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Accueil du site > Actualités > Société > Affaire Troadec : Caouissin, Compte numéroté, Complice

Affaire Troadec : Caouissin, Compte numéroté, Complice

Les fouilles ont cessé, mais qu’ont-elles donné ? On en sait un peu plus sur les personnages et le trésor « maudit » mais les aveux de Caouissin continuent d’être présentés par les médias comme le récit des faits nonobstant ses incohérences. Cela a un parfum d’enquête qui se poursuit sous couvert d’un mystère insondable. Serait-ce pour piéger un complice encore dans la nature ? Ou pour ménager l’opinion, tant la réalité est peut-être encore plus terrifiante qu’on l’a présentée ?

Dans un précédent article, Les disparus d’Orvault : victoire de l’ADN, tchao Columbo, j’ai mis en évidence les incohérences contenues dans les aveux de Caouissin, meurtrier présumé de la famille Troadec, examinant chaque détail du récit. Le quadruple meurtre n’a pas pu se passer comme rapporté le procureur de Nantes, c’est ma conviction.

Décrivant de son crime les aspects les plus sordides, puis conduisant les enquêteurs au lieu où il a dissimulé les corps (tous les corps ?) des victimes, Caouissin a habilement conféré une véridicité à son récit.

A lire tous les articles qui en traitent, parfois gonflés en « dossier spécial », par effets rédactionnels, photos soignées et élégantes mises en page, la manœuvre de Caouissin a atteint son objectif : ses aveux sont présentés sans réserve comme « le récit des faits ».

L’enjeu n’est pas mince : une inculpation pour quadruple meurtre et non pour assassinat crapuleux ; au lieu de la perpétuité avec peine de sûreté maximale, il ne s’expose plus qu’à vingt ans maximum, ce qui signifie quinze ans au plus de détention. A 62 ans, il sera libre. Avec peut-être un gros magot qui l’attend.

 

Qu’avons-nous appris depuis les aveux de Caouissin ?

La déclaration de la mère de Pascal et Lydie Troadec

Elle nous apprend deux choses capitales :

1. Le trésor en pièces ou lingots d’or : c’est du lourd

Changement d’échelle. Des 40 000 euros évoqués au départ, il est désormais question d’un mobile qui pèse dans ses quatre ou cinq millions. D’après la grand-mère Troadec, son fils Pascal, père de la famille assassinée, aurait mis la main sur le magot à la mort du « vieux » il y a dix ans. Il aurait ensuite déposé l’or dans des banques de paradis fiscaux. Vient conforter cette révélation, un train de vie des Troadec supérieur à leur condition sociale, celle de modestes employés : multiples vacances coûteuses à l’étranger, deux berlines cossues pour les parents (BMW et Audi), une 308 en excellent état pour le fils de 21 ans, étudiant sans revenu. L’origine plus ou moins frauduleuse de ce trésor expliquerait pourquoi aucune poursuite n’a été engagée par la mère et la sœur de Pascal. Héritage sans existence légale, déposé sur des comptes numérotés en des pays aux législations arrangeantes, le trésor non partagé a inévitablement provoqué disputes, rancœur, puis une fâcherie définitive…et la longue mise au point d’une vengeance.

 

2. Pascal Troadec : une victime pas très sympathique

En dépit de l’horreur des faits, la grand-mère n’a pas été tendre au sujet de son fils Pascal. Outre le vol du trésor dont elle l’accuse, semble-t-il avec justesse, c’est le portrait d’un homme envieux, coléreux, violent, qu’elle dresse de son fils. Avant de mettre la main sur l’or, il ne cachait pas sa jalousie ; il ne supportait pas la situation avantageuse d’un Caouissin qu’il n’avait jamais accepté comme le mari de sa sœur Lydie.

Pis encore, il aurait frappé sa femme et n’hésitait pas à la mal traiter en l’insultant. Ce jugement sévère de la mère est corroboré par les messages du fils dans les forums auxquels il participait sur internet. Il y évoque sans ménagement un père violent et alcoolique, au point que dans un premier temps, les soupçons s’étaient dirigés vers lui. Il y a enfin les voisins qui rapportent avoir entendu maintes fois Troadec crier lors de scènes de ménage. Détail à bien noter : depuis les pavillons de part et d’autre de celui des Troadec, l’on entend les cris

 

Les fouilles

Les fouilles effectuées dans la propriété des Caouissin, ont confirmé que les cadavres ont été dépecés, partiellement brûlés et réduits en bouillie. Ce sont des « restes » humains qui ont été retrouvés dans ces 32 hectares marécageux. Il est probable que les morceaux de corps avaient été disposés pour accélérer leur décomposition et leur dévoration par les bêtes. Caouissin pouvait se permettre cette « coopération », comme l’a presque saluée la presse. Il savait qu’on ne pourrait pas découvrir comment ses victimes ont été tuées. Certes aucun compte rendu de médecine légale n’a été communiqué, pas plus qu’un rapport sur les objets, bijoux et ordinateurs déterrés par les enquêteurs. Aurait-on su « faire parler » les ordinateurs ? Rien ne filtre pour le moment.

En revanche, le lieu d’enfouissement des corps et objets des victimes vient souligner l’énigme posée par le pantalon de la jeune Charlotte, fille des époux Troadec, retrouvé à l’air libre non loin, par une joggeuse. Pourquoi le duo Caouissin n’a-t-il pas incorporé ce vêtement au feu qui a brûlé les cadavres ? Fut-ce une action délibérée, destinée à crédibiliser cette piste initiale d’un tueur qui se serait amusé, par défi ou plaisir morbide, à semer des indices déconcertants ?

Nous allons voir qu’une hypothèse totalement inattendue a toute sa pertinence dans cette énigme. Il faut d’abord revenir sur un indice connu dès le départ de l’enquête et que j’avais négligé d’examiner dans mon premier article.

 

Charlotte : pas de trace 

En dépit des efforts produits par Caouissin et sa compagne Lydie, nettoyage intensif du pavillon d’Orvault et de la 308 du fils Troadec, les enquêteurs ont détecté des traces de sang et d’ADN :

  • Au pavillon, sang appartenant au père, à la mère, au fils ; ADN de Lydie, sœur de Troadec et femme de Caouissin, retrouvé sur un verre posé dans la cuisine ;
  • dans la 308, ADN de Caouissin.

Mais de Charlotte, nulle trace de sang, ni au pavillon ni dans la 308 de son frère.

Comment une telle absence peut-elle s’expliquer ?

Le hasard ? Si l’on retient la thèse du récit de l’inculpé, Charlotte, aurait été tuée à coups de pied de biche, tout comme ses parents et son frère, dans un contexte de furie criminelle. Frappées à la tête, les victimes seraient tombées au sol l’une après l’autre dans un espace limité, chambres, palier de l’étage, escalier.

Les blessures au crâne provoquent de forts saignements. Les écoulements de sang n’ont pu que se mêler entre eux, les corps étant au sol, puis transportés jusqu’au garage. Quand ils sont revenus au pavillon pour nettoyer la scène du crime, les Caouissin ont tenté de faire disparaître toutes les traces de sang ; du sang indifférencié, donc. Il est inconcevable que leurs efforts aient abouti pour le seul sang de Charlotte, laissant celui des trois autres victimes détectable par les enquêteurs. Cela implique sans le moindre doute que le sang de la jeune fille n’a pas coulé durant cette sinistre nuit. Soit elle n’a pas été tuée, soit elle l’a été d’une manière non sanglante.

Charlotte a donc connu un sort différent. Pourquoi ?

 

Retour sur le modus operandi de la tuerie

Dans mon précédent article, j’arrive à la conclusion que les aveux de Caouissin ne tiennent pas. Il n’a pas pu tuer quatre personnes en un tournemain, à coups de pied de biche.

Les voisins, habitués aux hurlements périodiques du père Troadec dans ses moments de colère, n’ont, durant cette nuit, rien entendu.

Aucun appel de détresse n’a été lancé depuis l’un ou l’autre des téléphones mobiles, ce que le laps de temps nécessaire à l’exécution des quatre meurtres rendait possible.

Enfin, il se pose la question de l’intrusion dans le pavillon. Caouissin dit avoir pénétré dans le garage, puis de celui-ci, avoir rejoint le pavillon. Effraction, bris de porte, de serrure ? Le procureur de Nantes n’a pas précisé comment. Caouissin nous dit que c’est seulement une fois à l’intérieur du pavillon qu’il aurait provoqué le bruit capable de réveiller Troadec et sa femme. Pas de bruit comparable donc, pour accéder au hall du pavillon. Une telle discrétion n’a que deux explications :

  • les accès n’étaient pas clos ;
  • les serrures étaient des plus simplistes, faciles à crocheter avec un tournevis.

Eh oui, mais aucune de ces hypothèses ne concorde avec ce que dit Caouissin par ailleurs. Il prétend qu’un bruit produit dans le hall – quoi ? un verre, un vase qui se brise au sol – aurait alerté Troadec, qui serait descendu aussitôt, un pied de biche en main.

Il descend aussitôt, oui ; car s’il avait d’abord allumé, puis échangé des paroles avec sa femme, puis avancé tout doucement par prudence, Caouissin aurait eu le temps de faire chemin arrière et de disparaître. Souvenons-nous que selon ses aveux, l’inculpé prétend n’être pas venu pour tuer, mais pour « espionner » et mettre la main sur une clé.

Un pied de biche en main Imaginons la scène, Troadec, anxieux, craignant tellement une intrusion à son domicile, dort un pied de biche à son chevet ! Il a les moyens de posséder une Audi, une BMW et une 308, de passer chaque été des vacances dispendieuses à l’étranger, mais quand il s’agit de défendre sa maisonnée, un fusil ou un pistolet à gaz seraient trop coûteux. Il se contente alors d’un pied de biche, rustre outil bon pour forcer une serrure mais guère prisé par les tueurs. Mais admettons ! Troadec a si peur d’une éventuelle intrusion qu’il a posé un pied de biche à portée de main. Et c’est le même homme qui laisserait ouvertes la porte du garage et celle qui fait communiquer celui-ci au pavillon ? Ou qui s’en remettrait à des serrures de pacotille qu’on peut crocheter sans faire de bruit ?

Du constat de ces incohérences, je déduisais que Caouissin, loin d’avoir réagi à une tentative d’auto-défense, avait soigneusement prémédité son acte dans le but de récupérer le trésor indûment détenu par les Troadec, puis d’éliminer ceux-ci et de faire disparaître les corps. Et j’expliquais que dans ce macabre projet, le plus difficile était d’accomplir le quadruple meurtre : réunir la famille et la tuer rapidement selon un procédé insonore et rapide. Insonore pour qu’aucun voisin ne puisse être alerté, rapide pour éviter qu’une victime ait le temps d’appeler la police avec son mobile et/ou de fuir.

Je ne donnais pas d’explication sur la façon de récupérer le trésor ni sur la raison de tuer les quatre membres de la famille. Je me suis limité à souligner qu’il s’agissait nécessairement d’un assassinat incluant la disparition et la dégradation des cadavres à fin qu’il ne soit pas possible ultérieurement, de découvrir comment les victimes ont été tuées.

A présent, et sous réserve évidemment de ce que l’enquête nous apprendrait de nouveau, j’y vois plus clair, tant sur le mobile que sur le modus operandi de la tuerie.

Le mobile : un trésor de grande valeur et la haine

Le trésor

Au lieu du mince magot en pièces ou lingots évoqués au début de l’enquête, le trésor retrouvé par le vieux Troadec, père de Pascal et Lydie, proviendrait d’une partie conséquente des quelques 500 kilos d’or dérobés en juin 1940 au port de Brest, peu avant le départ pour l’Afrique, des réserves d’or des agences de la Banque de France.

De 40 000 euros, l’on passerait à quatre ou cinq millions d’euros. De quoi susciter conflit, rancœur et, période dépressive aidant, projet de récupération personnelle par la violence.

Il s’est écoulé dix ans entre le vol du trésor par Troadec et la tuerie d’Orvault. Durant une telle période, Caouissin a eu le temps de recueillir et de recouper des informations qui lui ont permis de savoir où se trouvaient les fonds et comment les récupérer.

Comment ? C’est le deuxième aspect du mobile qui peut apporter une réponse.

La haine

Celle de Caouissin ? Pas de doute. Troadec ne l’a jamais apprécié, le jalousait, puis il vole de façon éhontée sa pauvre mère hospitalisée, il insulte, il jette une table sur une baie vitrée lors d’une dispute, il maltraite sa femme, son fils et….nous y arrivons, possiblement, Charlotte.

Dans cette affaire, il a beaucoup été question du fils au départ de l’enquête.

La disparition de sa voiture, une condamnation pour menace par voie d’internet, des messages agressifs à l’encontre de son père postés sur des forums de discussion…autant d’indices avaient orienté les enquêteurs sur un passage à l’acte ultra-violent après des années de rumination dans l’esprit d’un jeune homme désorienté, objet de troubles psychiques non encore détectés par son entourage.

Mais de Charlotte peu a été dit. Une jeune fille effacée, n’ayant qu’une copine dans son lycée privé, sujette parfois à des crises de pleur. C’est tout. En revanche, l’enquête a permis de savoir qu’elle projetait un voyage au Portugal. Pour des vacances ? Avec quelqu’un ? Rien ne plus n’a été dit à ce sujet.

L’élément capital et c’est lui, en dernière analyse, qui m’a éclairé, est l’absence de toute trace de sang de la jeune fille sur la scène du crime. Cette absence de trace ne peut avoir que deux explications :

- Charlotte n’était pas au pavillon ce soir-là

- Charlotte était présente… pour aider Caouissin.

En vérité, qu’elle fût au pavillon au moment de la tuerie ou pas, ne change pas réellement la donne.

Imaginons que Charlotte soit allée à une soirée et qu’elle ait dormi sur place. Cela suffit à expliquer l’absence de trace de sang. Mais pas qu’elle ne se soit plus rendue à son lycée ni que plus personne n’ait eu de contact téléphonique avec elle. Cette hypothèse est donc à écarter.

En revanche, l’idée de la complicité est compatible avec les deux cas de figure énoncés.

Complice, Charlotte a pu donner ses clefs à Caouissin et se tenir en retrait pendant la tuerie. Mais elle a pu également entrer dans le pavillon une fois couchés les parents et le frère, Caouissin lui emboîtant le pas.

 

Complice Charlotte ? Horrible et insoutenable hypothèse ?

Pas plus que celle qui a accusé le frère. Peut-être, mais le frère avait exprimé des sentiments vivement hostiles au père, comme l’attestent les forums où il a posté des messages. Rien de cela chez Charlotte.

D’un coup, sans indice préalable, une jeune fille se jette sous un train ou se défenestre. On apprendra plus tard, retrouvant ses carnets intimes, qu’elle développait depuis des années de graves troubles psychiques.

Mon hypothèse mise à la fois sur un possible déséquilibre affectif aggravé par la violence du père, et sur la connaissance par les enfants du litige au sujet du trésor.

Comment en effet n’auraient-ils pas su ? Le train de vie qui se transforme, les disputes avec la grand-mère, avec la tante et l’oncle… Au fil des ans, la gamine a eu tout loisir d’y voir clair et d’être choquée par l’acte immoral de son père.

Par ailleurs, qui nous dit qu’elle n’avait pas conservé des Caouissin, un bon souvenir ? Ils étaient pour elle et pour son frère, un tonton et une tata et au moment de la rupture, elle était âgée de huit ans, ayant donc eu le temps de développer des sentiments affectueux à leur égard.

Grandissant, elle se referme sur elle au point de n’avoir qu’une seule copine et elle voit un père qui insulte et frappe sa mère, qui boit peut-être, et qui profite avec arrogance – les cartes postales de vacances évoquées par la grand-mère Troadec – d’un pactole qu’il a dérobé à la communauté familiale.

Puis arrive le temps où, victime d’un burnout, l’oncle Caouissin tombe en dépression. C’était il y a trois ou quatre ans. Charlotte était donc dans ses quinze ans, âge où un potentiel psychotique est susceptible de s’actualiser.

A la recherche d’une affection qu’elle ne trouve pas auprès de ses parents, elle se tourne vers ce tonton malade dont elle conserve un bon souvenir.

La grand-mère Troadec comme la mère de Caouissin, parle de lui comme d’un bon gars, enjoué et serviable, n’aimant pas les conflits. Paradoxal, mais les affaires criminelles en ont vu d’autres.

Imaginons qu’un contact, par téléphone ou email, s’établisse entre l’oncle dépressif et la nièce désorientée. Ils en viennent à parler du trésor et Charlotte se propose d’aider Caouissin à récupérer la part qui revient à sa tante Lydie. Comment ? L’or, conservé ou pas sous forme matérialisée, se trouve dans un ou deux comptes numérotés de telle ou telle banque d’un paradis fiscal.

De telles banques enregistrent, au moment de l’ouverture du compte, l’identité véritable du déposant, mais de façon très discrète et pour un usage très restreint. La gestion courante s’effectue par le biais d’un pseudonyme avec la production des numéros et codes. D’où la possibilité de faire effectuer des retraits par un tiers muni des précieuses informations.

Imaginons Charlotte, désormais majeure se rendre à telle banque, en Suisse ou ailleurs, où l’or a été déposé. Munie des numéros et codes, elle récupère une partie des fonds, histoire de ne pas éveiller de soupçon, cependant qu’entre Orvault et le Finistère, les Caouissin achèvent leur macabre opération en nettoyant maison et voiture, et faisant disparaître les corps. Mais le retrait des fonds a pu également être opéré par Caouissin lui-même, durant la période séparant la tuerie et sa première garde à vue ; ou encore par un éventuel complice.

Mais tout cela ne nous dit pas comment s’est passée la tuerie.

 

Modus operandi : avec ou sans Charlotte

Plus haut, je donnais deux explications à l’absence de trace de sang de Charlotte.

Nous venons de voir Charlotte partie vers le paradis fiscal après avoir donné ses clés à celui qui allait transformer le pavillon familial en enfer.

Reste l’autre explication qui ne ferait peut-être que décaler le départ de Charlotte pour l’étranger.

Censée être allée à une soirée, la jeune fille revient au pavillon sur le coup des 23 heures. Elle ouvre la porte, ses parents l’entendent, c’est moi dit-elle. Tout est normal à ceci près que Caouissin, accompagné de Lydie sa compagne ou d’un complice, la suit dans le hall.

Charlotte monte les escaliers et va directement dans la chambre de son frère, attablé devant son ordinateur. Elle sort un pulvérisateur de gaz paralysant – arme d’auto-défense en vente libre – et en asperge le jeune « geek » cependant que Caouissin, avec Lydie ou un complice, se précipitent dans la chambre des parents qu’ils menacent d’une arme à feu. Au moyen d’un large rouleau de ruban adhésif,

Lydie bâillonne son frère et l’attache à son siège. Les parents sont conduits de force dans la chambre, sommés de s’asseoir sur le lit du fils et sont liés l’un à l’autre également avec du ruban adhésif.

Les détails que je formule sont donnés pour concrétiser une hypothèse. Peu importe s’ils correspondent ou non à l’exacte vérité. Ce que je tiens pour seule version crédible est un mode d’action soudain et silencieux mené à plusieurs, deux au minimum. Il fallait que Caouissin pût pénétrer facilement et au bon moment dans le pavillon et qu’ensuite, le fils et les parents fussent appréhendés simultanément. Dans le cas contraire, un appel de détresse pouvait être lancé soit par le fils, soit par les parents, un risque que Caouissin ne pouvait pas prendre.

Le fils encore sous l’effet du gaz et ne pouvant de toute façon crier, les malfaiteurs vont alors faire parler les époux. C’est simple, ou bien ils indiquent où trouver les numéros et codes des comptes ainsi que les adresses des banques, ou bien le fils est tué sous leurs yeux. Moyen le plus simple, l’arme blanche, un puissant poignard pointé sur la carotide du pauvre jeune.

Troadec, forte tête, a pu ne rien dire, même une fois la femme puis le fils égorgés ; même torturé de diverses façons. Peu probable mais possible. Dans ce cas, il restait les ordinateurs, des machines sans affect, qu’on peut purger de tout ce qu’elles savent.

Dans tous les cas de figure, la sinistre nuit s’est achevée avec trois cadavres qu’il a fallu ensuite évacuer. Là, nous revenons à ce que je décris dans mon précédent article, les corps dépecés sur place et non dans le Finistère pour qu’ils puissent entrer dans la 308, à moins qu’un autre véhicule, de type fourgonnette, volé pour la circonstance, ait servi à cette besogne.

Etant donné le caractère extrêmement violent de la tuerie, il me semble plus probable que Caouissin ait opté pour une solution sans la présence de Charlotte.

Fragile, même si très motivée, elle pouvait « craquer » en cours de route et faire tout capoter. D’un autre côté, l’hypothèse d’un complice extérieur à la famille me semble difficile à valider. Caouissin sortait d’une longue dépression ce qui va avec isolement. Qui aurait-il pu convaincre de participer à un tel coup ? Aucun indice ne permet de se prononcer sur ce point.

Le trio Caouissin, Lydie, Charlotte paraît plus probable, avec le départ de Lydie et de la jeune fille, une fois les trois victimes bien ligotées. A partir du moment où Caouissin avait en quelque sorte les mains libres, il pouvait agir seul. Pas avant.

Ayant obtenu ou pas de Troadec, les numéros et codes du ou des comptes où l’or était déposé, il allait avoir toute la nuit pour transporter les cadavres jusqu’au garage, et les démembrer sur place selon le véhicule qui allait être utilisé pour les évacuer.

Le recours à la Peugeot du fils peut sembler étrange dans la mesure où il s’agit d’une berline offrant un volume limité pour y loger trois cadavres. Utiliser une camionnette garée plus loin et ramenée à l’aube devant le garage, pourquoi pas.

Mais cette option présente l’inconvénient du manque de discrétion. Un voisin sortant au petit matin, un véhicule à ordures venant à passer et la manœuvre est inévitablement repérée. L’usage de la Peugeot, peu commode, obligeant Caouissin à dépecer les corps sur place, a un double avantage. Elle peut, et c’est ce qu’a déclaré Caouissin, être rangée dans le garage de façon discrète, une simple marche arrière, puis, disparaissant des lieux, égarer un moment les enquêteurs sur une fausse piste, la piste du fils assassin.

Il reste à élucider la question des objets retrouvés dans les parages de la ferme des Caouissin : le pantalon de Charlotte, le manuel scolaire marqué du nom de Pascal Troadec et le drap.

Du drap, il n’a pas été rapporté s’il était souillé ou pas de sang. Propre, sa présence peut signifier qu’il a servi de baluchon pour contenir les divers objets ayant disparu du pavillon des Troadec. Maculé de sang, il pourrait d’agir d’un des draps retirés des lits des victimes, draps ayant servi de linceuls pour le transport des cadavres. Mais pourquoi n’a-t-il pas connu le sort des autres linges ? Serait-ce pour faire croire à l’exécution de Charlotte, dans ce bois du Finistère, en complément du pantalon appartenant à la jeune fille ?

Le pantalon : si comme on l’a vu plus haut, Charlotte n’a pas été tuée à Orvault et qu’elle a été prise en charge par Lydie, il est loisible de penser qu’elle n’a pas été exécutée du tout, ou qu’elle l’a été plus tard et ailleurs. Mais l’objectif de Caouissin, dans les deux cas de figure, était de faire croire que Charlotte faisait bien partie des victimes d’Orvault, ceci pour crédibiliser son récit, en cas d’arrestation. En s’arrêtant sur cet indice, nous avons du moins la confirmation que Charlotte n’a pas été dépecée ni tuée à Orvault. Pour être démembrés, les cadavres ont dû être dévêtus. Et leurs vêtements étaient forcément maculés de sang. Or il a été rapporté du pantalon de Charlotte qu’il contenait une carte vitale et une carte bancaire mais de sang, il n’a pas été question.

Reste en ultime indice, ce livre scolaire ayant appartenu à Troadec. Je vois là deux hypothèses.

  • Ou bien ce fut un réflexe de curiosité de l’assassin, il remarque le volume dans la chambre du fils, il le feuillette, le repose et au moment où il regroupe vêtements, draps et autres objets devant être évacués, il se souvient y avoir laissé ses empreintes et l’emporte.
  • Deuxième hypothèse, c’est dans ce modeste ouvrage que Troadec a inscrit les numéros et codes du ou des comptes bancaires, en y glissant un feuillet ou en entourant des lettres et chiffres permettant de les reconstituer.

Conclusion

Il m’a paru utile de me livrer, avec mon seul bon sens, à un bilan critique du dossier ainsi qu’à une tentative de « théorie » explicative globale de la démarche criminelle qui se présente à nos regards. Une fois recensés et analysés tous les éléments en rapport avec un crime, c’est la seule façon d’aller plus loin, d’orienter des recherches dans de nouvelles directions, loin d’être évidentes à première vue.

J’ose espérer que les enquêteurs n’ont pas tout dit de ce qu’ils ont découvert et de ce qu’ils suspectent. Plus que dans d’autres affaires de ce gabarit, les informations ont filtré de façon laconique, de sorte qu’en parler comme si tout était réglé maintenant que les époux Caouissin sont sous les verrous me semble peu professionnel de la part des médias. La très probable complicité dont a bénéficié Caouissin sera peut-être difficile à élucider. L’abolition de la peine de mort présente sur ce plan l’avantage de ne pas classer trop vite une affaire criminelle.

L’assassinat le plus retentissant du XIXe siècle que fut le Crime de Pantin, un dossier des plus tortueux, a laissé une grave incertitude quelque peu comparable à celle qui plane au-dessus de la tuerie d’Orvault. Un homme, qui avait réellement tué, fut jugé coupable d’un sextuple meurtre puis vite guillotiné. Pour autant, il y avait de fortes présomptions en faveur de l’existence d’un complice. Mais l’affaire fut close et il n’y a pas eu même de contre-enquête menée par un organe de presse.

 


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96 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 mars 18:09


    Le corps de votre article ne mentionne pas une seule fois le « compte numéroté » cité en titre.

    Un artifice pour attiré le lecteur ?



    • Cazeaux Cazeaux 23 mars 21:30

      @Jean-Pierre Llabrés

      Désolé vous avez mal lu, la locution « compte numéroté » figure deux fois telle quelle :

      Héritage sans existence légale, déposé sur des comptes numérotés en des pays aux législations arrangeantes
      L’or, conservé ou pas sous forme matérialisée, se trouve dans un ou deux comptes numérotés de telle ou telle banque d’un paradis fiscal.

      Il en est également question par mention fragmentée à cinq occasions.


    • pemile pemile 23 mars 18:28

      @Cazeaux « complice Charlotte »

      Vos hypothèses à deux balles me filent la gerbe, ses restes ont été retrouvés à pont-de-buis et vous n’en parlez pas ! smiley


      • Arcane Arcane 23 mars 18:32

        @pemile

        Morice avait déjà démontré la stérilité des enquêtes policières par internet ...


      • Cazeaux Cazeaux 23 mars 21:40

        @pemile
        L’article a été soumis avant la découverte de la présence de quatre corps distincts. 

        Mais de toutes les façons, je n’affirme pas que Charlotte soit restée en vie. Ma thèse est l’existence d’une complicité et la forte probabilité que Charlotte ait pu être ce complice. Cela n’empêchait pas que Caouissin ait fait disparaître Charlotte après coup.

        Sur la forme, je crois mal venu de parler de « gerbe » et « d’hypothèses à deux balles ». J’évoque le Crime de Pantin, que j’ai étudié en détail, 160 ans plus tard, il demeure une énigme non résolue. Ou bien l’on s’intéresse aux affaires criminelles et alors on répond de façon argumentée, ou bien l’on passe son chemin.

      • pemile pemile 23 mars 21:58

        @Cazeaux « la forte probabilité que Charlotte ait pu être ce complice »

        Une forte probabilité ça se base sur des faits ou des indices solides, pas uniquement sur une absence de sang !


      • pemile pemile 23 mars 18:33

        @Cazeaux « nous avons du moins la confirmation que Charlotte n’a pas été dépecée ni tuée à Orvault »

        Non, juste que l’on a pas retrouvé trace de son sang.

        Toujours persuadé qu’il faut dépecer 4 corps pour les faire renter à l’arrière d’une 307 ?


        • alanhorus alanhorus 23 mars 21:59

          Ce crime fait penser à Xavier Dupont de ligones vivait à Nantes. Toute la machination porte sa marque de fabrique.


          • Cazeaux Cazeaux 23 mars 23:42

            @alanhorus
            Certes les deux affaires ont quelque chose de commun : l’horreur qui consiste à éliminer toute une famille et il s’y rajoute la proximité géographique. Mais cela s’arrête là car Dupont de Ligones a disparu sans aucune trace derrière lui. Il serait plus à ranger dans la catégorie Roman, qui tue pour ne pas que les siens découvrent son mensonge, sa folie.

            Dans l’affaire Troadec, ce qui est gênant est que tout un pan de l’enquête n’est pas divulgué : le trésor, les dépenses de Troadec, l’agenda précis de Caoussin entre le 17 février et le 5 mars.
            L’on ne parle pas non plus des traces de pneu devant le pavillon ou les traces de maquillage des traces.Et puis, personne n’explique comment le quadruple meurtre a pu être commis de la façon dont l’auteur présumé le raconte. J’aimerais qu’un contradicteur reprenne mes arguments et me dise : là il y a une faille dans le raisonnement. Or, j’insiste sur ce point, la presse jadis capable de faire ses propres enquêtes, se contente de réécrire la même histoire, sans sourciller. 
            Où est le Français supposé cartésien ?

          • pemile pemile 24 mars 00:02

            @Cazeaux « Où est le Français supposé cartésien ? »

            Un esprit cartésien a besoin de connaitre les faits pour produire une analyse, votre approche basée sur les quelques données publiées par la presse tient plutôt du romanesque !


          • alanhorus alanhorus 24 mars 08:17

            @Cazeaux
            L’horreur de cette histoire est telle que l’envie de s’y plonger rebute un peu.
            L’affaire Xavier Dupont de Ligonnes n’est pas claire et il n’a pas disparut totalement le lascar, un criminel revient toujours sur le lieu de son crime. Allez savoir si ce type n’a pas changer d’identité et d’aspect physique ? Peut-être s’est il transformer en instructeur pour les causes du genre de celles de caouissin. Le monde est petit et tout finit par se savoir.
            Je pense aussi que le crime n’a pas été commis par une seule personne.
            http://www.leparisien.fr/faits-divers/interactif-la-chronologie-de-l-affaire-xavier-dupont-de-ligonnes-30-04-2015-4737219.php
            http://www.normandie-actu.fr/ce-mysterieux-e-mail-qui-revele-des-elements-exclusifs-sur-l-affaire-xavier-dupont-de-ligonnes_228764/
            Une photo existe ou on le voit prés d’une chambre d’hôtel avec un étui pouvant contenir un fusil.
            La mère de XDDL appartenait à une secte américaine toujours active.
            http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-etrange-groupe-de-priere-de-la-mere-de-dupont-de-ligonnes-28-11-2011-1742483.php
            http://www.20minutes.fr/societe/831852-20111128-affaire-dupont-ligonnes-secte-mere-interesse-enqueteurs
            Une secte criminelle qui existe toujours et dont XDDL faisait parti puisqu’il serait aller aux états unis.
            Des zones d’ombre existent aussi bel et bien sur cette sordide affaire.
            http://xavierdupontdeligonnes.blogspot.fr/2012/07/agnes-vue-du-voisinage-la-semaine-du-4.html
            Les victimes de ses actes odieux doivent doivent recevoir une justice, je comprend très bien votre démarche. Mais nous n’avons sans doute pas toutes les cartes en main.
            Je rejoins un peu votre état d’esprit sur ces affaires mais moi ce qui me révolte personnellement ce sont les falses flags tels que le 11 septembre (l’omerta politique qui l’entoure est révoltante). L’affaire Beregovoy dont certains essayent de faire croire que c’est un suicide alors que c’est clairement un meurtre d’état dont l’auteur n’est pas difficile a trouver est aussi.
            Apparemment une vaste conspiration à un intérêt dans la création de mensonges d’état, et pour cause car on devine l’horreur des mensonges de l’histoire.


          • Cazeaux Cazeaux 24 mars 00:46

            Décidément vous m’en voulez ! Et vous ne semblez pas avoir compris le sens de ma démarche : la presse se contente de réécrire la dépêche de l’AFP sans sourciller et l’AFP se contente de rapporter les informations que le procureur donne au compte goutte ou ne donne pas.

            Quand à Descartes, il prétend pouvoir accéder à une vérité incontestable par un raisonnement. Pas d’expérimentation chez lui, contrairement à ce que fit Pascal. Descartes était un pur théoricien. Et quand on parle d’esprit cartésien, c’est pour évoquer cette faculté, ce goût prononcé pour le raisonnement. Un fait peut être rapporté de X façons différentes. C’est par un recoupement des récits, par l’élimination de pistes incohérentes que l’on peut cerner la réalité et parfois la découvrir sûrement.
            C’est ainsi qu’ont toujours procédé les fins limiers de la Police ou de la Gendarmerie. Alors c’est vrai, que je ne possède qu’une partie des informations, je le dis dans l’article. Mais peut-on rester sans réagir en face de propos qui ne « collent » pas ?
            Il y a de multiples affaires qui demeurent des énigmes, comme celle de la fille de Roland Giraud. Cela n’empêche pas d’examiner ce qui ne va pas et d’entrevoir une solution qui permet d’expliquer l’énigme.
            Je réponds pour la dernière fois à vos réactions, espérant que vous aurez perçu que je ne vous en veux pas et tente seulement de vous communiquer mon goût pour la déduction à partir de peu d’éléments.
            Sincèrement

            • alanhorus alanhorus 24 mars 08:21

              @Cazeaux
              La justice n’est pas parfaite. Tôt ou tard les criminels payeront pour le mal qu’ils ont fait. C’est la théorie du Karma.


            • Gasty Gasty 24 mars 12:27

              @Cazeaux
              Le trésor du vieux Troadec puis de Pascal Troadec a très bien pu être divulgué à d’autres personnes extérieur à la famille. Les Caouissin l’arme du crime. La fille Troadec prise comme babysitteur puis otage avant d’être à son tour trucidé pour convaincre les Caouissin de se taire. Alors qui est derrière tout ça et que craignent les Caouissin, des représailles sur leur fils ?

              Sans informations précise, on peut tout imaginer et échafauder des théories sans preuves qui pourraient être utilisé par les prévenus et brouiller encore plus la recherche des vrais limiers.


            • zygzornifle zygzornifle 24 mars 13:15

              @alanhorus


               le problème du Karma c’est quand on revient avec son esprit remis a zéro on ne sait pas ce que l’on paye .....

            • alanhorus alanhorus 24 mars 14:02

              @Gasty
              Non il y a des preuves ADN assez précises.


            • cathy cathy 24 mars 09:06

              Si vous partez à partir des dires d’un assassin, l’histoire est tronquée. 


              • Cazeaux Cazeaux 24 mars 16:15

                @cathy
                Je ne sais pas si vous vous adressez à l’auteur de l’article, donc moi ? Précisément je mets en doute les aveux du coupable présumé et exprime ma surprise, pour ne pas dire ma consternation de voir la presse prendre ces « dires », comme vous dites, comme des faits avérés.


              • MERLIN MERLIN 24 mars 12:15

                De bons scénarios possibles....
                Un film peut être.....


                • zygzornifle zygzornifle 24 mars 13:13

                  et alors .... aurait répondu Fillon ......


                  • ZenZoe ZenZoe 24 mars 16:58

                    Je suis bien d’accord que la version Caouissin est bancale, il a probablement tué avec préméditation et avec sa propre arme.
                    Mais la pauvre gamine complice du meutre de ses parents et de son frangin ?
                    Je sais bien qu’on voit de tout, mais sans élément concret, elle me choque un peu cette hypothèse, un peu comme celle qui consistait à accuser d’emblée le gamin. Et pourquoi pas la mère de famille alors ? Elle zigouillait son mari violent et se tirait aux Bahamas avec les gamins et l’héritage, héhé.
                    Allez, laissons-les plutôt reposer en paix.


                    • joelim joelim 24 mars 17:49

                      Merci pour cet article intéressant. 

                      Même en l’absence de tous les faits, le bon peuple est encore autorisé à produire des raisonnements et à les partager, c’est tout l’intérêt d’internet.

                      • JMBerniolles 24 mars 18:36
                        Oui de Roberto Zuccho, on passe à Dupont de Ligonès, dont on a de bonnes raisons de penser qu’il est toujours en vie, et on aboutit aux frères Cohen pour l’atrocité.... 

                        J’avoue avoir eu du mal à suivre cette affaire. Sans doute pour ce refus de l’horreur je n’ai pas cru d’entrée à la culpabilité du fils. Cela aurait surpassé Zuccho qui est une sorte d’absolu. 

                        Mais vis à vis de questions que je me suis posées moi-même, je pense qu’il y a beaucoup de sens dans votre réflexion. Notamment sur deux points :

                        * le déroulement des meurtres
                        * le sort différent qui semble avoir été celui de la fille, Charlotte

                        Etant donné l’horreur et l’atrocité de ces crimes, je comprends qu’il puisse y avoir une retenue dans l’information. Envisager la complicité de la fille ajoute un degré dans l’insoutenable et cela est sans doute resté au niveau de l’hypothèse. 

                        Avec le temps, les compléments d’enquêtes et les reconstitutions les zones d’ombres seront sans doute éclairées.


                        • Cazeaux Cazeaux 25 mars 00:07
                          @JMBerniolles
                          Merci pour votre appréciation. Je vous approuve sur la retenue dans l’information tant l’hypothèse est difficile à envisager. Cela étant, comme il semblerait que la malheureuse Charlotte fasse partie des cadavres retrouvés, il n’est pas impossible que sa complicité ait été manipulée par Caoussin, que de ce qui devait aboutir à la récupération des fonds se soit soldé par un massacre dont la jeune fille n’avait pas été avertie, ce qui expliquerait sa propre fin.

                          Pour en rajouter à mon article, je soulignerais que contrairement à ce qui est l’usage, la presse n’a guère enquêté sur les protagonistes, et en particulier sur Charlotte. J’ai passé en revue un grand nombre d’articles et n’ai rien trouvé.
                          Or la police a forcément enquêté sur son agenda précis avant la soirée fatale ainsi que sur ces relations amicales et familiales (notamment avec la grand-mère Troadec et avec les Caoussins). Ce silence m’a de soi paru étrange.

                          Le deuxième aspect qui confirmera ou infirmera mon hypothèse est la question des comptes numérotés. Les lieux cités par Troadec à sa mère sont probablement faux, il n’avait aucune raison de faciliter des recherches. A partir de là, il n’est pas facile de fouiller parmi les centaines de banques de paradis fiscaux qui bordent la France. Or celles-ci ne sont tenues de rompre l’anonymat que sur requête judiciaire. Si la police n’a pas mis la main sur les numéros des comptes et des relevés divers, elle peut prendre du temps pour savoir si et où ces comptes existent.
                          Le nœud de l’énigme réside principalement là. Pour Charlotte, il est possible que son éventuelle complicité ne puisse jamais être prouvée...seulement déduite comme probable.

                        • nonoche 25 mars 00:44

                          1) ADN Lydie absolument pas trouvé ds la maison, d ailleurs aveux caouissin= Lydie n est jamais entrée ds la maison mais m a accompagné et est restée ds voiture pour faire le guet munie d un talkie-walkie pour communiquer. 2) PK persister à croire qu il est impossible de rentrer 4 corps ds 308 ( et non 307) : il suffit de baisser siège arrière= grd espace entre coffre et siège avant ( côté passager lui même pouvant être abaissé) 3) Charlotte-complice partie en Suisse seule sachant sa famille morte : pas de permis, pas de témoignage gare, aéroport. 4) Charlotte​ projetait de partir vaut Portugal : faux , billets au nom des parents retrouvés à destination du Portugal pour mois d avril. 5) Charlotte solitaire , une seule amie au lycée : partie en soirée !!!??? Ça ne tient pas avec le profil que vous dressez vous-même de surcroît. 6) pantalon retrouvé sans sang= Charlotte bpas morte avec les autres or le pantalon a pu être pris sans qu elle ne le porte : heure tardive, sûrement en pyjama ( d ailleurs c la version de caouissin) 7) pas de trace ADN Charlotte donc pas tué donc complice= version caouissin = sac mis sur la tête avant de la tuer....On peut aussi penser plus raisonnable autre mode opératoire : étranglement, ettouffement ... Plutôt que de s exciter ds un scénario de film fantastique. Et ds votre 1 article : autant d erreurs manifestes décrédibilisant votre travail .... Écrivez un roman pour laisser votre imagination s exprimer plutôt que travestir la réalité factuelle connue pour commenter un fait divers aussi dramatique. Bref les tests ADN prouvent par ailleurs que Charlotte morte .


                          • Cazeaux Cazeaux 25 mars 12:52
                            @nonoche
                            autant d erreurs manifestes décrédibilisant votre travail .... Écrivez un roman

                            Quelles erreurs manifestes ? Pas de témoignage sur Charlotte ici ou là.
                            Effectivement, on ne sait que très peu sur elle. Cela est déjà une information car la police s’y est forcément intéressée.

                            Pour le roman, je ne sais pas mais au moins j’écris des phrases avec un sujet, un verbe, un complément. Vous devriez vous y mettre, cela permettrait de mieux vous faire comprendre !

                            Quant à la 308 / 307 (difficile à voir sur la photo mais cela ne change guère les choses), j’ai eu plusieurs voitures de ce gabarit, eh bien je ne vais pas me livrer à un calcul de volume, mais si cela vous amuse, proposez à des amis de faire le test. On doit y arriver, mais à quel prix, et à quelle difficulté de discrétion ! Il n’y a que dans les films qu’on transporte un cadavre comme un pantin de tissu. Un corps sans vie est une masse très résistante, qui semble tout faire pour gêner le déplacement. De toutes façons, le dépeçage n’est pas crucial dans ma thèse, puisque j’admets la possibilité du recours à une camionnette.


                          • nonoche 25 mars 14:30

                            @Cazeaux

                            Non mais l mauvaises foi vous touffe je pense. Quelles erreurs manifestes ? Les points numrs de 1 5 . Ex : vous partez du postulat ( invent) que Lydie est entre ds la maison pour nettoyer ( ADN verre) Mais c est absolument faux : cf.1) prcdent commentaire : Lydie n est pas entre + ADN verre est celui de Hubert.

                            Donc par honntet intellectuelle, si vous voulez rpondre, reprenez les points de 1 5 prcdemment cits.

                            Enfin, videmment que vous tes ds la romance des faits et vous basez votre raisonnement sur soit disant des heures avoir tudi une affaire criminelle et l le pompon pour la voiture : c est une 308 lment factuel pk encore vous essayez de dire « on ne voit pas trs bien » !!!!!!!!!!!! ?????


                          • nonoche 25 mars 00:56

                            Il est évident que l on ne connait pas tout de l enquête en cours , sans que cela soit suspect comme vous le dites.....Le secret de l instruction vous connaîssez ??? Vous avez le droit d échafauder des hypothèses mais là vraiment ça tourne au ridicule d autant que vous meconnaissez les éléments de base . Point non soulevé : caouissin dit avoir tué les parents en bas des escaliers
                            - quid sang chambre des parents
                            - quid montre mère cassée sous lit Charlotte.
                            - comment a t il pu repérer cette fameuse clé sur meuble de l extérieur : nuit + volets probablement fermés.
                            - rôle de la grd mère : notamment le lendemain qd ils sont revenus à Orvault disant avoir laissé l enfant seul dormir.
                            - portable Sébastien ensanglanté laisse pensé qu il a voulu prévenir secours

                            Préméditation : avait posé justement une semaine de vacances+ déjà venu mais famille absente


                            • nonoche 25 mars 14:34

                              Laissez l instruction faire son travail et la reconstitution sera plus probante que votre folie romanesque....0 crdibilit mme pour des hypothses puisque vous niez les lments factuels au profit de faits imaginaires.....J ai relev vos incohrences mais bizarrement vous ne vous en expliquez pas !!!!!!


                              • Marie S 26 mars 13:41
                                Pour « imaginer » ce qui a pu se passer dans la maison des Troadec, encore faut-il avoir un plan un peu détaillé des lieux.
                                Au rez de chaussée il y a, semble t-il, le garage une buanderie, une salle de bain, le couloir d’entrée et le début de l’escalier qui monte à l’étage et, coté rue la chambre de Sébastien, coté jardin celle de Charlotte. Les enfants dorment donc en bas et non à l’étage où se trouve la chambre des parents, une salle de bain, le salon/salle à manger et la cuisine.
                                Un simple bruit aurait fort bien pu être fait par l’un des enfants au rez de chaussée et ne justifie pas que le père descende armé d’un pied de biche, instrument plus fréquent entre les mains d’un cambrioleur en prévision d’une effraction que d’un occupant réveillé dans son sommeil.
                                Donc oui, le récit de Caouissin pose un problème, d’autant qu’à l’heure qu’il indique, Sébastien ne dormait probablement pas encore vu ses échanges par internet.
                                Il y avait du sang sur un seul matelas, celui des parents à l’étage ... La montre de la mère est retrouvée cassée sous le lit de sa fille et donc au rez de chaussée.
                                Pas de sang de Charlotte : Je dirai qu’elle a été tuée la dernière. Soit elle a été étranglée, soit elle a été maîtrisée, entravée, interrogée puis tuée de manière à éviter des éclaboussures de sang (et donc du nettoyage), soit elle a été enlevée et ramenée chez Caouissin pour la faire parler lors de son premier aller/retour chez lui (et tuée plus tard).
                                En effet, cet aller/retour au matin des meurtres juste pour expliquer à sa compagne et son fils ce qu’il s’était passé me laisse perplexe ...
                                Pourquoi embarquer le matériel informatique quand on a même pas le téléphone, si ce n’est pour faire une revue complète des fichiers personnels et sûrement bancaires hors connexion ?
                                Charlotte n’avait pas de projet de voyage au Portugal, ce sont ses parents qui avaient de tels projets. L’adn de Lydie n’a jamais été retrouvé chez les Troadec, même pas sur un verre. Il ne faut pas tout confondre ...
                                Pour ma part je suis persuadée que cet or existait, a été planqué, et que la revente des pièces d’or, à l’unité et à l’étranger, mettait du beurre discret dans les épinards.

                                • nonoche 26 mars 16:53

                                  @Marie S

                                  Je partage votre avis en grande partie . L auteur de l article a travesti la réalité des faits connue et démontré de manière scientifique. Effectivement, bcp de zones d ombres restent à éclaircir, la 1 version de caouissin bien qu atroce doit être en deçà de l horreur des faits. À ce jour, ce qui l interpelle vraiment c est le témoignage de la grd-mère, mère de Pascal et Lydie.


                                • nonoche 26 mars 17:30

                                  @Marie S

                                  Par ailleurs il convient de faire une analyse juridique sur ce présumé or. 1) Hubert n avait aucun droit légal sur cet or même en sans qualité de gendre et marié sous la communauté de biens avec Lydie : heritage = bien propre donc qui ne tombe pas sous la communauté de biens...Donc il faut arrêter d écrire ou de dire « sa part d or ». 2) Pour ce qui est de l or retrouvé : il appartient bien au père de Pascal et Lydie , pk ? Parce qu en droit civil, lorsqu un trésor est trouvé , il appartient pour moitié à celui qui a trouvé et pour l autre moitié au propriétaire des lieux où a été trouvé le trèsor : en l espèce M.troadec père a trouvé le trèsor ds un immeuble lui appartenant. L état peut à titre exceptionnel confisquer le trésor s il y a un intérêt historique, archéologique pour une durée max de 5 ans. 3) si cet or est retrouvé , aucune preuve n indique qu il a été subtilisé par Pascal chez sa mère. Ainsi, le patrimoine des troadec assassinés ( immobilier, financier...) Reviendra aux ascendants donc famille Pascal et famille Brigitte.... Toutefois seront exclus les membres ayant un lien avec les meurtres eu égard de la notion de « héritiers indignes » .( Lydie de manière certaine , grd-mère à voir après l instruction)

                                  Enfin, nous pouvons déjà dire que Hubert présentait des tbs psychotiques à type de délire paranoïaque qui l ont coupé de tt discernement : utilisation stéthoscope, persuadé que on allait enlever son fils.

                                  La reconstitution apportera un éclairage sur les incohérences des aveux de Caouissin.


                                • Marie S 26 mars 18:33
                                  @nonoche
                                  Sur le plan juridique, si les lingots sont numérotés et les pièces identifiables comme de l’or appartenant à la Banque de France et disparu le 18 juin 1940 au moment de son transbordement sur des navires à Brest alors que les Allemands arrivaient, il a donc un propriétaire qui est la Banque de France et l’or lui revient peu importe qui en a découvert la cache et sur quelle propriété ;)
                                  Donc pas facile de l’écouler sauf à le refondre et de nouveau en faire garantir le titre, ou encore trouver des filières à l’étranger.
                                  Sinon, en effet l’héritage des Troadec remonte vers leurs ascendants donc les deux grands mères. Ca promet vu l’ambiance ...
                                  Caouissin semble avoir voulu avant tout protéger son fils. J’ai lu que la ferme où il vivait avec Lydie avait été acquise en démembrement de propriété : en usufruit pour Lydie et en nu propriété pour lui. En effet, le pronostic de survie de Lydie du fait de son cancer à l’époque a du guider ce choix peu commun.

                                • Cazeaux Cazeaux 26 mars 19:20

                                  @Marie S
                                  Merci pour ce commentaire bien documenté et argumenté. Enfin ce que j’espérais ! Il va de soi que je ne possède pas plus que quiconque d’indices plus nombreux ou plus avérés.


                                  Vos précisions corrigent mon récit, lequel résulte forcément de ce que j’ai pu apprendre avant de le publier. 
                                  J’ignorais donc la disposition des pièces, ayant imaginé le plan classique cuisine séjour au rdc et chambres à l’étage. Ce que vous dites des chambres conforte ma thèse, en ce qui concerne le bruit et l’ordre de réactivité. Si un bruit assez fort pouvait alerter l’étage, il l’était pour alerter et plus fortement, le rdc. De cela et de l’histoire de l’aller-retour, bravo pour votre déduction « columbesque », il faut seulement retenir que les aveux de Caoussin sont faux, et à un degré qu’on ne peut évaluer. Vous m’apprenez aussi la montre sous le lit de Charlotte et l’absence d’adn sur le verre (info pourtant relayée par toute la presse y-compris belge jusqu’à mon article). L’absence d’adn permet surtout d’évacuer une bizarrerie. Nous n’avons plus désormais à nous en occuper.

                                  La montre en revanche est porteuse de mystère. A moins, pour raccrocher avec ma théorie, qu’elle ne fût ôtée brutalement du poignet de la mère, au moment où Caoussin (ou un complice = Lydie ? = Charlotte ? = un tiers ?) a ligoté les parents ensemble avec de l’adhésif (moyen le plus simple et très efficace). Il va de soi que, même menacés par une arme impressionnante (fusil ou poignard), ils ont dû amorcer quelque mouvement de résistance. Mais le fait que la montre se soit retrouvée dans l’une des chambres du bas, corrobore, me semble-t-il, l’idée de parents qu’on a fait descendre pour les interroger avec le fils et (ou sans) la fille.

                                  Le sang sur le portable du fils
                                  Notons de suite qu’il est curieux qu’on nous rapporte ce détail sans nous dire ce que l’on a retrouvé ou pas dans la carte sim du dit téléphone. Car forcément, toutes les communications vers ou depuis les victimes, vers ou depuis le fixe du pavillon, ont été méticuleusement analysées. Je suis parti que rien voulant dire rien, le portable était vide : plus de carte sim ni carte sd. Les autres portables ont disparu, manoeuvre simple à comprendre. Mais pourquoi s’être donné du mal à extraire des petits bouts de plastique du mobile du fils quand il suffisait de l’emporter comme les trois autres ?J’entrevois une réponse : le fils a pu, comme seul mouvement avant d’être ligoté, dissimuler son mobile quelque part, en vue de le récupérer peut-être en un moment plus propice et alerter la police.Quand Caoussin a regroupé les trois mobiles, celui du fils n’était pas en vue. Ayant compris la ruse du fils, Caoussin l’a possiblement libéré sous menace de ses liens pour qu’il indique où se trouvait l’appareil.Caoussin étant alors irrité, il aurait par cruauté, demandé au « geek » de retirer lui-même les cartes et de les lui tendre. Le jeune ayant tenté un geste d’esquive, Caoussin lui aurait entaillé la main de son poignard, de sorte que le portable chute, maculé de sang. Ensuite, seule la précipitation, la tension nerveuse produite par la probable torture du père Troadec, peuvent expliquer que Caoussin soit reparti sans avoir pris la peine de récupérer le téléphone du fils.

                                  Les billets pour le Portugal
                                  J’ai faut-il croire retenu une information mal relayée (il y a des marges de ce style également au sujet de la voiture 306/307/308). Ce n’est pas un indice déterminant, je n’en tirais pas de conclusion.

                                  L’or
                                  Je ne vais pas réécrire l’article. Il faut seulement songer que les épinards ont été bien beurrés et qu’on ne conserve pas de l’or chez soi, dès lors qu’on possède plus que quelques Napoléons de famille. Il suffit de se mettre à la place de Troadec. Si sa mère a dit vrai en parlant de dizaines de kilos et de 5 à 6 millions, il n’avait pas d’autre solution (extra fiscale) que le compte ou coffre numéroté.

                                • nonoche 26 mars 23:43

                                  @Cazeaux

                                  L ADN retrouvé sur un verre est celui de Hubert Caouissin , ADN qui a permis de le confondre puisqu il avait dit dès la 1 GAV ( lendemain signalement disparition ) n avoir pas vu les troadec depuis des années . Cette Information a été relayée à moultes reprises.

                                  Voyage au Portugal : idem, l information relayée et communiquée par le procureur lors de la conférence de presse.

                                  Plan maison : idem, plusieurs journaux ont mis un plan de la maison .

                                  Voiture : au départ oui il y a eu un flou, c est d ailleurs la raison pour laquelle le couple qui a donné le signalement à St Nazaire, l a fait tardivement car avaient lu 307 et eux voyaient une 308 en face de chez eux. Mais rapidement procureur de la réponse a bien mentionné la marque du véhicule

                                  Donc ce qui interpelle dans votre récit c est le manque d un travail sérieux en amont afin d avoir tous les éléments pour établir des hypothèses sur les faits connus . Vous ne l avez pas fait et votre récit devient une version romanesque du quadruple meurtres. Le pire c est que vous tentez de vous justifier en mettant en cause le manque de clarté des médias , ce qui est totalement faux, allez chercher n importe quel article sur ce drame et vous y trouverez les éléments nécessaires.


                                • nonoche 26 mars 23:45

                                  @Cazeaux

                                  J avais dans mon précédent commentaire énuméré de 1 à 7 les incohérences, erreurs manifestes dont la montre, mais vous avez botté en touche, donc votre réponse aujourd’hui me fait doucement rire.


                                • pemile pemile 27 mars 00:00

                                  @nonoche "le manque d un travail sérieux en amont afin d avoir tous les éléments pour établir des hypothèses sur les faits connus . Vous ne l avez pas fait et votre récit devient une version romanesque du quadruple meurtres« 

                                  L’horrible est aussi d’en déduire une  »forte probabilité" de complicité de la fille Charlotte ! smiley


                                • amaot 27 mars 20:27

                                  @Cazeaux Bonsoir. L’essentiel du sang des époux se trouve sur leur matelas à l’étage. Et tous les draps ont été lavés. Donc la tuerie, pour moi, s’est déroulée pendant qu’ils étaient couchés.

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