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Aujourd’hui on n’a plus le droit d’avoir faim ou d’avoir froid

Il y a 20 ans, Michel COLUCCI lançait une idée simple comme le refrain de la première chanson des Restos du Cœur : « Aujourd’hui on n’a plus le droit d’avoir faim ou d’avoir froid ... »

S’il avait entraîné avec lui beaucoup de stars du showbiz, il aura fallu beaucoup plus de temps aux politiques pour rejoindre cette idée et s’en emparer comme d’une solution « originale » à l’indignité que propose notre monde moderne.

Je me suis souvent, depuis la disparition de Michel, demandé s’il aurait continué à faire vivre un mouvement du cœur en le transformant en institution destinée à masquer l’inaction des pouvoirs publics. Modestement, je pense qu’il serait plutôt remonté sur scène ou aurait mobilisé les médias pour stigmatiser une société qui magnifie le marchand au détriment de l’humain.

En lisant dans mon journal les déclarations alarmistes des dirigeants des Restos, j’étais partagé entre colère et admiration. Car, à défaut de toute action gouvernementale ou régionale, il est clair que sans les milliers de bénévoles qui souquent ferme, il n’y aurait rien.

Mais en fin de compte, c’est un petit article de presse qui m’a achevé :

"Nouvelle difficulté pour les Restos du Coeur". Le combat de l’association se joue aussi dans les couloirs de Bruxelles. Elle craint en effet que la distribution d’aide alimentaire ne soit menacée cet hiver par la diminution drastique du budget envisagé pour le plan européen d’aide aux plus démunis (PEAD). A quoi il faut ajouter les besoins des dix nouveaux Etats membres de l’Union. Selon les Restos, la part du PEAD pour la France baisserait de 20 % alors qu’au cours des deux dernières campagnes, il y a eu « 15 % de bénéficiaires en plus ». Si cette baisse est confirmée, ce seront « trois millions de repas en moins » pour l’association. Les Restos du Coeur ont fait part de leur inquiétude au Premier ministre, qui leur a répondu que le gouvernement allait très vite saisir, à nouveau, la Commission européenne.

Comment !!! Le premier ministre de la France va "saisir" la Commission européenne ?

Et la Commission européenne, comment réagit-elle au fait qu’elle doive arbitrer entre les zones de pauvreté ?

Décidément, je crois bien qu’il aurait explosé, Michel.


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2 réactions à cet article    


  • colza (---.---.182.147) 27 septembre 2005 13:52

    Je n’ai pas d’idée sur la façon de faire bouger le Premier ministre (ou devrai-je dire Premier Sinistre) ni la Commmission Européenne.

    Par contre, sur ce lien : https://www.abovision.com/scripts/cgiip.exe/WService=Donvision/donvision_secure.w?P1=RDC&P2=&INI=RAPIDO1

    Qui est le lien sécurisé des Restos du Coeur, nous avons, lecteurs ou rédacteurs du site Agoravox la possibilité de faire un don et de faire modestement avancer les choses. Au cas où ça ne marcherait pas, allez simplement sur le site des Restos du Coeur !!!!

    Je crois qu’il faudra bien se résoudre à se passer de plus en plus des politiques pour changer le monde !!!!


    • julialix (---.---.253.249) 28 septembre 2005 00:37

      Sauf que les politiques sont placés là où ils sont pour mieux faire fonctionner la société. Si la commission fait des économies sur la misère, elle devrait de toute urgence demander aux plus hauts représentants des états, régions, départements et villes, de faire des économies sur leurs frais de fonctionnement : frais de bouche, d’appartement de fonctions, grosses voitures etc....

      C’est quand même scandaleux de voir que l’on baisse les impôts pour les plus riches et que les humbles payent de plus en plus d’impôts. Il y a 20 ans on se logeait décemment pour un tiers du SMIG. Maintenant il faut compter la moitié voir plus. Il serait intéressant de comparer les fiches de paie d’il y a 20 ou 30 ans avec les prix du café, de la baguette de pain, du prix de l’essence, de l’eau ou des impôts locaux.

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