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Accueil du site > Actualités > Société > Assia la petite fugueuse et la doctrine de la guerre révolutionnaire

Assia la petite fugueuse et la doctrine de la guerre révolutionnaire

Parmi les innombrables signes de folie qui pullulent dans notre société, il est difficile d'en choisir un tant les actes délirants semblent, à chaque fois, surpasser en nouveauté et en puissance les précédents. L'histoire de la jeune Assia n'est peut-être pas la plus spectaculaire mais elle mérite tout de même le détour tant elle nous informe sur la façon dont la machine à discours monte en tour même quand il ne se passe quasi-rien, comme c'est le cas dans cette affaire.

Jeune fille fugueuse, partie de chez elle, à Villefontaine en Isère, recherchée depuis le 30 septembre 2014 et retrouvée à Marseille le week-end suivant, son histoire a engendré, plusieurs jours durant, un flot de discours médiatiques car avant de partir, la petite aurait indiqué sur un compte Facebook vouloir faire le Jihad en Syrie...

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Avant toute chose, précisons que la presse a vraiment été égale à elle-même dans cette affaire, montrant, une fois n'est pas coutume, un grand sens humain qui fait honneur à une profession qui passe de plus en plus pour ce qu'elle est : un rouage de l'ordre fasciste actuellement en place. Ainsi, nos grands professionnels de l'information s'en sont donnés à cœur joie sur cette jeune fille, exhibant sa mère gémissante et angoissée, ou la traitant de « paumée » de concert avec le procureur de la république de Vienne, Matthieu Bourrette. Le terme de « paumée » laisse d'ailleurs rêveur. Quelle belle preuve de professionnalisme que ces journalistes exhibent une fois de plus. Évidemment, partir en guerre quand on a 15 ans est un signe de déshérence. À 15 ans, normalement, on est au lycée, on passe son temps libre à faire des jeux vidéo, du sport, à parler chiffon sur Facebook et à mater du porno sur Internet. La belle vie quoi ! Voilà la saine jeunesse de notre beau pays ! Voilà le joli destin d'une jeunesse qui, certes, a passé l'essentielle de sa vie enfermée dans des espaces scolaires clos, soumise à une discipline collective, mais qui est très instruite, sommée qu'elle est d'apprendre un savoir scolaire qui, à défaut de la mener à la réflexion critique, lui permettra d'intégrer un appareil productif aux mains d'une classe sociale – la bourgeoisie – qui exploite de façon éhontée le reste de la population. Mais bon, c'est cela la normalité, non ? Assia, en plus, était déscolarisée – preuve s'il en est qu'il y a un sérieux problème dans cette famille – et isolée, a indiqué Matthieu Bourrette qui l'a mise en garde à vue pour « vol de carte bancaire et usage frauduleux de carte bancaire ». Mise en examen que Lyon-Capitale traduit dans ces termes : « Assia, candidate au djihad, mise en examen ». Bravo, à ces journalistes, pour leur capacité à rendre les faits sans essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le procureur précisait par ailleurs que la jeune fille n'avait « aucun propos idéologiquement construits, elle avait une conscience religieuse ou idéologique particulièrement faible. Elle ne parle par exemple absolument pas arabe". France Info précisait même sur ses ondes qu'elle apprenait des sourates du Coran sans en comprendre le sens. On a affaire à une gamine de quinze ! Mais à quoi s'attendaient nos grands justiciers ! À un cours de théologie ?

D'après France Info, Matthieu Bourrette, un homme qui s'est vraiment couvert de gloire dans cette affaire, a indiqué qu'« elle a admis qu'on avait pu lui "monter la tête" dans le cadre d'échanges sur Facebook ». Ouf ! Grâce à la bienveillance des enquêteurs, elle semble enfin revenue à la raison ! Enfin elle admet que vouloir défaire une civilisation qui mène encore maintenant des ethnocides de par le monde, qui a fait de la planète un dépotoir et peut-être bientôt un cimetière, qui prétend prendre en charge une humanité transformée en bovin par une culture débile et destinée à bosser sans fin pour une bourgeoisie qui s'amuse, Assia donc fini par admettre que pour vouloir mettre un terme à une telle phare civilisationnel, il faut s'être fait « monter la tête  ».

Estimons-nous heureux que cette « paumée » soit revenue à la raison car elle a tenu, littéralement, des propos de malade. Voyez plutôt : elle serait partie, selon ses propos, faire « l'expérience de la vraie vie ». À mourir de rire vraiment si l'inquiétude ne nous rongeait pas face à l'expression d'idées aussi dangereusement saugrenues ! Vous allez rire, ça me rappelle un autre paumé qui s'appelait Theodor W. Adorno qui évoquait dans ses pauvres livres le crépuscule de l'expérience à l'époque moderne. Désopilant n'est-il pas ? Qu'il y ait des paumés comme ça pour critiquer ainsi une civilisation qui fait naître des gens aussi équilibrés et cultivés que nous, les occidentaux, me tord de rire ! Ce débile d'Adorno donc, prétendait que dans la société administrée, le vivant agonisait sous la procédurisation de tous ses faits et gestes, dans l'affadissement de tous les sentiments par la standardisation des esprits, menant à un ordre fasciste qu'il voyait advenir, avec un autre de ses potes complètement jeté – Max Horkheimer –, dès la victoire des Alliés contre le nazisme1. Ha le malade !... J'en ai les larmes aux yeux tant il me fait marrer ce naze-là ! Dire que l'autre « paumée » d'Assia, sans s'en rendre compte, fait référence à de tels marioles, comme si elle avait ressenti ce qu'ils avaient théorisé avec si peu d'à propos ! Comme si la philosophie critique pouvait rentrer en cohérence avec le ressenti des individus ! Vraiment, le juge pour enfant a bien fait de soumettre cette « paumée » à des tests psychiatriques. Je pense qu'elle est dangereuse et que ce juge ferait bien, comme France Info en indiquait l'éventualité dès le 5 octobre, de la placer en centre éducatif. Il faut vite la rééduquer, surtout politiquement d'ailleurs, parce qu'elle fait un peu peur quand même... Enfin, nous pouvons être rassuré ! Les gentils ont encore gagné, comme toujours à la fin, et les méchants ont perdu et se font prendre en charge par les gentils.

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Plus encore, un esprit vraiment mal intentionné, un cerveau malade à n'en pas douter, en viendrait à questionner la merveilleuse cohérence qui se fait jour entre le discours des institutions de notre république fasciste et celui des journalistes. Il faut vraiment être un mec à deux doigts de la prise en charge psychiatrique pour se demander si ces normopathes de journalistes qui ont taillé un costard à l'échelle nationale à cette jeune fille n'en seraient pas, eux, des paumés. Il faut vraiment être un givré pour penser que ces gens sont totalement inconscients de ce à quoi ils servent, obéissant à l'idéologie de leurs maîtres comme des toutous apeurés, essayant de jouir d'une vie moderne vidée de son sens grâce à l'importance que leur donne les moyens modernes de diffusion !

 

C'est vrai ça, quelle étrange cohérence entre tous les « acteurs » de cette sombre histoire...

Nous avons affaire à une jeune fille qui a fait une fugue, qui a indiqué sur Internet qu'elle partait faire le Djihad en Syrie et qu'on retrouve à Marseille à bosser au noir dans un bar (même si la tenancière affirme qu'elle ne bossait pas là en réalité), logeant dans un hôtel avec son petit copain, et c'est toute la presse nationale qui s'empare de l'histoire de concert avec la machine institutionnelle.

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À la vue d'une telle hystérie, nous pourrions penser que la classe dominante est totalement folle. Cette affirmation est certainement à la fois vraie et fausse. En effet, cette cohérence bizarre s'éclaire à la lumière de ce que l'on appelle la Doctrine de la Guerre Révolutionnaire (DGR). De quoi s'agit-il ? D'une nouvelle façon de voir la guerre qui change la vision de la société et bientôt du monde. Après « l'étrange défaite »2 de 1940, les militaires français, déjà traumatisés, se retrouvent à nouveau face à un os – le Vietminh – et cherchent à comprendre pourquoi ils vont encore subir une déculottée. Gabriel Périès et David Servenay ont expliqué3 comment, dans cette optique, le colonel Lacheroy découvrit le fonctionnement de l'organisation vietnamienne et la théorisa en une nouvelle conception de la guerre qui allait être mis en application avec succès en Algérie. Une guerre militaire, certes, mais aussi politique et psychologique. Une guerre totale, et le mot est important, dans lequel le peuple est à la fois objet et cible de guerre, un peuple que l'on utilise en le séduisant intellectuellement et sentimentalement4 tout en le terrorisant.

Dans le cadre d'un conflit que les stratèges n'imaginent plus maintenant qu'intégral, c'est-à-dire partout et tout le temps, la population doit être contrôlée à la fois pour participer à l'effort de guerre mais aussi pour ne pas être contaminée idéologiquement par l'adversaire. Il faut donc s'occuper des âmes et répandre ce que nos militaires appellent « l'esprit de défense ». Très tôt, une institution se fait le vecteur de cette nouvelle approche de la guerre : l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). C'est par lui que doit se répandre la DGR, c'est-à-dire une idéologie de la participation de tous les éléments sains du corps de la nation à l'effort de guerre permanent : l'esprit de défense est un vaccin. C'est donc tout logiquement que l'IHEDN ouvrit ses sessions à la société civile pour lier l'armée à la population. En mars 1979, un décret modifie les statuts de l'HIEDN pour recruter des auditeurs dans les secteurs d'activité sociale, économique, scientifique, juridique, culturel5. Les apôtres de ce nouvel ordre social qui s'est instauré sans dire son nom ont fait un effort particulier pour les institutions de contrôle intérieur que sont l'école et les médias. C'est ainsi que la nouvelle doctrine militaire va fabriquer, en faisant coopérer cette triste société civile, une nouvelle « classe dangereuse » destinée à inquiéter la population pour la mobiliser intellectuellement : l'Islam. Le fait que cette inquiétante effigie soit propagée partout en Occident n'est pas surprenant. La DGR a fait des petits, en particulier chez les américains qui se sont soigneusement renseignés sur ce savoir français pour faire naître la tristement fameuse « Counter-Insurgency » avec les résultats que l'on sait en Irak, par exemple.

Ne nous y trompons pas, la conception de la guerre totale sous-jacente à la DGR signe l'avènement d'un ordre social nouveau dans lequel institutions et populations sont mobilisés pour une guerre sans fin. En d'autres termes, et c'est cela qu'il faut bien comprendre, il n'y a plus de différence entre la guerre et la paix. D'où cette impression de vivre constamment dans un état d'exception, avec des événements exceptionnels qui entraînent des mesures à la fois exceptionnelles et permanentes. La réalité est désormais un construit dans lequel le vrai ne se distingue plus du faux. Cet embrigadement de la population se fait par une sorte d'entertainement continuel destiné à mobiliser les pensées des individus de masse dans une direction précise. Qu'est-ce qu'un individu de masse ? Voici la réponse des institutions bourgeoises :

«  Il [l'homme de masse] agit par imitation, [à partir d'une] magnétisation réciproque des individus, il est suggestible par la cohésion d'une foule [qui] lui donne l'impression de puissance [et cette] sensation produite au niveau de l'inconscient est encore renforcée par la radio, le cinéma, il pense par images. Plus l'image est imprécise, plus sa force de choc est grande, elle fait appel à l'affectivité, non à la raison. Il est accessible à l'inconscient collectif  »6

George Grosz

Au passage, remarquons que nous sommes dominés, pauvre de nous, par une classe sociale qui nous méprise. Le gigantesque travail d'ingénierie sociale que l'élite mène sur les peuples depuis un siècle (peut-être plus en réalité) conduit à créer un individu nouveau, l'homme de masse, qu'elle méprise : le docteur Frankenstein n'aime pas sa créature... Peut-être lui ressemble-t-elle trop ? Enfin, cela n'est qu'un détail dans la catastrophe qui nous assaille, revenons au thème de l'article. Dans cette création perpétuelle d'événements destinés à occuper les esprits, on va certainement de Khaled Kelkal à Mohamed Merah en passant par bien d'autres attentats qu'il est difficile de nommer car la marque de ce type de manipulations est bien le secret avec son pendant, l'épée de Damoclès du complotisme qui plane au-dessus des esprits les plus critiques. L'affaire de Nassia, plus anecdotique certes, ressemble bien à un de ces événements créés de toute pièce. On repère une fugue, avec une jeune fille qui ressent le mal-être de cette ambiance d'enfermement qui est la marque de notre époque, qui le met en mot avec les mots disponibles dans son environnement et de là, tous les charognards à la solde du fascisme contemporain se jettent sur elle, exploitant une pauvre affaire pour créer l'événement, créant le flou à partir d'expressions approximatives telles que « paumée » pour bien laisser l'imaginaire collectif ainsi remonté les faire mijoter dans sa sauce paranoïaque (« Plus l'image est imprécise, plus sa force de choc est grande »). Vous remarquerez que dans la plupart de ces événements préfabriqués, on nous répète qu'il s'agit de « loups solitaires », d'individus esseulés. C'est un des points de la DGR : séparer le bon grain de l'ivraie. Dans l’œuvre de maculage de ceux qui s'opposent, il faut toujours dire qu'ils sont minoritaires en vue d'activer ce penchant moutonnier qui fait accroire que la vérité se tient du coté du comportement majoritaire. Et figurez-vous que la petite Nassia est, selon la propagande fasciste, une gamine isolée. Bon, le fait qu'elle soit partie avec un petit copain, qu'elle ait trouvé si rapidement un boulot ne confirme pas cette affirmation du tout mais tout le monde s'en fout puisque la réalité est désormais un construit médiatique.

 

Ça faisait bien longtemps que les journalistes nous bassinaient avec ces jeunes qui partent faire le jihad. Il fallait bien qu'il se passe quelques événements – quitte à les fabriquer – pour confirmer le danger et mobiliser les esprits autour de la défense. Les journalistes sont un des rouages de la machine de guerre occidentale, il font partie du problème à l'image d'un Charles Villeneuve ou d'un David Pujadas7. Figurez-vous que dans cette machinerie infernale, on retrouve même le site Égalité et Réconciliation avec la page suivante qui nous informe d'une conférence de l'ANAJ-IHEDN sur le thème « journalistes et militaires : quelles relations sur les théâtres d'opérations africains ? » Ce serait bien qu'Alain Soral (qui a autre chose à faire en ce moment, au vu de son actualité, j'en conviens) explique une fois pour toute pour qui il roule au juste. Il joue la réconciliation sur ses vidéos et, dans le même temps, annonce les conférences de ceux-là même qui instaurent un projet totalitaire de société dans lequel les arabes en prennent plein la gueule. Y aurait-il tromperie sur la marchandise ?

 

En conclusion, on a donc une bande de psychopathes qui tiennent les rênes d'un pouvoir incroyablement centralisé (l'État – hé, les copains, quand est-ce qu'on reprend la critique radicale de l'État ? Faudra quand même un jour qu'on m'explique comment vivre une vie libre dans un État), qui se sont payés une jeune fille dans le but de mener une stratégie globale d'intoxication de toute une population. Ils l'ont bien fait passer pour une conne. Il paraît, d'après France3 que la jeunette n'est pas du tout abattue par cette affaire et semble assumer, bien que elle reprenne effectivement le discours du je me suis fait monter la tête sur Facebook. Tant mieux pour elle. D'après son avocate, « Elle n'est pas encore dans la réalité ». Cela veut donc dire qu'elle a fait quelque chose de grave ? D'un point de vue anthropologique, la jeunesse est le temps où l'on est pardonné, où l'on peut faire des erreurs parce qu'on tâte les limites. De nos jours, avec la bande de malades qui nous domine, tout est grave. On a une gamine qui a fait une fugue avec son copain, qui se retrouve à Marseille à bosser plus ou moins dans un bar et ça, ça déclenche un tourbillon médiatique en rapport avec la situation géostratégique mondiale.

Qu'il est dur, quand tous les voyants sont à ce point au rouge, quand toute une époque se met à puer la guerre, quand au quotidien nous sommes perpétuellement assaillis par les rythmes inhumains de notre enfer moderne, assaillis par la propagande fascistes d'un pouvoir qui nous gère comme un troupeau apeuré, qu'il est dur de se souvenir de ce passé qu'on nous a appris à détester mais dont la poésie n'était pas bannie et dont les derniers poètes nous annonçaient déjà le crépuscule à l'image de Léo Ferré qui affirmait dans son désespoir que «  l'embrigadement est un signe des temps, de notre temps ». Nous voilà effectivement transformés en arme par l'embrigadement et tout indique que nous allons servir sous peu.

L'explosione

1HORKHEIMER Max – ADORNO Theodor Wiesengrund, La dialectique de la raison, Paris, Gallimard, Tell, 1974, p.18.

2La défaite française de la Seconde Guerre Mondiale, quasi inexplicable quand on met en parallèle la taille du pays et la rapidité de la déculotté, s'explique certainement par une nouvelle trahison de la bourgeoisie française (du même acabit qu'en 1870-71) qui, n'ayant aucune confiance dans le peuple français, préfèra favoriser la victoire de ses ennemis. Cf. BLOCH Marc, L'étrange défaite, et Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite,

3PÉRIÈS Gabriel – SERVENAY David, Une guerre noire – enquête sur les origines du génocide rwandais, Paris, La Decouverte, 2007, 414 p.

4Ibid., p.39 sq.

5RIGOUSTE Mathieu, L'ennemi intérieur, Paris, La Découverte, 2009, p.174.

6« Les facteurs sociologiques de la guerre psychologique », extrait de documents édités par l'École d'application du génie (pièce n°13, n°0739/DE, 11 juillet 1959, section militaire, 12ème session, IHEDN, 1959-1960, cité in RIGOUSTE Mathieu, op. cit., p.72.

7RIGOUSTE Mathieu, op. cit., p.206.

 

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The Wanderer
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George Grosz

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6 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 21 octobre 2014 08:39

    « Parmi les innombrables signes de folie qui pullulent dans notre société, il est difficile d’en choisir un tant les actes délirants semblent, à chaque fois, surpasser en nouveauté et en puissance les précédents. »


    Je ne suis pas de votre avis. Si vous remontez dans le temps de trente ou quarante ans, sans tricher - c’est-à-dire en effaçant la suite de l’histoire de votre mémoire -, vous vous apercevrez que le fait de marier deux hommes entre eux, constituait alors - et donc constitue toujours - un sommet indépassable.

    • leypanou 21 octobre 2014 10:03

      Excellent article très profond dont je partage le point de vue sur les journalistes en général.

      Sur ce point, votre combat rejoint celui d’acrimed qui n’est pas assez présent à mon avis sur les chaînes de télévision car on aurait certainement moins de beaufs et de boeufs.

      Cet autre article résume aussi ce qui n’est pas souvent dit au public de la part d’un journaliste allemand qui sait de quoi il parle : journalistes achetés, appris comment mentir, trahir et ne pas dire la vérité au public.

      On a encore du chemin à faire.


      • Ruut Ruut 21 octobre 2014 12:58

        Bien vue.
        Donc Hollande est en guerre contre tous les Français, je comprend mieux sa popularité.

        Je préfèrerais avoir un Président Père des Français, ce serais plus rassurant, Un peut comme Poutine le père du Peuple de Russie.


        • bakerstreet bakerstreet 21 octobre 2014 16:28

          Que cette gamine soit partie faire ou non le jihad n’est d’aucune importance. 


          Ce fait divers est juste à ajuster à la sociologie de l’époque.

          Et à mettre en relation avec ces jeunes assez paumés, exclus, en perte de repères, qui partent effectivement dans cette aventure fasciste, soit disant religieuse, par milliers. 

          Rappelons ce que c’est que le fasciste : Une doctrine assez simple, donnant une analyse historique dévoyée, une justification à marcher derrière un chef tout puissant, dont les ordres ne seront pas discutés, puisqu’il sera l’image paternaliste rassurante. 

          Voilà pourquoi des gens perdus, et n’ayons pas peur des mots, des psychopathes, de sales petits cons sautant sur l’occasion pour passer à l’acte, opprimer l’autre, sauteront comme un champ de criquets sur l’occasion offerte. 

          Une poignée d’abrutis psychopathes se sont emparés de la religion comme levier. Hier ils se servaient, comme Pol Pot, qu serait aujourd’hui mollah.....De la politique, au travers Marx, pour dessiner l’homme nouveau, et éradiquer l’ancien...

          Ces godasses puantes sont maintenant aux mains de ces gens se disant fondamentalismes. 
          On en tombe sur le fondement.....

          • Passante Passante 21 octobre 2014 22:51

            votre fugue fut un délice *

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