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Accueil du site > Actualités > Société > Autisme et école : yes we can !

Autisme et école : yes we can !

Nous avons détaillé dans un récent article les difficultés rencontrées par les enfants autistes pour simplement aller à l'école comme les autres. Les familles de ces enfants se heurtent régulièrement à des murailles administratives ou tout simplement à du rejet de l'école. Pour beaucoup de gens, un autiste ne peut réussir à l'école et « il sera bien mieux en milieu spécialisé ». Pour beaucoup d'enseignants, un autiste est avant tout un fardeau supplémentaire qu'il a peur de ne pas savoir gérer. Pour beaucoup de pédopsychiatres et de psychologues, « un autiste a avant tout besoin de soins et il n'est pas prêt pour l'école »...

Aussi nous vous proposons aujourd'hui de découvrir le parcours de quelques enfants autistes qui ont réussi leur scolarité en milieu ordinaire. Parce que leur famille les a soutenus envers et contre tous, parce que des enseignants ont cru en leurs capacités au lieu de baisser les bras. Ces enfants nous démontrent qu'au dela des préjugés, même les cas jugés « lourds » doivent avoir leur chance. Ils nous prouvent que leur place était bien à l'école ordinaire, et que c'est aussi la place des autres enfants qui vivent le même handicap. Il nous prouvent que les seuls « soins » dont les autistes aient vraiment besoin sont éducatifs. L'école ordinaire pour les autistes, « yes we can » !

(Les prénoms des enfants ont été changés.)

 

Antoine

Commençons par le petit Antoine. Il est diagnostiqué autiste sévère vers ses 3 ans. A l'époque il ne parle pas du tout et n'est pas propre. Malgré cela ses parents décident de le scolariser en maternelle à plein temps. Cela se passe avant la loi de 2005, on mesure donc le courage de ces parents à une époque où l'institution est un évidence solidement ancrée dans les esprits. Ils obtiennent l'aide d'une ATSEM de l'école pour accompagner leur fils, travail qui aujourd'hui serait confié à une Auxiliaire de Vie Scolaire.

A l'âge de 7 ans, la Commission Départementale de l'Education Spéciale préconise une orientation de d'Antoine en Institut Médico-Educatif. Ses parents refusent et obtiennent à la place sa scolarisation en Classe d'Intégration Scolaire (CLIS). Il y restera jusqu'à ses 11 ans, tout en suivant progressivement certaines matières en classe ordinaire. Il y bénéficie par ailleurs d'un enseignement structuré selon le programme TEACCH, qui figure dans les recommandations de prise en charge de la HAS parues en... 2012.

Il poursuit sa scolarité au collège ordinaire, au sein d'un UPI (Unité Pédagogique d'Intégration). Il suit certains cours en classe ordinaire avec ses camarades « neurotypiques », en particulier les matières qui lui plaisent : Français, SVT, technologie, et EPS. Au fil des années, Antoine est devenu propre. Il a parlé vers 7 ans. Il est devenu sociable au contact des autres enfants, et très respectueux des règles de vie à l'école. Il a appris à lire, écrire, compter, il a acquis une bonne culture générale et il a réussi son premier stage en médiathèque.

Aujourd'hui le diagnostic d'Antoine est passé d'« autiste sévère » à « autiste sans déficience intellectuelle ». Il a choisi de travailler plus tard dans une médiathèque. Pour ses parents, il est évident que sans cette scolarisation en milieu ordinaire, jamais Antoine n'aurait eu la possibilité de développer tout son potentiel. Où serait Antoine aujourd'hui, s'ils avaient suivi l'avis de la CDES et l'avaient placé en IME à 7 ans ?

Loïc

Poursuivons avec Loïc. Il a reçu un diagnostic de syndrome Asperger, il a aujourd'hui 11 ans. Jusqu'en 2012, il était suivi au CMPP de sa ville. Selon ses parents, « la prise en charge était épouvantable à tel point que Loïc en a fait une grave dépression ». Le pédopsychiatre du CMPP propose alors l'IME ou l'Hopital de Jour ; ses parents refusent et décident de quitter le CMPP.

Ils mettent alors en place une prise en charge psycho-éducative conforme aux recommandations de la HAS et Loïc passe en CM2 avec une AVS (auxiliaire de vie scolaire) pour l'aider, pendant environ la moitié de son temps d'école. Ses parents prennent l'initiative d'expliquer aux enseignants ainsi qu'à ses camarades ce qu'est l'autisme et quelles sont les difficultés spécifiques de leur fils. Résultat : « Cette année de CM2 a été exceptionnelle pour mon fils », nous dit sa mère. « Il s'est fait des amis et tous les adultes qui l'entourent sont enfin bienveillants. Mon fils va bien, et a fait des progrès incroyables ! »

L'année prochaine, Loïc passera en 6ème « ordinaire » au collège, toujours avec son AVS. Il sera le premier autiste scolarisé dans ce collège. Ses parents aimeraient qu'il ouvre la voie à beaucoup d'autres après lui, maintenant qu'il a prouvé que c'était possible et surtout bénéfique. Ils ont rencontré le principal du collège afin de préparer au mieux la rentrée de Loïc, « pour que tout se passe bien pour lui ». Sa mère nous confie pour conclure : « Je suis fière de lui et de sa capacité a se battre ».

Théo

On dit que « la vie est faite de rencontres ». C'est particulièrement vrai pour Théo, qui a 5 ans cette année. A 3 ans, il ne parlait pas, criait, se frappait, n'écoutait rien de ce qu'on lui disait, et n'était pas propre. Ses parents avaient consulté le CAMSP de leur secteur, qui ne donnait pas cher de sa peau à l’école. Le pédopsychiatre parlait de CLIS avant même son entrée en maternelle. Ses parents décident de ne pas l'écouter et l'inscrivent malgré tout à la maternelle de leur quartier.

La directrice de l'école les reçoit : « Il n'est pas propre ? Vous savez madame, il est interdit de refuser un enfant pour un probleme de continence, l’ ATSEM et la maitresse feront avec, ne vous inquiétez pas ». Puis lors la réunion de rentrée, la mère de Théo apprend que son enseignante a un neveu autiste sévère en IME. Personne à l'école n'est formé, aucune AVS attribuée pour aider Théo, mais tout le monde répond présent pour l'aider au quotidien, avec bonne volonté et pragmatisme.

La premiere année fut laborieuse. Théo manque d'autonomie et rentre peu dans l'échange avec les autres enfants. Mais il aime apprendre et il est très motivé. Il termine l'année avec un niveau scolaire assez moyen – mais comparé au début, ses progrès sont énormes. Cette année, Théo est en moyenne section. Toujours pas d'AVS... Théo rentre plus dans l'échange. La maîtresse le prend sous son aile. Elle se renseigne sur l'autisme, lit et regarde des reportages, puis adapte son enseignement à Théo pour tirer parti de son mode d'apprentissage basé sur le visuel. Théo part en classe de découverte comme tous ses camarades.

Tout le monde s'adapte. Théo ne sait pas découper ? On prend le temps de lui apprendre. Parfois il progresse, parfois il n'y arrive pas, souvent c'est compliqué, mais Théo avance. Aujourd'hui il parle, il est propre, il participe en classe et interagit avec ses copains. Il va rentrer en grande section l'année prochaine, ses parents envisagent déjà le CP et préparent la demande d'AVS. « On se sait pas ce qui va se passer en CP » nous dit sa mère, « alors on prépare le terrain au maximum ».

Quand on l'interroge sur les bénéfices de l'école pour son fils, elle ne tarit pas d'éloges. « L’école lui a permis d’être comme les autres, le plus possible, ça lui a permit d’être autonome, structuré, d’apprendre à être avec les enfants de son age, d’apprendre ce qu’ils font. C’est fatiguant pour lui, il a encore besoin de pauses, de siestes, alors on lui permet de souffler quand c'est nécessaire. Il va a la piscine, fait de la cuisine, du jardinage. Bref il a une scolarité de rêve, une école de rêve. Nous avons beaucoup de chance. »

Lors de son inscription à l'école, personne ne croyait en l'avenir scolaire de Théo, sauf ses parents. Aujourd'hui tout le monde y croit. L'enfant que l'on disait « déficient intellectuel » n'est plus le même : aujourd'hui il apprend à ses petits camarades à lire ! « C'est un enfant très attachant qu’on a envie d’aider. Il a ses particularités bien sûr, mais il a la volonté de se battre pour y arriver et faire comme les autres. »

Max

A sa rentrée en première année de maternelle, Max n'était pas propre, ne parlait pas, ne supportait pas qu'on le touche. La directrice, mise au courant par les parents, leur répond : “Il n'est pas propre ? Faites ce que vous pouvez, on gérera le reste. Il ne parle pas ? Nous arriverons bien à communiquer. Il ne supporte pas qu'on le touche : on va y aller progressivement.” La petite section fut calamiteuse : un diagnostic d'autisme moyen à lourd en cours d'année scolaire, pas d'AVS ; heureusement, une ATSEM particulièrement investie sauve sa scolarité. Personne ne voulait de lui à l'école, sauf la directrice qui criait haut et fort que sa place n'était pas en hôpital psychiatrique mais avec ses pairs.

La deuxième année, les parents apprennent que leur enfant va avoir "la Rolls" des enseignantes, et une ATSEM merveilleuse. Ce n'était pas exagéré. Comme pour Théo, si Max ne savait pas découper ou colorier correctement, “on prend le temps”. L'enseignante adaptait ses méthodes de fonctionnement en mettant en place un planning visuel de la journée, puis de la semaine. Et rapidement, les parents ont l'heureuse surprise d'entendre l'enseignante dire : “Je pensais ne pouvoir travailler que le social et apprendre à Max à être élève, mais nous allons pouvoir faire beaucoup plus, beaucoup beaucoup plus.” Max se révèle être un petit garçon très intelligent, comprenant rapidement, pourvu qu'on lui explique correctement et pas trop vite.

La maman de Max a une expression imagée : "En petite section, Max était un petit animal sauvage, qui grognait et tapait tout le monde à coup de doudou. Aujourd'hui, en CP, il a plein de copains, qui viennent en nombre à son anniversaire ainsi qu'à la fête de fin d'année que nous ne manquons pas d'organiser : certains demandent d'ailleurs dès le mois de mai quand la fête aura lieu.”

En petite section, les parents de ses camarades de classe demandaient ce que Max avait et s'il était toujours ainsi. Aujourd'hui, si sa mère répond qu'il est autiste, la réponse est sous la forme "AAAAAAhhhh bon ! Tu es sûre ? Mais c'est quoi qui te fait dire cela ?”

Ses enseignantes ont su exploiter au mieux le mode d'apprentissage “visuel” de Max pour favoriser ses acquisitions. Si l'enseignante de petite section s'est contentée du service minimum (et de dire que jamais Max n'aurait une scolarisation normale), l'enseignante de moyenne section et son ATSEM se sont investies de manière incroyable : à elles deux, elles compensaient largement une AVS inapte à gérer un enfant autiste. Il a appris tout le programme de moyenne section avec bonheur. Puis, en grande section, encore une enseignante de grande qualité, qui a su s'adapter à Max. Elle lui donne des responsabilités, il prend confiance en lui, et apprend à être un élève. Dans la droite lignée de la précédente enseignante, elle l'a parfaitement préparé à l'entrée en CP.

A trois ans, il avait un score de CARS à 38. A six ans, le score a baissé à 21. Même s'il reste autiste, il parvient à surmonter ses difficultés et à vivre avec, parmi les autres. Pour sa mère, il est évident que l'école a joué un rôle considérable et irremplaçable dans son évolution particulièrement favorable.

Anne-Valérie Delaplace

Anne-Valérie Delaplace n'est pas autiste mais elle connaît bien les enfants, autistes ou pas... Elle a fait carrière en tant qu'enseignante, d'abord « ordinaire », puis spécialisée. Elle a publié un livre en 2012, « Moments de Vie - Enseigner en Clis avec des Enfants Autistes, le Champ des Possibles ».

L'autisme, elle l'a découvert en même temps qu'elle faisait connaissance avec ses élèves, lors de sa prise de fonction en tant qu'enseignante "ordinaire" en institution puis en Clis. Elle s'est formée grâce à ses lectures et recherches, et aussi comme elle le dit « grâce à mes élèves, qui m'ont permis d'entrapercevoir leur monde et grâce à leurs parents, par l'écoute et les échanges. »

« Les jeunes enfants autistes que j'ai rencontrés dans ma classe arrivaient de la maternelle, parfois sans langage, certains avec des troubles majeurs du comportement. Pour autant en quelques mois, chacun est devenu un élève part entière, capable d'apprendre en classe ordinaire avec le soutien d'une AVSi, d'être considéré par ses pairs comme un un camarade de classe, s'intégrant dans les différents lieux de vie de l'école, que ce soit en sport, à la cantine, en voyage scolaire... »

Elle raconte ainsi le parcours d'un petit, arrivé sans langage en Clis avec de très grosses crises et beaucoup d'auto mutilation. Au bout de 3 ans, il passait 3 matinées complètes en CM1 avec son AVSi et parfois sans elle. Il avait d'excellentes moyennes en français et en maths. « Inutile de dire que sans la bataille menée à la sortie de la maternelle, il serait en IME ! Fort heureusement, les parents avaient le soutien de la psychologue scolaire ! »

Pour elle, tout enseignant se doit de bâtir sa pédagogie en créant des liens nécessaires aux avancées individuelles des élèves. « Il ne faut jamais perdre de vue que l'acte d'enseigner est soumis à l'humilité, aux doutes et ne se conçoit que dans la place qu'a chacun dans un rôle de « passeur d'espoir ». C'est un principe essentiel pour une bonne pratique auprès de ces enfants. Reconnaître l'importance de tous les acteurs impliqués dans le processus éducatif et les projets propres à chaque enfant permet de concevoir l'essentialité du travail en réseau, enfant, parents, enseignant, équipe de soins. Bienveillance et optimisme sont les premiers piliers de la voie vers l'éveil cognitif.

Il faut envisager tous les possibles pour favoriser l'inclusion réelle de ces enfants, car il faut lever le voile sur toutes les peurs, les angoisses dûes à la méconnaissance de cet enfant autiste, dont le handicap ne se voit pas, de ces enfants pas comme les autres de prime abord, mais qui ont toute leur place dans l'école de la République, citoyens de demain dans notre société. »


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78 réactions à cet article    


  • cecile92 4 mai 2013 09:05

    article superbe. maman d enfants autiste et ted je reconnais mes enfants dans ce témoignage... merci egalited ..  smiley


    • asterix asterix 4 mai 2013 10:17

      Je suis papa d’un autiste de 38 ans.
      ...et totalement en désaccord avec l’auteur de cet article ! Voilà encore une fois quelqu’un qui idéalise à partir d’exemples soigneusement choisis ou donne des solutions pratiques via le prisme de sa seule position. S’il existe des autistes « supérieurs » capables de revenir dans le monde de la globalisation, c’est parce qu’ils n’étaient pas autistes mais réfugiés dans leur bulle, là d’accord. Un autiste, un vrai, n’est pas capable de cette démarche. Peut-être sera t’il moins troublé dans ses contacts avec les autres. Mais c’est sans compter l’inverse. Un prof a t-il le devoir de se préoccuper plus d’un élève que de l’autre ? A t’on le droit de lui imposer cette charge pour laquelle il n’est pas formé ? Ses petits condisciples deviennent-ils meilleurs, ne fut-ce que moralement, au contact de plus faibles qu’eux ?
      Enfants autistes, MON enfant autiste... Je suis passé par là, merci beaucoup.
      Et ce fut très dur, restera indélébile.
      Qu’en est-il du sort des adultes ? 
      Vous vivez encore le rêve, l’impossible rêve de l’intégration. En fait, la réalité ne vous a pas encore rattrapé. Bon courage !


      • olivier 4 mai 2013 10:26

        Bonjour Asterix,


        Mon fils est autiste de type sévère, Adir et Ados a 2ans dans le privé, confirmé par le CRA de marseille a l’age de 3ans, puis, suite a un demenagement, par un autre CRA.
        Je pense qu’avec 3 avis d’équipes de professionnels différents, tu vas avoir du mal a dire que mon fils n’est pas autiste non ?
        Bon, tout ça pour te dire qu’il passe en CE2 en ayant les résultats scolaire le permettant. Il sait lire, ecrire, compter, il est en train d’apprendre ses tables de multiplications, il apprend ses récitations et il les récitent.
        Pourtant, il est toujours bien autiste, il a plein de troubles, il a besoin de son AVS continuellement, mais pour rejoindre l’article dont l’exemple de mon fils ne fait par parti, je dirais en parlant de mon fils : l’école, yes he can

      • tf1Goupie 4 mai 2013 13:23

        Tout-à-fait d’accord avec Asterix : le rêve ici n’est pas une bonne chose.

        Il y a des enseignant(e)s qui aiment se valoriser en s’investissant énormément sur UN cas puis se gargariser de leur réussite en prétendant qu’il est possible de généraliser en quantités, pour tous les établissements, tous les enseignants. Alors que derrière il n’y a pas de processus, pas de cadre, on fait du bricolage.

        Y a qu’à, faut qu’on.

        Viendront ensuite les désillusions...

        Pas de budget pour les AVS, les enseignants référents qui se déchargent sur les établissements, les problèmes qui ne remontent pas pour ne pas déranger. Le chef d’établissement dit « tout va bien » pour cacher la misère.
        On voit déjà ça sur des cas plus « faciles » (dyslexiques par exemple).


      • asterix asterix 4 mai 2013 14:43

        Olivier, Olivier....
        Ecrire noir sur blanc que ton fils est un autiste sévère qui sait lire et calculer me navre.
        Pas pour toi, pas pour moi, pour la simple notion d’autiste.
        Je me souviens quand Nicolas était petit. Je lui lisais des histoires des Schtroumps. Plus tard dans la journée, le lendemain, huit jours plus tard, il pouvait prendre l’histoire où il le voulait et répéter exactement tout ce qui était dans les bulles.
        Tu vois Alain ( il ne m’a jamais appellé papa ) je sais lire !
        Mais c’est bien Nicolas. Et qu’est-ce qu’il est marqué là sur le journal ?
        Euh, je ne sais pas...

        La plupart des intervenants ne jugent l’autisme qu’à travers leur propre expérience, leur vécu. Je leur répondrais qu’il y a autant d’autismes que d’autistes et, pour le grand public, que les autistes ne sont pas des bêtes de cirque comme exprimé dans le film Rain Men.
        L’autisme est une terrible souffrance pour celui qui en est atteint et pour tout son environnement. Que cela plaise ou non, tant mon fils que moi n’avons retrouvé une vie tolérable que lorsqu’il est enfin allé en institution.
        Après 17 ans d’attente...
        Il fallut ensuite que je comprenne que je ne servais à rien, sinon à me rendre malheureux moi-même. Depuis tout va mieux tant pour lui que pour les autres. J’ai connu 20 ans de taule sans jamais avoir rien fait pour cela.
        Et Nicolas qui n’a rien fait non plus sera prisonnier toute sa vie.
        Parce que c’est un autiste sévère, vous comprenez ?
         


      • Delaplace AV Delaplace AV 4 mai 2013 14:58

        Pour répondre à votre commentaire Astérix, les divers enfants présentés n’ont pas été choisis. Ce sont des enfants autistes, comme il en existe bien d’autres qui vont à l’école, que ce soit en classe ordinaire ou en classe spécialisée.

        Cet article tient justement à démontrer que oui l’école est bénéfique pour tous, enfants autistes ou non avec les mêmes droits
        Trop peu d’intégration, oui c’est sûr et il serait temps que les choses évoluent... Et effectivement la réalité est au loin d’être un rêve ! 
        En tant qu’enseignante, je n’ai jamais eu le sentiment de m’occuper TROP d’un élève ! Chacun a ses particularités et ses besoins, l’enseignante que j’étais s’est ajustée en fonction de chacun et pour l’avancée de tous au sein de la collectivité qu’est la classe. J’ai fait de mon mieux tout simplement, tout comme je le faisais lorsque j’étais enseignante « ordinaire », mais en n’oubliant ni l’enfant, ni ses parents ceux qui le connaissent le plus, ni l’entourage éducatif et pédagogique.



      • EgaliTED EgaliTED 4 mai 2013 20:48

        Meme un autiste sevère est capable d’apprendre, y compris a lire et calculer - et comprendre ce qu’il lit. Devons nous rappeler une fois de plus, l’exemple du fils de Francis Perrin ?


        http://www.dailymotion.com/video/x770ub_evoye-special-francis-perrin-part-1_news#.UYVX22thiK0



      • asterix asterix 4 mai 2013 20:49

        Chère Madame,
        Si un enfant autiste peut aller à l’école en s’immergeant dans une classe normale, c’est qu’il n’est que légèrement autiste. Peut-être même pas du tout ou alors avec certaines difficultés de communication. Je ne vous reproche rien mais estime que sur base de ce qui est présenté par l’auteur, il s’agit d’un handicap - je m’excuse du terme - « léger ».
        La vérité est tout à fait différente, c’est tout.


      • EgaliTED EgaliTED 5 mai 2013 09:00

        Non, c’est peut etre juste qu’il a la chance d’avoir bénéficié d’une prise en charge educative precoce et intensive. Rappelons une fois de plus qu’aux USA, en Italie, en Espagne, on scolarise en classe « normale » 80 a 90% des autistes. Sont ils tous « legerement atteints » ?


      • olivier 5 mai 2013 09:16

        @Asterix


        Et oui, il est bien autiste de type sévère, la seule difference, c’est que très jeune, il a bénéficié d’un accompagnement éducatif de type A.B.A. a raison de 15h/semaine plus nous a la maison.

        Maintenant, si tu te sens autorisé a remettre en question le diagnostic de 3 équipes professionnelles différentes, c’est ton choix.
        C’est sur qu’a 3 ans, quand on nous a dit qu’il fallait mieux l’oublier pour penser à sa soeur, peu de gens pensaient que ça serait possible.

      • appoline appoline 5 mai 2013 11:58

        Sous prétexte de « normalité », vous êtes prêts à jeter dans la fosse aux lions votre enfant. N’avez vous pas remarquer que les enfants ne se font pas de cadeaux entre eux ? Ne croyez vous pas que votre gamin va se sentir déstabilisé sous les quolibets des petits copains ? 


        Allons allons, vous confiez vos enfants à des personnes qui n’y connaissent rien à l’autisme (terme fourre-tout, tout comme Alzeimer dans lequel on regroupe tout ce qui nous échappe et qui pourtant ressemble à), vous n’avez pas peur surtout que le système s’effondre et créee depuis pas mal d’années de beaux analphabètes. Mais non, il faut absolument qu’il intègre une structure normale, ça rassure oui mais que les parents qui pensent à leur devenir quand ils ne seront plus là. Mais ça ne se passe pas comme ça

      • Famillia 6 mai 2013 06:39

        Je suis maman d un ados autiste même si aujourd’hui hui son autisme est moindre mais toujours la,il est autiste .a quatre ans il a reçu par le cra le diag d autiste sévère.

        Petit il se tapais la tête sur les murs,les sols,il hurlais,il nous lançais tout ce qu il trouvais a la figures,il pouvait passer des heures a se faire passer une petite voiture devant ses yeux et j en passe.il était autiste,avec beaucoup de travail,de levez au coucher pendant des année il est peu a peu sorti de sa bulle,lui a qui les psy prédisait l hôpital ,va au collège et va même commencer un apprentissage.l autisme ne disparaît pas,il est la quand il est ennerver et qu on est obliger de lui donner des calman,il est la quand il passe des heures encore a se faire passer des petites voitures devant les yeux,il est la encore car il ne m a jamais regarder dans les yeux.oui y a eu des génération d enfants sacrifier dans ce pays,mon fils en aurais fait parti si j avais écouter les psy.l autisme est un handicap qui peut évoluer si on s en occupe.

      • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 mai 2013 09:07

        Il faut toujours un commentaire à la con dans un fil. C’est une fatalité statistique.
        Comme ça c’est fait. Merci Appoline.


      • legrind legrind 6 mai 2013 10:12

        Vous avez raison astérix , la réalité de l’école c’est rarement celle des gentilles petites écoles de province de TF1 , quand j’étais assistant d’éducation j’ai vu un enfant déficient plusieurs mêmes avec leurs avs larguées, ils étaient incontrôlables criaient insultaient , essayaient de partir de l’école aux récréations on était obligé de courir après , les instits étaient sur les rotules et en plus culpabilisés de ne pas en faire plus pour ces enfants , les parents des autres élèves gueulaient ..


      • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2013 17:45

        A revoir, puisque Arte nous en donne l’occasion.

        Voyez-vous des autistes dans cette classe ?


      • chanterelle chanterelle 14 mai 2013 12:08

        Et si votre grand enfant de 38 ans avait bénéficié de ce que je qualifierai de prise en charge de qualité, et suffisante en quantité ?

        Je sais, et si, et si... vous ne le saurez jamais. Rendez vous dans 15 ans, mon enfant aura près de 22 ans... et si et si... ?

        Il ne sera jamais comme les autres, mais il a une chance, une vraie, d’intégrer la société comme il intègre l’école.


      • cecile92 4 mai 2013 10:34

        asterix. je comprend . je sais parfaitement la chance d avoir des enfants dont le handicapt est léger. comme j ai lu une fois , une personne atteinte d une pathologie peu l avoir plus ou moins marqué. esceque ca en fait d elle une personne moins malade ? ou a moins soigné ou a moins considéré .

        j ai travaillé en essat, citl, mas et foyer handas. je sais la réalité. esceque pour autant que nous devons nous taires parceque nos enfants ont des pathologies moins lourde ? n avons nous pas aussi le droit de nous plaindre, d avoir des reve pour eux ?

        il y as plusieurs degres d autismes c est un fait. en gros nos enfants ne sont pas de « vrai autistes parceque moins atteint ? » pour vous du moins ?

        votre souffrance et celle de votre fils et famille ne dois pas non plus vous rendre aveugle a la vie et l espoir des autres

        je comprend votre souffrance vraiment


        • asterix asterix 4 mai 2013 14:52

          Bonjour Cécile,

          Loin de moi l’idée de noircir les autres ou de minimiser leur douleur par rapport à la mienne. J’ai simplement écrit que les parents n’ont tendance à comprendre, analyser, le phénomène autisme que par rapport au cas qu’ils vivent.
          En fait, les psy se préoccupent plus des dégâts collatéraux dans les familles que des autistes eux-mêmes. En fait, ils n’en ont pas besoin mais simplement d’être occupés pour ne pas être confrontés au mur qu’ils ont dans la tête.
          Ben à toi.


        • kemilein 4 mai 2013 10:53

          j’en ai eu un... violent comme pas deux...
          on fait quoi d’un cas pareil ?
          on le laisse taper tout le monde parce qu’il est malade dedans sa tête ?
          ca beugle en classe tout d’un coup, on fait quoi d’un cas pareil ?
          rien on le laisse, pour faire croire qu’il est comme tout le monde.

          les handicapés rêvent d’être « normaux » pourtant on doit toujours se mettre a leur niveau, être super révérencieux, faire des structures exprès pour eux....
          les autistes ils sont « normaux » ou « handicapés » (on parle pas des légers là)  ??


          • EgaliTED EgaliTED 4 mai 2013 11:02

            Il n’est pas « malade dedans sa tete », il ne comprend pas le monde parce que personne n’a pris la peine de lui expliquer. Si cet autiste avait pu bénéficier d’une prise en charge conforme aux recommandations de la HAS et non des stupidités que la France maintient dans son système psychiatrique contre vents et marées, sans doute cet enfant aurait il eu un comportement différent. Là où votre position se comprend, c’est qu’on ne peut pas demander tout à l’école, et surtout pas de subir les carences des autres. Ces exemples réussis sont là pour démontrer qu’avec une prise en charge adaptée (c’est à dire éducative, comportementale ou développementale comme TEACCH et ABA), la plupart des autistes trouvent leur place à l’école.

            Rappelons une fois encore qu’en Italie, en Espagne ou aux USA, la proportion d’autistes à l’école ordinaire est de 80%, contre 20% en France. Le système français est malade, pas les autistes qui le subissent.


          • cecile92 4 mai 2013 11:09

            c est effectivement un fait que l école n est pas fait pour tout les enfants handicapé , mais pareil pour les non handicapé . mon grand a eue en 1 ans et demie de collége 3 agression dont une fini aux urgence et je suis persuadé que si une dame n était pas venue la je serais a pleuré mon gosse ( devant le collége) par un gamin mis dans une segpas parceque violent au milieux d enfants avec des handicap legé

            d autre seront violent et la aussi ca posera probléme

            moi le mien son tord est d etre trop doux comme quoi

            c est tout le systéme qui est a revoir . ne plus ce servir de classe comme la segpas comme poubelles ou on mets agneaux et loups

            pourquoi ca fonctionne dans d autre pays ??

            moi c est le « normal comme vous dites » qui a defonce la tete de mon fils

            pourquoi mon fils aurais pas sa place alors qu un délinquant recidiviste, qui en plus fait de la boxe en a une ?

            on est parfaitement conscient que tout les enfants handicapé ne peuvent pas suivre une école classique. mais les autres ceux qui peuvent

            mon petit c est pareil 4.5 ans et dejas brimé par les autres dans sa classes . il a pas le droit lui non plus a l école ?


          • tf1Goupie 4 mai 2013 13:25

            exact, faudrait déjà que ça se passe bien pour les élèves « ordinaires »


          • asterix asterix 5 mai 2013 12:01

            Egalited...
            D’où sortez-vous vos chiffres de 80 et 20 % ? Un autiste sévère est totalement incapable d’aller à l’école avec des condisciples ne souffrant pas du même mal. Ce n’est ni bon pour lui, ni bon pour les autres élèves. Pire, si le prof n’intervient pas ( et là en effet la solution peut s’avérer bonne dans le respect de plus faible que soi ) le pauvre servira de punching ball aux autres.
            Autistes légers, ok ! Et encore, cela va dépendre du prof.
            Autistes graves, jamais !
            Je respecte votre conception de l’intégration et de votre implication, mais je doute du bien-fondé de votre interprétation. Relisez ce qu’en dit Gaspard, il a raison.
            Il n’y a qu’un point sur lequel nous nous rejoignons tous. Deux même :
            - notre volonté de vouloir sortir nos petits de cela
            - le courage de prendre le problème à bras le corps.
            C’est bien plus important que tout ce qui nous divise.
            EN MATIéRE D’AUTISME, IL N’Y A PAS DE SOLUTION TOUTE FAITE.


          • appoline appoline 5 mai 2013 12:04

            Ben voyons, l’autiste pas malade, n’a pas de défaillance, pire l’autiste n’est pas autisme puisqu’on ne lui a pas expliqué. 

            Avec des théories comme ça, vous n’avez pas fini de tomber de l’armoire. Et que faites vous quand ils se tapent la tête contre les murs, qu’ils vous agrippent avec une violence inouie, vous leur expliquez que le monde est fou et qu’ils faut bien qu’ils fassent ressortir leur colère (si il y a) car nous ne savons toujours pas ce qu’il se passe dans la tête d’un autiste, malgré nos théories, ce ne sont que des supputations.

          • EgaliTED EgaliTED 5 mai 2013 13:22

            Formez vous a l’ABA, Appolline, ca vous sera utile, manifestement.


          • EgaliTED EgaliTED 5 mai 2013 19:56

            Ah si, Apolline, un conseil pratique quand un autiste « se tape la tête contre les murs, vous agrippe avec une violence inouie » :

            1) faites lui vérifier les dents : une rage de dents, quand on ne sait pas le dire, ça peut rendre dingue
            2) continuez avec un bilan somatique complet, incluant une visite chez un gastro-entérologue : un mal de ventre, quand on ne sait pas le dire...
            3) ensuite, mettez en place un moyen de communication alternatif comme le PECS par exemple, et apprenez lui à vous dire où il a mal.

            Ca devrait déjà résoudre pas mal de choses. Sinon vérifiez aussi une éventuelle hypersensibilité (auditive, tactile, visuelle).

          • guitoune guitoune 6 mai 2013 01:03

            parce que vous appoline, vous savez ce qui se passe dans la tête des non-autistes ..... dans ce cas, il faut le dire, ça éviterait quelques morts ......


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 mai 2013 09:39

            En fait, en lisant Appoline, il me vient une définition qui siérait pas trop mal à l’autiste dans notre société :
            « seul contre la connerie ».

            Ceci étant dit : ma compagne est instit. Bien qu’adhérent totalement à l’esprit de l’article, et sachant ce qu’elle endure dans sa classe à 3 niveaux dont 1 de maternelle (GS), seule sans atsem bien évidemment, la dernière chose que je lui souhaite est un elève autiste dans sa classe. De toutes façon c’est simple elle est déjà à bout et craque régulièrement.
            Ceci en touchant moins par mois après 15 ans d’enseignement que le chauffeur du ramassage scolaire qui a la même ancienneté.

            Il ne faut pas se tromper de combat. C’est l’école en entier qu’il faut revoir. Mais quand on voit le niveau des commentaires qu’a suscité la réforme de Peillon et la façon dont elle a en général été reçue (en partie pour la même raison que celle évoquée au paragraphe précédent), on a le droit de désespérer.

            Bon courage et hommage aux parents concernés par cette lutte dont l’injustice est exacerbée par l’hypocrisie sociétale en cours et son contingent de connerie (relire les commentaires d’Appoline pour illustration).


          • kemilein 7 mai 2013 18:13

            théréza est une italienne trisomique de 45 ans
            elle travail (oui oui) dans un hopital elle a pourtant vécu toute sa vie chez ses parents jusqu’a leur mort
            elle a un comportement possessive qui tend a la violence quand on contrarie ses caprices.

            elle n’est pas autiste.

            ma question n’en demeure pas moins
            un handicapé est un handicapé ou une personne normale ?
            si vous me dites normal, je vous répond alors qu’elles va devoir vivre comme tout le monde.
            on supprime les rampes d’accès, on supprimes les aides et on va enfin voir si elles sont comme tout le monde « normal »

            je dis une chose simple pourtant : c’est pas une honte d’être handicapé, faut seulement l’accepter, et accepter aussi que certaine handicapé ne peuvent pas vivre avec les autres (sans surveillance) car ils sont dangereux (et en plus irresponsable devant la loi)

            ca fait appel a trop de chose ici (detection des maladies / qui dit que c’est une maladie / société panoptique / etc)


          • chantecler chantecler 4 mai 2013 16:48

            La propagande de cette association qui mélange tout m’écoeure .


            • EgaliTED EgaliTED 4 mai 2013 20:53

              Il ne s’agit pas de propagande mais d’exemples d’enfants, y compris sévèrement atteints par l’autisme, qui réussissent leur scolarité inclusive en milieu ordinaire. En quoi ces belles réussites humaines sont-elles écoeurantes ?


              Sinon allez visiter Gautena, l’Espagne n’est pas très loin - vous risquez évidemment d’en revenir écoeurés encore plus par leurs résultats, qui nous montrent par contraste l’ampleur du scandale français.

            • chantecler chantecler 5 mai 2013 09:45

              C’est ça !
              Laissez moi votre CCP que je vous envoie un chèque .


            • EgaliTED EgaliTED 5 mai 2013 13:24

              Vous n’avez rien trouvé d’autre ? Gardez votre argent pour l’ECF et l’ALI, ils en auront besoin quand ils auront perdu pour de bon leur vache a lait.


            • guitoune guitoune 4 mai 2013 17:12

              merci pour l’article
              Le parcours de mon fils est semblable ... diagnostiqué à 3 ans autiste sévère, une pédopsy qui voyait son avenir en hdj et en ime (qui a même fait un courrier à l’école pour augmenter les jours en hdj) et cette pédopsy qui ne faisait rien pour l’aider (refus d’orthophonie, d’école, de méthode de communications alternatives comme le pecs) ... nous, parents, avons bataillé et mis en place tout ce que le cmpea refusait. Notre grande chance est d’avoir rencontré une orthophoniste exemplaire, qui s’est formée, et des instits très volontaires avec qui nous avons travaillé main dans la main (sauf 1 année) et une éducatrice de sessad formidable. Le travail a payé .. mon fils est aujourd’hui en 4è, avec une avs à temps plein ... Tout n’est pas merveilleux mais mon fils aura certainement plus de chance d’avoir une vie autonome et on ne le doit pas aux institutions psychiatriques de notre pays ....


              • appoline appoline 5 mai 2013 12:09

                C’est vous qui payez l’avs ? Ou l’argent du contribuable ? Oui je sais, je suis sévère à voir même ignoble pour certains mais dîtes vous bien que si, chacun, dans son coin, prend une avs au lieu de grouper les autistes dans une structure adaptée, le système ne pourra pas perdurer, car il ne reste que 5 pays qui accepte de nous prêter les fonds pour les dépenses de l’état, nous sommes sur la corde raide, prenez vos dispositions.


              • EgaliTED EgaliTED 5 mai 2013 13:31

                Vous racontez n’importe quoi, Appolline... Un autiste scolarisé coute beaucoup moins cher qu’un autiste en IME ou en Hopital de Jour psychiatrique, qui facture ses journées a 700€ a la sécu.

                Et vous négligez le fait qu’un autiste adulte ayant pu accéder a l’autonomie coute moins cher a la societe et au budget de l’Etat, qu’un autiste interné a vie dans nos belles institutions infichues de leur apprendre quoi que ce soit.

                Alors oui, vos propos sont ignobles (vous proposez quoi sinon, l’euthanaise ?) mais aussi idiots et erronés...

              • Tess92 5 mai 2013 23:05

                Punaise, Appoline est de retour avec ses théories à la noix et ses conneries habituelles ! Désespérant !


              • guitoune guitoune 6 mai 2013 00:52

                Le troll, l’ime ou l’hdj, vous croyez que c’est moi qui paye de ma poche ou le contribuable ??? Mon fils coute moins cher à la société avec son avs que tous les pauvre gosses que l’on envoit dans les institutions ... allez pourrir d’autres articles ...

                asterix, comment pouvez vous connaitre l’évolution d’un enfant diagnostiqué à 3 ans ? Comment peut-on le condamner à l’institution à vie dès 3 ans sans avoir mis en place des choses qui vont le faire évoluer ? 


              • guitoune guitoune 6 mai 2013 01:08

                autre chose appoline, les enfants en fauteuil, vous les regroupez pour qu’ils utilisent un fauteuil pour 5 ... allez hop, chacun son heure de fauteuil .... pour les lunettes, idem, chacun son tour ... et toi, tu n’entends pas, ah ben tant pis, tu entendras quand ton tour viendra, tu dois attendre encore 3 heures pour que ce soit ton tour pour l’appareil auditif ...


              • cecile92 6 mai 2013 08:37

                appoline  :

                1 enfant sur 150 !! priez pour que ca tombe pas sur vous ou votre descendance .................

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