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Accueil du site > Actualités > Société > Baba coule sans faire de vagues

Baba coule sans faire de vagues

Contre-enquête. Il y a trois mois, un sans-papiers malien, fuyant la police, s’était noyé dans la Marne. Retour sur la fin tragique et obscure d’un homme venu légalement en France pour sauver sa sœur.

Courir, chuter, mourir. D’abord courir, évidemment, pour congédier les policiers en blouson noir, brassard rouge, appointés au contrôle d’identité. Chuter probablement, si possible dans la rivière verdâtre de la Marne, non loin de la berge, sans que l’on sache très bien s’il s’agit d’y sauter avec hardiesse ou d’y trébucher malencontreusement. Enfin mourir, comme il se doit, de noyade consécutive au choc thermique avec une eau à 6 degrés selon les termes de l’autopsie.

Ce n’était pourtant pas une belle journée pour mourir, en ce vendredi 4 avril : ciel bleu pâle, soleil pudique, vent frais. Au sud-est de Paris, Joinville-le-Pont, Val-de-Marne : entre l’église Saint-Charles et le monastère bouddhiste, sa gare RER, scène de la rencontre fatale. Baba Traoré, jeune homme, l’allure sportive, le regard inquiet, est abordé par des agents de la RATP pour vérifier sa carte Navigo. Celle-ci est valide, mais une pièce d’identité est requise. Se sachant en situation irrégulière depuis quelques mois, Baba sent le piège se refermer sur lui. Sans titre à leur fournir, le voilà prié de bien vouloir suivre les policiers de la Bac, toujours disponibles en renfort, pour un contrôle de son identité dans leur véhicule équipé d’un fichier. Basculement : l’homme décide alors de quitter la compagnie des fonctionnaires qui l’entourent et de prendre la tangente. Sortie par le haut, en remontant l’escalier qui mène au parvis de la gare. Devant lui, la rue Jean-Mermoz : autant la dévaler sans perdre une seconde. C’est ainsi que passants et commerçants verront courir à toute allure, comme si leur vie en dépendait, trois hommes, l’un avec une légère avance, en direction du pont de la Marne, 400 mètres plus bas. Au croisement de la rue Chapsal, où se trouve l’arrêt de bus dénommé « carrefour de la résistance », Baba tourne à gauche. Un policier réquisitionne un scooter et continue motorisé la poursuite. L’autre agent se dirige vers le pont, couvrant une éventuelle retraite arrière du fugitif tout en gardant une vue d’ensemble sur la traque.

Un gangster en scooter

Tout se joue désormais entre deux hommes : l’immigré paniqué qui risque d’être expulsé en cas d’arrestation ; le policier zélé qui s’acharne à vouloir capturer celui qui représente une cible de choix pour sa hiérarchie. Deux hommes que tout oppose mais qui vont partager le secret intime, dans les détails de son déroulement, d’une tragédie : la noyade de l’un d’entre eux. 14 h 30, face au 15 quai de la Marne, le drame se noue : après une course folle le long de la rive, Baba Traoré rejoint l’embarcadère de la berge. « Fais pas le con ! », se serait exclamé le policier lancé à sa poursuite et entendu par deux voisins alors présents sur leur balcon. Alarmé par cette remarque, Louis Bertrand, demeurant au deuxième étage d’une résidence située au numéro 17, dirigea son regard en direction de l’embarcadère. Qu’observe-t-il ? « Un homme debout sur la berge faisant face à une masse dans l’eau qui disparaît ». A « portée de bras », précise-t-il. M. Bertrand est intrigué. A cet endroit où les riverains aiment faire une halte, observant les parades du club d’aviron d’en face, il n’est pas rare que certains laissent sauter leur chien dans la rivière quand l’eau recouvre l’embarcadère. Mais l’homme en blouson noir semble détaché en présence de cette « masse dans l’eau », juste avant de remonter d’un pas tranquille la pente menant au quai, « prenant son temps », et de saisir son téléphone portable avec un « air passif ».

Des pompiers sans combinaison

L’autre témoin, en l’occurrence une voisine habitant au numéro 15 du quai, situé également au second étage, et qui préfère conserver l’anonymat, était en train de couper les fleurs sur son balcon quand elle entendit la mise en garde du policier. A peine eut-elle le temps, elle qui demeure face au point de chute, d’entrapercevoir un corps courir, venant de la direction opposée au pont, et tomber, poitrine en avant, dans l’eau, de manière précipitée et maladroite, « comme s’il avait glissé sur de la vase ». Elle ajoute que la scène lui parut tellement étrange qu’elle s’imagina assister à un «  film en tournage » ou surprendre de « véritables gangsters en train de régler leurs comptes ». Ensuite ? Rien. Les deux voisins s’accordent pour constater le départ de l’homme au blouson noir en direction de son collègue qui lui-même revient des abords du pont où il semblait être resté pendant la course-poursuite. Une dizaine de minutes s’écoulent. Baba n’est plus visible pour les voisins. Les sapeurs-pompiers arrivent. D’après Moussa Koné, beau-frère de la victime, des riverains, présents lors de l’arrivée de l’armada policière et des secours, lui ont rapporté par la suite que les pompiers, dont la caserne est pourtant proche, « attendaient leur combinaison » pour pouvoir rechercher Baba dans la Marne. C’est finalement la brigade fluviale qui récupérera le corps inanimé du sans-papier. A quelques mètres de l’embarcadère où la chute dans l’eau s’est produite. Malgré le courant rapide de la rivière, en raison d’un barrage situé 150 mètres plus loin, Baba n’a pas dérivé.

L’équipe du Samu l’installe sur le trottoir du quai, coupe ses vêtements et procède à la tentative de réanimation. D’après une dame à la retraite qui habite exactement au-dessus de la scène des premiers soins, après le « passage d’un hélicoptère et des hommes-grenouilles qui ont plongé deux fois dans une eau plus élevée que d’habitude », les ambulanciers ont passé près de trois quarts d’heure pour tenter de le sauver, avec détermination. En vain. « Je n’en ai pas dormi de la nuit », avoue-t-elle, les yeux encore embués. Un autre témoin du massage cardiaque, Mme Joncour, depuis l’île Fanac face au quai, affirme également avoir constaté l’énergie déployée par l’équipe médicale. D’après le rapport de la police, la réanimation du corps s’est produite, mais Baba Traoré était toujours dans un état critique. Il fut alors décidé de la transporter dans un hôpital. Cette nécessité élémentaire s’est pourtant accompagnée d’une incongruité : au lieu de transporter la victime inconsciente à l’hôpital le plus proche, comme celui de Créteil ou de Vincennes, Baba Traoré a été emmené à l’hôpital Lariboisière, au nord de Paris, à une dizaine de kilomètres des lieux du drame. Quelques heures après son évacuation, il succombera à une crise cardiaque.

Donner son rein ne suffit pas

Deux jours plus tard, au lendemain des manifestations nationales contre la politique d’immigration du gouvernement, un rassemblement digne se tient sur le quai de la Marne. Entourée d’amis et de militants associatifs, Maïmouna Traoré, la sœur de Baba, les épaules voûtées et le regard au loin, laisse échapper une confidence : « Il est venu me sauver la vie et c’est lui qui meurt. C’est comme s’il s’était sacrifié pour moi ». Âgée de 41 ans, cette femme endeuillée souffrait auparavant d’insuffisance rénale. Sous l’autorité du Pr Christophe Legendre, chef de service de transplantation rénale à l’hôpital Necker, Baba Traoré, en tant que donneur compatible, fut sollicité pour venir en France afin d’effectuer une greffe de rein pour sa sœur. C’est ainsi qu’en 2004, le jeune frère du Mali s’est vu octroyer une autorisation de séjour d’une durée de trois ans afin de procéder à l’opération et d’effectuer avec Maïmouna un suivi bimensuel par l’hôpital Necker en cas d’éventuelle complication. En 2007, l’autorisation de séjour ne fut pas prolongée. Baba Traoré effectua des requêtes administratives qui furent rejetées. En septembre et décembre derniers, il fut l’objet de contrôles d’identité à Saint-Cloud, sans résistance ni arrestation. Mais, depuis janvier 2008, son recours n’aboutissant pas malgré sa situation médicale particulière, Baba Traoré aurait été sous le coup, non pas d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (ARCF), mais d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), selon Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale.

Panic River

Consigne du pouvoir. Quota d’expulsion. Culture du résultat. Politique du chiffre. Avant d’être un élément statistique dans les flux migratoires, Baba Traoré était un homme. Agé de 29 ans et surnommé au pays « Zézé », titulaire d’un BEP électricité, il vivait avec sa sœur dans un deux-pièces à Neuilly-Plaisance, en Seine-Saint-Denis. Ancien technicien à la radio malienne « Jigi » de Kati, il vivotait de petits boulots et pratiquait le football au club de Rosny-sous-Bois en tant qu’arrière droit arborant le numéro 2. Ses amis se souviennent d’un homme posé, doux, agréable. Une chose pourtant les intrigue encore à ce jour : comme l’évoque Nagnouma Traoré Koné, son autre sœur, Baba avait peur de l’eau. Au point d’avoir « le vertige quand il voyait l’eau monter à son genou ». Durant un second rassemblement en sa mémoire le samedi 12 avril, elle insista : « C’est mon grand point d’interrogation. Je ne comprends pas. Comment Baba se serait jeté à l’eau ? Il n’a jamais nagé de sa vie ! »

Contradictions et interrogations

Mystère après mystère, le fait-divers, qualifié tantôt de « chute dramatique et malencontreuse », par Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, tantôt de « fuite d’un Malien qui s’est jeté dans le fleuve », d’après Brice Hortefeux, a pourtant l’envergure d’une affaire claire obscure. Quel type de menace pousse un homme hydrophobe à se jeter à l’eau ? A-t-il seulement sauté ou trébuché ? Pourquoi les deux policiers qui ont voulu l’interpeller n’ont-ils pas tenter de le repêcher ? Qu’est-ce qui explique la lenteur d’intervention des secours ? Comment justifier l’envoi de Baba à un hôpital situé à plus de dix kilomètres ? L’énergie du désespoir n’est pas une hypothèse satisfaisante pour expliquer le saut dans l’eau. Des barques disposées le long de la rive à moins de dix mètres de l’embarcadère auraient permis aux policiers d’essayer de le sauver par eux-mêmes. La responsabilité des premiers secours paraît aléatoire, incompétente, voire négligente.

Mourir ou laisser mourir

« Baba était un sans-papier, mais il avait droit à la vie. On a essayé de le salir en le faisant passer pour un délinquant. Les policiers auraient pu le sauver, mais ils n’ont rien fait. La vérité, c’est qu’on n’a pas voulu sauver Baba ». Par sa déclaration, Nagnouma désigne le véritable scandale, selon elle, dans cette tragique histoire : la sœur de Baba Traoré soupçonne moins une grossière bavure policière que la possibilité de non-assistance à personne en danger. Depuis le 14 mai, soit au terme des 40 jours de deuil et de discrétion que la tradition religieuse prescrit, la famille envisage de déposer une plainte en ce sens, attendant pour cela les conclusions de l’enquête en cours, confiée par le parquet à l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices. En l’état, il est seulement établi qu’il n’y aurait pas eu, d’après un témoin entendu par les enquêteurs, « ni trace de violence ni contact physique entre Baba Traoré et les policiers », rapporte Brigitte Franceschini, secrétaire générale du parquet au TGI de Créteil. Certaines associations communautaires comme le Conseil représentatif des associations noires (Cran) doutent de la version officielle et ont manifesté lors de la Marche des libertés, le 10 mai, à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, « en souvenir de Baba et pour mettre fin aux contrôles au faciès ». Patrick Lozès, président du Cran, a estimé que « si Baba n’avait pas eu la couleur qu’il avait, il ne serait pas mort, car lorsqu’on contrôle un titre de transport valide, on ne demande pas les papiers d’identité. C’est le détail qui tue ».

Une plaque en hommage à la victime sera déposée à Joinville-le-Pont suite à une décision du Conseil général. Fait exceptionnel, le sénateur du Val-de-Marne et maire de Fontenay-sous-Bois, Jean-François Voguet, a saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité, comme il en a le droit en tant que parlementaire, pour qu’elle mène sa propre investigation et apporte un éclairage « aux multiples questions sur l’enchaînement des événements ayant conduit à ce dénouement dramatique ». Avec la même indignation, Dominique Adenot, maire de Champigny-sur-Marne, a adressé une lettre au Premier ministre, François Fillon, pour l’interpeller sur les « issues fatales » auxquelles conduiraient les pratiques policières en matière de lutte contre l’immigration clandestine. Un mois après sa mort, un « collectif de soutien à Baba Traoré » s’est constitué sous la coordination de son beau-frère Moussa Koné. Toujours déterminé à connaître la vérité, celui-ci lance un appel à témoins au moyen d’affiches apposées à Joinville-le-Pont et annotées d’un numéro de téléphone. La messagerie du portable de son défunt beau-frère sert désormais à recueillir les pièces manquantes du puzzle.

4 avril 2004 : émigration de Baba Traoré. 4 avril 2008 : transmigration de l’âme de Baba. 4 avril, un « jour maudit » pour Nagnouma. Mort en eaux troubles, le corps de Baba l’immigré a été rapatrié à Bamako le 18 avril. En présence d’une foule nombreuse et hétéroclite, composée de proches, de camarades de l’équipe de football « Mamahira », du ministre des Maliens de l’Extérieur et de parlementaires, il a été inhumé dans le cimetière de Kati-Samakébougou. Héros pour sa sœur, il part rejoindre la cohorte anonyme des « sans », papier, grade, statut ou visage, tombés au détour d’une interpellation. Avec plus de 25 000 expulsions annuelles requises par le ministère de l’Immigration, la saison de la chasse à l’homme est ouverte. Et parmi les chasseurs habilités, l’un d’entre eux fera peut-être un pas de côté : un des agents a été remarqué par les témoins des secours, assis sur le rebord d’un muret, non loin du corps étendu de Baba, la tête penchée, l’air accablé. « Coulez mes larmes, dit le policier ».


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48 réactions à cet article    


  • bobbygre bobbygre 16 juillet 2008 14:03

    "Les Français"

    Pour qui te prends tu pour parler au nom des "Français". Heureusement que certains Français ont gardé les valeurs d’humanisme, de solidarité et de tolérance qui ont fait l’histoire et qui font la seule légitime fierté de notre nation.

    Toi, tu es juste raciste, ce qui n’a rien de français. On trouve des racistes partout, sans doute aussi en Mali.

    Expulsions massives de la connerie et de la haine qui habitent certains esprits aigris...


  • Kassandra Kassandra 15 juillet 2008 21:07

    au nazi du gud du dessus

    Tu es certainement français mais les français comme toi sont une honte pour notre pays, une honte que dis-je pire que ça, toi et tes pareils vous êtes des cancers, des furoncles, des verrues, je préfère avoir 10 Maliens chez moi qu’un seul de tes potes skinheads. Beurk beurk...


    • TEO TEO 15 juillet 2008 23:07

      @ ancien du Gud

      Lorsque les civilisations perdent confiance en elles-mêmes, les gugusses comme le gugusse du Gud font florès. Ils tiennent de ces discours "forts", parlent "pureté", "grandeur" ; ils jouent les bravaches d’opérette, cachés au sein des troupuscules d’opérette comme le GUD. Ils s’imaginent remèdes... ils ne sont que symptômes.

      "Le meilleur moyen pour un malien de ne pas se noyer dans la Marne est de rester au Mali", dites-vous... Bien sûr... comme le meilleur moyen pour deux jeunes Français de ne pas êtres massacrés en Angleterre, c’est de n’y être jamais allés... Stupide hein ?
      Et il faudra y réfléchir avant de sortir ce genre d’âneries ; car contrairement à ce que vous imaginez, il y a bien plus de jeunes Français qui fuient notre beau pays pour l’étranger, que de de jeunes Maliens qui fuient le Mali pour la France. Eh oui. A vous suivre notre pays serait du coup plus pourri que le Mali... Quoique... avec des lumières comme vous...


    • Emile Red Emile Red 16 juillet 2008 08:48

      Putain de raclure, le GUD est une bande de crevures ignobles, depuis qu’il a accés aux hautes sphères il ne craint même plus de s’étendre sur sa merde.

      Charogne puante...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 juillet 2008 21:45

      Vous devez avoir raison l’ ancien , puisque vous le dites ....


      Qui a dit immonde salopard ?


      • camerone 15 juillet 2008 23:23

        salaud de français qui ont obligé un gentil malien tranquille pépère chez lui à venir bosser dans ce pays de racistes de merde à faire les boulots que ces putains de fainéants de français de con ne voulaient pas faire.Il faut dés maintenant que les maliens et autres africains reste désormais chez eux et ne viennent plus être esclaves de ces gaulois xénophobes....non mais !

        je le dit le Mali aux maliens !


      • Emile Red Emile Red 16 juillet 2008 08:50

        Vivement que l’Afrique rende coup pour coup, les salopards auront du café à moudre à défaut de réfléchir au mot "compassion".


      • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 15:17

        Vivement que l’Afrique rende coup pour coup

        Moi aussi, j’attends ça avec impatience

        On est donc au moins deux !


      • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 18:29

        je le dit le Mali aux maliens !

        Je dirais même plus : Les Maliens au Mali !!!


      • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 18:30

        Quelqu’un de bien, qui était venu en France pour donner un rein à sa sœur malade.

        Aux frais de la Sécu, of course !


      • tvargentine.com lerma 15 juillet 2008 23:27

        Pourquoi vouloir faire de la France une terre de réfugié économique ??????

        La France n’a pas les moyens de refaire les colonies françaises et d’ailleurs elle n’en a pas les moyens financiers

        A ce jour,le MALI est une démocratie et les personnes sont libres de voyager.

        Trouvez vous normal que la France se retrouve avec des centaines de milliers de réfugiés économiques qui travaillent au noir sans verser des cotisations sociales ?

        Trouvez vous normal le trafic des faux papiers et des fausses identités ?

        Trouvez vous normal que ce Monsieur ce sauve ainsi devant des forces de police republicaine car notre pays est une démocratie pas une dictature.

        Si ce Monsieur c’est sauvé c’est qu’il n’avait pas la conscience tranquille et il est temps de reconnaitre aussi que bien souvent pour vivre ou survivre ces personnes font du trafic (contrefracon,travail au noir,trafic de drogue,vol,escroquerie....)

        Bref,trouveriez vous normal de vous sauver ainsi si vous étiez dans un pays démocratique en tant que sans papier ??????????????

        Moi pas,la police (américaine,argentine,brésilienne,m’arrête sans papier je vais pas cherché à risquer ma vie en me sauvant et me faire écraser par une voiture ou un camion ou à sauter dans un fleuve

        C’est un constat simple a faire et arrêtez de faire de la compassion envers les africains ils n’en ont pas besoin,ils ont juste besoin de moyen pour développer leurs pays et rester vivre chez eux




        • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 00:05

          lerma ,t’es une larve...franchement va mourir ailleurs que sur le sol français(tu n’en est pas digne)espèce de vermine !


        • Emile Red Emile Red 16 juillet 2008 08:53

          La putréfaction incarnée de Lerma qui parle de conscience, et dans conscience il y a science.
          A gerber les sarkosistes comme leur mentor menteur assassin.


        • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 16 juillet 2008 16:05

          LERMA = Nicolas Princen le mouchard de sa majesté Sarko 1er...


        • morice morice 16 juillet 2008 09:28

           on le même cas à Dunkerque, un étudiant et non un sans papiers balancé dans le port et dont tout le monde se fout. l’articel évoque une négrophobie qui  n’a rien à envier à d’autres racismes...

           

            Mort suspecte de Komlanvi Fiokouna à Dunkerque. Elucidera t-on cette tragédie de plus ? 
            27/06/2007  

              Les graves affaires de morts suspectes, de meurtres non élucidés frappant les Noirs et originaires plus ou moins directs d’Afrique se suivent … et se ressemblent en Europe et singulièrement en France. Agressions, meurtres, bavures, faible médiatisation, désintérêt politique et impunité pour les coupables tendent à être une inquiétante banalité européenne, française. Afrikara.com a été informé par le frère de la victime, de la mort suspecte de Komlanvi Fiokouna survenue très probablement le 31 mai par noyade selon le médecin légiste. La mort de ce jeune homme de 29 ans laisse beaucoup de questions sans réponses : le corps a été retrouvé le samedi 02 juin dans le port de Dunkerque alors que Komlanvi aurait été vu pour la dernière fois par un de ses ami le 23 mai à Roubaix à 17h30, il devait ensuite se rendre à son travail (mi-temps) à 19h dans un centre d’appel de Roubaix où il n’est jamais arrivé. Si la date de la noyade est correcte telle que l’affirme le médecin légiste, le 31 mai, il reste à savoir ce qui s’est passé entre le 23 mai et le 31, d’autant que le corps ne semble comporter aucune indication particulière, aucune trace apparente permettant d’esquisser un scénario objectif sur les causes de la « noyade » ou toute autre circonstances ayant pu entraîner le décès de Komlanvi.  

           

              Le frère de la victime confiait que la famille avait pris un avocat pour faire avancer la vérité, la seule chose qu’elle     demande.         Difficile de souscrire spontanément à la thèse d’une « mort naturelle » tel que le fait le Parquet alors que la mort précède de plus d’une semaine la disparition de la victime qui était supposée se rendre à son travail, et qui, de surcroît était réputé assidu depuis 7 ans, ne s’absentant pas sans prévenir d’éventuels empêchements.                   Depuis Ibrahim Sylla, jeune étudiant guinéen de 28 ans retrouvé brûlé et tué à Marseille le 01 avril 2007, Ange Mugeni rwandaise de 22 ans étudiante en sciences économiques à Lyon retrouvée morte à Genève dans un TGV en provenance de France et récemment Lamine Dieng mort le 17 juin dans un car de police consécutivement à son interpellation, des interrogations montent de plus en plus dans la communauté noire. Notamment sur l’apparente impunité qui accompagne des actes à connotation raciste et négrophobe, insultes publiques, agressions, intimidations, la classe politique, les associations des droits de l’homme étant plutôt silencieuses, absentes du terrain que la protection républicaine, son contrat a-ethnique devrait occuper. Ou le laisser au recyclage dangereux d’idéologies et dérives à terme incontrôlables.         La sourdine médiatique et politique, davantage l’absence de sanctions sauf exception qui accueille les propos d’un Sevran, d’un Frêche, d’un Hanin, … donneraient raison à ceux qui pensent que même dans l’antiracisme républicain il y aurait des biais inavouables. Le fait d’un nouveau quinquennat et d’une nouvelle gouvernance française rendront t-ils l’exécutif dirigé par un fils d’immigré promoteur de l’Affirmative action à la française, plus sensible que toutes les bonnes intentions passées, à l’égalité républicaine, à ne pas confonde avec « ceux qui n’acceptent pas nos lois » ?                        

              Nord Eclair du 22 juin 2006, dans sa version en ligne fait un résumé de la mort suspecte de Komlanvi Fiokouna, à qui nous souhaitons que la terre soit légère (http://www.nordeclair.fr/.).Extrait :  


          • morice morice 16 juillet 2008 09:32

             à laquelle on peut ajouter celle-ci :

            02 juin 2008 AGRESSION RACISTE et NEGROPHOBE DU FILS DU VIRTUOSE JAYLOU AVA

             

            Voilà manifestement une affaire que le commissariat SARIJ au 66 rue des Orteaux dans le  XX eme arrondissement de paris, ne souhaite vraiment pas mener à bout et/ou encore moins voir faire la une.  Et la question qui hante les esprits du jeune Christophe et de sa famille aujourd’hui face à cette inertie manifeste est :  Ces agresseurs seront-ils un jour appréhendes ? Et un des amis de Christophe d’avoir cette remarque pertinente, et révélatrice d’un malaise ambiant :  " S’il s’appelait Martin, Dupont ou alors habitait la rue des rosiers, cette affaire aurait pris une autre tournure , mais hélas !". 
            Nul ne sait ce qui a inspiré ce jeune homme pour avoir une pareille réflexion, mais elle laisse voir que selon vos origines ou vos croyances, la république vous traitera avec respect ou alors vous méprisera. 

            Nous sommes le 12 mai 2008, comme à son habitude, après son entrainement de basket, Christophe AVA, le fils du célèbre et virtuose de la guitare JayLou AVAemprunte le métro à la porte de Saint-Cloud. Dans son wagon, une demi-douzaine de jeunes blancs dont les âges varient entre 18 et 22 ans, arborant fièrement les maillots du PSG.  Sensibilisé aux faits d’armes des supporteurs du club de la capitale, Christophe, casque aux oreilles, évite cette bande qui a commencé à s’exciter à sa vue et s’installe quelques mètres plus loin.
            A la station république, Christophe AVA, sort de la rame pour faire la correspondance qui le mène jusqu’à sa destination finale. Lorsqu’il enjambe le couloir qui le mène à son prochain métro, c’est le moment choisi par cette horde d’excités et lâches qui, comme des fauves se jettent sur le pauvre garçon en le plaquant au sol tout en le rouant de coups de pieds et d’autres objets. Ce passage à tabac s’accompagne d’une série de jurons du style : "Alors le petit macaque ne peut pas se défendre ? On lui donne une banane, pour des forces  ?
            Vous aurez noté le courage de 5 adultes dont les âges réunis font plus d’un siècle, face à un jeune garçon de 15 ans à peine.
            Pendant près de 5 minutes, le jeune Christophe subit la loi de 5 bandits nourris à l’idéologie de la haine du "noir", laquelle est renforcée par l’impunité que jouissent les actes négrophobes dans une France (blanche)  que l’actuel président veut de plus en plus décomplexée. Les 5 individus lui volent sa casquette et prennent la fuite à la vue des gens qui s’approchaient. 
            Le gamin ne doit sa survie qu’à la chance, car sous la pluie de coups qui s’abattaient sur lui, Christophe n’a heureusement (si l’on puis le dire ) qu’eu une blessure à l’œil, de nombreux  hématomes qui couvrent son corps, et est aujourd’hui contraint de se déplacer en béquilles. Après une incapacité temporaire totale de 5 jours, le jeune Christophe vit aujourd’hui dans la peur, car le fait que ces bandits courent toujours ne le rassure pas. En le quittant, comme ses parents, c’est la même inquiétude qui l’habite qu’il traduit par : "Croyez-vous monsieur qu’il prenne en compte mon problème ? Ou alors il faut considérer l’affaire comme classée".

            On se pose encore la question de savoir comment, 3 semaines après l’agression de ce gamin et la plainte déposée par les parents du gamin, qui a par ailleurs reconnu l’un de ses bourreaux, la police n’a toujours pas pris contact avec la famille pour ne serait-ce que atténuer le doute et calmer l’angoisse du petit Christophe.  Cartains médias contactés n’ont même pas voulu entendre parler de cette affaire. Il faut dire que dans un pays où la police est de plus en plus impliquée dans des affaires de bavures, et les médias prêts à relayer de fausses informations sur des pseudo agressions, parler d’une réelle agression à caractère négrophobe, relève du détail. C’est la France décomplexée dont les contours se dessinent tous les jours.

             

            Cette agression rappelle celle que nous dénoncions ici, une bandes d’excités Nazis qui s’en prenaient à de jeunes enfants "noirs"

            à partir de là on peut mettre en parallèle la publcité faite à l’agression toute aussi déplorable de Rudy à Paris et ADMETTRE qu’il y a VISIBLEMENT DEUX FAÇONS de traiter les agressions : c’est malheureux à constater, mais vaut mieux pas être... noir.


          • morice morice 16 juillet 2008 09:35
            • LERMA, franchement, je suis désolé de vous le dire, mais à part vous liez les pieds et y ajouter un bloc de béton, je ne vois pas comment traiter le problème avec vos remarques RACISTES. Rassurezz-vous, je ne vous jetterai pas là l’eau. Mais vous laisserez les 2 pieds dans le béton.  

          • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 juillet 2008 09:52

            C ’ était une émission de Morice en direct de la lucarne de son lampadaire ....


            • morice morice 16 juillet 2008 11:11

               rocla, et en plus ça vous amuse ???? ne voyez vous pas sa folie ???


              • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 16:15

                mais mon pauvre seb 00,t’es un fanatique...retournes jouer à ta ps3 et fais chier ton monde avec tes sarcasmes nauséabond..


              • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 16:46

                désolé,mais j’suis hétéro...et tu sais ,avec ma "gueule de métiss"je t’avale alors retournes jouer à ta ps3 car dans la vraie vie tu fais le poid ,petit.et continue de flipper ....


              • morice morice 16 juillet 2008 12:06

                 par Seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 16 juillet 2008 à 11H19 

                 
                J’espere que tu t’interesses autant aux francais qui sont pauvres et aux innocents qui sont tués par des fanatiques ...`
                tiens un raciste..vous pourriez dire par des militaires, vous qui les admirez tant....

                • morice morice 16 juillet 2008 12:07

                   par Seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 16 juillet 2008 à 11H18 

                   
                  snif snif c’est trop triste. 

                  Le sans papier qui se fait tuer par un autre voyou.... 

                  Et ca serait la faute de la france, bien sur ... 

                  voyou, à Dunkerque ??? vous divaguez.. 

                • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 15:14

                  vous pourriez dire par des militaires, vous qui les admirez tant..

                  De quelle origine ethhnique, le militaire en question ?

                  Ayant eu connaissance de cette agression, alors que je séjournais en Italie, je me suis laissé dire, par les médias de la Péninsule (Televideo compris), que les agresseurs étaient Africains...


                • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 16:17

                  bois-tamère,comme lerma...fermes bien ta gueule !bruto stronzo !


                • Bois-Guisbert 17 juillet 2008 18:16

                  Les qualificatifs "élite", "masse" etc. ne sont que des jugements de valeur.

                  Mais bien sûr. Seulement, si je considère le patrimoine culturel, artistique, architectural, scientifique, philosophique, etc., etc., que les élites "caucasiennes" ont constitué, j’y vois un peu plus qu’un simple jugement de valeur.


                • Bois-Guisbert 17 juillet 2008 18:17

                  Les qualificatifs "élite", "masse" etc. ne sont que des jugements de valeur.

                  Mais bien sûr. Seulement, si je considère le patrimoine, culturel, artistique, architectural, scientifique, philosophique, etc., etc., les élites "caucasiennes" ont constitué, j’y vois un peu plus qu’un simple jugement de valeur.


                • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 15:10

                  Heureusement que nous sommes encore un certain nombre (ancien du GUD, lerma, Seb59, camerone) à ne pas nous laisser corrompre par la répugnante sensiblerie régnant dans ce fil.

                  Nous sommes l’avenir de la France et de l’Europe, en tant que France et en tant qu’Europe ordonnées.

                  Si le ministre des finances italien, Giulio Tremonti, a pu dire que la spéculation est la peste du IIIe millénaire, je n’hésite pas à dire que la commisération en est le choléra !!!

                  La première ronge l’économie, la seconde anéantira notre âme si ceux qui s’y abandonnent deviennent trop nombreux.

                   
                   


                  • Emile Red Emile Red 16 juillet 2008 16:32

                    On rêve à lire tant de conneries, en plus je suis persuadé que ce genre de larves ça va à la messe et ça prêche à qui mieux mieux, bande de tarés.


                  • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 16:52

                    alors les étrons,on pue !


                  • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 17:02

                    je suis persuadé que ce genre de larves ça va à la messe

                    C’est bien la preuve que tu es un gros beauf bourré de préjugés !

                    Personnellement, je me définis "catholique non croyant", mais tu t’es révélé trop stupide pour que je me donne le mal de t’expliquer.


                  • nephilim 16 juillet 2008 17:03

                    Wawouuuu là le Bois de je ne sais quoi y va fort !!

                    Je l’imagine bien debout derriere un pupitre devant une sale quasiment vide avec au 1er rang lerma seb59 ........bref les "mononeurone"^^
                    derriere lui un sigle et un slogan : "le nouvel ordre européen"

                    Allez va ne t’ennerves pas petit Bois de je ne sais quoi tiens prend ta pillule.................


                  • nephilim 16 juillet 2008 17:11

                    je me définis "catholique non croyant"

                    Elle n’est pas bonne celle la  tu es peut etre musulman non croyant aussi ou alors vegetarien non pratiquant ou bien surdoué sans QI ; une chose est sûr tu es un pauvre con pratiquant.


                  • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 17:13

                    Le mot nephilim est souvent traduit par géants dans la Bible mais parfois rendu tel quel. C’est la forme plurielle du mot hébreu nephel. Certains biblistes et historiens pensent que le terme signifie ceux qui font tomber les autres. D’autres pensent, sur base de Job 3:16 (או כנפל טמון), qu’il s’agit d’avortons.

                    Source : Wikipédia


                  • Kassandra Kassandra 16 juillet 2008 21:17

                    A la niche les nazillons !


                  • Bois-Guisbert 16 juillet 2008 21:36

                    Et les pouffiasses au salon !


                  • morice morice 16 juillet 2008 15:18

                     par Bois-Guisbert (IP:xxx.x67.59.31) le 16 juillet 2008 à  15H10 

                     
                    Heureusement que nous sommes encore un certain nombre (ancien du GUD, lerma, Seb59, camerone) à ne pas nous laisser corrompre par la répugnante sensiblerie régnant dans ce fil.

                    tiens l’amicale des paras nous fait sa visite annuelle... ça va les fachos ? 

                    • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 16 juillet 2008 16:21

                      ils font les cakes mais en vérité ils se chient dessus...toutes ses p’tites tarlouze...

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