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Accueil du site > Actualités > Société > Belgique : À propos d’une enquête sur l’« Homophobie (...)

Belgique : À propos d’une enquête sur l’« Homophobie »

Ou comment se propage l'idéologie post-humaniste dans le laboratoire européen du Sociétalisme.

 On a lancé, voici quelques jours, en Belgique, une "Grande Enquête" à propos de ce qu'il est désormais convenu de désigner comme "homophobie".

http://www.diversite.be/index.php?action=artikel_detail&artikel=947

 Comprenons nous bien : il est désormais impossible d'évoquer le fait que, jadis, le terme d'homophobie désignait un symptôme névrotique particulier, consistant en une crainte panique de tout contact physique doux avec une personne du même sexe..

 Il faut noter, en passant, et par exemple, que la généralisation en milieu populaire, ces dix dernières années, de la coutume consistant à se faire la bise entre hommes indique une décroissance très forte de ce type d'homophobie névrotique, ce qui est bon signe.

 Mais "on" veut nous faire croire le contraire.

Désormais, "homophobie" signifie tout type de désaccord avec les fondements de l'idéologie de genre, telle qu'elle sera sans doute bientôt enseignée dans les écoles, y compris catholiques ( Mme Milquet étant très en pointe sur la question ).

Il faut noter que ce genre de choses se fait avec le soutien des autorités publiques, qui prennent donc ici position en faveur de cette idéologie. ( Il s'agit en l'occurrence du secrétaire d'état bruxellois à l'égalité des chances, M. De Lille )

Et pourquoi se servir du paravent de l'"égalité des chances" pour servir un tel brouet idéologique, allant jusqu'au déni de réel.

 On peut remarquer aussi que cette enquête, abondamment commentée par les Médias du Régime, c'est à dire tous, débarque la semaine suivant une affaire qu'il ne fut pas possible d'étouffer, à savoir l'"euthanasie" d'une femme de 44 ans, changée en "homme" à coup d'hormones, et dont l'opération esthétique de "changement de sexe" s'était mal déroulée.

http://www.lesoir.be/329992/article/actualite/belgique/2013-10-01/une-euthanasie-apres-une-operation-ratee-changement-sexe-c-est-conforme-loi

 Pour vous donner une idée de la radioactivité idéologique de cette enquête, en voici un ou deux échantillons, dont le but officiel, est, rappelons-le, de faire un état officiel de la soi-disant "homophobie" dans notre petite terre d'héroïsme.

Question : A la naissance, vous avez été enregistré(e) en tant que :...

 La question n'est pas " Êtes-vous un homme ou une femme" mais bien "avez vous été ENREGISTRÉ COMME tel" . Il s'agit donc d'affirmer, sous couvert d'une question, qu'on ne peut en aucun cas être NATURELLEMENT homme ou femme...

C'est très clair.

 De même pour cette question-ci :

Pouvez-vous indiquer dans quelle mesure vous estimez …

… que vous avez des centres d’intérêt, des rôles, des attitudes et des manières qui sont traditionnellement désignés comme masculins ?

 On mélange d'abord des poires et des boulons..."centres d'intérêt", "manières", attitudes" d'un côté, "rôles" de l'autre :

Il s'agit donc d'affirmer, à nouveau sous le couvert d'une question, d'abord que tout type de comportement différencié sexuellement est un "rôle", ensuite, que "masculin" et "féminin" ne découlent pas du Naturel, mais "sont traditionnellement désignés comme" tels.

En soi, cette question est profondément "sexiste", comme ils disent, puisqu'elle discrédite a priori ceux et celles qui VIVENT NATURELLEMENT leur corps de manière sexuée.

Question :

Beaucoup d’hommes se sentent clairement hommes. Pour certains, c’est moins le cas, voire pas du tout. Pouvez-vous indiquer dans quelle mesure vous vous sentez psychiquement homme ?

 Après une introduction banale ( beaucoup d'hommes etc…) dont le but est clairement d'endormir la vigilance ( "ça a l'air normal, ça, comme question..".), on assène une nouvelle "vérité" idéologique.

 On n'a pas le droit de se sentir PHYSIQUEMENT homme ou femme. Les catégories "homme" et "femme" ne peuvent rien être d'autres que des catégories "psychiques". Cette question va encore beaucoup plus loin que le reste, puisqu'il s'agit implicitement de nier, d'un bloc, TOUTE la psychologie du vingtième siècle.

 Soulignons, en passant, dans le cas malheureux de Nathan-Nancy, qu'on aurait sans doute évité ce drame en appliquant les vieilles recettes de Papa Freud, tant il est évident que le mal-être de Nancy venait du refus par son milieu d'enfance de tout forme de féminité...

Et qu'elle a voulu, à toute force, s'assimiler à ses frères qui, eux, n'étaient pas rejetés.

question :

Comment vous identifiez-vous actuellement ?

 Il faut noter le "actuellement", particulièrement délicieux.

Il est vrai que le "changement de sexe", n'est-ce-pas, est un opération tout à fait banale, qui à la limite ne nécessite même pas d'anesthésie, et qu'il faut juste suivre, après, un petit traitement hormonal de rien du tout, toute sa vie, une fois de temps en temps...et qu'on peut, bien entendu, toujours refaire l'opération en sens inverse...

Et d'ailleurs, c'est ce que suggère avec délicatesse la question suivante :

Souhaiteriez-vous faire pratiquer, ou avez-vous fait pratiquer, une modification chirurgicale de votre corps afin de mieux le faire correspondre à votre sentiment d’être [un homme ou une femme ]

 Là, on rentre dans la mystique pure et dure...

Il ne s'agit plus de VIVRE son corps, mais de le faire correspondre, à coups de trique, à un "sentiment" issu on ne sait d'où, "généré" par on ne sait quelle glande mystérieuse....

Et bon, cerise sur le gâteau : toute personne participant à ce sondage, qui, soyons en sûr, sera bientôt brandi comme une référence par les "progressistes" de notre plat pays, peut participer à une tombola lui permettant de gagner 25 euros...


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8 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 9 octobre 2013 11:38

    ce genre de questionnaires va se retourner contre eux. si c’est dans la tête, cela se soigne


    • jef88 jef88 9 octobre 2013 11:52

      Ils sont malades !
      - 25 euros c’est beaucoup trop peu (sauf pour les militants du transgenre) donc cela fausse d’avance les résultats.
      - pour faire ce type d’enquête sur un pareil sujet, il faut être militant engagé dand ce fantasme. Donc avoir l’esprit dérangé !

      Je laisse à chacun le choix de ses pratiques à condition qu’il n’enm***de pas les autres !!!!


      • L'enfoiré L’enfoiré 9 octobre 2013 13:47

        C’est de cette affaire-ci que vous parlez ?

        J’ignorais qu’il y avait eu un sondage.

        • Michel Donceel Ardwenn 9 octobre 2013 14:50

          C’est bien à cette affaire que je faisais allusion.
          Je trouve juste la coïncidence entre cette histoire et le sondage assez, comment dirais-je, « opportune »...
          Peut-être pour « noyer le poisson ? »


        • Ruut Ruut 9 octobre 2013 16:18

          C’est le genre de question qui arrivera en France d’ici 5 ans ou moins.

          C’est une attaque contre la langue Française déguisée pour remplacer l’article masculin (le) ou féminin (la) par un article neutre comme le (It) anglais.

          ça permet aussi de renforces les tabous de langages publiques.

          Cela fait longtemps que la liberté (totale) d’expression est Morte en Europe.


          • eric 10 octobre 2013 10:16

            Il ne faut pas se tromper de combat. Ces absurdités sont véhiculées moins par des homosexuels que par des socialistes.
            http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/mariage-et-adoption-homo-quelles-124150

            Un socialiste est fondamentalement quelqu’un d’insatisfait,moins du reste de la société que de la place qu’il y occupe. Appartenant en règle général a la classe moyenne un peu lettrée, il a les moyens conceptuel de « découvrir » que les hiérarchies sociales sont largement arbitraires.
            Au sein des classe moyennes, il y a ceux qui disent, « bon, je vais tacher de me faire ma place au soleil et qui vivra verra et on peut toujours essayer d’être heureux » et ceux qui angoissent en se disant, si cela ne marche pas, c’est que je suis nul ou que la société est injuste ?
            Face a des ’réussites« ou des échecs sociaux, et notamment les siens, (la société ne m’accorde pas ma »juste« place), sa réaction est de s’indigner et de chercher a éliminer les causes de ces »inégalités’, essentiellement par l’action collective, puisqu’il n’a pas trop confiance dans ses capacités personnelles. C’est aussi pour cela qu’il abdique si facilement sa liberté de jugement au profit de lignes générales. celles ci sont nécessairement alors, un plus petit commun dénominateur et donc assez médiocres.

            Vue de loin, c’est un beau combat prométhéen contre l’hétéronomie. L’ensemble des règles extérieures qui s’imposeraient a l’être humain et limiteraient sa liberté.

            Parmi celles-ci, il y a évidemment l’héritage qui dans cette conception un peu bornée,ne peut qu’être ressentie que comme la pire des injustices. Peut importe que cet « hérité » soit financier, culturel ou autre.

            C’est par égalitarisme forcené qu’ils s’attaquent a la différence sexuelle. « SI on peut choisir librement son sexe, contre toute évidence, alors, oui nous seront vraiment »libres« ,

            Évidemment, cela ne veut pas dire que le socialiste de base souhaite absolument passer sur le billard. Bien au contraire. Comme la peur du mouvement dans les sociétés est une de ses principales angoisses, il est, bien sur, un des plus conservateur sur le plan des mœurs en pratique. Ainsi, il est frappant de constater que les milieux les plus sociologiquement socialistes sont aussi les plus macho sur le plan professionnel http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-gauche-met-elle-en-pratique-le-9188...
             Et ceux qui parlent le plus et veulent le plus imposer la »parité« aux autres...

            C’est une question de principe. Théologique pourrait on dire.

            D’une manière générale, être a gauche signifie faire le constat de dysfonctionnements dans sa vie et son milieu et vouloir imposer la curation et la responsabilité aux autres.
            On se souvient de l’époque récente ou ses gens adhéraient en masse aux mythes psychanalytiques. »C’est pas ma faute, c’est ma mère...Du reste, c’est elle qui devrait se faire soigner....« 
            Les différences les angoissent car il ne savent pas les vivres. Il est notable qu’ils ne combattent pas contre les injustices mais bien contre les »inégalités« . Or, il peut y avoir des inégalités justes. Des inégalités sans connotations morales. Il est non moins notable qu’ils s’intéressent moins a la lutte contre la pauvreté. Ce qui prouve bien que loin de s’intéresser aux pauvres, ils sont surtout fascines par les riches. Mais le mépris caractéristiques des gauches pour les »pauvres« prouve bien que c’est la différence qui les angoisse. Un socialiste aura toujours du mal a imaginer un prolétaire heureux. »Comment peut on se contenter de moins que moi alors que je ne suis pas satisfait parce que j’ai ?« Ou alors, c’est qu’ils sont trop cons ( dans leur langue on dit aliénés, ce qui voulait dire fou, donc pas responsable, mais devient de plus en plus péjoratif).

            Du reste, toutes les expériences socialistes un peu pousses sont passées par le stade ou elles tentaient de »libérer entièrement la personne des pesanteurs du passe« . En général cela impliquait de retirer autant que faire ce peut les gosses a leurs parents pour en faire des »hommes nouveaux« .
            En ce sens, toutes les formes de socialisme relèvent d’une pathologie sociale a laquelle les impétrant répondent par des rêves toujours un peu totalitaires. Celui d’une société »morte« tous serait rationnel, raisonnable, sans risque, sans individualité, sans aléas.
             Par exemple, les inégalités sociales ne seraient justifiées a vie que par des diplômes. Un socialiste tolère encore qu’un footeux soit bien paye parce qu’il admet que celui ci est plus sportif. Il lui est insupportable qu’un plombier soit mieux paye qu’un prof parce que »c’est un Bac moins trois« .
            Une identité entièrement choisie et rationnelle dans une société entièrement transparente, une société cristal, une société morte....

            Or, une identité entièrement choisie, c’est en réalité une absence d’identité. Une anomie. Parce que les choix peuvent varier. A tous egard, le concept d’identité choisie est aussi un oxymore et s’apparente a un concept marketing du type swattch. Tous semblables et tous différent au prix d’une modification anecdotique du décor. C’est vrai en particulier dans les relations humaines, si je ne sais pas qui je suis, ou si cela peut changer sans arrêt, comment l’autre parviendra depuis sa propre identité changeante a communiquer avec moi ? Ils ont un concept pour cela. »les engagements réversibles« . (un des innombrables oxymores qui caractérisent leur pensée faible aujourd’hui..) Aujourd’hui, je suis cela et avec toi, demain autre chose et sans toi. On Imagine les résultats potentiels explosifs en matière de relations humaines...

            Un des principaux problèmes est qu’ils sont souvent sincères... ! Ainsi, on pourrait renverser leur proposition. Il est vraisemblable que l’on nait effectivement femme, mais qu’a force d’effort, on peut presque cesser de l’être. Combien de fois ais-je entendu dans des milieux de gauche, la fameuse anecdote concernant l’une ou l’autre des figures féminines en vue : »certains militant historiques savent que c’est une femme, mais le secret est bien garde« . et a l’inverse, tout député vous dira que les elus de gauche fantasmes exclusivement sur les petites attachees parlementaires centristes. La detestation de la feministe de gauche pour la femme- femme est sans doute aussi un sentiment tres feminin de jalousie.
            Et non content d’imposer leurs vues aux enfants des autres, ils les appliquent aux leurs avec les résultats que l’on sait ( on se souvient de la Une pathétique du Nouvel Obs, »nos enfants ces tyrans".)

            Pour en revenir au sujet, je pense qu’il est important de comprendre qu’il y a très peu d’homosexuels, sans même parler des trans. la règle général, c’est que les militant multiplient les évaluations les plus crédibles par 10. Ainsi tout porte a penser que l’homosexualité touche 1% de la population. On nous parle de 10%. Pour les trans, on nous dit 50 000, ils sont donc sans doute plus proche de 5 000.

            On va mobiliser tous les enfants de toutes les écoles primaires, pour les sensibiliser a un problème qu’ils ne comprennent sans doute pas et qui concerne, 0,0000 quelque chose pour cent de la population. On comprendrait si l’acceptation d’autres différences egalement problématiques, statistiquement plus importantes était réglée ou même abordée...

            On voit bien aussi que ce n’est pas un lobby trans, livre a ses propres moyens, qui pourrait avoir une telle influence sur des corps sociaux qui ont parfaitement prouve leur capacité d’autisme face a des revendication plus largement partagées par les populations.

            Homo, trans and co sont instrumentalises au service d’une idéologie en perdition et donc de plus en plus agressive et fermée aux autres.

            Dans ce contexte, une priorité est sans doute la lutte contre l’homophobie que va inévitablement provoquer cette instrumentalisation.

            Mais la priorite est bien de protéger ses gosses contre ces entreprises totalitaires.

            Ensuite se pose la question des soins. Pour faire face a l’anomie croissante des gauches, les solutions utilisées dans les banlieues peuvent elle être efficace ? Stage de macramé, séjours encadres au bord de la mer. Je ne sais pas. Mais de toute façon, cela sera long et couteux....


            • nanoubix nanoubix 31 mai 2014 00:00

              Mon petit-ami (un irlandais) a juré que le jour où il deviendrait président de la république française, il n’y aurait plus qu’un seul article défini neutre (’the’) et un seul article indéfini ’a’ en français... haha ben ouais, il en a ras les c** (toute cette subtilité de discours ne peut être que masculine) de se faire reprendre à la Jane Birkin à chaque fois qu’il ouvre la bouche. 

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