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Accueil du site > Actualités > Société > Bâtir la figure de l’autre en ennemi

Bâtir la figure de l’autre en ennemi

Cette figure rhétorique consiste à faire parler l’autre, à dire à sa place ce qu’il pense, ce qu’il ressent. Eventuellement, bâtir l’Autre en ennemi peut aller jusqu’à lui faire dire ce qu’il ne dit pas et à lui prêter l’intention de dissimuler ce qu’il ne dit pas… C’est un procédé de négation et d’appropriation de l’Autre infernal, puisqu’il est capable de justifier de sa légitimité, de sa véracité en continuant à s’employer lui-même.

Ce qui s’auto-appelle le féminisme en France, qui est omniprésent, alors que le féminisme n’a pas de partis, n’a pas de programmes politiques, ne participe pas aux élections, n’a pas d’élus, donc n’est jamais débattu, mais est exposé fortement dans les télés, les radios, sur les murs des villes, comme vérité absolue. Ce qui s’appelle le féminisme et qui est une obligation morale impérieuse (le féminisme ne se discute pas, il est le bien, le non-féminisme est voué aux condamnations morales : il exposerait des stéréotypes, des normes (une horreur semble-t-il) des réflexions catastrophées : « Mais en quelle année sommes-nous ? »).

Ce discours très stéréotypé, abstrait, cite peu de situations, toujours les mêmes, pour en faire toujours les mêmes commentaires. Les femmes et les quelques hommes qui le tiennent sont dans la répétition de la honte qu’il faut faire aux hommes de cette situation : les femmes n’ont aucun rôle dans cet état de choses qui leur est tellement défavorable, aucun rôle, aucune responsabilité, tout vient des hommes. Cette répétition est un harcèlement. Cette répétition ne voit aucune évolution, ne se réjouit d’aucunes victoires, est incapable de joie, tout simplement.

Ce féminisme accable les hommes, les amalgament tous aux pires comportements de quelques-uns, les stigmatisent tous. Ce féminisme ne peut obtenir l’égalité des sexes, n’ayant aucun respect pour les hommes, on peut faire l’hypothèse qu’il ne veut absolument pas l’égalité des sexes.

Cette idéologie va jusqu’à prêter aux hommes (tous les hommes indifférenciés) des intentions cachées. Il va de soi, mais je vais le rappeler, que toutes ces choses négatives qui sont la « nature » de l’homme proviennent, au fond, d’un manque de confiance que les hommes ont en eux, d’une jalousie envers les femmes, toutes choses que par lâcheté, ils n’osent regarder en face.

Ils sont, d’un côté, tyranniques envers les femmes, irrespectueux (des femmes), et de l’autre côté lâches. (Ils sont nuls et minables des deux côtés). Et il faut le leur dire sans arrêt. Voilà les tables de la loi « féministe ». Ces féministes n’arrêtent pas de s’étonner du fait que leur discours ne produit pas ce qu’elles en attendent : un changement des différences sociales entre les femmes et les hommes. Elles s’en étonnent et elles s’en plaignent. Elles devraient me lire. Il est bien facile de voir, à quiconque a un peu de générosité pour les autres en général, que ce discours repousse au lieu de susciter de l’adhésion. De par son irrationalité, d’une part, ses contradictions : rien n’est demandé aux hommes, ils sont en torts. C’est un discours plein de « on » puissants et maléfiques, de phrases passives (qui ne disent pas qui fait l’action).

Le féminisme c’est tout autre chose.

Le 8 mars, Geneviève Brisac parle des hommes dans des termes inacceptables pour toutes autres catégories d’humains, (les homos par exemple, pour ne citer qu’eux). On est tellement habitués à entendre cette présentation identitaire des hommes en guerriers un peu stupides, que cela ne s’entend plus. Je cite : « parce que nous les femmes on sait » ; « si la question des femmes est si oiseuse, c’est que l’arrogance masculine en a fait une querelle ». Notez qu’on ne peut pas dire la femme parce que les femmes sont tellement diverses, n’est-ce pas ?, mais on peut parler de l’arrogance masculine. Geneviève Brisac n’a pas l’air de savoir qu’une femme se présente à la présidence de la République elle ne voit que des hommes : « En ce moment dans le débat politique, on attend absolument que des hommes, Macron, Fillon… et plus c’est violent plus y a que des hommes, certainement y a une question avec la violence, une question relative aux femmes ça j’en suis absolument certaine. »

Je note les deux « absolument », je note « certainement » et « j’en suis certaine », qui pour moi sont du côté de l’arrogance. Je note aussi qu’il y a une femme candidate à la Présidence et que, selon moi, c’est la plus violente de tous les candidats. J’ai l’impression que tous les arrangements avec la réalité sont Mais bon, ce doit être un effet de mon arrogance et ma violence masculines.

Côté femme, c’est merveilleux : le mouvement des femmes est « inventif, créatif, fantaisiste avec un sens du jeu »… Simone de Beauvoir est « formidable, énergique, elle a un côté « je regarde les choses en face, j’ai pas peur des mots et j’les dis », elle a un sens du réel…etc. un sens de la vie tout simplement… »

Elle nous lit un poème, qui est un manifeste. Un extrait : « de sexe masculin, le poète a le devoir d’être une femme, de sexe féminin, elle a le devoir d’être une femme ». Éradiquons-les à la naissance, ça ira mieux.

Geneviève Brisac raconte que l’année où elle a eu le prix Femina, tous les prix littéraires avaient été donnés à des femmes et que l’on ne parlait de ça. On lui posait tout le temps la question : « N’est-ce pas bizarre qu’il n’y ait que des femmes ? » Or, c’est faux : des hommes et des femmes se sont partagé les prix littéraires cette année-là, comme sans doute tous les ans. Vous le vérifierez sans difficulté sur l’Internet.

C’est vraiment bâtir la figure de l’autre comme ennemi.


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11 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 13 mars 17:53

    L’auteur n’a pas compris ce qu’était le Féminisme.

    Le Féminisme est une revendication à l’égalité des droits et des devoirs, entre les hommes et les femmes.

    Ce n’est que ça.

    Article 1 - Déclaration des droits de l’Homme.

     « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune."


    • Julien30 Julien30 13 mars 18:39

      @Daniel Roux
      Vous n’avez pas suivi les évolutions du féminisme depuis quelques décennies. Cela fait quelques temps que le féminisme est un outil idéologique de stigmatisation permanente des hommes (hétéros, blancs aiment-ils préciser) responsables de tous les maux de l’humanité et de victimisation tout aussi permanente des femmes, c’est devenu un gloubiboulga presque aussi misogyne qu’il est misandre.


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 mars 00:28

      @Daniel Roux. 
      Le but du féminisme, s’est vantée Françoise Giroud, est de faire nommer des bourgeoises incompétentes et irresponsables à des postes de responsabilités où elles ne devraient jamais se trouver.

      Ainsi voir la « route solaire » de la royale Catastrophe :
      http://actu-solaire.fr/index.php?p=articles.show&id=3577
      Une patinoire propre à tuer des dizaines de cyclistes...

      On a aussi vu la scinistre de la Mience donner l’ordre aux valets en livrée verte qu’ils valident les bobards carbocentristes, aux yeux du grand public ébaubi. 

      Vu ses compétences en mathématiques, on l’a ensuite nommée binistre du mudget. 
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uXTFk6GHYb4
      (Citation
       "Le département a augmenté ses impôts de 30 %, la région elle c’est 58 %.)
       Pof ! 88 % d’augmentation d’impôts en cinq ans !
      "
      Etc.

    •  
      C’est Nietzsche qui a remis au goût du jour la notion d’ennemi, reprise par Schmitt.
       
       
       
      ROUMAIN + 3 MOIS au Boobaland à rien foutre = droit au RSA
       
      SMICARD + 42 ANS cotisations = retraite 700€
       
      => ex-français = chiure gland remplacé

       

      « Tout concept politique est un concept polémique. Il vise un ennemi politique et se voit déterminé dans son rang spirituel, dans sa force intellectuelle et dans sa portée historique par son ennemi. » Carl Schmitt
       
      « Une fois réalisée, la configuration ami-ennemi est de sa nature si puissante et si déterminante que, dès le moment où il provoque ce regroupement, l’antagonisme non politique repousse à l’arrière-plan les critères et les motifs précédemment valables, qui étaient purement religieux, purement économiques ou purement culturels, pour se soumettre aux conditions et aux conséquences totalement autres et originales d’une situation désormais politique. » Carl Schmitt

       


      • benedicte_gab 13 mars 22:52

        @ Daniel Roux 

        Tout à fait ... ce n’est que cela une lutte contre une discrimination et un asservissement séculaire totalement injustifié et qui n’est pas une loi naturelle, ni même une norme dans les sociétés humaines 
        @ à l’auteur et Julien30 et autre tenants de l’idéologie machiste (qui est une idéologie nuisible combattue par le féminisme et qui est l’idéologie mère de toutes les idéologies d’asservissement bien que développer serait bien trop long pour un commentaire, mais si vous voulez en savoir plus d’autres l’ont déjà fait avec pertinenence) il faut arrêter de vous tripoter l’ego, de geindre et de faire dans la victimisation ... n’inversez pas les rôles lol

        • JC_Lavau JC_Lavau 14 mars 00:32

          @benedicte_gab. 

          Ne soyez jamais le fils, le frère, le père ni le mari d’une féministe !
          Elle vous fera payer très cher le délit de masculinité, que vous commîtes rien qu’en naissant.

          La journée de la féministe est assez répétitive, presque aussi répétitive qu’elle est gynocentrée :
          Reprendre le pouvoir, reprendre le dessus, envoyer une bordée d’insultes, benner un tombereau de reproches, faire subir une colère, et reprendre au début, avec des variantes quant à l’ordre des opérations.
          Ainsi l’ordre "benner un tombereau de reproches, reprendre le pouvoir, faire subir une colère, reprendre le dessus, envoyer une bordée d’insultes" est tout aussi valide dans l’emploi du temps de la féministe. Et puis ça introduit de la variété.

          Sur les frêles épaules de la féministe repose un apostolat harassant, épuisant, de tous les instants, son devoir envers le Parti : ne jamais relâcher la guerre de longue durée contre l’existence même des mâles, ce scandale intolérable de l’existence des chromosomes XY et de la reproduction sexuée. Ah si seulement le Créateur l’eût écoutée, il n’y aurait que des lesbiennes dans la ville, et grâce à la parthénogenèse, ce serait le paradis sur Terre : aucun enfant ne pourrait plus jamais échapper à la toute-puissance matriarcale ni contracter d’autre mariage qu’avec sa maman.

          Comme la perfection n’est pas encore réalisée, il y a encore des féministes qui pratiquent l’hétérosexualité. Toutefois, il convient qu’elles soient très rigoureuses dans le dressage de leur mec. Il ne sera jamais tolérable que le mec échappe à la guerre de longue durée, ni ose développer la moindre réflexion qui échappe au sexisme misandre victorieux. Prenons le cas des freudiens et de leur parlance carabistouillée : le mec sera autorisé à critiquer les amphigouris précieux de Pascal R., mais la féministe lui volera dans les plumes s’il ose critiquer les mines entendues et supérieures de Ghislaine K. sur telle de leurs expressions volontairement fallacieuses. Dans le second cas, le mec est coupable de misogynie, et il faut le lui faire payer cher.

          En amours hétérosexuelles, la règle du jeu est que la somme soit négative. Qu’importe combien la femme y perd, pourvu que l’homme y perde davantage, qu’il n’oublie jamais que lui doit fournir tous les services, sans jamais rien demander ni obtenir en retour. C’est elle la maîtresse, et lui le serviteur, qui doit toujours exhiber une attitude soumise.

          La féministe choisira elle-même les peintures et papiers peints que le mec posera chez lui : il doit poser du vieux rose dans son couloir, afin de montrer que même chez lui, c’est encore une maison vaginale.


          La féministe peut-elle être intelligente en amour, et heureuse en amour ?

          Bah oui, la féministe peut faire illusion quelques jours, au mieux quelques semaines, aussi longtemps que les hormones sont là, et lui imposent l’intelligence de l’espèce via la stratégie de l’espèce, aussi longtemps que les orgasmes l’inondent d’ocytocine et d’endorphines.

          Mais quand l’intelligence de l’espèce perd de son emprise, nulle intelligence individuelle ne peut prendre le relais, chez la féministe : autoritariste née, elle ne songe plus qu’à sa guerre à mort pour le pouvoir, tous les pouvoirs. Bien qu’il soit possible qu’individuellement, elle ne soit pas diagnostiquable comme paranoïaque, elle demeure adhérente à une doctrine paranoïaque, et la loi générale lui est collectivement applicable : les paranoïaques ne jouissent pas, et baisent atrocement mal et le plus rarement possible, de peur qu’une micro-parcelle de contrôle, de pouvoir et de suprématie leur échappe.

          Est-ce à dire que la féministe ne baise plus ? Si, à une condition : soit que son vagabondage sexuel lui serve à dénier et humilier ses précédents amants, rabaissés au rang d’ustensiles passés de mode ou usés, soit que ses adultères lui servent à bafouer et humilier son cocu. Voilà ce qu’il lui reste d’héritage de la stratégie de l’espèce, et encore, seulement aussi longtemps que les hormones lui durent, seulement le temps que les horloges biologiques n’aient sonné.

          Variante dans l’usage d’ustensiles sur deux pieds, dont « Sporenda » alias Isabelle Alonso s’est beaucoup vantée du temps qu’elle dirigeait les .HyènesdeGuerre :
           "Oui j’ai baisé, mais ça ne compte pas, c’était juste avec un macho qui avait quelque chose à se prouver. Ça tombait bien, moi aussi j’ai quelque chose à prouver..."

           Sur feu le forum des .HyènesdeGuerre, la pseudo « Calixto » était fort active, et elle était présente aussi sur feu le forum du klub S°S à Michèle Dayras. Quelques extraits :
           « C’est parce que vous êtes enceinte que vous êtes aussi illogique ? »
           « Finalement, il est pas si con que ça, mon mec ! ».
           Ah ! Magie de l’amour !
           « Chez lui, il peut pisser debout tant qu’il veut, mais chez moi, il doit pisser assis. »
           "Mon mec, je vais en changer. Ce n’est pas qu’on ne s’entend plus, ni qu’on n’est plus complices, mais je ne le désire plus. Alors je vais en changer.
           - Oh oui ! Tu as raison belle Calixto ! Libérons-nous des schémas asservissants !
          "

           Prisonnière de ses réflexes despotiques précipités, et de son fantasme d’omniscience innée, la féministe est totalement infoutue de s’apercevoir à temps qu’elle n’a peut-être pas tout compris, voire rien compris du tout, qu’il lui manque des informations, qu’il lui manque les bases, et elle demeure totalement infoutue de demander un complément d’informations, de demander quel est le point de vue, et encore moins le ressenti de l’autre. Elle n’est du reste pas non plus capable d’exprimer un « Je » suivi d’un verbe de ressenti : elle se précipite dans l’accusation et l’agression d’autrui, c’est sa solution universelle à toutes les difficultés de la vie. Ce que Jacques Salomé appelle la « relation klakson » : « Tu ! Tu ! Tu ! Tu ! Tu ! Tu ! Tu ! ... »

           Cette pathologie peut évidemment s’exprimer par adhésion à d’autres obédiences paranoïaques ; l’obédience féminazie, héritière des féministes d’autrefois, n’est pas la seule sur le marché des délires préfabriqués et des militantismes totalitaires.


        • Ouam Ouam 14 mars 02:43

          @JC_Lavau
          ouah la vache.....j’ai lu ton texte... outch ca fait peur smiley
           
          Le ponpon ultime :
           « Chez lui, il peut pisser debout tant qu’il veut, mais chez moi, il doit pisser assis. »
           
          C’est impossible, c’est une caricature ???
          OU.... (hypothèse) c’est que quelque part que les deuxs s’accordent bien et y trouvent leurs comptes respectifs dans un rapport sado / mazo
          la féministe (acharnée ? maladive ?) et de l’autre le dominé ? le mazochiste ?
           
          Autrement, j’avoue ne pas compendre (et jamais vu de telles caricatures OU mon inconcient m’en à t’il protégé avec ma logique guerrière de mâle...cad : courage fuyons smiley ),
          OU
          nous avons glissé vers un autre espace spacio temporel ....
          ouam,


        • sarcastelle 15 mars 07:42

          Une considérable et bruyante fraction du féminisme a depuis longtemps dérivé selon la pente naturelle de toute doctrine : vers l’extrémisme. Il vise à la domination sociétale sexiste basée sur l’érection des sentiments et comportements féminins en valeurs dans l’absolu, et sur l’ambition de remodeler les hommes pour qu’ils s’y plient. Il exploite en particulier cette vulnérabilité masculine qui est l’instinct de protection de la femme (instinct naturel du mâle plus musclé ayant à protéger des prédateurs la femelle gestante), instinct qui devient bêtise là où devient sans objet, c’est-à-dire dans les sociétés policées, et à pratiquer à ses frais sans raison toutes les concessions à la femme ridiculement supposée plus faible.

          .
          Le reste du féminisme, le féminisme à la George Sand, le féminisme des suffragettes, n’a aucune raison de s’appeler féminisme s’il pense n’être qu’un égalitarisme des droits



            • rpplbis rpplbis 21 mars 16:42

              Allez lire mon blog de lutte et voyez comment experts psychiatres, enquêtrice sociale, jugent assassinent un homme, le disant eux-mêmes : http://rpplbis.blog.lemonde.fr/

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