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Accueil du site > Actualités > Société > Apprendre à enseigner le français

Apprendre à enseigner le français

Nous sommes un des pays qui a le plus de mal avec les langues des autres, nous sommes nuls en anglais et nous ne parvenons d’ailleurs pas à nous enseigner correctement le français à nous-mêmes. Pouvons-nous alors exiger, en toute bonne foi, que les pays d’origine des immigrés fassent bien le boulot de base, le plus dur, celui que nous ne réussissons pas nous-mêmes ?

Agoravox, ça fait réfléchir

Commençons par ceci : Agoravox. Qui, d’entre nous aurait pu publier un article facilement dans Libé ou dans Le Monde ? Une petite poignée peut-être. Pourquoi ? N’avons-nous pas des choses à dire ?

Ce n’est pas cela. C’est que nous ne sommes pas placés. Nous ne sommes pas des grands professeurs ou des intellectuels médiatisés. Nous ne sommes pas des journalistes. Et j’ajouterai que, pour la plupart d’entre nous, moi compris, nous n’écrivons pas assez bien.

Alors on doit lire des éditos sortis des plumes et des presses, qui ont du style, qui sont bien tournés ou platement formés, mais qui, à la fin, ne nous disent rien et n’ont pas d’autre contenu réel que l’opinion personnelle de celui qui le signe.

Cette condamnation du contenu par la forme pose problème.

 

Est-ce facile d’écrire le français ?

Non. Ce n’est pas facile. Et pour "celles zé ceux" qui ont des racines floues, doubles, mélangées, et qui depuis l’enfance font l’effort de réconcilier des langues et de faire des passerelles, encore moins. On ne peut en vouloir, dans ce sens, au président de faire des fautes d’orthographe.

Pour un déraciné ou un double ou triple raciné, écrire c’est comme dessiner ou comme jouer au foot. Un jour ça marche, le lendemain ça ne marche pas. Un jour les phrases se forment, les conjonctions de coordination viennent à l’esprit, ça coule et le lendemain ça se brise, ça ne colle pas, et raccorder est à la peine.

Ce qui, pour certains chanceux est un mal passager maîtrisable, pour d’autres est une affaire durable, qui s’installe. Comme le ballon qu’on ne sent pas, une sorte de mécanique sans prise vient vider les mots, et la langue et l’esprit ne trouvent plus leur âme. C’est humain. C’est peut-être même une des causes de la poésie.

Alphabétisation t’as dit ?

Oui, j’ai dit alphabétisation. J’ai retrouvé le contact avec ça y a pas longtemps. Une boîte américaine alphabétisait tous ses immigrés sur le temps de travail et à ses frais. Dix heures de cours par semaine pour chacun !

Quand j’ai débarqué, certains étaient "à l’école" depuis presque deux ans. Ils savaient à peine lire "Ali va au Mali" ! On leur transmettait de la culture, DU LIVRE. Un jeune Peul a appris à lire en un mois. Passé dans le groupe avancé, on lui a demandé de conjuguer les verbes irréguliers de je ne sais plus quel groupe. Découragé, il a arrêté.

Avez-vous déjà essayé de trouver un livre pratique d’alphabétisation, des méthodes ? Les experts disent : chacun son cours, et il y a le FLE si tu veux.

C’est parce que l’outil langue est mélangé avec la culture "à inculquer" que ça ne marche pas. Apprendre une langue, c’est apprendre à s’en servir en tant qu’outil pour vivre. Acquérir la culture, c’est autre chose. Cette confusion, cette pression dont ont souffert nos alphabétisés, nos enfants métissés la ressentent aussi.

Que vaut-il mieux, un prof d’anglais qui connaît l’anglais et qui vous apprend à vous en servir dans votre intérêt, ou un prof d’anglais qui le connaît mal mais qui vous explique le Bed and Breakfast, le Big Ben et la Reine Mère ?

Rebâtir l’enseignement des langues

En séparant la langue-outil de la langue-culture, en séparant la langue du vivre de la langue du livre, nous affinerons les compétences de nos profs et nous soulagerons l’usage du verbe et des esprits d’une pression injustifiée. Nous comprendrons peut-être alors que nos immigrés, comme nous, ont besoin d’efficacité.


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72 réactions à cet article    


  • NPM 11 juillet 2007 11:43

    Mon pauvre...

    Installer 16 millions d’allemands en France, et vous verrez bien s’ils adoptent les moeurs français !

    L’école ne peut rien contre ca, l’immigration de peuplement, la colonisation de la France, c’est tout.

    Alors certes, on va tirer quelques exemplaire valeureuxx pour faire bonne impression, mais rien de plus.

    Il y a déja des lycés ou l’arbe est 1ere langue obligatoire...

    Ou alors, c’est que les fonctionnaires sont des racistes..


    • NPM 11 juillet 2007 11:43

      Oups ! Erreur de sujet..

      Désolé..


    • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 12:03

      NPM, c’est quoi l’arbe ? Une langue végétale ? Cordialement, Pierre


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 11 juillet 2007 13:12

      T’inquiète pas, Pierre, c’est NPM, laisse aller...


    • haddock 11 juillet 2007 13:34

      Un arbe est une plante boisnière , issue des antassions .

      Plusses de zenseignements chez Masuyer spécialiste en arbes .


    • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 13:44

      Vous êtes très en retard. Depuis bien longtemps on sait qu’un individu que sa seule langue en a une connaissance plus limitée que celui qui en connaît deux, trois...


    • Adama Adama 11 juillet 2007 21:13

      Mince, pour une fois Lerma n’a pas ouvert les débats, bravo NPM, mais au fait vous vous êtes trompé de fil ! smiley


    • Plus robert que Redford 11 juillet 2007 12:08

      Entre parler la langue et l’écrire, il y a grande différence (hélas ?!)

      Connaître suffisamment d’un idiome pour se débrouiller dans la rue, (demander la direction de la plus proche vespasienne ou comprendre que l’encasquetté qui vous fait face désire que vous lui sortiez de votre poche un carré bristol plus ou moins plastifié et bardé de sceaux tarabiscotés), et exprimer une idée plus ou moins complexe ne sont pas deux fonctions similaires.

      Oui, l’écrit est exigeant parce qu’il impose de se plier à des règles, du même style que celles qui vous permettent de communiquer par le clavier avec votre microprocesseur : pour lui, le signe « - » n’est pas une forme plus ou moins équivalente du signe « _ » ! Il en est de même pour le langage, et si dans un dialogue, vous pouvez toujours essayer de rattraper le coup en changeant de tournure, en utilisant le « langage non parlé » c’est à dire gestes et mimiques, ou en demandant plus amples explications à votre interlocuteur, à l’écrit, pas de seconde chance : toute erreur de syntaxe ou plus rarement d’orthographe, voire de ponctuation, est susceptible de produire un faux sens, voire un contresens tout à fait préjudiciable à la compréhension du texte.

      Je n’ai pas inventé les règles, elles se sont imposées, par l’usage ou par la raison, mais elles sont là et je dois m’y plier.

      C’est pourquoi, et pour en revenir à votre passage sur l’expression du français sur Agoravox, il m’arrive souvent de zapper un commentaire tout putréfié de fautes de style, d’orthographe et de grammaire de la même façon dont je zappe une interview radio ponctuée de « euh... mmmm.... ben... » , de bégaiements et autres chuchotements inaudibles qui rendent la compréhension trop pénible, fût-elle l’expression des idées d’un prix nobel !

      Elitiste ? moi ? sûrement pas ! simplement en recherche d’efficacité et de crédibilité !

      PS : j’avoue bien volontiers que j’ai l’icône du « Robert » à un clic de souris de mon texte. Nobody’s perfect !


      • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 12:21

        Sans doute. Et c’est très bien. Mais si vous êtes amené à aller vivre en Chine ou en Angleterre (pour faire plus simple), votre philosophie stylée changera peut-être un peu en situation. C’est de cela que je parle ici.

        Cordialmente (español)


      • haddock 11 juillet 2007 15:00

        Quand-même le language par geste ça existe , une fois en Syldavie , pays dont j’ ignore complètement le parler j’ ai demandé par geste « pardon camarade , par un effet de bonté de votre part , sans vouloir prendre sur votre temps , et sans non plus abuser de votre patience , puis-je carresser l’ espoir que dans un élan de gentillesse vous m’ indiquiez le chemin de la gare ? »

        Il m’ a répondu ,« première à gauche , devant vous », ( le camarade était de La Roche Migennes .


      • HELIOS HELIOS 17 juillet 2007 16:30

        Atentamente... on dit, mr l’auteur, en espagnol... hi, hi...


      • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 11 juillet 2007 13:19

        J’adore le masochisme qui pousse à dire certains que les français sont nul en langue étrangère.

        On n’est pas nul, on n’en a rien à foutre ! Nuance.

        Plus une nation est forte, moins ses habitants ont besoins d’apprendre une langue étrangère pour ce faire comprendre à l’étranger, car cela sera l’étrangé qui aura appris des langues étrangères.

        Demandez donc aux américains,s’ils sont forts en langues étrangères.


        • haddock 11 juillet 2007 15:07

          C’ est la vérité qu’ il est étrange , dans le sens bizarre , pour un étranger , dans le sens qui est d’ un autre pays , de devoir apprendre une langue étrangère , dans le sens d’ un corps qui n’ appartient pas normalement à un organisme .

          Jules Vernaculaire .


        • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2007 13:58

          @Pierre,

          « nous ne sommes pas placés, pas des grands professeurs ou des intellectuels médiatisés, pas des journalistes. Et j’ajouterai que, pour la plupart d’entre nous, moi compris, nous n’écrivons pas assez bien. »

          >>> Et alors ? Ici « bas », nous avons des journalistes, des médecins, des professeurs qui se cachent parmi nous.

          Le problème n’est pas de ne pas savoir écrire avec une belle plume, mais que les idées passent dans tous les sens : de bas en haut, du haut en bas et de gauche à droite.

          L’orthographe, c’est pas mon fort. Pas de problème, il y a les correcteurs et les copains qui jetteront un oeil.

          Le problème, c’est le temps qui est mangé par autre chose que la pensée.

          « Travailler plus pour gagner plus », qu’ils disaient. Oui, cela fait égaré et pousse à penser à autre chose aussi.

          « Lire » est la première manière d’approcher le problème, mais se préoccupe-t-on suffisamment de ceux qui ne sont pas parvenu au stade d’aimer lire ? Là, il y a encore du travail à faire : les images vidéo ne sont qu’un parallèle supplémentaire pas un remplacement. smiley


          • Plus robert que Redford 11 juillet 2007 23:14

            @ M. L’enfoiré :

            Tout à fait d’accord avec votre passage concernant la lecture ; je m’y reconnais d’ailleurs totalement pour avoir, à l’adolescence, avalé des centaines de bouquins de tous acabits. C’est de l’usage répété que naissent les bonnes habitudes, encore faut-il choisir les sources convenables (je me souviens avoir boulimiquement lu, entre autres, des merdes pas possibles du genre « Blek le Rock » ou des trucs épouvantables de niaiserie racontant les amours platoniques d’infirmières pour leur bon docteur... la honte rougit mon front rétrospectivement.) Il se créé des réflexes qui font que la mauvaise tournure ne sonne pas bien. point n’est besoin d’être affûté sur les règles de la grammaire, c’est la force de l’usage qui créé la fonction. Je suppose qu’il en est de même pour les autres langues.


          • L'enfoiré L’enfoiré 12 juillet 2007 11:13

            @Robert, (Si c’est plus, oublions le reste. smiley )

            « C’est de l’usage répété que naissent les bonnes habitudes, encore faut-il choisir les sources convenables »

            >>> Je dirais que je m’en fous comment appréhender ce langage symbolique que sont les lettres qu’on associe de manière ordonné sans plus savoir comment ni pourquoi. Je ne connaissais pas « Bleck le Rock », question de génération sans doute. J’ai été voir, c’est de la BD. Et alors ? Pas de honte à avoir. Il faut passer le cap de l’image et pousser le bouchon plus loin avec les moyens les plus efficaces et les plus modernes. Si tu vas lire mon article « Eloge à la lecture » (URL) tu comprendras où sont mes griefs.

            « c’est la force de l’usage qui créé la fonction. Je suppose qu’il en est de même pour les autres langues. »

            >>> En effet. Et l’usage doit être aimé à fond la caisse (de livre naturellement) smiley


          • HELIOS HELIOS 17 juillet 2007 16:39

            Je vois dans ces commentaires, un manque d’élégance qui me chagrine beaucoup.

            d’abord, faire des fautes, cela arrive, peu importe... mais laisser des fautes, c’est tout simplement un manque de noblesse envers la langue.

            Utilisez le correcteur, au moins, vous apprendrez en même temps, mais surtout, ayez du respect pour vos interlocuteurs, ceux qui vous lisent....

            Passer les idées, certes, mais avec élégance c’est mieux, ne nous rabaissons pas au niveau de l’anglais où tout n’est qu’abréviation, contraction.

            Haut les coeurs, écrivons français !

            mdr, je n’en reviens pas de ce que je viens d’écrire, là...


          • Darkfox 11 juillet 2007 14:53

            @l’auteur Autant je suis d’accord avec vous que nous n’avons pas de bonnes méthodes pour les langues, auntant le fait que nous soyons nul en langues est un peu faux..

            Avez vous déjà vu un américain ou un anglais apprendre une langue ? je pense que vous seriez surpris.

            De plus, les français commencent à se débrouiller en anglais car ils voyagent et se forcent à apprendre et utiliser les bases qu’ils ont appris à l’école ( il est vrai ses bases sont mauvaises.. mais bon avec de l ’entrainement, on s en fort !)


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 11 juillet 2007 15:50

              Bonjour ! Quand j’ai écris mon premier livre « Géni », je l’ai donné en correction, en premier à un ami inspecteur d’académie, puis à un étudiant avec une maîtrise en français,à une prof de lettres, puis à ma femme qui - avec son brevet ancienne mouture - a encore trouvé des fautes. Mon éditeur (parisien) quant à lui, disait : « mais à l’heure actuelle tout le monde s’en fout un peu de ces subtilités » Alors des lecteurs m’ont encore aimablement communiqué telle ou telle faute qui avait échappé à tous ces censeurs. Et moi, je me dis : « décidémment je préfère et me sens plus à l’aise en Espéranto. Jes, tio veras, jam delonge mi estas uzanto de tiu bela kaj facila internacia lingvo. » (Oui, c’est vrai, depuis longtemps je suis un utilisateur de cette belle et facile langue internationale.)


              • Krokodilo Krokodilo 11 juillet 2007 16:50

                Je ne comprends pas très bien de quoi parle votre article, sinon qu’il commence par un cliché, nous serions nuls en langues étrangères.

                Non, c’est faux : les journalistes fatigués qui colportent ce cliché oublient qu’ils nous comparent à des pays comme la Suède et la Norvège qui ont intronisé l’anglais comme lingua franca de l’Europe, voire du monde. Or, le monde n’est pas forcément d’accord, et les Européens non plus. L’amérique du sud ne raffole pas du yankee, et l’Asie parlera bientôt plus le chinois que l’anglais pour commercer... La France soutient la diversité linguistique (l’Union européenne fait semblant), même si cette lamentable réforme de l’école primaire a transformé le primaire en filière d’anglais obligatoire (hormis quelques exceptions).

                Les Anglais, par contre, ou les Américains, apprenent moins les langues étrangères.


                • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2007 19:21

                  @Krokolio et donc confirmation demandée à l’auteur,

                  Pour 4 lignes en fin qui parlent de l’apprentissage des langues, on a l’air de perdre le principal de l’idée émise par l’article : le mal de l’utilisation de sa langue pour exprimer ses pensées sur AV.

                  85% de l’article parlait de cela. Désolé, mais je crois qu tu as dévié comme d’autres du sujet principal tout aussi important pour un citoyen qui se veut présent quelque part. smiley


                • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 21:58

                  Chers commentateurs,

                  j’avoue que je suis assez surpris par la teneur de la plupart de vos réactions. Avez-vous lu le texte ?

                  Le problème qui est posé est un : la contradiction entre exiger l’enseignement du français de base pour des immigrés ailleurs et ne pas l’assumer sur notre sol depuis longtemps y compris pour nos petits mélangés lorsqu’il nous revient. Bref dégager en touche, alors que cet abandon fait tâche d’huile.

                  Le mot alphabétiser est-il démodé pour qu’on ne le voit plus ?

                  Je crois que le problème mérite de sortir un peu de soi-même et de regarder autour.

                  Parfois je me dis que dans SportVox, les débats sont beaucoup plus constructifs qu’ici où la capacité d’échange me semble assez faible.

                  Cordialement, Pierre Arrighi


                • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 22:14

                  Chers commentateurs,

                  j’avoue que je suis assez surpris par la teneur de la plupart de vos réactions. Avez-vous lu le texte ?

                  Le problème qui est posé est un : la contradiction entre exiger l’enseignement du français de base pour des immigrés ailleurs et ne pas l’assumer sur notre sol depuis longtemps y compris pour nos petits mélangés lorsqu’il nous revient. Bref dégager en touche, alors que cet abandon fait tâche d’huile.

                  Le mot alphabétiser est-il démodé pour qu’on ne le voit plus ?

                  Je crois que le problème mérite de sortir un peu de soi-même et de regarder autour.

                  Parfois je me dis que dans SportVox, les débats sont beaucoup plus constructifs qu’ici où la capacité d’échange me semble assez faible.

                  Cordialement, Pierre Arrighi


                • Krokodilo Krokodilo 11 juillet 2007 22:20

                  L’enfoiré, tu as raison que je n’ai commenté que les quelques lignes d’intro en rectifiant un cliché fréquent dans les médias, mais pourquoi pas ? Je ne suis pas obligé de commenter tout l’article. J’ai précisé que je ne voyais pas trop le fil conducteur de l’article, aussi je me suis abstenu. Pourtant, tu sais que le thème langue de culture/langue-outil m’intéresse ... Pour une fois, j’ai fait court !


                • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 20:52

                  vraiment un article sans interet, anti-français du niveau de bill o’reilly. Peut etre que vous etes nul en langues, perso j’en connais 5 et j’en attaque une sixieme, l’espagnol.

                  Ensuite, une langue s’acquiert par l’usage. Si nos chers immigrés parlent entre eux autre que le français, ne nous etonnons pas que le français leur soit difficile.

                  Enfin, on peut separer une langue et sa culture, mais les immigrés en france DOIVENT absolument parler français. Ce n’est pas negociable.

                  De plus ton peul qui refuse d’apprendre les verbes irreguliers est un faineant, un imbecile. J’ai appris les verbes irrguliers anglais, allemand et neerlandais. Ce pauvre petit peul merite des grandes volées de coup de cul oui !

                  Tres cordialement


                  • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2007 21:32

                    @Faxtronic,

                    Ok. pour le chapitre langues. Plus on connait de langues mieux on en appréhendera une nouvelle. L’immersion est la meilleur manière. La langue est la meilleur carte de visite pour s’immiscer dans un autre pays.

                    Je reste pourtant à être contraire aux « exceptions d’une langue qui confirment la règles ». Les expressions idiomatiques ne font pas la richesse d’une langue mais sa difficulté et par ce fait, le refus de l’apprendre. J’aime les langues qui se prononcent comme elles se lisent et vice versa. Pragmatique en somme. smiley


                  • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 23:13

                    A l’enfoiré :

                    je ne connais aucune langue qui se prononce comme elle s’écrit, desolé, car la prononciation de chaque son depends de la langue. Prononcer correctement l’anglais est extrement difficle tant les sons different pour une une meme graphie selon les mots. Prononcer le neerlandais est difficile tant il y a de version et de sons particulier « schield en vriend » mon ami. Prononcer le japonais est facile, mais le lire convenablement est un travail de toute une vie (il faut les avaler les 1996 kanjis officiels avec chacun 3 ou 4 prononciations differentes, et il y en 40 000 parit il en tout, mama je serais mort avant).

                    Ensuite les particularités de langue, il y en a partout, dans toutes les langues, et c’est leur charmes. Charmes d’autant plus vrais que les particulratés sont fruit de l’histoire. Ma mere est assez calée en linguistique anglaise, et moi j’adore le français, en particuler l’evolution de la langue française a partir du latin vulgiare, le bas latin. Etudie-donc l’evolution du bas latin et du français a travers les ages, tu verras c’est passionnant et finalement assez logique. J’adore expliquer le pourquoi des particulartités du français a mes collegues et amis néerlandophones, ils aiment bien et cela simplifie leur perfectionnement du français.

                    Je suis un scientifique, un matheux, et je vois au fue et a mesuer de l’apprentissage des langues la structure logique de chaque langue. J’apprends les grammaires comme une image jpeg, en trouvant la logique interne de chaque langue et en utilisant d’abord une grammaire simplifiée mais gloable au debut, puis en affinant a l’usage.

                    Dans tous les pays on enseigne les langues d’une façon qui ne me convient guère, en essayant de calquer une grammaire (sujet verbe complement) qui est ma foi assez peu pertinente dans la plupqrt des langues. Les langues saxonnes ont une logique differentes des langues latines, differentes des laiques altaiques comme le japonais par exemple. Il me conviendrais mieux d’apprendre d’abord la logique sous-jacente d’une langue avant d’en apprendre les mots.

                    Quand a être pragmatique, apprend simplement le globish, cela te permettra de communiquer, mais jamais de raconter une bonne blague en russe ou en japonais.

                    Enfin apprendre une langue est un effort que l’on fait envers une population. Peu me chaut d’apprendre le néerlandais hors de belgique ou des pays-bas, je le fais par politesse envers la population qui m’accueille. Apprender la langue de la où l’on habite, c’est signifier « j’essaye d’aimer votre culture, votre pays »

                    voila


                  • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 23:14

                    désolé pour les fautes, je tape vite.


                  • Plus robert que Redford 11 juillet 2007 23:19

                    Exact !

                    Je me sens toujours extrêmement honoré lorsqu’un « étranger » fait l’effort, même mal, de me (nous) parler en français. C’est vraiement une preuve de l’intérêt qu’il nous porte, et nous devrions en être collectivement flattés.


                  • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 23:28

                    oui , il faudrait que j’utilise plus le néerlandais au travail, mais je n’ai pas encore un niveau suffisant, et mon antreprise etant a 50% internationale, l’anglais est roi.


                  • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 23:31

                    et désolé il parait que c’est « schild en vriend ». Aie, je suis mort, en plus aujourd’huis c’est l’anniversaire de la bataille de courtrai, gare a mes abattis smiley


                  • skirlet 11 juillet 2007 23:53

                    « je ne connais aucune langue qui se prononce comme elle s’écrit, desolé, car la prononciation de chaque son depends de la langue »

                    Un son - une lettre, une telle langue existe smiley Vous mélangez deux choses : la phonétique propre à une langue et la correspondance entre les phonèmes et les graphèmes. Plus im y a de graphèmes pour le même son, plus la langue se complique. Et c’est pire, quand les mêmes graphèmes n’expriment pas toujours les mêmes sons (c’est le cas de l’anglais).

                    « Quand a être pragmatique, apprend simplement le globish, cela te permettra de communiquer, mais jamais de raconter une bonne blague en russe ou en japonais. »

                    Savez-vous raconter des blagues en russe ? smiley


                  • faxtronic faxtronic 12 juillet 2007 00:02

                    Trouver une quelconque relation graphie-phonetique pour l’anglais est une blague. De meme pour beaucoup de langues. Par exemple en neerlabdais une voyelle longue s’ecrit en général par exemple « aa », mar exemple « ik praat ». Logique. Neamoins le « a » dans « praten » ou « De Panne » c’est aussi une voyelle longue, va comprendre... Et c’est la meme chose dans les autres langues que j’ai etudié.

                    Entre cas, les accentuations. A part en vietnamiens, je ne connais pas de langues ou les accentuations des syllabes sont marqués. Donc impossible de prononcer un nouveau mot sur sa seule graphie sans le connaitre avant.

                    Et je connais pas de blagues russes, je ne connais pas un mot de russe, a part « da » ou « niet », mais je ne sais pas ce que cela veut dire smiley


                  • skirlet 12 juillet 2007 00:26

                    « Trouver une quelconque relation graphie-phonetique pour l’anglais est une blague. »

                    Et pourtant, un type a essayé. Persuadé qu’il existe des règles de prononciation anglaise, il les a réunis dans un livre... de 800 pages smiley

                    « Et c’est la meme chose dans les autres langues que j’ai etudié. »

                    Lesquelles ? Pourtant, il y a des langues avec la phonétique bien moins tarabiscotée. En polonais, après avoir appris les combinaisons de lettres, on peut lire, parce que le « a » c’est toujours le « a », le « cz » c’est toujours le « tch » etc. Le tchèque, l’ukrainien sont bien plus phonétiques que le français ou l’anglais smiley

                    « A part en vietnamiens, je ne connais pas de langues ou les accentuations des syllabes sont marqués. Donc impossible de prononcer un nouveau mot sur sa seule graphie sans le connaitre avant. »

                    Je crains de ne pas avoir compris... Parlez-vous de l’accent tonique ?

                    « Et je connais pas de blagues russes, je ne connais pas un mot de russe, a part »da« ou »niet« , mais je ne sais pas ce que cela veut dire »

                     smiley Quelqu’un qui étudie le néerlandais et ne connait pas le sens du « niet », je n’y crois pas smiley

                    Et les blagues russes, c’est pas mal smiley


                  • faxtronic faxtronic 12 juillet 2007 10:19

                    - Ben je connais le francais, l’anglais , l’allemand, le japonais, et j’étudie maintenant le néerlandais, Flandre oblige. Et la langue a plus facile a prononcer est indubitablement l’allemand, meme si il peut y avoir des mots de 100 lettres avec seulement 3 voyelles au plus.

                    - Oui je parle des accents toniques, savoir si le sont est accentué ou non, si il ondule, etc... tres difficile, comme l’anglais ou le chinois. En fait l’anglais est une langue difficile. Et je connais pas les langues slaves du tout.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 12 juillet 2007 11:38

                    @FaxElectonic,

                    Tout d’abord, merci pour cet échange.

                    « aucune langue qui se prononce comme elle s’écrit »

                    >>> Peut-être, que si. Et, je crois que tu en consommes une bien proche : « le Néerlandais » par ex. Je n’aime pas particulièrement. Je consomme mais ce n’est pas toujours de gaieté de coeur. Guturale, associative de morceaux plik plok pour faire un seul click en finale, la langue est pourtant très proche de l’écriture. Ce n’est pas un hasard si les chansons de cette expression ne font pas trop recette ailleurs que dans les territoires de prédilection. Toutes les lettres se prononcent. Un effort de compréhension dans chacun des sigles et hop, c’est parti. Seulement, des sons particuliers « schield en vriend », mon ami.

                    "l’anglais est extrement difficle tant les sons different pour une une meme graphie selon les mots.

                    >>> Voilà l’exemple type de prononciation absconne. On écrit « caoutchouc » et ça se prononce « élastique », dis-je souvent.

                    "le japonais est facile = un travail de toute une vie. (40 000 parit il en tout, maman je serais mort avant).

                    >>> Moi aussi

                    « particularités de langue, il y en a partout...c’est leur charmes. »

                    >>> là, je suis rigoriste, pragmatique. Je ne vois pas de charme dans les exceptions qui confirment la règle. Désolé, question de caractère probablement. Je rejoins souvent Krokodilo avec l’esperanto. Peu d’expressions d’idiotie, (idiomatique, dit)on poliment).

                    « les particulratés sont fruit de l’histoire »

                    >>> J’aime l’histoire mais elle ne doit pas oublier de la corriger quand elle dérappe.

                    « j’adore le français, a partir du latin vulgaire c’est passionnant et finalement assez logique. J’adore expliquer le pourquoi des particulartités du français a mes collegues et amis néerlandophones, ils aiment bien et cela simplifie leur perfectionnement du français. »

                    >>> Moi aussi, le français est ma langue maternelle, donc. Expliquer sans poursuivre la recherche de la modernisation et la correction n’apporte rien.

                    « Je suis un scientifique, un matheux, ... structure logique de chaque langue ...les grammaires comme une image jpeg, en trouvant la logique interne de chaque langue »

                    >>> Je le suis aussi chimiste de formation, informaticien de pratique. C’est pour cela que je ne peux accepter un manque de rigueur. « 1 et 1 », « 1 ou 0 » resteront toujours un, en informatique. Sans rigueur, on aura toujours la risée d’un collègue qui n’a pas la même origine.

                    « le globish, cela te permettra de communiquer, mais jamais de raconter une bonne blague en russe ou en japonais. »

                    >>> les blagues, je m’en fous en globish mais j’aime dire que ça va pèter en toutes les langues. Un exemple, évidemment.

                    « apprendre une langue est un effort que l’on fait envers une population. »

                    >>> Là, je suis tout à fait d’accord avec toi. Pas besoin de s’exprimer à la « soixante quinze », mais il faut se faire comprendre avec plus que des gestes. Les sentiments, c’est pas de la matière visible. 100% d’accord.

                    « j’essaye d’aimer votre culture, votre pays » smiley


                  • skirlet 12 juillet 2007 12:02

                    Faxtronic :

                    « Ben je connais le francais, l’anglais , l’allemand, le japonais, et j’étudie maintenant le néerlandais »

                    Que signifie « je connais » ? Le problème est souvent là - on ne définit pas le niveau de la maîtrise, et pourtant c’est très important. Connaissez-vous ces langues au même niveau ?

                    « Et la langue a plus facile a prononcer est indubitablement l’allemand »

                    Ah bon ? Les orientalistes de moi connus prétendent que le japonais est une langue assez pauvre phonétiquement...

                    « Oui je parle des accents toniques, savoir si le sont est accentué ou non, si il ondule »

                    « Ondule », moi pas connaître. L’accent tonique de l’anglais n’est pas fixe, à la différence du français, ce qui accroît sa difficulté. Dans les langues avec accent tonique fixe (polonais, tchèque, hongrois, espéranto... français smiley ) il est plus facile à prononcer des mots inconnus.

                    « Je ne vois pas de charme dans les exceptions qui confirment la règle »

                    Permettez-moi de vous serrer virtuellement la main, L’enfoiré ! Je ne trouve aucun charme dans les exceptions, elles n’apportent rien à la communication, la plupart des gens les subit au lieu de se’en régaler, mais le cliché sur le charme venant d’exceptions est tellement tenace...


                  • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 22:57

                    J’essaie d’intervenir dans ce forum mais mes messages ne passent pas. Pierre


                    • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 11 juillet 2007 23:03

                      Bon, en bref, je ne comprends vos réactions.

                      Avez-vous lu mon article et vous vous exprimez au sujet d’un autre propos ?

                      Le texte traite de l’alphabétisation pragmatique des immigrés en France et par voie de conséquence de l’enseignement du français pour les immigrés et fils d’immigrés en France, et par voie de conséquence de l’enseignement du français à nos jeunes et aussi à nos adultes.

                      Comme c’est lié à la manière toujours non pragmatique qu’on a d’enseigner langue et culture mélangées (que je sache quand on apprend la théorie de la relativité on ne fait pas en même temps deux ans d’histoire de la bombe atomique)....

                      Je crois savoir très bien de quoi je parle, je connais bien les lycées et alliances françaises à l’étranger, la formation professionnelle, l’école, l’alphabétisation, les Greta, etc. L’université m’a accordé 5 ans pour ma seule expérience d’enseignement et je suis devenu prof qu’avec le bac. Donc j’ai exploré de ma propre cervelle cette question des apprentissages un peu latéraux.

                      Cordialement, Pierre

                      Voilà.

                      Cordialement, Pierre


                    • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 23:22

                      désolé pierre arghi, mais un article qui commence comme le votre, j’en suis pas fan. L’apprentissage d’une langue est long, tres long, en particulier si il n’y a pas immersion. Cela demande des efforts. Celui qui refuse ces efforts fait preuve de mepris envers son apys d’acceuil. J’en parle d’autant plus que je vis pas dans un pays francophone (en flandre) et que je passe 6 heures par semaine en cours de langue du soir ( 3 néerlandais et 3 japonais que je vais remplacer par de l’espagnol car j’ai terminer le cycle japonais). Le néerlandais n’est pas facile du tout a priori (quoique germanophone cela m’est plus facile), mais j’estime que c’est un devoir envers mes voisins d’apprendre ici cette langue. Je pourrais pourtant pragmatiquement m’en dispenser, n’ayant aucun probleme en francais ou en anglais dans le plat pays.

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