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Accueil du site > Actualités > Société > Algérie : Est-il nécessaire d’autoriser les avortements (...)

Algérie : Est-il nécessaire d’autoriser les avortements ?

L’enquête menée par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) au profit de l’Unicef, a révélé que la plupart des mères célibataires sont issues de familles défavorisées, prés de la moitié de ces femmes ont été victimes de harcèlement sexuel, de violence domestique et d’inceste.

Aussi, ce phénomène, si implanté dans la conscience des algériennes et algériens a fait qu’en matière de législation, aucun texte n’aborde, encore moins ne défend, le statut de la mère célibataire ; comme le prouve, ainsi, le code algérien de la famille en son article 40 stipule que La filiation est établie par le mariage valide, la reconnaissance de paternité, la preuve, le mariage apparent ou vicié et tout mariage annulé après consommation. L’enfant né hors union matrimoniale est donc illégitime et la filiation naturelle est obligatoirement maternelle. Ce qui en découle donc un abandon caractérisé de l’enfant issu de ce travers social. Ce code est toujours dans l’esprit du droit musulman ou il n’y a pas de relations sexuelles hors mariage ! Car avoir un enfant hors du cadre d’un mariage est synonyme de problèmes sociaux et psychologiques. Cette mère célibataire, victime d’une violence de la part d’un parent, un terroriste ou un collègue de travail, est dans la plupart des situations rejetée par sa famille et la société. Influencée par une civilisation pleine de tabous et contradictions, cette dernière ne pardonne pas à la fille d’avoir eu « se laisser se faire ». Car, c’est une atteinte aux mœurs et à la pudeur… La peur du qu’en-dira-t-on pousse les parents des filles concernées à agir en allant parfois jusqu’à commettre un meurtre pour laver l’affront. C’est comme ça que ça se passe chez nous depuis la nuit des temps et ça le restera encore longtemps dans certaines localités tant que les mentalités n’évolueront pas. Si une fille tombe enceinte hors mariage son sort est vite scellé. La mort ou la répudiation… la solution trouvée est l’avortement avant la naissance de l’enfant non désirée !
 
La grande marche vers l’avortement 
Pratiqué clandestinement par des médecins, sages femmes ou infirmiers, généralement, non qualifiés pour ce type de pratiques. Cette démarche débouche généralement sur des avortements extrêmement dangereux. Cela va de l’ingestion orale de teinture chimique et de médicament à base d’herbes, à l’insertion de substances étrangères dans le col utérin telles que le mercure, des morceaux de verre ou des bâtonnets enduits de mélange d’herbes ou d’excréments de vache. Quelquefois, elles s’enfoncent un cintre dans le vagin, ou alors elles demandent à leur petit ami de piétiner leur ventre …
 
Le code pénal algérien dans ses articles de 304 à 307 et 309 à 313, considère l’avortement, interruption volontaire de la grossesse comme un crime passible de prison. Seul le thérapeutique (avortement) est admis s’il met en danger la vie de la mère, où pour préserver son équilibre physiologique et mental gravement menacé, comme les stipulent les articles 308 du code en sus et 72 de la loi N° 85 – 05 relative à la protection et à la promotion de la santé
 
En cas de viol, l’interruption d’une grossesse n’est pas autorisée sauf s’il s’agit d’un viol commis dans le cadre d’un acte terroriste, mais enregistré sur le champ !
 
La sévérité de répression de l’acte d’avortement dans la législation algérienne constitue, l’un des facteurs essentiels qui poussent chaque année des centaines de femmes à recourir aux services de « charlatans » ou de médecins pour les débarrasser de leur « h’chouma ». Généralement, les tarifs pratiqués par ces « clandestins » sont de 25 000 DA (Selon le rapport du Collectif 95 Maghreb – Egalité (Violations flagrantes des droits et violences à l’égard des femmes au Maghreb). Pour certains, ça varie entre 70.000 et 90.000 dinars - information rapportée par El Moudjahid du 22 avril 2006. Certaines femmes, craignant pour leur vie, et aussi pouvant se le permettre sur le plan financier, préfèrent se rendre à l’étranger pour avorter !
 
Selon, aussi, le même journal, en son édition du 2 mai 2006, de 1990 à 1992, à l’échelle nationale pour 100 naissances vivantes, il y a 10,5% d’avortements provoqués, soit au minimum 80.000 avortements par an pour 77.500 naissances. Durant l’année 2005, les sections de la police judiciaire (DPJ) ont constaté et résolu 2.682 affaires liées aux atteintes aux bonnes mœurs à travers le territoire national, et ont enregistré 326 viols commis contre des femmes. Certainement, c’est un chiffre qui ne reflète aucunement la réalité du terrain puisque nombreuses sont les femmes victimes de viol, d’inceste ou de harcèlement qui ne portent pas plainte … 
 
Et que dit l’islam ?
Tout d’abord, il est nécessaire de rappeler que la vie du fœtus, à l’instar de la vie humaine en général, est sacrée en Islam. A ce titre, elle se doit d’être gardée et protégée dans la mesure du possible.
 
Avant et après sa naissance, l’homme est conçu par Dieu suivant une série d’étapes bien déterminées. Pendant sa vie intra-utérine, l’être humain passe par deux étapes :
 
Première étape : l’étape triphasée, la goutte séminale, le caillot de sang et l’embryon. Dieu dit : « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile, puis nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, nous avons transformé la goutte de sperme en jointif, celui-ci en un embryon dont nous avons fait une ossature que nous avons revêtue de chair. Nous l’avons ensuite transformée en une tout autre création. Béni soit Dieu, le meilleur des créateurs. Et en vérité, vous mourrez ensuite pour être ressuscités, le jour de la résurrection (Al-Mu’minum, verset 12, 13, 14,15)
 
Deuxième étape : elle commence au cent vingtième jour de la vie du fœtus et coïncide avec l’insufflation de l’âme. Selon les deux sahih, le prophète dit : « Dans le ventre de sa mère, chacun de vous demeure à l’état séminal pendant quarante jours, à l’état d’œuf pendant quarante autres jours et enfin à l’état d’embryon pendant une période similaire ; il est ensuite ressuscité par l’archange qui lui insuffle l’âme » (rapporté par Al-Bukhari, chapitre du fœtus humain, vol 12, p. 263, hadith 6909)
 
Jadis, les docteurs religieux ne pouvaient confirmer la vie du fœtus qu’à travers les mouvements qu’il commence à effectuer dans le ventre de sa mère vers son quatrième mois. C’est selon eux la période qui coïncide avec l’insufflation de l’âme. Cette approximation est du reste compréhensible car ils ne disposaient pas de techniques médicales modernes telles l’échographie, leur permettant de suivre les phases de développement de l’embryon dès ses premières semaines.
 
Cet état de fait a créé une divergence chez les jurisconsultes musulmans, poussant les uns à légitimer l’avortement avant insufflation de l’âme puisque le fœtus, à ce stade de son développement, est dénué de vie. De ce point de vue, c’est un acte qui ne saura souffrir aucun caractère illicite ni incrimination. Tandis que d’autres soutiennent que tout avortement à ce stade doit être prohibé car s’il n’est pas doté d’une vie réelle, le fœtus est en revanche animé, ce qui assure son développement et sa préparation à l’existence.
 
Le hanéfisme a développé deux points de vue en la matière : le premier rend l’avortement licite tant que les formes de l’embryon ne se sont pas dessinées. La deuxième le rend illicite avant l’insufflation de l’âme, sauf dans les cas justifiés.
 
Quant au malékisme, il prohibe l’avortement avant insufflation de l’âme même au cours des quarante premiers jours.
 
Par ailleurs, dans les lois de droit musulman d’Ibn Juzaï on peut lire : « Il est interdit, d’intervenir sur le sperme déposé dans l’utérus, à fortiori sur l’embryon constitué » (lois du Fiqh)
 
Le châféisme a développé deux points de vue en la matière : le premier rend l’avortement licite s’il est pratiqué dans les quarante premiers jours. Le deuxième considère illicite le fait même d’extraire la goutte séminale après s’être logée dans l’utérus de la femme.
 
S’agissant des hanbalites, d’aucuns considèrent comme licite l’avortement dans les quarante premiers jours. Mais ils sont contredits en cela par Ibn kudama qui précise dans son ouvrage Al-Mughni (vol 7, p. 815) que « quiconque commet un acte violent à l’encontre d’une femme, entraînant ainsi la mort de son fœtus est passible d’une amende « la ghurra » et est condamné à affranchir un€ esclave. En outre, si une femme entraîne la mort de son fœtus par la prise d’un médicament, elle se voit soumise aux mêmes dispositions ».
 
De l’avortement justifié, il peut être question d’un acte justifié aussi bien avant qu’après l’insufflation de l’âme. S’agissant du premier cas, la plupart des jurisconsultes ont tendance à le légitimer. Concernant le deuxième cas, l’avortement n’est praticable qu’en cas d’empêchement majeur. Ainsi la mise en danger de la vie de la mère si le fœtus est gardé, à condition que la décision émane d’un médecin digne de confiance. A ce niveau se pose la question de savoir si l’avortement se justifie si l’on dépiste chez le fœtus d’éventuelles malformations ou anomalies génétiques (opérables ou non) que les techniques de la médecine moderne nous permettent de dévoiler ? Et quel est le point de vue de l’islam sur le caractère héréditaire des pathologies, qualités et autres caractères ?
 
A l’examen des différentes dispositions susmentionnées, l’on peut affirmer que l’islam condamne l’avortement après insufflation de l’âme sauf quand il y va de la vie de la mère. Car à ce stade, l’avortement s’assimile à un homicide perpétré sans droit contre un être dont la vie est sacralisée par Dieu.
 
Un avortement avant l’insufflation de l’âme est nécessaire d’être autorisé par la législation algérienne sous réserve d’un motif valable admis par les docteurs et hommes de loi tant que les cent vingt jours intra-utérins ne se sont pas écoulés, pour les filles, femmes victimes de viol, d’inceste, ou de défloration accidentelle.
 
Tant que les hommes politiques n’auront pas compris qu’une femme qui prend la décision de ne pas assumer son enfant est prête à tout pour s’en débarrasser, la loi peut être aussi sévère qu’on veut, on continuera à avoir des morts inutiles… l’humanisation de la loi est plus nécessaire.
 
Par Samir REKIK

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46 réactions à cet article    


  • romain blachier romainblachier 14 août 2010 11:11

    Il est toujours nécessaire d’autoriser l’avortement et de défendre la liberté de choix.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 14 août 2010 12:35

      Grace au Féminisme et son avortement banalisé, aujourd’hui en France, il y a 500 000 avortements par an ,rien qu’en France...

      La vrai technique consiste au contraire a faire ’pression’ en interdisant l’avortement. Jamais il ne pourront de toute façon empecher les avortements, mais a coup sur réduit le nombre de façon spectaculaire.

      Meme exercice avec l’homoséxualité...


    • Menouar ben Yahya 14 août 2010 19:50

      Ne comptons sur aucune religion pour trouver une solution...toute sont contre l’avortement et même pour le Pape, le préservatif n’est pas perçu comme une solution pour enrayer le sida en Afrique. La solution ne viendra pas des religieux mais de l’Etat qui doit se démarquer du religieux. L’’Etat algérien doit surtout s’engager à lutter contre les violences faites aux femmes, il doit créer des endroits ou elles peuvent se réfugier...ce n’est pas les barbus le probléme mais le fait que certains aspect les plus rétrogrades d’une religion inspire ces lois « degueulasses », les mentalités changent lorsque les lois changent, enfin il me semble !


    • cmoy patou 14 août 2010 11:56

      Je crois qu’effectivement il passera encore beaucoup d’eau sous le pont avvant que les femmes musulmanes puissent choisir l’IVG ou non , la dictature Bouteflikenne et de ses généraux n’ a qu’a commencer par donner un réel statut à la femme et non comme actuellement un statut de mineure a vie.


      Eduquer leurs populations seraient pas mal non plus.

      • Deneb Deneb 14 août 2010 12:10

        Article parti sur les bons sentiments, mais d’une rare bigoterie, qui brouille complètement le message. On dirait que la déshydratation fait son oeuvre et engendre les délires où tout se mélange - la médecine, les incantation coraniques, le droit algérien....

        Le Coran est en effet assez riche en détails d’ordre gynécologique. La cruauté des conflits de l’époque a fait que l’on a ouvert le ventre à un grand nombre de femmes - d’où une certaine maitrise du sujet.


        • Yacine2029 Yacine2029 14 août 2010 18:59

           Sous couvert d’un humour plus que douteux vos propos sont proprement scandaleux.
          Tout ce que vous trouvez à dire à quelqu’un qui est prêt à parler des problèmes, c’est que c’est un « bigot » sous prétexte qu’il se place dans le contexte de l’Algérie.
           Voila pourquoi pourquoi il n’y a aussi peu d’auto-critique, voila pourquoi peu osent dire ce qui ne va pas, de peur de voir leurs propos récupérés ainsi :
          << Le Coran est en effet assez riche en détails d’ordre gynécologique. La cruauté des conflits de l’époque a fait que l’on a ouvert le ventre à un grand nombre de femmes - d’où une certaine maitrise du sujet.>>
           Comme si seul le ventre des femmes musulmanes avait été ouvert par des imbéciles.


        • Deneb Deneb 14 août 2010 20:03

          Yacine : ce n’est pas le ventre des femmes musulmanes qui était ouvert par les imbéciles, mais les mechantes infidèles ont été éventrées par les soldats de l’armée sainte du Prophete (saw)

          j’ai bon, la ?


        • Yacine2029 Yacine2029 14 août 2010 20:38

           Ça dépend, de quoi on parle ? D’histoire ou de mythologie ?


        • Bulgroz 14 août 2010 12:11

          Parlant de l’avortement, il y a un autre fléau qui frappe l’Algérie comme tous les pays musulmans, c’est la consanguinité.

          38% des mariages en Algérie sont consanguins.

          Etude du Forem (organisme de Santé Algérien) : "Le taux de consanguinité varie d’une wilaya (département) à une autre. Le taux le plus élevé a été enregistré dans la wilaya de Tébessa (est), avec 88%, tandis que le plus bas a été recensé à Oran (ouest), avec 18,50%. 

          Dans les familles issues de mariages consanguins, l’hydrocéphalie est 13 fois plus élevée, l’hémophilie 11 fois plus fréquente, la maladie de Duchenne 8 fois, les maladies neurologiques 7 fois et les anémies congénitales trois fois. Si le taux de consanguinité en Algérie est plus élevé qu’à celui du Maroc, pays voisin, qui est de 19,87%, il est cependant moins important par rapport à plusieurs pays arabes, dont Bahrein (39,40%), l’Arabie saoudite (50%), le Koweït (54%) et la Jordanie (55%). "

          Là aussi le coran prouve qu’il est un frein au développement humain, car c’est lui qui pousse au mariage consanguin : Sourate 33 Verset 50 : "Nous déclarons licites pour toi tes épouses que tu as dotées et les captives que Dieu t’a accordées au titre de butin de guerre, comme nous te permettons d’épouser LES FILLES DE TES ONCLES PATERNELS, LES FILLES DE TES TANTES PATERNELLES, LES FILLES DE TES ONCLES MATERNELS, LES FILLES DE TES TANTES MATERNELLES qui ont émigré avec toi, ainsi que toute croyante qui aura offert sa main au Prophète, pourvu que tu donnes ton consentement. "

          Notons également que les mariages consanguins par les musulmans en Europe sont encore plus fréquents (mariage avec la cousine du bled). Il est plus que temps de s’attaquer à ce problème de religion en France.


          • anti-oligarchie anti-oligarchie 14 août 2010 14:20

            ça n’a absolument rien à voir avec la religion islamique. C’est d’ordre traditionel...
            Maintenant dire que c’est un fléau...regarde déjà la France espèce de sot :
            -N°1 consommation d’alcool au monde
            -n°1 consommation drogue douce
            -N°1 consommation médicaments anti-dépresseur
            -suicide élévé chez les jeunes
            -fort taux de divorce
            etc etc etc etc etc

            On appelle ça une société malade...


          • nilasse nilasse 14 août 2010 14:52

            le fait des mariages entre cousin/cousine est encore aussi très présent dans les campagnes françaises et dans le monde de manière général. les paysans font ça pour éviter que leur terre ne tombent au mains de familles autre que la leur. c’est un phénomène que l’on peut observer du Cambodge en passant par l’inde jusqu’en Afrique ou en Europe.

            au sujet de l’article,il est vrai que le modèle des pays du sud en général est patriarcal,mais ce n’est pas a l’homme de décider ce genre de chose. la liberté de choix de la femme devrait etre respecté.

          • Bulgroz 14 août 2010 16:00
            C’est pas croyable d’être bouché à ce point, le mariage consanguin est une pratique musulmane reconnue et dénoncée dans les pays arabes par les autorités sanitaires, c’est un véritable fléau.

            Algérie : 38%
            Egypte : 29% (Arabes de Nubie 69,8%)
            Maroc : 19,9%
            Tunisie : 26,9%
            Soudan : 52%
            Libye : 37,6%
            Indonésie : 17,8%
            Afghanistan : 55,4%
            Pakistan : 58,7%

            France : 0,8%
            Belgique : 1%
            Italie : 0,5%
            USA : 0,2%
            Japon : 3,9%

            Inde :
            Province de Calcuta (Hindouiste) : 0,5%
            Province du Bihar (muslin) : 39,9%

            http://www.consang.net/index.php/Global_prevalence_tables


          • nilasse nilasse 14 août 2010 16:19

            j’espere que c’est une blague votre lien ??! ça fait site fait a l’arrache a la derniere minute,si c’est cela vos sources,deja que l’oms n’est pas très credible,alors la,je reste sans voix. de plus,vu le nombre de mariage cousin/cousine la ou je vis,je doute que la france plafonne a 0,8%.(sans compter le nombre de tronches dégénerés que l’on peut voir dans la rue bien sur)


          • nilasse nilasse 14 août 2010 16:28

            et en plus la carte avec les zones de consanguinités contredit les chiffres !


          • agoratoc 14 août 2010 20:51

            je tourne a un demi litre de pastis et 3 pétards par jour , j ai une maison avec jardin , chien et gosses comme on m a dit ainsi qu une femme qui marche a l atarax (cool les melanges !) que je baise bien , j ai pas l impression d etre malade , je suis heureux !


          • anti-oligarchie anti-oligarchie 15 août 2010 14:44

            c’est qu’une sensation, puisque tu utilises 2 substituts pour accompagner ta vie...


          • antonio 14 août 2010 12:19

            La situation des femmes algériennes actuellement me rappelle celle des françaises avant la loi Veil ( aiguilles à tricoter, queue de persil, etc... pour avorter clandestinement ---- curetage « à vif » en cas d’ hospitalisation urgente après de telles pratiques... mépris, etc...), elle me la rappelle mais EN BIEN PIRE ! ! !


            • manusan 14 août 2010 12:37

              Merci pour votre article Samir,

              Bien qu’on ne soit pas d’accord sur le sujet, ça nous donne une idée sur comment les algériens pensent la question aujourd’hui. C’est un peu le même débat qu’a eu la France il y a 40 ans (pas si longtemps donc).


              • ELCHETORIX 14 août 2010 13:02

                bonjour l’auteur , et merci pour votre article relatant la condition féminine en Algérie !
                puisse , l’avenir avec une amélioration du statut de la femme , pour en arriver peut-être à la condition féminine en Europe , sans qu’elle soit parfaite ici , en l’Hexagone !
                RA .


                • voxagora voxagora 14 août 2010 13:51

                  Je ne sais pas si je suis d’accord ou pas avec l’article,

                  ou avec une partie seulement, 
                  je le trouve très intéressant, autant par l’information
                  qu’il donne que par ce que le contenu révèle de la condition des femmes.
                  On est bien d’accord qu’il s’agit de femmes, de femmes enceintes.
                  Pourtant là-dessus, pas plus une fois enceintes
                  qu’avant de l’être, on entend leur voix ou leur sentiment :
                  parmi tous ces manéfistes, chaféistes, malékistes, hanbalites, docteurs,
                  jurisconsultes, hommes de loi, hommes politiques etc etc..
                  combien d’hommes, combien de femmes ?
                  La remarque « L’islam condamne l’avortement sauf si la vie de la mère
                  est en danger » pourrait être une lueur dans les ténèbres,
                  mais je crois que c’est surtout parce qu’une mère, donc une femme,
                  peut faire encore et encore des enfants.
                  Cela ne veut pas dire que dans notre culture le problème est réglé,
                  il existe sous d’autres formes.



                  • Bulgroz 14 août 2010 16:07

                    Réponse du Pr Abdelaziz Sefiani, Département de génétique médicale dans le magazine marocain « Telquel » à propos d’une étude belge donnant le chiffre de 51% de mariages consanguins chez les marocains immigrés en Belgique. Il précise qu’au Maroc ce taux varie entre 15% et 28%.

                    http://www.telquel-online.com/356/courrier_356.shtml

                    A propos des mariages consanguins

                    TelQuel a rapporté, dans sa dernière édition, une information au sujet des travaux réalisés par le démographe belge Georges Reniers au sujet de la consanguinité. Les chiffres annoncés pour les Marocains (51% au total) sont à mon avis exagérés et ne concernent que les Marocains immigrés en Belgique qui, sur le plan génétique, sont considérés comme un “isolat ethnique”. Ces chiffres ne peuvent en aucun cas être extrapolés au reste de la population marocaine. Les différentes études réalisées localement situent le taux de consanguinité à l’intérieur du Maroc entre 15 et 28%. Les chiffres les plus élevés ont été retrouvés dans les zones rurales. Je réagis donc à cette information car notre équipe publiera dans les semaines à venir un travail de recherche qui situe le taux de consanguinité au Maroc à 15,29 %, alors que ce taux atteint les 60% chez les couples qui consultent notre service lorsque l’un de leurs enfants est atteint d’une maladie génétique autosomique récessive. Cette mise au point étant faite, je considère qu’une politique de prévention du handicap dans notre pays, si un jour elle est mise en place, devrait inclure une sensibilisation des jeunes aux risques de ce type de mariages.

                    Pr Abdelaziz Sefiani, Département de génétique médicale
                    Institut National d’Hygiène, Rabat.


                    • Bulgroz 14 août 2010 16:18

                      La prévalence de consanguinité dans les familles du Royaume est de 56% dont 33,6% pour la consanguinité dite « du premier cousin/cousine ».

                      Mansour Al-Qurashi, Ministre de la Santé, Riyadh, Arabie Saoudite 

                      http://www.emro.who.int/imemrf/saudi_med_j_2009_30_3_452.pdf

                      Document du WHO (Organisation Mondiale de la Santé) 


                      • Catherine Segurane Catherine Segurane 14 août 2010 17:15

                        Pas besoin d’autorisation coranique ; l’avortement est un droit. La femme a le droit de disposer de son corps.



                        • NeverMore 14 août 2010 19:01

                          Je propose, dans les contrées dont il est question, de généraliser l’avortement, et de le rendre obligatoire.


                          • OMAR 14 août 2010 20:04

                            Omar T.
                            Le 09 mars 2009, le Vatican a soutenu l’archevéché de Récif (Brésil) qui a déclaré : « Le viol est moins grave que l’avortement », et qui a également excommunié la mère de la victime, une fillette de 9 ans.
                            Si l’Islam rejette l’avortement, les familles musulmannes concernées rejettent, ou dans certains cas éliminent les femmes (voir les Koweitiens après la débacle irakienne...).
                            Dans les principes de base du judaïsme l’avortement est un infanticide car le fœtus est considéré comme un être vivant à part entière.
                            La tradition et les écritures Hindoues condamnent la pratique de l’avortement « parce que
                            toute vie est considérée comme sacrée et parce que toutes les créatures sont des manifestations de l’Être Suprême ».
                            Le Bouddhisme interdit de recommander à l’avortement.

                            Cependant, à ce malheureux concensus religieux, il convient de rajouter que (par hypocrysie ou pitié ?) le recours à l’avortement est possible... Merci beaucoup.

                            Samir, cassez ce tabou, faites paraitre votre article dans les journaux algériens, soulevez le débat.
                            C’est la Femme qui est la génitrice de l’Etre Humain, .


                            • amipb amipb 15 août 2010 05:18

                              Il n’y a pas de « malheureux consensus religieux », mais une volonté de dire que la vie est sacrée avant tout, qu’il est interdit de nuire à un être vivant.

                              Après, il y a évidemment des situations pour lesquelles la vie de cet être présente des risques de souffrance accrue par rapport à la mort, mais l’avortement n’est certainement pas une décision à prendre à la légère.

                              Dans le bouddhisme, l’avortement est parfois toléré s’il est suivit de méditations et prières pour l’âme du défunt.

                              Chez les catholiques, la proscription du préservatif a sommes toutes une raison logique : on ne doit faire l’amour que pour procréer. Etant donné qu’il est impossible de procréer avec un préservatif, celui-ci est interdit.

                              Concernant les chiffres d’anti-oligarchie, il n’y a pas 500 000 avortements par an en France, mais environ 230 000 (227 000 en 2007), ce qui est tout de même beaucoup


                            • pigripi pigripi 14 août 2010 20:42

                              Article intéressant qui nous ramène à la situation des femmes françaises 40 ans en arrière.
                              On a lutté après en avoir bavé pour obtenir la légalisation de l’avortement qui était puni de mort quand les femmes ne mourraient pas de scepticémie ou de perforations pour avoir bricolé leur fausse couche.

                              Comme en Algérie la religion dictait les lois et la femme impure-par définition- était toujours fautive.

                              La religion des hommes est une calamité pour les femmes mais pour les hommes aussi car elle les déresponsabilise, les infantilise et fait d’eux les bourreaux de leur moitié.

                              Le mot religion qui éthymologiqument signifie« relier » est un oxymore car la religion divise, sépare, discrimine, élimine et sème la mort dans les sociétés.


                              • anty 14 août 2010 22:30

                                Aujourd’hui en France il y a 250 000 d’avortements de confort payé par la société alors que les moyens de contraception existent pour toutes les femmes qui le souhaitent

                                La loi S.Veil autorisait dans un premier temps que les IMG c’est à dire des avortements qui ne concernait que les fœtus malformés ou ayant une pathologie répertorié par la loi

                                La loi considérait à l’époque qu’effectivement dans ces cas là on pouvait éviter à la femme
                                des problèmes à l’avenir et c’était un progrès

                                Aujourd’hui il faut parler plutôt d’une boucherie institutionnalisé en dogme
                                toute femme qui a envie de se faire avorter peut le faire sans problème au frais de la société
                                alors qu’en m^me temps les gens qui ont de vrai maladie à soigner ont de plus en plus mal à se faire rembourser

                                Il y a de nombreuses femmes en France qui se sont fait avortés déjà plus de dix fois
                                il s’agit vraiment d’une « thérapie » de confort qui coûte très cher au budget national

                                On est cependant à une certaine distance du record soviétique 50 avortement pour certaines femmes

                                Je ne connais pas le nombre de femmes musulmanes qui avortent en France mais à mon avis il doit être faible par rapport aux françaises de souche


                              • anty 14 août 2010 22:34

                                Être enceinte n’est pas une maladie


                              • Petitou Petitou 16 août 2010 15:32

                                La question que je me pose Anty c’est qu’est-ce que ça peut bien te foutre ? C’est toi qui va les porter ces dix gamins, te lever la nuit pendant des mois, claquer plus de thunes que tu en as. Le libre-arbitre ça te dit quelque chose ?
                                En plus tu serais pas du genre à aller à l’église tout les dimanches et quand ta fille de 14 ans tombe enceinte à la faire avorter contre son gré ?


                              • Menouar ben Yahya 15 août 2010 11:43

                                Répondre à la bêtise ou pas ? Et puis allons y mettons nous la tête dans le caniveau me suis je dis, mettons nous au même niveau. Lorsque je vois la tête de l’avatar de Gillou, il ne fait nul doute que nous avons à faire au fruit de mariages consanguins sur plusieurs générations et lorsque l’on lit les débilitées qu’il est capable d’écrire, on en est totalement convaincu ! Les tares sont lourdes et la vasectomie s’impose, l’euthanasie etant interdite...allez c’est promis je ne répondrai plus à ses imbécilités, ses premiéres réactions étaient « normales » et puis que voulez vous « chassez le naturel, il revient au galop » .Il y a d’ailleurs tellement de réponses intelligentes en réaction à l’article que je préfére réagir à celles ci. Mon intervention est idiote je le sais mais de toujours retrouver les mêmes vomissures émanant des mêmes....surtout lorsque l’article n’est pas du tout provoquateur et montre que l’auteur est sensible à ces phénoménes qui rabaissent une nation...alors j’’ai eut cette réaction, cette basse attaque perso, genre de procédés que je condamne habituellement mais promis ça ne se reproduira plus ! Je ne me laisserais plus rabaisser en lisant ces immondices et surtout en y répondant, du moins je l’espére. Merci l’auteur pour cet article !


                              • Menouar ben Yahya 16 août 2010 13:28

                                Gillou vous changez d’avatar, en choisissant cette bonne tête de poupon en place de l’idiot congénital que semblait représenter symboliquement ce premier avatar, peut être voulez vous nous montrer une autre facette de votre personnalité ? Une facette plus humaine, plus proche de ce que vous voulez transmettre, il est évident que sans vouloir faire de la psychologie de bas étage, cette facette existe ! L’Homme est un animal complexe...En partant de cette maxime « Il n’existe pas d’Hommes mêchants mais que des Hommes souffrants », on peut comprendre certaines réactions sans pour autand avoir envie de les excuser car on sait que de toute façon un délir obsessionnel finira par faire que quel que soit le sujet, la haine de l’autre, le musulman contaminera la discussion et que le dialogue est pratiquement impossible avec de tel individus. J’en resterai là et sans ressentiment, je pense peut être à tort qu’il n’y a aucun échange véritable possible.


                              • pigripi pigripi 15 août 2010 01:53

                                @anty
                                Aujourd’hui en France il y a 250 000 d’avortements de confort payé par la société alors que les moyens de contraception existent pour toutes les femmes qui le souhaitent
                                -------------------------------------------------------
                                S’il n’y avait pas autant de coïts de confort sans précaution et d’hommes irresponsables qui laissent aux seules femmes la charge de la reproduction centrés sur leur seul confort et égoïsme, il n’y aurait pas autant d’avortements.

                                Que les hommes s’abstiennent de baiser à tort et à travers sans prendre leurs responsabilités et la sécu fera des économies puisque c’est le principal souci du patriote anty.


                                • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 15 août 2010 02:03

                                  A t’entendre on croirait que l’homme dit « couches toi et écarte les jambes », faire l’amour n’est-il pas sensé être quelque chose de mutuellement consentant ? La femme a également sa part de responsabilité dans ces avortement de confort, en plus il y a la pilule du lendemain (même si pas efficace à 100%).


                                • Petitou Petitou 16 août 2010 15:27

                                  250000 ? On a pas les mêmes rapports de la sécu !
                                  Tu dois confondre avec les chiffres des avortements en Indonésie et oui c’est autorisé depuis longtemps. Je rappelle à tous les haineux que l’Indonésie est le premier pays musulman du monde et que l’avortement y est légal, tout comme en Tunisie, alors que ce n’est pas le cas en Pologne et encore moins en Irlande où il est même dur d’acheter des capotes !
                                  Et oui « avortements de confort » il y a toujours des gens pour juger la façon dont d’autres mènent leur vie.


                                • pigripi pigripi 15 août 2010 02:29

                                  48 et Anty semblent penser que les femmes sont des salopes qui les détournent du droit chemin, qui sont 100% responsables des avortements, des infanticides, des divorces, de la délinquance juvénile. Eux, y zont jamais rien fait, y sont responsables de rien. C’est pas leur faute si les femmes sont engrossées contre leur gré, ça se fait tout seul. Y zétaient pas là.

                                  Je t’en foutrais moi de la pilule du lendemain au petit déjeuner de ces males virils. C’est pas UNE pilule mais des cachets qui vous tordent les boy


                                  • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 15 août 2010 02:41

                                    Je ne savais pas à quel post d’anty le tien était destiné, j’ai juste relevé une boulette. De plus je n’ai jamais dis que l’homme n’a rien à faire niveau contraception.


                                  • pigripi pigripi 15 août 2010 02:35

                                    suite..
                                    qui vous tordent les boyaux, vous rendent malades comme une chienne, provoquent des contractions et des saignements.

                                    Et ingurgiter des hormones que ce soit la pilule journalière, celle du lendemain, les stérilets impreignés de progestérone ou les implants, c’est tellement bon pour la santé que c’est déconseillé à beaucoup de femmes notamment celles qui ont des risques de cancer du sein ou qui l’ont eu.

                                    Mais c’est tellement plus confortable de laisser les femmes bousiller leur santé plutôt qu’utiliser un préservatif qui empêcherait messieurs d’avoir des sensations ;-((((

                                    Et partager les responsabilités reproductives c’est bien trop fatiguant pour ces messieurs qui ont le monde à diriger, ce qui est autrement plus important qu’assurer la reproduction de l’espèce en mettant la main à la pâte.


                                    • pigripi pigripi 15 août 2010 02:37

                                      La pilule est certes un progrès phénoménal mais ce n’est pas inoffensif. Il faudrait songer à partager les responsabilités et risques entre hommes et femmes, pas seulement une pseudo loi de la nature mais en fonction des réalités de la vie..


                                      • pigripi pigripi 15 août 2010 02:43

                                        Et la misère des centres dorthogénie en France.
                                        Des médecins débordés et déconsidérés, souvent des étrangers qui n’ont pas le choix et le font à reculons, donc avec hostilité et culpabilisant les femmes qu’ils avortent et qu’ils traitent comme des salopes.
                                        Des lieux sordides aux murs crasseux faute de moyens.
                                        Des délais d’attente trop long qui obligent certaines à aller avorter à leurs frais en Espagne ou faute de moyens à recourir aux méthodes ancestrales ou subir la grossesse éventuellement commettre un infanticide, abandonner l’enfant à la naissance ou lui assurer l’avenir radieux d’un enfant non désiré.

                                        Et tout ça seules, abandonnées par le géniteur qui va continuer à gambader pour vivre pleinement sa sexualité magnifique.

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