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Accueil du site > Actualités > Société > Banlieues, Mythes mais Réalités

Banlieues, Mythes mais Réalités

Quelle solution pour les banlieues sensibles ? Avant de donner une quelconque solution et surtout pour que cette solution soit comprise et éventuellement acceptée, il faut que le problème soit bien posé.

Quel est alors le problème ? C'est avant tout le problème de violence, violence qui prend plusieurs formes : la forme physique qui est la plus spectaculaire, la forme verbale et la forme psychologique plus discrète, mais non moins traumatisantes (indifférence, exclusion, formes d'incivilités ...). Le mot "violence" comme vous le constatez est en fait utilisé pour indiquer tout acte volontaire portant sciemment atteinte à l'intégrité physique ou morale du destinataire de l'acte (le choix des termes n'est pas important du moment qu'ils sont compris). C'est donc cette violence qui dégrade considérablement le cadre de vie mais il y a aussi la pauvreté qui a elle toute seule suffit à nuire à l'image d'un quartier de part le snobisme naturel humain et nous en reparlerons, car il a toute son importance dans la présente analyse.

Quelle est la cause de cette violence ? Il faut d'abord comprendre que lorsque l'homme subit une violence alors nécessairement il la restitue. C'est le cas avec la mauvaise humeur que nous avons tous connue et qui n'est qu'une façon détournée de restituer de manière distillée une violence que nous avons subie. Sous prétexte que nous ne sommes pas de bonne humeur nous allons à la moindre occasion réprimander nos proches, leur refuser une gentillesse ... et exercer ainsi de manière continue des petites violences sur eux jusqu'à ce que la violence qui entrée en nous soit épuisée. C'est le même principe pour le défoulement. Ce comportement est sans doute une composante de l'instinct de survie. Lorsque la violence et donc la souffrance est subie de manière excessive alors l'esprit s'adapte en déformant sa perception du réel afin que la violence subie soit moins douloureuse. L'individu pourra alors minimiser la violence qu'il subira mais, le revers de cette adaptation est qu'il aura tendance également à minimiser la violence qu'il ferait subir aux autres. D'où l'impression de perte de la notion du bien et du mal constatée chez certains individus des banlieues. A noter également que la violence reçue va être comme vu précédemment, distillée en général sur les proches du sujet accentuant ainsi les tensions familiales et abaissant la qualité de l'éducation. Le joug sous lequel les parents tiennent leurs enfants va être de facto allégé.

Mais une inconnue reste à résoudre : quel est le flux originel de violence qui transforme ainsi de manière ciblée certaines populations en ambassadeurs de la violence ? Pourquoi eux et pas les autres ? La réponse se retrouve encore une fois dans l'analyse du fonctionnement de l'esprit humain. Depuis la nuit des temps l'homme est rongé par 2 sentiments antagonistes : la peur du pauvre et la jalousie envers le riche. Respectivement, le racisme et l'antisémitisme sont des instances de ces deux sentiments. Les populations de ces banlieues sensibles sont composées en grande partie de populations qui ont émigrées de pays pauvres et qui sont pauvres dans le contexte d'accueil. Ces populations étant fortement typées par leur couleur de peau, on assiste forcément à une association entre la couleur de peau et le niveau social potentiel. On comprend alors que le résultat de cette stigmatisation soit le rejet groupé de ces populations typées et de leur cultures perçues instinctivement comme pauvres, donc honteuses, archaiques et impropres. Mais l'Homme est un être vivant social qui est donc naturellement poussé par ses émotions à s'intégrer, c'est pour lui un besoin primaire. La satisfaction de ce besoin crée du plaisir autant que son insatisfaction crée systématiquement de la souffrance. Et c'est cette souffrance causée par le rejet instinctif et incompris de ces populations pauvres et typées qui est la source originelle de la violence.

Il ne s'agit pas ici de trouver des victimes et des coupables, bien au contraire, on voit bien que seule la nature humaine est à blâmer. Ceci dit on conçoit aisément que la solution passe par la prise en compte de l'irrationalité des individus par eux-même et surtout par leur dirigeants politiques. Une fois cela acquis, ce sera clair pour tout le monde qu'il faut s'atteler avec passion à réduire les inégalités sociales si on veut mettre un frein à cette violence. Il ne sert à rien de nier les sentiments des uns et des autres, de les refouler. Il faut au contraire les laisser s'exprimer ouvertement et les décortiquer devant tout le monde pour soulager les victimes mais, aussi et surtout les bourreaux.
 


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44 réactions à cet article    


  • Gavroche Gavroche 30 décembre 2010 13:33

    Il me semble que les populations asiatiques bien que, je vous cite « fortement typées » ne se comportent pas de la même façon et ne font pas preuve d’agressivité. Elles ont la volonté de respecter le pays d’acceuil, sa population, ses lois, savent qu’elles ont des devoirs et pas seulement des droits. C’est peut-être pour cela qu’elles sont beaucoup mieux perçues par la population française et ne déclenchent pas de phénomène de rejet.


    • King Al Batar King Al Batar 31 décembre 2010 11:21

      C’est exacte, et j’ai longtemps discuté avec mon voisin qui est asiatique(précisement Cambodgien) qui m’a expliqué ce qu’il pensait du comportement des siens en comparaison avec des ex colonisé africians.

      En fait la discussion est venue du fait que dans mon quartier, le 13me de Paris (quartier asiatique et non chinois, puisqu’il s’agit en partie de gens qui viennnent de l’ex indochine), il y a un restaurant qui s’appelle l’indochine, ou la déco est a la gloire de la France colonisatrice de l’Indochine.

      Donc pour en revenir au comportement des peuples asiatiques qui vivent en France, il m’expliquait que le contexte est tout autre que celui des pays africians. En effet les ex indochinois ont été manipulés, par les communistes et les américains. Disons qu’on leur a vendu la décolonisation comme liberté à condition qu’ils deviennent communistes. Ensuite il on vu ce que ca donnait le communisme avec un dictateur tyran et morbide (Polpot). Ils sont donc venus en France pour revenir à un mode de vie qui leur convenait d’avantage. Disons qu’il ne garde pas la même rancoeur envers la colonisation car ce qu’il leur est arrivé après est 10 fois pir. Et que le communisme à l’asiatique, qu’il soit chinois ou Khmer a été synonyme d’oppression et de mort pendant des décennies. On ne peut dont pas comparer quelqu’un qui estime que la France la sauvé d’un système, d’un pays ou il risquait de mourrir, à celui qui estime que la France est responsable de la pauvreté et du malheur dans son pays, et qui légitime sa venue en France par cela...


    • olitank 10 janvier 2011 09:48

      Les populations asiatiques bénéficient simplement de l’essor économique de leur continent. La conséquence directe c’est nous montrons de plus en plus d’intérêt pour leur culture (augmentation démente du nombre de documentaires sur la Chine, des personnes qui apprennent à parler chinois, ...). La réussite économique force le respect, le respect rejaillit sur toute la diaspora car si on stigmatise les pauvres selon leur apparence, on stigmatise aussi les riches et cela facilite leur intégration. Ce n’est pas une coïncidence si toutes les populations qui ont du mal à s’intégrer sont issues de pays plus pauvres et ça se vérifie dans l’espace et dans le temps. Il faut savoir qu’il existe les même difficultés d’intégrations pour les thaïlandais & vietnamiens au Japon les japonnais les jugeant fainéants et violents. Et ce qui est plus intéressant à savoir c’est qu’il existe un racisme japonnais anti-européen. Il existe également la même xénophobie en Afrique noire entre ivoiriens (plus riches) et burkinabès (plus pauvres). A chaque fois le prétexte change plus ou moins (religion, criminalité, fainéantise, ...) mais au final c’est la même histoire qui se répète et tout le monde en pâtit.


    • epapel epapel 30 décembre 2010 13:57

      Encore un bisounours.


      • exocet exocet 30 décembre 2010 14:00

        J’ai déja lu et entendu un tel tissu d’inepties.

        C’était dans les années 80, sous Mitterrand 1°.

        Alors que les régularisations massives d’immigrés avaient attiré un immense flot d’immigration en France, que les agressions, menaces, viols, vols, meurtres explosaient dans les banlieues.

        Un des caciques du parti au pouvoir avait alors dit à la télévision :
        « hormis quelques incivilités, le seul probleme dans les banlieues c’est le racisme ».

        En celà le message avait été entendu par une foule de journalistes qui nous ont resservi ce plat indigeste durant deux decennies.

        Ils ont peut-être raison, comme l’auteur de l’article : peut-être que dans les pays d’origine de ces gens il n’y a pas de violence, pas d’agressions à la machette, de viols, de vols, d’égorgements, de haine, d’insultes... et que c’est nous, les mauvais blancs qui sommes responsables de ce que font ici ces gentils bisounours qui viennent enrichir notre pays de leur savoir faire et de leurs hautes valeurs morales.


        • olitank 10 janvier 2011 10:06

          Il est vrai que la violence existe dans les pays d’origine mais il y a comme un bug quand on voit la proportion d’individus violents dans le pays d’accueil étant nettement supérieure à celle du pays d’origine. Objectivement, d’une manière ou d’une autre le pays d’accueil fait augmenter la violence de certaines catégories d’immigrants. Attention aussi à ne pas généraliser des cas particuliers. Il y a 53 pays en Afrique et nous n’entendons jamais parler de la plupart d’entre eux sans doute parce qu’il n’y a pas de guerre, un défaut certainement inconscient du journalisme. Il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit pour la plupart de très jeunes états (50 ans) qui ont besoin de faire leur propres erreurs pour se construire. Si en Europe on a la certitude qu’il n’y aura plus de guerre c’est parce qu’il y en a déjà eu au moins 2 fois. Alors ne faisons pas d’amalgame.


        • Pie 3,14 30 décembre 2010 14:42

          Le problème des banlieues c’est d’abord la pauvreté qui génère exclusion sociale et stigmatisation.
          Les banlieues riches cosmopolites ne posent aucun problème.

          A Exocet,

          Il n’y a jamais eu « d’immense flot d’immigration » ni d’explosion de la délinquance dans les années 80, vous inventez. Quant au rejet qui touche particulièrement les jeunes d’origine maghrébine en banlieue, c’est un problème réel qui ne résume pas toute la banlieue mais existe tout de même.

          A Gavroche,

          Les asiatiques ont un mode de vie très communautaire d’entre-aide et de contraintes mutuelles. La contrepartie est qu’ils vivent souvent en circuit fermé et s’intègrent peu.

          A Epapel,

          Au discours de « bisounours » qui prône le débat, préférez-vous, celui plus martial qui prône le rejet et la guerre civile ?


          • OMAR 30 décembre 2010 15:55

            Omar 33

            Bonjour Olitank : C’est avant tout le problème de violence 

            Avant tout, merci de vous interresser aux problemes des banlieues.

            Cependant, celui-ci ne se definit pas par la violence, car celle-ci a toujours existé souvenez-vous des « Blousons Noirs ».

            La banlieue a remplacé les bidons-villes des années 60 sans pour autant solutionner les problémes qui y existaient. précarité, analphabétisme, chomage, exclusion ; etc....

            Remplacez les banlieues par des sites habitables aux normes actuelles, évitez le communautarisme, offrez des chances égales à la jeunesse qui y vit, et vous constaterez, cette violence rentrera elle aussi dans les normes « accpetables ».


            • bluerage 30 décembre 2010 16:33

              Oh là là encore de la psychologie à deux balles qui est usée jusqu’à la corde : « c’est pas de leur faute, monsieur le juge, ce sont des victimes de la société »

              Combien de ces jeunes ont ils au moins essayé d’etudier en classe plutôt que de racketter les autres élèves ou leur vendre du shit ? J’ai été dans le monde de l’éducation pendant assez longtemps pour voir qu’il suffisait d’un énergumène ou deux dans une classe pour la pourrir toute entière, chahuter les profs et « foutre le boxon ».

              Des jeunes qui se vantaient devant leur profs de gagner plus qu’eux par le deal, certains s’amusant à rouler des pétards devant eux ! Ils reprochent à la société de ne pas avoir une place au soleil mais ils n’ont rien fait pour : aucun effort, aucun sacrifice, rien ! Et après ils voudraient jouer sur notre sentiment de culpabilité !

              Désolé les gars mais moi je ne me sens coupable de rien, contrairement à eux j’ai fait l’effort d’étudier pour m’en sortir, et si il y en a qui croient que le trafic cessera en rasant les barres et en construisant un habitat plus humain ils se trompent, les problèmes resteront les mêmes car on ne transforme pas une hyène en mouton en la changeant de cage.


              • Pie 3,14 30 décembre 2010 17:10

                Qui vous demande de vous sentir coupable ? personne.

                Selon vous, il y a des gentils et des méchants qui refusent l’effort, rien d’autre...

                C’est un peu court.


              • OMAR 30 décembre 2010 18:52

                Omar 33

                Bluerage :  s’:i il y en a qui croient que le trafic cessera en rasant les barres et en construisant un habitat plus humain ils se trompent....

                Pourquoi ? Vous avez essayez ?

                « 
                on ne transforme pas une hyène en mouton en la changeant de cage. »

                C’est certain, car vous ne changez pas sa prison , car elle reste une cage.....


              • bluerage 1er janvier 2011 09:39

                parfois les raccourcis évitent de se perdre

                vous n’avez qu’à me démontrer le contraire si vous le pouvez

                mais c’est sûr que c’est mille fois plus facile de s’asseoir et de se plaindre que certains sont mieux lotis, plutôt que de se prendre en mains et décider d’améliorer son sort. Comme les communistes, qui sont d’accord pour partager l’argent des autres parce qu’ils n’en ont pas, mais dès qu’ils en ont ils passent à droite en général (pour les plus raisonnables).


              • parisyan 2 janvier 2011 16:00

                C’est regrettable de lire une raction aussi basse de plafond pour quelqu’un qui fait ou a fait partie de l’education nationale... un manque de clairvoyance, d’intelligence et de sensibilité sans doute.


              • bluerage 2 janvier 2011 17:06

                cher parisyan

                je vous laisse le droit de vous tromper et de m’insulter, vous avez votre opinion et je la prends pour ce qu’elle vaut, enfin, à sa juste valeur, celle du premier chiffre arabe...


              • gimo 2 janvier 2011 17:34

                hélas vous confondez toujours éducation (être instruit)
                avec intelligence
                 
                qui elle est une capacité
                personnelle de déduction de raissonnement 

                 mon ordi est éduqué 700 Giga avec dico inclus il sait bp de chose mais n’est pas intelligent


              • olitank 10 janvier 2011 11:40

                Bluerage, Vous n’êtes pas coupable, le problème c’est justement qu’il n’y a pas de coupable. Je n’ai pas écrit cet article dans l’objectif d’excuser les violences car même si certaines pressions émotionnelles sont plus fortes que d’autres, on a toujours le choix d’y résister. Il reste donc primordial de punir tout crime quel qu’il soit. Mais c’est un fait : les locataires des prisons ont tous les mêmes parcours (orphelins, abandonnés, parents violents ou ou alcoolique ou drogués, pauvreté, ...). A force d’enquêter sur des crimes Christophe Hondelatte (de Faites entrer l’accusé) a fini par se rendre qu’il y avait 1 bug dans la société d’où sujet plus généraliste mais probant.


              •  C BARRATIER C BARRATIER 30 décembre 2010 18:07

                On est à côté du problème, en servant la tarte à la crème de la violence des banlieues. La violence est partout dans le monde, et avec nos autoroutes de l’information chacun en est informé.
                La première violence qui désespère, qui bloque l’éducation, qui tue, est celle des délocalisateurs qui détruisent notre économie. La violence de ceux qui ont détruit l’accès facile aux soins que nous avions hier pour remplacer les services publics de santé et qui a comme conséquence un accueil difficile aux urgences. La violence des fabricants, vendeurs, politiques qui ont permis les ravages de l’amiante ou du Médiator. La violence de ceux qui ont déclenché une guerre en IRAK, mais avant eux nous avions eu la violence d’autres guerres (y compris nos conquêtes coloniales ou l’inquisition). Les millions de torturés, d’affamés, d’assassinés sont là.
                La banlieue c’est du pipeau, on n’y torture pas, on n’y tue pas en masse, et on n’y est pas décoré pour l’avoir fait.
                Tant qu’existera la violence des prédateurs financiers, des violeurs et pédophiles sacerdotaux ou autres, des affameurs, des pillards d’argent public qui manque pour le « social », il restera sain que la violence se développe partout y compris en banlieue.
                Les discours ne changeront rien, il faudra des actes.


                • iciailleurs 30 décembre 2010 18:39

                  Le choc des cultures cela vous dit quelque chose ?
                  Certains vous expliquent qu’aux USA l’émigration « latino » notamment dans les états du sud est en train de changer les rapports culturels et politiques. A terme le visage des USA aura changé.
                  Mais en Europe, le flux migratoire n’aurait aucune incidence sur les rapports seulement culturels entre les autochtones et les nouveaux arrivants.


                  • Pie 3,14 30 décembre 2010 19:42

                    Bien sûr que les flux migratoires participent aux modifications culturelles, cela est vrai partout, où est le problème ? Les nouveaux arrivants se coulent dans le moule général et y incorporent ce qui peut être accepté par l’ensemble de la société. La société américaine s’est entièrement construite de cette manière et y a trouvé son dynamisme, La France vit la même chose depuis 200 ans.


                  • Castel Castel 30 décembre 2010 22:51

                    Par ce que ils font des chansons insultante a la France , ils pratique la violence et le racisme sur les français de souche

                    Je suis évidemment contre le racisme et principalement contre le pays d’accueil, mais il ne faut pas oublier que cela a toujours été comme cela. Il y a toujours eu des gens qui se sont opposés à la mentalité dominante. Les êtres humains, surtout quand ils sont jeunes, ont envi de se faire remarquer. Faire le caïd, nier les valeurs françaises, faire l’enfant mal élevé, ça n’a rien d’original et la généralisation de ce comportement est symptomatique d’une société qui entre dans une phase de décadence.


                  • ddacoudre ddacoudre 30 décembre 2010 23:20

                    bonjour olitank

                    un peu court et un trop gros morceau pour le résumer en quelques phrases.
                    d’une manière générale il ne faut pas confondre la capacité d’agression de toute espèce pour survivre avec la violence qui en est un paradigme qui surgit dans les conditions les plus diverses pour affronter l’hostilité d’un environnement. elle habite chacun d’entre nous, et nous la contenons par la socialisation sans la maitriser ou nous la refoulons ou nous la dispersons dans des efforts d’activité sportive ou autres. sinon elle s’exprime par toutes formes d’agressions qui peut aller du langage à la guerre organisé.
                    en cela les banlieues sont de part la concentration humaine verticale un terreau favorable quand s’associe la pauvreté la stigmatisation, la xénophobie et les désirs refoulé, aussi ceux qui seront les moins bien socialisé la développeront, or la socialisation se fait par famille l’école et le travail sur la base de tabous et totems toujours discutables sources eux mêmes de violences légales qui se réorganisent aussi en acceptant ou refusant des comportement comme asociaux.


                     le caractère culturellement transmissible de la délinquance.

                     

                    Dans la Nature il n’y a pas de notions de délinquance et encore moins de crime. Un animal qui va essayer d’avoir un morceau de la proie que son congénère a chassé, par exemple, n’est en rien un voleur, il essaye simplement de se nourrir dans les conditions du moindre effort (coût/avantage), plutôt que de se chercher une proie et l’abattre ; Mais surtout, il ne tuera pas son congénère pour l’obtenir.

                    L’humain, en accédant à la conscience, a défini petit à petit qu’un individu n’avait pas le droit d’aller prendre une part de la chasse d’autrui sans son autorisation, sans sa volonté de partager. Et il a convié l’autre à faire l’effort d’aller chasser.

                    Sauf que ceci exige qu’il y ait une quantité de nourriture disponible pour chaque chasseur. Or, dans notre organisation socio-économique, la « proie » est devenue la monnaie, et quand elle peut être abondante, nous la raréfions pour qu’elle soit désirée. Partant de là, les chasseurs se livrent à une concurrence, et ceux qui ne sont pas assez vaillants ou adroits, peu enclins à l’effort, attardés, malades, handicapés ou d’un tempérament génétique moins adapté à la compétition, seront écartés.

                    Ce n’est pas pour autant qu’ils n’auront pas faim, et de ce fait, leur instinct de préservation les poussera à rechercher des moyens pour s’approprier la « proie » d’autrui. Mais dans le même temps les autres chercherons des mesures pour les en dissuader.

                    Partant de là, chacun élèvera sa famille dans des conditions différentes plus ou moins difficiles qui se répercuteront sur leur progéniture. Quelques milliers d’années plus tard, pour réguler tout cela, l’humain a défini une notion de bien et de mal qui condamnait les actes de celui qui volait par exemple, mais aussi invitait l’autre à partager. Ceci sans résultat. De telle manière que ceux qui possédaient des « proies » ont établi une liste de délits et de crimes, ont construit des prisons pour ceux qui enviaient les proies dont ils estimaient être les propriétaires. Les mêmes prisons également pour ceux qui, conscients de ces inégalités, prônent des solutions de modification de ce scénario pour que l’on puisse nourrir ceux qui sont écartés par la concurrence ou en organisant pour eux des actions de solidarité sociales pour les nourrir et leur apprendre à chasser « des proies ». Et nous sommes dans ce schéma réducteur depuis des millénaires. Cette quête de la « proie » est structurée aujourd’hui par la division du travail et la mobilité, à partir desquels, des groupes vont se stratifier socialement. Ceux qui appartiendront aux groupes qui se trouvent « écarté ou plus faibles, moins méritants, et qui au grand désespoir des autres groupes ont faim et ne se décident pas à vivre les difficultés de leur existence, utiliseront les faiblesses des autres ou leurs points sensibles, pour s’approprier les biens qu’ils désirent, voire utiliseront leur faculté à se regrouper s’ils sont suffisamment nombreux, voire se laisseront aller. C’est dans ces groupes tenus à l’écart de la chasse à la « proie » que les structures organisatrices, discipline, obéissance perdront de leurs efficiences. C’est des difficultés inhérentes de ces groupes à vivre leur mise à l’écart que se développeront toutes les formes de transgressions, et ils les répercuteront sur ceux qui les partagent ou naissent dans leurs conditions. Et chacun peut comprendre que l’on peut leur apprendre à chasser, s’il n’y a pas de « proie » disponibles, ils chercheront toujours à aller prendre celles des autres qui s’en défendront.

                    C’est en cela que la délinquance est culturellement transmissible.

                    Et aujourd’hui la grande quantité de variété de biens et de services est si vaste qu’ils nourrissent des désirs insatiables de possession et de valorisation, alors que la chasse à la « proie » reste toujours limitée volontairement. Volontairement pour nourrir le désir d’en posséder, si bien que plus aucun groupe social n’échappe à la tentation de la transgression à divers pourcentage, même entre les dominants systémiques qui se communiques leurs combines pour échapper à la notion de bien et de mal que leur prédécesseur ont élaboré pour se protéger.

                    cordialement.
                    ddacoudre.over-blog.com .


                    • manusan 31 décembre 2010 05:42

                      Les banlieues françaises sont à l’images des banlieues d’Alger et de Lagos, elles sont à l’images de leurs habitants car le monde est ce qu’on en fait.

                      C’est ça aussi la société multiculturelle tant vantée.


                      • King Al Batar King Al Batar 31 décembre 2010 11:34

                        Non je pense que les banlieus francaises sont malheureusement inévitables.

                        Si l’on regarde les société qui nous ressemblent le plus, je prendrait comme exemple les USA ou l’angleterre. Dans ces types de société il y a également une tranche très pauvre de populations, qui ressentent les mêmes choses ; Un sentiment d’exclusion, entremélé à de la jalousies, qui crée une marginalité. Je ne crois pas réelllement que ce soit de la faute des immigrants. En fait aux USA, les exsclus sont soit noirs, soit latinos. Ce qui prouvent aux Islamophobes que l’Islam n’est en rien dans la rebellion des jeunes de quartier. D’ailleurs, pour la plupart des musulmans pratiquants, un mec qui est baptisé musulmans, qui vend du chit, ment à ses parents et boit de l’alcool n’est certainement pas un bon musulman... En Angleterre, c’est encore plus surprenant. Les exclus sont des Anglais de souche, qui vivent essentiellement dans le nord du pays, dans des zones complétement sinistrées, suite à la désindustrialisation du pays. Les immigrés sont souvent mieux intégrés, et on voit emmerger un racisme de pauvres, anglais de souche, jalou de se faire prendre leur boulot par des immigrés.

                        Tout cela pour dire que je pense sincèrement que les cités, la violence, et la pauvreté ne sont absolument pas la faute de ceux qui y vivent, mais une partie inévitable du modèle de société dans laquelle nos vivons. En fait je pense que ceux que l’on identifie comme étant des racailles sont très bien integrés dans le monde dans lequel on vit, puisque je crains malheuresement qu’il en faut. Ce sont les joie du libéralisme... Si ce ne sont pas les immigrés en provenance des ex colonies d’afriques, ce seront d’autres personnes, qui seront les plus pauvres, ceux que Marx appelle les « Sous prolétaires », mais il y en aura toujours, car dans notre société s’il faut un premier, il faut aussi des derniers...


                      • Castel Castel 31 décembre 2010 12:25

                        Si l’on regarde les société qui nous ressemblent le plus, je prendrait comme exemple les USA ou l’angleterre.

                        Leur modèle de société n’ont pas grand chose de comparable avec le notre. En France, on ne considère aucune différence. Dans ces sociétés là, les ghettos uniformes sont normaux. Les policiers sont souvent choisi dans un quartier en fonction de ses origines.

                        Le gros problème des immigrants, c’est qu’ils ont des problèmes avec eux mêmes, c’est à dire que d’un coté, ils se savent d’origine étrangère, ils savent qu’ils peuvent être gênant, d’un autre coté, ils veulent trouver une place dans la société, ils se trouvent de la valeur soit dans une sous-culture valorisant, soit en suivant les règles de la société. Dans le premier cas, ils risquent d’être névrosé. Ils dénigrent la France en l’aimant dans le fond, c’est très bizarre mais cela me semble ainsi.


                      • King Al Batar King Al Batar 31 décembre 2010 12:36

                        Bonjour Castel,

                        Je trouve que c’est quand même les modèles de sociétés qui ressemble le plus à la notre. Comparativement à d’autres pays Européens, et je ne parle pas des nouveaux pays emergents ou des pays du tiers monde ni du Japon.

                        A quelques exception qui font que les société Américaine ou Anglaise sont encore plus libérale et moins sociales, égalitaires, le mode de vie, la structuration des classes me parait être très proche de la notre.

                        La colère des pauvres me parait similaire.

                        Mais je pense que la colère provient essetiellement des décalages de richesses. Moi j’ai grandi dans une cité du 93, je pense qu’effectivement, les premiers jalousés, par les gosses de cités sont les gosses des pavillons du même 93, c’est à dire des classes moyennes. De la même manière j’avais connu un très bon pote, d’origine portugaise, et fils de gardien d’immeuble dnas le 16ème arroindissement de paris ; He bien le décalagé de richesse entre lui et les personnes de son quartier, faisait qu’il ressentait le même type de haine qu’un gosse du 93. Ce sont les conséquences de notre triste société d’égoiste, ou l’envie (presque autant que le besoin) doit être assouvie, et face à une frustration, la seule réponse que trouve le pauvre est dans la violence...

                        Plus nous nous engageons dans des voies consumériste, dans une société de consommation avec la multiplications des accessoires consomable, de l’Iphone, à la console de jeu, en passant par le jean et les nikes, et plus la frustration sera grande, et la violence présente...

                        Aujourd’hui des collégiens, fils des pauvres vivant en cités, sont habillés pour plus cher que moi, quui bosse en costard... A mon époque c’etait a peu près pareil, avec Lacoste... On disait que c’est tout ce que l’on avait pour nous representer, pour se sentir exister..

                        Car aussi abjecte que cela puisse paraitre, j’ai l’impression que de plus en plus on à remplacer la liberté, le sentiment de liberté, par l’accomplissement de ses désirs, et l’accomplissement du désir passe aujourd’hui par l’acte de consommation (il n’y a qu’a regarder qu’on fout des nana à poil pour des pubs de yahourt, et on a vite compris)... En gros celui qui ne peut pas consommer, dans notre société, ce sent moins libre que les autres, et ressent cela comme une inégalité. Il estime alors que la fraternité n’a pas lieu d’être et devient violent.


                      • bluerage 31 décembre 2010 08:06

                        le post est à coté de la plaque

                        Il faudrait peut être se poser une question, pourquoi la violence et la délinquance sont si intolérables ?

                        Parce que les victimes sont toujours des gens qui ont peu de richesses gagnées à force de travail et qui se les font enlever par des ordures qui ont trouvé que c’était moins fatigant de piquer le sac d’une vieille dame que d’aller bosser à l’usine.

                        C’est le pauvre type qui n’a pas de garage qui se fait piquer sa voiture ou la retrouve brûlée. Les gens riches n’ont pas peur du vol, ils ont des châteaux avec murs élevés, vigiles, portes blindées et cameras, le péquin moyen part en week- end à Deauville une fois l’an et retrouve son pavillon saccagé en revenant.

                        Ce sont les pauvres types ou les femmes seules qui prennent le métro qui se font agresser, pas les milliardaires qui prennent l’helicoptère. Et pour faire bon poids les racailles se mettent à 3 ou 4 contre une personne seule et vulnérable, risque minimum, et si la personne n’est pas d’accord on sort le couteau et on te saigne pour dix euros ou un portable.

                        Voilà pourquoi rien ne peut excuser la délinquance, et ceux qui prennent ces types là pour des Robin des bois modernes ont vraiment besoin d’aller se faire soigner.


                        • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2010 10:49

                          bonjour bluerage

                           tu enfonces des portes ouvertes, aucun animal ne va voler un autre plus fort que lui, sauf quand ils s’organisent en meute, alors au lieu de s’en prendre aux vielle ils cambriolent des banques.

                          bonne fête.


                        • olitank 10 janvier 2011 12:17

                          Je suis d’accord. La violence est en effet intolérable. Il ne faut pas l’excuser. Mais il faut l’expliquer


                        • FJPJ 31 décembre 2010 10:08

                          Article d’une stupidité incroyable, on dirait un texte tiré du programme du PS.
                          L’auteur semble oublié que 82% des familles pauvres n’habitent pas les quartiers sensibles. Que la Creuse est le dèpartement le plus pauvre de France.
                          La dotation en équipement de l’etat et par ha est de 1000€ contre 100€ ailleurs.
                          Lorsqu’il y a des emeutes, les CPF attaquent systématiquement les équipements collectifs comme salle de sport, biblio et ecoles.

                          Pourquoi les vietnamiens qui sont arrivés en boat people (anciennes colonies aussi) réussissent si bien dans notre pays racistes ? Pourquoi leurs enfants réussissent mieux à l’école que les français de souche.
                          Pourquoi, alors.
                          Une seule raison, leur religion, l’islam, elle est incompatible avec une vie en société moderne et civilisée. 


                          • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2010 11:05

                            bonjour fjpj

                            tu dis une énormité sans commune mesure, il y a par le monde 1.5 maillards d’humains de confession musulmane, sur la base de ton affirmation, dans tous ces pays ce devrait être la barbarie, tous ne sont pas aussi obscurantiste que ce que nous l’avons été nous même par le passé, il n’y a qu’un problème de confrontation de structures sociale qui n’ont pas évolué en même temps, et l’on ne peut demander à des états qui viennent tous juste de sortir du « moyen âge » de faire en quelques années le parcours qui nous a demandé des siècles.

                            bonne fête.


                          • FJPJ 2 janvier 2011 17:49

                            Tous les pays musulmans sont barbares, on y pratique la lapidation, on coupe des mains.

                            Pourquoi les musulmas ne sont pas aimés par le 5 milliards d’êtres humains restant.
                            L’europe, n’en veut plus, la chine non plus, ni la russie, ni l’afrique chretienne, ni les ameriques, personne ne les aime, C’est un fait.
                            Ce sont de barbares car ils se référent à un livre barbare, il prie un prophete barbare.
                            On voit l’arbre à ses fruits.
                            On devrait interdire l’ISLAM.


                          • olitank 10 janvier 2011 11:52

                            « Une seule raison, leur religion, l’islam » :
                            Attention aux raccourcis un peu rapides. Ne cherchons pas à trouver 1 explication simple pour une situation complexe. A Dubaï ou au Qatar on est musulman moderne et civilisé.


                          • elec 42 elec 42 31 décembre 2010 10:38

                            aller visiter les prisons en france,et vous verrez ceux qui ne veulent faire aucun effort pour en devenir citoyen,malgré les mains tendu,l’argent dépensé,les restructurations des banlieux,les associations,certains sont irrécupérables et nous !!! sur la gueule,et je reste poli.


                            • foufouille foufouille 31 décembre 2010 10:55

                              et combien de polanski, tapie et autre delarue ?


                            • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2010 12:22

                              bon jour elec42

                              si tu avais pu traverser les âges tu te serait rendu compte que étaient soumis aux châtiments moyenâgeux ceux qui se trouvaient au bas de l’échelle sociales , ensuite après la révolution ou l’on a commencé à emprisonner les crimes et délits de droit commun nous y trouvions les mêmes catégories, car les riches pouvaient acheter leur liberté par un dédommagement, il en est ainsi tout le long des siècles. si les crimes et délits étaient seulement la caractéristique d’une « race », d’une ethnie, d’une civilisation, nous sommes assez intelligent et avons assez de moyens d’études pour en faire la démonstration réfutable, et assez se moyen de destruction pour éliminer une espèce d’essence criminogéne.
                              alors pour savoir qui fréquente les prisons tu regardes qui vit dans les ghettos, car que je sache en Amérique du nord ce ne sont pas les musulmans ni en Chine.
                              ce que tu fais est de jeter la discrimination sur une catégorie distinctive d’individus sur la base d’observations réelles, c’est de l’amalgame qui peu cacher sous l’exactitude d’événement des appréciations moins nobles. ce que fait généralement le FN.

                              cordialement bonne fête.


                            • elec 42 elec 42 31 décembre 2010 11:23

                              et toutes les victimes dont personnes ne parlent.


                              • elec 42 elec 42 31 décembre 2010 11:25

                                comme d’habitude,la véritée en fache certains.


                                • foufouille foufouille 31 décembre 2010 11:59

                                  donc y a pas de riche
                                  pour les pauvres, 1 mois ferme pour vol de sandwich, ou insulte, etc


                                  • Axel de Saint Mauxe Nico 31 décembre 2010 12:05

                                    Pour s’en sortir ?


                                    1) en finir avec l’équation : délinquant = jeune en difficulté = victime de la société ;

                                    2) en finir avec l’idéologie de la diversité, divisant la France en deux groupes d’individus : les divers et les non divers.

                                    • clostra 31 décembre 2010 12:19

                                      « D’où l’impression de perte de la notion du bien et du mal constatée chez certains individus des banlieues. »
                                      Non mais c’est vrai à la fin : allez vivre ailleurs les banlieusards ! dans le métro par exemple !

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