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Accueil du site > Actualités > Société > Avons-nous un droit au bonheur ?

Avons-nous un droit au bonheur ?

Existe-t-il un droit au bonheur, gravé quelque part en lettres d’or, et que l’on pourrait brandir pour s’en réclamer ? Si vous répondez oui à cette question, vous êtes forcé d’admettre aussi l’existence d’un devoir corollaire. Mais alors, ce devoir de vous rendre heureux, sur qui le ferez-vous peser ? Sur Dieu, l’Etat, la famille, l’argent, sur vous-même ? Il n’existe pas de droit sacré au bonheur. Rien d’écrit dans la Constitution de notre République. Et pourtant, certains candidats à la présidentielle font comme si un tel droit existait, comme s’ils en étaient les garants...

  • Ce que les candidats à l’élection suprême nous adressent comme signes.

Le premier à avoir entonné la chansonnette, c’est Laurent Fabius, qui a choisi comme thème d’entrée dans sa campagne le titre d’une chanson de Cali C’est quand le bonheur ?. Le chanteur s’est opposé après coup à l’utilisation de sa chanson à des fins politiques. Fabius propose plus de sous pour être plus heureux (augmentation conséquente du Smic) mais nous verrons plus loin que l’augmentation de revenus n’induit pas systématiquement un sentiment de bonheur accru, passé le premier effet.

Sarkozy Potter et sa sécurité magique : Nicolas Sarkozy avait aussi tenté de récupérer la chanson, révèle Cali dans Le Monde 2. Là encore l’artiste a dit non. Mais cela montre bien que Nicolas aussi se prétendait l’artisan de notre bonheur. Sa méthode : le «  sécuritarisme ». Evidemment, cela ne va pas sans quelques sacrifices sur le plan de notre vie privée, comme le fichage étendu et systématique. Marat , le révolutionnaire, nous avertissait : "La trop grande sécurité des peuples est toujours l’avant-coureur de leur servitude." Pour reprendre aussi un proverbe grec : « Le vaisseau le plus sûr est celui qui est ancré au port. » Autrement dit, le repli de la nation sur elle-même, la restriction du mouvement d’aller et venir, sont-ils la meilleure voie vers le bonheur ?

Le bonheur, c’est la beauté : enfin, la personne candidate qui excelle en promesse de bonheur, c’est Ségolène Royal. Elle n’a nul besoin d’en défendre l’idée : elle l’incarne !

  • L’Etat nous doit-il le bonheur ?
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793 disait dans son article premier : « Le but de la société est le bonheur commun. » C’est la seule constitution française qui ait fait porter sur l’Etat l’obligation de rendre le peuple heureux. Cette constitution n’a pu être appliquée, et l’on ne saura donc jamais si cette entreprise philanthropique envers le peuple français aurait abouti.

La forme de l’Etat n’est pas étrangère au bonheur des citoyens. Ainsi, 64 % des Danois, qui vivent en social-démocratie, se disent très satisfaits de leur vie, contre seulement 16 % des Français. En revanche, les vingt-cinq pays ex-communistes, sauf le Viêtnam, la Slovénie et la République tchèque, ont les scores les plus bas. Les pays de tradition protestante ont des scores assez élevés (chiffres donnés par Claude Fischler, sociologue et directeur de recherche au CNRS).

  • Le bonheur et Dieu 

Pour Ed Diener, l’un des auteurs de l’article « The Satisfaction with Life Scale » (échelle de satisfaction de vie, SWLS), les croyants éprouvent un bien-être supérieur aux non-croyants. André Comte-Sponville montre, lui, que l’on peut être heureux sans Dieu, par le secours de la spiritualité athée. Toute sa réflexion est liée à l’idée du bonheur, seule préoccupation essentielle selon lui. L’essayiste Pascal Bruckner dans L’euphorie perpétuelle (2000), rappelle que la religion catholique reporte dans l’au-delà la béatitude promise. La pensée religieuse a « pour stricte condition que le salut ne doive en aucun cas advenir » (Clément Rosser, L’objet singulier, Editions de Minuit) alors que la vision laïque du bonheur a pour exigence inverse que celui-ci advienne sans délai.

  • Le bonheur et l’argent 

Comme nous l’explique Fischler, bien que dans les pays développés à régime démocratique et économie de marché, le pouvoir d’achat, le niveau de vie, de confort matériel, de consommation aient augmenté considérablement au cours des cinquante dernières années, le niveau de satisfaction mesuré n’a pas suivi. Ce phénomène est connu sous le nom de « paradoxe d’Easterlin » (du nom de l’économiste Richard Easterlin). Pour Ed Diener, d’une manière générale, les cultures ou les personnes qui privilégient les relations sociales plutôt que les biens matériels ont de meilleurs scores de satisfaction de vie. L’argent nous délivre des soucis, mais s’il devient obsessionnel (que l’on soit pauvre ou riche), il pourrit nos chances de bonheur.

  • Le bonheur, un devoir ?

C’est la thèse que défend Pascal Buckner dans le livre précité : « Le malheur n’est pas seulement le malheur : il est, pire encore, l’échec du bonheur » dans notre société où être heureux est une obligation morale qui pèse sur chacun. Ainsi dit-il : « Nous constituons probablement les premières sociétés dans l’histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux. »

  • Le bonheur, un malheur surpassé ?

Boris Cyrulnik a repris la notion de résilience dans son ouvrage Un merveilleux malheur. La notion de résilience a été beaucoup reprise dans le domaines de la protection de l’enfance, pour les cas d’enfants maltraités qui développent malgré leur difficile passé des aptitudes étonnantes au désir de vivre.

Le tort de l’Occident, selon Bruckner, est d’avoir donné aux hommes l’espoir insensé d’un effacement prochain de toutes les calamités : famines, indigences, vieillesse.

Mais l’incorrigible optimiste qu’est le biochimiste Joël de Rosnay (que je ne présente pas aux lecteurs d’AgoraVox, site dont il est cofondateur et coresponsable), proclame que quatre-vingts ans, selon bon nombre de scientifiques, c’est trop jeune pour mourir. « Il devrait être possible d’allonger d’une trentaine d’années encore la durée de vie pour la grande majorité des gens et, surtout, de vivre en forme pendant ces années supplémentaires, estime-t-il. Coauteur de Une vie en plus. La longévité, pour quoi faire ? (Seuil 2005), il nous montre l’avenir rêvé : puisque la limite de l’espérance de vie est sans cesse repoussée, et qu’il y a encore bien de la marge, nous pouvons espérer voir grandir nos arrière-petits-enfants et les aider dans leur quête de bonheur.

En tout cas, chers candidats aux élections présidentielles, ne nous promettez pas l’impossible ! Montrez-nous plutôt par l’action concrète ce qui peut améliorer notre quotidien. Méditez l’exemple de Coluche, et entonnez ce premier couplet de la chanson des Enfoirés :

« Moi, je file un rancard
A ceux qui n’ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l’hiver
A manger et à boire »

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59 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 12:43

    « Des malheurs évités le bonheur se compose » (Alphonse Karr).

    Il n’y a donc pas de droit politique au bonheur. Une telle conception est absurde. Le politique, dans le meilleur des cas (qui n’est pas le plus fréquent) ne peut tout au plus que pallier à certains malheurs.

    Cet article fera-t-il un malheur ?


    • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 13:03

      Bien vu, Marsupilami pour le jeu de mots ! smiley


    • Bulgroz 10 novembre 2006 13:10

      Pallier, pallier à

      Le verbe pallier, qui s’écrit avec deux l, signifie selon le contexte, tantôt corriger ou résoudre, tantôt compenser ou atténuer. Il s’emploie avec un complément d’objet direct. C’est ce qu’on appelle un verbe transitif direct.

      Pour pallier certaines difficultés, on a eu recours à une équipe de spécialistes. Cette réunion a pallié le manque de renseignements.

      La construction pallier à se lit et s’entend de plus en plus, probablement à cause de l’analogie avec son synonyme, remédier à ; mais elle est considérée comme fautive par les grammairiens.

      Pour des explications plus complètes et des exemples plus nombreux, on consultera une grammaire ou un dictionnaire des difficultés de la langue.


    • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 13:54

      @ Bulgroz

      Tu devrais demander à ta grammaire de t’acheter un clavier avec caractères ironiques et double-sens. Sinon gare aux repliages des handicapés de l’humour !


    • LE CHAT (---.---.75.49) 10 novembre 2006 16:11

      houba houba pour ton commentaire, bel humour !

      le bohneur est depuis toujours dans les programmes politiques , le bout du tunnel , les lendemains qui chantent...., c’est du marketing politique

      On peut toujour rêver , mais pour la concrétisation des promesses il faudra se lever de bonne heure !


    • 3p (---.---.102.41) 13 novembre 2006 08:50

      Merci Bulgroz,

      J’en ai assez de voir et d’entendre ce genre de phrase :

      Pour pallier aux ennuis pécuniers, il faut faire des coupes sombres.

      (mille excuses, j’ai un peu trollé)


    • Nicolas (---.---.225.247) 13 novembre 2006 09:49

      Personnellement l’usage de pallier à ne me dérange pas. Camus, Gide, et bien d’autres l’ont utilisé. Grevisse,dans « Le Bon Usage » 8ème édition, §599 en parle, et n’excomunie personne...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 13:35

      Avons-nous droit à l’impossible si comme le criait 68 ?

      Soyons réalistes, demandons l’impossible !

      Si l’impossible est un droit, c’est aussi un devoir

      Soyons réalistes, réalisons l’impossible !


      • pingouin perplexe (---.---.99.240) 10 novembre 2006 16:15

        Si vous voulez mon avis, même à le réduire inlassablement... de l’impossible, il en restera toujours. Et je dirais... fort heureusement, car c’est aussi en cela qu’il nous est donné de faire l’épreuve de notre condition finie, humaine.

        Ceci dit, il me semble que le bonheur appartient davantage à la catégorie du possible...

         smiley

        L’article pose des questions intéressantes, mais il y aussi, peut être à discuter l’approche qui consiste souvent à réduire le sentiment religieux à une affaire d’arrières-mondes. Au fondement, il me semble que le religare soulève d’abord des questions relatives à l’articulation entre individuel et collectif.


      • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 17:26

        @ Pingouin perplexe

        Toi, tu dois avoir à trouver les bonheurs vrais : friables, passagers, transitoires, evanescents, improbables mais tous VRAIS.


      • Marc P (---.---.224.225) 10 novembre 2006 17:35

        Bonjour,

        En vous lisant Marsu, Pingouin B Dugué et beaucoup d’autres, je suis frustré et mon bonheur est donc compromis de ce que je ne puisse que voter pour ou contre la « pertinence » du comm en ce qu’il n’est pas « hors sujet » ou trollisant...

        On aimerait pouvoir exprimer une adhésion à l’idée exprimer comme en l’occurence (le contraire le cas échéant peut être aussi mais pas nécessairement) d’un simple clic...mais ça peut faire clique...

        Bien à vous...

        Marc P


      • ZEN zen 10 novembre 2006 13:48

        « C’est la thèse que défend Pascal Buckner dans le livre précité : « Le malheur n’est pas seulement le malheur : il est, pire encore, l’échec du bonheur » dans notre société où être heureux est une obligation morale qui pèse sur chacun. »

        Il me semble qu’il y un malentendu ou un contre-sens sur la pensée de Bruckner, ou alors c’est mal exprimé...ou j’ai mal compris.

        Dans « L’euphorie perpétuelle »(Grasset), il dénonce le bonheur , telle qu’on nous oblige à l’intérioriser, comme un « nouveau stupéfiant collectif », une « idéologie qui pousse à tout évaluer sous l’angle du plaisir...cette assignation à l’euphorie »...qui devient un dogme aliénant qui nous rend malheureux ;

        Sur ce point, pas sur d’autres, je suis d’accord avec B.


        • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 14:00

          @ Zen

          Et sur ce point Brückner a raison. Sans espoir, pas de désespoir. Version hard : « Fuir le bonheur avant qu’il n’se sauve » (Gainsbourg). Version médiane : Carpe diem. Version cool : le bonheur est fugace, sachons le cueillir quand il passe. Version électricité dans la baignoire : La ferme du bonheur.


        • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 14:02

          J’oubliais l’excellent Jacques Debronckart : J’suis heureux !.


        • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 14:06

          à Zen,

          Le bout de phrase « dans notre société où être heureux est une obligation morale qui pèse sur chacun. » est de moi et je n’ai donc pas mis de guillemets pour ces mots dans mon article. Mais je conçois qu’il y ait pu y avoir malentendu à la lecture.

          J’ai lu intégralement le livre de Bruckner (je dis cela à l’attention de certains qui avaient ouvert une polémique sur des articles citant des ouvrages non lus par le rédacteur).

          Vous avez raison eu raison de préciser. (on voit que vous êtes attentif hé hé smiley)


        • (---.---.37.70) 10 novembre 2006 14:05

          Cet article illustre bien la décadence morale de l’occidental de base..


          • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 17:09

            à IP:xxx.x75.37.70 :

            Comme toujours vous dites une chose sans argumenter.


          • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 17:10

            IP:xxx.x75.37.70)

            Déjà êtes-vous en capacité de définir ce qu’est l’« occidental de base » comme vous dites ? Bon courage !


          • Bulgroz 10 novembre 2006 17:13

            le bonheur c’est de pouvoir dire une chose et que personne ne vous demande de l’argumenter !!!! smiley smiley

            Enfin, il me semble.

            Ps : Vous manque t il ?


          • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 17:21

            @ Bulgroz

            Tu as perdu ta grammaire ? Mes condoléances sincères, c’est une grande perte...


          • Bulgroz 10 novembre 2006 17:34

            Marsu,

            J’ai pas perdu ma grammaire mais j’ai trouvé le site officiel de la mesure du bonheur par l’Université Erasmus de Rotterdam.

            http://www1.eur.nl/fsw/happiness/hap_nat/nat_fp.htm

            où on peut voir que l’Algérien ou l’Albanais connaît plus le bonheur que la Français.

            Ps : te manque-t-il ?


          • c florian (---.---.162.39) 10 novembre 2006 15:34

            le bonheur ne peut être qu’individuel, un état ne pourra jamais l’assurer. par contre, il est du devoir de l’état de permettre l’accés au bonheur et lutter contre ses entraves. la france posséde de nombreux atouts pour rendre heureux et pourtant les français sont dépressifs. il serait interessant de réaliser une carte de france du bonheur, on constaterait que les départements les plus pauvres ne sont pas les plus malheureux. par contre l’ile de france, avec la plus grande richesse, la plus grande offre culturelle, la plus belle ville du monde, serait trés proche de l’état suicidaire. le bonheur est aussi un état d’esprit, une culture et nous nous apprenons surtout à voir le négatif.


            • docdory docdory 10 novembre 2006 16:07

              Epicure , à qui l’on demandait ce qu’était le bonheur , répondait : « ne pas avoir faim , ne pas avoir froid , ne pas avoir mal » .

              Traduit en termes modernes : « avoir une alimentation suffisante et correcte et de l’eau potable à disposition , avoir un logement correct , bénéficier de soins médicaux corrects » . J’aurais tendance à y ajouter : « avoir bénéficié d’une instruction correcte »

              Bien sûr , la définition d’Epicure est celle de conditions nécessaires au bonheur , et non pas de la réalité du bonheur , les aléas de l’existence pouvant rendre l’être humain malheureux même si ces conditions sont remplies .

              Il n’en reste pas moins qu’un pays dans lequel ces trois conditions du bonheur ne sont pas réunies pour la plupart des citoyens est un pays vraissemblablement mal gouverné , d’une façon ou d’une autre . Il y a une sorte de devoir de l’Etat d’assurer que cette « infrastructure » du bonheur soit assurée pour tous les citoyens , pour le reste le bonheur est surtout l’affaire d’aptitudes et d’efforts individuels , et non l’affaire de la puissance publique .


              • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 17:01

                à Docdory,

                Je rejoins votre analyse même si je le dis avec des mots différents : je considère que l’Etat a le devoir de procurer à chacun le bien-être décent aux plans matériel (logement, revenus de subsistance), physique (hygiène, santé) et moral (éducation) mais que le bonheur est une quête toute personnelle, une notion toute subjective, et que l’Etat doit simplement pour cette seconde chose favoriser les conditions de réussite et d’épanouissement de chacun, éviter les entraves.

                Pour les SDF, les banlieues, les femmes violentées, les détenus, et certains retraités et étudiants, il y a encore du travail sur la planche.


              • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 17:07

                Epicure ça fait mal ?

                Pour Epicure, être heureux c’est connaître l’ataraxie (absence de trouble), ce qui suppose une vie ascétique. (satisfaction de certains désirs seulement). (Je ne suis pas philosophe de formation mais jai potassé pour le sujet...)

                P.S : J’oubliais pour le bien-être que doit procurer l’Etat : la sécurité évidemment (extérieure et intérieure)


              • Tristan Valmour 10 novembre 2006 18:02

                Bonjour le Taverneux !

                Qu’est-ce que le bonheur ? Pour la plupart, un moment très intense, mais d’une durée limitée.

                Et si, tout simplement, c’était cela : Bonheur = (somme des moments heureux d’intensité variable) - (somme des moments malheureux d’intensité variable) > 1 ?

                 smiley


                • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 20:12

                  Bonjour le Glamour,

                  La question n’étant pas « Qu’est-ce que le bonheur » vous êtes hors-sujet !!! smiley

                  Mais je n’actionne pas le vote pour cette fois, je vous épargne dans ma grande clémence du vendredi soir.

                  Le sujet était, je le rappelle : « Avons-nous un droit au bonheur ? » Sans quoi j’aurais parlé de l’amour etc. De la durabilité de l’état de bonheur, etc.

                  Le « Taverneux »


                • La Taverne des Poètes 10 novembre 2006 20:13

                  Cela serait à discuter dans un autre débat. Mais franchement je n’aime pas trop le bonheur en équation ! MDR smiley


                • Tristan Valmour 10 novembre 2006 22:26

                  Bonsoir le Taverneux !

                  J’avais bien compris la problématique de votre texte, mais j’avais juste envie de vous faire un ptit coucou hors sujet, histoire de vous dire que je vous lis hihi smiley


                • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2006 18:59

                  L’argent ne fait pas le bonheur. Le manque d’argent non plus. Y a t il une vie avant la mort ?

                  Un peu de la philo de comptoir, tout ça.


                  • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 19:13

                    Excellente réflexion...


                  • Marsupilami (---.---.93.165) 10 novembre 2006 19:21

                    Je retire de tous ces commentaires, pour l’instant (mais je le savais déjà) qu’il n’y a pas de vrai bonheur sans humour (même noir). Bonne nuit !


                  • alberto (---.---.213.115) 10 novembre 2006 20:28

                    J’acquiecse (si j’ose m’exprimer ainsi) aux commentaires de Forest et de Marsupilami...

                    Le bonheur serait-il d’être parfait ? Alors, d’accord avec Jules Renard, mieux vaut renoncer dès maintenant...

                    Mais ça ne m’empèche pas de vous souhaitez une bonne nuit : c’est peut être ça le « bonheur » !


                    • achyllus (---.---.28.47) 10 novembre 2006 21:09

                      Pour être heureux faudrait-il déjà avoir un physique correctement formé et en bonne santé, tout le reste n’est que broutilles quand ce n’est pas le cas.


                      • (---.---.193.66) 10 novembre 2006 22:04

                        Voyez l’analyse de Frédéric Nietzsche sur le bonheur, au début de l’index.


                        • Rétif (---.---.201.239) 11 novembre 2006 10:21

                          Le préambule de le contistution américaine reconnait à chacun le droit à la Recherche du bonheur,et c’est bien suffisant.Bien suffisant pour définir une démocratie.


                          • La Taverne des Poètes 11 novembre 2006 22:48

                            Au Rétif :

                            Nous sommes bien d’accord sur ce point. Le bonheur est affaire individuelle et non l’affaire de l’Etat.

                            Le droit au bonheur individuel, au sens intime, au sens de revendication légitime est une évidence. Le droit au bonheur du peuple proclamé par quelque texte supérieur ou quelque chef suprême est une hérésie et un danger.

                            Cependant, l’Etat a un rôle à jouer pour protéger ses citoyens et favoriser leurs libertés et la justice. Je l’ai dit plus haut dans un commentaire à propos du bien-être.


                          • Jason Nicolas 11 novembre 2006 11:20

                            Quelle sotte idée que d’associer le droit et le bonheur !!! Deux concepts si divergents qu’on aboutit à une discussion de café du commerce. Amusant, mais c’est tout. Le droit d’un côté, système fermé, codifié, rigide et le bonheur, l’ineffable, très subjectif et balayant très large, ces deux termes ne faisant pas bon ménage. Je n’ose pas imaginer « le bonheur pour tous ». A quand le supermarché du nirvana ? Le bonheur des peuples, on a eu Staline, Mao et Hitler, ça suffit, non ?


                            • (---.---.74.206) 11 novembre 2006 21:42

                              tu dois etre assez ideologique pour resumer ce truc ;Quelle sotte idée que d’associer le droit et le bonheur !!! Deux concepts si divergents qu’on aboutit à une discussion de café du commerce. Amusant, mais c’est tout. Le droit d’un côté, système fermé, codifié, rigide et le bonheur, l’ineffable, très subjectif et balayant très large, ces deux termes ne faisant pas bon ménage. Je n’ose pas imaginer « le bonheur pour tous ».

                              c’est quoi t’a cuisine ? au quotidien !!!


                              • La Taverne des Poètes 11 novembre 2006 21:51

                                On avait bien entendu le message. Inutile de le reproduire et de crier dans mes oreilles que j’ai sensibles. Tu peux retourner au comptoir à présent !

                                Aux modérateurs : Il faudrait envisager un système de contrôle des commentaires émis des cybercafés aux heures tardives.

                                P.S : Dis, tu t’es vu quand t’as bu ?

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