ROBERT.

                  Mais celle là tout le monde l’a oublié.

                  ça arrange qui ?


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 21:51

                    Tchoo,

                    Sur le plan des mots et de la chronologie, vous avez entièrement raison. Denis Robert a fait, avec ses forces et ses faiblesses, et dans les limites et conditions qui lui ont été faites, un travail d’investigation remarquable.

                    Il faut rendre à Denis Robert ce qui lui appartient : sans ses livres et articles, les petits secrets de la banque de compensation internationale Clearstream n’auraient pas commencé à être lentement, mais sûrement, percés.

                    Il n’en reste pas moins qu’à titre personnel, j’ai autant de doutes légitimes et fondés sur quelques faits publics avérés sur les motivations profondes de Florian Bourges quant à ses contacts avec Denis Robert que sur Imad Lahoud.

                    Certes, ces doutes ne sont pas de même nature : Imad Lahoud est, on l’a compris avec tous ses mensonges plus énormes les uns que les autres un individu plus que très peu crédible. Florian Bourges, par contre, me paraît avoir pu directement être « missioné » par Nicolas Sarkozy. dans cette affaire.

                    Denis Robert ne serait pas le premier journaliste qui se ferait manipuler en toute honnêteté, ni le dernier d’ailleurs. Cela ne retire rien à ses travaux.

                    Je remarque simplement que Clearstream a beaucoup plus attaqué et poursuivi Denis Robert en Justice que Florian Bourges, et ce dernier beaucoup plus tard et beaucoup plus « doucement’, si l’on peut dire.

                    Cette différence de traitement judiciaire, entre autres faits, peut interroger. Pourtant, celui qui avait »dérobé« les fichiers à Clearstream était bien Florian Bourges...Et y compris le cabinet Arthur Andersen a licencié l’intéressé sans trop de »méchanceté« .

                    Certes, on sait que Nicolas Sarkozy se dit partisan de la »discrimination positive" qui a aussi son envers négatif, mais là, les différences de traitement sautent aux yeux des plus bienveillants.

                    Bien cordialement,


                  • non666 non666 15 septembre 2009 20:11

                    En vérité la synthèse de tout ceci est que Nicolas sarkozy de nagy bosca, qui a fait savoir via ses copains patron de groupe de presse qu’il etait une victime d’un complot , EST le grand gagnant de cette affaire.

                    1) Mediatiquement , il fait parler de lui.

                    2) Politiquement, il elimine un rival qui a le triste privilège de ne pas etre elu, et donc, qui pas protégé par un quelconque privilège parlementaire...
                    Pasqua , lui, qui s’est couché au pied de son nouveau Maitre et qui lui a « offert » le 92 , possede desormais une immunité a Vie au senat, grace aux pressions de Sarkozy sur ses feals de l’UMP

                    3) Juridiquement, en portant plainte AVANT son election, il lance une machine infernale qui NE peut se retourner contre lui, puisque la constation de non camonie ne peut etre suivie d’une plainte a son encontre pour abus de procedure (il est président et ne peut donc etre la victime d’une plainte....)

                    4) Quoique soit la decision de Justice , Bouyghes , Boloré , Lagardere , Rottschild et consorts decideront ou pas de nous informer des dessous de l’affaire , telle que les auront constaté les juges. C’est donc un match a resultat truqué par avance.


                    ARRETEZ d’acheter des journaux, stoppez vos abonnements de telephonie mobiles pour punir les comploteurs par ou ils pechent...


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 septembre 2009 22:01

                      non666,

                      Vous exprimez des opinions parfaitement respectables, mais il semble que les scenarii que vous imaginez ne correspondent pas aux réalités qui sont en gestation rapide.

                      Vous attribuez à Nicolas Sarkozy des succès qui n’existent pas, loin de là. Si on accepte- ce qui n’est pas mon cas, je le dis clairement- que cette affaire aurait pour but pour Nicolas Sarkozy de se débarrasser de Dominique de Villepin qu’il verrait comme un rival dangereux, l’échec est déjà patent, d’autant plus que le procès va mettre en avant l’ancien Premier Ministre et que celui-ci peut sortir de sa manche (ou faire sortir dans les médias) des informations « explosives » sur les origines de l’affaire.

                      Une réalité mérite aussi d’être appréciée à sa juste valeur : Nicolas Sarkozy est en haut de l’échelle politique nationale. Il est donc naturellement la cible à abattre politiquement. Et il a de nombreux ennemis qui ne lui veulent pas que du bien et le voir là où il est....

                      Je crains donc que, sous votre langage en apparence radical, se cache une mauvaise appréciation de la situation, et surtout des processus politiques, économiques et sociaux qui tous convergent CONTRE Nicolas Sarkozy.

                      Bien cordialement,


                      • non666 non666 16 septembre 2009 08:51

                        Le problème est que l’affaire a éclatée AVANT que le petit Nicolas n’enfile le costume trop grand pour lui de président de NOTRE République.

                        Il n’etait donc pas au sommet de la chaine alimentaire des prédateurs politique au moment des fait et ne pouvait pas vraiment se targuer d’etre le centre du monde.

                        Quand aux ennemis qu’il a , je n’en vois que deux catégories :
                        A gauche , la galaxie marxiste dont l’opinion ne compte de toute façon pour rien et n’est pas un enjeux pour une présidentielle puisque de toute façons ils voteront dans le camps d’en face.

                        A Droite les souverainistes, dont les les gaullistes authentiques qui voient agir l’agent des etats unis et d’israel au sommet de l’Etat et qui pouvaient deja deviner sa politique depuis 2004
                        En Septembre ; voyage à new york et regret de « l’arrogance française », discours de soumission devant les 200 associations du lobby juif.
                        En decembre, voyage a Jerusalem qu’il reconnait comme la capitale d’israel.
                        C’est la qu’ils l’ont adoubé ....
                        C’est là qu’ecoueré, Madelin quitte la politique.
                        Madelin avait été le seul a s’impliquer dans le soutiens à l’invasion de l’Irak et il voit un autre que lui recevoir la recompense....


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 10:50

                        non666,

                        Votre commentaire est hors débat et sans lien avec l’article. Il comprend des termes, de plus, qui sentent très mauvais et que je rejette comme la marque de thèses rancies et dangereuses, voire porteuses de haine entre citoyens.

                        Si vous ne souhaitez rien apporter aux débats sur le sujet du fil, ce qui est votre droit, il me paraît plus sain de ne pas commenter sur ce fil.

                        Ce fil n’a pas pour vocation de faire remonter les vieux démons des années 1930, les fantasmes privés ou obsessions racistes de quelques personnes sans prise sur la réalité avec leur cortège de mort et de ségrégation.

                        Merci de be pas polluer un débat avec des délires verbaux racistes sans relation avec le débat.


                      • Mary-Amelia Swan Mary-Amelia Swan 15 septembre 2009 22:54

                        Si j’ai bien compris, l’enchaînement habituel des procédures judiciaires n’a plus lieu d’être lorsque notre Immense Président apparaît dans le dossier. 
                        Et le fond de l’affaire risque de rester... bien au fond (les frégates sont passées en mode sous-marin ?) pendant qu’on nous balade avec des histoires d’informaticien falsificateur, de corbeau manipulé et de rivalités au sommet dignes des Feux de l’Amour. 
                        Croyez-vous que la vérité puisse sortir de tout ce fatras ? 
                        La Justice soigne d’abord ses Maîtres ; quant à son fondement, il semblerait qu’une pudeur insurmontable ne lui permette pas de le laisser paraître au grand jour... 


                        • Mary-Amelia Swan Mary-Amelia Swan 15 septembre 2009 23:23

                          Il faut comprendre « le déroulement habituel » quand j’écris « l’enchaînement habituel ». Le mot enchaîné est un peu ambigü et il vaut mieux le réserver aux larbins qui paieront les pots cassés à la place des vrais coupables. Ces hommes de paille qui termineront enchaînés à leur banc de frégate... pardon, à leur banc de galère, sous le regard protecteur des Maîtres intouchables. smiley 


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 11:02

                          Mary Amelia,

                          Je note que vous avez effectivement tout compris sur le sujet, sujet sur lequel votre écriture est un régal de finesse ironique et de sagesse littéraire.

                          La pudeur que vous voyez dans la beauté de la tunique de Thémis laisse parfois la place à des impudeurs passagères, ou, comme vous voudrez, à des trous impudiques dans la tunique : ainsi, le rapport de la Brigade Financière sur les sociétés-écrans intermédiaires basées elles aussi au Luxembourg, comme la banque de compensation Clearstream(! !!) et ayant servi, selon ce Rapport publié voici peu par Bakchich, au financement de la campagne électorale présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur.

                          D’ici à ce que les fonds non-utilisés l’aient été en 2007, voire avant, pour que Nicolas Sarkozy puisse conquérir l’UMP, puis faire campagne en 2007, certains voient cela comme une possibilité qu’une pudeur virginale propre à Nicolas Sarkozy dissimulerait avec une tendre affection et une vigilante attention.

                          Mais, quel juge odieux et irrespectueux d’une carrière bien ordonnée irait chercher à utiliser les rapports de la Brigade Financière qui dorment d’un sommeil juste, comme la Belle au Bois dormant, sans gêner personne.

                          Comme vous le dites avec douceur : la Justice obéit à ses Maîtres. Enfin, ceux du moment !

                          Bien cordialement,


                        • frédéric lyon 16 septembre 2009 06:21

                          N’importe quel cadre de banque, ayant une expérience des procédures employées par les institutions internationales, sait que des noms de personnes privées ne peuvent pas apparaitre sur des documents émis par une société de clearing (chambre de compensation internationale).


                          Or, on a voulu faire semblant de croire que Clearstream était une banque dès le début de l’affaire. Ce qu’elle n’est pas.

                          De plus, n’importe quel cadre de banque, ayant une expérience des procédures employées par les banques installées dans les pays qui pratiquent le secret bancaire, sait aussi que les noms de personnes privées, qui sont les éventuels « ayant-droits » de ces comptes improprement appelés « comptes anonymes » (en fait ils ne sont pas du tout « anonymes »), n’apparaissent pas non plus dans les fichiers de ces banques. 

                          De telle sorte que, si on interroge ces banques pour leur demander si elles connaissent Monsieur Untel elles puissent répondre : NON, en toute bonne foi sans qu’il soit possible de démontrer le contraire.

                          A partir de là, on peut estimer que TOUS les protagonistes de cette affaire savaient que ces fameux « listings » étaient des faux, y compris Dominique de Villepin et le Juge Renaud van Ruymbeke.

                          Tout au plus pouvaient-ils être des faux confectionnés à partir de documents authentiques, auxquels on a seulement rajouté les noms.

                          Donc il y a eu manipulation et contre-manipulation, pour des motifs politiques. 

                          Cette affaire « Clearstream » n’est donc en fait qu’un épisode de la lutte politique en France entre les différentes factions qui se disputent le pouvoir. Je pense que TOUTES les factions ont été impliquées tour à tour dans ces manipulations et que celà donne une bonne idée de l’effondrement moral et intellectuel de la classe politique dans notre pays.

                          L’affaire « Clearstream » est avant tout une affaire politique franco-française et on s’est servi de documents volés chez Clearstream, puis trafiqués, pour la monter de toutes pièces.

                          L’auteur de cet article fait par ailleurs un rapprochement entre l’affaire des frégates de Taiwan et l’affaire « Clearstream ». Ne connaissant pas l’affaire des frégates de Taiwan, j’ignore si ce rapprochement est pertinent. 

                          En revanche, ayant eu à connaitre des affaires semblables au cours d’une autre vie, je peux dire ceci :

                          1) Tous les contrats internationaux, en particulier les contrats militaires, donnent lieu à des versements de commissions à l’étranger, les versements se font dans un pays tiers qui pratique le secret bancaire.

                          Tout le monde sait celà, c’est un secret de polichinelle, et tous les pays exportateurs versent des commissions. Le montant de ces commissions est tout simplement inclu dans le montant du contrat et c’est donc l’acheteur qui les paye in fine.

                          Mais à partir de là ce qu’on sait moins est que :

                          2) Les commissions versées à l’étranger font l’objet d’un partage et une partie de ces commissions revient à des entités désignées par l’exportateur.

                          En d’autres termes ce ne sont pas seulement des entités ou des personnes désignées par l’acheteur qui touchent ces commissions.

                          Le versement de commissions constituent en effet une bonne occasion de transférer légalement de l’argent à l’étranger et l’exportateur en profite donc aussi pour se servir.

                          Qui sont ces « entités » désignées par l’exportateur ?

                          Ce peuvent être des personnes privées.

                          Mais ce peuvent être aussi des émanations de l’Etat français (la DGSE, par exemple, qui finance ainsi ces opérations secrètes à l’étranger), ou bien des partis politiques. En général les partis de gauche et de droite essayent de ne pas se chamailler et se partagent équitablement le gâteau.

                          Normalement ce sont l’UMP et le Parti Socialiste qui se servent en premier, mais on a vu des affaires où d’autres Partis étaient impliqués. Par exemple il était d’usage que le Parti Communiste touche une part sur des contrats signés avec des pays du bloc Soviétique.

                          On comprend donc pourquoi ces grands contrats d’armement sont tous couverts par le Secret Défense, car il s’agit de camoufler l’intervention de la DGSE, mais il s’agit de camoufler aussi des affaires de financements occultes de partis politiques. 

                          • frédéric lyon 16 septembre 2009 06:30

                            Et j’ajouterais que le Secret Défense couvre en fait :


                            1) des entités ou des personnes du côté de l’acheteur étranger.

                            2) des entités ou des personnes du côté de l’exportateur français.

                            3) et que des deux côtés il y a sans doute des entités qui ont besoin d’être protégées. Les deux Etats ainsi que leurs différents services, en particulier.

                            Et qu’il est donc bon de continuer à protéger tout le monde.

                            Par conséquent vous êtes priés de circuler, car il n’ a rien à voir.

                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 11:12

                              Frédéric,

                              Ce que vous écrivez est juste, avec un petit bémol : tout le monde, y compris dans le monde des hauts politiques, n’est pas cadre de banque et spécialiste des banques de compensation internationale comme Clearstream, ex-Euroclear.

                              A ce détail près- qui n’enlève rien à la validité globale de votre commentaire- ce que vous écrivez est une évidence.

                              Ceci étant, dans le dossier Clearstream, comme l’avait révélé Bakchich dans un document de BRDE ou brigade finnacière, il avait été noté que des sociétés-écrans avaient été créées au Luxembourg pour la campagne d’Edouard Balladur en 1995 et que les fonds pouvaient, en partie, venir de rétro-commissions issues des ventes d’armes françaises à Taiwan.

                              Là est le lien entre les deux dossiers dont l’un, le plus lourd et le plus gros, a fini classé en non-lieu alors que le dossier actuel continue à faire du bruit SANS DROITS et HORS DU DROIT.

                              Ceci est aussi intéressant.

                              Bien cordialement,


                            • mathilde 16 septembre 2009 09:10

                              Merci Philippe pour la clareté enfin décrite. Peu de chance que cela soit repris par les journalistes, presque tous à la botte, ou en lutte pour préserver leur gigot dominical.
                              Le journalisme d’investigation est-il mort dans notre pays, le pays de la déclaration des Droits de l’Homme ?
                              Je me souviens du CPE, déjà la victime d’un complot contre Villepin par qui nous savons.
                              Souvenons-nous du lynchage quasi unanime de toute la classe journalistique.
                              Ils ont cassé Villepin à cette période de telle façon que les victimes d’Outreau n’avaient rien à lui envier.
                              Ils auraient voulu en faire un nouveau Beregovoy ou un Boulin, ils ne s’en seraient pas pris autrement.
                              Seulement tel le sphinx, Dominique de Villepin ne s’est pas laissé carbonisé. Sa vie intérieure, sa vie privée, sa vie tout court, l’a fait rester debout. Blessé au plus profond de son âme, mais debout. Et aujourd’hui, combatif. Persuadé de son bon droit, et surtout que si complot il y a, cela n’est sûrement pas venant de sa personne, mais contre sa personne. Les dernières bassesses qui s’enfilent comme des perles depuis un mois, et entonnées par un certain « marin en eaux troubles », n’en sont que la partie émergée de l’iceberg magyar. Villepin pourrait bien le réduire à simple glaçon !!!
                              Oui le nom de notre locataire élyséen n’a jamais paru dans le listing en question.
                              Le patronyme familial, découpé en deux noms distincts, oui.
                              Pourquoi « notre locataire temporaire » a-t-il mis 6 mois avant de transformer un pétard mouillé en énorme baudruche ?
                              Il semblerait qu’il lui ait fallu ce temps-là pour s’assurer que son paternel sulfureux n’y fusse mêlé !!!
                              Et dans ce cas, pourquoi les journalistes d’investigation de notre pays ne se sont pas penchés sur tout les porteurs de ce patronyme....père & 3 fils. Surtout Oliver, l’américain, ex-grand ponte de la finance new-yorkaise, et depuis plus d’un an au directoire de Carlyle ? Sur l’homme qui l’a élevé, et l’histoire récente de cette famille américaine-là !
                              Surtout avec la déferlante et débacle financière qui s’est abattue sur la planète, et éclatée aux USA suite à des décennies de cavalerie.....cavalerie qui a déjà repris son rythme d’avant la crise.

                              Merci encore Philippe, et pourriez-vous nous éclairer sur l’affaite des Frégates depuis Taiwan, et suite au non-lieu, prononcé au mois d’août 2008, déjà par ce famaux même procureur.... !!!

                              Mathilde


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 14:30

                                Mathilde,

                                Heureux de vous retrouver sur Agoravox car votre humour et votre qualité d’écriture manquent par les temps qui courent.

                                Rassurez-vous : certains « marins » ont abandonné depuis un jour de 2007 les habituels instruments de navigation, y compris judiciaires , tels les balises de l’Etat de droit, la boussole de l’objectivité et de l’impartialité ou même les sonars de l’indépendance des magistrats.

                                Ceci étant, vous avez raison : si tous les Nagy et les Bocsa du monde avaient porté plainte dans le dossier Clearstream, ce serait le plus lourd dossier judiciaire de tous les temps. Curieusement, ce n’est ni un Nagy, ni un Bocsa qui est partie civile dans cette affaire, mais un certain Sarkozy Nicolas.

                                Pourquoi et comment a t-il pu se croire calomnié et visé par deux patronymes distincts ? Cela est un mystère que Saint Marin, patron des magistrats perdus, ne veut pas résoudre.

                                Sur les frégates Lafayette et leurs suites, sachez, Mathilde, que nous avançons sur Taiwan, à pas comptés, mais il est vrai que nous n’avons pas de magistrats aussi marins qu’en France, pays des libertés et des droits civiques bafouées..

                                Bien amicalement


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 14:38

                                Le Furtif,

                                Vous avez raison : les évènements passés et bien passés survenus le 11 septembre 2001 sont ressassés à longueur de temps.

                                Entre-temps, une crise mondiale d’ampleur inégalée dans l’histoire frappe l’humanité entière et cet évènement aujourd’hui bien éloigné des problèmes actuels du genre humain semble passionner des gens qui ont, semble-t-il, beaucoup de temps libre pour s’occuper de ce seul fait.

                                Il est intéressant de noter que ce type de débats occulte en partie les problèmes urgents de la majorité des citoyens, mais en partie et que par ordinateur interposé.

                                Agoravox mérite mieux et plus que ces histoires qui tournent en rond.

                                A terme, tout médium qui accepte de baisser son niveau, comme la presse française, prépare sa propre mort par voie d’extinction dans l’intérêt de la population.

                                Bien amicalement,


                              • ZEN ZEN 16 septembre 2009 14:44

                                "ce type de débats occulte en partie les problèmes urgents de la majorité des citoyens, mais en partie et que par ordinateur interposé."

                                Bien d’accord , Philippe
                                Mais,ce débat touche à des problèmes qui ne sont pas sans rapport avec ceux que nous vivons aujourd’hui
                                Si tu vois ce que je veux dire...
                                Tout étant dans tout...et réciproquement
                                Bien à toi


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 15:24

                                Zen,

                                Je vois clairement ce que tu exprimes.

                                Ceci dit, le débat sur le 11 septembre 2001 et les attentats a pris le pas sur le fond des choses aussi. Beaucoup se sont focalisé sur l’origine, réelle ou supposée, des actes commis ce jour de 2001.

                                Cela a été fait au détriment, et cela rejoint le problème soulevé de la capacité d’investigation des médias français, du fond des choses.

                                Mathilde rappelle dans ce fil qu’Olivier Sarkozy, frère de Nicolas, est entrée au directoire du groupe Carlyle. Qui en a parlé en France et qui s’intéresse au parcours atypique de ce frère de Nicolas Sarkozy ?

                                L’influence en France et dans le monde des conceptions de ce qui est appelé le « clan Bush » par certains ou clan néo-conservateurs par d’autres est laissée de côté, malgré que cela synthétise un processus mondial parmi les dirigeants de grandes sociétés, le tout au profit de débats sans fin.

                                Il me semble qu’il est plus sage et sain de d’abord investiguer et ramener des faits avérés avant de se lancer dans des débats vides de sens et de réalité.

                                Ce qui se fait sur les contrats français avec Taiwan est un modèle. Pas de longs débats vides, des faits, rien que des faits, dès lors qu’ils sont avérés et vérifiés.

                                C’est le sens de mon commentaire cité, et le seul.

                                Bien amicalement,


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 septembre 2009 14:44

                                Vilistia,

                                Il y a en effet des arbres et un arbre parfois qui cache les autres qui forment la forêt.

                                Le travail des vrais journalistes n’est pas de béatement reprendre sans vérifier une information, qu’elle vienne de l’AFP, du ciel, de la terre, d’une agence X ou Y, de l’Elysée ou de quiconque, c’est de chercher à comprendre et faire comprendre, chercher à rendre clair et surtout dire sans cesse la vérité telle qu’elle leur apparaît à un moment donné en toute honnêteté.

                                Cela serait déjà un point essentiel pour les médias français. Si leur personnel veut survivre et pouvoir effectuer son travail avec le respect du public et sa confiance en ce qui est écrit.

                                Bien cordialement,


                              • simeonl 17 septembre 2009 19:33

                                « Cette absence de préjudice REEL de Nicolas Sarkozy est une évidence »

                                Ah bon ? Et donc il n’y aurait pas eu de falsification des listings ? Vous prenez les lecteurs pour des cons ?
                                Si il y a eu falsification des listings, c’est bien qu’il y a eu intention de nuire...Ou bien alors on ramène l’argument à prétendre que puisque le Petit a gagné les élections, il n’y a pas eu préjudice : c’est aberrant.

                                Question : oui ou non, Villepin a-t-il déclaré à F.O. Gisbert, en Juillet 2004, alors que Rondot avait clairement exprimé ses doutes sur l’authenticité des listings, que « si la presse fait son travail, Sarko c’est fini » ?

                                Cela dit, tout ramener à Sarko est un peu court. Il y avait d’autres noms sur le listing, et que je sache la première plainte - celle qui a déclenché toutes les suivantes - venait de Philippe Delmas. Vous ne le mentionnez même pas. Alors, baser tout un article sur une argutie juridique mal défendable, c’est un peu court pour une affaire qui tourne autour des moeurs machiavéliques au sommet d’une des plus grosses entreprises francaises et qui implique directement des politiques aux plus hauts niveaux de l’état. Ne pas le reconnaitre et vouloir minimiser les choses peut être une tactique juridique, mais ca n’adresse en rien le fond du problème. On pourrait attendre autre chose d’un journaliste d’investigation. Je signale en passant que le site de la Tribune donne beaucoup plus d’informations...


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 17 septembre 2009 20:29

                                  Simeonl,

                                  Si vous lisez l’article comme tout le monde, ou mieux encore, le livre d’investigation minutieuse de Frédéric Charpier « Histoire de fous » (Editions du Seuil), vous constaterez, comme toute personne sensée et honnête :

                                  1- qu’il existe PLUSIEURS listes avec des noms existants, mais sans aucun lien avec la banque de compensation Clearstream. Au total, 3000 noms de personnes plus ou moins connues sont ainsi placés sur ces divers listes que la Justice n’a pas encore reconnues par Jugement comme FAUSSES et FALSIFIEES, même si tout le monde le sait ;

                                  2- que Nicolas Sarkozy n’a jamais été cité par AUCUNE DE CES LISTES, donc qu’il ne peut prétendre à aucun préjudice d’aucune sorte alors que c’est lui qui fait le plus de bruit dans ce dossier judiciaire.

                                  Je ne me suis pas intéressé, dans la limite impartie de cet article précis, à Philippe DELMAS, pour la simple raison que ce dernier, ennemi intime de JL Gergorin, n’est qu’une des parties civiles, mais qui ne fait pas parler d’elle dans ce dossier.

                                  L’article se centre en effet sur l’illégalité totale et l’illégitimité absolue de la constitution de Nicolas Sarkozy, en droit et en fait, puisque son nom N’EST ECRIT NULLE PART.

                                  La phrase que vous citez concernant la phrase attribuée à Dominique de Villepin ne prouve rien sur rien, ni sur personne. Des milliers de gens auraient pu exprimer cette phrase sur des politiques sans que cela soit lié à une machination quelconque ! Il s’agit d’une opinion propre qui n’est nullement un délit en démocratie.

                                  Par ailleurs, à l’opposé de Nicolas Sarkozy, plaignant hors la loi puisque sans aucun droit à le faire dans ce dossier, d’autres parties civiles ont lieu de se plaindre car leur nom a été cité à tort sur ces listes.

                                  L’investigation, c’est de dire les faits REELS, pas de fournir des inventions personnelles.

                                  Les faits, rien que les faits, voilà ce qu’est le vrai journalisme. Quant aux fantasmes des uns et des autres, cela ne regarde pas le journalisme, mais le droit de chacun à en avoir et à les exprimer.

                                  Sur le fait que l’article ne dise pas que les listes fausses étaient falsifiées, pléonasme de première ordre, je vous laisse cette lecture à l’envers de tous les lecteurs.

                                  Bien cordialement,


                                • simeonl 17 septembre 2009 22:50

                                  Vous ne faites absolument pas le travail d’un journaliste, vous faites tout simplement le travail d’un avocat.

                                   

                                  Si tout ce que vous retenez d’une manipulation qui a fait intervenir un des plus hauts dirigeants du numero 1 de l’armement en France, un premier ministre (je ne dis pas qu’il est coupable, et s’il l’est, il n’est pas le seul), un général des services secrets en connexion directe avec le président, et la manipulation d’un juge réputé avec fuites dans la presse, le tout à partir de fichiers truqués d’une institution financière qui est une véritable usine à fantasmes pour les 99% de la population française qui n’en comprend autrement son fonctionnement que comme antre du mal absolu, si tout ce que vous en retenez est « l’illégalité totale et l’illégitimité absolue de la constitution de Nicolas Sarkozy, en droit et en fait », c’est que vous avez une conception très particulière de ce qui est légal et légitime, de ce qu’est une calomnie et de ce qui est important dans un etat de droit : vous optez pour la forme, moi pour le fond.

                                   

                                  Il s’est passé qc de très grave, il y a bien eu une volonté manifeste de nuire (et pas seulement à Sarko) et à moins d’ériger un marbre à Fouché, un sérieux coup de balais s’impose, et pas pour des sous-fifres. Faire comme s’il ne s’était rien passé est d’une hypocrisie sans bornes, à croire que tout le monde est impliqué…


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 septembre 2009 10:39

                                  Simeonl,

                                  Vous avez apparemment mal lu l’introduction de l’article et la définition de son cadre limité.

                                  Les faits-AVERES- que vous voulez connaître sur ce dossier sont donnés dans le livre cité aussi en introduction à l’article.

                                  Ce livre sert désormais de référence pour une compréhension du dossier pour qui veut vraiment le comprendre.

                                  L’article effectivement ne se prétend pas exhaustif, mais se relie à la défense du droit et de l’Etat de droit en France, Etat de droit ici bien malmené. Il rappelle des VERITES JURIDIQUES et DES FAITS que nul ne conteste.

                                  Vos reproches de ne pas se cantonner au sujet défini sont donc sans fondement aucun dès lors que vous avez lu l’article et son début.

                                  Pour ce qui concerne les culpabilités que vous semblez déjà connaître ou supposer, il convient de laisser les Juges faire leur travail sans interférer comme un « Tribunal populaire » de sinistre mémoire.

                                  A voir les commentaires de cet article, il semble que le dossier soit de mieux en mieux compris par les citoyens, y compris le rôle particulier de Clearstream comme banque de compensation, ce qui dénote une citoyenneté en progrès cherchant à comprendre les évènements et à intervenir dans la vie publique.

                                  Enfin, le journalisme d’investigation a pour but -encore une fois- de dire les FAITS AVERES, et non de compter les fantasmes et interprétations des individus.

                                  On conclut de tout cela que vous ne comprenez donc pas ce type de journalisme qui a perdu effectivement en France beaucoup de place.

                                  Rassurez-vous : sur Taiwan, les investigations sur l’origine du scandale des frégates Lafayette progressent avec un labeur collectif.

                                  Et là aussi, la vérité est en marche par le vrai journalisme d’investigation....

                                  Bien cordialement,


                                • simeonl 18 septembre 2009 22:17

                                  Pour ce qui est de Taiwan, des ministres successifs, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont confirmé le très commode « secret défense » et je me demande bien ce qui vous permet d’affirmer que l’enquête progresse, car pour moi il y a bien longtemps qu’elle s’est ensablée, non pas évidemment à cause des juges, mais tout simplement à cause des coutumes traditionnelles de la RF et des intérêts particuliers des milieux politiques concernés. Mais si vous aviez des éléments dans le sens d’un progrès, je les lirai avec attention.

                                   

                                  Maintenant, si le « vrai journalisme d’investigation » consiste à brandir l’argutie juridique selon laquelle le nom de Sarkozy n’est pas cité, je suis curieux de voir si des juristes dignes de ce nom oseront le défendre devant la cour. Si Villepin n’a que ça à se mettre sous la dent, il est mal barré, excusez moi d’être aussi cru, et ce serait assez inquiétant car cela laisse sous-entendre qu’il est impliqué jusqu’au cou. Il est vrai que malgré toutes les casseroles qu’il trimballe (genre cassette de Mery, parmi beaucoup d’autres exemples), l’ex est parvenu à une impunité remarquable tout au long de sa longue carrière, mais lui et sa clique ne sont plus au pouvoir, au cas où ne l’auriez pas remarqué, et les socialos ne représentent pas un quelconque danger pour la majorité. Par conséquent une possibilité réelle d’y voir plus clair persiste malgré tous les efforts d’enfumage de ceux qui sont directement concernés.

                                   

                                  Je ne suis pas naïf non plus. Il est tout à fait plausible que Sarko ait eu vent de la machination assez tôt, et qu’il ait laissé les protagonistes s’enferrer jusqu’au bout (n’étant pas au pouvoir, il n’avait d’ailleurs guère le choix). On pourrait à la limite le lui reprocher, mais ceci serait bien peu de choses face à l’ampleur de la calomnie dont il a été la cible, même si – le procès le dira peut-être – il n’en a été qu’une cible collatérale dans une lutte de pouvoir propre au numero 1 de l’armement.

                                   

                                  Je signale en passant que votre argument aurait eu beaucoup plus de poids et d’originalité si vous l’aviez défendu en 2004, c.a.d au moment où l’entreprise de calomnie marchait à plein régime. Ici vous jouez un peu le rôle des carabiniers d’Offenbach.

                                   

                                  Trop tard pour être crédible.

                                   

                                  Je sais bien que nous sommes dans un pays latin où l’on n’a pas l’habitude d’exposer les scandales en plein jour. Mais dans ce cas-ci, rassurez vous. Pour paraphraser une prédiction d’un protagoniste du procès, il y aura bien du sang sur les murs…


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 septembre 2009 22:53

                                  Bonsoir, Simeonl,

                                  Une des parties civiles se désiste parce qu’elle n’est EFFECTIVEMENT pas sur les listes, mais fut citée comme y étant par les médias français !!!

                                  Ce n’est pas un inconnu : il s’agit de Laurent Fabius. lui reconnaît donc qu’il NE PEUT ETRE PARTIE CIVILE dans le dossier.

                                  Source publique :

                                  http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/18/dominique-de-villepin-veut-ecarter-nicolas-sarkozy-du-proces-clearstream_1242353_3224.html

                                  On apprend au passage que les avocats d’un des prévenus demande aussi l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy. Et les avocats qui signet cette demande ne sont pas des novices en droit pénal....

                                  Je passe sur vos fantasmes personnels répétés qui ne sont d’aucune utilité.

                                  Sur le versant taiwanais, ce n’est pas parce que la France bloque un dossier qu’une Justice indépendante et efficiente ne poursuit pas ailleurs son instruction.

                                  Pour des faits -nouveaux en France- relatifs à ce dossier, je vous renvoie avec joie aux articles que j’ai rédigés sur AGORAVOX relatifs au scandale des frégates de Taiwan.

                                  On les trouve aussi en tapant « frégates de Taiwan » sur Google. Le dernier date de plus d’un an.

                                  Depuis, l’instruction avance à Taiwan, mais la presse française a fait un magnifique black-out, y compris sur un Rapport officiel du Parlement de Taiwan sur ce dossier... !!!

                                  Quand les faits seront rendus public à Taiwan, soyez rassuré : ils seront publiés en France aussi car existe maintenant à Taiwan une structure libre dédiée à ce dossier.

                                  En France, à part Bakchich qui a publié voici peu les notes d’enquête de la DNIF sur les sociétés luxembourgeoises fictives où sont écrits les noms de Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur, l’investigation est inexistante.

                                  Par contre, comme vous le prouvez surabondamment, les confusions, les mélanges et les inventions sont nombreux et féconds. Et parfois, les victimes de ces défauts s’accrochent à leur statut de personnes incapables de regarder une vérité en face, sereinement, objectivement. Ce qui est bien dommage !

                                  Chaque citoyen peut devenir un investigateur, encore faut-il abandonner les oeillères subjectives et les préjugés irrationnels, les histoires sans queue, ni tête et la crédulité naïve et l’amour des inventions grossières qui ne trompent que les sottes gens, et encore peu longtemps.

                                  Pour Offenbach que vous citez à contre-sens, je vous conseille de relire l’historique de l’affaire judiciaire : en 2004, Nicolas Sarkozy n’était pas partie civile dans un procès avec des prévenus.

                                  Mais, il est vrai que vous faites de l’investigation inventive ici.

                                  C’est votre droit. Je vous le laisse parce que ce n’est pas ma conception déontologique de l’information. Quand on se trompe à ce niveau-là, il est plus prudent de se taire et d’observer.

                                  Bien cordialement,


                                  • simeonl 19 septembre 2009 00:02

                                    Effectivement, le nom de Fabius n’était pas sur les listes, juste dans une note de Rondot. Et c’est pourquoi il a retiré sa plainte.

                                    Je ne dirai pas que les avocats sont des novices, je me contente de dire que s’ils n’ont que ça à faire prévaloir, c’est vraiment très mal barré pour leur client.

                                    Maintenant, à propos de préjugés irrationnels et d’histoires sans queue ni tète dont vous avez plein la bouche, si le patronyme de Sarko n’a rien à voir avec lui, pourriez vous m’expliquer pourquoi il se retrouve sur le listing ? Un bug informatique ? Une hallucination collective peut-être ? Ou bien une simple erreur de frappe ?

                                    Pour reprendre ma conclusion précédente, il est des erreurs qui se paient cher.

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